Un exemple de la gestion Obama , cote cour ! ( publie par la Metulla)
Ce scandale risque de plomber encore plus la cote de popularite de Obama ne serait ce qu’en Californie !
Lagrette , Sittingbull ,une vusion plus « locale » de l’affaire ? t
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Solyndra : un scandale américain (info # 012510/11) [Analyse financière] Par Sébastien Castellion © Metula News Agency
Jeudi prochain 27 octobre, la justice américaine vendra aux enchères les actifs de la société Solyndra, un producteur de panneaux solaires de Californie, qui fit faillite le 31 août dernier.
Si vous êtes intéressés par un pont hydraulique pliant de 2 tonnes ou par une perceuse laser 12 pouces à vitesse variable, ne ratez pas l’occasion. Pour les autres, cette vente aux enchères est l’occasion de rappeler comment l’administration Obama, dans l’année qui précéda la faillite, avait fait de Solyndra la vitrine de sa politique énergétique et englouti dans l’entreprise un demi-milliard de dollars pris aux contribuables américains. Ce, alors même que les signes de l’insolvabilité de l’entreprise ne pouvaient plus laisser de doutes à personne.
Le 26 mai 2010, le Président Obama visitait l’usine californienne de Solyndra. Avec son éloquence habituelle, le Président décrivait Solyndra comme un exemple parfait de l’utilité qu’il y a, pour le gouvernement, à subventionner les entreprises écologiques afin de fournir à la population de « l’énergie verte ». Au moment où le Président faisait ces belles déclarations, les dirigeants de Solyndra s’apprêtaient à introduire leur entreprise en bourse. Les louanges publiques de l’homme le plus puissant du monde représentaient non seulement une belle publicité gratuite, mais une incitation aux investisseurs à participer à cette introduction en bourse. Ou, pour le dire plus crûment, la visite présidentielle avait une valeur monétaire considérable pour les propriétaires de Solyndra.
Il est donc quelque peu fâcheux de constater, qu’au moment de cet éloquent discours d’Obama, tous les éléments permettant de savoir avec certitude que l’entreprise n’était pas viable étaient depuis longtemps publics. Il est plus fâcheux encore, que le principal investisseur de Solyndra, George Kaiser, ait aussi été, comme par hasard, un important donneur de fonds pour la campagne présidentielle de Barack Obama. Solyndra avait essayé une première fois d’obtenir des subventions publiques sous l’administration Bush, mais avait été rejetée par le ministère de l’Energie (DOE). Parmi les considérants expliquant ce rejet, on retiendra le fait que les pertes de l’entreprise étaient, bon an mal an, à peu près égales à son chiffre d’affaires.
Peut-être aussi le fait que Solyndra se spécialise dans la production de panneaux solaires – une technologie pour laquelle les concurrents chinois peuvent fournir des prix inférieurs de moitié – avait-il joué un rôle dans le refus du DOE. Et pourtant, six jours après la prise de fonctions d’Obama, le DOE annonça que « le processus d’approbation allait être reconsidéré ». Le 20 mars 2009 – soit deux mois jour pour jour après la prise de fonctions d’Obama – le DOE revint sur sa position initiale et accorda à Solyndra une garantie de prêt de 535 millions de dollars.
En d’autres termes, si Solyndra ne parvenait pas à rembourser ses dettes, le contribuable américain recevrait la facture correspondante. Cette garantie de prêt était la toute première accordée à une entreprise, tous secteurs économiques réunis, par l’administration Obama. Il va de soi que ce revirement du DOE n’a rien à voir avec le fait que le principal investisseur de Solyndra est la fondation George Kaiser. George Kaiser, un magnat du pétrole basé en Oklahoma, avait donné plus de cinquante mille dollars à la campagne présidentielle d’Obama en 2008.
D’après le journal de bord de la Maison Blanche, les dirigeants de Solyndra et Kaiser visitèrent la résidence présidentielle plus de vingt fois dans les deux premiers mois de l’administration Obama. Mais, puisqu’Obama est un progressiste qui défend les simples gens contre la cupidité des riches, il va de soi que rien de cela n’a pas pu influencer la décision de subventionner une entreprise qui courait à sa perte.
Belle industrie, Messieurs. Combien voulez-vous que je vous donne ? Encouragés par la manne présidentielle, les actionnaires de Solyndra décidèrent donc d’introduire leur entreprise en bourse. Cependant, une telle opération exige des documents un peu plus précis qu’un discours d’Obama sur l’énergie verte. Il faut aussi publier ses comptes, et les faire relire et vérifier par un auditeur. L’auditeur embauché par Solyndra pour analyser ses comptes, PricewaterhouseCoopers (PWC), publia un rapport qu’on ne peut pas accuser d’une trop grande subtilité. PWC faisait remarquer que la société était en crise de trésorerie permanente depuis sa création, faisait des pertes chaque année, et que la valeur de ses actions était devenue négative.
En conclusion de son rapport, PWC faisait remarquer : « Il existe des doutes substantiels sur la capacité de Solyndra à assurer la continuité des opérations ». Quiconque connaît un peu le langage des auditeurs sait que la référence à « la continuité des opérations » est d’une exceptionnelle gravité. De nombreuses entreprises ont fait faillite sans que leurs auditeurs aient osé utiliser ces termes, qui sont l’équivalent comptable d’une bombe à hydrogène. Lorsque des auditeurs ont le courage d’utiliser cette formule, elle n’a qu’une seule interprétation possible : « l’entreprise est pourrie jusqu’à la moelle, je vous aurai prévenus, ne venez pas me faire un procès quand vous y aurez perdu votre chemise ». Le rapport de PWC date de mars 2010, soit deux mois avant la visite à Solyndra du Président Obama.
Ce rapport est public, puisque l’entreprise cherchait à réussir son introduction en bourse. Il a donc, sans l’ombre d’un doute, été transmis à la Maison Blanche lors de la préparation de la visite présidentielle. Par conséquent, le discours élogieux d’Obama ne peut s’interpréter que comme une tentative de limiter les dégâts causés par le rapport des auditeurs. Le Président expliqua, avec des trémolos dans la voix, comment les subventions attribuées à Solyndra lui avaient permis de construire une usine ultramoderne, de créer de l’emploi, de générer un flux d’affaires qui créerait de l’activité dans vingt-deux Etats d’Amérique afin de vendre les panneaux solaires de l’entreprise « à travers l’Amérique et à travers le monde ».
En faisant ce discours – qui peignait délibérément une image totalement fausse des perspectives économiques de Solyndra, entreprise dont un rapport public démontrait amplement qu’elle courait inéluctablement à la faillite -, le Président des Etats-Unis apportait un coup de main à l’un des gros contributeurs de sa campagne, et démontrait de manière impeccable ses capacités de bonimenteur et de maquignon. Il est toujours beau de voir un personnage historique donner ainsi la pleine mesure de ses talents.
Le discours d’Obama, cependant, ne suffit pas à convaincre les investisseurs. Quelques semaines après la visite présidentielle, les propriétaires de Solyndra durent renoncer à l’introduction en bourse. Ils n’en avaient cependant pas fini de faire jouer leurs relations politiques. Dans les quelques mois de vie qui restaient à la société, les propriétaires de Solyndra réussirent à convaincre le DOE de restructurer les dettes de l’entreprise selon des principes pleins de sagesse.
La règle générale est qu’en cas de faillite d’une entreprise subventionnée, le premier créancier à être remboursé doive être l’Etat subventionneur, ce qui limite ainsi les pertes des contribuables américains. Mais pour Solyndra, se débattant dans les affres de l’agonie, le DOE accepta que les premiers 75 millions de dollars issus d’une faillite aillent aux propriétaires de l’entreprise, l’Etat ne redevenant prioritaire qu’après ce montant. Aux dernières nouvelles, les organisateurs de la vente aux enchères prévue jeudi prochain n’espèrent pas, et de loin, atteindre une somme se rapprochant des 75 millions de dollars.
Les propriétaires de Solyndra récupèreront donc tout ce qui peut l’être et les contribuables n’auront rien. Ainsi vont les affaires, sous le principat du Président le plus « moral » que l’Amérique ait jamais connu.