
1) « La loi des banlieues » par Yves Thréard
Quand Munich fête ses héros du ballon rond en trinquant un verre de bière à la main, lorsque Manchester salue ses champions en chantant à pleins poumons, quand Barcelone célèbre ses vainqueurs dans l’allégresse, Paris honore le sacre de ses footballeurs en cassant, en saccageant, en pillant !
Mais peut-on encore parler de Paris et de football ? Ce qui s’est passé lundi soir, en plein cœur de la ville, n’a rien à voir avec le sport ni avec les supporteurs, souvent déchaînés, du PSG. Cet univers-là n’a certes jamais ressemblé au gentil monde « black-blanc-beur » inventé naguère par quelque sociologue hors-sol. Mais il est trop facile de renvoyer la balle dans le seul camp des propriétaires du club, suspectés de tous les travers, et des habitués parisiens du Parc des Princes.
Cette émeute est le fait, pour l’essentiel, de bandes descendues de banlieue, la haine au ventre, pour défier l’autorité (la police), détruire les symboles (la capitale française), narguer les citadins (les Parisiens). De petites frappes qui se servent de n’importe quel prétexte pour se défouler. C’était le CPE (contrat première embauche) en 2006, c’est parfois le passage à la nouvelle année, avec la prise d’assaut des Champs-Élysées.
Il est regrettable que le ministre de l’Intérieur, pourtant élu de banlieue, ne prenne pas la mesure de cette délinquance…(source)
2) Communiqué du Syndicat SYNERGIE-OFFICIERS qui constate que malgré les sempiternelles explications sociologiques des apôtres de la culture de l’excuse, les grands évènements festifs, culturels ou sportifs voient systématiquement le déferlement de casseurs de banlieue qui se livrent à des actes de sauvagerie et de prédation.
Les violences consécutives à la fête du PSG n’échappent pas à cette règle et n’étonnent pas les policiers qui avaient déjà eu affaire au même profil d’individus dès dimanche soir sur les Champs-Elysées. En conséquence, l’événement n’aurait pas dû se dérouler sur le Trocadéro.(plus)
3) Voir également le témoignage vidéo des riverains : (lire plus…)