eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Terrorisme: L’islam est-il en train de réaliser la prophétie d’Enoch Powell ? (Is the Tide of Hope reverting to Rivers of Blood ?)

Posté le lundi 5 juin 2017 par Admini

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L’islam est-il en train de réaliser la prophétie d’Enoch Powell ?

Au lendemain d’un troisième attentat islamique en Grande-Bretagne en moins de trois mois …

Qui sur fond d’israélisation forcée et derrière son désormais habituel flot d’images de bougies et d’ours en peluche …

Ne fait que confirmer tant la folie migratoire d’Angela Merkel et de ses amis …

Que la justesse de la volonté du président Trump de reprendre le contrôle de nos flux migratoires …

Ou du double jeu de nos prétendus alliés arabes …

Comment ne pas repenser …

Au fameux et si décrié discours il y a bientôt 50 ans dit « du fleuve de sang » de l’ancien député conservateur Enoch Powell …

Dont jusqu’ici seulement les chiffres s’étaient confirmés …

Mais qui avec l’essor de l’islam radical …

Comme l’émergence d’un discours politiquement correct toujours plus aveugle …

Semble désormais se vérifier littéralement et presque quotidiennement sous nos yeux ?



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33 réponses à “Terrorisme: L’islam est-il en train de réaliser la prophétie d’Enoch Powell ? (Is the Tide of Hope reverting to Rivers of Blood ?)”

  • 33
    jcdurbant:

    IT’S A DEATH CULT, STUPID !

    What I wrote there about Islam is factually and historically true, and anybody that cares to look at the history of Islam over the last 1,400 years will see that that is true. It was propagated by invasion, by violence and intimidation. And if you look at every continent in the world where you have this belief, then you have violence. It glorifies death. They believe in propagating their religion by killing other people and martyring themselves and going and getting their 72 virgins. I don’t think it’s unreasonable to think that people who come and live in our country should reject these dark-age ideologies, which many of them bring with them. They’re the ones with the ideology, they’re the ones with the problem, because it’s their extremist ideology. Kill infidels wherever you find them, make war on infidels, strike terror into the hearts of infidels.’

    Gerard Batten

  • 32
    JFM:

    Bill Gates met un an à découvrit ce que des fachos ras de plafond comme nous avons mis cinq minutes

  • 31
    jc durbant:

    Quel génie !

    « America should set a better example by taking in more refugees. America has the capacity to follow the examples of Germany and Sweden, who are to be congratulated for welcoming migrants. »

    Bill Gates (2016)

    « On the one hand you want to demonstrate generosity and take in refugees, but the more generous you are, the more word gets around about this — which in turn motivates more people to leave Africa. Germany cannot possibly take in the huge, massive number of people who are wanting to make their way to Europe. Because of this, Europe must make it more difficult for Africans to reach the continent via the current transit routes”

    Bil Gates (2017)

  • 30
    Letel:

    Tout est juste dans l’entretien de Bensoussan, sauf le couplet grotesque sur la « finance mondialisée », digne de Mélenchon et des gauchistes justement :

    « d’une bourgeoisie financière qui a prôné l’homme sans racines, le nomade réduit à sa fonction de producteur et de consommateur. Un capitalisme financier mondialisé qui a besoin de frontières ouvertes mais dont ni lui ni les siens, toutefois, retranchés dans leur entre-soi, ne vivront les conséquences. »

    « Les universitaires et intellectuels signataires font dans l’indigénisme comme leurs prédécesseurs faisaient jadis dans l’ouvriérisme. Même mimétisme, même renoncement à la raison, même morgue au secours d’une logorrhée intellectuelle prétentieuse (c’est le parti de l’intelligence, à l’opposé des simplismes et des clichés de la «fachosphère»). Un discours qui fait fi de toute réalité, à l’instar du discours ouvriériste du PCF des années 1950, expliquant posément la «paupérisation de la classe ouvrière». De cette «parole raciste qui revendique l’apartheid», comme l’écrit le Comité laïcité république à propos de Houria Bouteldja, les auteurs de cette tribune en défense parlent sans ciller à son propos de «son attachement au Maghreb […] relié aux Juifs qui y vivaient, dont l’absence désormais créait un vide impossible à combler».Une absence, ajoutent-ils, qui rend l’auteur «inconsolable». Cette forme postcoloniale de la bêtise, entée par la culpabilité compassionnelle, donne raison à George Orwell, qui estimait que les intellectuels étaient ceux qui, demain, offriraient la plus faible résistance au totalitarisme, trop occupés à admirer la force qui les écrasera. Et à préférer leur vision du monde à la réalité qui désenchante. Nous y sommes. »

  • 29
    Letel:

    https://www.commentarymagazine.com/anti-semitism/victim-hate-wont-named-anti-semitism/

  • 28
    Letel:

    Georges Bensoussan : «Nous entrons dans un univers orwellien où la vérité c’est le mensonge»

    ENTRETIEN – L’auteur des Territoires perdus de la République (Fayard) et d’Une France soumise (Albin Michel) revisite la campagne présidentielle. Fracture sociale, fracture territoriale, fracture culturelle, désarroi identitaire : pour l’historien, les questions qui nourrissent l’angoisse française ont été laissées de côté.

    En 2002, Georges Bensoussan publiait Les Territoires perdus de la République, un recueil de témoignages d’enseignants de banlieue qui faisait apparaître l’antisémitisme, la francophobie et le calvaire des femmes dans les quartiers dits sensibles.«Un livre qui faisait exploser le mur du déni de la réalité française», se souvient Alain Finkielkraut, l’un des rares défenseurs de l’ouvrage à l’époque.
    Une France soumise, paru cette année, montrait que ces quinze dernières années tout s’était aggravé. L’élection présidentielle devait répondre à ce malaise. Mais, pour Georges Bensoussan, il n’en a rien été. Un voile a été jeté sur les questions qui fâchent. Un symbole de cet aveuglement? Le meurtre de Sarah Halimi, défenestrée durant la campagne aux cris d’«Allah Akbar» sans qu’aucun grand média ne s’en fasse l’écho. Une chape de plomb médiatique, intellectuelle et politique qui, selon l’historien, évoque de plus en plus l’univers du célèbre roman de George Orwell, 1984.

    Selon un sondage du JDD paru cette semaine, le recul de l’islam radical est l’attente prioritaire des Français (61 %), loin devant les retraites (43 %), l’école (36 %), l’emploi (36 %) ou le pouvoir d’achat (30 %). D’après une autre étude, 65 % des sondés considèrent qu’«il y a trop d’étrangers en France» et 74 % que l’islam souhaite «imposer son mode de fonctionnement aux autres».

    LE FIGARO. – Des résultats en décalage avec les priorités affichées par le nouveau pouvoir: moralisation de la vie politique, loi travail, construction européenne… Les grands enjeux de notre époque ont- ils été abordés durant la campagne présidentielle?

    Georges BENSOUSSAN. – Une partie du pays a eu le sentiment que la campagne avait été détournée de son sens et accaparée, à dessein, par les «affaires» que l’on sait, la presse étant devenue en la matière moins un contre-pouvoir qu’un anti-pouvoir, selon le mot de Marcel Gauchet. Cette nouvelle force politique pêche par sa représentativité dérisoire, doublée d’un illusoire renouvellement sociologique, quand 75 % des candidats d’En marche appartiennent à la catégorie «cadres et professions intellectuelles supérieures». Le seul véritable renouvellement est générationnel, avec l’arrivée au pouvoir d’une tranche d’âge plus jeune évinçant les derniers tenants du «baby boom».

    LE FIGARO. – Fracture sociale, fracture territoriale, fracture culturelle, désarroi identitaire, les questions qui nourissent l’angoisse française ont été laissées de côté

    Georges BENSOUSSAN. – Pour une «disparue», la lutte de classe se porte bien. Pour autant, elle a rarement été aussi occultée. Car cette victoire, c’est d’abord celle de l’entre-soi d’une bourgeoisie qui ne s’assume pas comme telle et se réfugie dans la posture morale (le fameux chantage au fascisme devenu, comme le dit Christophe Guilluy, une «arme de classe» contre les milieux populaires). Fracture sociale, fracture territoriale, fracture culturelle, désarroi identitaire, les questions qui nourrissent l’angoisse française ont été laissées de côté pour les mêmes raisons que l’antisémitisme, dit «nouveau», demeure indicible.

    C’est là qu’il faut voir l’une des causes de la dépression collective du pays, quand la majorité sent son destin confisqué par une oligarchie de naissance, de diplôme et d’argent. Une sorte de haut clergé médiatique, universitaire, technocratique et culturellement hors sol.

    Toutefois, le plus frappant demeure à mes yeux la façon dont le gauchisme culturel s’est fait l’allié d’une bourgeoisie financière qui a prôné l’homme sans racines, le nomade réduit à sa fonction de producteur et de consommateur. Un capitalisme financier mondialisé qui a besoin de frontières ouvertes mais dont ni lui ni les siens, toutefois, retranchés dans leur entre-soi, ne vivront les conséquences.

    Ce gauchisme culturel est moins l’«idiot utile» de l’islamisme que celui de ce capitalisme déshumanisé qui, en faisant de l’intégration démocratique à la nation un impensé, empêche d’analyser l’affrontement qui agite souterrainement notre société. De surcroît, l’avenir de la nation France n’est pas sans lien à la démographie des mondes voisins quand la machine à assimiler, comme c’est le cas aujourd’hui, fonctionne moins bien.

    Dans un autre ordre d’idées, peut-on déconnecter la constante progression du taux d’abstention et l’évolution de notre société vers une forme d’anomie, de repli sur soi et d’individualisme triste? Comme si l’exaltation ressassée du «vivre-ensemble» disait précisément le contraire. Cette évolution, elle non plus, n’est pas sans lien à ce retournement du clivage de classe qui voit une partie de la gauche morale s’engouffrer dans un ethos méprisant à l’endroit des classes populaires, qu’elle relègue dans le domaine de la «beauferie» méchante des «Dupont Lajoie».Certains analystes ont déjà lumineusement montré (je pense à Julliard, Le Goff, Michéa, Guilluy, Bouvet et quelques autres), comment le mouvement social avait été progressivement abandonné par une gauche focalisée sur la transformation des mœurs.

    LE FIGARO. – La France que vous décrivez semble au bord de l’explosion. Dès lors, comment expliquez-vous le déni persistant d’une partie des élites?
    La perpétuation de la doxa est inséparable de cet ordre social dont ils sont les bénéficiaires et qui leur vaut reconnaissance, considération et avantages matériels

    Georges BENSOUSSAN. – Par le refus de la guerre qu’on nous fait dès lors que nous avons décidé qu’il n’y avait plus de guerre («Vous n’aurez pas ma haine» ) en oubliant, selon le mot de Julien Freund, que «c’est l’ennemi qui vous désigne». En privilégiant cette doxa habitée par le souci grégaire du «progrès» et le permanent désir d’«être de gauche», ce souci dont Charles Péguy disait qu’on ne mesurera jamais assez combien il nous a fait commettre de lâchetés.Enfin, en éprouvant, c’est normal, toutes les difficultés du monde à reconnaître qu’on s’est trompé, parfois même tout au long d’une vie. Comment oublier à cet égard les communistes effondrés de 1956?

    Quant à ceux qui jouent un rôle actif dans le maquillage de la réalité, ils ont, eux, prioritairement le souci de maintenir une position sociale privilégiée. La perpétuation de la doxa est inséparable de cet ordre social dont ils sont les bénéficiaires et qui leur vaut reconnaissance, considération et avantages matériels.

    Le magistère médiatico-universitaire de cette bourgeoisie morale (Jean-Claude Michéa parlait récemment dans la Revue des deux mondes, (avril 2017) d’une «représentation néocoloniale des classes populaires […] par les élites universitaires postmodernes», affadit les joutes intellectuelles. Chacun sait qu’il lui faudra rester dans les limites étroites de la doxa dite de l’«ouverture à l’Autre». De là une censure intérieure qui empêche nos doutes d’affleurer à la conscience et qui relègue les faits derrière les croyances. «Une grande quantité d’intelligence peut être investie dans l’ignorance lorsque le besoin d’illusion est profond», notait jadis l’écrivain américain Saul Bellow.

    LE FIGARO. – Avec 16 autres intellectuels, dont Alain Finkielkraut, Jacques Julliard, Elisabeth Badinter, Michel Onfray ou encore Marcel Gauchet, vous avez signé une tribune pour que la vérité soit dite sur le meurtre de Sarah Halimi. Cette affaire est-elle un symptôme de ce déni que vous dénoncez?

    Georges BENSOUSSAN. – La chape de plomb qui pèse sur l’expression publique détourne le sens des mots pour nous faire entrer dans un univers orwellien où le blanc c’est le noir et la vérité le mensonge. Nous avons signé cette tribune pour tenter de sortir cette affaire du silence qui l’entourait, comme celui qui avait accueilli, en 2002, la publication des Territoires perdus de la République.

    LE FIGARO. – C’était il y a quinze ans et vous alertiez déjà sur la montée d’un antisémitisme dit «nouveau»…

    Georges BENSOUSSAN. – Faut-il parler d’un «antisémitisme nouveau»? Je ne le crois pas. Non seulement parce que les premiers signes en avaient été détectés dès la fin des années 1980. Mais plus encore parce qu’il s’agit aussi, et en partie, d’un antijudaïsme d’importation. Que l’on songe simplement au Maghreb, où il constitue un fond culturel ancien et antérieur à l’histoire coloniale. L’anthropologie culturelle permet le décryptage du soubassement symbolique de toute culture, la mise en lumière d’un imaginaire qui sous-tend une représentation du monde.

    LE FIGARO. – Pour la doxa d’un antiracisme dévoyé, l’analyse culturelle ne serait qu’un racisme déguisé

    Georges BENSOUSSAN. – Mais, pour la doxa d’un antiracisme dévoyé, l’analyse culturelle ne serait qu’un racisme déguisé. En septembre 2016, le dramaturge algérien Karim Akouche déclarait: «Voulez-vous devenir une vedette dans la presse algérienne arabophone? C’est facile. Prêchez la haine des Juifs […]. Je suis un rescapé de l’école algérienne. On m’y a enseigné à détester les Juifs. Hitler y était un héros. Des professeurs en faisaient l’éloge. Après le Coran, Mein Kampf et Les Protocoles des sages de Sion sont les livres les plus lus dans le monde musulman.» En juillet 2016, Abdelghani Merah (le frère de Mohamed) confiait à la journaliste Isabelle Kersimon que lorsque le corps de Mohamed fut rendu à la famille, les voisins étaient venus en visite de deuil féliciter ses parents, regrettant seulement, disaient-ils, que Mohamed «n’ait pas tué plus d’enfants juifs»(sic).

    Cet antisémitisme est au mieux entouré de mythologies, au pire nié. Il serait, par exemple, corrélé à un faible niveau d’études alors qu’il demeure souvent élevé en dépit d’un haut niveau scolaire. On en fait, à tort, l’apanage de l’islamisme seul. Or, la Tunisie de Ben Ali, longtemps présentée comme un modèle d’«ouverture à l’autre», cultivait discrètement son antisémitisme sous couvert d’antisionisme (cfNotre ami Ben Ali, de Beau et Turquoi, Editions La Découverte). Et que dire de la Syrie de Bachar el-Assad, à la fois violemment anti-islamiste et antisémite, à l’image d’ailleurs du régime des généraux algériens? Ou, en France, de l’attitude pour le moins ambiguë des Indigènes de la République sur le sujet comme celle de ces autres groupuscules qui, sans lien direct à l’islamisme, racialisent le débat social et redonnent vie au racisme sous couvert de «déconstruction postcoloniale»?

    LE FIGARO. – Justement, le 19 juin dernier, un collectif d’intellectuels a publié dans Le Monde un texte de soutien à Houria Bouteldja, la chef de file des Indigènes de la République.

    Georges BENSOUSSAN. – Que penser de l’évolution sociétale d’une partie des élites françaises quand le même quotidien donne la parole aux détracteurs de Kamel Daoud, aux apologistes d’Houria Bouteldja et offre une tribune à Marwan Muhammad, du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qualifié par ailleurs de «porte-parole combatif des musulmans»?

    Les universitaires et intellectuels signataires font dans l’indigénisme comme leurs prédécesseurs faisaient jadis dans l’ouvriérisme. Même mimétisme, même renoncement à la raison, même morgue au secours d’une logorrhée intellectuelle prétentieuse (c’est le parti de l’intelligence, à l’opposé des simplismes et des clichés de la «fachosphère»). Un discours qui fait fi de toute réalité, à l’instar du discours ouvriériste du PCF des années 1950, expliquant posément la «paupérisation de la classe ouvrière». De cette «parole raciste qui revendique l’apartheid», comme l’écrit le Comité laïcité république à propos de Houria Bouteldja, les auteurs de cette tribune en défense parlent sans ciller à son propos de «son attachement au Maghreb […] relié aux Juifs qui y vivaient, dont l’absence désormais créait un vide impossible à combler».Une absence, ajoutent-ils, qui rend l’auteur «inconsolable». Cette forme postcoloniale de la bêtise, entée par la culpabilité compassionnelle, donne raison à George Orwell, qui estimait que les intellectuels étaient ceux qui, demain, offriraient la plus faible résistance au totalitarisme, trop occupés à admirer la force qui les écrasera. Et à préférer leur vision du monde à la réalité qui désenchante. Nous y sommes.

    LE FIGARO. – Vous vous êtes retrouvé sur le banc des accusés pour avoir dénoncé l’antisémitisme des banlieues dans l’émission «Répliques» sur France Culture. Il a suffi d’un signalement du CCIF pour que le parquet décide de vous poursuivre cinq mois après les faits. Contre toute attente, SOS-Racisme, la LDH, le Mrap mais aussi la Licra s’étaient associés aux poursuites.

    Georges BENSOUSSAN. – En dépit de la relaxe prononcée le 7 mars dernier, et brillamment prononcée même, le mal est fait: ce procès n’aurait jamais dû se tenir. Car, pour le CCIF, l’objectif est atteint: intimider et faire taire. Après mon affaire, comme après celle de tant d’autres, on peut parier que la volonté de parler ira s’atténuant. A-t-on remarqué d’ailleurs que, depuis l’attentat de Charlie Hebdo, on n’a plus vu une seule caricature du Prophète dans la presse occidentale?

    L’islam radical use du droit pour imposer le silence. Cela, on le savait déjà. Mais mon procès a mis en évidence une autre force d’intimidation, celle de cette «gauche morale» qui voit dans tout contradicteur un ennemi contre lequel aucun procédé ne saurait être jugé indigne. Pas même l’appel au licenciement, comme dans mon cas. Un ordre moral qui traque les mauvaises pensées et les sentiments indignes, qui joue sur la mauvaise conscience et la culpabilité pour clouer au pilori. Et exigera (comme la Licra à mon endroit) repentance et «excuses publiques», à l’instar d’une cérémonie d’exorcisme comme dans une «chasse aux sorcières» du XVIIe siècle.
    Comment entendre la disproportion entre l’avalanche de condamnations qui m’a submergé et les mots que j’avais employés au micro de France Culture? J’étais entré de plain-pied, je crois, dans le domaine d’un non-dit massif, celui d’un antisémitisme qui, en filigrane, pose la question de l’intégration et de l’assimilation. Voire, en arrière-plan, celle du rejet de la France. En se montrant incapable de voir le danger qui vise les Juifs, une partie de l’opinion française se refuse à voir le danger qui la menace en propre.

  • 27
    Annika:

    Merci Letel et Gerard Pierre pour vos postes très intéressants.

  • 26
    Letel:

    « When imperial arrangements are dissolved, violence often results. The Armenian genocide accompanied the demise of Ottoman power. Murderous anti-Semitism and radical nationalism followed the fall of the Austro-Hungarian Empire. Something similar happened when Josip Broz Tito’s little Balkan empire of Yugoslavia fell apart. More than a million Hindus and Muslims lost their lives in horrific sectarian violence when the British Raj left a partitioned country to its devices. »
    https://www.project-syndicate.org/commentary/life-after-american-hegemony-by-ian-buruma-2017-06?utm_source=Project+Syndicate+Newsletter&utm_campaign=b55b742433-sunday_newsletter_11_6_2017&utm_medium=email&utm_term=0_73bad5b7d8-b55b742433-104386165

  • 25
    JFM:

    Les bombardements aveugles. Me rappelle le 1 million de morts (en un mois) lors de Iraki Freedom.

    Voici à quoi ressemble un pays qui a eu un million de morts par bombardement

    http://www.worldwarphotos.info/wp-content/gallery/germany/1944-1945/Aerial_view_of_the_bomb-shatterd_ruins_of_Hamburg_1945.jpg

    J’ai fa exprès de na pas prendre Berlin où une bonne partie des destructions sont dus à l’artillerie de l’Armée Rouge. Eh bien les villes irakiennes étaient intactes. Il n’y a eu ni combats de rues très intenses, ni bombardements d’artillerie ou d’aviation sur les villes.

    Ce qu’il y a eu c’est beaucoup de salauds faisant le jeu propaganduidtiique de’Al Quida. les uns parce que c’est des pauvres types comme Mercator les autres voulant coninuer le jeu misérable auqel se livre la France depuis 1958

  • 24
    Zoubor:

    Tout a fait Letel!

  • 23
    Gérard Pierre:

    Mercator, … votre aveu est confondant : « … je donne la réponse donnée à la quasi-unanimité d’Alger à Jakarta, … »

    Ben voyons ! … objectivement, … pouvait-on en attendre une autre ?

    Vous attendez-vous à ce que, dans un lieu concentrant des spécialistes du crime et de la délinquance, on vous dise en substance « oui, vous avez raison, nous sommes des gens infréquentables ! »

    Vous avez quel âge ?

  • 22
    Letel:

    Bienheureux les esprits simples, les simplets et les simplistes style Mercator. La bêtise et la connerie sans limite, l’obsession délirante, la déformation et le mensonge tous azimuts pour coller à l’explication à sens unique. Exemple : « les bombardements aveugles sur les populations civiles en Irak. » Il n’y a justement pas eu de bombardement aveugle sur les populations civiles, mais des frappes ciblées, pas de villes détruites comme Alep. On sait très bien, il suffit d’avoir des yeux pour voir, et pas des œillères et l’âme d’un propagandiste, que les « bombardements aveugles » sont le fait des chéris de Mercator, l’adorateur de dictatures, pourvu qu’elles soient anti-US.

  • 21
    MERCATOR:

    Annika faussement naïve demande quelle est donc la raison qui a provoqué le changement de paradigme des masses Musulmanes, je donne la réponse donnée à la quasi-unanimité d’Alger à Jakarta, réponse se référant à des faits avérés et connus de tous, que maintenant certains puissent en trouver un bienfondé pour la cause US est un autre débat, mais il est vain d’en nier la cause !

  • 20
    jc durbant:

    Mais la meilleure (comme je viens de le dire mais le message passe pas ?), c’est que Merc a pas entièrement tort: c’est toujours un peu la faute de l’Amérique en tant que pointe avancée de l’Occident et plus précisément du judéo-christianisme et de ses dérives:

    https://jcdurbant.wordpress.com/2013/07/16/apocalypse-et-si-le-christianisme-etait-bien-la-source-de-tous-nos-maux-think-not-that-i-am-come-to-send-peace-on-earth/

  • 19
    Letel:

    Le retour du mouarf-crétin : Froggy. Lol.
    Le chat est parti, les souris dansent…

  • 18
    LenPen&sisters:

    Pour cet idiot de Letal, tout est simple : quoi qu’il arrive c’est toujours la faute aux russes….Mouarf…

  • 17
    Annika:

    Ah oui bien sûr Mercator… c’est la faute de l’Amérique ! How brilliant of you! En calculant les problèmes du monde suivant les mêmes données, on obtient toujours le même résultat {ie : America = bad}, ce qui a l’avantage de vous rassurer dans vos certitudes.

    Mais trêve de plaisanterie c’était une question sérieuse, à laquelle J.C. a répondu d’une manière très éloquente sur mon e-mail privé, faisant référence -entre autre- au mimétisme (René Girard), au fait que l’Europe a toujours nourrit les causes les plus radicales au monde (Reuel Marc Gerecht), ainsi que la thèse sur l’occidentalisme (Ian Buruma).
    Thanks a whole lot J.C. !

  • 16
    Letel:

    Pour cet idiot de Mercator, tout est simple : quoi qu’il arrive c’est toujours la faute aux Américains.

  • 15
    jc durbant:

    Oui, les explications doivent être multiples, mais la première qui me vient à l’esprit, c’est celle du mimétisme avec Girard, ces prétendues régressions étant en fait des phénomènes modernes de redécouverte et réécriture du passé provoquées et en fait inspirées par le choc avec la modernité occidentale et son invention du nationalisme qui s’exprime généralement sous la forme de guerres civiles par lesquelles tous les peuples semblent passer, GB, EU, France, et même Suisse (un mois) et Israël (10 mn) compris …

    Et qui est bien souvent manipulé souvent par des historiens (voir la Serbie) et regroupant souvent l’ensemble des gens qui ont le plus à perdre de la disparition de l’ancien systèmes (hommes, religieux ?) …

    Avec, comme le disait souvent Girard l’effet d’exaspération au moment où les phénomènes sont en fait en train de mourir (« c’est au moment où ils vont mourir que les phénomènes s’exaspèrent ») …

    Et bien sûr la reprise du discours victimaire occidental (c’est nous les victimes), l’anti-occidentlisme étant lui aussi une invention occidentale et la plupart des leaders de ces mouvements ayant été formés en Occident …

    Voir:

    L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. Mais les tours détruites occupaient autant d’étrangers que d’Américains. Et par leur efficacité, par la sophistication des moyens employés, par la connaissance qu’ils avaient des Etats-Unis, par leurs conditions d’entraînement, les auteurs des attentats n’étaient-ils pas un peu américains ? On est en plein mimétisme.Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxisme.

    René Girard

    La révolution iranienne fut en quelque sorte la version islamique et tiers-mondiste de la contre-culture occidentale. Il serait intéressant de mettre en exergue les analogies et les ressemblances que l’on retrouve dans le discours anti-consommateur, anti-technologique et anti-moderne des dirigeants islamiques de celui que l’on découvre chez les protagonistes les plus exaltés de la contre-culture occidentale.

    Daryiush Shayegan (1992)

    Malgré eux, les islamistes sont des Occidentaux. Même en rejetant l’Occident, ils l’acceptent. Aussi réactionnaires que soient ses intentions, l’islamisme intègre non seulement les idées de l’Occident mais aussi ses institutions. Le rêve islamiste d’effacer le mode de vie occidental de la vie musulmane est, dans ces conditions, incapable de réussir. Le système hybride qui en résulte est plus solide qu’il n’y paraît. Les adversaires de l’islam militant souvent le rejettent en le qualifiant d’effort de repli pour éviter la vie moderne et ils se consolent avec la prédiction selon laquelle il est dès lors condamné à se trouver à la traîne des avancées de la modernisation qui a eu lieu. Mais cette attente est erronée. Car l’islamisme attire précisément les musulmans qui, aux prises avec les défis de la modernité, sont confrontés à des difficultés, et sa puissance et le nombre de ses adeptes ne cessent de croître. Les tendances actuelles donnent à penser que l’islam radical restera une force pendant un certain temps encore.

    Daniel Pipes

    Amid all this intellectual and moral confusion, Ian Buruma and Avishai Margalit have deftly proposed the notion of « Occidentalism. » This is a play on « Orientalism, » the formulation advanced by the late Edward Said, whereby a society or its academics and intellectuals can be judged by their attitude to the « other. » Avishai Margalit is a professor at the Hebrew University of Jerusalem and has been very much identified with the secular and internationalist wing of the Israeli peace camp. Ian Buruma is known to a large audience for his witty and profound studies of Asia, Germany and England. Both authors had in common a friendship with, and a strong admiration for, Isaiah Berlin. … The authors demonstrate that there is a long history of anti-Western paranoia in the intellectual tradition of the « East, » but that much of this is rooted in non-Muslim and non-Oriental thinking. Indeed, insofar as the comparison with fascism can be made, it can be derived from some of the very origins and authors that inspired fascism itself. In many areas of German, Russian and French culture, one finds the same hatred of « decadence, » the same cultish worship of the pitiless hero, the same fascination with the infallible « leader, » the same fear of a mechanical civilization as opposed to the « organic » society based on tradition and allegiance.

    Christopher Hitchens

    We generally understand « radical Islam » as a purely Islamic phenomenon, but Buruma and Margalit show that while the Islamic part of radical Islam certainly is, the radical part owes a primary debt of inheritance to the West. Whatever else they are, al Qaeda and its ilk are revolutionary anti-Western political movements, and Buruma and Margalit show us that the bogeyman of the West who stalks their thinking is the same one who has haunted the thoughts of many other revolutionary groups, going back to the early nineteenth century. In this genealogy of the components of the anti-Western worldview, the same oppositions appear again and again: the heroic revolutionary versus the timid, soft bourgeois; the rootless, deracinated cosmopolitan living in the Western city, cut off from the roots of a spiritually healthy society; the sterile Western mind, all reason and no soul; the machine society, controlled from the center by a cabal of insiders, often jews, pulling the hidden levers of power versus an organically knit-together one, a society of « blood and soil. » The anti-Western virus has found a ready host in the Islamic world for a number of legitimate reasons, they argue, but in no way does that make it an exclusively Islamic matter.

    The Economist

    They are not expressions of an outburst in the West of the [Israeli-Palestinian] conflict in the Middle East. It is truly modern, aimed against American imperialism, capitalism, etc. In other words, they occupy the same space that the proletarian left had thirty years ago, that Action Directe had twenty years ago. . . . It partakes henceforth of the internal history of the West. (…) It can feel like a time-warp, a return to the European left of the 1970s and early 1980s. Europe’s radical-mosque practitioners can appear, mutatis mutandis, like a Muslim version of the hard-core intellectuals and laborers behind the aggrieved but proud Scottish National party in its salad days. (…) In the last three centuries, Europe has given birth and nourishment to most of mankind’s most radical causes. It shouldn’t be that surprising to imagine that Europe could nurture Islamic militancy on its own soil. (…) In Europe as elsewhere, Westernization is the key to the growth and virulence of hard-core Islamic radicalism. The most frightening, certainly the most effective, adherents of bin Ladenism are those who are culturally and intellectually most like us. The process of Westernization liberates a Muslim from the customary sanctions and loyalties that normally corralled the dark side of the human soul. (…) It would be a delightful irony if the more progressive political and religious debates among the Middle East’s Muslims saved their brethren in the intellectually backward lands of the European Union.

    Reuel Marc Gerecht

    Wherever it occurs, Occidentalism is fed by a sense of humiliation, of defeat. It is a war against a particular idea of the West – a bourgeois society addicted to money, creature comforts, sex, animal lusts, self-interest, and security – which is neither new nor unique to Islamist extremism. This idea has historical roots that long precede any form of ‘U.S. imperialism’ . (…) Blood, soil, and the spirit of the Volk were what German romantics in the late 18th and early 19th centuries invoked against the universalist claims of the French Enlightenment, the French Revolution, and Napoleon’s invading armies. This notion of national soul was taken over by the Slavophiles in 19th-century Russia, who used it to attack the « Westernizers, » that is, Russian advocates of liberal reforms. It came up again and again, in the 1930s, when European fascists and National Socialists sought to smash « Americanism, » Anglo-Saxon liberalism, and « rootless cosmopolitanism » (meaning Jews). Aurel Kolnai, the great Hungarian scholar, wrote a book in the 1930s about fascist ideology in Austria and Germany. He called it War Against the West. Communism, too, especially under Stalin, although a bastard child of the Enlightenment and the French Revolution, was the sworn enemy of Western liberalism and « rootless cosmopolitanism. » Many Islamic radicals borrowed their anti-Western concepts from Russia and Germany. The founders of the Ba’ath Party in Syria were keen readers of prewar German race theories. Jalal Al-e Ahmad, an influential Iranian intellectual in the 1960s, coined the phrase « Westoxification » to describe the poisonous influence of Western civilization on other cultures. He, too, was an admirer of German ideas on blood and soil. Clearly, the idea of the West as a malign force is not some Eastern or Middle Eastern idea, but has deep roots in European soil. Defining it in historical terms is not a simple matter. Occidentalism was part of the counter-Enlightenment, to be sure, but also of the reaction against industrialization. Some Marxists have been attracted to it, but so, of course, have their enemies on the far right. Occidentalism is a revolt against rationalism (the cold, mechanical West, the machine civilization) and secularism, but also against individualism. European colonialism provoked Occidentalism, and so does global capitalism today. But one can speak of Occidentalism only when the revolt against the West becomes a form of pure destruction, when the West is depicted as less than human, when rebellion means murder. Wherever it occurs, Occidentalism is fed by a sense of humiliation, of defeat. Isaiah Berlin once described the German revolt against Napoleon as « the original exemplar of the reaction of many a backward, exploited, or at any rate patronized society, which, resentful of the apparent inferiority of its status, reacted by turning to real or imaginary triumphs and glories in its past, or enviable attributes of its own national or cultural character. » The same thing might be said about Japan in the 1930s, after almost a century of feeling snubbed and patronized by the West, whose achievements it so fervently tried to emulate. It has been true of the Russians, who have often slipped into the role of inferior upstarts, stuck in the outer reaches of Asia and Europe. But nothing matches the sense of failure and humiliation that afflicts the Arab world, a once glorious civilization left behind in every respect by the post-Enlightenment West. Humiliation can easily turn into a cult of the pure and the authentic. Among the most resented attributes of the hated Occident are its claims to universalism. Christianity is a universalist faith, but so is the Enlightenment belief in reason. Napoleon was a universalist who believed in a common civil code for all his conquered subjects. The conviction that the United States represents universal values and has the God-given duty to spread democracy in the benighted world belongs to the same universalist tradition. Some of these values may indeed be universal. One would like to think that all people could benefit from democracy or the use of reason. The Code Napoleon brought many benefits. But when universal solutions are imposed by force, or when people feel threatened or humiliated or unable to compete with the powers that promote such solutions, that is when we see the dangerous retreat into dreams of purity. Not all dreams of local authenticity and cultural uniqueness are noxious, or even wrong. As Isaiah Berlin also pointed out, the crooked timber of humanity cannot be forcibly straightened along universal standards with impunity. The experiments on the human soul by Communism showed how bloody universalist dreams can be. And the poetic romanticism of 19th-century German idealists was often a welcome antidote to the dogmatic rationalism that came with the Enlightenment. It is when purity or authenticity, of faith or race, leads to purges of the supposedly inauthentic, of the allegedly impure, that mass murder begins. The fact that anti-Americanism, anti-Zionism, anti-Semitism, and a general hostility to the West often overlap is surely no coincidence. Even in Japan, where Jews play no part in national life, one of the participants at the 1942 Kyoto conference suggested that the war against the West was a war against the « poisonous materialist civilization » built on Jewish financial capitalist power. At the same time, European anti-Semites, not only in Nazi Germany, were blaming the Jews for Bolshevism. Both Bolshevism and capitalism are universalist systems in the sense that they do not recognize national, racial, or cultural borders. Since Jews are traditionally regarded by the defenders of purity as the congenital outsiders, the archetypal « rootless cosmopolitans, » it is no wonder that they are also seen as the main carriers of the universalist virus. To be sure, Jews had sound reasons to be attracted to such notions as equality before the law, secular politics, and internationalism, whether of a socialist or capitalist stamp. Exclusivity, whether racial, religious, or nationalist, is never good for minorities. Only in the Middle East have Jews brought their own form of exclusivity and nationalism. But Zionism came from the West. And so Israel, in the eyes of its enemies, is the colonial outpost of « Westoxification. » Its material success only added to the Arab sense of historic humiliation. The idea, however, that Jews are a people without a soul, mimics with no creative powers, is much older than the founding of the State of Israel. It was one of the most common anti-Semitic slurs employed by Richard Wagner. He was neither the first to do so, nor very original in this respect. Karl Marx, himself the grandson of a rabbi, called the Jews greedy parasites, whose souls were made of money. The same kind of thing was often said by 19th-century Europeans about the British. The great Prussian novelist Theodor Fontane, who rather admired England, nonetheless opined that « the cult of the Gold Calf is the disease of the English people. » He was convinced that English society would be destroyed by « this yellow fever of gold, this sellout of all souls to the devil of Mammon. » And much the same is said today about the Americans. Calculation — the accounting of money, interests, scientific evidence, and so on — is regarded as soulless. Authenticity lies in poetry, intuition, and blind faith. The Occidentalist view of the West is of a bourgeois society, addicted to creature comforts, animal lusts, self-interest, and security. It is by definition a society of cowards, who prize life above death. As a Taliban fighter once put it during the war in Afghanistan, the Americans would never win, because they love Pepsi-Cola, whereas the holy warriors love death. This was also the language of Spanish fascists during the civil war, and of Nazi ideologues, and Japanese kamikaze pilots. The hero is one who acts without calculating his interests. He jumps into action without regard for his own safety, ever ready to sacrifice himself for the cause. And the Occidentalist hero, whether he is a Nazi or an Islamist, is just as ready to destroy those who sully the purity of his race or creed. It is indeed his duty to do so. When the West is seen as the threat to authenticity, then it is the duty of all holy warriors to destroy anything to do with the « Zionist Crusaders, » whether it is a U.S. battleship, a British embassy, a Jewish cemetery, a chunk of lower Manhattan, or a disco in Bali. The symbolic value of these attacks is at least as important as the damage inflicted. What, then, is new about the Islamist holy war against the West? Perhaps it is the totality of its vision. Islamism, as an antidote to Westoxification, is an odd mixture of the universal and the pure: universal because all people can, and in the eyes of the believers should, become orthodox Muslims; pure because those who refuse the call are not simply lost souls but savages who must be removed from this earth. Hitler tried to exterminate the Jews, among others, but did not view the entire West with hostility. In fact, he wanted to forge an alliance with the British and other « Aryan » nations, and felt betrayed when they did not see things his way. Stalinists and Maoists murdered class enemies and were opposed to capitalism. But they never saw the Western world as less than human and thus to be physically eradicated. Japanese militarists went to war against Western empires but did not regard everything about Western civilization as barbarous. The Islamist contribution to the long history of Occidentalism is a religious vision of purity in which the idolatrous West simply has to be destroyed. The worship of false gods is the worst religious sin in Islam as well as in ancient Judaism. The West, as conceived by Islamists, worships the false gods of money, sex, and other animal lusts. In this barbarous world the thoughts and laws and desires of Man have replaced the kingdom of God. The word for this state of affairs is jahiliyya, which can mean idolatry, religious ignorance, or barbarism. Applied to the pre-Islamic Arabs, it means ignorance: People worshiped other gods because they did not know better. But the new jahiliyya, in the sense of barbarism, is everywhere, from Las Vegas and Wall Street to the palaces of Riyadh. To an Islamist, anything that is not pure, that does not belong to the kingdom of God, is by definition barbarous and must be destroyed. Just as the main enemies of Russian Slavophiles were Russian Westernizers, the most immediate targets of Islamists are the liberals, reformists, and secular rulers in their own societies. They are the savage stains that have to be cleansed with blood. But the source of the barbarism that has seduced Saudi princes and Algerian intellectuals as much as the whores and pimps of New York (and in a sense all infidels are whores and pimps) is the West. And that is why holy war has been declared against the West.

    Ian Buruma

    Il est malheureux que le Moyen-Orient ait rencontré pour la première fois la modernité occidentale à travers les échos de la Révolution française. Progressistes, égalitaristes et opposés à l’Eglise, Robespierre et les jacobins étaient des héros à même d’inspirer les radicaux arabes. Les modèles ultérieurs — Italie mussolinienne, Allemagne nazie, Union soviétique — furent encore plus désastreux …Ce qui rend l’entreprise terroriste des islamistes aussi dangereuse, ce n’est pas tant la haine religieuse qu’ils puisent dans des textes anciens — souvent au prix de distorsions grossières —, mais la synthèse qu’ils font entre fanatisme religieux et idéologie moderne.

    Ian Buruma et Avishai Margalit

    PS: Désolé, si je mets les liens, ça passe pas …

  • 14
    MERCATOR:

    Pourquoi ont ils changé d’avis et ré-adopté leur culture ancestrale et arabe après s’être exilé sous des cieux qui ne l’étaient point ? Je ne trouve réponse a cette question nulle part. Que s’est il passé au court du temps qui causa ce changement?

    de la oh ?trois fois rien, l’humiliation de la guerre des six jours, l’occupation de Jérusalem,la mise en puissance des factions les plus obscurantistes de l’Islam par la CIA en Afghanistan, les bombardements aveugles sur les populations civiles en Irak, Libye, Syrie par les forces US, donc peut être un début d’explication n’est il pas ?,

  • 13
    Gérard Pierre:

    Bonjour Annika.

    Je pense qu’une partie de la réponse à votre question est contenue dans la lettre que le Père Charles de Foucauld adressa à René Bazin de l’académie française, lettre qui fut publiée en octobre 1917, … après la mort de son auteur le 1er décembre 1916 :

    « Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle.

    Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.

    L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.

    Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

    Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui
    .
    D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du « Medhi », il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’ engage à subir avec calme son épreuve;  » l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération « , disent-ils.

    Ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.

    De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ?

    Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du Medhi… »

    Nota Bene : Medhi = Le Bien-aimé = le Sauveur de l’Islam.

    À noter également qu’en dépit des nombreuses années passées en Afrique du Nord, et à sa pédagogie de l’exemple, Charles de Foucauld n’est pas parvenu à convertir un seul musulman au Christianisme !

    Échec ? …… Oui, si l’on se situe dans une dynamique matérialiste de rendement ! …… Non si l’on se replace dans le contexte de sa pédagogie de l’exemple qui ne s’adressait peut-être pas aux populations qu’il cherchait à convertir, mais aux générations à venir de plus en plus en proie au relativisme : « Toutes les civilisations se valent. Toutes les religions se valent. Etc … »

  • 12
    Annika:

    Vous savez J.C. nombre d’entre eux sont aujourd’hui des barbares. Mais ils n’étaient pas barbares durant les années ’60. Ils voulaient s’intégrer au tout début. Pourquoi ont ils changé d’avis et ré-adopté leur culture ancestrale et arabe après s’être exilé sous des cieux qui ne l’étaient point ? Je ne trouve réponse a cette question nulle part. Que s’est il passé au court du temps qui causa ce changement? Serait-ce que leur culture est plus forte que la notre ? Serait-ce qu’ils se sont sentis exclus du monde français par un ethnocentrisme latent et gaulois ?
    Ayant vécu en Égypte, j’ai connu un monde arabe très différent de celui-ci.
    I don’t get it, frankly.

  • 11
    jc durbant:

    LE PROBLEME, C’EST L’ISLAM, IMBECILE !

    C’était l’une des raisons majeures, sinon la principale, pour laquelle les Britanniques ont voté « Leave ». La libre circulation des personnes au sein de l’Europe a beaucoup d’avantages pour les Européens. Mais cette libre circulation, combinée avec la décision d’Angela Merkel (et consorts) d’ouvrir les frontières du Vieux Continent au monde entier, est une idée dangereuse. Je pense qu’il est inconséquent de continuer de s’attacher à des personnes et des organisations qui prennent d’aussi mauvaises décisions : nous sommes largement capables de le faire par nous-mêmes ! Alors oui, je pense que le Brexit s’explique par un fort refus de la part des Britanniques de continuer de placer leur avenir, leur politique migratoire et leur sécurité dans les mains de tels irresponsables. (…) Le plus urgent est de ralentir massivement ces flux incontrôlables de migrants et de faire de notre mieux pour intégrer ceux qui sont déjà là. Mais ce sera le travail (peut-être déjà voué à l’échec) des générations à venir. Concernant les frontières, ce qui est arrivé en novembre 2015 à Paris devrait avoir rappelé à tous que la mise en place d’un système efficace de frontières intérieures et extérieures sur notre continent ne constitue pas une paranoïa identitaire mais le point de départ élémentaire pour une politique de sécurité responsable. Seuls des idéologues comme Juncker refusent que notre continent soit autorisé à se défendre lui-même et font de l’existence de frontières une position extrémiste, alors qu’il s’agit de la plus élémentaire base de la politique. (…) le rétablissement des frontières ne saurait être l’unique solution. Une politique migratoire raisonnable et une stratégie d’intégration efficace sont tout aussi nécessaires. Mais les frontières ont leur importance. Comme l’a récemment fait remarquer Mark Steyn, chaque pont ou bâtiment important de Londres est désormais protégé par des barrières métalliques infranchissables pour les véhicules. Si l’on décidait de mettre davantage de barrières aux frontières, on n’aurait peut-être pas besoin d’en ériger autant au cœur de notre capitale, autour des monuments. (…) nous avons mis une sacrée pagaille. Quiconque souhaite entrer en Europe, entre sans conditions. Nous avons essayé de faire du foyer des Européens le foyer du monde entier. C’est une délicate attention pour le monde, mais ça laisse les peuples d’Europe sans repères, dans un territoire qui risque d’être profondément divisé et de devenir dangereux dans les années à venir. L’immigration a bien sûr ses bons côtés, mais en accueillant le monde entier, on accueille aussi les problèmes du monde entier. L’avenir nous dira quelles seront les conséquences de ces choix en matière d’immigration. (…) Depuis quelques années, on a pu constater un fascinant échec des « modèles ». Certains ont dit durant plusieurs décennies que le « modèle français » était la solution. Ensuite, on a loué le « modèle britannique », mais nous avons subi des émeutes et des attaques. Le « modèle suédois » a eu son heure de gloire, maintenant achevée. Le problème n’est pas dans les légères différences dans les réponses apportées. Le problème, c’est le problème ! C’est le simple fait qu’il est inconséquent de faire entrer sans conditions des millions de personnes de cultures très différentes sur notre territoire. Je pense que la France a admirablement et courageusement géré cette période (…). Il est possible que l’islam soit un morceau que l’Europe ne puisse digérer. Mais alors, c’est l’islam qui est en cause et non l’Europe. (…) Le pays était très divisé juste après le vote, il y avait une forme d’état de choc. Et puis nous nous sommes faits à l’idée. Mais, ensuite, le pari de Theresa May de lancer les négociations du Brexit sans majorité, s’est révélé être un véritable hara-kiri et nous sommes aujourd’hui dans une situation indescriptible. Je pense que la plupart des gens espèrent encore un renversement de situation rapide. Il est probable que nous devenions désormais coutumiers du fait.

    Douglas Murray

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/06/22/31002-20170622ARTFIG00313-douglas-murray-le-rejet-de-l-immigration-a-ete-la-raison-principale-du-brexit.php

  • 10
    jc durbant:

    Les gens se demandent pourquoi ils nous détestent. Pourquoi nous haïssent-ils ?! S’ils ne nous haïssaient pas, quelque chose ne tournerait pas rond chez eux. [Nous] utilisons des armes tout le temps, massacrons les gens tout le temps, dépeçons les gens tout le temps, brûlons les gens vivants tout le temps, écrasons les gens tout le temps, et plaçons des engins explosifs et des voitures piégées tout le temps. Pourquoi attendez-vous d’eux qu’ils vous aiment ? […]

    Dites-moi ce que les musulmans ont apporté au monde tout au long du 20e siècle ? Rien. Qu’ont apporté les musulmans turcs de l’État ottoman à l’Occident ? Les meurtres, les massacres, l’empalement d’Européens sur les lances… C’est vrai. C’est ce que les Turcs ont fait en Europe aux 16e et 17e siècles. Qu’ont fait les Turcs musulmans à leurs voisins arabes, des musulmans pour la plupart ? Ils les ont asservis, torturés, leur ont imposé des taxes élevées. Ils leur ont rendu la vie insupportable. Qu’est-ce que les musulmans ont apporté à l’Occident aux 19e et 20e siècles, à l’exception des théories de Maududi, de Sayyid Qutb, d’Abu Bakr Naji et d’Osama Bin Laden ? Quelle a été la contribution des musulmans à l’Occident ? Ne me dites pas : « La littérature de Naguib Mahfouz et la science d’Ahmed Zewail. » Les [succès] de ces personnes ne peuvent être attribués à leur qualité de musulmans. […]

    Qu’est-ce que les musulmans ont montré [à l’Occident], hormis le bombardement de leurs capitales ? Que leur ont-ils montré d’autre que des attaques de véhicules-bélier ? Qu’est-ce que les musulmans leur ont montré d’autre que de leur tirer dessus ? Qu’est-ce que les musulmans leur ont montré d’autre que de les brûler vivants dans des cages ? Ils brûlent également d’autres musulmans. Ils prétendent tous avoir le monopole de l’islam. Qu’est-ce que les musulmans ont montré [aux Occidentaux] qui leur donnerait envie de les aimer et de les accueillir dans leur pays ? […]

    Après tout cela, vous me demandez toujours pourquoi ils nous haïssent ? Et puis, les gens inventent de nouveaux termes, comme « un complot mondial contre l’islam ». Mon ami, un complot mondial contre l’islam signifie que les musulmans sont massacrés dans le monde entier. C’est le contraire. Ce sont les non-musulmans qui sont massacrés. Est-ce que j’ai raison ou non ? Ensuite, vous me dites : avez-vous pris en compte les minorités musulmanes en Inde ou au Mali ? Pour vous dire la vérité, ce que je vois, ce sont les musulmans qui commettent des massacres contre des chrétiens et d’autres majorités à travers le globe. […]

    Les musulmans pleurnichent, se lamentent et gémissent constamment : l’Occident conspire contre nous. Bien, supposons que l’Occident conspire contre vous et ne voit que votre image négative. Où est votre image positive ? Les musulmans de l’Etat abbasside ont montré une image positive. Ils ont exporté des recherches scientifiques via les prétendus savants « musulmans », dont la plupart, d’ailleurs, ne provenaient pas de la Péninsule arabique. Aucun d’entre eux n’était issu de la Péninsule arabique. Ils venaient tous d’Afrique du Nord et de ce qu’on appelle aujourd’hui les anciennes républiques islamiques soviétiques d’Asie centrale. […]

    Qu’ont apporté les pays arabes au monde ? Rien. Qu’ont apporté les pays islamiques au monde ? Rien. Qu’ont-ils apporté dans le domaine de la recherche scientifique ? Deux, trois, quatre ou dix scientifiques au cours de 1 435 ans ? Allez, mon vieux ! Oublions les 435 ans et gardons seulement un millénaire. Dix scientifiques importants en 1 000 ans ! Qui a inventé l’avion ? Le missile ? La navette spatiale ? Les centrifugeuses ? La mécanique quantique ? La théorie de la relativité ? Qui ? D’où étaient issus les philosophes les plus importants ? Pas d’ici. Et vous vous attendez encore d’eux qu’ils nous aiment ? Et puis vous dites : « Les pays parrains du terrorisme comme la Grande-Bretagne méritent… » Baliverne ! Les gens ne méritent pas d’être tués, massacrés ou écrasés par une voiture.

    Youssef Al-Husseini (animateur de télévision égyptien)

  • 9
    Gérard Pierre:

    Eh oui Zoubor !

    Serait-ce là la réponse du berger anglican à la ‘’bergère‘’ mahométane ? …… berger lassé à la fin d’entendre des âneries du genre « ils n’auront pas ma haine » chaque fois que des islamistes agressent délibérément et sauvagement des ‘’associateurs‘’ (comme ils nous appellent) sans que cela n’entraîne jamais la moindre réaction répressive !

    Bien sûr, les salafistes de l’endroit, oubliant qu’ils ont déclenché les hostilités à plusieurs reprises, … ‘’vengeront‘’ cette réaction envers eux et les idiots utiles de la presse, du monde artistique, politique et intellectuel ne manqueront pas de crier à l’escalade de la violence en crachant de toutes leurs forces sur celui qui, par lassitude devant la pleutrerie ambiante, a réagi !

    À moins que ce ne soit que la première d’une longue suite de réactions !

    To be continued !

  • 8
    jc durbant:

    Après le Québec ?

    https://www.yahoo.com/news/quebec-mosque-attack-four-injured-184428844.html

    Proposition de titre pour nos amis de la BBC:

    Van driver nearly lynched following London mosque car-ramming incident

    http://www.telegraph.co.uk/news/2017/06/19/dont-touch-hero-imam-saved-life-suspect-terror-attack/#

  • 7
    Zoubor:

    Voiture belier à Londres!
    Première réponse citoyenne aux aggressions musulmanes?

  • 6
    jc durbant:

    Pour un prosélytisme de notre propre nation (mais qui va faire le sale boulot si le rôle de moteur de l’assimilation des catégories populaires est contesté ? )

    Le modèle assimilationniste accorde un privilège à la culture de la société d’accueil, sans être ni culturaliste ni inégalitaire. C’est même tout le contraire puisqu’il suppose une capacité d’adaptation des migrants et de leurs descendants à un environnement culturel différent du leur. Le multiculturalisme est un modèle asymétrique d’un autre type. Il favorise le séparatisme et l’entre-soi, mais seulement pour les nouveaux venus. Cet entre-soi ne peut, en effet, être étendu aux autochtones, sous peine de susciter des discriminations. Les « minorités » reçoivent alors un traitement qui ne peut être concédé aux autochtones. C’est un modèle culturaliste et inégalitaire qui renverse l’asymétrie du modèle assimilationniste. Il ne reconnaît pas de droit à la persistance culturelle de la société d’accueil. L’assimilation nécessite un certain nombre de conditions et, notamment, l’engagement du corps social dans son entier, élites comprises. La pression sociale exercée par les autochtones, généralement ceux des catégories populaires qui voisinent avec les populations aux modes de vie dépaysants, doit être considérée comme légitime et encouragée. Selon Paul Collier (Exodus, dont une traduction est à paraître à l’Artilleur l’année prochaine), les autochtones doivent être « les prosélytes de leur propre nation ». Pour être convaincant, ce prosélytisme nécessite une certaine fierté. Si j’insiste sur ces caractéristiques, c’est parce qu’elles dessinent, en creux, tout ce qui manque aujourd’hui. Nous ne sommes plus dans une disposition d’esprit propre à susciter l’assimilation. L’ascendant culturel des catégories populaires, autrefois motrices dans l’assimilation, est désormais contesté. Elles ont cessé d’être les prosélytes de la nation, d’espérer que leurs voisins s’adapteront et préfèrent vivre dans des lieux où il leur sera plus facile de maintenir leur propre mode de vie. Elles se sont éloignées des grands centres urbains (voir Christophe Guilluy), évitement qui a renforcé les concentrations ethniques, lesquelles favorisent l’entre-soi et le maintien des habitudes culturelles. On a là un cercle vicieux sur lequel les exhortations à la mixité sociale (euphémisme pour mixité ethnique) ont peu de prise. L’autodénigrement a remplacé le prosélytisme. Pourquoi chercherait-on à s’assimiler à un pays aussi détestable dont on ressasse avec gourmandise les tares passées ? (…) la politique fondée sur des droits encourage, paradoxalement, la migration irrégulière. Une fois qu’on a mis le pied en Europe, on a de bonnes chances de pouvoir y demeurer. En France, la perception du phénomène est obscurcie par des discours mal informés sur le régime migratoire actuel. Récemment, dans Libération, Benjamin Stora, président du Conseil d’orientation du Musée de l’histoire de l’immigration, a justifié l’échec de Marine Le Pen à la présidentielle par le fait qu’ « on a accueilli très peu de migrants ces dernières années ! ». Je laisse le lecteur en juger à la lumière de ce graphique. J’ai, par ailleurs, montré que le taux d’accroissement de la proportion d’immigrés depuis le début des années 2000 est voisin de celui observé pendant les Trente Glorieuses. (…) Si l’option assimilationniste a été abandonnée très tôt en France (on peut remonter jusqu’en 1991 pour situer la bifurcation diversitaire de l’intégration théorisée par le Haut Conseil à l’intégration), c’est dans le cadre européen qu’a été élaborée plus finement l’option multiculturaliste à laquelle la France a souscrit. Je n’ai pas eu d’écho d’une opposition française aux onze principes de base communs adoptés par le Conseil européen du 19 novembre 2004. La France n’avait d’ailleurs dépêché, pour l’occasion, que son représentant permanent. L’intégration est désignée, dans le premier principe, comme « un processus à double sens d’acceptation mutuelle de la part de tous les immigrants et résidents des États membres ». La littérature européenne nous éclaire sur le but de l’intégration : tolérance et respect ! L’UE, par construction, est favorable au développement du multiculturalisme. S’y ajoutent les craintes alimentées par les projections démographiques d’Eurostat, qui incitent l’UE à voir dans l’immigration la solution pour éviter un déclin démographique trop marqué.(…) L’islam change la donne par la taille de la population musulmane, l’importance que les musulmans accordent à la religion, une tendance à la désécularisation, une transmission religieuse qui s’est améliorée et une endogamie religieuse très forte. Le tout dans un contexte que je vous ai décrit plus haut. Les mariages mixtes ont toujours été le carburant de l’assimilation : en épousant des autochtones, les migrants ou leurs descendants s’inscrivent dans l’héritage historique français. Éric Kaufmann considère que l’exogamie des musulmans est « l’épreuve de vérité de l’assimilation ». Pourtant, l’endogamie est la règle. Elle vaut pour toutes les religions, a fortiori pour l’islam : parmi les musulmans présents en 2008 et âgés de 18-50 ans, 90 % des premiers mariages des hommes et des femmes nés en France ou qui y sont venus alors qu’ils étaient encore enfants ont été célébrés avec un conjoint musulman. Paradoxalement, cette endogamie est plus faible chez les migrants arrivés célibataires à l’âge adulte qui ne se sont pas frottés à la société française dans leur jeune âge. (…) Lorsque les Polonais sont arrivés en France il y a bien longtemps, il passaient pour inassimilables. Mais il étaient catholiques et ont pu, au fil du temps et des générations, finalement, « trouver chaussure à leur pied » parmi les catholiques autochtones. Paradoxalement, l’endogamie religieuse a favorisé l’exogamie ethnique. Le catholicisme faisait partie des éléments culturels communs. Tel n’est pas le cas des musulmans qui apportent l’islam dans leurs bagages. Par ailleurs, la société, jusque dans les années 1960-70, n’était guère encline à célébrer la diversité comme on le fait aujourd’hui. (…) Nous avons actuellement la plus mauvaise combinaison : immigration étrangère importante + multiculturalisme mâtiné d’une rhétorique républicaine. Comme l’explique très bien Paul Collier dans son livre, le développement de diasporas (populations qui n’ont pas été absorbées par la population du pays d’accueil) favorise les flux d’immigration fondés sur les liens diasporiques. L’assimilation limite ce développement alors que le multiculturalisme le favorise. L’existence de larges diasporas n’est pas non plus propice à l’assimilation. Des flux plus modérés et une politique d’assimilation résolue constitueraient une meilleure combinaison. C’est d’autant plus vrai que les étrangers nouvellement accueillis sont plus difficiles à assimiler que prévu. Mais ce n’est pas la route sur laquelle nous cheminons. La régulation des flux migratoires est du ressort des pays d’accueil et il faut cesser de se bercer d’illusions avec le développement des pays de départ qui serait la solution miraculeuse. Leur développement est une bonne chose en soi, mais ne participera pas à réduire les candidats à la migration, bien au contraire. L’amélioration du niveau de vie fournira, en effet, à plus de candidats les moyens de partir. Il faut savoir que la politique migratoire est une compétence partagée avec l’UE. La Cour de justice de l’UE (CJUE) veille au respect des divers règlements et directives et élabore une jurisprudence qui encadre la politique des États. Sans parler de la Cour européenne des droits de l’homme et des Cours nationales.

    Michèle Tribalat

    http://www.atlantico.fr/decryptage/michele-tribalat-europe-impose-modele-multiculturel-auquel-france-jamais-vraiment-cherche-opposer-3069583.html

  • 5
    jc durbant:

    TRUE BRIT

    ‘Damn foreigners coming over here, saving our lives. Absolute hero deserves a medal.’

    John Fielder

  • 4
    jc durbant:

    Tide of hope (merci qui ?):

    Europe could face a new wave of migrant arrivals this summer, a leaked German government report has warned. Up to 6.6m people are waiting in countries around the Mediterranean to cross into Europe, according to details of the classified report leaked to Bild newspaper. They include more than 2.5m in North Africa waiting to attempt the perilous crossing by boat. Angela Merkel’s government has not commented on the report, which the newspaper says was marked for internal use only. There are fears of a dramatic rise in arrivals as the summer weather turns favourable for sea crossings. Growing numbers of migrants are known to be attempting to reach Europe by boat in the wake of the closure of the Balkan land route last year. They include refugees fleeing the turmoil in Syria and Iraq as well as economic migrants from Africa, the Middle East and Asia. The report warns the number waiting to cross into Europe has risen by 650,000 since the end of January alone — an increase of 12 per cent. It says 1m are waiting in Libya, where smugglers use small and often unseaworthy boats to carry migrants to outlying Italian islands. Another 1m are waiting in Egypt, 430,000 in Algeria, 160,000 in Tunisia, and 50,000 in Morocco. Others are waiting in transit countries along the route, with up to 720,000 in Jordan. The numbers also include 3.3m waiting in Turkey, most of whom are currently prevented from crossing into Europe by the EU’s migrant deal with President Recep Tayyip Erdogan’s government.

    The Telegraph

  • 3
    jc durbant:

    Voir encore:

    Donald Trump, le zozo de service selon le camp du Bien, mène contre le terrorisme islamique une politique aux effets spectaculaires. Ce lundi, l’Arabie saoudite, l’Egypte, Bahrein et les Emirats arabes unis ont, tour à tour, annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ce partenaire de la France est accusé de « soutien au terrorisme », dont Al-Qaïda, l’Etat islamique et les Frères musulmans. Lors de son discours du 21 mai à Riyad (Arabie saoudite), tenu devant une trentaine de dirigeants de pays musulmans, le président américain avait invité à vaincre « l’extrémisme islamiste », alimenté notamment par l’Iran, selon lui. Trump avait incité à la création d’une « coalition de peuples qui se liguent pour éradiquer le terrorisme ». Il avait mis les leaders musulmans devant leur responsabilité. « Chassez (les terroristes) de vos lieux de culte, de vos terres sacrées, de vos communautés et de vos territoires ». L’Arabie saoudite, berceau du salafisme, se serait-elle soudainement convertie à la tolérance ? Le doute reste de mise pour l’instant. Néanmoins, cet engagement de quatre pays musulmans à vaincre la violence djihadiste met fin à la négation du lien entre l’islam et le terrorisme mené au nom d’Allah. Ce mensonge sert de prétexte commode en Europe, et surtout en France, à exonérer l’islam de toute responsabilité et de tout effort de réforme. La bonne nouvelle est d’observer un réveil venu de musulmans eux-mêmes. Parions que la trumpophobie médiatique, cette autre pensée unique, aura du mal à admettre que Trump a marqué un point important dans l’incitation à la lucidité face aux dérives de l’islam politique. Ce matin, sur Europe 1, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a préféré parler « d’assassins et de voyous » pour désigner les trois britanniques islamistes qui ont une nouvelle fois attaqué Londres, samedi soir (7 morts, 50 blessés), au nom de l’Etat islamique. (…) En France, les yeux restent clos devant la contre-société qui se consolide dans les cités, au risque de constituer demain une nation dans la nation, si ne n’est déjà le cas. Cette évolution démographique et identitaire devrait être au cœur des préoccupations politiques. Il n’en est rien avec Emmanuel Macron, qui ne voit la France que comme une addition de communautés bienveillantes. Vendredi, après la décision de Trump de se retirer des accords de Paris sur le climat, le président français a déclaré : « La vocation de la France est de mener ces combats qui impliquent l’homme tout entier. C’est pourquoi la France s’est placée à l’avant garde de la lutte contre le changement climatique ». La posture consensuelle est facile. En France, les Frères musulmans, jugés terroristes par l’Arabie, l’Egypte, Bahrein et les Emirats, se portent bien, merci.

    Ivan Rioufol

  • 2
    jc durbant:

    Voir aussi:

    Les penseurs sunnites qui ont soutenu que le Coran pouvait servir à la modernisation se sont empêtrés dans un bourbier conceptuel, ce qui explique la crise de la pensée islamique aujourd’hui. Le Coran légitime nombre de choses embarrassantes pour les musulmans modernistes: l’esclavage, le djihad armé, le contrôle des femmes, la polygamie et des aberrations scientifiques.

    Suleiman Mourad

    Cessons de parler d’État Islamique, ils trahissent la religion qu’ils prétendent servir. Ce sont juste des assassins.

    Christophe Castaner (porte-parole du gouvernement Philippe)

    Ce n’est pas la première fois que l’on hésite à qualifier cette organisation terroriste par autre chose que par un acronyme. Laurent Fabius quand il était au quai d’Orsay avait affirmé une préférence pour Daech plutôt que pour État Islamique. Barack Obama n‘a jamais parlé de terrorisme islamiste et François Hollande non plus, sauf dans les confidences faîtes à Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans le livre Un président ne devrait pas dire ça. La pudeur linguistique n’est donc pas le seul fait de M. Castaner. (…) Elle est essentielle. Camus l’a dit et nous le répétons sans cesse «Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde». Dire que ce terrorisme n’est lié a aucune religion c’est tout simplement faux. Le calife et ses soutiens se revendiquent de l’islam. C’est un des visages, fort heureusement pas le seul et pas le principal, mais c’est un des visages de l’islam. En outre, si toutes les religions comptent dans leurs rangs des criminels et des assassins, la systématisation de la terreur n’appartient aujourd’hui qu’à la sphère islamique. Le nier c’est se priver du moyen de désigner ceux qui veulent nous tuer et qui le font comme à Londres «au nom d’Allah». Personne aujourd’hui ne tue au nom de Jésus, Vishnou ou Moïse. Rachid Kassim, l’un des organisateurs des attentats en France l’avait déclaré avant d’être tué par un drone américain: ses motivations n’étaient ni sociales, ni idéologiques (colonisation) mais religieuses. On ne peut en rien exonérer l’islam des crimes qui sont commis en son nom. Ceux qui le font rejoignent le discours de Tariq Ramadan qui veut noyer la singularité d’une grande confession dans la masse des crimes mondiaux, dans la nuit de l’équivalence. (…) C’est l’esprit d’une motion que Trudeau a fait voter il y a quelques semaines au Canada et qui, en substance, empêche toute critique de l’islam. L’islam est en train d’acquérir un brevet de religion intouchable. La confession la plus gangrenée par la violence est repeinte en religion de tolérance et d’amour. On ne peut pas continuer à rester dans le conte de fées pour échapper à l’accusation de racisme et d’amalgame. Adonis, Kamel Daoud, Boualem Sansal, Abdenour Bidart pourtant ne cessent de nous mettre en garde. Au fond, cette rhétorique est très anglo-saxonne. Pour les Américains et les Anglais, toute religion est bonne en soi. Mais l’islam n’a pas connu les lumières et la réforme interne. La vérité que nous sommes obligés de répéter sans cesse est la suivante: ces massacres n’ont pas de causes sociales, économiques, pathologiques mais bien théologiques. Garder les yeux grands fermés comme M. Castaner augure mal de la politique du gouvernement.

    Pascal Bruckner

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Nul n’est prophète en son pays.

    Jésus

    Si je regarde vers l’avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d’un sang abondant.

    Enoch Powell (20 avril 1968)

    La fonction suprême de l’homme d’Etat est de protéger la société de malheurs prévisibles. Il rencontre dans cette tâche des obstacles profondément ancrés dans la nature humaine. L’un d’entre eux est qu’il est d’évidence impossible de démontrer la réalité d’un péril avant qu’il ne survienne : à chaque étape de la progression d’un danger supposé, le doute et le débat sont possibles sur son caractère réel ou imaginaire. Ces dangers sont en outre l’objet de bien peu d’attention en comparaison des problèmes quotidiens, qui sont eux incontestables et pressants : d’où l’irrésistible tentation pour toute politique de se préoccuper du présent immédiat au détriment de l’avenir. Par-dessus tout, nous avons également tendance à confondre la prédiction d’un problème avec son origine, ou même avec le fauteur de trouble. Nous aimons à penser : « Si seulement personne n’en parlait, sans doute rien de tout cela n’arriverait…» Cette habitude remonte peut-être à la croyance primitive que le mot et la chose, le nom et l’objet, sont identiques. Dans tous les cas, l’évocation des périls à venir, graves mais évitables (si l’on s’attache à les résoudre), est la tâche la plus impopulaire de l’homme politique. La plus nécessaire aussi. (…) Sur la lancée actuelle, dans 15 ou 20 ans, il y aura en Grande-Bretagne, en comptant les descendants, 3,5 millions d’immigrés du Commonwealth. Ce chiffre n’est pas de moi : c’est l’évaluation officielle donnée au Parlement par les bureaux de l’état-civil. Il n’y a pas de prévision officielle semblable pour l’an 2000, mais le chiffre avoisinera les 5 à 7 millions, soit environ un dixième de la population, quasiment l’équivalent de l’agglomération londonienne. Cette population ne sera bien sûr pas uniformément répartie du nord au sud et d’est en ouest. Dans toute l’Angleterre, des régions entières, des villes, des quartiers, seront entièrement peuplés par des populations immigrées ou d’origine immigrée. Avec le temps, la proportion des descendants d’immigrés nés en Angleterre, et donc arrivés ici comme nous, augmentera rapidement. Dès 1985, ceux nés en Angleterre [par rapport à ceux nés à l’étranger] seront majoritaires. C’est cette situation qui demande d’agir avec la plus extrême urgence, et de prendre des mesures qui, pour un homme politique, sont parmi les plus difficiles à prendre, car ces décisions délicates sont à considérer dans le présent, alors que les dangers à écarter, ou à minimiser, ne se présenteront qu’aux élus des générations futures. Lorsqu’un pays est confronté à un tel danger, la première question qui se pose est celle-ci : « Comment réduire l’ampleur du phénomène ? » Puisqu’on ne peut entièrement l’éviter, peut-on le limiter, sachant qu’il s’agit essentiellement d’un problème numérique ? Car en effet, l’arrivée d’éléments étrangers dans un pays, ou au sein d’une population, a des conséquences radicalement différentes selon que la proportion est de 1% ou 10%. La réponse à cette simple question est d’une égale simplicité : il faut stopper, totalement ou presque, les flux d’immigration entrants et encourager au maximum les flux sortants. Ces deux propositions font partie de la plate-forme officielle du Parti Conservateur. Il est à peine concevable qu’en ce moment même, rien qu’à Wolverhampton, entre 20 et 30 enfants immigrés supplémentaires arrivent chaque semaine de l’étranger, soit 15 à 20 familles supplémentaires dans 10 ou 20 ans. « Quand les Dieux veulent détruire un peuple, ils commencent par le rendre fou » dit le dicton, et assurément nous devons être fous, littéralement fous à lier, en tant que nation, pour permettre chaque année l’arrivée d’environ 50 000 personnes à charge et qui plus tard accroîtront la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays élever frénétiquement son propre bûcher funéraire. (…) Le troisième volet de la politique du Parti Conservateur est l’égalité de tous devant la loi : l’autorité publique ne pratique aucune discrimination et ne fait aucune différence entre les citoyens. Ainsi que M. Heath [leader du parti conservateur] l’a souligné, nous ne voulons pas de citoyens de première ou de seconde «classe». Mais cela ne doit pas signifier pour autant qu’un immigré ou ses descendants doivent disposer d’un statut privilégié ou spécifique, ou qu’un citoyen ne soit pas en droit de discriminer qui bon lui semble dans ses affaires privées, ou qu’on lui dicte par la loi ses choix ou son comportement. Il n’y a pas plus fausse appréciation de la réalité que celle entretenue par les bruyants défenseurs des lois dites « contre les discriminations ». Que ce soit nos grandes plumes, toutes issues du même moule, parfois des mêmes journaux qui, jour après jour dans les années 30, ont tenté d’aveugler le pays face au péril croissant qu’il nous a fallu affronter par la suite. Ou que ce soit nos évêques calfeutrés dans leurs palais à savourer des mets délicats, la tête dissimulée sous les draps. Ces gens-là sont dans l’erreur, dans l’erreur la plus absolue, la plus complète. Le sentiment de discrimination, de dépossession, de haine et d’inquiétude, ce ne sont pas les immigrés qui le ressentent, mais bien ceux qui les accueillent et doivent continuer à le faire. C’est pourquoi voter une telle loi au Parlement, c’est risquer de mettre le feu aux poudres. Le mieux que l’on puisse dire aux tenants et aux défenseurs de cette loi, c’est qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. (…) alors qu’arriver en Grande-Bretagne signifie pour le migrant accéder à des privilèges et à des équipements ardemment recherchés, l’impact sur la population autochtone du pays est bien différent. Pour des raisons qu’ils ne comprennent pas, en application de décisions prises à leur insu, pour lesquelles ils ne furent jamais consultés, les habitants de Grande-Bretagne se retrouvent étrangers dans leur propre pays. Leurs femmes ne trouvent pas de lits d’hôpital pour accoucher, leurs enfants n’obtiennent pas de places à l’école, leurs foyers, leurs voisins, sont devenus méconnaissables, leurs projets et perspectives d’avenir sont défaits. Sur leurs lieux de travail, les employeurs hésitent à appliquer au travailleur immigré les mêmes critères de discipline et de compétence qu’au Britannique de souche. Ils commençent à entendre, au fil du temps, des voix chaque jour plus nombreuses qui leur disent qu’ils sont désormais indésirables. Et ils apprennent aujourd’hui qu’un privilège à sens unique va être voté au Parlement. Qu’une loi qui ne peut, ni n’est destinée à les protéger ni à répondre à leurs doléances, va être promulguée. Une loi qui donnera à l’étranger, au mécontent, à l’agent provocateur, le pouvoir de les clouer au pilori pour des choix d’ordre privé. Parmi les centaines de lettres que j’ai reçues après m’être exprimé sur ce sujet il y a 2 ou 3 mois, j’ai remarqué une nouveauté frappante, et je la trouve de très mauvaise augure. Les députés ont l’habitude de recevoir des lettres anonymes, mais ce qui me surprend et m’inquiète, c’est la forte proportion de gens ordinaires, honnêtes, avisés, qui m’écrivent une lettre souvent sensée, bien écrite, mais qui préfèrent taire leur adresse. Car ils craignent de se compromettre ou d’approuver par écrit les opinions que j’ai exprimées. Ils craignent des poursuites ou des représailles si cela se savait. Ce sentiment d’être une minorité persécutée, sentiment qui progresse parmi la population anglaise dans les régions touchées du pays, est quelque chose d’à peine imaginable pour ceux qui n’en ont pas fait directement l’expérience. (…) L’autre dangereuse chimère de ceux qui sont aveugles aux réalités peut se résumer au mot « intégration ». Être intégré, c’est ne pas se distinguer, à tous points de vue, des autres membres d’une population. Et de tout temps, des différences physiques évidentes, particulièrement la couleur de peau, ont rendu l’intégration difficile, bien que possible avec le temps. Parmi les immigrés du Commonwealth venus s’installer ici depuis 15 ans, il existe des dizaines de milliers de personnes qui souhaitent s’intégrer, et tous leurs efforts tendent vers cet objectif. Mais penser qu’un tel désir est présent chez une vaste majorité d’immigrés ou chez leurs descendants est une idée extravagante, et dangereuse de surcroît. Nous sommes arrivés à un tournant. Jusqu’à présent, la situation et les différences sociales ont rendu l’idée même d’intégration inaccessible : cette intégration, la plupart des immigrés ne l’ont jamais ni conçue ni souhaitée. Leur nombre et leur concentration ont fait que la pression vers l’intégration qui s’applique d’habitude aux petites minorités, n’a pas fonctionné. Nous assistons aujourd’hui au développement de forces qui s’opposent directement à l’intégration, à l’apparition de droits acquis qui maintiennent et accentuent les différences raciales et religieuses, dans le but d’exercer une domination, d’abord sur les autres migrants et ensuite sur le reste de la population. Cette ombre, au départ à peine visible, obscurcit le ciel rapidement. Et on la perçoit désormais à Wolverhampton. Elle donne des signes d’expansion rapide. (…) Le projet de Loi sur les Relations Raciales constitue le terreau idéal pour que ces dangereux éléments de discorde prospèrent. Car voilà bien le moyen de montrer aux communautés d’immigrants comment s’organiser et soutenir leurs membres, comment faire campagne contre leurs concitoyens, comment intimider et dominer les autres grâce aux moyens juridiques que les ignorants et les mal-informés leur ont fournis. Je contemple l’avenir et je suis rempli d’effroi. Comme les Romains, je vois confusément « le Tibre écumant de sang ». Ce phénomène tragique et insoluble, nous l’observons déjà avec horreur outre-Atlantique, mais alors que là-bas il est intimement lié à l’histoire de l’Amérique, il s’installe chez nous par notre propre volonté, par notre négligence. Il est déjà là. Numériquement parlant, il aura atteint les proportions américaines bien avant la fin du siècle. Seule une action résolue et immédiate peut encore l’empêcher. Je ne sais si la volonté populaire exigera ou obtiendra de telles mesures. Mais ce que je sais, c’est que se taire devant cette situation serait une trahison majeure.

    Enoch Powell (1968)

    40 years ago, Enoch Powell’s speech in this hotel, made to a handful of activists, electrified Britain. It elated some. It terrorised others. Its timing was a tragedy for our nation. Historically we are diverse, open-minded, and anti-racist. But every now and again we forget our true character. And April 20 1968 was the start of a forty year aberration for which we have since paid dearly. Just at the moment when we were about to pass what were then the most progressive race relations laws in Europe we were plunged into a forty-year bout of racial introspection. In the year that four young British musicians captivated the planet with their charm, confidence and their talent, our politicians were forced to wrestle with the fears of an anxious majority convinced that their rights were about to be usurped by a greedy minority. And in the past forty years, when we could justifiably have been boasting of our success in creating a multicultural, multiethnic society, we found ourselves mired in a ghastly stand-off about race relations which has spawned unnecessary division and inequality. Yet in spite of all this, today, I believe that Britain remains, at heart, that open-minded, anti-racist nation. And that this 20th of April offers us a chance to throw off the shadow of the past forty years. I want to tell you why I believe that right now, the urgency of change demands a new social contract in which we the British people reap the benefits of managed migration by pursuing a positive policy of active integration. In my lifetime there has never been a more vital moment for such a profound shift in thinking. There are no rivers of blood in prospect. Rather there is today a tide of hope that is carrying 200 million and more migrants across the globe in search of a better life. Some are British. Many are highly-skilled and qualified. They look in our direction, but they have choices. Like every other prosperous developed nation we know that if we don’t get our share of this wave of talent we risk becoming an economic backwater. But we also know that with the benefits of migration come costs. So my speech today is about how, we maximise the benefits and minimise the costs. If we fail, our children and our grandchildren won’t be arguing about how many immigrants we can take into Britain; they’ll be wondering how they can get a work permit to the dominant economies of China, India and Brazil. (…) So why, given its impact, did Powellism fail so dismally? I think there are three reasons. First the doctrine utterly failed to understand the essential attitude of British people to difference. We are not racists. How could we be? We are an ancient multilingual state forged from at least four different ethnicities, with a people built on and used to intermarriage, compromise and negotiation. (…) I think the second reason for the Powellites’ failure is that they wanted to promote a British identity rooted in an Empire that by 1968 was already in rapid decline. And finally, perhaps most important of all, the Powellites fatally confused race and immigration. We can see today why this is a mistake. In the last decade, when we have had higher net immigration than at any time in the past forty years, large numbers – over half a million between 2004 and 2006 of immigrants are white. (…) The warning of the River Tiber foaming with much blood comes from the Cumaean Sybil, one of the prophetesses of Roman legend. Virgil says that she told Aeneas, the Trojan, not to go to Rome because there’d be trouble. In fact he ignored the warning, he went on to found the dynasty that built Rome – we remember Romulus and Remus – the centre of arguably the most successful multiethnic and multi-faith empire in the history of the world. Perhaps what happened to the Sybil is a warning. She was granted eternal life by the God Apollo, but forgot to ask for an eternal body. So though she still had the gift of prophecy, she withered away until she was just a disembodied voice. Eventually she disappeared never to be heard from again. I think that’s food for thought for all aspiring prophets. So in short, after forty years I think we can say with confidence that we don’t need to ask if Powellism was ever right. All we need to know is that it wrong now. That story is over. Goodbye Alf Garnett. But that does not mean that the political challenge of immigration is over. On the contrary. We’ve only just begun to prepare the ground to debate the greatest challenge of our time. I believe that there are two fundamental challenges facing western nations today. One is how we live with our planet. The other is how we live with each other. The second – in Sir Isaiah Berlin’s phrase – « living together graciously » – is in my view the more urgent. If we cannot get along with our neighbours we have no hope of taking the concerted action we need to reverse climate change. There’s just no mileage in talking about car pools if you loathe your neighbours so much that you can’t bear to share a car ride with them. (…) So I want to propose first that we simply abandon the unproven Powellite assertion that if we get immigration numbers down, we’ll have less trouble. Instead I want to argue that our history shows that immigration and integration are reciprocal. That is to say, that if we needed, perhaps for economic reasons, to admit more immigrants we would have to work harder at integration; but equally, that if we are better at our integration, we can probably accommodate more immigrants. And just as Powellism had its three central principles – assimilation, separation and domination – I want to propose three new principles for an integrated society, based on our Commission’s core values – equality, human rights and good relations. (…) We cannot allow discussion of race and immigration forever to be seen as playing into the hands of extremists. The forty-year old shockwave of fear has gagged us all for too long. Our aim is the integrated society – one built on fairness, respect and dignity, confident in all aspects of its diversity. We need to start a new conversation about how we get there, a dialogue has to be guided not by fear, but by hope.

    Trevor Phillips (2008)

    Le discours des fleuves de sang est un discours prononcé le 20 avril 1968 par Enoch Powell, parlementaire conservateur britannique, critiquant le multiculturalisme et opposé à l’immigration venant des pays du Commonwealth. Le discours a été prononcé devant une réunion régionale du Conservative Political Centre, au moment où la loi Race Relations Bill 1968 était en discussion au Parlement à majorité travailliste. Son auteur l’appelait « discours de Birmingham ». Il tire son nom de cet extrait : « Si je regarde vers l’avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d’un sang abondant ». Le sujet du discours était l’immigration ; Powell désirait avertir le peuple que, selon lui, celle-ci menaçait le Royaume-Uni. Il déplorait le fait que des Anglais ne trouvassent pas d’emploi à cause de la main-d’œuvre que constituaient les immigrés (principalement des Jamaïcains), dénonçant le comportement de ceux-ci à l’aide de nombreux exemples destinés à marquer l’auditoire. Le discours provoqua une vaste polémique dans la classe politique, la presse et la société britannique, mais un sondage de l’organisation Gallup réalisé fin avril 1968 montra que 74 % de la population était d’accord avec lui. Sous la pression de ses collègues, il dut démissionner du cabinet fantôme conservateur où il occupait le poste de ministre de la Défense. Dans son livre Reflections on the Revolution in Europe: Immigration, Islam and the West (2009), traduction Une révolution sous nos yeux (2011), Christopher Caldwell relève que les prévisions chiffrées d’Enoch Powell sont assez exactement réalisées, mais pas les catastrophes annoncées.

    Wikipedia

    Cette enquête est troublante. Elle révèle quelque chose que l’on n’a pas reconnu jusque-là : l’apparition d’une nation dans la nation, avec sa propre géographie, ses propres valeurs et son propre avenir. (…) il faut abandonner le multiculturalisme soft et adopter une approche d’intégration beaucoup plus musclée.

    Trevor Phillips (2016)

    Pendant longtemps, je pensais que les musulmans (…) abandonneraient petit à petit leurs coutumes ancestrales, qu’ils se fondraient dans le paysage britannique divers. Mais j’ai eu tort.

    Trevor Phillips (2016)

    In the wake of the jihadi human bomb attack in Manchester, Britain’s Prime Minister Theresa May said: “We struggle to comprehend the warped and twisted mind that sees a room packed with young children not as a scene to cherish but an opportunity for carnage.” Germany’s Chancellor Angela Merkel said: “ It is unbelievable that somebody has used a joyful pop concert to kill or seriously injure so many people.” A headline in the Washington Post read: “In suburban Manchester, a search for what might have motivated the attacker”. “Struggle to comprehend”? “Unbelievable”? “What might have motivated the attacker”? Really?? In 2006 I published my book Londonistan which analysed the supine response of the British political, legal and religious establishment to Islamic jihadi terrorism and the Islamisation of Britain. What follows below is the concluding chapter of that book. As the army patrols the streets of Britain to guard against further expected terrorist attacks, my warning about the deadly failure to face up to the true nature of the threat facing the west is surely even more urgent today. (…) Britain is in denial. Having allowed the country to turn into a global hub of the Islamic jihad without apparently giving it a second thought, the British establishment is still failing even now — despite the wake-up calls of both 9/11 and the London bomb attacks of 2005 — to acknowledge what it is actually facing and take the appropriate action. Instead, it is deep into a policy of appeasement of the phenomenon that threatens it, throwing sops to both radical Islamism and the Muslim community in a panic-stricken attempt to curry favour and buy off the chances of any further attacks. This disastrous policy ignores the first law of terrorism which is that it preys on weakness. The only way to defeat it is through strength — the strength of a response based on absolute consistency and moral integrity, which arises in turn from the strength of belief in the values that are being defended. By choosing instead the path of least resistance, Britain is advertising its fundamental weakness and is thus not only greatly enhancing the danger to itself but is also enfeebling the alliance in the defence of the west. Britain has a long and inglorious history of appeasing terrorism, thus bringing true the aphorism in which its ruling class so cynically believes that ‘terrorism works’. Now, however, this dubious national trait has been cemented even more firmly into the national psyche by the governing doctrine of multiculturalism, which has made it all but impossible even to acknowledge that this is a problem rooted within the religion of a particular minority community. The fervent embrace of ‘victim culture’ means instead that this minority has to be treated on its own assessment as a victim of the majority and its grievances attended to on the basis that it is these grievances which are the cause of terrorism. At the same time, however, this minority disavows any connection with terrorism and vilifies anyone who dares suggest to the contrary. Thus Britain is being forced to act on the basis that if it does not do so it will be attacked — by people who claim that terrorism runs totally counter to the values of their religion, but then demand that the grievances of members of that religion are addressed as the price of averting further attacks. This deeply manipulative and mind-twisting behaviour is the equivalent of holding a gun to Britain’s head while denying that this is being done, and threatening to run out of town anyone who points it out. The intersection of an aggressive religious fanaticism with the multicultural ideology of victimhood has created a state of paralysis across British institutions. The refusal to admit the religious character of the threat means not only that Britain is failing to take the action it should be taking but, worse still, is providing Islamist ideologues with an even more powerful platform from which to disseminate the anti-western views which have so inflamed a section of Britain’s Muslims. The refusal to acknowledge that this is principally a war of religious ideology, and that dangerous ideas that can kill are spread across a continuum of religious thought which acts as a recruiting-sergeant for violence, is the most egregious failure by the British political and security establishment. The deeply-rooted British belief that violence always arises from rational grievances, and the resulting inability to comprehend the cultural dynamics of religious fanaticism, have furthermore created a widespread climate of irrationality and prejudice in which the principal victims of the war against the west, America and Israel, are demonised instead as its cause. This mindset and the corresponding terror of being thought ‘Islamophobic’ have prevented the British from acknowledging the eruption of Islamist violence not just in Britain but around the western world. The British media either ignore it — as with disturbances in Sweden or Belgium — or, when they do report it, insist that Islam has nothing to do with it. (…) One of the reasons why people shy away from acknowledging the religious aspect of this problem is, first, the very proper respect that should be afforded to people’s beliefs and, second, the equally proper fear of demonising an entire community. There is indeed a risk of such a discussion exposing innocent Muslims to attack. But there is a greater risk to the whole community if the roots of the problem are censored and never dealt with. The key issue is the inability to grasp that, just because a problem has a religious character, this does not mean that all members of that religion suffer from that problem. There is a distinction to be drawn between Muslims and Islamists. Islamism is the politicised interpretation of the religion which aims to Islamicise societies. Many Muslims in Britain and elsewhere would not subscribe to this ideology. But it is the dominant strain throughout the Muslim world, and there has been so far no serious challenge to it — not least because those who do speak out against it run the risk of being killed. Because it is so dominant, backed by powerful Muslim states and even more crucially by Islamic religious authorities, it constantly spreads its extremist messages of religious fanaticism and political sedition. That is why the development of the Muslim Brotherhood infrastructure in Britain was so calamitous. It is also why the most bitter criticism of the government’s subsequent appeasement of the Brotherhood has come from liberal British Muslims, who feel understandably betrayed as the ground is cut from under their feet. The charge that pointing out the religious nature of this extremism is an act of bigotry against Muslims is deployed to shut down a vital debate which urgently needs to be had, not least within the Muslim community itself. The claim is a form of crude intimidation, and the fact that Britain is so cowed by it in itself shows how far it has already travelled down this dangerous path. It also ignores the fact that some Muslims themselves are speaking out in similar vein. (…) Such courageous Muslims are being betrayed by Britain’s pusillanimity. The Muslim community has got to come up with a different response from blaming Britain and the west. While no-one has the right to tell it how to organise its own religion, it does have a responsibility to address those aspects of its culture which threaten the state. Britain does this community no favours by pandering to its own tendency to self-delusion. For Britain to start to address this properly, it would have to take a number of steps which showed unequivocally that it was refusing to compromise not just with terror but with the ideology that fuels it. That would mean showing that, while it had no problem with the practice of Islam as a minority faith that observed the same rules as all other minority faiths, it would not countenance the practice of Islamism, or clerical fascism, and would take steps to stop it. (…) Next, a properly motivated nation would set about the remoralisation and re-culturation of Britain by restating the primacy of British culture and citizenship. To do this, it would recognise that British nationhood has been eviscerated by the combination of three things: mass immigration, multiculturalism and the onslaught mounted by secular nihilists against the country’s Judeo-Christian values. It would institute tough controls on immigration while Britain assimilates the people it has already got. The principal reason behind the cultural segregation of Britain’s Muslims is their practice of marrying their young people to cousins from the Indian subcontinent. That has got to stop because it is simply a threat to social cohesion. The usual charges of racism would be faced down by reaffirming two things simultaneously: that Britain values its immigrants who make a great contribution to the country; and that in order to integrate them properly into British society, their numbers must be controlled. It would abolish the doctrine of multiculturalism by reaffirming the primacy of British values. It would ensure that British political history is once again taught in schools, and that Christianity is restored to school assemblies. It would stop the drift towards the creation of a parallel Islamic jurisdiction under Sharia and would no longer turn a blind eye to the practice of polygamy, following the recommendation of Dr Ghayasuddin Siddiqui that imams should only be allowed to officiate at marriages upon the production of a civil marriage certificate. (…) Unfortunately, there is very little chance of any of this happening. Britain is currently locked into such a spiral of decadence, self-loathing and sentimentality that it is incapable of seeing that it is setting itself up for cultural immolation. In the short term, this is likely to lead to the increasing marginalisation of British Jews, Hindus, Sikhs and other minorities caught in a pincer movement between radical Islamists on the one hand and a craven establishment on the other that is pandering to Islamist extremism. So much for the multicultural nirvana. (…) The cultural deformities of moral relativism and victim culture that have done such damage in Britain are present in American society too. At present, they are locked in conflict with traditional values in America’s culture wars. But it doesn’t take too much imagination to envisage that, if a different administration were installed in the White House, Britain’s already calamitous slide into cultural defeatism might boost similar forces at play in the United States. Britain is the global leader of English speaking culture. It was Britain which first developed the western ideas of the rule of law, democracy and liberal ideals and exported them to other countries. Now Britain is leading the rout of those values, allowing its culture to become vulnerable to the predations of militant Islam. If British society goes down under this twin assault, the impact will be incalculable — not just for the military defence of the west against radical Islamism, but for the very continuation of western civilisation itself. The west is under threat from an enemy which has shrewdly observed the decadence and disarray in Europe where western civilisation first began. And the greatest disarray of all is in Britain, the very cradle of western liberty and democracy, but whose cultural confusion is now plain for all to see in Londonistan. The Islamists chose well. Britain is not what it once was. Whether it will finally pull itself together and stop sleepwalking into cultural oblivion is a question on which the future of the west may now depend.

    Melanie Phillips

    Aucune leçon n’a été tirée par le gouvernement britannique des deux premières attaques. On peut s’attendre à ce qu’aucune leçon ne soit tirée cette fois encore. Il y aura sans doute des bougies, des fleurs, des petits cœurs en papier rose, des paroles disant que les terroristes sont répugnants et que la vie va continuer comme avant. C’est précisément là le problème : la population britannique est une population devenue incapable de colère et incapable de soutenir les mesures qui s’imposeraient. Theresa May est à l’image de la population britannique et n’est pas même une pâle copie de Margaret Thatcher. Son adversaire, Jeremy Corbyn, le gauchiste antisémite et sympathisant de causes islamistes est encore plus inquiétant qu’elle, et de loin. Il ne sera vraisemblablement pas en position de devenir Premier ministre, mais ce que décidera Theresa May a peu d’importance. Le Royaume Uni compte moins de Musulmans en son sein que la France, mais il est plus infesté qu’elle. On y trouve des zones de non droit qui s’affirment explicitement zones d’application de la charia. On y trouve aussi des écoles islamiques financées par le gouvernement, et j’en passe. On peut y rencontrer quelques intellectuels lucides, tels Douglas Murray, qui vient de publier un livre remarquable appelé The Strange Death of Europe* (La mort étrange de l’Europe). Il y décrit le suicide de son propre pays, et écrit que les choses a ses yeux sont devenues irréversibles. Il attribue cela à deux causes: l’acceptation d’une immigration de masse musulmane, etl’acceptation d’une immigration de masse musulmane, et l’imposition des idées politiquement correctes qui a créé une multitude de bombes à retardement en train d’exploser.Il serait très tard pour qu’un gouvernement britannique agisse : il faudrait au minimum enfermer en prison tous les gens qui sont sur les listes de suspects, expulser ceux qui ne sont pas de nationalité britannique, interdire le retour sur le territoire des Musulmans partis se former au djihad à l’étranger, fermer toutes les écoles musulmanes et la plupart des mosquées, armer la police, et ce ne serait qu’un début. Le gouvernement britannique n’agira pas. La situation est à peine meilleure en France (où il faudrait appliquer des mesures identiques), ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas désespérée, et Douglas Murray parle aussi de la France où existent près de six cent zones de non droit et plus de deux mille mosquées où on évoque positivement le djihad. Elle compte une proportion inquiétante de Musulmans antisémites et de Musulmans approuvant les actions de l’Etat Islamique. La situation est pire en Belgique qu’au Royaume Uni, et la situation s’aggrave en Scandinavie. L’Europe est en guerre parce que l’islam radical lui a déclaré la guerre, et elle opte pour l’aveuglement volontaire, l’apaisement et la défaite préventive. Dans les journaux de tous les pays d’Europe, on évoque en ce moment le ramadan, et on vante les charmes de celui-ci. Le ramadan est une phase de djihad exacerbé, et on le constatera cette année encore, mais il ne faut pas le dire, bien sûr. Ce qui s’est passé à Londres était une nuit de ramadan. Tuer des infidèles pour plaire à Allah et finir en shahid pour rejoindre le paradis d’Allah peut faire partie des joies du ramadan pour un Musulman. Il existe des Musulmans occidentalisés qui s’éloignent du Coran et qui vivent leur vie paisiblement, mais les Musulmans qui respectent pleinement le Coran peuvent légitimement tuer des infidèles. L’assimilation des Musulmans au monde occidental serait une vaste tâche, presque impossible à accomplir. Pour l’heure, en Europe, c’est l’Occident qui se fait avaler par l’islam. Parmi les aspects les plus abjects des pseudo-debats de ces derniers jours sur le climat, il y avait le fait qu’on mène ces débats comme si une semaine plus tôt des enfants n’avaient pas été assassinés à Manchester. Les gens rassemblés pour une minute de silence à Manchester avaient chanté une chanson appelée Don’t look back in anger (ne regarde pas en arrière avec colère). Ils n’étaient pas en colère et, avec leurs bougies, leurs fleurs et leurs petits cœurs en papier rose, ils faisaient acte de soumission. Ils ne regardaient pas en arrière vers les victimes. Les dirigeants européens réservaient, eux, leur colère à Donald Trump et ne regardaient pas en arrière eux non plus. Parmi les aspects les plus grotesques des pseudo-débats de ces derniers jours sur le climat, il y avait cette prétention cuistre et arrogante des dirigeants européens de sauver la terre alors qu’ils sont totalement incapables de sauver leur propre civilisation et sont en train de la détruire. La terre, dont ils prétendent se préoccuper n’est pas en danger. La civilisation européenne, elle, est bien davantage qu’en danger : elle est quasiment morte, et les dirigeants européens d’aujourd’hui sont ses fossoyeurs.

    Guy Millière
















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