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	<description>Contre l'extrême droite et l'extrême gauche, il y a l'extrême centre</description>
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		<title>Printemps arabe/Médias français: C’est à la fois un événement et un non-événement (Behind Antoine Sfeir’s supposed pen for hire crime, the very real common practice of ghostwritten books)</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 16:09:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc durbant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bobologie et dhimmitude]]></category>
		<category><![CDATA[Les idiots inutiles]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Printemps arabe]]></category>

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		<description><![CDATA[Attention: un non-évènement peut en cacher un autre! A l’heure où, à moins de trois mois d’une présidentielle apparemment déjà “pliée“ car réduite au choix de l’ampleur de la défaite que l’on voudra infliger au sortant ou de la victoire que l’on réservera à l’entrant, vouloir regarder la réalité en face vous range automatiquement dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Attention: un non-évènement peut en cacher un autre!</p>
<p><span id="more-34451"></span>A l’heure où, à moins de trois mois d’une présidentielle apparemment déjà “pliée“ car réduite au choix de l’ampleur de la défaite que l’on voudra infliger au sortant ou de la victoire que l’on réservera à l’entrant, vouloir regarder la réalité en face vous range automatiquement dans la case extrême-droite …</p>
<p>Et au premier anniversaire d’un “printemps arabe” qui confirme chaque jour un peu plus les réserves qu’on avait pu avoir sur lui …</p>
<p>Retour, avec un entretien de l’an dernier du site d’information Rue 89, sur le cas particulièrement éclairant de l’indéboulonnable et dument enrubanné expert muticartes du “Monde arabe” Antoine Sfeir …</p>
<p>Où l’on découvre …</p>
<p>Derrière le mea culpa arraché sur l’erreur d’appréciation supposée sur la situation tunisienne (qui avait voulu pointer – le malheureux!- à la fois la menace que l’on voit à l’oeuvre aujourd’hui et les améliorations sans lesquelles ledit printemps n’aurait justement pu avoir lieu!)…</p>
<p>Et en toute fin d’entretien et au détour d’une phrase …</p>
<p><a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2012/02/04/printemps-arabemedias-francais-cest-a-la-fois-un-evenement-et-un-non-evenement-behind-antoine-sfeirs-supposed-pen-for-hire-crime-the-real-common-practice-of-ghostwritten-books/">L’ordinaire</a> des pratiques plus ou moins occultes de financement et de rémunération mais aussi d&#8217;écriture  journalistiques…</p>
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		<title>Psychanalyse sauvage : François Hollande et son complexe d’Œdipe</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 10:28:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guligulis et glouglous]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle française 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Il parait que nos amis gauchos avaient beaucoup aimé les psychanalyses sauvages auxquelles se livrait, entre autres, le journal Marianne sur le candidat Sarkozy en 2007. Aussi, j’ai décidé de leur en offrir une petite analyse du candidat socialiste 2012. A ceci près que la mienne sera très second degré. C’est que je ne voudrais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2012/02/francois-hollande-sur-le-divan.jpg"><img src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2012/02/francois-hollande-sur-le-divan.jpg" alt="" title="francois-hollande-sur-le-divan" width="400" height="310" class="aligncenter size-full wp-image-34449" /></a></p>
<p>Il parait que nos amis gauchos avaient beaucoup aimé les psychanalyses sauvages auxquelles se livrait, entre autres, le journal Marianne sur le candidat Sarkozy en 2007. Aussi, j’ai décidé de leur en offrir une petite analyse du candidat socialiste 2012. A ceci près que la mienne sera très second degré. C’est que je ne voudrais pas me voir condamné pour exercice illégal de la pseudo-médecine. D’ailleurs, histoire de pousser le délire jusqu’au bout, je vous conseille de lire cette psychanalyse sauvage avec l’accent d’un Freudien argentin (ils y pullulent).</p>
<p>Mais tout d’abord je tiens à remercier François Hollande de nous avoir offert un très entrainant discours, au Bourget, le 22 janvier dernier, au cours duquel il se livra corps et âme au peuple de gauche. Goutez-moi ça :</p>
<p>« <em>Je suis socialiste. La Gauche, je ne l’ai pas reçue en héritage. Il m’a fallu décider lucidement d’aller vers elle. J’ai grandi en Normandie dans une famille plutôt conservatrice. Mais cette famille m’a donné la liberté de choisir, par son éducation. Je remercie mes parents. Mon père, parce qu’il avait des idées contraires aux miennes et qu’il m’a aidé à affirmer mes convictions. Ma mère, parce qu’elle avait l’âme généreuse et qu’elle m’a transmis ce qu’il est de plus beau : l’ambition d’être utile.</em> »</p>
<p>Merci car je comprends mieux. Contrairement à son programme nébuleux, s’agissant de lui tout s’éclaire.<span id="more-34448"></span></p>
<p>Voilà à l’évidence un petit gars qui non seulement s’est cherché une nouvelle famille « la gauche », un nouveau père « François Mitterrand », et qui montre également qu’il n’a toujours pas résolu son Oedipe, à cause d’un père aussi inaccessible par son autoritarisme qu’absent par ses activités de médecin, d’investisseur ou de militant politique d’extrême-droite, et une mère aussi présente qu’ambiguë puisque préférant à la liberté, la préservation d’un train de vie bourgeois que lui assurait son ambitieux mari (voir ci-dessous).</p>
<p>Ce qui nous permet de mieux comprendre pourquoi François Hollande déteste tout ce qui personnifie ce père, la richesse, l’esprit d’entreprise, la finance.</p>
<p>Devenir président est donc pour lui une façon symbolique de tuer cette image du père, de devenir plus puissant que lui grâce à la puissance publique, d’incarner enfin ce père inaccessible, bref de résoudre son Œdipe.</p>
<p>Mais aussi une façon de répondre à attentes de sa mère : qu’il remplace son père à la tête de la famille (ici nationale) afin que les gentilles et généreuses mamans catholiques de gauche puissent dépenser l’argent des riches bourgeois sans compter, sans avoir à se battre contre le Trésor Privé du « père » et lui rendre compte de tout. Ce qui m’amène à craindre le pire pour le Trésor Public en cas de victoire de ce fifils à sa maman.</p>
<p>Ce qui nous permet de mieux comprendre également son idylle avec Ségolène Royal. « L’amour ce sont deux névroses qui se comprennent » affirmait Sigmund Freud. Tous deux aux prises avec le même type d’image paternelle, il est vrai qu’ils avaient tout pour se comprendre. Tout, tant que Ségolène n’envisageait pas le même type de thérapie, à savoir, remplacer le père, l’incarner au sommet de l’Etat. L’ayant fait, et ayant même dégainé la première, elle sabotait toute chance de guérison, lui imposant même une seconde castration impossible à supporter.</p>
<p>Réussira-t-il ? Peut-être, ou peut-être pas tout de suite. Au fond, il n’est pas encore prêt. Il lui faut encore passer par le stade où il fera totalement sien le nom du père, intégrant à sa personnalité, sans chercher à les fuir, les éléments, expurgés de leurs excès pathologiques, du discours et du comportement paternel.</p>
<p>Un peu d’autorité assumée, de réel respect pour la France, pour l’esprit d’entreprise, la richesse et pour la rigueur budgétaire, seraient nécessaires au candidat Hollande et surtout à notre pays, non ?</p>
<p>SILgmund Freud</p>
<p><strong>Addendum sérieux :</strong> au-delà du fait qu’un père qui serait communément décrit à gauche comme « fasciste » se trouve qualifié par François Hollande de banalement « conservateur », un tel portrait de famille me rend le François bien sympathique.</p>
<p>Etre parvenu à s’affirmer face à ce genre de père, sans verser dans un extrémisme inverse, gardant même un sens de la mesure et du raisonnable, et préservant une forme de filiation, est plutôt une belle réussite.</p>
<p>Sa maman a dû également faire preuve d’abnégation, de pas mal de courage, d’intelligence et de générosité, afin d’éviter que la structure familiale ne vole en éclats, et que l’avenir de ses garçons ne soit compromis.</p>
<p>On devine facilement d’où lui vient le sens de la synthèse. Bravo Madame Hollande.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>François Hollande, &laquo;&nbsp;Miss Glaçon&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;nantis&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Dans &laquo;&nbsp;François Hollande. Itinéraire secret&nbsp;&raquo;, notre collaborateur Serge Raffy décrit les relations du candidat avec son père d&#8217;extrême-droite et sa rencontre avec Ségolène Royal à l&#8217;Ena. Extraits.</p>
<p>Ne pas se fier à l&#8217;éternel sourire débonnaire derrière lequel il cache son ambition. Il y a bien un mystère Hollande. Dans &laquo;&nbsp;François Hollande. Itinéraire secret&nbsp;&raquo; (Fayard, septembre 2011), notre collaborateur Serge Raffy révèle qui est vraiment ce Corrézien d&#8217;adoption, héritier de François Mitterrand. Il raconte comment il s&#8217;est reconstruit après 2007, où il s&#8217;était fait doubler par sa compagne Ségolène Royal. Comment il a refait sa vie. Et d&#8217;où lui vient cette détermination qui fait de lui, à ce jour, le favori de la présidentielle.</p>
<p>Le Nouvel Observateur publie les bonnes feuilles dans son édition du jeudi 1er septembre. En voici un extrait.</p>
<p>Un père d&#8217;extrême droite</p>
<p>Il fallait soudainement tout quitter. Décamper. Fuir Rouen, sa bourgeoisie de province devenue mesquine et rabougrie. Filer à Paris sans laisser de traces. Et surtout n&#8217;emporter aucun souvenir. La nouvelle est tombée comme un coup de grisou. Quand, au premier trimestre 1968, son père lui annonce ce déménagement express de toute la famille, le jeune François a du mal à encaisser. Il a 13 ans et un tas d&#8217;amis qu&#8217;il n&#8217;a aucune envie de perdre. Pourquoi abandonner une vie agréable, une enfance heureuse, dans ce havre de paix qui domine la ville de Rouen ?</p>
<p>Dans quelle aventure ce chef de famille autoritaire et ombrageux est-il en train de les entraîner, lui, son frère Philippe, de deux ans son aîné, et sa mère Nicole ? Ce père qui ne marque sa présence au domicile familial que par des diktats et des règles aussi martiales qu&#8217;incompréhensibles ? Heureusement, il n&#8217;est pas souvent à la maison. Son activité de médecin l&#8217;accapare. Il passe le plus clair de son temps à l&#8217;extérieur, dans sa clinique ORL, Le Trianon, à Bois-Guillaume, ou dans son cabinet de Rouen. Quand il s&#8217;absente, tout le monde respire. Durant ces moments, Nicole fait régner une tout autre atmosphère, pleine d&#8217;affection, de joie de vivre et de bons petits plats. Assistante sociale à TRT, une entreprise d&#8217;électronique de Rouen, elle est le soleil de la famille, si différente de son mari. Petit bout de femme intrépide et généreuse, tournée vers les autres, infirmière de formation, elle a le sourire en bandoulière. […]</p>
<p>Georges Hollande a été candidat malheureux en 1959 aux élections municipales de Rouen, sur une liste d&#8217;extrême droite. Ses penchants pour l&#8217;avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, ancien camelot du roi, croix-de-feu, sont connus de tous. Tout comme son aversion profonde pour le général de Gaulle. Georges, en 1944, a été mobilisé quelques mois et garde de cette période une certaine fidélité au maréchal Pétain. Il a un mépris profond pour ceux qu&#8217;il appelle &laquo;&nbsp;les résistants de la dernière heure&nbsp;&raquo;. Durant la guerre d&#8217;Algérie, il ne dissimule pas ses sympathies pour l&#8217;OAS. Il les clame même haut et fort. A Rouen, son caractère bien trempé lui joue parfois des tours. Dans les milieux feutrés de la bourgeoisie locale, ses coups de menton agacent.</p>
<p>Même ses amis médecins lui conseillent de tempérer ses ardeurs politiques, dans l&#8217;intérêt de son propre cabinet. Mais Georges n&#8217;en a cure. En 1965, il se présente à nouveau aux élections municipales, à Bois-Guillaume, à la tête d&#8217;une liste de &laquo;&nbsp;rénovation et d&#8217;expansion&nbsp;&raquo; à la composition sulfureuse. On y trouve des anciens de l&#8217;OAS, des élus soupçonnés d&#8217;avoir trempé dans la collaboration et des industriels du bâtiment plus intéressés par les terrains vierges de la commune que par le débat, qui fait rage alors, sur l&#8217;introduction du français à la place du latin dans les églises. Nouvelle déconvenue : il est battu à plate couture par la liste gaulliste.</p>
<p>Dans la famille, les activités politiques de Georges dérangent bigrement. Nicole se sent proche de la gauche. Elle a du mal à suivre les emballements politiques de son époux. Les voisins de Bois-Guillaume regardent avec une certaine méfiance ce toubib qui roule en Mercedes blanche et qui n&#8217;en finit pas d&#8217;acheter des terrains à construire. Tout en poursuivant ses activités de médecin ORL ! Le Conseil de l&#8217;Ordre lui suggère de mener avec prudence ses activités immobilières. Georges Hollande s&#8217;irrite de ces recommandations murmurées par des notables qu&#8217;il n&#8217;a jamais vraiment portés dans son cœur. Il décide d&#8217;envoyer tout balader. Il vend sa clinique, ses appartements du Clos du Hamel, la maison de Bois-Guillaume. Il brûle ses vaisseaux. Il tire un trait sur son activité politique.</p>
<p>Anticommuniste viscéral, il perçoit la révolte de Mai-68 comme la première étape de… l&#8217;invasion des communistes en France. Pour lui, il ne fait aucun doute que la médecine libérale vit ses derniers jours. Dans la famille, on se frotte les yeux en écoutant ses élucubrations. En tout cas, pour le déménagement express, il ne prend pas de gants et ne perçoit pas les dégâts psychologiques qu&#8217;il cause chez ses deux fils. Sans leur demander leur avis, il débarrasse leurs chambres sans faire le moindre tri et envoie de nombreux objets personnels à la décharge publique. Pour les deux frères, le coup est dur à encaisser. C&#8217;est toute une partie d&#8217;eux-mêmes, la plus intime, qui a fini quelque part dans un terrain vague. Une spoliation affective. Une forme de mutilation qui ne passe pas.</p>
<p>Compagnon de route</p>
<p>Aucun doute : Bakounine n&#8217;est pas sa tasse de thé. François Hollande n&#8217;est surtout pas un idéologue. Il ne supporte pas les débats théoriques qui émaillent les réunions des groupuscules gauchistes. Ils les trouvent d&#8217;une stérilité puérile. Au fond, il ne croit et ne veut consacrer son énergie qu&#8217;à la stratégie de François Mitterrand : entraîner le PC dans la conquête du pouvoir et former cette Union de la Gauche qui terrorise tant la droite française. […]</p>
<p>A Sciences-Po, François devient un militant exemplaire de l&#8217;Unef-Renouveau, proche du PC, toujours prêt à débattre, toujours prêt à perdre cinq minutes pour convaincre un sceptique. Il traîne à la cafétéria pour faire adhérer les récalcitrants. Quand les élections syndicales s&#8217;annoncent, il faut désigner une tête de liste, un étudiant pas trop marqué politiquement, et qui peut séduire au-delà de son camp. François est tout indiqué. Il n&#8217;est pas communiste. Il est &laquo;&nbsp;l&#8217;idiot utile&nbsp;&raquo; ou le compagnon de route. Certains apparatchiks pensent le manipuler, l&#8217;utiliser comme un simple pion ? Il laisse dire. Il est en train de se constituer sa propre bande. […]</p>
<p>Pour faire de la politique, il a choisi la tactique du commando. Et des réseaux. L&#8217;institution de la rue Saint-Guillaume n&#8217;est-elle pas idéale ? C&#8217;est même une parfaite rampe de lancement. La preuve : Edith Cresson, chargée de la jeunesse au PS, le rencontre dès 1975. Elle lui propose de prendre la tête du Cosef [NDLR : un syndicat étudiant proche du PS, concurrent des deux Unef]. […] En se mettant au service d&#8217;Edith Cresson, proche de Mitterrand, il s&#8217;ouvrirait les portes de la garde rapprochée de son &nbsp;&raquo; héros &laquo;&nbsp;. Curieusement, il décline cette proposition alléchante. Il ne sent pas le coup.</p>
<p>Il préfère le compagnonnage avec ses amis communistes. Son ambition de se rapprocher de son père politique reste intacte, voire tenace. Le 1er décembre 1972, à 18 ans, à l&#8217;âge où l&#8217;on se rend aux concerts de Led Zeppelin, il va l&#8217;écouter lors du grand rassemblement de l&#8217;Union de la Gauche, porte de Versailles. Il ne cache pas l&#8217;immense émotion qui l&#8217;étreint ce jour-là. Au milieu de 100.000 supporteurs enfiévrés, il découvre l&#8217;ivresse des grands meetings populaires. Et la puissance d&#8217;une voix qui &laquo;&nbsp;veut changer la vie&nbsp;&raquo;. Il est définitivement séduit par Mitterrand le tribun, cet avocat qui peut passer du chuchotement à l&#8217;incantation, de la confidence aux grandes tirades enflammées.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Miss Glaçon&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;nantis&nbsp;&raquo;</p>
<p>Elle l&#8217;agace prodigieusement depuis les premiers jours. Depuis l&#8217;époque du débat ayant secoué leur promotion de l&#8217;Ena à propos de ce qu&#8217;ils appellent en langage administratif la &laquo;&nbsp;péréquation salariale&nbsp;&raquo;. A cette occasion, François Hollande et les siens, grands défenseurs de l&#8217;égalité entre les élèves de l&#8217;école, pointent du doigt une injustice. Au cours de leur stage, certains énarques se retrouvent installés dans des conditions très confortables, appartement ou maison de fonction, avec personnel et frais annexes. D&#8217;autres, au contraire, doivent se loger eux-mêmes et ne bénéficient d&#8217;aucun avantage matériel. Le Carena [NDLR : Comité d'Action pour la Réforme de l'Ena, créé par Hollande avec des copains de gauche] propose que les &laquo;&nbsp;nantis&nbsp;&raquo; redistribuent une partie de leurs avantages sur une caisse commune qui se chargera de les reverser aux stagiaires les plus désavantagés. Cette mesure semble aller de soi. La plupart des élèves sollicités s&#8217;y plient sans rechigner. Une seule refuse tout net : Ségolène Royal. François est horripilé. […]</p>
<p>Pour lui, pas de doute, celle qu&#8217;on surnomme &laquo;&nbsp;Miss Glaçon&nbsp;&raquo; fait partie des &laquo;&nbsp;nantis&nbsp;&raquo;. Elle est en stage sous les cocotiers, à la Martinique, et bénéficie d&#8217;une maison de fonction et de tous les petits avantages d&#8217;un fonctionnaire éloigné de la métropole, femme de ménage, gardien, voiture de fonction. Elle doit verser son obole, lui conseille-t-il. La réponse de la jeune femme est cinglante. Celle-ci est même ulcérée. Pourquoi donc, elle qui a fait tant de sacrifices depuis des années, irait-elle se livrer à un quelconque acte de charité pour des gens qui sont nés avec une cuillère d&#8217;argent dans la bouche ? Pas question de donner un centime! Elle l&#8217;écrit à François Hollande, sur un ton ferme et définitif : &laquo;&nbsp;Si l&#8217;on doit tout remettre à plat, alors il faut prendre également en compte la scolarité depuis le bac.&nbsp;&raquo; Elle n&#8217;a pas tort.</p>
<p>Après tout, la jeune Lorraine, que personne ne connaît vraiment et qui semble se tenir à l&#8217;écart de ses congénères, en les toisant avec méfiance, n&#8217;est pas la grande bourgeoise, voire l&#8217;aristocrate, que l&#8217;on croit. Au contraire. Elle s&#8217;est payé ses études elle-même, a vécu de petits boulots pour financer son logement dans le 6e arrondissement. François la prend pourtant pour une &laquo;&nbsp;fille de la haute&nbsp;&raquo;, à cause de ses tenues de jeune fille sortant tout droit du couvent des Oiseaux ou des Demoiselles de la Légion d&#8217;honneur. Il semble que le vent de Mai-68 ne l&#8217;ait pas effleurée. Elle est mal fagotée et porte des lunettes qui lui donnent un regard de hibou. Elle a pourtant un certain charme, une énergie contenue et, si on s&#8217;attarde bien, des traits d&#8217;une incroyable délicatesse, quasi raphaéliques. Le leader du Carena n&#8217;y prête que peu d&#8217;attention. Il est alors absorbé par tant de tâches.</p>
<p>Serge Raffy (<a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/primaire-socialiste/20110831.OBS9572/francois-hollande-miss-glacon-et-les-nantis.html">Nouvelobs</a>) </p>
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		<title>&#171;&#160;La sortie de l&#8217;euro, un suicide&#160;&#187; par Olivier Pastré</title>
		<link>http://extremecentre.org/2012/02/03/la-sortie-de-leuro-un-suicide-par-olivier-pastre/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 22:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politiques économiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment où Marine Le Pen dévoile son programme économique, dont la précision du chiffrage (à l&#8217;euro près) n&#8217;a d&#8217;égal que l&#8217;irréalisme et alors même que la France se voit infliger le camouflet d&#8217;une perte de son triple A, le débat sur la sortie de l&#8217;euro ne peut que reprendre de plus belle. Il serait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où Marine Le Pen dévoile son programme économique, dont la précision du chiffrage (à l&#8217;euro près) n&#8217;a d&#8217;égal que l&#8217;irréalisme et alors même que la France se voit infliger le camouflet d&#8217;une perte de son triple A, le débat sur la sortie de l&#8217;euro ne peut que reprendre de plus belle.</p>
<p>Il serait temps, face à cette menace, de faire preuve de pédagogie pour que nos citoyens comprennent enfin que la sortie de l&#8217;euro est un leurre absolu et qu&#8217;il serait plus intéressant de consacrer toute leur énergie aux multiples débats qui devraient, en toute rigueur, scander la campagne présidentielle. Il est certain qu&#8217;une sortie de l&#8217;euro offrirait de nouvelles marges de manoeuvre à la politique monétaire française et rendrait possible une stratégie de dévaluation monétaire qui pourrait laisser espérer, pendant quelques mois peut-être, d&#8217;améliorer notre compétitivité, mais, face à ces avantages aussi incertains que fugaces, une sortie de l&#8217;euro serait frappée de nombreux coûts.<span id="more-34445"></span></p>
<p>Une dévaluation (de 30 % à 60 % selon les estimations) se traduirait par une hausse équivalente du prix des importations qui pénaliserait les Français les plus fragiles. Cela se traduirait par une inflation qui ne pourrait être combattue que par une hausse des taux d&#8217;intérêt rendant impossible toute reprise de l&#8217;investissement des entreprises. Et qui pénaliserait la compétitivité de celles-ci. La baisse concomitante de la demande intérieure (du fait de l&#8217;augmentation des prix des produits importés) se traduirait par une perte de recettes fiscales et, donc, par la nécessité d&#8217;un nouveau plan de rigueur d&#8217;une ampleur sans équivalent avec ceux que nous venons de connaître.</p>
<p>Les banques françaises, quant à elles, verraient le coût de leur endettement à court terme et à long terme exploser (sans même envisager l&#8217;impossibilité pure et simple d&#8217;obtenir certaines formes de financement). Au-delà d&#8217;une crise de liquidité et de solvabilité qui pourrait leur être fatale, cela se traduirait, a minima, à la fois par une baisse de leur rentabilité et donc de leurs cours boursiers et par une réduction et/ou un renchérissement de leur offre de crédit qui pénaliseraient, sur un second front, les entreprises, dont les plus fragiles pourraient être conduites au dépôt de bilan.</p>
<p>Il est clair que le coût de la dette publique, désormais libellée en franc, ne pourrait, lui aussi, qu&#8217;augmenter (sans même envisager une exclusion des marchés financiers internationaux). D&#8217;où une nouvelle augmentation des dépenses publiques, plus conséquente que celle provoquée par la perte du triple A. Ajoutons à cela que les partenaires commerciaux de la France, pénalisés par la dévaluation du franc, ne pourraient pas ne pas prendre des mesures de rétorsion qui &laquo;&nbsp;squeezeraient&nbsp;&raquo; nos entreprises exportatrices.</p>
<p>De même, les Français qui le pourraient seraient amenés à organiser une fuite des capitaux, affaiblissant encore notre capacité productrice. Tout cela se traduirait par une hausse du nombre de chômeurs que l&#8217;Institut Montaigne estime, dans une fourchette basse, aux alentours d&#8217;un million. Sans compter les multiples aléas qu&#8217;une telle sortie de l&#8217;euro engendrerait, qui vont du coût de la fabrication des nouveaux instruments monétaires (estimé à 2 milliards d&#8217;euros) au contrôle des changes dont les plus jeunes d&#8217;entre nous ont oublié les &laquo;&nbsp;charmes&nbsp;&raquo;. Et sans compter non plus les effets indirects qu&#8217;auraient, pour notre pays, les difficultés que rencontreraient nos partenaires économiques à la suite de la décision de la France et qui se paieraient par une moindre croissance et donc par une moindre demande de nos produits.</p>
<p>Accroc conjoncturel</p>
<p>Ce qui est suicidaire pour la France le serait encore plus dans le cas d&#8217;une implosion de l&#8217;euro, car les effets seraient, là, démultipliés par le jeu des interdépendances entre économies européennes et nul doute que l&#8217;Allemagne serait le pays européen le plus touché, car le plus dépendant de ses exportations. A côté de cela, la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers, dont on mesure mieux les conséquences mortifères, feraient figure de plaisant accroc conjoncturel. A noter que, dans un tel scénario, ce serait les citoyens les plus fragiles qui seraient, par le renchérissement du prix des importations et l&#8217;explosion du chômage, les plus pénalisés. Ceux-là mêmes que tentent de séduire, en leur mentant, les partisans du repli sur soi.</p>
<p>Deux conclusions sont à tirer de tout cela. Certes, le traité de Nice signé en 2001 a tiré une balle dans la construction européenne, ce que l&#8217;on ne peut que regretter. Mais la sortie de ce &laquo;&nbsp;corner&nbsp;&raquo; ne peut se faire, dans un système démocratique, que par la politique des petits pas vers une gouvernance économique européenne chaque jour plus poussée. Certes, les replâtrages et les rustines ce n&#8217;est pas glorieux, mais c&#8217;est le prix à payer pour rester en démocratie.</p>
<p>Deuxième conclusion : la plupart des lecteurs de cet article sont parmi les Français les moins menacés. Cela leur fait porter une lourde responsabilité. Celle d&#8217;expliquer aux Français les plus fragiles et les plus soumis à la désinformation quels sont les risques d&#8217;un abandon de l&#8217;euro. C&#8217;est moins glamour que les frissons qui parcourent les échines dans nos dîners en ville à l&#8217;évocation de la fin de l&#8217;euro, mais c&#8217;est plus vital. La priorité pour nous, les privilégiés, n&#8217;est pas tant de &laquo;&nbsp;s&#8217;indigner&nbsp;&raquo; que d&#8217;expliquer. La démocratie est à ce prix.(<a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/31/la-sortie-de-l-euro-un-suicide_1636872_3232.html">source</a>) </p>
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		<title>Jour de la Marmotte: A la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur (History of Groundhog Day)</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 21:52:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jc durbant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un peu d'histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette fête de la Purification de la Vierge et de la Présentation du Christ au temple (version juive de nos relevailles) devenue au fil du temps fête des chandelles (Chandeleur) puis réduite aujourd’hui à sa plus simple expression de fête des crêpes, symboles de prospérité … Et au soir d’une nouvelle prédiction nul doute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette fête de la Purification de la Vierge et de la Présentation du Christ au temple (version juive de nos relevailles) devenue au fil du temps fête des chandelles (Chandeleur) puis réduite aujourd’hui à sa plus simple expression de fête des crêpes, symboles de prospérité …</p>
<p><span id="more-34440"></span>Et au soir d’une nouvelle prédiction nul doute à nouveau réussie de Phil, la célèbre marmotte de Pennsylvanie …</p>
<p>(il y aura bien au moins un endroit où l’hiver se prolongera de 6 semaines dans un pays-continent qui, comme le rappelle Wikipedia, s’étend sur 5 fuseaux horaires et 30 degrés de latitude) …</p>
<p>Pendant qu’en Europe l’hiver le plus doux vire du jour au lendemain en hiver le plus froid …</p>
<p>Retour sur cette longue tradition pré-météorologique de l’observation du réveil des animaux dits « dormeurs » (ours, loup, loutre, hérisson, etc.)</p>
<p>Où l’on retrouve, comme pour Halloween, les survivances de fêtes paiennes millénaires.</p>
<p>Et notamment, les fêtes de lustration dans ce cas précis une purification prenant place à la fin de l’hiver dite imbolc en gaélique</p>
<p>Comme la fameuse <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2012/02/02/jour-de-la-marmotte-a-la-chandeleur-lhiver-se-meurt-ou-prend-vigueur-history-of-groundhog-day/">Roue de l’année</a> découpant le temps en quartiers et demi-quartiers …</p>
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		<title>Sarkozy : &#171;&#160;méthodique, stratégique, sérieux, déterminé, efficace&#8230;&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 21:44:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Présidentielle française 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[(&#8230;) posez la question à ceux, diplomates, politiciens et analystes qui l&#8217;ont vu au travail, et c&#8217;est une autre image qui émerge. Ces personnes emploient des termes comme méthodique, stratégique, sérieux, déterminé, efficace. Il &#171;&#160;comprend vite les problèmes&#160;&#187;, &#171;&#160;maîtrise rapidement les éléments clés d&#8217;un dossier&#160;&#187;, &#171;&#160;sait très bien expliquer sa position&#160;&#187; (et démolir la vôtre). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(&#8230;) posez la question à ceux, diplomates, politiciens et analystes qui l&#8217;ont vu au travail, et c&#8217;est une autre image qui émerge. Ces personnes emploient des termes comme méthodique, stratégique, sérieux, déterminé, efficace. Il &laquo;&nbsp;comprend vite les problèmes&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;maîtrise rapidement les éléments clés d&#8217;un dossier&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;sait très bien expliquer sa position&nbsp;&raquo; (et démolir la vôtre). Il est également émotionnel, impétueux, &laquo;&nbsp;difficile à faire changer d&#8217;avis&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;très français&nbsp;&raquo;. Mais cela n&#8217;a rien d&#8217;étonnant.</p>
<p>Sur la scène internationale, indique Robin Niblett, directeur du cercle de réflexion sur les affaires étrangères Chatham House, Sarkozy est sans conteste &nbsp;&raquo; préoccupé de l&#8217;intérêt national de la France, sait au besoin se montrer impitoyable pour le garantir, et possède sans aucun doute un esprit stratégique&nbsp;&raquo;. Même ses réalisations intérieures, affirme Niblett, ne sont pas aussi négligeables que ce qu&#8217;en disent les Français.</p>
<p><strong>Nicolas Sarkozy, au-delà du bling-bling, vu par &laquo;&nbsp;The Guardian&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Grossier bouffon porté sur le bling-bling ou homme d&#8217;Etat de stature churchillienne ? Avec Nicolas Sarkozy, semble-t-il, on n&#8217;est jamais tout à fait sûr. Mais des deux aspects du personnage, celui qui vous paraîtra prédominant dépendra surtout de l&#8217;endroit où vous vivez.<span id="more-34441"></span> En France, il n&#8217;y a plus guère de doute. Il est difficile d&#8217;en rajouter sur le degré auquel le président déplaît à une bonne partie du pays. &laquo;&nbsp;Déplaire&nbsp;&raquo; est même un terme bien trop modéré : on sent une profondeur dans le mépris, une froide férocité dans la détestation qui peuvent choquer.</p>
<p>Il y a plusieurs raisons à cela. L&#8217;une est la déception. Comme le souligne un haut diplomate français, &laquo;&nbsp;on a peine à se souvenir aujourd&#8217;hui de l&#8217;espoir que tant de gens avaient mis&nbsp;&raquo; dans cet ancien ministre de l&#8217;intérieur au parler direct et à l&#8217;attitude déterminée qui gravit les marches de l&#8217;Elysée en 2007 comme président le plus populaire de la Ve République.</p>
<p>Sarkozy avait promis la &laquo;&nbsp;rupture&nbsp;&raquo; – secouer le pays, le débarrasser de ce qui l&#8217;entravait et favoriser ceux qui travaillaient dur – et la France, qui en avait plus qu&#8217;assez du misérabilisme et de l&#8217;immobilisme, y avait cru. Aujourd&#8217;hui même les plus fidèles ne cachent pas leur amertume devant le peu qui a été accompli. Le principal succès du président a été de faire passer l&#8217;âge de la retraite de 60 à 62 ans. Mais c&#8217;est l&#8217;homme Sarkozy qui a le plus de mal à passer. Il est &laquo;&nbsp;considéré comme n&#8217;étant pas de la même étoffe que celle dont sont censés être faits les présidents français&nbsp;&raquo;, remarque Xavier Rolland, analyste en affaires étrangères. Un président français doit être grand, digne, réfléchi, raffiné, distingué.</p>
<p>Esthétiquement conscient, intellectuellement applaudi. Hors de France, la perception est différente. La façon dont il est apprécié en France, nous l&#8217;avons compris au bout de six mois de présidence, soit à peu près le temps qu&#8217;il a fallu – après la fête tapageuse du lendemain d&#8217;élection, la virée tape-à-l&#8217;œil à bord du yacht de soixante-dix mètres du copain milliardaire et la consternante séance de photo à Euro-Disney avec la nouvelle compagne glamour du président – aux près de 53 % de Français qui avaient voté pour lui pour se rendre compte qu&#8217;ils avaient peut-être fait une erreur.</p>
<p>TALONNETTES, CARLA BRUNI ET EXPRESSIONS FACIALES</p>
<p>Pour beaucoup de gens au Royaume-Uni en tout cas, cet aspect des choses est plutôt amusant. (Dans la mesure où nous connaissons cet aspect : tout ce que savent la plupart des Britanniques sur Nicolas Sarkozy, c&#8217;est qu&#8217;il porte des talonnettes, qu&#8217;il est marié à Carla Bruni, qu&#8217;il affiche une palette d&#8217;expressions faciales extraordinaire même pour un Français, et qu&#8217;il a récemment conseillé à David Cameron de se taire.) Mais posez la question à ceux, diplomates, politiciens et analystes qui l&#8217;ont vu au travail, et c&#8217;est une autre image qui émerge. Ces personnes emploient des termes comme méthodique, stratégique, sérieux, déterminé, efficace. Il &laquo;&nbsp;comprend vite les problèmes&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;maîtrise rapidement les éléments clés d&#8217;un dossier&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;sait très bien expliquer sa position&nbsp;&raquo; (et démolir la vôtre). Il est également émotionnel, impétueux, &laquo;&nbsp;difficile à faire changer d&#8217;avis&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;très français&nbsp;&raquo;. Mais cela n&#8217;a rien d&#8217;étonnant.</p>
<p>Sur la scène internationale, indique Robin Niblett, directeur du cercle de réflexion sur les affaires étrangères Chatham House, Sarkozy est sans conteste &nbsp;&raquo; préoccupé de l&#8217;intérêt national de la France, sait au besoin se montrer impitoyable pour le garantir, et possède sans aucun doute un esprit stratégique&nbsp;&raquo;. Même ses réalisations intérieures, affirme Niblett, ne sont pas aussi négligeables que ce qu&#8217;en disent les Français.</p>
<p>Certes, il donne l&#8217;impression &laquo;&nbsp;de toujours s&#8217;efforcer d&#8217;être plus que ce que les gens pensent qu&#8217;il est&nbsp;&raquo;. Et ce qu&#8217;il a réussi à accomplir – réforme des universités et des retraites, amortissement des effets les plus néfastes de la semaine de 35 heures, régime fiscal avantageux pour la recherche et le développement, aide aux investissements étrangers – est bien en deçà de ses promesses de campagne et de ce dont la France a besoin. Mais même si &laquo;&nbsp;aucune de ces avancées n&#8217;est considérable, tempère Niblett, il a fait comme Obama avec le système de santé. Il a ouvert une brèche.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Tout en reconnaissant les problèmes que pose parfois son impulsivité, une source diplomatique britannique de haut niveau loue le pragmatisme de Sarkozy : &laquo;&nbsp;Si vous lui dites non pas : ‘Ecoutez, Nicolas, ceci est totalement inacceptable&#8217;, mais : ‘Ecoutez, Nicolas, voici les réalités politiques de mon pays qui font qu&#8217;il nous est impossible de faire ce que vous proposez&#8217;, il s&#8217;emploiera aussitôt à trouver une solution mutuellement acceptable qui permettra de parvenir à un accord.&nbsp;&raquo; Sur l&#8217;Europe, et malgré la prise de bec qui l&#8217;a publiquement opposé à Cameron en décembre, beaucoup d&#8217;observateurs britanniques estiment que Sarkozy, tout au long de cette année de crise, a joué non sans habileté une main pourtant affaiblie. &laquo;&nbsp;Il se trouve dans une position très difficile, rappelle Charles Grant du Centre for European Reform. Pour la première fois dans l&#8217;histoire de l&#8217;UE, la France n&#8217;est pas en mesure de tirer les ficelles.&nbsp;&raquo;</p>
<p>SE SERVIR DES INQUIÉTUDES ALLEMANDES</p>
<p>L&#8217;Allemagne, souligne Grant, a peut-être &laquo;&nbsp;eu le dessus dans la plupart des discussions clé&nbsp;&raquo; portant sur un système plus réglementé, mais, remarque Niblett, Sarkozy a réussi à se servir des inquiétudes allemandes sur l&#8217;avenir de l&#8217;euro &laquo;&nbsp;pour avancer sur plusieurs objectifs français de longue date : renforcement de la gouvernance économique européenne, harmonisation de la fiscalité des entreprises, maîtrise des plus graves excès du secteur des services financiers, peut-être une taxe Robin des Bois. Et en ce sens, oui, c&#8217;est un homme d&#8217;Etat&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Au Foreign Office, le président français est chaleureusement applaudi pour avoir jeté par-dessus bord &laquo;&nbsp;les vieux préjugés gaullistes contre les Anglo-Saxons&nbsp;&raquo;. Les mandarins du bureau des affaires étrangères observent qu&#8217;en règle générale les premiers ministres britanniques ont entretenu &nbsp;&raquo; de bonnes relations, personnelles, efficaces et mutuellement fructueuses &nbsp;&raquo; avec Sarkozy. Blair l&#8217;appréciait ; Brown s&#8217;entendait &laquo;&nbsp;exceptionnellement bien&nbsp;&raquo; avec lui.</p>
<p>Les politiciens plus jeunes portent eux aussi un jugement largement positif sur le président français. Denis MacShane, le ministre de Blair pour l&#8217;Europe, décrit Sarkozy comme un homme &laquo;&nbsp;passionné et énergique&nbsp;&raquo; qui &laquo;&nbsp;[lui] tapotait la poitrine pour souligner ses propos, il [m']enfonçait carrément son doigt dans l&#8217;épaule&nbsp;&raquo;, mais qui faisait avancer les choses, même s&#8217;il n&#8217;était encore que ministre de l&#8217;intérieur. A cette époque-là, se souvient MacShane, le camp de réfugiés de Sangatte était le seul point de friction dans les relations franco-britanniques.&nbsp;&raquo; Sarkozy, raconte MacShane, a rencontré le [ministre de l'intérieur David] Blunkett. Il s&#8217;est rendu à Sangatte. Il est venu, il a vu, il a fermé. Peut-être était-ce une mesure plus symbolique qu&#8217;autre chose, mais quand même… ça a résolu notre problème.&nbsp;&raquo; (Beaucoup moins enthousiaste, Chris Bryant, qui fut pour sa part ministre de Gordon Brown pour les affaires européennes, se souvient que Sarkozy faisait parfois montre d&#8217;une &laquo;&nbsp;remarquable intransigeance&nbsp;&raquo; et que &laquo;&nbsp;tout se faisait toujours à la dernière minute&nbsp;&raquo;.)</p>
<p>INTERVENTION &laquo;&nbsp;QUASIMENT CHURCHILLIENNE&nbsp;&raquo;</p>
<p>Mais c&#8217;était peut-être une attitude tactique. D&#8217;autres observateurs, hors de France, citent comme exemple du caractère stratégique et à long terme de la réflexion de Sarkozy sa détermination à &laquo;&nbsp;revenir aux côtés&nbsp;&raquo; des Etats-Unis, sa décision de réintégrer la France dans la structure militaire de l&#8217;OTAN et son soutien constant à une coopération franco-britannique en matière de défense et de sécurité. Niblett va jusqu&#8217;à avancer que l&#8217;une des premières interventions de Sarkozy, lorsqu&#8217;il négocia un cessez-le-feu en Géorgie en 2008 alors que la France assurait la présidence tournante de l&#8217;UE, fut &laquo;&nbsp;quasiment churchillienne&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Ce n&#8217;était pas tellement une question de stratégie à ce moment-là. La situation évoluait à toute vitesse. Mais il y avait une détermination à s&#8217;emparer du problème, à faire quelque chose et à aller jusqu&#8217;au bout. Il a saisi le moment.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Plus récemment c&#8217;est encore Sarkozy qui a pris les premières initiatives sur la Libye : il a fait un pari personnel pragmatique, même s&#8217;il était un peu impétueux, en reconnaissant les rebelles, en convainquant des Etats-Unis réticents à se joindre aux opérations, en ordonnant des missions aériennes au-dessus de la Libye avant que tout autre pays ait fait décoller ses appareils, en fournissant des armes et en organisant deux sommets distincts à l&#8217;Elysée. &laquo;&nbsp;Il a fait preuve d&#8217;audace et ça a marché&nbsp;&raquo;, résume un mandarin.</p>
<p>A l&#8217;étranger les dirigeants nationaux sont fréquemment considérés d&#8217;une autre façon que chez eux. Pour une bonne partie du reste du monde, Gordon Brown, au moment de sa sortie humiliante ici en Angleterre, était encore un poids lourd immensément respecté. Nicolas Sarkozy, le politicien le plus ambigu qui soit, n&#8217;est sans doute pas Talleyrand. Mais il vaut peut-être mieux que le jugement qu&#8217;en ont les Français.</p>
<p>Jon Henley (The Guardian), traduit de l&#8217;anglais par Gilles Berton <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/01/25/nicolas-sarkozy-au-dela-du-bling-bling_1634163_3214.html">pour Le Monde</a> </p>
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		<title>&#171;&#160;Quelles victoires pour Nicolas Sarkozy ?&#160;&#187; par Luc Rosenzweig</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 21:43:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le billet de Luc Rosenzweig]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle française 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Inutile de finasser : la probabilité d’une réélection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012 est infime, et la « petite chance sur deux » qui lui est attribuée par son vespéral ami Alain Minc relève de l’euphémisme pour dire que c’est vraiment mal barré. Comment pourrait-il en être autrement ? A-t-on jamais vu un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Inutile de finasser : la probabilité d’une réélection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012 est infime, et la « petite chance sur deux » qui lui est attribuée par son vespéral ami Alain Minc relève de l’euphémisme pour dire que c’est vraiment mal barré. Comment pourrait-il en être autrement ? A-t-on jamais vu un chef d’Etat ou de gouvernement gagner les élections quand le chômage explose, le pouvoir d’achat baisse et qu’on ne peut faire autrement que d’augmenter les impôts et réduire les prestations sociales ?« It’s the economy, stupid ! », le bon sens clintonien vaut des deux côtés de l’océan Atlantique.</p>
<p>L’histoire de la Vème République nous enseigne également que les seconds mandats à l’Elysée se conquièrent dans un contexte de cohabitation, où la défense du bilan repose entièrement sur le premier ministre challenger. De plus, on arrive au bout d’un cycle décennal de pouvoir de droite, ce moment où le peuple estime que l’alternance doit jouer, pour la bonne santé de la démocratie. Enfin, la stratégie de la « rupture dans la continuité », qui fut celle de Giscard en 1974 et de Sarkozy en 2007, est un « one shot » : rompre avec soi-même est un exercice peu propice à vous attirer la faveur des électeurs.</p>
<p>Face à ces tendances lourdes de la vie politique, la personnalité du candidat à sa propre succession est de peu de poids, même si elle fait l’objet de gloses incessantes de la part des commentateurs.</p>
<p>Pourtant, ce n’est pas parce que la défaite est en vue que l’on peut faire n’importe quoi et imiter Néron versifiant pendant que Rome brûle… <span id="more-34437"></span></p>
<p>En effet, toutes les défaites ne se ressemblent pas : il en est qui sont des désastres et d’autres porteuses de promesses pour le camp politique auquel on appartient. Jospin 2002 ou Ségolène Royal 2007 en sont l’illustration.</p>
<p>Pour Nicolas Sarkozy, accéder au second tour est donc un objectif essentiel, qui est loin d’être acquis : au début de l’année 2002, Le Pen père plafonnait autour de 10-12% dans les sondages et l’on a vu le résultat final. L’omniprésence médiatique des deux « principaux » candidats — chacun son dimanche — a fait passer au second plan la présence de deux candidats, Marine Le Pen et François Bayrou bien décidé à faire « turbuler le système », comme Chevènement le revendiquait pour son compte en 2002. Ils ne vont pas tarder à réapparaître. Dans cette perspective, l’intervention télévisée du 29 janvier de Nicolas Sarkozy était assez bien calibrée : on laisse de côté le discours « sécuritaire », qui renforce le FN, pour se concentrer sur l’économie avec des propositions douces aux oreilles du peuple de droite : la TVA plutôt que l’augmentation de l’impôt sur le revenu, les négociations sociales au niveau de l’entreprise plutôt que des « Grenelle » face aux appareils syndicaux. S’il parvient à conserver sur son nom les suffrages de la droite « bourgeoise » et empêcher qu’elle n’aille rejoindre le camp de François Bayrou, Sarkozy peut éviter le pire, un duel François Hollande-Marine Le Pen qui serait une sorte de Fukushima de la droite. L’UMP éclaterait entre les partisans d’une alliance avec le FN et ceux de la poursuite de l’ostracisation de l’extrême droite.</p>
<p>Les sondages actuels concernant le second tour ne laissent pas beaucoup d’espoir à Nicolas Sarkozy de l’emporter au finish. Mais il n’est pas sans conséquences de finir à 58-42 ou à 52-48. Dans le premier cas, les élections législatives de juin s’annoncent comme une déroute pour l’UMP, donc on revient à la case précédente : le risque d’accords entre une partie de l’UMP et le FN, notamment en PACA ou le Nord-est pour sauver son siège au Palais Bourbon. Dans le cas d’une défaite « honorable », la cohésion de l’UMP serait plus facile à maintenir, et la droite pourrait se lancer à la reconquête de ses territoires perdus au cours des dix dernières années : mairies, départements, régions, ce qui détermine la reprise du Sénat perdu de justesse en 2011. L’actuel président est un redoutable duelliste, et il n’est pas exclu qu’il parvienne à réduire de manière conséquente l’écart avec François Hollande que prédisent les augures.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a laissé entendre, en fausse confidence, que l’on n’entendrait plus parler de lui s’il était battu. Qui peut le croire ? D’abord, à moins d’aller s’enterrer dans un monastère, rien ne pourra empêcher les fouineurs d’aller voir à quoi l’ex-président occupe sa semaine de travail réduite du mardi au jeudi. Ensuite, être ancien président est un vrai métier dont la bonne gestion conditionne le regard porté sur son action lorsqu’il était au pouvoir. De Gaulle et Mitterrand n’ont pas survécu plus d’un an à leur retrait de la vie politique. Chirac est protégé par son statut de malade. Giscard est courageusement reparti de la base après sa défaite. Les mauvais exemples, dans ce domaine, sont légions : Tony Blair qui fait fortune par des conférences et des jetons de présence dans les multinationales, Gerhard Schröder qui se vend à Vladimir Poutine… Et si l’on essayait la vertu ? Les victoires sur soi-même ne sont pas les moins belles.</p>
<p>Luc Rosenzweig dans <a href="http://mondesfrancophones.com/espaces/politiques/quelles-victoires-pour-nicolas-sarkozy/">Mondes Francophones</a></p>
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		<title>Frappe israélienne contre l&#8217;Iran</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 21:01:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sittingbull</dc:creator>
				<category><![CDATA[De la guerre et de la paix]]></category>
		<category><![CDATA[Israel forever!]]></category>

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		<description><![CDATA[On se demande de quel droit l&#8217;&#160;&#187;Occident&#160;&#187; s&#8217;inquiète d’une possible frappe d’Israël sur l&#8217;Iran, qui ne cesse de menacer l’existence même de l&#8217;état juif. Les Israéliens sont le dos au mur, et ils y ont été placés pr la mollesse même de la diplomatie occidentale. En particulier, Panetta et Obama ne manquent pas d&#8217;un certain culot, à exprimer des &#171;&#160;inquiétudes&#160;&#187;&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2012/02/Iran_nuclear.large_.prod_affiliate.91.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-34432" title="Iran_nuclear.large.prod_affiliate.91" src="http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2012/02/Iran_nuclear.large_.prod_affiliate.91.jpg" alt="" width="589" height="542" /></a>On se demande de quel droit l&#8217;&nbsp;&raquo;Occident&nbsp;&raquo; s&#8217;inquiète d’une possible frappe d’Israël sur l&#8217;Iran, qui ne cesse de menacer l’existence même de l&#8217;état juif. Les Israéliens sont le dos au mur, et ils y ont été placés pr la mollesse même de la diplomatie occidentale. En particulier, <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/02/97001-20120202FILWWW00765-les-usa-craignent-une-attaque-iranienne.php">Panetta et Obama</a> ne manquent pas d&#8217;un certain culot, à exprimer des &laquo;&nbsp;inquiétudes&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
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		<title>Paris redoute des frappes sur l&#8217;Iran pendant l&#8217;été</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 20:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[De la guerre et de la paix]]></category>
		<category><![CDATA[Israel forever!]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que les périls s&#8217;accumulent dans la région du Golfe, où Etats-Unis et Iran semblent au bord de la confrontation, la France est engagée dans un effort diplomatique dont l&#8217;objectif se résume ainsi, selon l&#8217;entourage de Nicolas Sarkozy : &#171;&#160;contraindre l&#8217;Iran à faire un choix binaire : l&#8217;avenir du régime, ou la bombe nucléaire&#160;&#187;. On [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les périls s&#8217;accumulent dans la région du Golfe, où Etats-Unis et Iran semblent au bord de la confrontation, la France est engagée dans un effort diplomatique dont l&#8217;objectif se résume ainsi, selon l&#8217;entourage de Nicolas Sarkozy : &laquo;&nbsp;contraindre l&#8217;Iran à faire un choix binaire : l&#8217;avenir du régime, ou la bombe nucléaire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>On estime, à Paris, qu&#8217;une campagne de sanctions internationales paralysantes pour l&#8217;économie iranienne s&#8217;impose de manière urgente, car le risque est grand de voir Israël procéder à des frappes aériennes contre des sites nucléaires iraniens &laquo;&nbsp;durant l&#8217;été 2012 &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Les responsables français considèrent de longue date qu&#8217;ils sont investis d&#8217;un rôle particulier de vigilance sur cette crise mettant en cause la paix au Proche-Orient ainsi que l&#8217;ordre nucléaire mondial. Chose frappante, la récente dramatisation des enjeux donne lieu à de nouvelles tensions feutrées entre l&#8217;équipe de M. Sarkozy et celle de Barack Obama.</p>
<p>Rien n&#8217;en paraît publiquement, et les deux dirigeants affichaient une bonne entente lors de leur prestation télévisée conjointe, début novembre 2011, en marge du G20 de Cannes. Mais derrière cette façade, les responsables français reprochent à l&#8217;administration Obama d&#8217;avoir été hésitante pour la mise en oeuvre de sanctions radicales contre l&#8217;Iran, alors que, selon eux, un compte à rebours est engagé.<span id="more-34435"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Obama s&#8217;est fait imposer par le Congrès américain les mesures qu&#8217;il a signées le 31 décembre &laquo;&nbsp;, portant sur un étouffement progressif des transactions internationales avec la Banque centrale iranienne, relève-t-on à Paris. &laquo;&nbsp;Il l&#8217;a fait à son corps défendant&nbsp;&raquo;, souligne un officiel, rappelant que le Sénat américain avait voté par &laquo;&nbsp;100 voix contre zéro&nbsp;&raquo; pour imposer une politique plus stricte sur l&#8217;Iran, alors que la Maison blanche voulait diluer ou retarder certaines mesures.</p>
<p>Un diplomate français de haut rang souligne qu&#8217;il a été difficile pour M. Obama d&#8217;envisager des mesures contre le pétrole iranien car le président américain serait prisonnier de considérations électoralistes : une flambée des cours du brut rejaillirait négativement sur sa campagne de réélection.</p>
<p>Placé sous la pression du Parti républicain, dont tous les candidats ne cessent d&#8217;agiter le danger iranien, Barack Obama aurait par ailleurs du mal à reconnaître ce qui est perçu, à Paris, comme &laquo;&nbsp;l&#8217;échec de sa politique de la main tendue&nbsp;&raquo; à Téhéran. Une politique qui avait suscité de fortes réserves, côté français, notamment à propos d&#8217;une offre d&#8217;échange d&#8217;uranium enrichi faite, en vain, fin 2009.</p>
<p>Encore aujourd&#8217;hui, certains officiels français se méfient d&#8217;une propension d&#8217;une partie de l&#8217;administration américaine à rechercher un compromis &laquo;&nbsp;bancal&nbsp;&raquo; avec Téhéran. C&#8217;est pourquoi Paris insiste, au sein du groupe des grandes puissances traitant cette crise, pour que l&#8217;exigence de la suspension de l&#8217;enrichissement d&#8217;uranium, inscrite dans les résolutions de l&#8217;ONU depuis 2006, soit constamment rappelée.</p>
<p>2012, ANNÉE &laquo;&nbsp;CRUCIALE&nbsp;&raquo;</p>
<p>Alors que Washington hésitait à frapper le secteur des exportations iraniennes de pétrole, l&#8217;Elysée avait rendu publique, le 21 novembre 2011, une lettre de M. Sarkozy aux autres dirigeants occidentaux, appelant à des mesures plus décisives : interruption des achats de brut iranien et gel des avoirs de la Banque centrale. Ce sont ces mesures &#8211; en particulier l&#8217;embargo pétrolier &#8211; que la France estime avoir réussi à imposer au niveau de l&#8217;Union européenne, qui devrait annoncer des décisions en ce sens le 23 janvier.</p>
<p>La France, par son activisme en faveur de sanctions d&#8217;un registre nouveau, veut s&#8217;inscrire dans un triangle diplomatique avec Washington et Israël, dans l&#8217;espoir d&#8217;occuper un rôle central. Les responsables français ont ainsi relayé le message israélien au sein de l&#8217;Europe et auprès de l&#8217;équipe Obama, pour la mise en place d&#8217;un embargo pétrolier. Non sans, d&#8217;ailleurs, s&#8217;appuyer sur des contacts au sein du Congrès américain, manifestement perçu à Paris comme un allié, ainsi qu&#8217;il l&#8217;est par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.</p>
<p>Mais la France n&#8217;endosse pas pour autant la ligne des &laquo;&nbsp;faucons&nbsp;&raquo; du Likoud, insiste-t-on à Paris, car elle continue de faire l&#8217;analyse que le scénario militaire contre l&#8217;Iran serait une &laquo;&nbsp;catastrophe&nbsp;&raquo;, comme l&#8217;avait dit M. Sarkozy dès août 2007.</p>
<p>Des frappes aériennes auraient pour effets de &laquo;&nbsp;souder les Iraniens derrière (le Guide) Khamenei, souder tous les chiites derrière l&#8217;Iran, et elles ne feraient que retarder le programme nucléaire iranien, sans lui porter un coup d&#8217;arrêt définitif&nbsp;&raquo;, dit un officiel, catégorique. Et c&#8217;est précisément pour &laquo;&nbsp;chercher une alternative à ce qui serait une grosse bêtise israélienne&nbsp;&raquo; que la France déploie tant d&#8217;efforts en faveur des sanctions.</p>
<p>Celles-ci visent à convaincre l&#8217;Iran qu&#8217;il vaudrait mieux arrêter &#8211; avant qu&#8217;il ne soit trop tard &#8211; son programme nucléaire, plutôt que d&#8217;encourir des mesures susceptibles de provoquer un effondrement économique du pays, et donc, de mettre en péril le régime. Il y a urgence à faire aboutir cette stratégie car l&#8217;année 2012 est &laquo;&nbsp;cruciale&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Nous sommes convaincus qu&#8217;il reste à peu près un an avant la bombe&nbsp;&raquo; iranienne et que &laquo;&nbsp;les Israéliens n&#8217;attendront pas un essai nucléaire iranien pour régler le problème&nbsp;&raquo;, commente un responsable français. Un tel délai correspond à celui évoqué par le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak.</p>
<p>Selon un diplomate français de haut rang, &laquo;&nbsp;si les Israéliens veulent &laquo;&nbsp;taper&nbsp;&raquo; avant qu&#8217;un stade irréversible soit atteint, le meilleur moment, c&#8217;est avant l&#8217;élection présidentielle américaine&nbsp;&raquo;. Car, en pleine campagne électorale, Barack Obama &laquo;&nbsp;serait soumis à une pression politique irrésistible pour ne pas laisser Israël seul face à la tentation de frapper militairement&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Si Israël frappe, souligne cette source, ce sera avant le 6 novembre.&nbsp;&raquo; En précisant : &laquo;&nbsp;Le moment de tous les dangers, c&#8217;est l&#8217;été 2012.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Nicolas Sarkozy est &laquo;&nbsp;le président le plus engagé, dans le monde&nbsp;&raquo; sur le dossier iranien, souligne-t-on dans son entourage. La montée des tensions régionales ainsi que l&#8217;avancée des travaux scientifiques iraniens, décrite dans le dernier rapport des inspecteurs internationaux, favorisent une nouvelle mobilisation. Certains, à Paris, anticipent que le chef de l&#8217;Etat s&#8217;emparera de ce thème dans sa campagne électorale, pour valoriser sa fermeté et sa constance face à une crise de prolifération qui comporte désormais de lourds dangers de dérapage militaire.</p>
<p>Natalie Nougayrède <a href="http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/19/paris-redoute-des-frappes-sur-l-iran-pendant-l-ete_1631865_3218.html">pour Le Monde</a></p>
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		<title>L&#8217;offre politique 2012</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 22:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politiques économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle française 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Petit tour d&#8217;horizon signé Nicolas Doze]]></description>
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<p>Petit tour d&#8217;horizon signé Nicolas Doze</p>
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		<title>Egypte : le complot de Port Saïd</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 22:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Antiaméricanisme, toujours pathologique]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme / antisionisme]]></category>
		<category><![CDATA[Islamisme et RATP/ROP]]></category>
		<category><![CDATA[La connerie humaine: sans limite]]></category>
		<category><![CDATA[Printemps arabe]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme on pouvait s’y attendre, selon le député égyptien Mustafa Bakri, l’Amérique, Israël et les agents de l’ancien régime sont responsables de la tuerie de Port Saïd. 74 personnes ont perdu la vie mercredi lors d’affrontements entre supporter des équipes d’Al-Masry et Al-Ahly. &#171;&#160;Notre pays est entré dans un état d’anarchie. Cette anarchie est causée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://extremecentre.org/2012/02/02/egypte-le-complot-de-port-said/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>Comme on pouvait s’y attendre, selon le député égyptien Mustafa Bakri, l’Amérique, Israël et les agents de l’ancien régime sont responsables de la tuerie de Port Saïd. 74 personnes ont perdu la vie mercredi lors d’affrontements entre supporter des équipes d’Al-Masry et Al-Ahly.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Notre pays est entré dans un état d’anarchie. Cette anarchie est causée par l’Amérique, Israël et l’ancien régime. Regardez la nouvelle donne au Moyen-Orient. Ne parlons pas de tous les détails. Ce qui est arrivé à Port-Saïd est une continuation de ce qui s’est passé dans la rue Muhammad Mahmoud, dans la rue Al-Qasr Al-Ayni, en face du gouvernement, en face de Maspero, et dans le match de football contre la Tunisie. Tout est lié. C’est une tentative de mettre ce pays à terre.</em>&laquo;&nbsp;(MEMRI)</p>
<p>Au delà de ce nouveau symptôme d’irresponsabilité chronique, il est intéressant d’observer que la pression s’accentue sur l’armée pour qu’elle rentre dans le rang, celui du nouveau régime. Et pour cela, tout est bon…</p>
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