eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Présidentielle 2017: Vous avez dit 21 avril ? (Taubira d’or 2017 à Dupont-Aignan)

Posté le lundi 24 avril 2017 par Admini

carte macron le pen gauchecarte macron le pen

Vous avez dit casse du siècle ?

Au lendemain d’un premier tour qui …

Entre la machination juridico-médiatique …

Le  Taubira souverainiste de Debout la France …

Et, de Sarkozy à Juppé et sans parler du traitre quasi-professionnel du feu Modem, les Brutus de son propre camp …

Voit la droite se priver et priver le pays …

A un petit 1, 3%  près (à peine 466 000 voix soit moins que les votes blancs mais certes deux fois plus que les 194 00 qui avaient manqué à Jospin en 2002 pour 2.6 % d’abstention de plus qu’en 2012) …

De la véritable alternance que nombre d’entre nous attendait …

Comment ne pas voir …

Outre la complication supplémentaire d’une sorte de DSKisation du candidat de la droite …

Et sans parler du plantage quand même majeur des analyses de poids numérique ou, dans une moindre mesure, des dynamiques d’opinion …

La peu glorieuse répétition, cette fois, pour la droite, du tristement célèbre 21 avril 2002 ?

Et ne pas s’inquiéter avec les législatives qui vont suivre …

D’une nouvelle espèce de présidence accidentelle annoncée pour le deuxième tour …

Qui entre irresponsabilité sur la sécurité et multiculturalisme béat …

Menace, à coup de diabolisation, de laisser à nouveau de côté une bonne moitié du pays ?



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28 réponses à “Présidentielle 2017: Vous avez dit 21 avril ? (Taubira d’or 2017 à Dupont-Aignan)”

  • 28
    jc durbant:

    « Ce qu’Emmanuel Macron a réussi est exceptionnel. Son ascension et l’engouement qu’il a suscité sont historiques »…

    Mais profitant d’une explosion en vol largement assistée de son principal concurrent, Macron est-il autre chose, comme son père spirituel Hollande ou Hussein avant lui, qu’un emballage médiatique et qu’un président accidentel ou par défaut ?

    Voir:

    Comme l’indique le sondage, seuls 27 % des votants pour Emmanuel Macron glisseront leur bulletin dans l’urne car convaincus de la crédibilité des mesures qu’il propose, quand 58 % des électeurs de Marine Le Pen le feront pour la même raison. 30 % des futurs électeurs de Macron ont choisi de voter pour “le moins pire”, et 31 autres pourcents adressent leurs voix au candidat d’En marche ! dans la volonté de faire barrage au Front national. Résultat : seul un électeur de Macron sur trois vote pour son candidat car il est en accord avec ses propositions politiques, ou que sa personnalité lui plaît. Des chiffres peu flatteurs pour l’ancien banquier.

    Valeurs actuelles

  • 27
    James:

    Je crois davantage en Emmanuel Macron qu’en Marine Le Pen, mais je déteste ces caricatures infantilisantes. Chacun sait qu’on ne peut plus réduire l’électeur de Marine Le Pen à un beauf obtus, éructant et revanchard. Chacun sait que l’électeur de Macron n’est pas forcément un démocrate humaniste, sophistiqué, bienveillant et désintéressé.

  • 26
    James:

    Là on touche le fond de la bêtise !

    L’authentique fond de bêtise se trouve dans vos incessants et ridicules copié/collés et sur des sites qui, a fortiori, n’ont rien de sérieux. Vous êtes incapable d’argumenter par vous-mêmes, elle se trouve là l’indigence de votre pensée. Vous faites une confusion entre la haine du judaïsme dans les siècles passés (qui n’a rien à voir avec l’antisémitisme), la persécution contre les juifs à travers les siècles et l’antisémitisme qui est, je le répète, une notion récente dans l’histoire.

    Vous feriez mieux d’aller vous documenter sur un sujet aussi élémentaire (la bibliographie, à cet égard, est gigantesque) avant de dire des bêtises et d’utiliser des termes comme « paralogisme » dont vous ne comprenez visiblement pas la signification.

  • 25
    MERCATOR:

    Par ailleurs, écrire également que l’antisémitisme (qui est un phénomène tout récent dans l’histoire) fut consubstantiel aux Arabes avant l’Islam, c’est faire preuve d’une ignorance crasse.

    Là on touche le fond de la bêtise !

    La haine, à l’égard des Juifs, n’est pas un phénomène nouveau. On peut remonter à Pharaon, qui jetait des nourrissons juifs dans le Nil, aux philistins qui brûlaient les champs des juifs avec des queues de renards enflammées. Les Assyriens dévastaient régulièrement le territoire d’Israël, Nabuchodonosor détruisit le temple et exila la population juive en Babylonie. Les Grecs occupèrent le pays à partir de –332 avec l’invasion de l’armée d’Alexandre le Grand, les Romains détruisirent le deuxième temple et rasèrent tout le pays. On peut continuer longtemps l’énumération des souffrances infligées aux Juifs,

  • 24
    James:

    Oui et alors ? en quoi cette phrase est elle antinomique avec le fait que le front national est un parti fasciste et antisémite, pour que vous puissiez mieux comprendre les arabes sont antisémites, les musulmans comme les chrétiens d’ailleurs , le front national est antisémite mais également anti arabe , vouloir en établir un lien quelconque cela s’appelle un paralogisme .

    Cessez de vous prendre pour un penseur, Mercator. Vous vous comprenez probablement dans votre tête mais une fois couché par écrit cela donne un résultat catastrophique. Votre raisonnement est totalement abscons, on ne comprend rien. Ou alors, soignez votre écriture, cela fait des années qu’on vous le dit. Personne n’est pro-FN ici voyons. Cela fait 10 ans que vous squattez ce site, vous devriez pourtant le savoir et vous êtes là à prendre des postures anti-FA avec nous. C’est d’un grotesque.

    En outre, quand on écrit que l’antisémitisme est dans le gêne arabe, je me dit que votre place est plutôt avec les bas-de-plafond du FN que parmi les électeurs de Macron. Par ailleurs, écrire également que l’antisémitisme (qui est un phénomène tout récent dans l’histoire) fut consubstantiel aux Arabes avant l’Islam, c’est faire preuve d’une ignorance crasse.

  • 23
    madimaxi:

    Merci Sitt.
    Clair, net et précis. Comme d’hab’ quoi !

  • 22
    MERCATOR:

    Quant à l’antisémitisme musulman il est ancré dans les gênes arabes, bien avant Mohamed et il est vain de vouloir l’éradiquer, seulement le combattre !

    Oui et alors ? en quoi cette phrase est elle antinomique avec le fait que le front national est un parti fasciste et antisémite, pour que vous puissiez mieux comprendre les arabes sont antisémites, les musulmans comme les chrétiens d’ailleurs , le front national est antisémite mais également anti arabe , vouloir en établir un lien quelconque cela s’appelle un paralogisme .

  • 21
    jc durbant:

    Oui, il y a probablement un risque théorique que voter blanc aide à faire passer le dernier avatar en date du fascisme (voire du nazisme ?) …

    Mais au risque effectivement d’être assimilé aux pompiers pyromanes Mélenchon ou Aubry, je fais partie des gens qui pensent que comme pour la curée qui a abattu en plein vol le candidat de la raison Fillon, le déferlement de moraline anti-Marine qui s’annonce devrait être largement suffisant.

    Mais que rabattre en revanche un peu le caquet du chérubin de ces dames et lui refuser le score africain ou brejnevien du ripou Chirac de 2002 (qui, si l’on réfléchit bien, revient à demander à la population le score le plus humiliant possible pour le parti des bonnes questions mais des mauvaises réponses, au 2e tour comme aux législatives après – si ce n’est pas rajouter de l’huile sur le feu, je sais pas ce que c’est ?) pourrait peut-être lui être à terme salutaire, histoire de lui donner une petite idée de la colère qui monte dans le pays et que lui et ses pompom girls semblent s’obstiner à non seulement ignorer mais à diaboliser …

  • 20
    Zoubor:

    Voter blanc – ce n est pas seulement « bonnet blanc, blanc bonnet » de Duclos!!
    C est meconnaitre la dangerosite du fascisme – c est faire ce qu ont fait les communistes allemands face à Hitler. Perso, quand je lis que de toute facon Marine ne pourra rien faire de son programme car elle n aura pas la majorite au parlement – je vois le parlement en flamme, comme le Reichstag… 🙁
    Le refus de Melenchon et celui d’Aubry d appeller à voter contre FN en font au minimum des idiots utiles si ce n est des collabos!

  • 19
    jc durbant:

    Pour moi, pointer les faiblesses (pas assez réformiste en économie mais surtout bien trop léger pour le régalien: sécurité, souveraineté) et notamment la non-prise en compte, risquée, de la colère qui gronde dans les campagnes par le nouvel Obama (ou Trudeau vu l’âge ?) français n’est pas un appel à voter pour l’accident industriel du FN.

    Personnellement, comme je l’avais fait pour l’escroc Chirac face au facho Le Pen en 2002 après avoir voté pour Jospin au premier tour, je voterai blanc …

    Voir aussi:

    The fire next time ?

    In 2008, Obama, a freshman senator, became a national Rorschach test, upon whom Americans projected their longings. Emmanuel Macron, 39, is a former Paris investment banker, untainted by electoral experience, and a virtuoso of vagueness. His platform resembles ( in The Spectator’s Jonathan Miller’s description) “a box of chocolates from one of those upscale confiseries on the Rue Jacob: full of soft centers.” This self-styled centrist is a former minister for the incumbent president, socialist François Hollande, who in a recent poll enjoyed 4 percent approval. (Last Sunday, the Socialist-party candidate won 6.35 percent of the vote.) Macron calls his movement En Marche!, meaning “on the move,” which is as self-congratulatory and uninformative as Obama’s “We are the ones we’ve been waiting for.” Macron proposes to cure France’s durable stagnation by being ever so nice. Which means, above all, by not being . . . her. In 1984, when Marine Le Pen’s anti-Semitic and xenophobic father, Jean-Marie, received more than 2 million votes for president, a Paris headline asked: “Are there 2,182,248 Fascists in France?” It was not an unreasonable question, he having advocated uniting all “the forces of the nation in a fasces.” He was pointedly invoking the Roman symbol of power — rods lashed together around an ax handle with the blade protruding — from which fascism took its name. His slogan was cunningly sinister: “My program is what you are thinking.” Meaning: what you flinch from saying about Jews, immigrants, and other deplorables. It is unclear how far from this tree the sour apple that is his daughter has fallen. Her rallies feature chants of “On est chez nous” (“This is our home”), which expresses anxiety that France is less and less that. Millions of unassimilated immigrants have made a mockery of the dreamy multiculturalism preached by people living comfortably insulated from the influx. Le Pen’s blood-and-soil nationalism is a primal scream against the felt dilution of identity. It is untrue that French libraries file the nation’s constitutions under periodicals. There have been a slew of them since 1791; the current one is a relatively ancient 59 years old. But a nation’s identity is usually bound up with linguistic unity, so France’s national identity is, in a sense, relatively young. Political scientist Francis Fukuyama has written: “In the 1860s, a quarter of France’s population could not speak French, and another quarter spoke it only as a second language. French was the language of Paris and the educated elite; in rural France, peasants spoke Breton, Picard, Flemish, Provençal, or any number of other local dialects.” Marine Le Pen, self-styled avatar of Frenchness, won less than 5 percent of the vote in Paris, running strongest where national identity has been most recently realized. In 1977, France’s GDP was about 60 percent larger than Britain’s; today it is smaller than Britain’s. In the interval, Britain had Margaret Thatcher, and France resisted “neoliberalism”. It would mean dismantling the heavy-handed state direction of the economy known as “dirigisme,” which is French for sclerosis. France’s unemployment rate is 10 percent, and more than twice that for the young. Public-sector spending is more than 56 percent of France’s GDP, higher than any other European nation’s. Macron promises only to nibble at statism’s ragged edges. He will not receive what he is not seeking — a specific mandate to challenge retirement at age 62, or the 35-hour workweek and the rest of France’s 3,500 pages of labor regulations that make it an ordeal to fire a worker and thus make businesses wary about hiring. Instead, he wants a more muscular European Union, which, with its democracy deficit, embodies regulatory arrogance. The 1930s confounded the European Left because capitalism’s crisis benefited the rancid Right, which by melding economic and cultural anxieties produced aspirations from the base metal of resentments. Today, globalization is causing similar stirrings on both sides of the Atlantic. Le Pen’s surge probably will crest short of floating her into the presidency. But in France and elsewhere, complacent people should remember the words of the African-American spiritual with which James Baldwin in 1963 warned Americans during the struggle for civil rights: God gave Noah the rainbow sign No more water, the fire next time.

    George Will

    http://www.nationalreview.com/article/447076/french-election-macron-running-obamas-style-against-le-pen

    Voir également:

    Emmanuel Macron est le candidat par lequel ce qu’on pourrait appeler le consensus libéral, mondialiste et diversitaire des élites françaises est parvenu à se maintenir et même à reprendre l’offensive. C’est une réussite. Le progressisme mondialisé a fait bloc. Mais si Macron prétend faire émerger une nouvelle classe politique, dégagée des partis déjà existants, décrétés désuets, il ne pourra le faire qu’en s’appuyant sur les nombreux cadres qui se sont ralliés à lui. À travers lui, tout un système veut se sauver. C’est la phrase du Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change ! » (…) N’oublions pas l’incroyable éclatement de ce vote antisystème. Les uns votent contre l’immigration massive, ou contre l’Europe, contre les médias, et on pourrait ajouter bien d’autres “contre”. On ne cesse de dire que le clivage gauche-droite a éclaté. Peut-être. On devrait plutôt dire que d’autres clivages se rajoutent mais qu’aucun ne parvient à s’imposer. Les contradictions du pays ne trouvent donc pas de logiciel pour les synthétiser et engendrent conséquemment un sentiment d’impuissance collective. Nous sommes peut-être dans un moment de recomposition politique, mais nous sommes encore dans sa phase chaotique. (…) Le système médiatique est parvenu à réduire la campagne présidentielle à une quête de changement pour le changement, et à imposer de manière obsessionnelle le thème des affaires. On peut y voir un détournement électoral en forme d’occultation du réel. Le système médiatique a ramené le débat dans des termes qu’il contrôle plus aisément. Il a confirmé sa domination sur la vie démocratique. (…) c’est le peuple français qui s’est fait voler son élection. Depuis cinq ans, des questions essentielles traversaient la vie politique : celle du terrorisme islamiste, celle de l’immigration massive, celle de l’identité nationale, celle des nouveaux enjeux sociétaux. Ces questions pourtant essentielles ont été évacuées de la campagne. C’est un peu comme si le système politique était incapable de prendre en charge les aspirations profondes du peuple français. On a vidé l’élection présidentielle de sa substance, on l’a dépolitisée. (…) C’est une alternative idéologique déformée et caricaturale. Le débat n’aura pas lieu. Quoi qu’on en pense, bien des électeurs souverainistes et conservateurs ne voudront pas se rallier à Marine Le Pen, soit parce qu’ils la trouvent engoncée dans la fonction tribunitienne, soit à cause de son programme, soit à cause de l’histoire de son parti, soit à cause de son nom de famille, tout simplement. À travers la candidature de Marine Le Pen, ce qu’on appelle plus ou moins confusément le camp souverainiste français est condamné à une expression diminuée et mutilée. Dans les prochaines années, le vote souverainiste, conservateur, attaché à l’identité française trouvera probablement de nouveaux vecteurs et cela, dans une dynamique plus large de recomposition politique. Pour l’instant, Emmanuel Macron sera élu, cela ne fait guère de doute. Il ne faudrait pas y voir un référendum d’approbation en profondeur de sa vision du monde. Les problèmes de fond qui amènent tant de Français à s’avouer hantés par la peur d’une dissolution de la patrie ne disparaîtront pas. (…) Emmanuel Macron a déjà affirmé qu’il n’y a pas de culture française. Dimanche soir, il a parlé du peuple de France et non pas du peuple français. Nous étions dans le même esprit. Il semble aussi adhérer à l’idée qu’une nation n’est faite que de vagues successives d’immigrants. C’est ce qu’on appelle communément le multiculturalisme. On arrache ainsi un pays à son identité. Justin Trudeau ne pense pas autrement en la matière, lui qui croit par ailleurs que le Canada est le laboratoire de cette grande recomposition diversitaire. Macron et Trudeau ne sont pas identiques mais ils adhèrent avec enthousiasme à l’esprit de l’époque, qui est postnational, posthistorique et postpolitique. Ils occupent le même créneau, celui de la mondialisation diversitaire, heureuse et fière de l’être. (…) La formule d’Aron [le drame de Giscard était de ne pas savoir que le monde est tragique] s’applique bien à Macron. Il avait l’air d’un ministre-technocrate de temps de paix et on lui demandera d’être un président de temps de guerre. Il va devoir enfiler de bien grands habits, probablement trop grands pour lui. Le marketing politique peut transformer un candidat en président, manifestement, mais il a ses limites. Il ne peut pas transformer un homme léger en homme tragique. Peut-être les circonstances y parviendront-elles. L’homme n’est pas sans talent. Devenu président, Macron n’aura pas le choix de tenir compte ou pas de la réalité qui ne disparaît pas même si on se ferme les yeux devant elle. On ne peut que lui souhaiter bonne chance.

    Mathieu Bock-Côté

    http://www.valeursactuelles.com/politique/travers-macron-tout-un-systeme-veut-se-sauver-81890 (merci james)

  • 18
    Sittingbull:

    Consigne donnée!

  • 17
    Sittingbull:

    Le fondateur d’eXc dit VOTEZ MACRON! Sinon, allez vous faire faire, je ne paie plus les factures et je ferme boutique.

  • 16
    madimaxi:

    MERCO n’a pas tort.
    Je suis curieux de savoir si l’eXc donnera, comme d’habitude, la consigne de vote. Pour l’instant, en ce qui me concerne, entre l’atlantiste américanophile affirmé et La Blonde souverainiste poutinienne il n’y a pas de photo. Le choix se situe entre l’immaturité maladroite propulsée vers la responsabilité du pouvoir et le flou absolu incarnée par la fille de son père. Pour moi, le choix est fait. Le jeunot doit certainement grandir mais la vieille rombière de Marine doit déguerpir !

  • 15
    James:

    Mais quelle époque vivons nous, voilà que tous les vieux chevaux de retour de la Droite la plus abjecte avec ses relais les plus réactionnaires comme « valeur actuelle » passent la vitesse supérieure, de droite Petainiste, ils embrayent carrément sur extrême droite fasciste , à quand le Nazisme, est ce une question de mois, de semaines ? je m’étonne d’autant plus que ce blog semble leur servir de Relais, quelle ironie ! eh bien cela sera sans moi !

    Mais où est-ce vous allez avec vos délires ? Alors, l’eXc est le relais des islamistes et maintenant cela serait celui du FN/Petainisme/nazisme ? Vous êtes vraiment cyclothymique.

    Qui écrivait ceci en 2015 ? :

    Quant à l’antisémitisme musulman il est ancré dans les gênes arabes, bien avant Mohamed et il est vain de vouloir l’éradiquer, seulement le combattre !

    Et cela se dit voter pour Macron et donner des leçons (sic) ! J’ai cru comprendre que vous étiez malade. Allez plutôt vous faire soigner, mon pauvre ami.

  • 14
    MERCATOR:

    Mais quelle époque vivons nous, voilà que tous les vieux chevaux de retour de la Droite la plus abjecte avec ses relais les plus réactionnaires comme « valeur actuelle » passent la vitesse supérieure, de droite Petainiste, ils embrayent carrément sur extrême droite fasciste , à quand le Nazisme, est ce une question de mois, de semaines ? je m’étonne d’autant plus que ce blog semble leur servir de Relais, quelle ironie ! eh bien cela sera sans moi !

  • 13
    jc durbant:

    « [l’enjeu de cette présidentielle, c’est la souveraineté française. C’est-à-dire, notre liberté. (…) J’ai le sentiment que Monsieur Emmanuel Macron n’a ni amour-propre, ni lucidité. Il étale ses faiblesses avec un extraordinaire masochisme. Il a un petit côté chien battu. Il ne respecte pas la France et il est même en train de détruire le support de son existence politique. (…) Il n’a pas de programme économique. Il ne peut pas en avoir parce que nous ne sommes plus qu’un territoire à l’intérieur de l’Union européenne. Il faut sortir de là le plus rapidement possible, quel qu’en soit le coût, car mieux vaut la liberté que l’esclavage. (…) À la fin de la guerre, deux hommes avaient compris cela: De Gaulle et Churchill, qui n’a jamais aliéné les pouvoirs de son pays. Nous assistons à une tentative de domestication des pays européens, nous sommes placés devant l’éventualité d’un IVe Reich. (…) Nous n’avons plus d’État. Le quinquennat qui s’achève aura été inexistant et je note une carence historique extraordinaire chez nos dirigeants. Aujourd’hui, l’économie et la finance veulent remplacer la souveraineté. Cela est impossible. (…) Marine Le Pen (…) Aujourd’hui, elle est la seule candidate qui n’est pas pieds et poings liés devant les Allemands. Manifestement, elle est la seule à avoir le tempérament pour rétablir la souveraineté de la France. Elle a, je crois, le sens de l’État au point de préserver notre nation. (…) Quelle est la caractéristique de l’extrême droite aujourd’hui? Je n’en vois aucune. Et qu’est-ce que représente le Front national en dehors de Marine Le Pen? Les partis politiques ont une importance et une influence mineures. Les Français savent être plus rebelles que cela. (…) ils ne se sentent pas gouvernés et ils ne le sont pas. (…) qui est Emmanuel Macron? »

    Marie-France Garaud

    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/27/35003-20170427ARTFIG00361-marie-france-garaud-marine-le-pen-a-le-sens-de-l-etat.php

  • 12
    jc durbant:

    La crise politique n’est pas derrière mais devant nous

    La crise politique n’est donc pas derrière mais devant nous. Emmanuel Macron promet plus de libre circulation des biens et des personnes, plus de libéralisme économique, plus de progressisme sociétal, plus de gouvernance et moins de gouvernement, mais sans cliver, en nous réconciliant autour d’une mystique de la modernité épanouie. L’opposition la plus audible électoralement sera structurée autour de réponses caricaturales et clivantes, prétendant redonner à la politique ses lettres de noblesse et au peuple sa souveraineté par la tabula rasa, au risque de la guerre civile larvée. Comment ces deux France peuvent-elles former une nation sereine? Pire, comment faire entendre une autre voix alors que l’on est sans cesse sommé de choisir entre deux options radicalement insatisfaisantes? Comment, à partir de cette division profonde, refaire un peuple de France … ?

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/25/31001-20170425ARTFIG00284-le-pen-macron-vers-une-inevitable-crise-de-regime.php

    http://www.valeursactuelles.com/politique/video-visite-chaotique-et-desastreuse-de-macron-aux-salaries-de-whirlpool-81948 (merci james)

  • 11
    jc durbant:

    Vous avez dit Sofitel bis ?

    Alors comme ça un député provincial qui, selon une habitude parlementaire très répandue, a autrefois recruté sa femme comme collaboratrice parlementaire sans lui donner un travail harassant à effectuer, se rend coupable d’attribution d’emploi fictif et, partant, de « détournements de fonds publics » justifiant l’intervention immédiate du Parquet national financier (PNF) exclusivement compétent « dans les affaires qui sont ou apparaîtraient d’une grande complexité, en raison notamment du grand nombre d’auteurs, de complices ou de victimes ou du ressort géographique sur lequel elles s’étendent » ! Ledit PNF finit cependant par ouvrir une information judiciaire confiée à trois juges d’instruction pour éviter la prescription de ces faits anciens et parce que, selon un proche du magistrat : « Eliane Houlette considère que dans les affaires relativement simples, qui ne nécessitent pas de commission rogatoire internationale complexe, le devoir de la justice est de passer rapidement, sans s’enliser dans les dossiers ». Autant dire que le PNF reconnaît a posteriori qu’il n’était pas compétent pour déclencher l’enquête. Dont acte. Ce qui est nouveau, c’est la qualification juridique retenue pour justifier l’intervention du juge pénal dans une pratique banale. Est-ce à dire que désormais tout élu, fonctionnaire, collaborateur public ou membre d’un conseil ou comité Théodule quelconque qui ne travaille pas en proportion exacte de ce qu’un procureur estime nécessaire à sa rétribution devrait en passer par la case prison au motif qu’il s’agirait d’un « détournement de fonds » ? Ça promet du monde dans nos établissements pénitentiaires déjà surchargés. (…) il faudrait d’abord faire une perquisition de grande envergure au Conseil économique, social et environnemental où il est de notoriété publique qu’une l’indemnité mensuelle brute de 3800 euros est versée à 233 conseillers dilettantes qui ont l’habitude de quitter les quelques très rares réunions auxquelles ils sont convoqués aussitôt après avoir badgé. Chacun sait d’ailleurs que les membres des organisations « représentatives » qui y siègent reversent une part de leur indemnité à leur syndicat d’origine. Les nominations de « personnalités qualifiées » (dites PQ) y sont depuis toujours utilisées par le gouvernement en place pour servir des prébendes à des amis de toutes sortes, souvent dépourvus de toute qualification. La Cour des comptes a d’ailleurs constaté que le personnel administratif de ladite institution jouit aussi, par voie de conséquence, d’un temps de travail très limité. En ce qui concerne nos assemblées parlementaires, les professeurs de droit constitutionnel et de science politique, dont certains thésards sont collaborateurs de députés ou sénateurs (ou ont eux-mêmes été collaborateurs lorsqu’ils faisaient leur thèse), savent bien que le travail de ces jeunes doctorants varie du zéro à l’infini selon l’assiduité et les méthodes et moyens de travail du parlementaire lui-même. Tel assistant va pouvoir faire sa thèse en un temps record parce-que son sénateur « ne lui donne rien à faire » et qu’il peut donc passer tout son temps à la bibliothèque du Sénat, tel autre n’arrivera pas à boucler son doctorat tant il est « pressuré » par son député, à Paris ou dans la circonscription. L’idée de faire intervenir le juge pénal dans la façon dont un représentant de la Nation organise l’exercice de sa fonction est une nouveauté parfaitement soudaine. La tradition d’autonomie des assemblées parlementaires veut qu’elles fassent leur propre police et exercent elles-mêmes leur pouvoir disciplinaire, notamment pour tenter (en vain jusqu’à présent) de corriger l’absentéisme. C’est le règlement de chaque assemblée qui fixe ses règles de fonctionnement et prévoit, dans certains cas, des sanctions à l’encontre des parlementaires qui enfreindraient les règles, lorsque celles-ci existent. Or il n’en existe aucune portant sur le choix, le temps, le lieu, la quantité et les modalités de travail des collaborateurs parlementaires. Bien entendu, l’on peut toujours trouver que le règlement des assemblées n’est pas assez précis et rigoureux. Mais la correction et le contrôle de ces pratiques relève du seul parlement, comme elles relèvent de l’entreprise dans le monde du travail ou du chef de service dans la fonction publique. On ne peut pas incriminer pénalement tous les comportements professionnels et confier au juge répressif le soin de traquer partout les fainéants, les rêveurs, les désinvoltes ou les dilettantes. Mais, rassurons-nous, le juge pénal n’a pas du tout l’intention de généraliser cette intrusion qui ne concerne pas en l’occurrence un parlementaire lambda, mais vise délibérément et exclusivement un député « hors-norme » qui se trouve être, en effet, un candidat fort bien placé à l’élection présidentielle. Et, de plus, il ne s’agit pas non plus de n’importe quel présidentiable mais du vainqueur inattendu à la primaire de la droite qui a déjoué les pronostics et surtout les préférences du complexe médiatico-idéologique. Ledit candidat, par contraste avec son challenger investi par les médias, n’est en effet pas adepte du multiculturalisme ni franchement branché sur les droits des minorités. Pis encore, il assume ses choix qu’il revendique sans céder au politiquement correct et se permet même de remettre à leur place les journalistes effrontés qui l’agressent sur ses convictions. Il envoie publiquement promener un identitaire antillais qui lui reproche son refus de repentance et de réparation sur la colonisation et l’esclavage et fait de même avec une militante lesbienne qui pleurniche parce qu’il entend remettre en cause l’adoption plénière par deux « parents de même sexe ». C’est dire que ce candidat se soucie comme d’une guigne des clientèles chouchoutées par son concurrent bordelais. Et, comble de l’audace, ce notable de province non-divorcé et père de famille nombreuse, ne trouve pas aberrant d’entretenir de bonnes relations avec la Russie, laquelle est dirigée, comme chacun sait, par un infréquentable dictateur hétérophile. Voilà donc où le bât blesse et pourquoi il fallait tenter à tout prix de saboter sa candidature. François Fillon n’est pas un banal parlementaire ayant simplement, comme tant d’autres avant et après lui, recruté sa femme pour l’assister. Il est le candidat conservateur plébiscité par les électeurs de son parti pour une élection présidentielle qu’il a toutes les chances de remporter. Le complexe médiatico-idéologique ne pouvait pas laisser passer cela. Un petit article habituel du Canard Enchainé ne révélant rien qu’une pratique archi-courante au Parlement français et voilà la procureure financière qui, telle la fameuse Carla del Ponte en son temps, dégaine aussitôt son arsenal répressif. L’affaire n’est pas sans en rappeler d’autres. Récemment, on se souvient de l’acharnement inouï dont a fait preuve une juge d’instruction à l’égard de Dominique Strauss-Kahn, en inculpant l’ancien patron du FMI du chef abracadabrantesque de « proxénétisme aggravé » ! Des années de harcèlement judiciaire ont ainsi été infligées à DSK sur la base d’une qualification farfelue que le tribunal a finalement condamnée dans un jugement accablant pour l’instruction. Mais il fallait bien tenter d’avoir la peau de ce mâle hétérosexuel blanc et riche, qui avait l’outrecuidance de vouloir se relever de l’affaire du Sofitel. Plus loin encore, ceux qui ont moins de 40 ans ne peuvent pas se souvenir de la fameuse affaire de Bruay-en-Artois, dans laquelle il ne s’était agi, par la coalition d’un juge et de médias militants, que de mettre à mort un notable de province, coupable de son seul statut socio-culturel, exécré par une meute gauchiste hystérique.


    Anne-Marie Le Pourhiet

  • 10
    jc durbant:

    Cherchez l’erreur !

    [Emmanuel Macron] n’incarne que le vide, que cette gauche qui veut à la fois être au pouvoir et ne pas y être parce qu’elle déteste la gauche de gouvernement. Il est le nom de ceux qui rêvent que la gauche ne soit pas au pouvoir. Emmanuel Macron a un talent fou. Je l’ai repéré tout de suite, présenté au candidat Hollande, je l’accompagne toujours, je lui ai d’ailleurs dit ce que je pensais. Si seulement, il se saisissait d’un programme… (…) Les Français rêvent d’être représentés par un inconnu: nous sommes le dernier pays dont la classe politique n’a pas explosé. Ca va sauter. Si seulement quelqu’un, Emmanuel Macron, Nicolas Hulot ou moi disait avec sincérité: « Il y en a assez, la France peut faire des choses », il gagnerait les élections présidentielles. Les Français veulent être gouvernés par quelqu’un qui sait ce qu’il veut. Mais les hommes politiques ont en tête l’image du DRH d’Air France à la chemise déchirée: ils pensent que c’est ce qui leur arrivera s’ils entreprennent quelque chose. (…) D’abord, quelqu’un qui ne se dit ni de gauche, ni de droite, c’est qu’il est de droite! Moi je préfère dire « de gauche et de droite ». Et 80% des mesures qui sont avancées dans notre programme, les hommes de gauche et de droite s’y retrouvent: quand nous proposons de rémunérer les chômeurs qui se forment, de transférer les droits sur les personnes, de nationaliser la Sécurité sociale, de remplacer l’ISF par un impôt sur l’immobilier… Ce ne sont pas des mesures d’un camp. (…) Je trouve que les médias ne sont pas assez attentifs aux programmes. Et qu’à la fin des fins, tout se résume à la fiscalité, qui est un peu le marronnier des hommes politiques. A gauche, on augmente les impôts, à droite, on les diminue. Ce qui manque partout, c’est la volonté d’écrire un grand récit national, en dehors du « c’était mieux avant » que ressassent les extrêmes. Or, la France a la capacité de devenir la première puissance européenne si on engage le mouvement. Nous en avons les atouts: la géographie, l’art de vivre, l’éducation, les industries de la santé, l’innovation, le tourisme, le luxe…

    Jacques Attali (2016)

    Macron a tous les talents pour être un homme d’État.

    Jacques Attali (2017)

    http://www.gqmagazine.fr/pop-culture/interview/articles/jacques-attali-egratigne-macron/49739

  • 9
    jc durbant:

    Attention: un extrémisme peut en cacher un autre !

    France now faces a choice between two extremes. Emmanuel Macron, who will confront Marine le Pen in the second round of the French presidential election, is routinely described as a centrist. He is not. He is described as such merely because, in the west, the centre of political gravity has been shifted over the last several decades so that what was once a left-wing position is now regarded as the centre while what was once regarded as the centre is now described as the right. Macron stands for the denial and appeasement of Islamist supremacism and the further emasculation of French self-government and cultural identity. He has repeatedly praised Angela Merkel’s open-door immigration policy. On Islam itself he denies its connection to terrorism. He has said “Daesh [Islamic State] is not Islam”. Rejecting President Hollande’s statement that “France has a problem with Islam”, Macron has said “No religion is a problem in France today.” Instead the problem is “certain behaviours said to be religious, when they are imposed on the person who practises the religion”. He is a pro-EU internationalist. At a political rally last January he said: “We are Europe, we are Brussels, we wanted it and we need it. We need Europe because Europe makes us bigger, because Europe makes us stronger.” He believes the solution to Islamist terrorism is more European federalism. “We must quickly create a sovereign Europe that is capable of protecting us against external dangers in order to better ensure internal security.” A “sovereign Europe” (however vacuous a concept) necessarily means the end of a sovereign France. This is not a centrist position. He also purports to be a total outsider. He is not. He is an “enarque”, a graduate of the ultra-elite National School of Administration. He was a senior civil servant, then an investment banker with Rothschild’s, then deputy secretary-general at the Elysée. He is the ultimate insider. His claim to represent a challenge to the existing order, like his purported centrism, is phoney. What’s more, no-one comes from nowhere to be catapulted into national political life. Someone somewhere pays for the organisation needed to take his message to the masses. We just don’t know, in his case, who that someone was. (…) The western media and establishment have now all but crowned Macron as France’s next president. Le Pen, they say, cannot possibly win: everyone will now unite to keep her out. Well, maybe; and then again, maybe not. If you add together the percentages voting for le Pen and the conservative Francois Fillon and then for le Pen and the far-leftist Jean-Luc Melenchon, more than 40 per cent of French voters supported both condign measures against Islamic extremism and a revolt against the EU. So anything can happen in the second round. Particularly in today’s extraordinarily unpredictable political environment. Le Pen’s disturbing rise is attributable solely to the fact that the entire French political establishment has abandoned the French people over their right to national self-government and cultural identity. (…) But don’t worry: Barack Obama phoned his presumed clone Emmanuel Macron before yesterday’s poll to bestow his favours upon him. Oh, and Macron’s supporters have been claiming that Russia targeted the election with a fake news campaign to hurt their guy. Now just where have we heard that one before?

    Melanie Phillips

  • 8
    Zoubor:

    Interressant que les autres flics tués par les koubaly et consorts n ont pas eu le meme homo-age…..

  • 7
    jc durbant:

    Restons dignes:

    Au fait, ça m’apprendra à être distrait, j’avais pas réalisé que le fameux hommage pour le flic assassiné des Champs que j’ai zappé, c’était son compagnon et donc que c’était des pédés …

    Maintenant, je comprends mieux – je suis tellement vieux jeu que pour moi « compagnon », c’était « compagnon d’armes » – le « tu resteras dans mon coeur »et j’imagine l’émotion toute particulière dans les chaumières du Marais …

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentat-des-champs-elysees-l-hommage-national-au-policier-tue-xavier-jugele_1902048.html

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/propos-homophobes-visant-xavier-jugele-le-ministre-saisit-la-justice_1902272.html

  • 6
    jc durbant:

    Je montre la possibilité d’un paradoxe. C’est-à-dire que le jour de l’élection, si Marine Le Pen a 44 % d’intentions de votes, contre 56 % d’intentions de votes pour son challenger, normalement elle perd l’élection. Simplement, ce qui est inédit dans cette élection, c’est que beaucoup d’électeurs anti-FN vont se trouver face à un dilemme très difficile à résoudre car pour mettre en pratique leur refus du FN ils vont devoir voter pour un candidat pour lequel ils ont également une aversion, que ce soit Fillon, Macron ou Mélenchon. C’est une abstention inavouée. (…) Cette abstention inavouée va générer une abstention différenciée qui peut inverser le rapport minorité-majorité donné par les intentions de vote. (…) Une situation bien différente que celle de 2002, où voter Chirac ne représentait pas un coût inavouable pour certains électeurs. Aujourd’hui, il y a une pilule très amère à avaler.


    Serge Galam

    Les sondages mesurent une situation à des instants figés. Mais ils sont difficilement extrapolables : ce qui va se passer n’est pas forcément inscrit dans ce qui est déjà arrivé. Prenons l’exemple de l’eau. Cette molécule peut passer de l’état liquide à gazeux ou glacé. Si je n’étudie que ses propriétés sous forme liquide sans prendre en compte les interactions entre les molécules, je ne pourrai pas prévoir son comportement sous forme solide. C’est la même chose pour les intentions de vote. Je fais le postulat qu’elles dépendent de discussions, de débats, que les dynamiques d’opinion sont régies par des lois d’interactions entre les individus. (…) Il ne s’agit pas de transposer les lois de l’atome à l’humain, mais plutôt d’aborder des questions sociales et politiques comme un physicien face à un problème complexe. Par exemple, comment des personnages aux convictions inflexibles peuvent influencer le comportement d’électeurs plus ouverts et donc changer le résultat d’une élection. (…) Exactement. Dans le cas de la peine de mort, par exemple, une majorité d’individus pense qu’il faut maintenir son abolition. Mais si on faisait un référendum, il y aurait de forts risques que par le débat les gens changent d’opinion. Alors qu’on aurait enrichi notre vision du problème, on aboutirait à une rationalité manipulée qui suivrait nos préjugés communs les plus archaïques. L’impact des préjugés est l’un des composants de mon modèle. L’impact des gens inflexibles en est un autre. (…) Les inflexibles sont ceux qui sont sûrs de leur vote. Par exemple, Marine Le Pen bénéficie d’un fort électorat d’inflexibles. Coûte que coûte, ils voteront pour elle. Mais il existe aussi une catégorie d’inflexibles anti-FN qui ne voteront jamais pour elle. Eux non plus ne changeront pas d’avis. Et ils sont plus de la moitié. Ce qui fait que, pour l’instant, elle ne peut pas gagner au second tour. [Mais] pour la première fois, des électeurs anti-FN ne sont pas prêts à aller voter pour le challenger. La pilule est trop difficile à avaler. La victoire de Le Pen est improbable mais n’est plus impossible. (…) C’est l’intensité de la campagne et des discussions avec les inflexibles qui peuvent faire basculer la distribution de votes. D’après mon modèle, Fillon détient le plus grand nombre d’inflexibles (ceux capables de convaincre les autres). Il suffit que ces influenceurs augmentent de 2-3 points pour que Fillon batte Macron (qui a moins d’inflexibles) au premier tour. Quant à la montée de Mélenchon, si elle se poursuit, elle pourrait contribuer à faire redémarrer Fillon. (…) Aujourd’hui, les discussions peuvent amener les macronistes (refroidis par les affaires de Fillon) à voter Mélenchon. Mais d’après mon modèle, dans un deuxième temps, si Mélenchon devient un candidat sérieux face à Marine Le Pen, ces ex-Macron pourraient, poussés par les inflexibles pro-Fillon, se tourner vers Fillon pour s’opposer à la politique économique de Mélenchon.

    Serge Galam

    Jamais une élection présidentielle n’a été ponctuée par autant d’imprévus de toutes sortes, judiciaires et électoraux. Si Marine Le Pen est quasiment certaine d’être au second tour, l’incertitude est encore très forte pour savoir qui sera son challenger – François Fillon ou Emmanuel Macron – même si ce dernier est aujourd’hui le favori. (…) En termes de probabilités, on peut dire qu’aujourd’hui, d’après les sondages et les analystes (dont je ne suis pas), Emmanuel Macron a de fortes chances d’arriver deuxième au premier tour (peut-être même premier), et donc premier au second tour. Simplement, s’agissant d’un événement unique – une seule élection présidentielle – la notion de probabilité, si elle donne bien une appréhension de ce qui devrait se passer, ne dit rien en fait sur ce qui va vraiment se passer. Pour faire une prédiction crédible, il faut pouvoir disposer d’un modèle permettant d’envisager l’évolution dans le temps des différentes intentions de vote et donc de prédire ce qu’elles seront le jour du vote. J’ai, pour ma part, développé un modèle de dynamique d’opinion dans le cadre de la sociophysique, un nouveau domaine de recherche en pleine expansion au niveau international, surtout parmi les physiciens. Ce modèle m’a ainsi permis de prédire la victoire de Trump dés l’été 2016. Je travaille actuellement à son application au cas français. Mais, indépendamment de pouvoir connaître les intentions de vote pour les deux candidats finalistes du deuxième tour, un autre phénomène plus difficile à appréhender, risque fort de bouleverser la donne, tout particulièrement pour le vote du 7 mai (date du second tour). Il s’agit de l’abstention différenciée qui, comme je vais le démontrer, peut faire gagner le jour du vote le candidat placé au deuxième rang en intentions de vote. Actuellement l’ensemble des sondages prévoit une abstention inégalée pour des présidentielles. Par ailleurs, il est généralement admis que les abstentions se font au profit des candidats hors institution, au détriment des sortants, mais cette fois il n’y a pas de sortant. En plus, si Le Pen et Macron se retrouvent au second tour, tous deux peuvent être perçus comme hors système. C’est pourquoi il est fondamental d’avoir une étude générique dans le cas de deux candidats en compétition pour ensuite l’appliquer à tel ou tel cas spécifique. (…) Si les électeurs de Le Pen seront, en grande partie, des électeurs qui veulent voter pour elle, ce ne sera pas le cas pour son challenger, quel qu’il soit. En effet, l’activation, maintenant systématique pour toute élection qui pourrait voir gagner un candidat FN, de ce que l’on appelle le front républicain amène un grand nombre d’électeurs du challenger à voter non pas pour lui mais contre le candidat FN. Ce qui est nouveau dans la prochaine élection est que, pour la première fois, un nombre certain de futurs électeurs anti-FN du deuxième tour auront décidé de le faire à contrecœur, avec aversion pour tel ou tel challenger. Pour empêcher la victoire du FN, ils se forceront à faire un choix qui leur déplaira, mais alors il est tout à fait probable que beaucoup « profiteront » de la moindre « bonne excuse » pour au dernier moment ne pas y aller. On peut donc faire l’hypothèse réaliste qu’il y aura plus d’abstentions pour le challenger de Le Pen que pour elle. Et on peut alors calculer le différentiel d’abstention nécessaire pour compenser la distance à 50 % des intentions de vote pour Le Pen. Par exemple pour Le Pen, une participation de 90 % et 42 % d’intention de vote (58 % d’intentions de vote pour son challenger), la font gagner dés que la participation pour son challenger est plus petite que 65.17 %. Pour illustration, une participation de 65 % donnera à Le Pen une majorité à 50.07 %. En considérant, toujours pour Le Pen, une participation de 85 % avec 45 % d’intentions de vote, elle est élue dès que la participation pour son challenger est au-dessous de 69.55 %. Une participation à 69.5 % pour le challenger donne la victoire à Le Pen avec 50.02 % des voix exprimées. On pourrait multiplier les cas de figure réalistes qui donnent la victoire à Le Pen avec bien moins que 50 % d’intentions de vote. Ces résultats démontrent qu’en plus de la campagne pour gagner les intentions de vote les plus élevées, la mobilisation du dernier jour pour effectivement aller voter pour celle ou celui qu’on aura choisi, ou qu’on se sera forcé à choisir, sera décisif dans la victoire de cette élection. J’ai pu démonter que pour la première fois, malgré un plafond de verre toujours actif et situé au-dessous de 50 %, Marine Le Pen peut devenir la prochaine Présidente de la République grâce à une abstention différenciée qui n’apparaît pas être forcément excessive.

    Serge Galam

    À combien se montera l’abstention au second tour le 7 mai ? Cette question pourrait être décisive et déterminer le résultat final de cette élection présidentielle pas comme les autres. Car, pour certains internautes, ce scrutin se fera « sans eux ». Chacun aura remarqué au soir du 23 avril combien la qualification de la candidate frontiste a été reçue sans émotion particulière. Une banalisation qui inquiétait notamment Christian Delporte, spécialiste des médias, qui rappelle au Point.fr qu’en 2002 l’appel d’Arlette Laguiller à ne pas voter au second tour avait été très sévèrement jugé, notamment par… Jean-Luc Mélenchon. Contrairement au 22 avril 2002, aujourd’hui, nulle manifestation spontanée, nul appel à l’union sacrée ou au front républicain pour faire barrage au Front national. Si le bureau national du Parti socialiste comme celui du Parti radical de gauche ont appelé à voter Macron pour battre l’extrême droite, les débats ont au contraire été sévères chez Les Républicains pour aboutir à se borner à rappeler que « l’abstention est impossible ». En 2002, le pays s’était retrouvé dans la colère et l’effroi. Quinze ans plus tard, point de retrouvailles. Et s’il y a de la colère, elle est teintée d’aigreur ou de résignation. Témoin, ce hashtag très populaire sur Twitter #SansMoiLe7Mai et lancé dès 20 heures dimanche. Des électeurs déçus y expliquent que, cette fois, pas question de mettre un bulletin dans l’urne, même avec une pince à linge. Il s’agit surtout d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui, comme leur champion l’a fait dimanche soir, refusent d’avoir à trancher entre Macron et Le Pen. Les hashtags accessoires à #SansMoiLe7Mai, et relevés par l’outil de veille et d’analyse des médias sociaux Talkwalker, confirment bien aussi cette humeur maussade. Quelques fillonistes font part de la même détermination. Phénomène épidermique ? Peut-être. Mais la tendance est bien réelle. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour Le Point, ce sont bien les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui hésitent le plus à l’issue de ce premier tour. 29 % ne tranchent pas entre Macron et Le Pen, dont un tiers certains d’aller voter, mais qui se réservent la possibilité de glisser un bulletin blanc dans l’urne. (…) Dans un article publié sur The Conversation, le chercheur Serge Galam a signé un article intitulé « Pourquoi et comment Marine Le Pen peut gagner avec moins de 50 % d’intentions de vote ». Il y note que plus qu’en 2002, « pour empêcher la victoire du FN, des électeurs se forceront à faire un choix qui leur déplaira ». Il est tout à fait probable que beaucoup « profiteront » de la moindre « bonne excuse » pour, au dernier moment, ne pas y aller. Serge Galam n’avait pas osé envisager que, en réalité, beaucoup dès le lendemain du premier tour feraient part de leur ferme intention de ne pas se forcer. Il poursuivait : « On peut donc faire l’hypothèse réaliste qu’il y aura plus d’abstentions pour le challenger de Le Pen que pour elle. Et on peut alors calculer le différentiel d’abstention nécessaire pour compenser la distance à 50 % des intentions de vote pour Le Pen. Par exemple pour Le Pen, une participation de 90 % et 42 % d’intentions de vote (58 % d’intentions de vote pour son challenger) la font gagner dès que la participation pour son challenger est plus petite que 65,17 %. Pour illustration, une participation de 65 % donnera à Le Pen une majorité à 50,07 %. […] On pourrait multiplier les cas de figure réalistes qui donnent la victoire à Le Pen avec bien moins que 50 % d’intentions de vote. »

    Le Point

  • 5
    Zoubor:

    Juppé = une salopard de la PAF

  • 4
    jc durbant:

    « Juppé mais c’était mieux que Macron= Hollande bis » …

    Mais avec son humanisme à la noix, Juppé va se jeter dans les bras de Macron à la première occasion venue !

    Notre famille (…) doit s’interroger. Je crois qu’il y a au moins deux raisons à cet échec. La première, et il l’a lui-même reconnu, c’est évidemment la personnalité de notre candidat. Et la deuxième, c’est aussi la ligne politique. La question est de savoir si demain, il y aura à droite une composante humaniste, libérale et européenne qui pourra peser pleinement de son poids. Voilà l’enjeu de cette rénovation. (…) Préparer l’avenir, c’est à la fois éviter le Front national et deuxièmement reconstruire une droite dans laquelle ce que j’incarne, et beaucoup d’autres avec moi, trouveront pleinement leur place.

    Alain Juppé

  • 3
    doucefrance:

    Bayrou, traître professionnel, soit.

    Mais le vrai traître de l’histoire est Fillon qui a pris en otage la droite en refusant de quitter la course dès février, alors qu’il y avait encore largement la place pour Juppé.

    Je n’aime pas Juppé mais c’était mieux que Macron= Hollande bis.

  • 2
    jc durbant:

    It’s important for those who support, like I do, immigration reform and pathways to citizenship for those who are here not to assume everyone who has trouble with the current immigration system is automatically a racist. And for those of us who are concerned about undocumented workers coming in, whether it’s across the border or more typically, these days, overstaying visas, it’s also important for them to also appreciate the degree to which these are overwhelmingly families just looking for a better life for their children.

    Barack Hussein (merci james)

    Ah, mais, bon sang, c’est bien sûr !

    C’était lui, l’original Monsieur Et en même temps!

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? On rêve !

    Laurent Fabius (18 avril 2011)

    Emmanuel Macron, c’est moi!

    François Hollande

    Il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse.

    Emmanuel Macron

    La colonisation est un crime contre l’humanité. C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes.

    Emmanuel Macron

    Je suis le seul à avoir mené neuf réformes législatives. Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien. Sauf de mes réformes. Je vais m’investir à fond dans l’UMP, préparer les échéances futures pour Nicolas Sarkozy en 2007. En me virant du gouvernement, ils ont fait de moi un directeur de campagne avant l’heure.

    François Fillon (2005)

    Des centaines de parlementaires ont employé des membres de leur famille. (…) Je suis aujourd’hui favorable à ce qu’on interdise cette pratique. (…) Qu’est-ce que c’est qu’un président exemplaire ? C’est un président qui dit la vérité aux Français sur la situation de France et la réalité du monde. Un président exemplaire, c’est un président qui ne se sert pas des moyens de l’Etat pour affaiblir ses adversaires. Un président exemplaire, c’est un président qui ne se confie pas aux journalistes. (…) Comme vous l’avez vous-même dit j’ai droit à la présomption d’innocence et vous devriez faire preuve d’une plus grande prudence. Non seulement je n’ai pas reconnu d’erreurs. Je refuse de répondre aux journalistes qui pendant deux mois et demis ont fait mon procès, on a voulu me faire taire, on a voulu m’éliminer, je suis toujours là, personne ne viendra m’intimider. Ce sont les Français qui porteront un jugement dans un peu moins de trois semaines.

    François Fillon (2017)

    La droite est en train de vivre son 21-Avril. (…) C’était un combat réputé imperdable pour la droite et qui se termine en fiasco lamentable. La droite a été balayée, comme le parti socialiste, et il va falloir en tirer toutes les leçons.

    Jean-François Copé (23.04.2017)

    Notre famille (…) doit s’interroger. Je crois qu’il y a au moins deux raisons à cet échec. La première, et il l’a lui-même reconnu, c’est évidemment la personnalité de notre candidat. Et la deuxième, c’est aussi la ligne politique. La question est de savoir si demain, il y aura à droite une composante humaniste, libérale et européenne qui pourra peser pleinement de son poids. Voilà l’enjeu de cette rénovation. (…) Préparer l’avenir, c’est à la fois éviter le Front national et deuxièmement reconstruire une droite dans laquelle ce que j’incarne, et beaucoup d’autres avec moi, trouveront pleinement leur place.

    Alain Juppé

    Vous vous moquiez des codes. Vous étiez peu enclin aux règles du jeu politique traditionnel. Vous disiez que vous n’aimiez pas le microcosme. Vous étiez atypique dans ce milieu ». Vous disiez que vous aviez l’intention d’aller le plus loin possible. Vous vouliez renverser la table, changer la vie, faire la Révolution. Vous savez comment on vous surnomme (…) ? On vous surnomme « Monsieur ‘et en même temps’ « Vous savez comment vous êtes surnommé monsieur Macron ? Vous vouliez supprimer l’ISF et en même temps vous avez préféré le garder dans une version patrimoniale. Vous vouliez supprimer les 35 heures et en même temps vous vous êtes dit qu’il valait mieux rechercher des accords d’entreprises. Vous disiez vouloir préparer une réforme de la fonction publique et vous attaquer au statut des fonctionnaires et en même temps vous avez décidé de ne pas vous attaquer à ce statut mais de le moderniser ». (…) Sur Notre-Dame-des-Landes, vous avez dit qu’il y avait eu un référendum et qu’il fallait le respecter et en même temps vous avez proposé de nommer un médiateur. Sur la colonisation vous avez parlé de crimes contre l’humanité et en même temps, après avoir réfléchi vous avez déclaré qu’il s’agissait plutôt de crimes contre l’humain. Vous avez jugé que les anti-mariage pour tous ont été humiliés et en même temps vous avez estimé que l’humiliation avait été aussi du côté des pro-mariage. Et sur la peopolisation, vous avez déclaré que vous aviez fait une erreur de vous exposer avec votre épouse et en même temps vous avez continuez à vous prêter au jeu. (…) Sous vos airs polis, vous avez dit beaucoup de choses et leurs contraires.

    Alba Ventura

    Il suffit d’analyser ses propositions et l’électorat qu’il cible pour le comprendre. Macron s’inscrit dans la continuité de cette stratégie qui avait donné lieu à la refondation des politiques d’intégration en 2013 par Jean-Marc Ayrault. Avant d’accoucher de cinq rapports qui nous promettaient, en guise de projet de société, l’«apprentissage d’un savoir-faire avec l’hétérogénéité et dans la conflictualité», cette refondation s’était d’abord appuyée sur le rapport «La grande nation pour une société inclusive» du conseiller d’État Thierry Tuot, qui y moquait l’attachement des Français à leurs grands principes: «Droits et Devoirs! Citoyenneté! Histoire! Œuvre! Civilisation Française! Patrie! Identité! France! […] Au XXIe siècle, on ne peut plus parler en ces termes à des générations de migrants […] on ne peut plus leur tenir un discours qui fait sourire nos compatriotes par son archaïsme et sa boursouflure.» Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, c’est au même Thierry Tuot qu’Emmanuel Macron confie une mission de réflexion et de propositions. (…) Aujourd’hui, Marine Le Pen regarde un certain nombre de réalités en face. Mais le «on est chez nous» scandé à tout-va dans ses meetings signale que le logiciel de ses troupes est resté à l’heure du seul droit du sang. Or les véritables artisans de la décomposition française sont les apprentis-sorciers occidentaux (donc «de souche») de la mondialisation, pour qui l’immigration a été une véritable aubaine. Ce sujet ne se réglera pas par un lapidaire «on est chez nous».

    Malika Sorel-Sutter

    Cet échec est d’abord un échec pour notre pays. Au delà des considérations tactiques pour Sens Commun, je raisonne comme un père de famille. Comment choisir entre le chaos porté par Marine Le Pen et le pourrissement politique d’Emmanuel Macron ? (…) Sens Commun croit toujours que la France doit se recentrer sur des valeurs non monnayables. Notre famille politique ne peut nous évacuer demain ! Je suis même persuadé du contraire. Sens Commun restera dans la famille sauf attitude suicidaire à droite. Le peuple de France veut des repères et de l’efficacité. Il y a des turbulences qui ont rendu ce message inaudible durant la campagne présidentielle. Mais il correspond à ce que les Français attendent. (…) C’est un vrai dilemme en effet. (…) L’abstention, le chaos ou la décomposition. Nous mesurons pleinement le danger que comportent ces deux dernières options. Nous laisserons à chacun sa liberté de conscience. Nous ne voulons pas embrigader, c’est dans notre ADN à Sens Commun. Je le répète, les deux options qui sont devant nous m’apparaissent délétères. D’un côté le régime étatiste de Marine Le Pen, de l’autre la déconstruction irréaliste d‘Emmanuel Macron. (…) Le devoir de la droite, pour les législatives, est de ne pas participer à une pseudo majorité présidentielle qui serait un piège. Nous avons 7 candidats Sens Commun. Il faut un maximum d’élus pour former une opposition qui pourrait devenir majoritaire.

    Christophe Billan (Sens Commun)

    Nous avions la droite la plus bête du monde. Celle qui adorait se diviser. Celle qui était fascinée par la gauche caviar au point de vouloir pratiquer l’ouverture sous les années Sarkozy. Celle qui n’osait pas, tout simplement assumer des idées de droite. Et voilà maintenant la droite Hara-Kiri. Celle qui dés 20h01 hier soir appelait à voter pour Emmanuel Macron tout d’un coup porté en “sauveur du système” alors qu’une semaine plus tôt il s’appelait encore Emmanuel Hollande pour tous les ténors de la droite. Et qui de surcroit appelait à faire barrage contre le Front National, comme si la République était en danger, comme si la peste brune était de retour et comme si la France allait basculer dans l’enfer et la damnation. En agissant ainsi les ténors de droite qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron ont bien sûr trahi sans vergogne leurs électeurs, pour sauver un système qui survit depuis trente ans. (…) Mais faut-il avoir bien peu d’intelligence politique pour appeler à voter Emmanuel Macron tout en s’attelant à la préparation des législatives de manière à obtenir une majorité parlementaire contre le leader d’En Marche ! Quelle crédibilité vont avoir Messieurs Baroin, Estrosi, Woerth ou Madame Kosciusko-Morizet et consorts, pour appeler les électeurs de droite, dans leur circonscriptions respectives, à se rallier à leur panache un peu déplumé, alors qu’ils auront qualifié Emmanuel Macron de “sauveur de la Nation”. Seul le mouvement Sens commun a fait preuve d’honnêteté intellectuelle et de sens politique en invitant chaque électeur de François Fillon à voter le 7 mai prochain en son âme et conscience. Eux au moins respectent les électeurs en ne changeant pas d’âne comme le font les mouches et en croyant à l’esprit de responsabilité des Français. Qui méritent d’être respectés davantage que par les vieux crocodiles du marigot chiraquien.

    Ancien conseiller de Sarkozy

    En 2012, la droite et l’extrême-droite représentaient ensemble 46,7 % des voix ; en 2017, ce bloc hypothétique baisse à 46,1%. Les 0,6% d’écart correspondent d’ailleurs précisément au gain du camp de la gauche et du centre-gauche. En considérant donc que la droite et l’extrême-droite pourraient s’allier, ils étaient 2 points en retrait par rapport à la gauche et au centre gauche en 2012, et cet écart s’accroît encore en 2017. La droite est donc dans une impasse stratégique. Cette impasse stratégique tient à la montée en puissance du clan souverainiste et anti-mondialisation au sein de chaque camp. Il représente aujourd’hui 19,5 % avec Jean-Luc Mélenchon dans le camp de la gauche, en progrès de 8 points par rapport à 2012. Mais il représente 26,3% avec Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan au sein du camp hypothétique de la droite et de l’extrême droite, en progrès de 6,6% par rapport à 2012. Ce clivage sur le rejet de la mondialisation entrave donc beaucoup plus la droite que la gauche dans sa capacité à proposer une perspective gouvernementale à ses électeurs. Loin d’être un accident de l’histoire dû aux déboires judiciaires de François Fillon, le recul de la droite au profit de la gauche et du centre-gauche s’inscrit donc dans une perspective durable : ce dernier camp est majoritaire en France et en progression car moins divisé que la droite sur l’Europe et la mondialisation.

    Xavier Théry

    Personne, parmi les commentateurs patentés (y compris l’auteur de ces lignes) n’avait osé analyser, avant le scrutin, une issue pourtant annoncée par les sondages dans la dernière ligne droite de la campagne. Ils étaient tétanisés par l’idée fixe qu’une surprise était inéluctable, à l’image de ce qui s’était produit aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, avec l’élection de Donald Trump et la victoire du Brexit. La vraie surprise fut donc qu’il n’y en eut point, et s’est avéré que les augures modernes avaient tout à fait correctement lu dans les entrailles d’un corps électoral scruté avec pertinence et précision. Cette élection a révélé que le clivage déterminant (mais non le seul) était sociologique et géographique, validant, s’il était encore besoin, les analyses du géographe Christophe Guilluy et du politologue Laurent Bouvet : il sépare les populations en phase avec la marche actuelle du monde, optimistes quant à leur avenir, rassemblées pour l’essentiel dans les grandes métropoles, sans patrie idéologique pré-assignée, porteuses d’un fort désir de relève politique générationnelle, de celles qui sont reléguées dans des zones en déclin, frappées par la vague sans précédent de désindustrialistation, exposées à l’insécurité sociale et culturelle. Ce premier tour de la présidentielle n’est pas la réponse à l’élection de 2012, ni une réplique de celle de 2002. Il est la confirmation du referendum de 2005 sur le projet de constitution européenne, qui avait déjà mis en lumière ces fractures. A la différence – énorme – près que le camp du « non » allait à la bataille en ordre dispersé avec deux candidats majeurs, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et des auxiliaires mineurs, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau. François Fillon et Benoît Hamon, européistes plutôt tièdes, étaient en porte à faux dans ce débat majeur, leur position mi-chèvre mi-chou, fruit d’un compromis interne à leurs appareils politiques respectifs, n’a pas été comprise par des électeurs imperméables à ces subtilités politiciennes. Pour l’heure, les « européo-mondialistes » peuvent pavoiser : en étant parvenu à faire incarner le souverainisme par Marine Le Pen lors du second tour, ils assurent presque à leur candidat préféré l’accession à la magistrature suprême, clé de tous les pouvoirs dans cette Cinquième République en fin de course, mais pas encore morte, loin de là… Il serait hasardeux de spéculer sur un « troisième tour » législatif, qui verrait les défaits d’aujourd’hui (Les Républicains ou le PS) corriger les résultats de la présidentielle. Le traumatisme qu’ils viennent de subir laisse augurer des déchirements internes peu propices à se remettre en quelques semaines en ordre de bataille. S’il ne fait pas d’erreur majeure, et le passé récent a montré qu’il avait un certain flair politique, un sens du placement digne d’un Lionel Messi, et la chance insolente qui sourit aux audacieux, Emmanuel Macron disposera d’une majorité parlementaire faite de ralliés de gauche, de droite et du centre, et de figures nouvelles répondant au désir des électeurs de changement de têtes (le fameux « dégagisme »). C’est après ces élections que les choses vont se corser, comme l’a judicieusement remarqué, dès hier soir, Dany Cohn Bendit : Emmanuel Macron dispose d’une base de soutien positif représentant un quart des Français, et devra tenir compte d’un autre quart, peut-être plus d’électeurs qui ne l’auront élu que pour faire barrage à Marine Le Pen, venus de la gauche et de la droite castor, comme dirait Laurent Bouvet. Le réel, ce fameux réel qui empêche de régner comme on le souhaiterait, l’attend au tournant dès le 8 mai : le processus de délitement de l’UE ne sera pas stoppé par l’accession au pouvoir en France d’un fervent européiste.

    Luc Rosenzweig

    Des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique et non le parlementaire… Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le Modem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes et d’autre part illégal. Le Modem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européen.

    Corinne Lepage

    C’est un vrai cadeau, effectué dans un cadre strictement privé, par un vrai ami, que je connais depuis plus de quarante-cinq ans et dont j’ai été le témoin de mariage. Il m’a offert des cadeaux comme je lui en ai offert, par amitié, et cela n’a rien à voir ni de près ni de loin avec mon engagement et mes fonctions parlementaires ou ministérielles. Il n’y a entre nous aucun lien d’intérêt. Je connaissais la maison Arnys et ses patrons, avant qu’elle soit rachetée par Berluti. J’ai cessé de la fréquenter depuis.

    Pierre Moscovici (21.03.2017)

    François Fillon est soupçonné de ne pas avoir rendu les bons costumes.

    Médiapart (14.04.2017)

    Contrairement à ce qu’avait laissé entendre Robert Bourgi, le candidat de la droite à la présidentielle a effectivement remis à la police les costumes qui avaient été faits pour lui. Si c’est judiciairement le volet des affaires qui menace le moins François Fillon, les costumes Arnys d’une valeur de 13 000 euros offerts par l’intermédiaire Robert Bourgi au candidat Les Républicains auront été médiatiquement, pour lui, l’un des plus dévastateurs. A David Pujadas qui l’interrogeait à nouveau sur le sujet le 24 mars lors de l’émission politique sur France 2, M. Fillon a assuré qu’il les avait rendus à son généreux ami. Précisant, à la demande de l’animateur, qu’il les avait portés. (…) Entendu le 4 avril à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, en audition libre par les policiers anticorruption pour livrer sa version des faits, Robert Bourgi leur avait apporté les costumes après avoir fait part de ses doutes sur leur authenticité. Auprès du site d’information Mediapart, son avocat, Eric Moutet avait, lui aussi, émis des réserves. (…) Après vérifications, les enquêteurs ont, selon les informations du Monde, obtenu la confirmation par la maison Arnys (propriété du groupe LVMH) qu’il s’agissait bien des costumes sur mesure qui avaient été faits pour M. Fillon à la demande de Robert Bourgi. (…) Un troisième costume offert cette fois par la maison Arnys n’a en revanche pas été retourné par le candidat à la présidentielle.

    Le Monde (21.04.2017)

    Depuis 2000, j’avais exprimé des désaccords avec le gouvernement mais défendu la personne de Jospin. J’ai fait une campagne honnête, j’étais audible, je parlais cohésion nationale, diversité, développement de l’économie solidaire et sociale… C’était une campagne de fond alors qu’en face Jospin s’est piégé lui-même avec ses formules comme : Mon programme n’est pas socialiste, Chirac usé, vieilli et fatigué… Je me suis donc torturée et finalement déclarée non coupable en fait, en droit et en politique. Evidemment, c’est terrible après. Mais avant, on ne savait pas.

    Christiane Taubira

    Ce sont des manœuvres politiciennes, c’est chercher un bouc émissaire à sa propre incurie, à sa propre faute morale. Je n’accepte pas cela car moi, au contraire, je suis là pour sauver une idée de la France, un gaullisme, une morale publique.

    Nicolas Dupont-Aignan

    Coup de tonnerre le 21 avril 2002 : Lionel Jospin est éliminé dès le 1 er tour au profit de Jean-Marie Le Pen qui le devance de 194 600 voix (0,68 %). La polémique enfle aussitôt. Avec ses 2,32 % (535 837 voix), Christiane Taubira est accusée d’avoir fait perdre Jospin.

    Le Parisien

    En 2002, l’éviction de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle et donc la participation de Jean-Marie Le Pen au second s’était joué à 0,68 point. Et tous les regards s’étaient tournés vers Christiane Taubira qui, avec ses 2,32% de voix, avait peut-être créé les conditions de ce 21 avril qui reste dans les mémoires. Ce dimanche de premier tour de la présidentielle 2017, il est tentant de dresser un parallèle avec François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan. En effet, avec les 5% dont il est crédité, le représentant de Debout La France a potentiellement privé le candidat LR de second tour. François Fillon, qui cherchait à rassembler sur l’aile la plus radicale de la droite républicaine, pourra regretter ces voix qui lui manquent cruellement à l’heure de son bilan. (…) On peut aussi se dire que si Fillon avait récupéré les voix de NDA, il aurait empêché Le Pen de suivre les pas de son père. Un vrai 21 avril à l’envers.

    Libération
















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