eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Présidentielle 2017: Oui, la politique, c’est vraiment ça et dans tous les partis ! (Un ancien attaché parlementaire fictif de Bayrou découvre les dessous d’une élection ou tout s’accordait, jusqu’au sommet de l’Etat, pour protéger Emmanuel Macron)

Posté le dimanche 7 mai 2017 par jc durbant

https://pbs.twimg.com/media/C_JkQusWsAAfKMR.jpg:large

Il fallait tout simplement sauver le soldat Macron !

En cette journée où, sous peine d’excommunication morale,  la France entière est appelée …

Pour bouter hors de la patrie en danger la bête immonde …

A valider par son vote le choix de l’ancien conseiller et ministre d’un président qui termine son unique mandat à 12% d’avis favorables …

Suite à l’élimination par le coup d’Etat juridico-médiatique que l’on sait du véritable candidat de l’alternance …

Retour sur les tentatives infructueuses d’un ancien attaché parlementaire fictif de Bayrou …

Pour révéler à des médias qui s’étaient montrés pourtant si courageux pour dénoncer les abus du système par le seul Fillon …

Les dessous d’une élection ou tout s’accordait,  jusqu’au bout et jusqu’au sommet de l’Etat, pour protéger Emmanuel Macron ?



Laisser un commentaire


21 réponses à “Présidentielle 2017: Oui, la politique, c’est vraiment ça et dans tous les partis ! (Un ancien attaché parlementaire fictif de Bayrou découvre les dessous d’une élection ou tout s’accordait, jusqu’au sommet de l’Etat, pour protéger Emmanuel Macron)”

  • 21
    jc durbant:

    Ministre de ou… devant la justice ?

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/05/19/01016-20170519ARTFIG00106-ministre-de-la-justice-francois-bayrou-attend-son-renvoi-devant-le-tribunal.php

  • 20
    jc durbant:

    Les courriels avaient été piratés le 24 avril dernier. Les barbouzes à l’origine du piratage ont donc attendu onze jours avant de les rendre publics, quelques heures seulement avant que la loi n’interdise aux responsables politiques et médias français d’en parler, pour cause de week-end d’élection, comme l’a rappelé le samedi 6 mai au matin la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale.

    Le fait que ces barbouzes aient choisi de les publier en vrac, sans même pointer du doigt aucun document réellement compromettant, indique qu’ils n’auraient, non seulement pas été en mesure d’y trouver un seul os à ronger, mais aussi qu’ils cherchaient bel et bien plus à polluer les deux derniers jours de campagne, et tenter de pourrir la réputation d’Emmanuel Macron et de son équipe, qu’à dénoncer une quelconque malversation, ou corruption de la présidentielle 2017.

    http://www.slate.fr/story/145221/le-macronleaks-est-une-fakenews

  • 19
    jc durbant:

    Quels deux poids deux mesures ?

    De plus en plus dans la lumière, Pauline Doussau de Bazignan cultive pourtant une nature discrète. La quadragénaire essaie en effet, autant que faire se peut, de rester en dehors des affaires de son mari et de la politique. « Avec Pauline, nous avons essayé beaucoup de formules possibles pour conjuguer vie publique et vie privée. Le pire aura été de mélanger les deux », a écrit le candidat à la primaire dans son livre A nos enfants. Une conclusion sans doute liée aux révélations de Mediapart. En 2013, le site d’investigation a en effet révélé que depuis six ans, l’épouse de Bruno Le Maire était rémunérée aux frais de l’Hémicycle pour un poste à temps plein et ce, alors qu’au cours d’une interview accordée à Paris Match, elle se décrivait elle-même comme étant « petite-fille d’agriculteurs, artiste-peintre et mère ». Et si Pauline Doussau de Bazignan ne mentionnait pas son poste à l’Assemblée, son mari ne le faisait pas non plus. En réalité, madame Le Maire était en charge du site Internet de son mari, ce qui consistait notamment à rédiger des posts de blog, ce qu’elle pouvait faire depuis chez elle, a par la suite précisé Mediapart. De là à en oublier qu’elle était rémunérée pour cela ? C’était une « erreur de parcours », a par la suite reconnu celui que son épouse surnomme « coquito ». Depuis, ils ne travaillent plus ensemble.

    Planet.fr

    https://www.mediapart.fr/journal/france/061013/lemploi-flou-de-lepouse-de-bruno-le-maire?onglet=full

  • 18
    James:

    Quelques heures après son élection à 66.10%, le candidat d’En Marche ! revient déjà sur ses premières paroles. Celles-ci concernaient les conditions d’entrée dans le mouvement qu’il a créé, et stipulaient que n’importe qui voulant rejoindre En Marche ! devait d’abord quitter son parti avant de pouvoir être accueilli. C’était le cas pour Manuel Valls, comme l’expliquait Macron : “On a eu des désaccords mais si Manuel Valls est prêt à participer à cette majorité présidentielle et à quitter le PS, il le pourra.” Un de ses soutiens déclarait également à Marianne que “depuis le début, on a toujours dit qu’il n’y aurait pas d’accords d’appareils. Donc si Manuel Valls ne veut pas se retrouver avec un candidat En Marche aux législatives, il n’a qu’à quitter le PS et demander l’investiture au mouvement. On l’accueillera avec plaisir.”

    Une prise de position finalement délaissée pour une nouvelle politique en la matière. C’est Christophe Castaner, porte parole d’Emmanuel Macron, qui en témoignait au micro de Jean-Jacques Bourdin : “Nous voulons une majorité de femmes et d’hommes qui viennent du Parti socialiste, de Les Républicains, qui viennent du centre (…) Ils pourront garder leur attachement s’ils le souhaitent mais ils devront s’engager, un, à soutenir la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron sur son projet, et puis ils devront siéger dans le groupe majoritaire.”

    Le son de cloche est le même en ce qui concerne les candidats qu’on voulait issus de la société civile. Alors qu’on espérait d’eux qu’ils n’aient jamais touché de près ou de loin à la vie politique, Jean-Paul Delevoye a quelque peu rectifié le tir : “Ça peut être aussi des maires, des conseillers généraux, des conseillers régionaux”. Il poursuit même en jugeant que “société civile” ne veut pas dire “qui n’ont aucun engagement”.

  • 17
    James:

    Il est clair que la mena a changé de ligne depuis un an ou deux

    Pourquoi, parce qu’ils mettent des analyses qui ne sont pas favorables à Macron ? Dans les 5 années à venir, vous n’allez tirer vos sources que des articles pro-Macron ? Allez plutôt voir Causeur, il y a de tout pro comme anti.

  • 16
    Zoubor:

    Mon impression, Mercator, c’est que la clientèle de la Mena, ce sont les Juifs de France, installé ou non en Israel – qui aujourd’hui est a droite, contrairement aux années precedent les 1980.

  • 15
    MERC ATOR:

    Échoué

  • 14
    MERC ATOR:

    Il est clair que la mena a changé de ligne depuis un an ou deux, j’aimais bien son analyse toujours assez juste sur le moyen orient, mais l’autre ectoplasme demi fou qui publie chaque dimanche ses élucubrations ,et les derniers posts de Juffa et tsadik ,en particulier ce dernier , complètement surréaliste par sa bêtise hallucinante , pourrait laisser supposer qu’il sont infiltrés à leur insu par l’extrême droite, quant à putin je reconnais m’être trompé à son sujet ,il est clair qu’il était partisan de la victoire de Marine et que cette tentative désespérée de hacking a lamentablement échouée .

  • 13
    Zoubor:

    Silidin, essayes de repecher mon 12. Merci

  • 12
    Zoubor:

    La victoire de Macron a été présentée hier aux differentes chaines TV israéliennes comme une victoire contre une « antisémite et raciste notoire ».
    Mais aussi comme une « défaite de Poutine apres ces victoires du Brexit et l’election de Trump ».
    Ces mêmes chaines ne se sont interessées aux elections françaises, ainsi ds la presse écrite, que qlqs jours avant les elections elle memes.
    Quant à la Mena, Juffa et comp., grands inconnus en Israël en dehors des cercles franco israéliens des anciens du Beitar, tout comme JSS, tjrs a la recherche de scoops, il est legitime de douter de leurs « informations » et « analyses »

  • 11
    jc durbant:

    Mais il va quand même pas leur piquer… leur nom ?

    http://lelab.europe1.fr/en-marche-va-se-transformer-en-la-republique-en-marche-pour-les-legislatives-3322886

  • 10
    jc durbant:

    Craddick ou les Russes auraient-ils encore frappé ?

    Officials on Caribbean island say there is no record of candidate’s account as purported in documents circulated online

    https://www.wsj.com/articles/french-open-probe-into-suspected-attempt-to-tar-emmanuel-macron-1493915360

    http://disobedientmedia.com/author/wcraddick/

  • 9
    jc durbant:

    Par ici la bonne soupe !

    http://www.valeursactuelles.com/politique/bruno-le-maire-pense-se-presenter-aux-legislatives-avec-macron-82858

  • 8
    jc durbant:

    http://www.lalibre.be/actu/france/presidentielle-emmanuel-macron-elu-president-de-la-republique-avec-63-des-suffrages-suivez-notre-direct-590c7038cd702b5fbe64a92f

  • 7
    jc durbant:

    Politique fiction ou fiction politique ? (La Mena croit-elle vraiment à ce qu’elle relaie ?)

    Mais ce que je comprends pas, c’est pourquoi, si c’est avéré, ils auraient attendu si tard pour le sortir ?

    En revanche, si c’est bidon, ça permettrait de jeter le trouble à la dernière minute sans laisser le temps à qui que ce soit de vérifier …

    Macronleaks : un gros pavé dans la mare (info # ‪010605/17‬) [Analyse]
    Par Ilan Tsadik © Metula News Agency

    Quelques minutes avant minuit, heure française, vendredi, c’est-à-dire juste avant la clôture de la campagne présidentielle, associée à l’impossibilité, pour les media tricolores, de commenter les informations liées à l’élection, des dizaines de milliers de documents [totalisant quinze gigaoctets de fichiers !], des emails, des photos et des pièces jointes concernant Emmanuel Macron et le parti En Marche ! ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux.

    L’équipe de campagne du candidat à la présidence a confirmé les faits, « relatant une action de piratage massive et coordonnée » conduisant à la révélation, sur les réseaux sociaux, « d’informations internes comme des courriels ou des documents comptables ».

    Parmi tous les documents auxquels il est possible d’accéder grâce à un lien apparaissant sur le compte Twitter de Wikileaks, certains ont immédiatement retenu l’attention des spécialistes. Il s’agit notamment d’un « operating agreement », un terme qui désigne en anglais un contrat passé entre deux sociétés à responsabilité limitée, qui n’a pas d’équivalent en français.

    Le lien de Wikileaks conduit au site Pastebin, un bloc-notes public en ligne permettant de publier des documents de manière relativement anonyme.

    L’ »operating agreement », daté du 4 mai 2012, qui porte le nom et la signature d’Emmanuel Macron, s’il est authentique, aurait eu pour objet la formation de la société à responsabilité limitée « La Providence LLC », enregistrée, en conformité avec les lois ad hoc, dans l’Etat de Saint Kitts & Nevis dans les Caraïbes.

    La Providence est également le nom du lycée jésuite qui avait accueilli M. Macron à Amiens dès 1993 et dans lequel il a fait la connaissance de sa femme Brigitte, qui y enseignait le français et le latin.

    Un autre document trouvé sur Pastebin est un fax concernant une transaction entre La Providence Ltd. – qui disposerait donc d’au moins un compte bancaire – et la First Caribbean International Bank. Le no. de fax indiqué sur le document est bien celui de la banque en question, et la personne à laquelle il est adressé, Brian Hydes, a bien été employé par cet établissement.

    La First Caribbean International Bank a souvent été mentionnée par des media de premier plan comme étant impliquée dans des affaires d’évasion fiscale. Reuters la cite pour avoir été mêlée, en 2015, à un cas de fraude lié aux scandales ayant affecté la FIFA, la Fédération Internationale de Football Association.

    Le 16 mars dernier, M. Macron avait nié, dans sa Déclaration de Situation Patrimoniale en tant que Candidat à l’Election Présidentielle adressée à l’HATVP, la Haute Autorité Pour la Transparence de la Vie Publique, qu’il détenait des comptes bancaires à l’étranger. Il va de soi que si les documents présentés sont véridiques, le candidat a commis un parjure, et qu’il doit être soupçonné d’évasion fiscale.

    Emmanuel Macon a quitté son poste à la Banque Rothschild & Cie onze jours après la date de signature alléguée de l’ »operating agreement », soit le 15 mai 2012, pour travailler avec le Président Hollande, qui venait de battre Nicolas Sarkozy au second tour des élections.

    A la Banque Rothschild & Cie, il aurait touché, selon ses collègues, un coquet bonus pour son rôle de conseiller dans une transaction entre les géants industriels Pfizer et Nestlé. Un bonus qui lui aurait été remis alors qu’il avait déjà intégré sa fonction de Secrétaire général adjoint du cabinet du président de la République française. La question qu’on peut se poser – si les documents sont authentiques – consiste à savoir si l’argent n’a pas fini à la First Caribbean International Bank de Nevis.

    Le 26 août 2014, Emmanuel Macron se voit attribuer le poste de ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls. A ce poste, il refuse la position prônée par son prédécesseur Arnaud Montebourg, qui s’opposait au rachat de la branche Energie d’Alstom par la firme américaine General Electric. Le 4 novembre 2014, Macron autorise l’opération, pour un montant de 12 milliards d’euros.

    Le rachat de la branche Energie d’Alstom par GE rapporte à vingt-et-un dirigeants d’Alstom – dont le mari de Valérie Pécresse – une prime spéciale à hauteur de 30 millions d’euros.

    Le 22 décembre de la même année, Alstom accepte, après négociations, de verser la somme de 772 millions de dollars au Département de la Justice des Etats-Unis. Il s’agit d’une amende pour des faits de corruption en Indonésie. Alstom avait plaidé coupable, après avoir déjà été condamnée pour des faits du même ressort en 2012 par la Banque Mondiale.

    Le comportement d’Alstom a suscité plusieurs enquêtes pour des soupçons de corruption et de concurrence déloyale, respectivement aux USA et auprès de la Commission Européenne. Un avocat américain a même été imposé à titre d’observateur « monitor » au sein d’Alstom, afin de s’assurer que la société opérerait dorénavant selon les règles en vigueur aux Etats-Unis en matière de corruption.

    En janvier 2016, General Electric a annoncé la suppression de 6 500 emplois en Europe, dont 765 en France, dans les activités Energie d’Alstom.

    Il conviendrait de vérifier que des sommes d’argent n’ont été versées à La Providence par Alstom et/ou la General Electric, directement ou par l’intermédiaire de proxys à cette période. Si c’était le cas, il n’y aurait pas d’autre option que de poursuivre Emmanuel Macron, le prochain président pressenti de la République française, en plus des charges de corruption, pour des soupçons d’évasion fiscale.

    On est en présence d’une affaire majeure, ne serait-ce que par le nombre des documents révélés. La plupart des observateurs pointent la Russie du doigt, car le mode opératoire de ce hacking ressemble à celui qui avait frappé le parti Démocrate américain et qui avait sans doute joué un rôle dans la défaite d’Hillary Clinton face à Donald Trump. Autre indice : l’essentiel des media russes, très influencés par la présidence de Vladimir Poutine, se déchaîne contre Macron. Troisième indication : le travail de piratage, à une pareille échelle, a dû coûter très cher et nécessiter de gros moyens humains, tant quantitatifs que qualitatifs, et il est douteux qu’une organisation non-étatique quelle qu’elle fut puisse l’avoir réalisé, ou même avoir eu un quelconque intérêt à le faire.

    Mais deux questions se posent à présent et non pas une seule, comme tentent de l’accréditer les amis et soutiens du favori de dimanche. La première tient bien sûr aux motifs du cyber-agresseur et à son identité, ainsi qu’à la nécessité d’empêcher des éléments extérieurs de fausser les termes d’un processus démocratique.

    La seconde est plus délicate mais elle doit aussi et impérativement être posée : les révélations publiées sur le site Pastebin sont-elles authentiques ? Pour la simple raison que, si tel est le cas, par exemple pour les documents que nous avons eu le temps d’étudier, la France risque d’élire demain un candidat ayant commis des actes condamnables par la justice pénale.

    On remarquera à ce propos que, dans le cas d’Hillary Clinton, personne n’a jamais mis en cause l’authenticité des documents révélés. Dans ces conditions, malgré l’immixtion déplorable de pirates dans la campagne électorale, on peut également affirmer qu’ils ont contribué à mettre en lumière des agissements néfastes voire répréhensibles de Madame Clinton.

    Dans le cas qui nous intéresse, on mentionnera tout de même qu’un acte avéré de corruption d’une personne dépositaire de l’autorité publique est puni, en France, selon l’article 432/11 du code pénal, d’une peine d’emprisonnement de dix ans et d’une amende s’élevant à un million d’euros, en plus du double du produit tiré de l’infraction. On ne traite pas d’un délit mineur, on s’en rend bien compte.

    A ce qui précède, il convient d’ajouter une information fondamentale pour la suite : toute infraction informatique laisse des traces, et le fait de publier les documents sur Pastebin ne garantit pas l’anonymat. Obtenir des résultats probants à l’issue d’une enquête ne dépend que des moyens qu’on est prêt à investir pour trouver les coupables. Le plus intéressant est sans doute que les hackers sont parfaitement au courant de ce qu’ils ne disposent d’aucune immunité pour couvrir leur acte, et que cela a été pris en compte lors de la décision de publier la moisson du hacking de Macron et de son parti.

    Si c’est « encore un coup des Russes », ils savent pertinemment qu’ils vont être découverts, à tout le moins, les individus qu’ils ont mandatés pour effectuer le job. Mais ce n’est pas ce qui pourrait déstabiliser Poutine, qui n’a pas de comptes à rendre à la Commission Nationale de Contrôle de la Campagne Electorale en vue de l’Election Présidentielle (CNCCEP). On n’effraie pas aussi facilement l’homme qui a rasé Alep de la surface de la Terre sans jamais être inquiété par la « communauté internationale » et encore moins par la France.

    Cette constatation comporte une nuance majeure que nous avons déjà évoquée, et qui va conditionner le fait de savoir si nous sommes en présence d’une grosse affaire ou d’une énorme affaire. Retour donc à la question fondamentale : Macron est-il coupable ou victime ? Si Macron est coupable, peu importe à Poutine qu’il ait semé le trouble dans le fonctionnement démocratique d’un pays européen ; c’est un peu une constance de sa politique, un comportement « normal » de son point de vue, qui consiste principalement en un rapport de force simple : affaiblir les autres et renforcer la Russie.

    Si Macron est corrompu, Poutine tient en main des atouts majeurs ; il sera celui qui a démasqué le « criminel » qui allait se hisser à la direction de la France. S’il ne l’est pas, on reprochera au Tsarévitch son comportement brutal et on se méfiera encore plus de lui, si c’est encore possible. Or ce questionnement répond presque à l’interrogation.

    Si Macron est corrompu, il faut assumer que Poutine détient les preuves du délit et des originaux de documents publiés. Si c’est le cas, c’est que Poutine entend vraiment empêcher le candidat d’En Marche ! de devenir président. Dans cette hypothèse, il a sans doute convaincu, documentation à l’appui, Maître Collard de la culpabilité de l’adversaire de Marine Le Pen. Il y aurait de quoi priver Emmanuel Macron de sommeil durant cette nuit : vous imaginez, dimanche, à 20h et une minute, à la place de voir MLP reconnaître sa défaite et remercier ses électeurs, Gilbert Collard, sur Fr2, présentant les extraits de comptes de La Providence à la caméra, en s’exclamant « Français, Françaises, vous venez d’élire un escroc ! » ?

    Et à la place de Macron, quelle est la meilleure posture à adopter ? S’il était coupable, la meilleure conduite consisterait à renoncer à la fonction présidentielle avant de se la voir décerner. Par une annonce dramatique. Parce qu’à 20h 01, quoi qu’il en soit, la presse va faire pleuvoir des hallebardes de questions sur le candidat à propos des fuites. Cela risque de prendre plus de place que sa victoire attendue aux élections !

    S’il n’a rien à se reprocher, il devrait renoncer à l’immunité présidentielle, le temps de démontrer son innocence. Ce serait un acte convaincant pour les Français, et sans danger pour lui dans cette configuration.

    Mais si les documents concernant La Providence et Saint Kitts & Nevis sont authentiques, qu’il ne compte pas sur l’immunité pour se sortir d’affaire. Car la menace du tribunal est nettement moindre que celle de la rue et des journalistes. S’il a fauté, il n’a aucune chance de s’en sortir, il pourrait s’embourber « à la Fillon », mais à la puissance dix. Les faits reprochés à Fillon sont des peccadilles en comparaison d’accusations de corruption et d’évasion fiscale.

    Un collègue énarque qui connaît bien le caractère d’Emmanuel Macron nous a toutefois mis en garde : ce type est narcissique, il a l’impression que sa personne a rendez-vous avec la France, et que rien, quoi qu’il advienne, ne saurait empêcher son destin de se réaliser. Même s’il est coupable, il se battra jusqu’au bout, même si l’espoir de s’en sortir disparaît.

    François Hollande, à sa sortie de l’Institut du monde arabe (Ima) à Paris a déclaré à l’AFP : « On savait qu’il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle, puisque ça s’était produit ailleurs. Rien ne sera laissé sans réponse ». On ne sait trop ce qu’il faut comprendre de ce commentaire. Répondre à qui ? Comment ? Il aurait mieux valu qu’il parle de l’ouverture immédiate d’une enquête approfondie, cela aurait été plus adapté aux circonstances.

    Quant à la première réaction du CNCCEP, samedi matin, elle a consisté à avertir que « certains documents fuités sont probablement faux ». C’est encourageant, cela signifie qu’il y en a qui ne le sont pas.

    Demain sera un jour tendu. Bien davantage qu’il aurait dû l’être, compte tenu de l’écart entre les candidats prévu par les sondages. La chienlit menace. L’improvisation devant une situation jamais rencontrée. Le nom du président ne sera pas forcément connu demain.

    http://www.menapress.org/

    https://jcdurbant.wordpress.com/2017/05/07/presidentielle-2017-oui-la-politique-cest-vraiment-ca-et-dans-tous-les-partis-un-ancien-attache-parlementaire-fictif-de-bayrou-decouvre-les-dessous-dune-election-ou-tout-s/

  • 6
    jc durbant:

    Logique imparable !

    Nicolas Grégoire a bien été en contact avec un journaliste de Libé peu après la publication de son premier article. Et il est vrai que nous n’avons rien fait sur le sujet. Par manque de temps, à cause de l’actu folle, parce que cette histoire datée n’est pas apparue aux yeux du journaliste comme une priorité, parce qu’enfin (ce n’est peut-être pas la meilleure raison mais le rapport à la source importe aussi dans ce métier) le ton des échanges (entre parano et accusations diverses) a conduit le journaliste de Libé à y mettre un terme. Il est difficile de dire que Libé a eu ou pas raison. Nous sommes sans cesse contraints à des choix. Peut-être qu’une histoire liée à l’UDF il y a vingt ans semblait moins prioritaire que de se consacrer aux affaires actuelles (Le FN par exemple). L’histoire (si elle se vérifie) aurait sûrement donné des éléments de contexte intéressant sur des pratiques dénoncées pour Fillon mais répandues au delà de ce cas précis. Bref, nous ne l’avons pas fait. Pourquoi les autres média ont visiblement fait le même choix? Peut-être pour les mêmes raisons. Mais il y a une chose qu’on peut dire, c’est que le deuxième article de Nicolas Grégoire, dénonçant la censure médiatique, la presse aux ordres de Bayrou, donc en fait Macron (quelle originalité!) n’a plus rien de journalistique. Le choix de Libé (peut-être mauvais) a été un choix éditorial, d’un seul journaliste qui n’aurait eu aucun mal à écrire sur le sujet s’il en avait eu le temps et l’envie. La question du traitement de l’affaire n’a été évoquée à aucun moment par la direction. Parler de censure est faux, tout simplement.

    Cédric Mathiot (Libération)

  • 5
    James:

    Je m’appelle Nicolas Grégoire, j’ai eu deux emplois fictifs à l’UDF pour François Bayrou. Et aujourd’hui, je balance”

  • 4
    James:

    «Pourquoi aucun grand média n’a traité l’histoire de Nicolas Grégoire ?»

  • 3
    Kévin:

    Dis papa ?

    Oui mon fils qu’y a t’il ?

    Pourrais je apprendre une langue étrangère en lieu et place du francois ?

    Mais oui mon fils. Mais es tu un optimiste ou un pessimiste ?

    Je suis optimiste paoa comme toi

    Alors mon fils apprend le chinois !

    OK papa … keep on running

    Mais dis papa….. et si j’avais été pessimiste ?

    Alors mon fils tu saurais déjà l’arabe

  • 2
    Gérard Pierre:

    – Dis papa, c’est quoi le ‘’front républicain‘’ ?

    – C’est le ‘’rempart des voraces‘’ que tu vois juste en face du ‘’mur des cons‘’ et qui nous oblige à passer entre les deux, …… où que l’on veuille aller !

    – Et où on va, papa, quand on passe entre les deux ?

    – Nulle part ! … ça conduit à nulle part parce qu’au bout ils ont construit le mur des condamnés ! … On appelle ça une impasse !

    – On ne peut pas aller en arrière papa ?

    – Chûûûûûûûûût ! … SI, … on peut, …… mais il faut le faire, … sans le dire ! ……. Quand « ils » ne verront plus personne, ils comprendront peut-être enfin à quoi a réellement servi leur ligne Maginot !

    – Je ne comprends pas ce que tu racontes, papa !

    – Normal mon fils, commence par éteindre la télé ! … range tes écouteurs ! … et surtout, apprends bien le français !

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    La Commission nationale de contrôle a été saisie vendredi soir par le mandataire de M. Macron à la suite d’une attaque informatique dont son mouvement a été l’objet, et qui a donné lieu à la diffusion sur les réseaux sociaux de données présentées comme issues des systèmes d’information du candidat, mais dont une partie est probablement constituée de faux. Dans l’immédiat, compte tenu de l’entrée dans la période de réserve depuis vendredi minuit, et dans l’attente de la réunion de la Commission qui interviendra dans les prochaines heures, son président appelle l’attention des médias sur le sens des responsabilités dont ils doivent faire preuve, alors que sont en jeu la libre expression du suffrage des électeurs et la sincérité du scrutin. Il demande donc aux organes de presse, et notamment à leurs sites internet, de ne pas rendre compte du contenu de ces données, en rappelant que la diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi, notamment pénale.

    Commission électorale

    Le mouvement En Marche ! a été victime d’une action de piratage massive et coordonnée donnant lieu ce soir à la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations internes de nature diverse (mails, documents comptables, contrats…). Les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement. Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation. Intervenant dans la dernière heure de la campagne officielle, cette opération relève manifestement de la déstabilisation démocratique, comme cela s’est déjà vu aux Etats-Unis pendant la dernière campagne présidentielle. (…) Bien évidemment, les documents provenant du piratage sont tous légaux et traduisent le fonctionnement normal d’une campagne présidentielle. Leur diffusion rend publiques des données internes mais n’est pas de nature à nous inquiéter sur la remise en cause de la légalité et de la conformité des documents concernés. (…) Nous appelons les médias désireux de rendre compte de cette opération à prendre leurs responsabilités en conscience. Il ne s’agit en effet pas d’une simple opération de piratage mais bel et bien d’une tentative de déstabiliser l’élection présidentielle française. Il importe par conséquent de prendre en considération la nature des documents fuités, de bien prendre conscience de ce qu’une grande partie d’entre eux sont purement et simplement des faux et l’opportunité de l’écho à donner à cette opération de déstabilisation. Nous prendrons toutes les initiatives nécessaires auprès des acteurs publics et privés pour faire la clarté sur cette opération inédite dans une campagne électorale française. La gravité des faits est d’ores et déjà une certitude et nous ne saurions tolérer que les intérêts vitaux de la démocratie soient ainsi mis en danger.

    Communiqué En Marche !

    On savait qu’il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle puisque ça s’était produit ailleurs. Rien ne sera laissé sans réponse (…) S’il y a eu effectivement un certain nombre de parasitages ou de captations, il y aura des procédures qui vont entrer en vigueur. Il faut laisser les enquêtes se faire.

    François Hollande

    Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence.

    Corinne Lepage (2004)

    Oui, bon, j’ai dû rendre service à Force Démocrate. Je me rappelle très bien de cette personne. (…) Mais ce n’est pas l’affaire Fillon, hein ! En tout cas, à l’époque, cela ne me paraissait pas répréhensible. (…) « C’était normal qu’on aide son parti. Le mien était petit. Quand on pouvait, on lui donnait donc des moyens. Soit sous la forme d’une collaboration, soit via une cotisation exceptionnelle chaque mois. Moi j’ai fait ça pendant un certain nombre d’années. Ancien sénateur
    Cela se pratiquait, c’est une réalité. Cela peut paraître choquant aujourd’hui. Cela ne l’était pas à l’époque. D’ailleurs, il y a vingt ans, vous ne m’auriez même pas appelé pour me poser ces questions. » L’élu poursuit : « Aujourd’hui, c’est mieux encadré. Et en raison des affaires, cela le sera encore davantage demain. Notre société avance comme cela, toujours en réaction à un accident. Ce n’est pas vertueux, mais c’est ainsi.

    Parlementaire socialiste

    Les révélations sur les emplois présumés fictifs d’assistants parlementaires (François Fillon, Bruno Le Roux…), les promesses d’exemplarité, semblent libérer la parole de certains ex-collaborateurs. C’est le cas d’un Nantais qui assure avoir occupé, il y a vingt ans, deux emplois fictifs au profit du parti de… François Bayrou. (…) « Quand j’ai vu que François Bayrou se posait en monsieur Propre, en caution morale et père vertueux de la politique, mon sang n’a fait qu’un tour. » Pierre, appelons-le ainsi, la quarantaine, assure avoir occupé des emplois fictifs auprès de deux élus centristes, un député breton actuellement retraité de la politique, et un sénateur devenu juge constitutionnel. « Je ne les ai vus que trois fois en un an. J’ai perçu un salaire, des fiches de paie pour une activité que je n’exerçais pas. Je travaillais en fait pour le magazine Démocratie Moderne du parti Force Démocrate présidé par François Bayrou », révèle-t-il, contrats de travail et un bulletin de salaire à l’appui. La consigne à sa prise de poste, selon lui ? « Si l’on vous demande ce que vous faites au parti, ne dites pas que vous y travaillez. Répondez que vous êtes un militant. »

    Le Télégramme

    Pendant presque deux ans, j’ai eu deux emplois fictifs. A l’Assemblée nationale, et au Sénat. Je percevais un salaire, des fiches de paie, pour une activité que je n’exerçais pas. Jamais personne ne s’en est ému. Pourquoi suis-je le seul, en vingt ans, à l’avouer sans contrainte ? Durant mon séjour rue de l’Université, bordée par l’Assemblée, quadrillée de partis politiques et refuge de l’ENA, je n’ai vu mes parlementaires, Jean-Jacques Hyest et Ambroise Guellec, que trois fois. Pour signer mes contrats. Pour travailler une matinée à trier du courrier. Et enfin, vidé et amer, en perte totale de repères, pour demander à être licencié. Fraîchement diplômé en journalisme européen, c’est un peu par hasard que j’ai rejoint l’équipe de Force démocrate, jeune parti d’un petit nouveau plein d’ambition : François Bayrou. Démocratie Moderne, magazine du parti dont Bayrou était directeur de la publication, cherchait un rédacteur. Jeune, malléable, pas regardant sur le salaire et recommandé par un ancien cadre, j’ai fait l’affaire. (…) A peine arrivé, je suis appelé au bureau de Huguette Ducloux, directrice des services. “Le parti n’a pas beaucoup d’argent, donc les parlementaires détachent des assistants pour nous aider”, me dit-elle. “L’utilisation des fonds est à leur discrétion, mais si l’on vous demande ce que vous faites au parti, vous ne dites pas que vous y travaillez. Vous dites que vous êtes un militant”, conclut-elle avec un demi-sourire entendu. Deux affirmations contradictoires dans une même phrase. Double langage politique, auquel j’allais vite m’habituer. (…) Aujourd’hui, je me revois dans cette période un peu comme un étranger. Un nihiliste qui, à la moindre difficulté, cherchait à écraser. Un homme que le titre gonflé, “je suis attaché parlementaire”, suffisait à faire passer devant tout le monde aux urgences, sans avoir rien demandé. Comme tous les politiques, le pouvoir m’aidait à panser des plaies profondes, allant jusqu’à l’enfance. Je vois aisément pourquoi, après des décennies d’impunité, François Fillon ne comprend pas qu’on l’emmerde “pour des costards” ou son indemnité parlementaire. Sa réalité n’est pas la nôtre. Devant les affaires, je regarde les pantomimes d’outrage et les appels au complot avec une ironie toute professionnelle. L’enrichissement, les cadeaux, les voyages, les grands travaux avant les municipales, les élections internes truquées… Je n’ai plus jamais voté. Les sortants sont balayés. Les nouveaux jurent que tout va changer. Et on recycle. Ad nauseam. Malgré tout j’ai mal. Pour mon pays, car j’y habite. Et parce que j’ai cru en lui. (…) Bayrou, évidemment, nie. En politique, il faut toujours nier. Même la main dans le sac. “Si ça se sait, il niera”, ai-je tellement entendu sur d’autres sujets. Il me semblerait un peu naïf de ne pas y voir un système. Un système peut-être accentué chez les petits partis, qui n’ont pas beaucoup de subventions. Mais dont on retrouve la trace du PS au FN. Un système dans un monde politique qui se juge lui-même. Se finance lui-même. Et se renouvelle entre lui. C’est cette impunité, cette indignité cachée entre phrases choc et plateaux télé, qui a fait le lit de l’extrémisme qui sans une révolution morale finira, un jour, à l’Elysée. Aujourd’hui je regrette d’avoir délaissé une carrière de journaliste pour, même de quelques décimales, participer à la lente putréfaction des institutions françaises. Et je regrette d’avoir joui de cette impunité, qui transforme tant de politiques en fossoyeurs du bien public. “Tu te rends compte que tu vas être diabolisé ? Tu ne pourras plus travailler nulle part”, me dit un ancien du Figaro. Fonctionnement mafieux. Où seule la loyauté est récompensée. Et la trahison punie. Parfois jusqu’à la mort. “Qu’ils viennent. De toutes façons, je ne peux pas tomber de ma fenêtre, j’habite au rez-de-chaussée !”

    Nicolas Grégoire

    Le 2 avril, j’ai décrit dans une tribune mon parcours dans les bas fonds de la politique. Emplois fictifs, extorsion, agressions sexuelles, tout y était, version François Bayrou. Plus de soixante-dix mille lecteurs plus tard, j’ai découvert les dessous d’une élection ou tout s’accordait, jusqu’au sommet de l’Etat, pour protéger Emmanuel Macron. (…) Oui, la politique, c’est vraiment ça : les avantages, les passe-droits. La vie en première classe. Oui, les emplois fictifs sont répandus. Dans tous les partis. (…) Le jour de la parution de Fictif(s), je reçois un email d’un journaliste de Marianne. “Compte-tenu de sa qualité, seriez-vous intéressé pour une éventuelle reprise sur le site de Marianne ?” J’accepte. Deux jours plus tard, je relance. Aucune réponse. Le lendemain, Marianne publie deux pages d’interview exclusive de François Bayou. Mediapart, qui n’avait pas voulu de mon papier, le publie maintenant sans mon autorisation. En signant “la rédaction de Mediapart”. Mes mails de protestation et de demande d’accès abonné n’ont pas de réponse. (…) Je contacte le Canard Enchaîné, dont je connais le rédacteur en chef, Erik Emptaz. “Le Canard vous remercie d’avoir pensé à lui, me répond la secrétaire de rédaction. Votre message est transmis à Erik Emptaz”. Soulagé, je réponds “vous vous réveillez enfin, c’est bien. Je commençais à me demander si vous protégiez Bayrou”. Le Canard ne publiera rien. Et enchaînera les révélations sur Fillon et Le Pen. (…) Quand les autres rédactions bloquent le sujet, Hervé Chambonnière, grand reporter au quotidien régional Le Télégramme, mène son enquête. Avec sérieux, courant après le scoop, il analyse mes preuves, appelle mon ancienne secrétaire de rédaction. Qui lui confirme que je travaillais au parti. Il rend visite à Jean-Jacques Hyest et Ambroise Guellec, mes financiers. Qui nient me connaître et m’avoir embauché. “Après 1988, impossible !” lui jure Hyest. Avant de retrouver la mémoire, devant un CDI signé de sa main. (…) Et pourtant les beaux jours sont terminés. Je vais découvrir les rouages d’une machine à influencer le résultat de l’élection présidentielle. Une alliance d’intérêts dont je n’aurais jamais deviné l’existence ou l’ampleur. (…) J’interpelle journalistes et rédactions sur Twitter. “Et ça, pourquoi vous n’en parlez pas ?” Je contacte les quotidiens. Ils connaissent mon papier, que de nombreux journalistes ont relayé sur les médias sociaux. J’envoie des mails à des adresses souvent bien cachées. (…) Et il ne se passe rien. D’abord réservé, Hervé Chambonnière finit par partager mon incrédulité. “C’est fou. Personne ?” Ce qui n’était qu’une possibilité devient pour moi une évidence : on protège François Bayrou. Mais surtout, via lui, Emmanuel Macron. La bonne société parisienne a choisi son candidat. (…) 21 avril. J’écris à un journaliste de Libération : “je viens avec des preuves d’un système de financement illégal d’un parti (fiches de paie, contrats de travail, preuves que je bossais à l’UDF) et ça ne sort pas. (…) Tous les jours on sort des trucs (et c’est bien) sur Fillon et Le Pen. Et Bayrou, allié de Macron, rien. C’est quand même plus que bizarre, vous ne trouvez pas ? D’ailleurs pourquoi Libé ou aucun quotidien national ne couvre ? J’aimerais qu’on m’explique en quoi les emplois fictifs chez Bayrou ce n’est pas de la news.” (…) Alors que chaque jour sort une révélation sur Fillon ou le FN, le clan Macron a l’air blanc comme neige. Sur les plateaux télé, François Bayrou donne des leçons d’honnêteté. Et personne ne lui pose la question qui dérange. 24 avril. Mediapart sort un article, La revanche de François Bayrou. Ses détournements de fonds n’y sont pas mentionnés, alors que Mediapart dispose des preuves.

    Nicolas Grégoire
















  • Notice: Undefined index: p in /home3/baraka/public_html/wp-content/themes/Howl/footer.php on line 59

    Notice: Undefined index: page_id in /home3/baraka/public_html/wp-content/themes/Howl/footer.php on line 60

    Notice: Undefined index: m in /home3/baraka/public_html/wp-content/themes/Howl/footer.php on line 61

    Notice: Undefined index: s in /home3/baraka/public_html/wp-content/themes/Howl/footer.php on line 62

    Notice: Undefined index: cat in /home3/baraka/public_html/wp-content/themes/Howl/footer.php on line 63

    Notice: Undefined variable: PHP_SELF in /home3/baraka/public_html/wp-content/themes/Howl/footer.php on line 65

    Notice: Undefined property: wpdb::$is_admin in /home3/baraka/public_html/wp-includes/wp-db.php on line 684