eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Présidentielle 2017: La preuve qu’il n’y a pas de vote caché Fillon (What hidden Fillon voters ?)

Posté le vendredi 31 mars 2017 par jc durbant

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/17621780_1466183546745330_8705387773644597152_o.png?oh=98c76b7d47785b0bbfdf785a719d73a9&oe=595273ADhttps://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/17620412_1466183550078663_4346705336363751196_o.png?oh=13fa86878087cd88df38eee2bae2b1aa&oe=59690D04Vous avez dit vote honteux ?

A l’heure où après la brillante démonstration que l’on sait, par les journalistes mêmes qui avait lancé l’affaire Fillon, qu’il n’y a pas de cabinet noir à l’Elysée …

L’on apprend par Le Monde que le futur ancien président continue à communiquer par SMS avec son ancien poulain et ministre …

Et où de ralliements en ralliements, la candidature de l’héritier honteux Macron ressemble de plus en plus à la voiture-balai des membres de son ancienne écurie …

Alors que dans un pays qui ayant historiquement laissé passer la chance de la protestantisation n’arrive toujours pas à se résoudre à sa modernisation …

Et derrière l’anomalie d’une droite majoritaire dans les idées mais, du fait de l’ostracisation du parti des bonnes questions et des mauvaises réponses, toujours à la peine dans les élections…

Quatre électeurs sur dix sont encore indécis et que contrairement à ceux de François Fillon, un électeur de Macron sur deux dit encore pouvoir changer d’avis …

Et que l’ancien premier ministre socialiste se dit lui-même prêt à travailler avec la droite si elle l’emporte …

 

Et que l’ancien premier ministre socialiste se dit lui-même prêt à travailler avec la droite si elle l’emporte …

Démonstration expérimentale (à faire chez vous ou sur votre lieu de travail) :

Imaginez (par expérience de pensée) ou (plus courageux) testez-le en conditions réelles …

Comme auraient pu le faire des électeurs américains pour celle de Trump l’an dernier et comme je l’ai fait il y a deux jours …

Que vous défendiez la candidature Fillon ou même annonciez sa probable victoire …

Devant vos collègues ou vos amis …

Et voyez y compris ici même sur Extrême-Centre …

Les regards horrifiés et l’indignation bientôt véhémente …

Avant le silence gêné et le vide quasi-sidéral se faire autour de vous !

jc durbant @ 22:52
Catégorie(s): Pendant ce temps-là, en France


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28 réponses à “Présidentielle 2017: La preuve qu’il n’y a pas de vote caché Fillon (What hidden Fillon voters ?)”

  • 28
    Letel:

    M’en fous, zaviez qu’à corriger… Mais bon, à défaut d’autre chose, j’imagine que Pétain devait savoir s’exprimer en français. Les erreurs ont dû s’introduire à travers des recopieurs incultes. Comme cette autre : « on a revendiqué plus qu’on a servit », bon sang, « plus qu’on a servi » ! Pas foutus de distinguer un participe passé d’un passé simple à la troisième personne : « on a joui’, pas « on a jouit »… Pffff…

  • 27
    MERCATOR:

    Trop peu d’enfants, trop peu d’alliés; voilà les causes de notre défaite. Depuis la victoire de Novembre l’esprit de jouissance l’a emporté sur l’esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu’on a servit. On a voulu épargné l’effort, on rencontre aujourd’hui le malheur soyez à mes cotés. Le combat reste le même.

    Ceci dit Letel cela semble vous avoir échappé, mais les trois discours sont des copiés collés à peine transformés de De Gaulle,, Petain et Laval alors ici c’est Petain qu’il faut incriminer !

  • 26
    Letel:

    On a voulu épargner, pas « on a voulu épargné ». Bon sang, bande d’Omar m’a tuer mi-analphabètes, quand est-ce que vous allez arrêter de massacrer votre langue ?
    On a voulu jouir, sacré nom, pas « on a voulu joui ».

  • 25
    MERCATOR:

    Dimanche 23 Avril 2017, Discours de Monsieur François Fillon depuis son qg du 15eme arrondissement .

    Trop peu d’enfants, trop peu d’alliés; voilà les causes de notre défaite. Depuis la victoire de Novembre l’esprit de jouissance l’a emporté sur l’esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu’on a servit. On a voulu épargné l’effort, on rencontre aujourd’hui le malheur soyez à mes cotés. Le combat reste le même. Il s’agit de la France de son sol de ses fils.

    Discours de Monsieur Emmanuel Macron depuis son qg .Paris 20h02
    Je remercie les millions de Françaises et de Français qui m’ont porté en tête .
    On parle souvent d’Europe, c’est un mot auquel, en France, on n’est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu’on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d’elle. Pour construire cette Europe, l’Allemagne de Madame Merkel est en train de livrer des combats gigantesques afin de recueillir les réfugies .. Elle doit, avec d’autres, consentir d’immenses sacrifices.

    « Ainsi donc, comme je vous le disais le 20 avril dernier, nous voilà placés devant cette alternative : ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés, dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation. »
    « Je veux être toujours vrai. Je ne peux rien faire pour vous sans vous. Nul ne saurait sauver une nation inerte ou rétive. Seule, l’adhésion du pays peut faire d’une politique sensée une politique féconde. Je sais l’effort que certains d’entre vous doivent faire pour admettre cette politique. L’éducation que nous avons généralement reçue dans le passé ne nous préparait guère à cette entente indispensable. »
    « J’ai toujours trop aimé mon pays pour me soucier d’être populaire. J’ai à remplir mon rôle de chef. Quand je vous dis que cette politique est la seule qui puisse assurer le salut de la France et garantir son développement dans le futur, vous devez me croire et me suivre (…). »

    Discours de Monsieur jean luc Melenchon de puis l’aéroport Charles De Gaulle Dimanche 23 Avril 23h43.

    Moi,Jean luc Melenchon actuellement en départ pour Caracas, j’invite les français qui se trouvent en territoire de L’ Union Européenne ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs enfants ou sans leurs enfants, j’invite les chômeurs et les intermittents du spectacle qui se trouvent en territoire de l’Union Européenne ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
     
    Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
     
    Demain, je parlerai à la Radio de Caracas. »
     

  • 24
    jc durbant:

    POURQUOI FILLON VA GAGNER (Rêve de Buisson, cauchemar de Macron: la meilleure analyse de l’imparable succès de Fillon)

    « François Fillon est en train de réaliser le rêve de Patrick Buisson de la convergence entre l’extrême droite et une partie de la droite dite républicaine. Il a décidé que la droite française pouvait vivre ou se construire aux franges de la République, en faisant siffler les médias, en attaquant la justice, en invectivant ses compétiteurs, en considérant que nous étions dans un monde de post-vérité. »

    Emmanuel Macron

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/03/pour-emmanuel-macron-francois-fillon-veut-realiser-le-reve-de_a_22023373/

  • 23
    jc durbant:

    Vous avez dit degré zéro de la politique ?

    « Oui en marche, ça marche pour moi et toi. Comment ça marche ? Viens prendre le train en marche. Car toi et moi, ensemble, ça marche pour nous… Ensemble, on marche, ça marche, car tous ensemble, on rêve en marche… Travail, liberté, égalité, ouverture, fraternité »…

    « Le vote Macron est un simple désir d’appartenance sociale. Faire partie des vainqueurs. »

    Patrick Buisson

    http://www.bvoltaire.fr/clip-dissuade-definitivement-de-vo…/

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/10/cette-etonnante-chanson-de-soutien-a-macron-ne-peut-pas-vous-lai_a_22033722/

  • 22
    jc durbant:

    FILLON PRESIDENT ! (Mélenchon, c’est quand même le PCF qui revient !)

    “Mélenchon, c’est quand même le PCF qui revient ! Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Il ne nous pique pas une voix et peut remobiliser notre électorat, notamment des modérés qui feront le choix d’un candidat plus classique et rassurant”. En effet, la montée du candidat de la France insoumise est redoutée par de nombreux Français, voyant planer là le spectre du communisme soviétique. De quoi remobiliser cet électorat derrière l’un des plus féroces adversaires du candidat d’extrême gauche : François Fillon.

    Daniel Fasquelle

    http://www.valeursactuelles.com/politique/fillon-booste-par-la-percee-de-melenchon-80177 (merci james)

  • 21
    jc durbant:

    Ca y est: on est dans la marge d’erreur !

  • 20
    jc durbant:

    Comment ça d’accord avec tout le monde ?

    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/10/35003-20170410ARTFIG00281-voyons-nous-le-mot-manuscrit-de-macron-a-fillon.php

  • 19
    jc durbant:

    Posté au feu rouge à l’entrée du marché d’Iéna, sur une grande avenue de l’Ouest parisien huppé, un militant tracte pour François Fillon. La cinquantaine poivre et sel, doudoune sans manches, il préfère taire son nom. «Je suis haut fonctionnaire, j’veux pas d’emmerdes.» L’homme, ingénieur civil, reproche à Fillon, resté candidat malgré sa mise en examen, d’être «revenu sur sa parole». «Bah personne n’est parfait. La morale, y a des curés pour ça», bafouille le filloniste. Puis en aparté : «Ici, les gens font des chichis. Ils ne sont pas contents de ce qu’a fait Fillon. Ça râle, mais au dernier moment, ils reviendront à la maison car c’est leur candidat naturel.»

    http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/10/quand-on-est-de-droite-on-vote-a-droite_1561834

    Près de 50 % des électeurs de François Fillon ont plus de 65 ans, alors que les moins de 35 ans ne pèsent que 13 % de son électorat », résument impitoyablement les spécialistes de l’opinion Chloé Morin et Cécile Lacroix-Lanoë dans une note publiée la semaine dernière par la Fondation Jean Jaurès. Confirmation avec le baromètre Ifop/Paris Match de mars : l’ancien Premier ministre enregistre une cote de popularité de 48% chez les 65 ans et plus… contre 28% chez les 35-64 ans et même 15% chez les moins de 35 ans. Autrement dit, dans l’hypothèse où l’on retirerait le droit de vote aux retraités, François Fillon n’aurait absolument aucune chance de se qualifier pour le second tour de la présidentielle !

    Un autre sondage Ifop, réalisé en mars, souligne lui aussi le gros retard de Fillon chez les 18-25 ans qui comptent aller voter : Marine Le Pen (29%) et Emmanuel Macron (28%) caracolaient en tête de leurs intentions de vote, alors qu’avec ses maigres 11%, François Fillon se classait cinquième, derrière Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon… « J’ai fait des réunions d’appartement avec des jeunes. Eux, ils votent Le Pen et ils vous le disent droit dans les yeux », s’alarme un député de l’équipe Fillon.

    Certes, dans l’absolu, il vaut mieux être l’égérie des personnes âgées – les plus promptes à se rendre aux urnes – que celle des jeunes – dont un sur deux ne compte pas aller voter à la présidentielle. Mais dans le cas de François Fillon, « le déséquilibre est plus que manifeste, il est massif », pointe le sondeur Jérôme Fourquet, de l’Ifop. « La surreprésentation de l’électorat âgé est une constante à droite, mais elle est encore accentuée chez François Fillon …

    https://www.marianne.net/politique/ou-sont-les-jeunes-fillon-englue-dans-le-vote-des-retraites

  • 18
    jc durbant:

    Pourquoi la fine équipe d’Emmanuel Hollande devrait sérieusement commencer à s’inquiéter :

    [Il est] possible qu’il y ait aujourd’hui un vote Fillon honteux, sur le modèle de ce qui s’est passé à la présidentielle de 2012 avec Nicolas Sarkozy. Des sondés ont tu leur choix mais ont voté pour lui. Les résultats au second tour de la présidentielle 2012 ont été finalement plus resserrés que tous ceux mesurés. (…) François Fillon peut agréger à son socle solide quelques points venant des abstentionnistes mais aussi de ceux d’électeurs de droite passés chez Emmanuel Macron.

    Jérôme Sainte-Marie (PollingVox)

    http://www.20minutes.fr/elections/presidentielle/2039335-20170328-presidentielle-francois-fillon-peut-etre-sous-evalue-sondages

    Gilles Boyer raconte dans son livre comment on est venu le voir, il y a un an en disant « Gilles on a un problème : Juppé est trop haut, trop tôt » : J’ai pas su gérer ce problème parce que, quand on vous dit que tout va trop bien, c’est difficile de trouver une solution. « A l’époque j’avais trouvé ça absurde parce que je ne pouvais tout de même pas faire baisser les sondages », poursuit l’ex-directeur de campagne.

    France inter

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-21-fevrier-2017

    C’est l’un des principaux arguments développés par Gilles Boyer: Alain Juppé a perdu parce qu’il était donné gagnant d’avance. En tête de tous les sondages d’opinion, de sa déclaration de candidature à l’été 2014 au premier tour de la primaire en novembre 2016, le maire de Bordeaux ne pouvait voir venir la vague Fillon.  » Jusque très tard, les éléments dont nous disposions étaient objectivement très encourageants « , se rappelle le conseiller pour qui la durée de la campagne a joué contre les ambitions de l’ancien Premier ministre.  » C’est long deux ans, tellement long que l’électorat d’Alain Juppé a cherché une alternative à Alain Juppé aussi  » Dans le camp du candidat, certains tirent pourtant la sonnette d’alarme très tôt, comme cette connaissance de Gilles Boyer, rompue aux campagnes électorales, qui s’inquiète:  » Gilles, on a un problème. On est trop haut, trop tôt « . Mais comment réagir?  » Durant ces 800 jours, il ne s’est pas passé une journée sans que quelqu’un ne me rappelle, comme si je l’ignorais, la malédiction du favori. Et durant 780 jours je pensais qu’ils se trompaient « , regrette Gilles Boyer. (…) Pendant très longtemps, les juppéistes n’ont pas considéré François Fillon comme une menace. Les soutiens du maire de Bordeaux estiment que l’ancien Premier ministre est trop associé au quinquennat de Nicolas Sarkozy, et que son image est écornée depuis la désastreuse guerre Copé-Fillon de 2013. Il sont en outre persuadés que le député de Paris les soutiendra dans l’entre-deux tours.  » J’ai pensé, et toute la France avec moi, que François Fillon et ses partisans nous rejoindraient au second tour pour battre Nicolas Sarkozy. C’était un allié objectif « , concède Gilles Boyer. Tout au long de la campagne, l’entourage du maire de Bordeaux a du mal à décrypter les prises de position de l’ancien Premier ministre. Une première fois lorsque François Fillon attaque très durement Nicolas Sarkozy, fin août 2016, avec sa phrase désormais célèbre  » Imagine-t-on le Général de Gaulle mis en examen? « .  » Sur le moment, j’ai cru que François Fillon commettait une erreur: nos électeurs n’aiment pas les attaques personnelles « , se souvient Boyer. Une seconde fois à l’occasion de l’accord noué par François Fillon avec Sens commun, la branche politique de la Manif pour Tous:  » J’ai sous-estimé la puissance mobilisatrice de l’électorat catholique, qui s’est forgé une unité à l’occasion du débat sur le mariage pour tous (…) et qui avait fait de François Fillon son candidat « , observe-t-il. (..) Sur les réseaux sociaux, le candidat a été la cible d’une véritable campagne de désinformation menée par la fachosphère pendant la primaire. Grimé en  » grand muphti de Bordeaux « , renommé  » Ali Juppé « , le maire de Bordeaux a vu ses positions sur la laïcité – l’identité heureuse, le voile à l’université – dévoyés par ses adversaires. (…) Constat désabusé de Gilles Boyer:  » dans cette campagne, nous avons géré le rationnel de main de maître, et nous nous sommes perdus dans l’irrationnel, qui, comme chacun sait, l’emporte souvent.  » (…) il semble bien que le soutien de François Bayrou ait coûté plus de voix à Alain Juppé qu’il ne lui en a rapporté.  » Beaucoup d’électeurs de droite y ont finalement trouvé une raison de voter pour quelqu’un d’autre, en l’occurrence François Fillon « , juge Gilles Boyer. Il faut dire que depuis qu’il a choisi de voter François Hollande plutôt que Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle de 2012, le président du Modem est honni par toute une partie de la droite. Ironie de l’histoire? Alain Juppé n’a jamais sollicité le soutien de François Bayrou.  » Il l’a annoncé et réitéré sans que nous le lui demandions et sans que lui ne nous demande rien « , rappelle Gilles Boyer. Rétrospectivement, l’ancien directeur de campagne d’Alain Juppé se demande même s’il ne s’est pas auto-persuadé de l’avantage que représentait le soutien de François Bayrou,  » contraint  » par son ralliement surprise. (…) l’erreur de départ d’Alain Juppé: croire que la primaire se jouera entre lui et Nicolas Sarkozy.  » Toute notre stratégie était basée sur un affrontement avec Nicolas Sarkozy qui n’a pas eu lieu. Toute notre énergie était concentrée sur lui, comme la sienne l’était sur nous. Nous avons joué le second tour avant le premier « , regrette Gilles Boyer. Le directeur de campagne le sait lui-même: à partir du moment où un autre homme sort du chapeau, l’élection est perdue. Tout le malheur des juppéistes, c’est que l’hypothèse d’un troisième homme n’est apparue que dans les derniers jours de la campagne. Longtemps Bruno Le Maire et François Fillon se sont muselés derrière les deux grands favoris. Ce n’est que dans la dernière ligne droite que le vote en faveur de Bruno Le Maire s’est effondré au profit d’un François Fillon porté par ses bonnes prestations lors des débats télévisés. Au lieu de voir venir la menace – et taper sur François Fillon – Alain Juppé et Nicolas Sarkozy continuent leur corps à corps  » tels deux espions qui s’affrontent au bord d’un ravin dans un film de série B et qui s’y entraînent mutuellement, pendant que le troisième, bénéficiant de l’inattention générale, s’empare du microfilm qui contient les plans secrets de l’arme fatale « .

    Challenges

    https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/primaire-de-la-droite-les-5-erreurs-de-la-campagne-de-juppe-selon-gilles-boyer_455697

  • 17
    jc durbant:

    Ca commence …

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/05/97001-20170405FILWWW00338-presidentielle-les-ecarts-se-resserrent-dans-un-sondage.php (merci james)

  • 16
    jc durbant:

    « calcul bien vu » ?

    Qui consiste, quand celui-ci n’a toujours pas récupéré les 10 points qui lui manquent de Sarko lui-même et dans l’espoir d’un hypothétique 3e tour des législatives, à contribuer à la défaite de son propre camp ?

    Et idem pour Juppé ?

  • 15
    Sil:

    On verra… on mon humble avis, rien n’est joué… mais comme la stratégie consiste à avoir un coup d’avance au lieu d’un coup de retard, le calcul de Sarko est assez bien vu…

  • 14
    jc durbant:

    Même Sarko ! (Avec des amis comme ça qui a besoin d’ennemis ?)

    http://www.valeursactuelles.com/politique/sarkozy-parie-t-il-sur-la-defaite-de-fillon-pour-prendre-la-tete-de-la-droite-78534

    With friends like these who needs enemies ? (en tous cas, même si Fillon l’avait pas ménagé, s’il gagne, il aura du mérite !) https://www.thetimes.co.uk/edition/world/sarkozy-plots-return-to-top-on-macron-s-coat-tails-8jskx207t?CMP=TNLEmail_118918_1607326 (merci letel)

  • 13
    jc durbant:

    Nouvelle victime du vote honteux: le fils de prof Renaud !

    « Je vais peut-être voter pour un François Fillon que je pense être un parfait honnête homme, un vrai républicain ».

    Renaud

    « Fillon, c’est un mec bien, honnête, je voterais pour lui s’il gagnait la primaire. »

    Renaud

    http://www.femmesplus.fr/actu-people-francois-fillon-perd-un-soutien-renaud-votera-pour-emmanuel-macron.1331941.1181.html#AAuoHPoHZx8Ux3eR.99

  • 12
    jc durbant:

    Voir aussi le chercheur du CNRS qui avait prédit l’élection de Trump:

    Je m’appuie sur deux composants. Le premier considère que la dynamique d’échange d’arguments au sein de petits groupes d’individus obéit à une logique rationnelle. Or, il peut arriver que les arguments pour et contre se neutralisent. C’est là qu’intervient le deuxième composant, qu’on pourrait qualifier de levier déterministe de notre inconscient collectif. C’est un biais cognitif ou un préjugé parmi ceux du groupe qui s’active pour sélectionner « naturellement » un des choix, de façon consciente ou inconsciente. Par exemple… Quatre individus discutent d’une réforme de leur cadre de vie. Si deux la soutiennent et deux s’y opposent, le groupe ne sait pas quoi choisir. Dans ce cas, le biais cognitif qui va s’activer est « dans le doute, mieux vaut s’abstenir ». Finalement, tous rejettent la réforme. Pour pouvoir appliquer le modèle, il faut à chaque fois identifier les préjugés qui pourraient être activés en cas d’impuissance de la raison. (…) Le modèle intègre actuellement trois types d’individus : les rationnels, qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre, les inflexibles qui ne bougent pas, et les contrariants qui s’opposent aux choix majoritaires. Actuellement je dois, en combinant différents sondages et ma perception des préjugés potentiellement activables, décider lequel de ces trois ingrédients est déterminant dans une campagne d’opinion donnée. (…) Invité aux États-Unis en février 2016, j’y ai compris que Trump « innovait ». Quand il lançait ses affirmations choquantes, il réveillait des préjugés endormis ou gelés, et cela bouleversait la hiérarchie des préjugés mobilisés en cas d’hésitation. Certains préjugés jouaient contre lui, mais il réussissait à en réveiller d’autres qui lui étaient favorables. Du point de vue de la dynamique, c’était simplement génial. (…) Ce sont paradoxalement les indignés, qui en provoquant les débats contre Trump, ont finalement permis à de nombreux opposants de basculer en sa faveur. Aux États-Unis, le fait que la campagne ait été très longue a clairement joué pour Trump en créant de plus en plus de cas de doutes collectifs. Après chaque chute, sa popularité remontait. (…) Il fallait absolument qu’il continue sa dynamique provocatrice mais en modifiant le positionnement des préjugés à activer. Alors que, pour les primaires, il avait activé des préjugés présents chez des républicains, pour la présidentielle, il fallait qu’il touche des préjugés présents à la fois chez des républicains et des démocrates. Ce qu’il a réussi entre autres avec le sexisme. À l’inverse, Obama a essayé de remettre en avant le préjugé selon lequel il n’était « pas fait pour le job », défavorable à Trump, mais sans succès. (…) Fin 2016, je considérais que son élection [Marine Le Pen] était passée de impossible à improbable, c’est-à-dire possible. Depuis un mois, son élection est devenue très possible. Une abstention différenciée non excessive peut la faire gagner malgré un plafond de verre toujours actif. (…) [L’abstention différenciée] C’est l’écart entre l’intention de vote déclarée dans les sondages et le vote effectif. Je démontre par exemple que si 56 % des électeurs annoncent qu’ils vont voter contre Marine Le Pen, ils ne le feront pas autant qu’ils le disent. Car, pour la première fois, des électeurs ont une aversion forte à l’égard de celui qui sera probablement en face d’elle (Macron ou Fillon). Si ne serait-ce que 30 % des électeurs qui ont annoncé qu’ils voteraient contre Marine Le Pen ne le font pas et choisissent l’abstention, cela suffira à la faire gagner. Grâce à cette abstention différenciée, elle passerait de 44 % d’intention de vote à 50,25 % des suffrages exprimés dans l’hypothèse où 10 % seulement de ses propres électeurs s’abstiennent. (…) Dans mon modèle, François Fillon a un avantage décisif sur Macron : il peut s’appuyer sur ces électeurs inflexibles qui font la différence. Macron semble ne pas en avoir beaucoup. Dans certains cas de figure, mon modèle montre qu’il suffit d’avoir plus de 17,16 % d’inflexibles pour passer la barre des 50 % des suffrages exprimés face à un candidat qui n’en aurait pas. Et Fillon a un socle qui se situe précisément autour de cette valeur seuil. Mais est-il au-dessus ou en dessous ? Il suffira d’une légère variation soit pour qu’il remonte inexorablement et atteigne le second tour soit pour qu’il perde toute chance d’être qualifié.

    Serge Galam

  • 11
    jc durbant:

    En même temps, on ne peut nier que sans compter l’insidieux goutte-à-goutte quotidien ou supplice chinois du feuilleton des prétendues « affaires », il y a un côté ventriloque et un effet prophétie réalisatrice des sondages (on comprend pas autrement l’utilité de plusieurs sondages par jour quand on sait qu’on est à chaque fois dans la marge d’erreur) que la droite a aussi compris et qu’elle contre comme elle peut …

  • 10
    jc durbant:

    Non, pas moi, hélas …

  • 9
    sil:

    James, JC, chez moi l’actualisation des comms se fait correctement…

  • 8
    sil:

    Commentaire test 😉

  • 7
    James:

    J’aime bien la naïveté imbécile des partisans de Fillon ils vouent les « sondages » aux gémonies,les accusant de n’avoir aucune signification, d’être manipulés, mais lorsque l’un d’entre eux semble indiquer un très léger frémissement alors là il devient brutalement un indice de victoire .

    Mais non, personne ne dit que les sondages sont manipulés. Soit les uns défendent une sous-évaluation, soit certains reprochent aux sondages une sur-évaluation, c’est tout.

    Après le Brexit, Trump et la primaire de droite et de gauche, la critique des sondages n’est pas si injustifiée que cela. Même les sondeurs restent désormais prudents à trois semaines des échéances, alors qu’en temps normal il y a une fixation du vote un mois avant. Le réservoir des indécis aujourd’hui est important et l’électorat Macron est le plus volatile des candidats.

  • 6
    jc durbant:

    Attention: une naïveté imbécile peut en cacher une autre !

    Le problème, quand le refus de répondre augmente, est qu’à un moment les échantillons ne sont plus représentatifs politiquement, même s’ils le sont socio-démographiquement. Il n’est pas prouvé que le champ des orientations politiques des gens qui acceptent de répondre est le même que celui des gens qui refusent de répondre.

    Alain Garrigou

    Qu’on se souvienne des présidentielles de 2000 – Bush avait été un étudiant pas très assidu, quoique diplômé de la prestigieuse université de Yale; mais il avait été bambocheur et buveur – la grande presse faisait florès du moindre verre de whisky jamais avalé. Aujourd’hui, elle passe au microscope le moindre pas de la famille Palin, et s’acharne à trouver tous les poux du monde dans la tête du gouverneur de l’Alaska. Les media se sont transformées en une machine à faire élire Obama, qui est donc à la fois le candidat du Parti démocrate et du Parti de la presse.

    Laurent Murawiec

    La polarisation sur les sondages est dangereuse. Les sondages ont cet impact insidieux du goutte-à-goutte quotidien. L’effet cumulatif est de créer autant que refléter l’opinion publique. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains pays interdisent les sondages dans les deux dernières semaines qui précèdent une élection.

    Les médias essayent de prouver qu’Obama est tellement en avance que cela l’aide à récolter de l’argent, à obtenir plus de soutiens et démoralise les conservateurs. Ce qui se passe, c’est que les journalistes se servent maintenant des sondages pour conforter leurs articles comme pour dire aux gens: Regardez, 52% du pays votent pour Obama, pourquoi pas vous ? Allez-vous voter contre un homme de couleur ? Allez-vous voter pour un vieux type ? Pourquoi n’êtes-vous pas dans l’air du temps?

    Ils vous demandent de réagir à une phraséologie bien-pensante au lieu de sonder votre idéologie fondamentale. Ainsi ils posent des questions comme, Etes-vous pour ou contre l’amélioration de la qualité de l’éducation publique ? Etes-vous pour ou contre des soins de santé universels ? Etes-vous pour ou contre la protection de l’environnement? Et vous voyez ces sondages qui indiquent 88 % d’Américains pour la protection de l’environnement. Mais bigre, qui peuvent bien être les 12 autres pour cent ?Autrement dit, qui ne veut pas que tous les enfants aient une éducation de qualité et mangent à leur faim? Et que l’air et l’eau ne soient pas pollués ? Mais alors ces gens-là regardent ces résultats de sondage et disent : vous voyez? Le réchauffement climatique est le problème numéro un. Vous voyez?


    Ronald Kessler

  • 5
    MERCATOR:

    En hausse. Après plusieurs semaines de baisse dans les sondages, François Fillon revient en force. Ses adversaires, eux, perdent des points, selon un sondage BVA-Salesforce diffusé ce samedi 1er avril.
    Malgré les affaires judiciaires qui pèsent sur lui, François Fillon arrive à redresser la barre. Ainsi, il gagne deux points (19%) dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, selon un sondage BVA-Salesforce diffusé ce samedi 1er avril.

    Le socle électoral de François Fillon se solidifie
    Une hausse qui lui permet de réduire son écart avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Ces derniers, contrairement à l’ancien Premier ministre, sont légèrement en baisse. En effet, le leader d’En Marche !, crédité de 25% d’intentions de vote, perd un point. La présidente du Front national affiche, quant à elle, 24% d’intentions de vote (-1 point). Ils sont donc toujours au coude-à-coude et se disputent la première place.

    En outre, le socle électoral de François Fillon se solidifie. 79% (+10) de ses électeurs potentiels se disent certains de leur choix. Il est suivi d’Emmanuel Macron, avec 63% (+8) de ses électeurs. Mais c’est Marine Le Pen, qui a le socle le plus solide : 81%, malgré la perte d’un point.

    J’aime bien la naïveté imbécile des partisans de Fillon ils vouent les « sondages » aux gémonies,les accusant de n’avoir aucune signification, d’être manipulés, mais lorsque l’un d’entre eux semble indiquer un très léger frémissement alors là il devient brutalement un indice de victoire .

    Valeurs actuelles dans cette affaire, me fait penser, toutes choses égales par ailleurs, au dernières actualités, il y a très exactement soixante treize ans du Deutsche Wochenschau proclamant la « victoire inéluctable  » on sait comment cela a fini .

  • 4
    James:

    Après plusieurs semaines de baisse dans les sondages, François Fillon revient en force. Ses adversaires, eux, perdent des points, selon un sondage BVA-Salesforce diffusé ce samedi 1er avril.

  • 3
    jc durbant:

    Voir aussi::

    On constate sur les enquêtes depuis plusieurs années une forme de droitisation de la société française selon deux modalités. Une plus grande préoccupation sur les sujets historiquement dévolus à la droite comme la sécurité, l’autorité mais aussi l’immigration, les valeurs et sans doute aussi toute la question de l’identité qui est une préoccupation largement partagée sur la place de l’islam. D’autre part, il y a aussi les valeurs entrepreneuriales sur la liberté donnée aux entreprises, sur la place de l’Etat (et donc sa réduction lorsque l’on est de droite) et une forme de reconnaissance du mérite. Les deux polarités de cette orientation à droite trouvent deux autres débouchés en dehors des Républicains, le Front National sur les aspects de sécurité, d’immigration, identité et de manière plus récentes chez « En Marche ! » sur les valeurs entrepreneuriales. Le candidat républicain n’est plus le dépositaire unique de ces valeurs dans cette élection, d’autant plus qu’il n’y a pas forcément superposition entre les deux au sens où il y a parfois même des formes d’incompatibilité entre des inspirations souverainistes dans le domaine de l’ordre et d’une forme de méfiance à l’égard de l’extérieur en opposition à des aspirations d’ouverture et de progressisme autour des valeurs entrepreneuriales. (…) Ce que révèle ce baromètre Figaro c’est une autre difficulté à laquelle la droite française incarnée par les républicains est confrontée, et que nous avons constaté tout au long du quinquennat. Nous ne voyons pas dans les enquêtes l’effet de bascule qui faisait que quand le gouvernement était à gauche et basculait, on observait une amélioration de l’image du parti de droite, une augmentation des sympathisants du principal parti de droite. Rien de tout cela ne s’est produit ce qui atteste de la difficulté de la droite à se positionner autour de deux tendances lourdes. La première c’est une interrogation sur le bienfondé des choix consentis par la droite comme par la gauche autour de la place de la France dans le monde et a fortiori de la France dans l’Europe, ce qui a induit des transferts de souveraineté et des choix de politique économiques que l’on a parfois du mal à faire comprendre ainsi qu’une demande de renouvellement de la manière de faire de la politique. On voit dans cette élection qu’il y a une aspiration à rebattre les cartes, à renouveler le paysage et la manière de faire de la politique. Il se trouve que là-dessus, les républicains sont en retard par rapport à tous les autres à l’exception du PS. En retard sur cette nouveauté de l’émergence d’un nouveau mouvement politique et aussi en retrait par rapport à cette tentation de briser le système actuel qui trouve des débouchés chez des candidats comme Marine Le Pen et Jean-Luc Melenchon. (…) Il y a incontestablement un désarroi chez les électeurs de droite dont certains ont le sentiment de se faire voler une élection. Ce n’est pas le cas de tous, il y a aussi des électeurs spontanément tentés par l’offre d’Emmanuel Macron qui peuvent d’ailleurs en parti être dans l’interrogation aujourd’hui. Il y a une double interrogation il y avait des faiblesses de l’adhésion aux Républicains et ses leaders qui précédait l’affaire Pénélope. Mais en même temps le désir d’alternance était tel et la perception des enjeux perçus par les électeurs au moment des primaires ont permis que ce soit quand même des primaires très mobilisatrices. S’est ajouté à cela le problème posé par un candidat dont on verra bien comment il ressort incriminé ou blanchi des affaires mais dont on a découvert qu’il n’était pas exactement celui que l’on croyait lorsqu’on l’a désigné pour représenter les chances des républicains lors de cette élection.

    Emmanuel Rivière

    Il est effectivement troublant de voir que les personnalités de droite sont reléguées assez loin dans le palmarès. Même quelqu’un comme Olivier Besancenot est jugé comme ayant plus d’avenir politique que les leaders de droite. Si on met à part Marine le Pen, qui a son fan club attitré, seul Alain Juppé parvient à émerger à la 4ème place, ce qui est tout aussi troublant parce que, vu son âge (il doit approcher les 75 ans), on peut avoir quelques doutes sur son avenir politique. En tout cas, ce mauvais classement de la droite est d’autant plus surprenant que François Hollande termine son mandat sur des records d’impopularité. A quoi faut-il attribuer ce mauvais résultat ? On peut penser qu’il y a un problème de leadership. La droite paye le prix de ses divisions. Pendant les cinq années qui viennent de s’écouler, elle n’a pas réussi à faire émerger des leaders forts. La décision de Nicolas Sarkozy de revenir en 2014 y est pour beaucoup : en rompant avec sa promesse de quitter la vie politique, il a de facto cassé la mécanique de sa propre succession. De plus, les affaires et les règlements de compte internes ont aussi contribué à griller d’autres personnalités, comme Jean-François Copé. Un autre facteur doit être pris en compte : il n’est pas évident, pour les leaders de droite, de trouver un créneau porteur, surtout avec un FN très fort, qui siphonne toute une partie de l’électorat de droite. En optant pour un positionnement très droitier, François Fillon espérait récupérer une partie de ces électeurs, comme Nicolas Sarkozy en 2007, mais pour l’heure, ça n’a pas marché. En revanche, il a fait fuir une partie des électeurs de droite modérés, qui sont tentés par Emmanuel Macron. C’est d’ailleurs ce que montre cette tribune publiée par des jeunes catholiques. Ce texte n’est évidemment qu’une simple tribune, mais on voit quand même qu’un nombre conséquent de catholiques se reconnaissent dans le discours du pape sur les migrants. C’est aussi la conséquence de l’évolution des catholiques français, lesquels se sont sécularisés et même gauchisés par certains côtés. On peut ajouter un dernier élément, en se demandant si la droite n’a pas tout simplement du mal à recruter de nouvelles personnalités. Les électeurs ont tendance à penser que les carrières politiques sont très attirantes. Mais ce n’est pas sûr : en politique, il y a beaucoup de coups à prendre, et les gains sont hypothétiques et modestes. Comparativement, les carrières dans l’économie et la finance sont certainement bien plus attirantes. (…) Si on regarde les sondages, on voit que François Fillon a perdu entre 6 et 8 points depuis le mois de janvier, ce qui l’a fait passer nettement derrière Marine Le Pen alors qu’il était devant elle auparavant. C’est évidemment une évolution très importante. Cela veut donc dire que beaucoup d’électeurs de droite ont été désarçonnés, déstabilisés par les révélations des médias et par les enquêtes judiciaires. Le choc de ces révélations a été d’autant plus vif que l’une des motivations du vote en faveur deFrançois Fillon aux primaires de la droite, c’était justement que celui-ci était plus fiable que Nicolas Sarkozy, non seulement sur le plan judiciaire, mais aussi sur le plan politique. En effet, dans le contexte des attentats, Nicolas Sakozy a sans doute payé cher le fait d’avoir baissé les effectifs de la police ou d’avoir désorganisé les services de renseignement, voire même d’avoir adopté des mesures emblématiques comme la suppression de la double peine, ce qui lui a été reproché, surtout après l’attentat de Nice). Donc, la différence entre François Fillon et Nicolas Sarkozy s’est surtout jouée sur cette question de la crédibilité. Cela explique le désarroi profond des électeursde droite aujourd’hui : si François Fillon n’est pas fiable sur le plan moral et judiciaire, pourra-t-il l’être sur le reste ? Va-t-il vraiment faire ce qu’il a annoncé ? Cela dit, cette baisse du soutien pour Fillon n’est pas forcément définitive. Certes, les intentions de vote semblent très stables, mais on peut se demander si les sondages ne se trompent pas, non pas parce qu’ils sont mal faits, mais plutôt parce que les électeurs masquent leur jeu. En fait, il est tout à fait possible qu’Emmanuel Macron soit surestimé et que, inversement, François Fillon soit sous-estimé. Une partie des électeurs de droite a sans doute des réticences à se déclarer en faveur de Fillon, compte-tenu du contexte très axé sur les affaires judiciaires. Inversement, le vote Macron est artificiellement gonflé par le désarroi et l’agacement de la droite. D’ailleurs, une bonne partie des électeurs de Macron ne sont pas encore sûrs de leur choix. Il n’est donc pas exclu quedans les tout derniers jours de la campagne, la tendance s’inverse. Les faiblesses de Macron vont s’approfondir, tandis que Fillon pourra bénéficier du fait qu’il a de l’expérience, ce qui n’est pas sans force dans le contexte actuel.Ce n’est pas un hasard si, à la fin du débat télévisé, François Fillon a fortement insisté sur son expérience d’élu et de responsable politique. (…) Peut-on vraiment parler d’un déplacement des valeurs vers la droite ? Il vaut mieux poser le problème autrement, en partant d’un premier constat : les valeurs libérales se sont fortement diffusées dans la société, autant sur le plan économique que sur le plan sociétal. Cette montée des valeurs libérales, qui est autant une victoire de la droite (pour l’économie) qu’une victoire de la gauche (pour les valeurs sociétales), ou du moins à leurs composantes libérales respectives, se caractérise par une mise cause du principe de la régulation. On voit bien en effet qu’il y a aujourd’hui une forte demande pour avoir moins de contraintes, moins de normes, plus de droits, plus d’autonomie (c’est le cas par exemple de la loi Travail, qui s’inscrit bien dans cette dynamique visant à s’affranchir des normes communes imposées par le haut). D’un autre côté, l’Europe et la mondialisation ont cependant provoqué de sérieuses difficultés, que ce soit dans le domaine économique (désindustrialisation, concentration des activités dans les grandes métropoles polluées et surchargées, prolétarisation du monde rural), ou dans le domaine sociétal avec la montée de différentes formes d’insécurité, autant physiques que culturelles. Or, ces évolutions vont dans le sens inverse du précédent : elles poussent au contraire à réclamer davantage de régulations, davantage d’interventions. On voit ainsi revenir des mesures que l’on croyait oubliées comme le protectionnisme, les nationalisations des entreprises, ou encore l’instauration de droits de douane ; et dans le domaine sociétal, on voit aussi des demandes en faveur d’un retour vers l’ordre, l’autorité, les frontières oul’identité nationale. Cette double évolution génère évidemment de profondes tensions, d’autant que les demandes de régulation viennent défier une sorte d’interdit, qui est régulièrement rappelé par les médias et une partie des élites, à savoir qu’il faut impérativement préserver les grands principes comme l’ouverture, le mélange, la tolérance. Certes, ces principes sont importants, mais le problème est qu’ils ne permettent pas de résoudre toutes les difficultés actuelles. Par exemple, comment l’ouverture ou la tolérance peuvent-elles régler le problème des travailleurs détachés ? Les différentes tensions qui se sont constituées permettent d’expliquer les positionnements politiques que l’on observe pendant la campagne électorale. En gros, on a d’un côté deux grands pôles qui s’opposent : d’un côté le pôle régulateur, avec sa variante de droite (Marine Le Pen) et sa variante de gauche (Jean-Luc Mélenchon) et de l’autre le pôle libéral (Emmanuel Macron). Entre les deux, on voit émerger des situations intermédiaires, que ce soit avec la variante de droite (François Fillon) ou avec la variante de gauche (Benoît Hamon). On verra le résultat, mais le problème est que l’élection risque fort de ne pas de trancher ces tensions. Quel que soit le vainqueur, les tensions vont persévérer car on ne voit pas comment elles vont pouvoir se résoudre d’elles-mêmes.

    Vincent Tournier

    http://www.atlantico.fr/decryptage/alerte-enlevement-ou-est-passee-droite-sondages-emmanuel-riviere-vincent-tournier-3007038.html

  • 2
    Gérard Pierre:

    Je ne me fais aucun souci pour les commentateurs professionnels, pour ceux qui se répandent en pseudo analyses dans les stations de radio et sur les plateaux de télévision.

    Au soir du 23 avril prochain, …… lorsqu’ils découvriront que c’est François Fillon qui talonne Marine Le Pen à l’arrivée, …… et non l’éphèbe imberbe, « immature et inexpérimenté », …… leur discours s’adaptera !

    Certes, après avoir tenté de nous vendre consciencieusement durant des semaines un macron chamallowisé, … [tel était leur job], … après nous avoir diverti avec le ‘’talentueux‘’ Mélenchon, … après nous avoir ‘’émus‘’ avec ce pauvre Calimeramon kilapad’chance, … après avoir le plus lourdement possible appuyé sur les ‘’frasques‘’ filloniennes, …… [faut-il croire que, dans leur esprit, le peuple français est si peu subtil] …… après avoir admis par postulat la première place de dame Marine à la séance éliminatoire, …… ils sauront adapter leurs discours !

    Ils n’iront pas, bien sûr, jusqu’à prétendre qu’ils avaient prophétisé l’évènement !

    Non !

    Nous entendrons des :

    – Souvenez-vous toud’même que j’avais été prudent en disant que …

    – Je n’ai jamais dit que Macron …

    – On sait ce qu’il faut penser des sondages et je n’ai cessé de le répéter,

    – J’ai toujours dit que le taux de participation serait déterminant sur l’issue du scrutin,

    – Beaucoup d’électeurs, tentés par Macron, se sont ravisés au dernier moment,

    – Les ralliements à Macron des membres du gouvernement ont joué en sa défaveur,

    – Les Français ne sont pas prêts pour le changement,

    – C’est surtout la tranche âgée qui a voté Fillon, les jeunes n’ont pas voté,

    …… et, abandonnant avec impatience le terrain inconfortable de l’examen des causes, les considérations de nos doctes politologues autoproclamés, de nos analystes cooptés, de nos professionnels de la tchatch, s’orienteront vers leurs marottes habituelles : conjecturer sur les hypothétiques conséquences ! …… et là, ils vont de nouveau s’épanouir, indécrottables qu’ils sont !

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Un ancien conseiller d’Hillary Clinton était à Paris la semaine dernière, John Podesta. Il racontait que la plupart, une grande partie, des électeurs américains se sont décidés dans la dernière semaine de campagne. Ce qui peut aussi se produire en France parce que (…) il y a beaucoup de gens qui sont indécis. Et sur la majeure partie de ces gens qui se sont décidés la dernière semaine, une grande partie d’entre eux ont voté pour Donald Trump. Que vont faire aujourd’hui les Français dont on dit aujourd’hui qu’ils vont s’abstenir? L’enquête Ipsos qui avait été publiée dans Le Monde début mars disait qu’il y avait à peu près (…) 32% d’abstentions. Et sur ces 32%, vous en avez 45% de gens qui s’autopositionnent à droite. C’est énorme ! Si ces gens-là décident, la dernière semaine, après le dernier débat le 20 avril de se dire: ‘Finalement, Fillon, oui, c’est mon candidat.» Ca change tout. Ca peut faire basculer.

    Carl Meeus (Figaro magazine)

    Ce qu’on voit en tout cas dans les reportages – Le Monde a plein de reporters qui suivent tous les candidats ou ne suivent pas les candidats mais qui vont voir les Français. On voit deux, trois choses qui sont nouvelles quand même. Effectivement, un électorat de droite qui normalement avait toutes les chances de voir son candidat arriver au pouvoir, qui est en partie tétanisé. Vraiment, et ça, c’est très frappant ! J’étais il y a une dizaine de jours dans la Sarthe, si vous voulez, personne ne parlait de l’élection présidentielle tellement c’était un sujet tabou (…) Et on voit ça dans beaucoup de régions qui normalement votent à droite où là vous avez une partie des électeurs fillonistes qui restent fillonistes mais qui sont très radicalisés. Et puis une partie d’électeurs qui sont complètement perdus et qui ne savent pas du tout où aller et qui vous demandent même: « Qu’est-ce qui peut se passer ? Qu’est-ce que je dois voter ? » Ca, c’est tout à fait nouveau, vraiment ! (…) Là, aujourd’hui, on voit vraiment de vraies difficultés sur l’électorat de droite. Et pour l’électorat d’Emmanuel Macron, il y a une partie des gens qui ne sont pas encore tout à fait sûrs. Et un paradoxe qui joue. Des gens qui aiment le renouvellement qu’incarne Emmanuel Macron et qui ont peur de ce renouvellement parce qu’ils ne savent pas très bien où ils vont. Donc, ça, c’est vraiment les deux, je trouve, phénomènes nouveaux de cette campagne.

    Raphaelle Bacqué

    Le retour aux affaires des chiraquiens nourrit bien évidemment le soupçon d’un cabinet noir. Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire! Mais l’addition d’indices troubles et de témoignages étonnants interroge. Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes et dont le rayon d’action ne serait pas cantonné au seul renseignement territorial. (…) Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du Président. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du 9e arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui.

    Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé

    On n’a jamais écrit ça. La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Elysée, c’est François Fillon. (…) Ce cabinet noir n’existe pas. Nicolas Sarkozy avait mis en place une police politique. François Hollande, lui, a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques, mais comme tous les présidents de la Ve République.

    Didier Hassoux

    Le chef de l’Etat développe une véritable affection pour ce surdoué, dans lequel il voit une projection de lui-même. « Emmanuel, c’est le fils qu’on voudrait avoir », confie-t-il à son conseiller Gaspard Gantzer. « Emmanuel, c’est moi », déclare-t-il un autre jour aux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme (« Un président ne devrait pas dire ça… » , Stock). En plus de son intelligence, Hollande apprécie par-dessus tout l’humour de Macron qui « apporte de la joie et de la fantaisie dans le travail ». Un jour, à l’Elysée, où doit se tenir un conseil sur l’attractivité, le jeune homme arrive sans cravate. François Hollande s’en irrite, mais préfère en rire. « Il lui passait tout », se souvient un membre du gouvernement. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, se moque de cet entichement pour celui qu’il surnomme « le petit marquis poudré ». Hollande et Macron ne se sont pas revus depuis, à part au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, brièvement, le 22 février dernier. Mais ils échangent toujours des SMS. Le président, qui dissèque la stratégie de son ancien protégé, lui conseille notamment de « rester de gauche ». Malin, jamais Macron n’attaque son ancien mentor. « Je fais attention à être respectueux de lui et des institutions », dit-il. Jacques Chirac avait eu le cœur crevé de laisser son bureau à Nicolas Sarkozy. Hollande, lui, jure qu’il préfère voir Emmanuel Macron lui succéder plutôt que François Fillon ou Marine Le Pen. « Si Emmanuel est élu, ce ne serait pas la plus mauvaise sortie pour toi, l’a conforté Julien Dray. Un pied de nez de l’histoire ! » Sauf progression spectaculaire du FN, Hollande ne devrait pas soutenir son ancien conseiller avant le premier tour. Il sait aussi qu’un appel de sa part pourrait être contre-productif. « Je ne veux pas prendre une position qui pourrait lui être défavorable, a-t-il récemment confié à des visiteurs. Déjà que Fillon dit qu’il est mon “porte-serviettes”… » Emmanuel Macron, lui, avec l’aplomb dont il ne s’est jamais départi, ne doute pas un seul instant que le chef de l’Etat saura l’aider au bon moment : « Il regarde ce qu’il y a autour comme offre, le chemin que je trace n’est pas celui qui le rend le plus triste. »

    Le Monde

    On peut penser qu’il est sous-déclaré dans les sondages, parce que c’est plus très bien vu de dire qu’on est pro-Fillon.

    Philippe Moreau Chevrolet (MCBG Conseil)

    Les sondages sont aujourd’hui quasiment tous réalisés par Internet. Donc le fait de ne pas oser dire pour qui on vote ne se pose pas. On n’est pas en face-à-face ou au téléphone avec un enquêteur. On est devant son écran. Cet argument ne tient pas. La preuve, c’est que quand on demande aux gens pour qui ils ont voté avant, c’est très proche du réel, ce qui n’était pas le cas avant au téléphone. Je me souviens qu’on parlait d’un vote caché pour Sarkozy. On parlait de beaucoup d’électeurs sarkozystes qui ne disaient pas qu’ils voteraient pour lui. Ce qui ne s’est pas vérifié.

    Jérôme Fourquet (Ifop)
















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