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Présidentielle 2017: Et si Marine Le Pen avait déjà gagné ? (The fire next time: As France prepares to elect its own Barack Obama, complacent people everywhere should remember the words of the African-American spiritual)

Posté le vendredi 28 avril 2017 par Admini

le président du Front national, candidat pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, salue des militants, le 01 mai 2002 place de l'Opéra à Paris, lors de son discours à l'occasion du défilé du FN. AFP PHOTO MAXIMILIEN LAMYSarkoBluewhitered

Manifestation-lyceenne-a-Paris-aux-cris-de-Ni-Marine-ni-Macron.jpegAttention: une victoire peut en cacher une autre !

Au lendemain d’un nouveau et double 21 avril …

Où, comme le rappelle le politologue Dominique Reynié, « ensemble, les candidats socialiste et républicain (25,8 %) n’atteignent pas le score de Nicolas Sarkozy en 2007 (31,1 %) ou celui de François Hollande en 2012 (28,6 %) » …

Et où face à un vote protestataire record et désormais majoritaire qui entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon continue à refuser les réformes qu’ont fait la plupart des pays qui ont retrouvé le chemin de l’emploi   …

Un vainqueur annoncé aussi accidentel qu’illégitime gagne avec l’un des deux plus faibles scores pour un président (moins de 24%) après Jacques Chirac (20,8 % en 1995, 19,8 % en 2002) …

Et face pour le deuxième tour aux ralliements des uns (Dupont-Aignan) ou aux appels plus ou moins déguisés à l’abstention ou au vote blanc des autres (Mélenchon) …

En est à singer, ultime effet miroir entre vagues de drapeaux tricolores et références creuses à la patrie comme l’ont aussi bien vu les groupuscules lycéens, le populisme d’une adversaire qu’il diabolise en même temps …

Comment ne pas voir …

Si rien n’est fait, comme le demandent depuis des années le géographe Christophe Guilluy ou l’éditorialiste Ivan Rioufol …

Pour prendre enfin sérieusement en compte les préoccupations tant identitaires qu’économiques de la France périphérique …

Au lieu, derrière la posture morale de l’antifascisme et de l’antiracisme, de disqualifier toute revendication venant de sa part …

La véritable victoire d’un parti qui s’obstine depuis si longtemps à poser les questions qui fâchent …

Dans la bataille des idées comme peut-être bientôt dans les urnes ?

Et comment ne pas repenser …

Après James Baldwin annonçant les révoltes noires-américaines il y a plus de 60 ans …

Ou tout récemment l’éditorialiste américain George Will avertissant l’Obama français …

Ou le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté le Trudeau français …

Aux paroles du célèbre negro spiritual inspiré de la deuxième lettre de Pierre …

« Dieu a donné à Noé le signe de l’arc-en-ciel. Il n’y aura plus d’eau mais du feu la prochaine fois » ?



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74 réponses à “Présidentielle 2017: Et si Marine Le Pen avait déjà gagné ? (The fire next time: As France prepares to elect its own Barack Obama, complacent people everywhere should remember the words of the African-American spiritual)”

  • 24
    jc durbant:

    Retrouvé sur l’internet:

    Réveillons-nous également pour dire que le patriotisme est une valeur cardinale du vivre ensemble. Lors de la coupe du monde 2014, arrivant chez un couple d’amis pour regarder un match des bleus, mon fils de 8 ans avait à la main un drapeau Bleu-Blanc-Rouge. La maîtresse de maison, brillante avocate, me dit « cela fait un peu FN, non? ». Cette réaction d’une femme intelligente illustre la bien-pensance ambiante dans laquelle nous nous étions collectivement conditionnés. Au lendemain des attentats, cette amie me fit remarquer que je n’avais pas mis le drapeau français à ma fenêtre pour répondre à la demande de François Hollande. Je lui répondis qu’il était bien gentil de la part du Président de nous demander de mettre un drapeau au balcon mais c’était faire preuve d’amnésie. C’était bien vite oublier que depuis des décennies la gauche de SOS racisme, à commencer par l’ancien Premier secrétaire du PS, vouait aux gémonies toute référence à la nation. Le PS et ses acolytes ont, ces trente dernières années, volontairement voulu associer les patriotes à des nationalistes. Cela a été le fruit d’une stratégie électorale alliant sectarisme et cynisme. Sectarisme afin de s’autoproclamer comme les seuls détenteurs des valeurs républicaines. Cynisme pour faire monter le FN. Il est grand temps de faire nôtre cette formule de Romain Gary: « le patriotisme c’est d’abord l’amour des siens, le nationalisme, c’est d’abord la haine des autres ». Le retour au patriotisme sera tout sauf un refus de la mondialisation. Il sera une force pour nos jeunes qui en seront les acteurs. Un phare pour ceux qui devront quitter le port d’attache France. Une nécessité pour faire partager les valeurs universelles de la France : humanisme, laïcité, droit de l’homme, égalité entre les hommes et les femmes…

    Vincent Roger (Conseiller régional (LR) d’Ile-de-France, conseiller du 4e arrondissement de Paris, soutien de François Fillon pour la primaire de la droite)

  • 23
    jc durbant:

    Rushdie vote Marine !

    Je suis en désaccord fondamental avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l’islam. Depuis cinquante ans, l’islam s’est radicalisé. Côté chiite, il y a eu l’imam Khomeini et sa révolution islamique. Dans le monde sunnite, il y a eu l’Arabie saoudite, qui a utilisé ses immenses ressources pour financer la diffusion de ce fanatisme qu’est le wahhabisme. Mais cette évolution historique a eu lieu au sein de l’islam et non à l’extérieur. Quand les gens de Daech se font sauter, ils le font en disant « Allahou Akbar , alors comment peut-on dès lors dire que cela n’a rien à voir avec l’islam? (…) Il est consternant d’entendre Marine Le Pen analyser l’islamisme avec plus de justesse que la gauche. C’est très inquiétant de voir que l’extrême droite est capable de prendre la mesure de la menace plus clairement que la gauche. Le présupposé constant de la gauche, c’est que le monde occidental est mauvais. Et donc tout est passé au crible de cette analyse.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20170607.OBS0397/salman-rushdie-sur-l-islamisme-il-faut-arreter-cet-aveuglement-stupide.html

  • 22
    jc durbant:

    La vraie révolution de cette campagne, ce sont les drapeaux bleu-blanc-rouge

    Le résultat de Marine Le Pen est impressionnant car il faut le comparer aux 18 % de son père en 2002. Certes, on est encore loin des 50 % parce que le FN ne peut pas rassembler tous les perdants de la mondialisation et une majorité des territoires de la France périphérique. La base « populaire-souverainiste » est en fait beaucoup plus large que l’électorat capté par le Front national. Pour que les perdants de la mondialisation gagnent les élections, il faudrait une double recomposition : en haut (les élites) et en bas (la base). Avec le second tour Macron-Le Pen qui a opposé deux candidats se définissant en dehors du clivage gauche-droite, on est enfin entré dans la recomposition. On le voit bien avec les libéraux de droite et de gauche ayant rejoint Macron pour créer le bloc libéral-mondialiste « En Marche ! ». Mais cette recomposition politique ne se fera pas d’un claquement de doigts ! N’oubliez pas que c’est un processus long, issu de mutations enclenchées il y a vingt-cinq ans. (…) Le modèle mondialisé, la décomposition de la classe moyenne, l’émergence de la société multiculturelle ont profondément changé la France. Ces lames de fond disloquent et recomposent politiquement les classes politiques des pays développés. Et ces dynamiques ne montrent pas de signes d’essoufflement. Bref, la vague qui a porté le FN de 18 % à 35 % est toujours puissante et le restera en 2022. Cela ne s’appellera très certainement pas « Front national » et sa candidate ne sera peut-être pas Marine Le Pen, mais cette vague aura une dimension politique puissante.(…) Loin de la catastrophe annoncée, je trouve ce second tour paradoxalement très sain pour l’avenir de notre débat démocratique qui meurt de faux clivages. Maastricht, c’était un éclaircissement, de même que le référendum de 2005 et l’affrontement Macron-Le Pen, quoique ce dernier soit très caricatural. Voilà trente ans qu’on ne sait pas ce que sont la gauche et la droite et qu’on est obsédé par l’antifascisme. Tous les acteurs de ce monde-là sont donc condamnés. Ils ont refusé la recomposition et le renouvellement, et maintenant les électeurs sont en train de les y contraindre. L’intelligence de Macron, c’est d’avoir compris qu’il fallait se dépouiller des oripeaux du clivage gauche-droite et du Parti socialiste. (…) on n’est pas dans la tiers-mondisation mais dans un système où les « winners » comme les protégés de la mondialisation sont toujours majoritaires. Et ce bloc « gauche-Fonction publique + droite-retraités » a voté Macron au second tour pour conserver son patrimoine et son statut social. Mais les protections s’effritent. Les nouveaux retraités, par exemple, vont devenir chaque année moins bien lotis car le niveau de pension du secteur privé baisse. Ces catégories populaires votent aujourd’hui LR, et non pas FN, mais pour combien de temps ? Les « gagnants » vont finir par perdre la plupart des « protégés », de sorte que la majorité actuelle va se vaporiser. (…) La géographie sociale traditionnelle ne s’efface pas en un jour. À l’échelle nationale, la fracture historique Est/Ouest est encore visible : face à l’Est plus urbain et industriel, l’Ouest voit dominer le rural et le tertiaire tandis que la fonction publique y est surreprésentée. Cette géographie politique « héritée » explique le vote plutôt à gauche dans les régions Ouest. C’est le cas du Limousin ou de la Bretagne. Le vote FN y est aussi sous-représenté car l’immigration s’y révèle moins forte. Mais en zoomant, on s’aperçoit que les dynamiques métropoles/France périphérique y sont désormais actives. La Bretagne vote Macron, mais essentiellement à Rennes et dans les grandes villes. Inversement, le FN se développe dans l’ensemble des zones rurales et les petites villes. Mais il y a d’autres phénomènes complémentaires. En Seine-Saint-Denis, Mélenchon arrive en tête, mais Macron a fait un bon score. Son discours en faveur du business et de la réussite économique peut séduire certaines catégories populaires, notamment la classe moyenne immigrée qui ne croit plus du tout à la méritocratie républicaine et espère s’en sortir à l’américaine. En banlieue, on a parfois Macron plus l’islam, autour d’un discours de conservation des valeurs traditionnelles qui se conjugue avec l’acceptation du marché. [l’insécurité culturelle] est un des éléments du vote. Il est difficile de séparer ses motivations car l’insécurité culturelle est intimement liée à la perception de nos capacités à ériger des frontières invisibles, elle sera donc beaucoup plus fortement ressentie dans les milieux populaires. Vous pouvez vivre dans un environnement d’insécurité culturelle, si, par ailleurs, vous êtes bien intégré économiquement et socialement, vous n’avez aucune raison d’aller du côté des perdants et du Front national. Inversement, si vous êtes déjà fragile économiquement et socialement, vous serez beaucoup plus réceptif à un discours autour de l’insécurité culturelle, puisque vous n’avez pas les moyens d’éviter la cohabitation réelle avec l’Autre, même quand l’immigré n’est pas encore là. Ceci explique notamment le vote FN dans les campagnes. (…) Sans le dire, tous les états-majors ont joué sur la fibre ethnoculturelle, Macron compris. Toute la difficulté de la campagne Macron entre les deux tours a été de constituer un front antifasciste uni. Pour la banlieue, sa journée de recueillement en mémoire des déportés a été perçue comme la visite de la banque Rothschild au mémorial de la Shoah ! Il est très difficile de dénoncer l’antisémitisme tout en voulant mobiliser les banlieues. C’est bien la preuve que l’époque de SOS Racisme où beurs, noirs et juifs devaient communier ensemble contre le Front national sous l’égide du PS est révolue. (…) si les scores de Mélenchon sont élevés en Seine-Saint-Denis et dans les quartiers Nord de Marseille, c’est parce qu’il attire des catégories populaires plutôt immigrées qui vont vers le candidat supposé le moins islamophobe ou le plus immigrationniste. Là est la dynamique populaire de Mélenchon. Il a atteint 19 % en aspirant le Parti socialiste et l’extrême gauche. Si on prend le vote ouvrier, c’est un vote qui n’a jamais été 100 % FN, ça s’est toujours un peu dispersé, et il y a toujours eu des ouvriers, souvent de la fonction publique, qui votaient PS. Ceux-là sont allés chez Mélenchon qui a raflé le vote « identitaire de gauche ».(…) Manuel Valls avait compris il y a dix ans qu’il fallait abandonner le nom du Parti socialiste et faire du blairisme. Comme Mélenchon, Valls avait compris qu’il ne fallait plus s’adresser à la gauche mais au peuple. La vraie révolution de cette campagne, ce sont les drapeaux bleu-blanc-rouge des meetings de La France insoumise. Après l’échec de François Fillon, la droite va comprendre à son tour qu’il ne suffit pas de mâtiner son discours de critiques de l’islam pour ramener vers soi les classes populaires. Ce positionnement a permis à Fillon de gagner la primaire de la droite, sans lui attirer les voix de la France périphérique. Mélenchon a compris qu’il ne fallait plus s’adresser à la gauche. La vraie révolution de cette campagne, ce sont les drapeaux bleu-blanc-rouge dans ses meetings. (…) Le problème de la France contemporaine n’est pas sa division en classes. Cela a toujours été le cas. Seulement, aujourd’hui, la base et le sommet de la société ont fait sécession l’un de l’autre. Autrefois, le parti communiste conservait une base populaire solide, mais ses compagnons de route, des intellectuels et des journalistes, formaient une élite servant d’exemple. Désormais, le bas de la société ne se reconnaît plus de représentants légitimes. Les gens d’en bas n’ont plus confiance dans le monde du haut ; politiques, journalistes et universitaires suscitent la défiance populaire. L’antifascisme a longtemps servi de rideau de fumée et de moyen de protection de classe mais cette stratégie est en train de tuer le monde d’en haut en asséchant la pensée. L’université française est morte ! Personne ne se réfère à des productions d’universitaires français aujourd’hui. Et si la presse se meurt, c’est qu’elle a été incapable de s’ouvrir et de penser la recomposition en cours. (…) Les débats économiques sont très compliqués et ambivalents. Ainsi, le modèle de l’ouverture au monde crée de la richesse dans les grandes métropoles. On ne saurait s’en passer. Mais on pourrait avoir un débat sur la question du protectionnisme européen. Les gens d’« en bas » ne se disent pas pour ou contre l’Europe par principe. Il y a quelques années, les milieux populaires, qui vont des agriculteurs aux ouvriers, étaient plutôt favorables à la mondialisation et ont adapté leurs conditions de travail. Les gens sont pragmatiques : si un modèle économique marche, ils l’adoptent. Moi-même, je ne m’oppose pas à la mondialisation en soi. Ce serait absurde. L’enjeu, c’est la répartition des fruits de la croissance et l’intégration politique et culturelle des catégories populaires. (…) les partis politiques ne représentent pas les nouveaux clivages. On ne pourra se sortir de cette impasse démocratique que si l’Assemblée et les institutions permettent de mettre en scène, d’organiser, les clivages hérités de Maastricht et du referendum de 2005. Une confrontation idéologique à l’Assemblée autour des clivages pertinents permettrait de retisser les liens avec le monde d’en bas, car beaucoup de Français pourraient enfin se dire : « C’est dur mais à l’Assemblée nationale, on parle des véritables questions et on se bat pour moi. »

    Christophe Guilluy

    http://www.causeur.fr/christophe-guilluy-fn-macron-recomposition-44632.html

  • 21
    James:

    Le documentaire embedded de Yann l’Hénoret diffusé sur TF1 le lendemain de son élection, montre un Macron détendu, en pleine réunion briefing + séance de maquillage. Rentabilité, flexibilité. Visiblement il ne comprend rien à la polémique qui le place « en T.T ». Il résume tout cela, goguenard, d’un « ah… les névroses françaises ! C’est fascinant. Ça dit énormément de ce qu’est la société (…) les gens sont à cran ». Oui, « les gens » – comme dit Mélenchon quand ils s’adressent aux Français – qui souffrent, sont à cran, à fleur de peau quand on remet de l’huile sur un feu mal éteint (la colonisation) ou sur un feu bouillonnant (l’antisémitisme). Apparemment ses conseillers en communication, eux, ne trouvent pas cela fun.

    Et là, entre deux coups de blush au candidat, Sibeth Ndiaye la responsable presse + maquilleuse occasionnelle – flexibilité, rentabilité – complète les propos de sa collègue Laurence Haïm en utilisant un terme qui a retenu mon attention : le « copyright ». Laurence Haïm parle maladroitement de « monopole dans la communauté juive » pour faire comprendre à Emmanuel Macron pourquoi sa comparaison a pu non seulement choquer les Français rapatriés mais aussi et surtout les juifs de France. Le crime contre l’humanité est lié dans l’opinion générale au génocide des Juifs, tente-t-elle – selon moi – de lui faire comprendre. On entend alors au même moment Sibeth Ndiaye dire : « oui, il y a un copyright ».

    En tant qu’enseignante d’histoire ayant dirigé un ouvrage sur l’enseignement comparé des génocides du XXe siècle, mes oreilles ont sifflé en écoutant le raccourci partiel et partial de Laurence Haïm, mais le « copyright », ça je n’y croyais pas. Le crime contre l’humanité serait une marque déposée par et pour les Juifs ? J’avais dû mal entendre. Dès que le documentaire fut disponible en ligne, j’ai vérifié. Oui, le mot « copyright » a bien été utilisé pour lier l’extermination des Juifs et le « contre l’humanité ». Ce mot en dit long sur l’inculture des communicants, sur une certaine vision communautaire de l’histoire, sur la concurrence des mémoires qu’elle a produite, sur le langage mainstream. Les mots n’ont plus aucun sens, tout est interchangeable. Comme les individus dans la grande entreprise finalement. Et on y est : le shoah business ?

  • 20
    jc durbant:

    FN : suicide mode d’emploi (Le pilote fou de Germanwings était en fait une femme !)

    D’autant que Marine Le Pen a bénéficié d’une exceptionnelle conjonction de planètes : président sortant discrédité, adversaire de droite détruit, diabolisation en berne (jusqu’au débat du 3 mai), Brexit, élection de Trump, invasion migratoire, attentats. Difficile d’imaginer un enchaînement de faits plus favorables pour engranger des suffrages. Et pourtant l’or d’une situation s’est transformé en plomb électoral.

    Une campagne plus équilibrée sur l’immigration et l’identité, une campagne plus positive, plus enthousiaste, moins récriminatoire, aurait donné un meilleur résultat. C’est sûr ! Victorieuse ? Peut-être pas : la marche était encore trop haute. Mais virer en tête au premier tour et tangenter les 45%, le 7 mai, sans doute. N’oublions pas que Marine Le Pen qui a démarré à 28% dans les sondages (et dans les élections régionales qui ont précédé) est tombé à 21% au soir du premier tour (à peine plus que le total Le Pen+ Mégret de… 2002). Au deuxième tour, elle partait avec un potentiel de 40% à 42 % qu’elle a fait chuter à 34 % : beaucoup mieux que son père en 2002, c’est vrai, mais lui affrontait un candidat étiqueté de « droite ». En dehors de quelques oligarques sectaires ou serviles, chacun sait bien au FN que le débat du 3 mai a été catastrophique (y compris pour l’avenir) et que la ligne souveraino–jacobino- monétariste est un bâton merdeux.
    Philippot a eu avec le FN un comportement de coucou

    il y a évidemment place pour une sensibilité de gauche et pour une sensibilité souverainiste au FN, mais à sa juste place, pas en position de quasi-monopole pour les places, bien sûr, mais aussi pour la structuration du discours.

    Vous connaissez le coucou : c’est un oiseau qui pond son œuf dans le nid d’autrui. Comme le petit coucou crie plus fort que les autres oisillons, les parents adoptifs le nourrissent mieux que leurs propres oisillons. Et quand le petit coucou est assez fort, il jette hors du nid ses frères de nichée.

    Vous avez là la stratégie de Philippot : il est entré dans un parti identitaire pour en faire un parti souverainiste. Au lieu de défendre la France, on défend le franc. Au lieu de défendre son identité civilisationnelle, on verse dans l’économisme. C’est le recyclage du gaullisme de pacotille de Seguin et du souverainisme désincarné de Chevènement à coups d’accents bolcheviks.

    La campagne de deuxième tour, c’est quinze jours de drague éhontée des électeurs de Mélenchon pour n’en récupérer que… 7%. Comme c’est ballot, les réserves étaient à droite : 20% des électeurs de Fillon et 35% de ceux de Dupont-Aignan votant pour la candidate nationale. Des électeurs qui ont eu bien du mérite car tout a été fait pour les dégoûter !

    Qui peut sérieusement penser que Marine Le Pen sur la ligne Philippot – qui est aussi la sienne – pourrait avoir des chances sérieuses en 2022 ? Il faut éviter de se raconter des histoires.

    Alors qui ? Quitte à avoir une ligne philippotiste pourquoi pas Philippot ? A tout prendre ! Quitte à avoir une ligne souverainiste pourquoi pas Dupont-Aignan, d’autant qu’il a pris, lui, conscience des enjeux du Grand Remplacement ? Sur une ligne plus identitaire et plus conservatrice, Marion Maréchal Le Pen, bien sûr. Et puis les événements à venir permettront peut-être à une nouvelle personnalité d’émerger.

    Le départ de Marion … Quelle tristesse ! Quel gâchis !

    Au-delà des raisons personnelles – respectables – qui ne voit les raisons politiques ?

    Son choix était le suivant : se soumettre à une ligne et des pratiques de management politique qu’elle désapprouvait.

    Ou entrer en guerre civile. Elle a voulu éviter cela. L’histoire connaît des infanticides, des parricides mais pas de « tanticide » et ce ne sera pas pour cette fois …

    Jean-Yves Le Gallou

    http://ripostelaique.com/les-deux-responsables-de-ce-fiasco-sappellent-marine-et-surtout-philippot.html

  • 19
    jc durbant:

    THE FIRE NEXT TIME !

    I really do believe that these populists are changing the character of the politics just by being there, so even mainstream candidates are having to respond to their agenda. You see fewer people talking about free trade. You see countries talking about industrial policy and protectionism. It’s hard to defend immigrants almost any place in the world today. … The rise of nativism is having an impact on the politics, even if the candidates aren’t winning. It is no surprise that this earthquake is shaking young democracies like Poland. But it is stunning that it has jolted the most mature of them.

    Condoleeza Rice

    https://www.usatoday.com/story/news/2017/05/07/condoleezza-rice-on-brexit-le-pen-and-trump/101366634/

    Western political elites are making a dangerous habit of thinking about these voters as some sort of disease that needs to be eradicated. A generation ago, politicians like Bill Clinton and Tony Blair saw these voters and their concerns as fertile ground for their parties’ futures. These days Clinton’s wife and many in Western politics treat the people who voted for Trump or Le Pen as at least closet bigots in need of reeducation. Unless and until the political establishment can come to treat these voters with the dignity and respect they deserve we will continue to see the institutions on which we rely under assault. And believe us when we say that if these frustrations remain unaddressed, the next assault will be more brutal than the first…

    http://www.foxnews.com/politics/2017/05/08/political-establishment-shouldnt-be-cheering.html

  • 18
    James:

    Ce maire qui identifie et intimide ses administrés votant FN

  • 17
    James:

    Le monde virtuel a eu beau agir sur le monde réel, la fâcheuse sphère électronique en a limité considérablement les effets.

    Les foules, sans doute dans leur souvenir confus des meurtres de masse, n’ont pas eu le cœur à faire la liesse.

    La parenthèse magique et anesthésique va bientôt se refermer.

    Déjà, dans quelques jours, une autre consultation aura lieu, où la part artistique sera plus congrue.

    La pleine saison va reprendre pour la délinquance et l’immigration forcée de masse, et l’islam radical comme la dette n’accorderont aucun délai de grâce.

    Le multiculturalisme n’a pas encore définitivement gagné la partie, mais en dépit de l’opposition d’une majorité du pays, par la grâce médiatique et artistique, il n’a pas perdu.

    Quand l’heure sera venue de lui dire vraiment non, c’est peut-être parce qu’il sera trop tard.

  • 16
    jc durbant:

    « délégitimisation des résultats des élections me semblent déplacés – tout comme les manifs anti Trump aux US et leurs « deux millions de voix de plus pour Clinton » ! » …

    Oui, confirmation du Figaro, quelle idée de s’acharner contre le petit David qui a vaincu seul contre tous… ?

  • 15
    Zoubor:

    Qlq un peut il repecher mon 13?!

  • 14
    James:

    Et voilà, ça commence.

  • 13
    Zoubor:

    Perso je ne prends pas trop au serieux ces deux déclarations de Macron: je préfère voir ce qu’il va faire.
    Après les discours pour arriver au pouvoir, un leader se doit d’agir, et de préférence en silence!
    Une fois au pouvoir qlqs mises aux points mensuelles ou trimestrielles devrait suffire, les gueulanttes et les discours de tribuns sont les attributs du battu, ceux qui sont au tapis et n’ont pas les budgets ni l’administration (les troupes) pour mettre a execution un programme.
    Le premier signe pour savoir où va Macron va être la formation de son gouvernement.

  • 12
    James:

    En effet, Sil. Et je me souviens que tu avais recadré la pensée ping-pong d’une personne sur ce sujet précisément.

  • 11
    madimaxi:

    Belle analyse dans ton #8, James. Plaisir de lire. Oui le parcours de Macron est celui du saut d’obstacles. Et c’est bien. Y a un type qui ose dans cette fatalité morose. Et j’avertis, chui’s un converti de l’entre deux tours. Paraît-il que ce sont les convertis qui ont la peau la plus dure. Méfie-toi Jean-Claude au plaisir de te contredire.

  • 10
    Sil:

    Perso , c’est le « il y a pas une culture française » qui m’a plus gonflé que le « colonisation = crime contre l’humanité »…

    Car si la colonisation n’est pas à mettre sur le même pied criminel qu’un génocide, elle n’en reste pas moins un crime déjà dénoncé par les Clemenceau est autres qui se levaient contre les projets de colonisation alors portés bien plus par les socialistes (au non de « l’humanisme ») et les droitards (au non de l’évangélisation)…

    Quand à la culture française, s’il y en a, en effet, autant qu’il y a terroirs et d’ethnies (anciennes ou plus récentes) sur notre territoire, elles se retrouvent réunies par ce socle ou ciment commun qu’est La Culture Française issue de notre histoire commune et de notre volonté de faire nation… vindiou de vindiou !

  • 9
    madimaxi:

    Pour commencer dès le début.
    Maintenant, afin d’éviter l’invective et l’anathème qui, généralement, ne mènent à rien d’autre que de clore toute discussion j’ose proposer de juger sur actes. Pour l’instant, en ce qui me concerne, Macron est coupable de deux choses :
    – il n’y a pas une culture française,
    – la colonisation = crime contre l’humanité.

    Pour la première, une nuance. Macron dit UNE culture française. Il n’y a donc pas une mais plusieurs cultures qui font la culture en France. J’accorde le bénéfice du doute.

    Pour la seconde, le rétropédalage est insuffisant. Il faut que le minot sache qu’ici il a fauté grave.

    Pour le reste, il a tout presque bon. Le type qui se fait élire en promettant de s’attaquer immédiatement au mammouth nommé « le code du travail », chantre de la France rayonnante et dominante, banquier d’affaires dans un pays réputé réfractaire à tout signe ostentatoire de mondialisme et de richesse… il a réussi un incroyable pari. Et puisque j’aime les vainqueurs…

  • 8
    James:

    mais cette histoire de « coup d’état » que ne cessent de rassasser Jean Claude et des commentateurs de cet article Rioufol, et aussi la délégitimisation par ce dernier des résultats des élections me semblent déplacés

    Je suis d’accord avec toi, Zoubor. Je pense, en fait, que Rioufol utilise le terme de « coup d’état » comme une forme d’expression imagée. Journaliste au Figaro, il n’écrirait pas de telles choses si il l’entendait au sens propre.

    C’est le système que la France s’est choisie pour l’election de son président et apres 19 de presidents socialistes pour 50 de gaullisme, chiracquisme et autres droites, celles ci feraient mieux d’arrêter les pleurnichements les résultats ont bien prouvé depuis 1958 que ce systeme les avantage!

    Attention, cependant, cette élection (comme celles de 2002, 2007 ou 2012) a fait perdre un peu la tête à certaines personnes/analystes en disant qu’une nouvelle ère s’ouvrait. Beaucoup prophétisaient sur la mort du FN en 1998 et 2000 (coupe du monde de foot, coupe d’Europe, la France black-blanc-beur), il n’a pas fallu 1 an avant de déchanter face au 21 avril 2002 et aux problèmes identitaires de la France d’aujourd’hui.

    Après la victoire de Chirac (score africain comme dit JC), on se prenait à rêver d’une nouvelle coalition où droite et gauche travailleraient ensemble, bref, c’était l’Union Sacrée face à la menace du Front. Chirac a fini dans le crépuscule et impopulaire avec un FN qui n’a cessé de monter.

    2007, signait l’avènement d’une rupture que beaucoup (à raison) croyait. Sarko avait véritablement introduit une nouvelle façon de faire de la politique. Il avait le premier fait l’ouverture à gauche et au centre. En cela, Macron n’a rien inventé. De cette ouverture sarkoziste, on se prenait, là encore, à se dire que tout était possible pour faire travailler des gens de bonne volonté. Patatra, la présidence Sarko (à notre grand regret) à échoué (en partie) dans son objectif.

    2012, Hollande était arrivé pour redonner – disait-on – un nouveau lustre à la présidence bougiste de Sarko. Le président normal, la république exemplaire, une France apaisée, etc…, etc… Dror, ici même, nous annonçait que Hollande serait réélu, que le chômage baisserait et que la croissance repartirait. On connaît la suite. Même après les massacres de l’année 2015, on pensait qu’allait émerger une nouvelle France : les choses ont assez vite repris leur cours comme si rien ne s’était passé…

    Aujourd’hui, dans une France profondément divisée (en 4 !), la situation est encore pire. Tout ça pour dire que le système de la Vème République a avalé les 3 prédécesseurs de Macron, il en sera de même pour lui. N’enterrons pas trop vite ce que d’aucuns appellent en ce moment le « Système ». Il est bien plus résilient qu’on ne le pense. Les clivages traditionnels risquent de revenir bien plus vite qu’on ne le croit…

  • 7
    Zoubor:

    De nouveau mon #6 ou 56, en réponse à l’article de Rioufol, n’apparait pas….

  • 6
    Zoubor:

    Je suis trop loin et pas assez au courant des secrets de la politique française pour vraiment juger, mais cette histoire de « coup d’état » que ne cessent de rassasser Jean Claude et des commentateurs de cet article Rioufol, et aussi la délégitimisation par ce dernier des résultats des élections me semblent déplacés – tout comme sont déplacées les manifs anti Trump aux US et leurs « deux millions de voix de plus pour Clinton » !
    C’est le système que la France s’est choisi pour l’election de son président et apres 19 presidents socialistes pour 50 de gaullisme, chiracquisme et autres droites, celles ci feraient mieux d’arrêter les pleurnichements les résultats ont bien prouvé depuis 1958 que ce systeme les avantage!
    J’attendais de Rioufol plutot de regarder en avant!
    Et à l’extreme gauche…
    Coup d’etat par la presse, l’Elisee, un PS délaminé, passé au rouleau compresseur, dites vous???
    Et ce alors que le grand mechant con, le meilleur tribun de France et de Navarre, a déjà donné ses consignes de la revolution en refusant categoriquement de ne pas donner de consigne de vote- que le soir même des election et hier et certainement « hasta la Victoria » il prepare un renvercement de pouvoir, au minimum un Mai 17, mais avec cette fois, et contrairement a Mai 68, en se basant sur les fascistes islamistes
    La est le danger!
    Alors faut cesser de pleurnicher sur un faux coup d’etat d’un banquier international(iste), capitaliste – et commencer à s’inquieter de la sharia et de véritables kidnappings de la République

  • 5
    James:

    Ce lundi, François Hollande a reconnu ressentir « beaucoup d’émotion » à la perspective de donner « la marche à suivre » à son successeur. Il aurait sans doute aimé dire : son hériter. Bref, le renouvellement, unanimement salué ce lundi, ressemble fort, dans ses premiers pas en tout cas, à une authentique duperie. Voici en effet le retour flamboyant des figures socialistes, des commentateurs de la victorieuse presse de gauche, des journalistes cireurs de pompes, des hagiographes du « nouveau Bonaparte », des gendarmes de la pensée lisse. Voici le retour en force de la bien-pensance, confortée par les soutiens de Barack Obama (Etats-Unis) et Justin Trudeau (Canada), qui ont porté le conformisme intellectuel à son apex.

  • 4
    James:

    « S’il y a un traître, quelqu’un qui a flingué Hollande, c’est Valls »

  • 3
    James:

    Y a de nouveau un probleme. Je ne vois que le dernier message de Jean Claude!

    Oui, il débloque au 50ème commentaire.

  • 2
    Zoubor:

    Y a de nouveau un probleme. Je ne vois que le dernier message de Jean Claude!

  • 1
    jc durbant:

    « Elle est trop proche des regimes facho arabes et trop proche de Poutine pour faire qlq chose. ». Elle est surtout plus que bienveillante avec l’Iran des mollards. »

    Oui, là, d’accord, elle a encore du chemin à faire, mais sur la sécurité, l’autorité, le communautarisme et l’islamisme radical comme l’a rappelé Pécresse, y a pas photo avec le petit roquet et petit marquis poudré !
















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