eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

#JeSuisBrigitte

Posté le samedi 13 mai 2017 par sil

Ras-le-bol des moqueries puériles de cour de récréation médiatique au sujet de l’age de Brigitte Macron…

sil @ 13:15
Catégorie(s): Médias etVive les femmes!


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16 réponses à “#JeSuisBrigitte”

  • 16
    jc durbant:

    Voir aussi:

    Rentré à Paris, Gide décide très vite de narrer son voyage. Dans son Journal, il nous confie son « immense », son « effroyable désarroi » (3 septembre). Dès le 21 octobre, il donne son manuscrit à imprimer. Le 26, l’écrivain soviétique Ilya Ehrenbourg, mis en alerte, lui rend visite et lui fait valoir que la publication d’un pareil témoignage est inopportune, alors que la guerre civile ravage l’Espagne depuis quelques mois4. Les amis commencent, eux aussi, au moment de la correction des épreuves, à mettre Gide en garde sur l’opportunité du livre. N’importe ! Il s’opiniâtre. Malgré toutes les pressions, au premier rang desquelles celle d Aragon, le Retour de l’URSS était mis en vente le 13 novembre 1936. Considéré comme une bombe, le livre compta neuf tirages jusqu’en septembre 1937, atteignant près de 150 000 exemplaires, et fut traduit dans une quinzaine de langues.

    Le livre n’était pas sans faiblesse. Martin du Gard le dit sans ambages : «L’admirable préface reste pour moi un imposant portique qui s’ouvre sur peu de chose. La promesse du début n’est pas tenue. […] Ce livre ne sera jamais lu par quelqu ‘un de sérieux qui veut se documenter sur les défauts du régime soviétique et étayer ses griefs. Et je craignais que cette insuffisance du fond ne compromette et le succès du livre et la réputation de Gide. Là-dessus, il semble bien que je me sois totalement trompé. Je n ‘ai pensé qu ‘au livre, à son contenu. Par un merveilleux hasard, l’opinion publique ne paraît tenir compte que du geste. […] C’est le geste seul qui semble compter. On le porte au crédit de Gide, avec respect et sympathie, partout. »

    Était-ce vraiment un « hasard » ? Deux éléments expliquent le succès et la force du Retour de l’URSS. En premier lieu, il s’agit d’un témoignage à la fois critique et dépourvu de hargne – et d’autant plus efficace dans la critique que l’auteur y parlait de son « amour » pour l’URSS. Surtout, ce petit livre venait de celui qui était reconnu comme le plus grand écrivain français vivant, ou autant vaut. Le Staline de Souvarine, paru l’année précédente, et qui était la première biographie critique du dictateur, était autrement solide et précis, mais il n’était que de Souvarine, dont le nom ne parlait pas à grand monde.

    Qu’est-ce qui avait poussé Gide à cracher dans le bortsch ? On pourrait interpréter son audace comme un joli coup stratégique : il obtenait un grand succès de librairie, compensait la perte de ses lecteurs d’extrême gauche par la conquête d’un lectorat de tous bords, retrouvait cette tranquillité que son statut de compagnon de route n° 1 lui avait fait perdre… Et puis, last but not least, il soignait une nouvelle fois son image d’anticonformiste imprévisible, champion de la sincérité, intraitable défenseur de la vérité en toutes choses. Un tel jugement, même s’il y entre quelque vérité, ne prendrait pas en compte les risques encourus. Gide avait trouvé, par son adhésion au communisme, une famille, une espérance, le respect des petits et la haine du bourgeois qui ne pouvait que lui plaire. Plutôt qu’un calcul sur son sort personnel et sur la fin de sa carrière, c’est – comme toujours – une impulsion qui le porte à dire ce qu’il sait et ce qu’il a vu.

    Le Retour de l’URSS n’est pas un pamphlet. On y rencontre de nombreuses louanges à l’adresse des réalisations du régime… Mais, de chapitre en chapitre, se trouvent entassés tous les attributs – ou presque – de la société totalitaire : « l’inertie de la masse », la « dépersonnalisation », le conformisme général, l’idéologie d’État répétée chaque matin par la presse, le «façonnement de l’esprit [qui] commence dès la plus tendre enfance », l’étanchéité du pays avec les autres pays, la disparition de l’esprit critique (« et je doute qu’en aucun autre pays aujourd’hui, fût-ce dans l’Allemagne de Hitler, l’esprit soit moins libre, plus courbé, plus craintif (terrorisé), plus vassalisé. »), le culte de la personnalité (« l’effigie de Staline se rencontre partout»), dictature non du prolétariat mais d’un homme… Une seule réalité, terrible, a échappé à Gide : l’existence du goulag.

    Attendue, inévitable, la réplique des Soviétiques ne tarda pas. Le 3 décembre, La Pravda donnait le signal. Gide avait été manipulé par les agents antisoviétiques, et ses origines bourgeoises l’avaient désarmé. Pour le cinéaste Eisenstein, mobilisé comme les autres membres de l’intelligentsia communiste, l’auteur du Retour était devenu un valet des « fascistes » et des « trotskistes ». On en arriva, le 5 janvier 1937, à une lettre de Romain Rolland, toujours dans La Pravda, et reproduite par L’Humanité du 18 janvier suivant sous le titre : « L’URSS en a vu bien d’autres ! » Au pire, Gide était devenu un ennemi ; au mieux, il n’était qu’un « ami débile ». A Paris, le parti communiste s’appliqua à organiser dare-dare diverses réunions d’information sur le livre scandaleux, pour en désamorcer les effets. Gide reçut, en revanche, l’approbation de nombreux membres notoires de la gauche non communiste, des trotskistes et de Trotski lui-même.

    Retour de l’URSS était devenu un événement. La presse de droite se réjouissait, c’était de bonne guerre. Il fallait à Gide démontrer qu’il n’était pas récupérable de ce côté-là. Pourtant, les critiques qui portèrent sur le fond de son ouvrage, sur son manque de connaissances économiques, sur ses « naïvetés », l’agaçaient. Il s’employa dès lors à le compléter par un autre, plus documenté, plus chiffré, qu’il appellera Retouches à mon Retour de l’URSS. Ce furent mêmes louanges et mêmes critiques de tous les côtés. Chacun avait son siège fait. Pour les uns, Gide était un apostat, un traître, un ennemi de classe retourné à son vomissement ; pour les autres, c’était un modèle de courage intellectuel, refusant de soumettre l’impératif de la vérité aux intérêts et à l’esprit de parti.

    Pour André Gide, le dilemme n’était pas si subtil, il ne fallait pas accepter les sommations de ceux pour qui tel témoignage n’était pas « opportun ». car il n’est jamais opportun de dire la vérité en face de la tyrannie. Au fond. Gide illustrait la théorie du clerc selon Julien Benda : vérité toujours, quoi qu’il en coûte’1. Le prix de la vérité pouvait aussi être élevé pour la collectivité. En cas d’affrontement armé avec les fascismes, devait-on discréditer l’allié potentiel soviétique ? C’est sans doute la question que se posait Malraux. Mais ne pouvait-on pas, en s’alliant avec le diable, garder en tête que c’était le diable ?

    Michel Winock

  • 15
    jc durbant:

    Je doute qu’en aucun autre pays aujourd’hui, fut-ce l’Allemagne de Hitler, l’esprit soit moins libre, plus courbé, plus craintif, terrorisé qu’en URSS.

    André Gide (Retour sur l’URSS, suivi de retouches sur mon Retour de l’URSS)

    C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.

    André Gide

  • 14
    Letel:

    Il a été un des premiers à voir clair, dès 1936 ! Quand tous les autres, comme Sartre, ont continué jusque dans les années 1960 à encenser le crime de masse.

  • 13
    Letel:

    « Dictature de prolétariat nous promettait-on. Nous sommes loin de compte. Oui: dictature, évidemment; mais celle d’un homme, non plus celle des prolétaires unis, des Soviets. Il importe de ne point se leurrer, et force est de reconnaitre tout net: ce n’est point là ce qu’on voulait. Un pas de plus et nous dirons même: c’est exactement ceci que l’on ne voulait pas. »

    https://www.gutenberg.ca/ebooks/gide-urss/gide-urss-00-h.html#ch0retour

  • 12
    Letel:

    « Du haut en bas de l’échelle sociale reformée, les mieux notés sont les plus serviles, les plus lâches, les plus inclinés, les plus vils. Tous ceux dont le front se redresse sont fauchés ou déportés l’un après l’autre. … Bientôt, de cet héroïque et admirable peuple qui méritait si bien notre amour, il ne restera plus que des bourreaux, des profiteurs et des victimes. »

  • 11
    Gérard Pierre:

    Gide a d’abord été l’admirateur émerveillé de l’URSS ! …… Pensez donc ! … après un voyage de deux semaines là-bas il avait découvert que les ouvriers pouvaient écouter de la musique classique dans les usines ! …… le summum de l’humanisme pour lui !

    Ensuite, après un cours séjour en Afrique, en compagnie du cinéaste Marc Allégret, il en était rentré convaincu que la France pillait les richesses de ce continent alors qu’en réalité elle s’y ruinait au lieu d’investir en France et en Europe dans son propre essor industriel.

    Comme quoi, lorsqu’on sort de son domaine de compétence, on redevient souvent un individu lambda aussi accessible à l’erreur que n’importe quel vulgum pecus !

  • 10
    Letel:

    Gide ? Il a été excellent, non, dans sa condamnation précoce de l’URSS ?

  • 9
    Gérard Pierre:

    Merci Letel pour ce rappel à réhabiliter l’œuvre trop souvent ignorée ou décriée de Napoléon III, … sans lequel l’Europe aurait continué encore pendant longtemps à être constellée de principautés et de petits royaumes.

    C’est plutôt Victor Hugo qu’il faut remettre à sa vraie place : celle d’un excellent littérateur, mais d’un piètre politique, …… un peu comme André Gide au siècle suivant !

  • 8
    Letel:

    http://www.valeursactuelles.com/politique/napoleon-iii-le-grand-27448

  • 7
    sil:

    Pourquoi 5… moi je mise sur 10 ans de Minou…

    Et puis, ce qu’il est beau notre Kennedy frenchie, quand même, tranchant au possible avec le moisi de toutes nos vieilles croutes politicardes présentes à l’investiture…

  • 6
    jc durbant:

    Eh oui, voilà ce qu’on gagne après huit ans de Hussein et 5 ans de Hollande !

    Et allez savoir ce qu’on aura après cinq autres années de Manu ?

  • 5
    Letel:

    Mais non, c’est pareil. Pas un grand signe d’équilibre ni dans un cas ni dans l’autre.

  • 4
    sil:

    En plus, je la trouve aussi jolie que classe notre première dame !

  • 3
    sil:

    « Ben oui ! je préfère changer les couches que passer le bassin ! » 😀 😀 😀 Excellent !!!

  • 2
    Zoubor:

    Brigitte! On t’aime!!!!

  • 1
    Gérard Pierre:

    À l’un de ses ex soupirants, plus âgé qu’elle, qui dit un jour à mon épouse de six ans mon aînée …… « Alors ? … il paraît que tu as épousé un jeunot ? » …… celle-ci rétorqua …… « Ben oui ! … je préfère changer les couches que passer le bassin ! »

    Il ne la taquina plus jamais sur le sujet !
















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