Posted on Mercredi 23 mai 2012
Hausse de la dette publique de quelque 50% en 10 ans (bientôt 90% contre 59% du PIB), record mondial de versements sociaux (28.4%), augmentation du PIB plus faible que celle du revenu distribué, employabilité de 62.8% contre 76.5% pour l’Allemagne et 82.9% pour la Suisse, temps de travail par habitant de trois semaines de moins que la moyenne communautaire, coût du travail de 10 % supérieur à celui de l’Allemagne …
Et si l’on donnait à Hollande son prix Nobel tout de suite ?
A l’heure où, avec l’arrivée précoce du père Noël, nos heureux bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire se préparent à renouveler ou se racheter un écran plat de plus …
Et où, pour un président américain en pleine campagne de réélection ravi, notre Obama blanc à nous (dont, comme pour son prédécesseur et modèle il y a quatre ans, certains en sont à se demander s’il ne marche pas sur l’eau- il ne lui manque plus que le prix Nobel de la paix!) vient de refaire le coup de l’apesanteur …
Pendant qu’à la veille d’élections législatives où, pour un pays cinq fois moins peuplé et sept fois moins riche, la France “modeste” aux 267 représentations diplomatiques (contre 261) va, sans compter ses 343 sénateurs (contre 100), se choisir la bagatelle de 577 députés (contre 343) …
Et qu’entre un préposé au “redressement productif” (sic) et une responsable de “l’égalité des territoires” (resic) et derrière l’écran de fumée de la parité parfaite comme de la réduction des salaires, la “présidence modeste” accouche en fait en s’alignant sur le dernier gouvernement Filllon de quatorze ministres de plus que le premier …
Sans parler d’un front afghan où on nous refait, comme l’Habilleur politique en chef de la Maison blanche quatre ans plus tôt, le coup de l’Irak (plus de “troupes combattantes” – tout étant bien sûr dans le “combattantes”) ou de Guantanamo (demain on ferme gratis) …
Retour, avec des articles de Valeurs actuelles d’il y a deux ans (!), sur cette merveilleuse exception française que le monde entier nous envie.
A savoir une couverture sociale qui ferait pâlir d’envie nos amis suédois même.
Mais qui, à force d’empilement d’aides et de découragement du travail productif depuis près de 40 ans, nous rapproche en fait chaque jour un peu plus de ce qu’est devenu le fameux régime crétois …
