eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Présidentielle 2017: Vous avez dit retour vers le futur ? (L’étrange béguin des Chiraquiens pour Macron)

Posté le jeudi 20 avril 2017 par jc durbant

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/18056454_1493559030674448_5052167032546206647_o.png?oh=1cb0e039b26d246edd7bcef10152e481&oe=598DA1F2

Au secours ! La Chiraquie revient !

Dissolution imposant la cohabitation à Chirac, coups tordus de l’affaire Clearstream  contre Sarkozy, trahison des alliés historiques israéliens et américains de la France, fricotage de haut vol et contre espèces sonnantes et trébuchantes pour le compte de nos amis et fourriers notoires du djihadisme qataris, saoudiens ou iraniens …

Alors qu’à trois jours à peine du premier tour d’une élection présidentielle …

Aussi inédite que décisive entre deux attaques ou menaces terroristes …

Et après les cinq années d’immobilisme de la présidence Hollande …

Devinez qui nous sort de son chapeau …

Pour corriger son statut désormais un peu trop voyant de dauphin de François Hollande …

Et contrer le seul candidat d’une véritable alternance …

Le champion supposé d’un renouveau depuis si longtemps espéré ?



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47 réponses à “Présidentielle 2017: Vous avez dit retour vers le futur ? (L’étrange béguin des Chiraquiens pour Macron)”

  • 47
    jc durbant:

    Cherchez l’erreur !

    « Je suis inquiet comme beaucoup de Français. En 2002, le peuple français était debout, Jacques Chirac n’avait pas eu à mener campagne. Il n’y avait pas cette confusion, cette indifférence que l’on observe aujourd’hui. (…) De ce point de vue, il faut accepter de dire oui à la France, oui à la République (…) je voterai Emmanuel Macron dimanche, car être un citoyen, c’est être debout. Je ne me résigne à voir le Front national gagner les esprits en disant n’importe quoi (…) Notre responsabilité est d’être debout » face au FN. « Le programme de Marine Le Pen, c’est la ruine collective. Elle va se nourrir à crédit sur le dos des Français ».

    Dominique de Villepin

    http://www.bfmtv.com/politique/dominique-de-villepinje-suis-inquiet-comme-beaucoup-de-francais-1155917.html

    Voir aussi pour mémoire:

    La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers.

    Dominique de Villepin (2001)

  • 46
    James:

    Le syndrome du Fouquet’s.

  • 45
    jc durbant:

    Nous avons une part de responsabilité, parce que ce totalitarisme se nourrit de la défiance que nous avons laissée s’installer dans la société. Il se nourrit de cette lèpre insidieuse qui divise les esprits, et si demain nous n’y prenons pas garde, il les divisera plus encore».

    M. En même temps

  • 44
    James:

    Après les questions embarrassantes de Bourdin sur les traités, un embarras supplémentaire sur la défense.

  • 43
    James:

    Un véritable fou. Certaines théories farfelues pourraient être celles de Mercator.

  • 42
    jc durbant:

    TAUBIRA D’OR A DUPONT-AIGNAN !

    http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/23/le-taubira-d-or-2017-est-decerne-a-nicolas-dupont-aignan_1564778

  • 41
    jc durbant:

    http://www.valeursactuelles.com/politique/affaire-des-costumes-francois-fillon-avait-dit-la-verite-81499 (merci james)

    Surprise !

    A quand les non-lieux maintenant pour sa femme et lui si ou quand, comme pour Sarko avant lui, la justice ne réussit pas à trouver de preuves formelles dans un sens ou dans l’autre ?

  • 40
    Gérard Pierre:

    ÉCOEURÉ !

    Je viens d’ouvrir une bouteille de Jack Daniel’s !

    La première moitié sera consacrée à l’oubli des résultats ! …… et la seconde moitié à oublier pourquoi je l’ai ouverte !

    Demain matin, ma GDB me rappellera à la réalité ! …… mais entre temps, je me serai exonéré des PROPOS INSUPPORTABLES des uns et des autres !

    Demain sera un autre jour !

    Demain, sera le temps d’entrer en RÉSISTANCE !

  • 39
    James:

    Depuis des années que tu nous suis et poursuis de l’EX boys t’en fais aussi partie.

    Ni tout à fait un Dror mais ni membre Ex Boy non plus. Mercator serait plutôt le passager clandestin de l’eXc…

  • 38
    madimaxi:

    « …suicide collectif ou individuel chez les EX boys? »

    MERCO,
    Depuis des années que tu nous suis et poursuis de l’EX boys t’en fais aussi partie. Ne te suicides pas, je t’en prie.

    Concernant cette élection, c’est la facture du naufrage. François Fillon n’a tout simplement été bon. Alors que la droite réformiste, intègre et volontariste de transformer ce pays disposait d’un boulevard voilà ce candidat qui a toujours vécu aux frais de l’Etat.

    La morale et l’éthique se mêlent souvent au politique. François Fillon n’y a pas pensé. Et pour des gens de droite, les vrais, assis sur les principes, ceux qui croient encore en des mots comme « intégrité », « sens du service non rémunéré » cela ne pouvait pas passer. François Fillon est le seul responsable de son échec.

  • 37
    James:

    Les législatives vont être amusantes à observer.

  • 36
    James:

    En mai prochain, que Macron ou Le Pen se préparent : l’impopularité va vite les rattraper. Cela aurait été la même chose avec Fillon ou Mélenchon. 2002, 2007, 2012, la déception a toujours été au bout du chemin.

  • 35
    jc durbant:

    Merci Dupont-Aignant qui avec ses 5% a probablement joué les Taubira-Chevènement pour la droite et réussi à couler son propre camp …

  • 34
    MERCATOR:

    Pour RTBF c’est plié, Macron 26 % , Merluche ou LePen 21 % , le pilleur de tronc d’église entre 16, 17 % , suicide collectif ou individuel chez les EX boys? , pour Letel la ciguë aurait de la gueule ! On annonce que les deux Français de Filteris viennent de se jeter dans le saint Laurent !

  • 33
    jc durbant:

    Pour l’instant, selon nos confrères belges et suisses, il semble que ce soit effectivement cuit pour Fillon et qu’on va nous ressortir le numéro du Trudeau ou Obama français…

  • 32
    James:

    Présidentielle 2017 : le big data donne Fillon au second tour, pas les sondages. Qui aura raison ?

  • 31
    jc durbant:

    Ces résultats sont à prendre avec précaution. Les électeurs d’outre-mer votant traditionnellement pour des candidats de gauche. Les résultats de ces territoires ne sont généralement pas représentatifs du reste de l’électorat français. Sans surprise, et toujours selon la RTBF, les Français vivant en Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis) à l’exception de Montréal ont voté pour Macron (45,35%), Fillon (25,33%) et Mélenchon (14,05%). Les Français vivant aux Etats-Unis et au Canada devaient se rendre aux urnes dès samedi à cause du décalage horaire avec la Métropole.

    http://www.lalibre.be/actu/france/presidentielle-macron-devant-le-pen-selon-un-sondage-sortie-des-urnes-direct-58fc8a6ecd70e80513061a54

  • 30
    MERCATOR:

    LaLibre.be a pu recouper le premier sondage sortie des urnes publié par la RTBF sur son site internet. Il en ressort que Macron est en tête avec 24% suivi par Le Pen (22%), Fillon (20,5%) et Mélenchon (18%). Il faut cependant être prudent puisque les sondages de sortie des urnes ne sont pas des projections de dépouillements réels. Nous vous informerons dès que les premières projections réelles nous seront parvenues.

  • 29
    jc durbant:

    « Un soutien distant et mesuré me suffit »…

    Je ne vous demande pas de m’aimer, je vous demande de me soutenir, il ne s’agit pas de choisir un copain, il s’agit de choisir un président et, à travers lui, le destin que nous voulons offrir à la France.

    François Fillon

  • 28
    MERCATOR:

    lire venait à passer

  • 27
    MERCATOR:

    Aucune autre solution pour éviter le gros bazar que de voter Fillon. Il disposera d’une majorité et il ne promet pas la proportionnelle

    Analyse imbécile, si par malheur, bien improbable où Fillon venait à passer, il n’arriverait pas de son qg à l’Élysée ou alors en voiture blindée : vous voulez la guerre civile, votez Fillon !

  • 26
    madimaxi:

    Letel,
    Pour couper la poire, il est probable et peut-être même possible voire certain que Fillon soit le moins pire de la bande mais je ne supporte pas de panégyriques absolument non mérités dont il est gratifié. Il a fauté, point barre ! Et par cette faute il partira avec un handicap.

    Même attitude qu’avec Trump. Il a battu pire que lui. C’est tout. Aucune complaisance avec ses outrances ni frasques. Un soutien distant et mesuré me suffit.

  • 25
    jc durbant:

    Remise des pendules à l’heure par l’une des plus ferventes groupies de Chirac:

    Depuis l’affaire Fillon, nous pataugeons dans une moraline démagogique où chacun dans le micro-univers du parisianisme a exorcisé ses propres turpitudes. Il faut être un saint ou un héros pour s’ériger en maître de vertu. Or les éditorialistes, les animateurs d’émission et autres consciences autoproclamées ne sont pas plus moraux que leur bouc émissaire. Le « milieu » a flingué Fillon parce qu’il veut Macron, plus moderne à ses yeux. Autant dire moins enraciné, moins franchouillard. Les feintes indignations ont fini par lasser. (…) Fillon incarne un peu le bonapartisme gaullien (Séguin fut son mentor), un peu le libéralisme dit « orléaniste » (le gros de son programme), un peu un conservatisme plutôt provincial, catho sur les bords. (Retailleau, Sens commun) mais sans excès. C’est la bonne synthèse d’une droite ouverte sur le centre. Elle n’indispose parmi les dirigeants de LR que quelques bobos macronisés. Une recomposition (inéluctable) tranchera. Où est passée la France des provinces qui votaient à droite aux élections intermédiaires et que l’on ne retrouve plus dans les sondages ? La France des provinces votera Fillon dans les classes moyennes, plutôt Le Pen et un peu Mélenchon dans les couches sociales précarisées. Elle attend une droite qui respecte ses aspirations à la permanence et lui redonne des motifs d’espérer (relocalisations, aménagement du territoire, protection de la paysannerie, etc.). Le vote lepéniste des ruraux est un réflexe de fierté face au mépris de la technostructure. (…) Le clivage demeure. Depuis le Consulat, il a toujours été brouillé. Au XIXe siècle, le libéralisme économique était à gauche ; de même l’idéal colonial. La fracture entre souverainistes (au sens large) et mondialistes « libertaires » semble le brouiller à nouveau. Mais, au fond, l’attachement à la mémoire de la France et aux fondamentaux de notre culture gréco-latine et judéo-chrétienne, n’est-ce pas une définition plausible de la droite à venir ? Elle affrontera une gauche qui prétend accéder à l’universel sans le truchement de la singularité. Une gauche « ouverte » à tous les vents d’un cosmopolitisme forcément générateur de chaos parce que les êtres se sentiront dépossédés, orphelins et solitaires. Le capitalisme mondialisé habillé de progressisme high-tech, de compassion abstraite et de décontraction libertaire sera défendu par une gauche à la Macron, une extrême gauche à la Mélenchon. Il incombera à la droite de contester sa vision scientiste et court-termiste. Ça exigera quelques révisions doctrinales dans les deux hémisphères, et la nécessaire recomposition qui refondera le clivage. S’il disparaissait, ça signifierait la fin de l’histoire de France. (…) Le « populisme », terme générique, manipulé par la gauche pour mettre sa démonologie au goût du jour, progresse partout dans le monde occidental sur les ruines des valeurs fondatrices et sous l’impact d’un consumérisme psychologiquement destructeur. Nous vivons, ou plutôt subissons, une crise très profonde de la démocratie représentative. « Tout pouvoir repose sur une croyance », écrivait Valéry. Le roi est nu depuis la fin de l’ère gaullienne. Les modes contemporains de communication n’ont de cesse de le déshabiller. Lui et les « élites ». On les voit trop, ils parlent trop, la rotation accélérée des stocks de l’imaginaire exige qu’après leur tour de piste ils « dégagent ». Le fric, le diplôme, la notoriété médiatique ne légitiment plus la prééminence sociale et la détention du pouvoir. Il faut des têtes, des impulsions et des sémantiques nouvelles, les sondés le laissent entendre clairement. La bulle journalistique ne s’exemptera pas indéfiniment d’une remise en cause de ses présupposés, alors que toutes les corporations y sont acculées. Même les savants, même les philosophes, même les religieux savent qu’il faut penser le monde avec d’autres paramètres pour éviter les grands chambardements. Si les journalistes trentenaires ou quadragénaires connaissaient mieux l’histoire de France, ils n’auraient pas abaissé cette campagne au bas niveau d’un jeu télévisuel excitant. (…) Le progressisme est le plus petit dénominateur commun d’une conscience de gauche, le mot de passe pour s’auto-introniser dans l’empire du bien. Macron en use pour rassurer son camp : j’ubérise le monde mais je suis des vôtres contre les conservateurs. Sans le savoir, il profile un clivage qui pourrait bien être éclairant et aider la droite à se redéfinir. Face au progressisme, qui ne projette dans l’avenir que des aspirations quantitatives (toujours plus), on peut opposer un conservatisme qui préconiserait une approche qualitative de l’homme face à son destin et du citoyen dans la cité. Ce conservatisme récuserait « la modernité », cette course au néant pour invoquer le sens du souvenir, de l’élévation, de l’incomplétude de l’homme, de l’harmonie, de la lenteur, du silence et… du bon sens. Ça déterminerait une pédagogie, une diplomatie, une écologie, un aménagement du territoire, bref une conception et une pratique de la démocratie radicalement autres. (…) Après la présidentielle, il y aura des législatives. Après, la recomposition politique risque de se passer dans la rue et dans les banlieues. Aucune autre solution pour éviter le gros bazar que de voter Fillon. Il disposera d’une majorité et il ne promet pas la proportionnelle. La droite est manifestement majoritaire dans les profondeurs du pays, comme le prouve l’éclosion polyphonique d’une pensée alternative aux idées dites « soixante- huitardes », Finkielkraut, Hadjadj, Manent, Michéa, Chantal Delsol, Bérénice Levet, Le Goff, Bock-Côté, Bellamy, Zemmour et beaucoup d’autres : l’élection de Fillon ne paraîtra aberrante à personne.

    Denis Tillinac (merci james)

  • 24
    jc durbant:

    Oui, mais eux qui avaient aussi descendu Bush et encensé Hussein et qui ne voient toujours pas, au-delà de ses indéniables casseroles, justement le compromis que représente Fillon par rapport au risque de dilution identitaire que pourrait entrainer une trop grande ouverture à la fois économique et sociétale, préfèrent quand même au bout du compte le pari risqué de l’inexpérience d’un Macron et sa prétendue plus grande ouverture:

    Unfortunately, his claim to lead France through divisive change has been weakened by his own misconduct. One of those protracted fights has been over the €900,000 in parliamentary salaries that he got the state to pay his wife and two of his children, allegedly for doing nothing. In this he is not alone among French politicians, but he is running for president on a ticket of unimpeachable probity. Mr Fillon is asking his compatriots to make sacrifices and to sign up to a new social contract when he himself embodies the arrogance of the old one.

    Mr Macron is untainted, if only because he is a political outsider. He has never held elected office, though he was the appointed economy minister in the present government. His plans are less bold than Mr Fillon’s, cutting only 120,000 public jobs and €60bn in spending, but an independent study rates them as equally free-market. Mr Macron is pro-business, but more subtle about it. Instead of abolishing the 35-hour week, he would help companies work around it. Rather than raise the retirement age, he would unify the country’s 35 pension schemes, eventually doing more to enhance labour mobility.

    Mr Macron is more outward-looking, too. He backs recent EU free-trade deals that Mr Fillon rejects. He is more likely to be able to work with Germany to strengthen the governance of the euro. He is socially liberal, whereas his opponent, close to Roman Catholic traditionalists, opposed gay marriage and wants to limit gay adoption. Mr Fillon would impose immigration quotas and end sanctions against Russia; Mr Macron exhorts the French to live up to their values.

    The worry is that Mr Macron will not get his reforms through the legislature. Though En Marche!, the party he founded, will run in every constituency in elections to the National Assembly in June, it will struggle to win a majority, unlike Mr Fillon’s Republicans. But do not write off his political skills. In rallies and on TV he has more than held his own. En Marche! is barely a year old, but it has 250,000 members—more than twice as many as the Socialists.

    His critics say Mr Macron is wishy-washy. But he is the only candidate who has made a full-blooded case for the open society and economy this newspaper believes in. That takes courage—the courage to step outside France’s party system, to defend complex arguments against polarising sound bites and to stand for optimism in an age of identity politics. That is a message all democracies need to hear.

  • 23
    Letel:

    « Instead of strife in the Elysée, France needs a president to carry through reform. Unlike most EU countries, it has never taken genuinely painful steps to free the labour market, trim the state and tighten benefits. Its labour code is longer than the Bible. Measured against GDP, government spending is higher than Sweden’s. It has its share of world-class firms, but its public unions are world-class, too—in seeing off change.

    Mr Fillon thinks he can break this impasse with shock therapy. He wants to cut 500,000 jobs from the civil service and €100bn from public spending. He would end the 35-hour work week, raise the retirement age by three years, to 65, and junk 95% of the labour code. An avowed fan of Britain’s former prime minister, Margaret Thatcher, in a country where she is loathed, he is pro-business. As important, he has the stomach for the protracted fights that reform will surely demand. »
    http://www.economist.com/news/leaders/21721143-french-go-polls-they-are-angry-and-divided-consequential-choice-franceand

  • 22
    Letel:

    « Nicolas Baverez reads like a man in a rage. A conspiracy of interests, he argues, between France’s political class, its bureaucrats and its union leaders is working to defend a state-heavy economic model that has long outlived its usefulness. A system that served France well in the past, in an era of big infrastructure and industrial projects, has never been overhauled in ways that could have helped the country to adapt to the changing world economy. In brief, job-creating enterprise has been suffocated: too many bureaucrats, enforcing too many rules, imposing too many taxes. The result, as he points out, is that the French, whose GDP was 25% higher than Britain’s during the 1970s, have been impoverished: today, it is 9% lower, and the French rank only 19th in the OECD wealth-per-head table. »

  • 21
    Letel:

    « The second is the decline of the French language, which has lost the importance it had at the height of great French literature. » 🙂

  • 20
    Letel:

    « Nicolas Baverez reads like a man in a rage. A conspiracy of interests, he argues, between France’s political class, its bureaucrats and its union leaders is working to defend a state-heavy economic model that has long outlived its usefulness. A system that served France well in the past, in an era of big infrastructure and industrial projects, has never been overhauled in ways that could have helped the country to adapt to the changing world economy. In brief, job-creating enterprise has been suffocated: too many bureaucrats, enforcing too many rules, imposing too many taxes. The result, as he points out, is that the French, whose GDP was 25% higher than Britain’s during the 1970s, have been impoverished: today, it is 9% lower, and the French rank only 19th in the OECD wealth-per-head table. »

  • 19
    Letel:

    Zut alors

  • 18
    Letel:

    Et vous vous trompez aussi sur les cinq ans de Fillon comme premier ministre, il a été bloqué par Sarkozy, mais ses positions étaient toujours justes, sur le plan économique. Et un peu de bonne foi, vous parlez de vide sidéral, le passage de la retraite à 62 ans n’est pas un vide sidéral, deux ans, c’est deux ans, ce n’est pas 0. Ou le retour en arrière comme les neuf crétins des Alpes candidats nous le proposent.

  • 17
    Letel:

    Mais non, Madimaxi, vous ne comprenez pas comment marche la politique (ou marchait, jusque-là…). Le principal est qu’il ait enfin un programme libéral, le seul à même de redresser l’économie, et le pays. Mais pour arriver, il faut avaler des couleuvres, monter les échelons petit à petit, faire du Chirac sous Chirac, etc., et enfin être au premier plan pour appliquer ses idées. Quoique avec l’ascension de Macron, toutes les cartes sont bousculées, tout change très vite. Enfin, on verra demain…

  • 16
    jc durbant:

    Vous avez dit menaces ?

    http://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/presidentielle-la-note-secrete-sur-les-menaces-autour-du-scrutin-22-04-2017-6876555.php

  • 15
    jc durbant:

    DISCONNECTED ELITES

    There is no avoiding the blunt reality at the heart of France’s momentous election, which is the general sense among the population that the nation’s elites—in politics and the French media—have become disconnected from the realities of the nation’s problems…

    https://www.wsj.com/articles/the-attack-in-france-1492730377 (merci letel)

  • 14
    jc durbant:

    TRUE COLORS

    L’attentat qui a coûté la vie à un policier et en a grièvement blessé un autre, sur les Champs Elysées, à Paris, vient montrer une fois de plus que le danger constitué par le terrorisme islamique est un danger majeur, et, même, le danger majeur, aujourd’hui, non seulement pour la France, mais pour le monde occidental. Il vient de montrer une fois de plus à quel point les années de la présidence de l’islamo-gauchiste Barack Hussein Obama, sans qui l’Etat Islamique n’aurait pu naitre et prospérer, ont été délétères. (…) L’islamiste assassin abattu, Karim Cheurfi était fiché S, connu des services de police, menaçant, à l’évidence dangereux. Il avait été condamné à vingt ans de prison pour avoir tiré sur trois policiers, en 2001. Il apparaissait sur des fichiers de l’Etat Islamique sous son nom de combat Abu Yusuf al-Baljiki. C’était, comme on dit aux Etats Unis, un “loup connu” (known wolf), pas du tout un “loup solitaire”. Qu’il ait été en liberté, sans surveillance, est une preuve de plus du laxisme accablant de la justice française, de l’incompétence du gouvernement et du fait que la police est inefficace et débordée.

    L’attentat ayant eu lieu pendant une émission de fin de campagne électorale, il a permis de voir le vrai visage des candidats face à une situation d’urgence.

    Les deux candidats de gauche ont parlé en hommes de gauche, autrement dit en employant des mots vides destinés à éviter de regarder la réalité en face.
    Jean-Luc Mélenchon a opposé les “violents” aux “républicains” : il aurait pu faire pire. Il n’a, bien sûr, pas utilisé le mot “islamiste”. Il n’a pas non plus utilise le mot “terrorisme”. Que ceux qui pensent que le terrorisme islamique est simplement “violent” et qui pensent que Mélenchon est “républicain” votent pour lui.

    Emmanuel Macron a dit que l’ »impondérable” ferait partie du “quotidien” des prochaines années tout en parlant vaguement de la nécessité de “protéger”. Que ceux qui pensent que ce qui s’est passé est “impondérable”, et qui veulent cela dans leur quotidien, et que ceux qui pensent que l’efficace protection assurée par François Hollande depuis cinq ans peut se prolonger sous la présidence du fils spirituel de François Hollande votent Macron.

    Marine Le Pen a parlé de manière précise, digne, à hauteur de la situation, a appelé le terrorisme islamique par son nom, et a proposé des mesures que ne désavouerait pas Donald Trump. Si elle n’était pas la candidate du Front National, et si elle n’avait pas le programme économique qui est le sien, je dirais qu’elle a parlé en femme d’Etat et a eu des accents thatchériens. Elle a été aussi la seule à évoquer ces derniers jours l’antisémitisme islamique. Dommage qu’elle soit la candidate du Front National et qu’elle ait ce programme économique.

    François Fillon a lui aussi évoqué le terrorisme islamique. Il a été plus flou dans la façon de lutter contre celui-ci. Il a, hélas, évoqué une grande coalition pour lutter contre le terrorisme islamique dans laquelle il a inclus la Russie de Poutine, et, surtout l’Iran. Ou bien Fillon ne sait pas que l’Iran est un pays gouverné par des antisémites, financiers du terrorisme islamique, soutiens, outre le Hezbollah, que Fillon étrangement ne déteste pas, et du Hamas, et s’il ne sait pas il est incompétent. Ou bien il sait et il est complice. Dans les deux cas, c’est consternant.

    Une présidence Macron serait logique, au point où nous en sommes. Sous une présidence Fillon, l’ayatollah Khamenei serait-il invité aux festivités d’inauguration ?

    Hollande a fait une belle déclaration. “Nous sommes convaincus que les pistes sont d’ordre terroriste”, a-t-il dit. Quel fin limier! « Nous serons d’une vigilance absolue”, a-t-il ajouté.

    Au bout de cinq années de vigilance absolue, c’est rassurant.

    Guy Millière

    http://www.dreuz.info/2017/04/21/terrorisme-islamique-la-france-est-desarmee-physiquement-intellectuellement-et-moralement/

  • 13
    jc durbant:

    EXCLUSIF: LIBE DONNE LE RESULTAT DU PREMIER TOUR ! (dans l’ordre !)

    https://pbs.twimg.com/media/C99ZYx5XgAA54BD.jpg

  • 12
    jc durbant:

    Après la morale, enfin la politique !

    https://www.youtube.com/watch?v=3t3d0wwDFSQ

  • 11
    jc durbant:

    CHERCHEZ L’ERREUR !

    La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers.

    Dominique de Villepin (Paris, automne 2001)

    Nous ne croyons pas à un peuple supérieur aux autres.

    Jean-Luc Mélenchon

    Certains disent que c’est une confrontation entre la vraie droite et la vraie gauche. Je dis que c’est la vraie France qui combattra la France de Rothschild et du Qatar qui finance le terrorisme et la guerre dans le monde. Le Pen et Melenchon sont les candidats de la paix.

    Dieudonné M’bala M’bala

  • 10
    jc durbant:

    NE JAMAIS TRANSIGER SUR LA SECURITE D’ISRAEL !

    https://www.youtube.com/watch?v=2kk9q9ceVK4

  • 9
    madimaxi:

    « Tous les étatistes se liguent contre Fillon,… »

    Franchement, Letel. Fillon c’est justement 30 ans et + de l’étatisme gravés dans son parcours politicien.

    Question comme ça au hasard. Pendant ses cinq années à la tête du gouvernement quelle a été la mesure pondue de ça part qui vous a le plus marquée ?

    Pour ma pomme, que dalle. Vide sidéral. L’absence totale. Un pantouflard soumis totalement à l’idée qu’il se fait de l’Etat qui l’a nourri, engrossi et demandé à s’être psésenté

  • 8
    jc durbant:

    « Tous les étatistes se liguent contre Fillon, Juppé et les chiraquiens en tête, plus les socialistes, la gauche de la gauche, les souverainistes, les frontistes, les petits pois dans la cervelle de l’extrême gauche, les conspirationnistes, etc., les remèdes qui marchent, qui ont marché partout, ie les remèdes libéraux, n’ont aucune chance dans ce pays… »

    Et les économistes alors ?

    http://www.lopinion.fr/edition/economie/hollande-a-macron-economistes-changent-ecrits-restent-124223

  • 7
    jc durbant:

    GUESS WHO COMES CLOSEST TO WHAT FRANCE REALLY NEEDS ? (Let’s hope a French majority steps back from the political brink)

    Mr. Fillon’s agenda comes closest to what France needs to revive its stagnant economy, notwithstanding his affinity for Mr. Putin’s Russia. He promises to balance the budget within five years, cut €100 billion ($106.72 billion) in spending, slash the corporate-tax rate to 25% from nearly 35%, end the 35-hour work week and liberalize labor laws to encourage hiring. All of this is a hard sell in France at any time, but Mr. Fillon’s credibility has been compromised by news that he put family members on the public payroll.

    Mr. Macron’s reforms don’t go as far as Mr. Fillon’s, but he’d also cut the corporate-tax rate to 25%, reform the work week and reduce labor-related taxes for entrepreneurs. But the 39-year-old has never held elected office and failed to sell this program to the National Assembly when current Socialist President François Hollande made him economy minister.

    Mr. Hollande’s Socialists have made France the sickest of Europe’s large economies, with growth of merely 1.1% in 2016, a jobless rate above 10% for most of the past five years, and youth unemployment at nearly 25%. His predecessor Nicolas Sarkozy and the Republicans talked a good reform game but never delivered. Add the threats of Islamist terror and mass Syrian migration, and the stage is set for candidates who appeal to nativism or a cost-free welfare state. Let’s hope a French majority steps back from the political brink.

    WSJ (merci letel)

    Mr Fillon, too, who has been in trouble in the polls, may benefit: with his solemn look, and experience as a former prime minister, he appears the most presidential. The candidate with the most to lose may be the 39-year-old Mr Macron. A former economy minister and ex-banker, he has no direct experience of security matters, but will be hoping that edgy voters are ready to take a gamble on him all the same…

    http://www.economist.com/news/europe/21721269-marine-le-pen-could-be-last-minute-beneficiary-attack-paris-makes-french-election?cid1=cust%2Fddnew%2Fn%2Fn%2Fn%2F20170421n%2Fowned%2Fn%2Fn%2Fnwl%2Fn%2Fn%2Feu%2FDaily_Dispatch%2Femail

  • 6
    jc durbant:

    Macron citoyen corrézien d’honneur !

    C’est un Corrézien qui avait succédé en 1995 à François Mitterrand. Je veux croire qu’en 2012, ce sera aussi un autre Corrézien qui reprendra le fil du changement.

    François Hollande

  • 5
    Letel:

    Post mis à la corbeille direct… Ca s’arrange pas le zinzin !

  • 4
    Letel:

    Tous les étatistes se liguent contre Fillon, Juppé et les chiraquiens en tête, plus les socialistes, la gauche de la gauche, les souverainistes, les frontistes, les petits pois dans la cervelle de l’extrême gauche, les conspirationnistes, etc., les remèdes qui marchent, qui ont marché partout, ie les remèdes libéraux, n’ont aucune chance dans ce pays.
    Sinon, ça se saurait, le monde parlerait français depuis deux siècles, comme la logique et le poids démographique et économique l’impliquaient au XVIIIe siècle. Mais non, les étatistes ont tout foutu en l’air, et ils continueront à le faire dimanche.

  • 3
    Polémos:

    Mélenchon devant Macron! L’hologramme devant le télé-évangéliste!

    https://www.lesechos.fr/elections/presidentielle-2017/0211996004416-presidentielle-le-scrutin-donnera-t-il-raison-aux-pronostics-decries-de-filteris-2081551.php

  • 2
    l'amère Denis:

    Mon bon JC Durbant, je crains que les choses ne soient pliées.
    Et qu’il nous reste à supporter la théorie du genre président.

    Mais à travers ça…

    Nous allons voter avec 50 000 Forces de l’Ordre déployées, une première.
    Les barbus en tous genres doivent bien rigoler.

    Alors
    – 2017 vote avec le corps de bataille déployé, des tireurs d’élite sur les toits.

    quid du futur, objet de cette file ?

    en 2022 nous aurons les blindés et les VAB dans les rues ? Des Drones dans le ciel ?

    et en 2027 ?
    Probablement les pasdarans « à la française » qui viendront nous donner LE bon bulletin à mettre dans l’urne, sinon couic !

    J’ai l’impression de vivre un mauvais roman de AE Van Vogt ou Ira Levin
    Pauvre France où sont tes enfants ?

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers.

    Dominique de Villepin (Paris, automne 2001)

    C’est un Corrézien qui avait succédé en 1995 à François Mitterrand. Je veux croire qu’en 2012, ce sera aussi un autre Corrézien qui reprendra le fil du changement.

    François Hollande

    Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j’ai trouvé.

    François Hollande

    When I turn over the keys to the next occupant, one thing I’m confident about, and maybe why I don’t feel obliged to yearn for a third term, is I’m very confident I’ll be able to say that things are a lot better now than they were when I came into office. And, you know, that’s a pretty good eight years’ worth of work.

    Barack Hussein Obama

    Il s’est passé à l’époque quelque chose qui m’intéressait beaucoup, qui était un gouvernement qui partageait la rente pétrolière avec le peuple et avec les pauvres, si bien que des millions de gens ont été sortis de la pauvreté. Mais je ne suis pas gouvernant du Venezuela. Je voyais un partage extrêmement intéressant et fécond entre le partage de la rente pétrolière au Venezuela, et l’accaparation de cette même richesse au Qatar ou en Arabie Saoudite où les pauvres gens n’ont accès à rien. (…) «Et bien oui ce sont des manifestations d’opposition»(…)«Vous ne m’interrogez pas sur Bahreïn, sur le Yémen Monsieur Bourdin, vous avez vos prédilections… Vous avez vos massacres préférés.» «Vous passez votre temps, vous et quelques autres, à essayer d’effrayer à mon sujet» (…) «Je ne fais pas campagne au Venezuela, je suis en train de faire campagne en France.

    Jean-Luc Mélenchon

    Monsieur Villepin ne déçoit jamais dans sa capacité à marquer des buts contre son camp. C’est l’homme de la dissolution qui a amené Lionel Jospin au pouvoir, c’est l’homme des coups bas contre Nicolas Sarkozy. Il poursuit aujourd’hui dans la collaboration avec Emmanuel Macron.

    Eric Ciotti

    Son parti s’est effondré, le candidat PS Benoit Hamon est crédité de moins de 10% dans les sondages, le chômage est toujours au plus haut, les tensions identitaires et religieuses, notamment liées à l’islam politique, sont extrêmement vives. Mais le “Premier secrétaire de la République” se vante. “Je laisserai à mon successeur un pays en bien meilleur état que celui que j’ai trouvé”.

    Valeurs actuelles

    L’ancien président américain Barack Obama s’est entretenu aujourd’hui avec Emmanuel Macron pour évoquer « l’importante élection présidentielle à venir en France », a indiqué son porte-parole, précisant que l’objet de cet appel n’était pas d’apporter un soutien au candidat centriste du mouvement « En Marche ». Le candidat de 39 ans, qui est l’un des favoris du scrutin présidentiel, a « chaleureusement remercié Barack Obama pour son appel amical », selon son équipe de campagne. Barack Obama, qui s’est montré très discret depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier, a « apprécié l’occasion d’entendre Macron évoquer sa campagne et l’importante élection présidentielle en France », a indiqué son porte-parole, Kevin Lewis. Ce dernier a souligné l’importance que l’ex-président démocrate accordait à la France, « en tant que proche allié des Etats-Unis » et en raison de son rôle dans la défense « des valeurs progressistes en Europe et à travers le monde ». Lewis a précisé que Obama n’apporterait son « soutien officiel » à aucun candidat avant le premier tour de l’élection, prévu dimanche.

    Le Figaro

    Le président américain Barack Obama a écrit une lettre à Jacques Chirac, confirme à nouvelobs.com le cabinet de l’ancien président français, vendredi 20 mars. La nouvelle avait d’abord été annoncée par Le Figaro. « Je suis certain que nous pourrons au cours des quatre années à venir collaborer ensemble dans un esprit de paix et d’amitié afin de construire un monde plus sûr », a écrit le successeur de George W. Bush. Jacques Chirac a qualifié ce courrier de « très sympathique », selon Le Figaro. « L’échange de courrier date de la mi-mars », précise le cabinet de Jacques Chirac, qui confirme également à nouvelobs.com le contenu de l’échange. L’ancien président français avait d’abord écrit à Barack Obama après son élection. Cette relation épistolaire peut-elle déboucher sur des projets communs? Pour l’instant, aucune rencontre n’est prévue entre les deux hommes, qui ne se connaissent pas personnellement. Mais les objectifs de la Fondation Chirac – développement durable et dialogue entre les civilisations – rejoignent les préoccupations du président américain. Les deux hommes ont également en commun de s’être opposés à la guerre en Irak, qui a débuté il y a tout juste 5 ans, le 20 mars 2003.

    Le Nouvel Obs (mars 2009)

    Sarko a fait passer des messages à l’équipe Macron : il appellera à voter Macron dès dimanche, 20h15 », en cas de second tour Macron-Le Pen à l’élection présidentielle, affirme au JDD un proche du candidat d’En Marche!. En cas d’élimination de François Fillon dès le premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy s’exprimera « dès dimanche soir », confirment de leur côté plusieurs sources sarkozystes.

    Le JDD

    La droite républicaine a besoin d’une colonne vertébrale.

    Villepin

    Je n’ai pas regardé précisément ce point 62. (…) Ecoutez, je vais regarder dans le détail ce point-là. (…) Je ne sais pas exactement ce qui a conduit à ce point 62. (…) Ce qui compte, c’est la logique générale.

    Clémentine Autain

    L’élection présidentielle de 2012 se jouait sur des clivages droite/gauche traditionnels. Nicolas Sarkozy portait les valeurs classiques de la droite (autorité, identité, mérite valeur travail) et François Hollande incarnait quant à lui les symboles de la gauche traditionnelle, à savoir: l’égalité et le travail comme moyen d’émancipation sociale . On était dans un débat frontal qui se jouait sur des visions quasi antagonistes. Aujourd’hui, on observe trois candidats -Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon- qui ont chacun des discours transversaux par rapport au clivage traditionnel entre la droite et la gauche. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon opposent ainsi davantage le peuple aux élites, la souveraineté populaire à l’union européenne ou bien encore les classes populaires aux classes dirigeantes. Emmanuel Macron, le candidat de la conciliation, brouille pour sa part les clivages par son discours qui fait la synthèse entre la droite et la gauche. (…) Tous les candidats ont des points aveugles. Chez Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon, par exemple, on ne retrouve pas les mots «islamisme» ou «immigration». Le candidat de La France insoumise préférera utiliser les termes «les violents» ou «les criminels» au terme «les terroristes». À droite ou à l’extrême droite, on note par contre un grand silence autour des mots «environnement» («pesticide» ou «réchauffement climatique» sont quasi absents). (…) Le mot «liberté» est surreprésenté chez le candidat des Républicains. Un concept qu’il emploie presque uniquement dans son sens économique. Il n’est pas question ici des libertés individuelles ou sociétales, mais de la liberté d’entreprendre. On observe aussi la fréquence du mot sécurité dans ses discours depuis la réorientation de sa campagne de ces derniers mois. (…) Le candidat du parti En Marche! procède par couplage de mots. Il accole par exemple les termes «liberté» et «protection». «La liberté» reprend un mot-valeur de la droite (la liberté d’entreprendre et économique) tandis que «la protection» renvoie pour sa part à des marqueurs de gauche. Emmanuel Macron est le candidat de la synthèse, il cherche toujours à mettre en couple des concepts qui sont traditionnellement opposés. C’est son credo. Il veut montrer qu’il est à la fois de droite et de gauche. Et cette volonté se manifeste très clairement dans ses discours. S’il dit par exemple qu’«il faut être extrêmement ferme sur la laïcité» il ajoutera immédiatement «et respectueux de la liberté religieuse des uns et des autres». Emmanuel Macron a un vocabulaire émotionnel très développé et use d’un registre très positif. Il est dans le coaching de ses électeurs, dans l’émotion et la bienveillance. Il a parfois même un vocabulaire à la Johnny, intimant à ses supporters d’avoir «l’envie». On peut d’ailleurs comparer ses discours à ceux d‘un Obama et de son slogan de campagne Yes We Can. Macron semble nous dire avec son énergie: «Oui, on peut y arriver». Mais comme ses mots sont extrêmement abstraits et vagues, on a parfois l’impression d’un discours qui tourne à vide. (…) Celui qui utilisait par le passé un vocabulaire issu de la sphère trotskiste, socialiste et d’extrême gauche est aujourd’hui dans un discours populiste. Ce concept de science politique signifie que son discours n’utilise plus le vocabulaire et les symboles de la gauche radicale (drapeau rouge, «prolétariat», «classes») mais une rhétorique fondée sur l’opposition entre un «peuple souverain» qui serait spolié de son pouvoir et «l’oligarchie», représentée par les «puissances d’argent» et «l’union européenne». Jean-Luc Mélenchon ne parle plus beaucoup de capitalisme, ni des travailleurs. Il parle aujourd’hui de «peuple», un concept plus attrayant car plus beaucoup plus vague. (…) Presque tous les candidats ont conscience aujourd’hui qu’un mot de trop pourrait leur coûter énormément politiquement. Ils savent aussi que s’ils parviennent à imposer leur formulation des problèmes contemporains, le gain politique sera assuré. Imposer sa grille de lecture du monde ou son vocabulaire à l’opinion publique, c’est imposer aussi ses propres solutions comme naturelles donc in fine gagner sa voix.

    Cécile Alduy

    Emmanuel Macron aime à dire qu’il bénéficie de soutiens de gauche, du centre, comme de droite. Ce n’est pas faux, même si ce n’est pas dans la même proportion : la très grande majorité de ses soutiens, comme des électeurs qui se prononceront pour lui dimanche prochain, vient d’un centre-gauche gestionnaire et responsable. Reste que les soutiens à la « macronie » venus de la droite existent bel et bien. Ces soutiens, cependant, sont loin d’être issus uniformément des différentes écoles qui composent la droite française. L’immense majorité d’entre eux vient d’un seul cercle : celui qui entourait l’ancien Président Jacques Chirac, chef de l’Etat entre 1995 et 2007, que l’âge et la maladie empêchent désormais de participer au débat politique. (…) Plus ambiguë est la position de deux anciens Premiers ministres de Chirac, Alain Juppé et Dominique de Villepin. Le premier, après avoir perdu contre François Fillon lors des primaires de la droite et du centre, a officiellement annoncé, après s’être fait prier, qu’il soutiendrait le candidat de son propre camp. Mais il multiplie les migraines de diva quand il s’agit de venir prouver ce soutien sur le terrain ou devant les caméras, et les mises en garde ronchonnent quand on lui en parle. Après avoir parlé des militants de son propre parti, soutiens de son propre candidat, comme d’un « noyau radicalisé » de militants (une expression généralement réservée aux soutiens de l’Etat islamique), Juppé, avant-hier, a déclaré qu’il se « retrouverait dans l’opposition » si un Président Fillon faisait entrer au gouvernement des représentants de la droite catholique conservatrice. (…) Quant à Villepin, Premier ministre de Chirac entre 2004 et 2007, sa politique semble être de tout faire pour indiquer son soutien à Macron, sauf de l’annoncer explicitement. Les deux hommes se déclarent réciproquement leur amitié à l’antenne, dans l’intimité de quelques millions d’auditeurs. Lundi dernier, BFM (surnommée « radio Macron » pour son engagement constant et caricatural en faveur du candidat) a suggéré que Villepin ferait un bon Premier ministre pour un Président Macron. Et Macron n’a pas dit le contraire. Ce ralliement massif, qu’il soit explicite ou implicite, de chiraquiens à Macron est-il l’indice d’une orientation idéologique particulière du candidat ? Probablement pas – ne serait-ce que parce qu’Emmanuel Macron, tout occupé qu’il est à mettre sa personne au centre de l’image, n’accorde pas la moindre importance à la cohérence idéologique. Il a annoncé successivement que la colonisation avait été un crime contre l’humanité, et qu’il fallait en assumer les aspects positifs. Qu’il n’y a pas de culture française et que la France ne serait jamais, sous son principat, un pays multiculturel. Que les opposants au mariage pour tous ont été injustement humiliés par le Président Hollande, et que l’idée même de donner à l’un d’entre eux un secrétariat d’Etat au Sport est le signe d’une insupportable radicalité. Qu’il renvoyait un de ses correspondants départementaux convaincu de sympathie islamiste, puis qu’il ne le renvoyait pas, puis qu’il l’écartait, ce qui, semble-t-il, est très différent et revient exactement au même, selon la personne à qui on s’adresse. Mais si Macron n’a aucune cohérence idéologique, aucune colonne vertébrale mentale, les chiraquiens, eux, en ont une. Leur entrée en masse dans les équipes Macron, avec la chasse aux postes qui en résulterait nécessairement s’il était élu, fera revenir au pouvoir des réflexes et des raisonnements caractéristiques de toute cette école de la droite française. Tout d’abord, les chiraquiens – à l’exemple de leur maître, lorsqu’il était encore lucide – sont des partisans résolus du multiculturalisme. S’il y a une chose sur laquelle Jacques Chirac n’a jamais varié, c’est sur l’idée que toutes les cultures se valent, que toutes doivent être également respectées, et que seule une arrogance raciste peut conduire les Occidentaux à préférer leur propre culture à celle des autres. Dans une déclaration restée fameuse, parce qu’aussi fausse en fait qu’elle était psychologiquement révélatrice, le président Chirac avait affirmé en 2003 à un homme politique catholique, Philippe de Villiers, que « les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes ». Au nom de cette vision fantasmatique de l’histoire, la France de Chirac avait bloqué la tentative d’autres pays européens de faire figurer dans le préambule du projet de Constitution européenne une référence à ces « racines chrétiennes », historiquement exactes mais politiquement déplacées. Multiculturalistes de principe, les chiraquiens ont aussi une attitude, disons, sans sévérité excessive en matière de morale financière. Là encore, l’exemple vient du sommet. L’ancien président vit, depuis qu’il a quitté l’Elysée, dans un appartement parisien appartenant à l’actuel Premier ministre libanais Saad Hariri, qui le met gratuitement à sa disposition. De nombreux témoins, à Paris, rapportent en confidence que cette dépendance financière personnelle envers des intérêts étrangers était déjà en place lorsque Jacques Chirac et le père de Saad, Rafic Hariri, étaient tous deux aux affaires. (…) Les bonnes habitudes ne se perdant pas si facilement, Dominique de Villepin, depuis qu’il a pris sa retraite de la politique, vit une existence de millionnaire grâce à des missions d’avocat et de conseil. Parmi ses clients les plus généreux figure, en première place, l’Emirat du Qatar. On ne peut pas exclure que si Villepin, comme la macronie le laisse désormais entendre, devenait le Premier ministre ou le ministre des Affaires Etrangères d’un jeune président sans expérience internationale, les intérêts géopolitiques de ses bienveillants parrains auraient au moins autant d’influence sur son action que ceux de la France. Enfin, le mélange de multiculturalisme de principe et de vénalité à la bonne franquette des chiraquiens les conduit presque tous à ne pas avoir une vision particulièrement favorable de l’Etat d’Israël en particulier et des Juifs en général. Jacques Chirac a une rue à son nom à Ramallah – un hommage généralement réservé aux dictateurs sunnites ou aux auteurs d’attentats suicide. Une de nos sources régulières à Paris, qui travaillait alors à l’Elysée, a personnellement entendu Villepin, pendant la deuxième Intifada, expliquer – tout en regrettant les assassinats suicide – que ceux-ci étaient inévitables car « le Moyen-Orient a toujours rejeté les éléments étrangers ». En parfait accord avec cette vision fantasmagorique de l’histoire, la présidence de Chirac, surtout lorsque Villepin était son Premier ministre, a caractérisé le point le plus bas de toute l’histoire des relations franco-israéliennes. (…) S’il reste aujourd’hui des nostalgiques de cette époque, il y a pour eux une bonne nouvelle : presque tous ceux qui étaient aux commandes, en politique comme dans la presse, sont encore vaillants et prêts à reprendre du service. Et tous, en masse, se sont ralliés à la candidature Macron – un candidat trop profondément ignorant de ces questions pour pouvoir contrer leur influence s’il était élu.

    Amram Castellion
















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