eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Héritage Obama: Attention, un monstre peut en cacher un autre ! (The “Legacy of Obama” can be explained in one word: Trump)

Posté le lundi 20 février 2017 par jc durbant

osmonsterobamaangel

Attention: un monstre peut en cacher un autre !

En ce Washington’s Day devenu Presidents’ Day …

Et, si l’on en croit nos valeureux journalistes,  Not my Presidents’ Day …

Pendant qu’en Floride la part maudite de l’Amérique encensait son élu …

Dont on se souvient la part qu’avait pu avoir dans sa décision de briguer la Maison Blanche …

L’humiliation qu’il avait reçue de son prédecesseur il y a six ans lors d’un tristement fameux dîner annuel des correspondants …

Et qu’en France nos propres juges comme nos médias montrent le vrai prix, selon la tête du client, qu’ils attachent à la vérité …

Comment ne pas voir …

Par l’un de ces effets de balancier dont l’histoire est friande …

La radicalité encouragée par la trop grande adulation et indulgence de toute une presse et finalement tant d’entre nous …

D’un certain Dr. Frankenstein dont l’actuel président américain ne serait au bout du compte que la créature ?

jc durbant @ 22:30
Catégorie(s): Les idiots inutiles etMédias etPolitique américaine


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35 réponses à “Héritage Obama: Attention, un monstre peut en cacher un autre ! (The “Legacy of Obama” can be explained in one word: Trump)”

  • 35
    jc durbant:

    Sans oublier, on se souvient du papier du NYT, la part qu’a pu avoir, dans sa décision de briguer la présidence, l’humiliation d’un certain dîner annuel des correspondants d’il y a six ans (et auquel d’ailleurs – on se demande pourquoi ? – il ne viendra pas cette année) …

    Voir:

    Donald Trump est ici ce soir et je sais qu’il s’est pris des critiques ces derniers temps, mais personne n’est plus heureux, plus fier, que cette affaire de certificat de naissance soit enfin réglée que le Donald. Et c’est parce qu’il va maintenant pouvoir se concentrer sur les problèmes importants. Par exemple, notre vol sur la Lune était-il un faux?

    Barack Obama

    Cette soirée d’humiliation publique, plutôt que d’éloigner M. Trump (de la scène politique), a accéléré ses efforts féroces pour gagner en stature au sein du monde politique. Et cela illustre jusqu’à quel point la campagne de Trump est inspirée par un besoin profond (qui est) parfois obscurci par ses fanfaronnades et vantardises : un désir d’être pris au sérieux.

    The NY Times

    Voir aussi:

    La présidence Obama a inventé une propagande branchée, une communication cool. Au cœur de cette stratégie  : les réseaux sociaux, qui ont largement porté sa victoire en 2008. L’engagement numérique de la campagne du «Yes We Can» a d’ailleurs été décortiqué par les équipes de com du monde entier. Tandis que la droite américaine propageait son venin conspirationniste par de bonnes vieilles chaînes de mails –  le candidat démocrate aurait menti sur son certificat de naissance, serait musulman…  –, Obama prenait mille longueurs d’avance, touchant un public beaucoup plus large, plus jeune. «En 2008, les efforts de son adversaire, John McCain, pour tenter de le rattraper sur les réseaux sociaux étaient presque pathétiques», se souvient Michael Barris, coauteur de The Social Media President (Palgrave, 2013). L’équipe du sénateur de l’Illinois a compris l’intérêt de Facebook, de Twitter –  plus tard viendront Instagram, Snapchat, LinkedIn…  – pour lever des fonds, diffuser des messages, obtenir des soutiens, grâce à ce porte-à-porte virtuel d’un nouveau genre. «Obama s’est fait élire sur des promesses de démocratie participative via les réseaux sociaux, rappelle Michael Barris. Mais finalement, les réseaux sociaux ont surtout été pour lui un formidable outil de diffusion, de validation par le public, et de promotion d’une image très positive : celle d’un président branché, connecté, proche des gens.» Viser un public, via le bon médium, avec le bon ton : huit ans que le président américain, avec son équipe de quatorze personnes dédiée à la stratégie numérique, montre sa maîtrise. Et son adaptation à l’évolution des usages. La Maison Blanche est devenue une véritable boîte de production, avec plus de 500 vidéos réalisées chaque année (infographies, coulisses…), distribuées sur les différentes plateformes (site officiel, YouTube, Facebook…). «Le premier président de l’ère des médias sociaux a fixé les règles d’interactions numériques entre politiques et électeurs, écrit le Washington Post. Certains chefs d’Etat se préoccupaient des chaînes d’info ; Obama est le président ­Netflix.» (….) Mais le président américain ne laisse rien au hasard : cette spontanéité est surtout parfaitement chorégraphiée, écrite à l’avance par des équipes d’auteurs talentueux. D’autodérision, il en a beaucoup fait preuve lors du dîner annuel des correspondants à la Maison Blanche, véritable scène de stand-up pour le président sortant. Maîtrise des silences, des regards, intonations, vidéos bien ficelées… Ces soirs-là, Obama fait de l’humour une technique de dégoupillage imparable des critiques. Comme en 2011, alors que la droite le harcèle une nouvelle fois sur son certificat de naissance. Pour faire taire les rumeurs, il annonce la «diffusion exclusive de la vidéo de sa mise au monde» –  en fait, le début du Roi Lion de Disney. Dans la salle, Donald Trump, déjà porte-voix de ces allégations, ne moufte pas. Les journalistes, qui rient à gorge déployée, ont laissé leurs armes au vestiaire.

    Libération

  • 34
    James:

    L’affaire Meklat dans L’esprit de l’escalier/Alain Finkielkraut & Elisabeth Levy sur RCJ

  • 33
    jc durbant:

    Attention: un idiot du village peut en cacher un autre !

    Après 250 morts et 800 blessés, Hollande répond à Trump au sujet de Paris : « Ici, il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule »

    http://breizatao.com/2017/02/25/apres-250-morts-et-800-blesses-hollande-repond-a-trump-au-sujet-de-paris-ici-il-ny-a-pas-de-personnes-qui-prennent-des-armes-pour-tirer-dans-la-foule/#3xjtTGhWTScbKD9s.99

  • 32
    jc durbant:

    Le Québec et le Canada auront bientôt besoin d’un De Gaulle …

  • 31
    James:

    Au Canada, trois semaines après l’attentat contre une mosquée à Québec, une députée libérale a déposé une motion contre «le racisme et la discrimination religieuse systémiques», mesure qui ne concernerait en réalité que l’islam et non les autres religions. Qu’est-ce que cela dit de l’islamophobie?

    C’est la preuve que l’islamophobie ne sert pas d’abord à protéger les musulmans des discriminations qu’ils peuvent subir, mais à protéger la religion islamique de toute espèce de critique. On offre ainsi à l’islam un sauf-conduit qui n’est accordé à aucune autre religion, ni au christianisme, ni au judaïsme, ni à l’hindouisme ou au bouddhisme. C’est l’équivalent sur le plan spirituel de la préférence nationale chère à Marine le Pen sur le front de l’emploi. Les barbus en ont rêvé, les Canadiens pourraient le faire prochainement. Qu’une confession ne puisse être soumise à l’analyse de la raison, qu’elle soit ainsi soustraite à l’esprit d’examen comme si elle était hors-sol, hors humanité, est un événement inédit dans l’histoire. C’est aussi un aveu terrible: les tenants du péché d’islamophobie veulent faire de l’islam une religion intouchable, supérieure à toutes. Il faut la prendre en bloc. On peut se moquer de tous les dieux, de tous les textes sacrés mais pas du Coran et de ses fidèles. C’est une régression proprement hallucinante.

    N’est-ce pas aussi en faire paradoxalement une religion inférieure en infantilisant les musulmans?

    Absolument. C’est d’ailleurs une très mauvaise nouvelle pour les musulmans, qui seront les premières victimes de cette motion, si elle était votée. Une telle mesure qui les déresponsabilise, au détriment des chrétiens, des juifs, des sikhs, des hindous, des athées ne peut qu’entraîner un déchaînement de colère et de haine. On installe les fidèles du Coran dans une niche pieuse parce qu’on les estime, au fond, incapables de se réformer eux-mêmes et non comptables de leurs actes. Le musulman est élevé à la fois au rang de tabou et de totem. Il appartient ainsi à une religion fétiche sous vitrine sur laquelle on marque, comme au musée: ne pas toucher. Il s’agit pour l’instant d’une simple motion, mais le fait même que l’idée ait pu germer dans la tête de cette députée libérale, d’origine pakistanaise, et qu’elle n’ait pas été unanimement condamnée en dit long sur la société canadienne. Heureusement que nos cousins du Québec ont gardé une once de bon sens, au contraire de beaucoup de leurs compatriotes anglo-saxons.

  • 30
    madimaxi:

    « J’espère qu’il ne viendra pas se refaire une virginité au Québec comme Juppé et Dieudonné… »

    Jamais deux sans trois… 🙂
    Mon seul regret est de savoir que-ce que vous foutez pour ne pas les garder définitivement ? Ils nous retombent sur la gueule tout le temps.

  • 29
    Polémos:

    J’espère qu’il ne viendra pas se refaire une virginité au Québec comme Juppé et Dieudonné…

  • 28
    James:

    Twitter: Mais où est donc passé Mehdi Meklat ?

  • 27
    jc durbant:

    Oui, mais elle, elle s’attaque pas à des blancs ou à des juifs et en plus, elle est pas noire ou arabe …

    http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/28/anne-sophie-leclere-fn-christiane-taubira-singe-amende-sursis_n_12230406.html

  • 26
    jc durbant:

    CHERRY-PICKING CUTS BOTH WAYS (Despite much worse numbers for a president at this stage of his term, Trump is no more unpopular than Obama was for much of his presidency)

    In his press conference last week, for instance, Trump cited a Rasmussen Reports poll showing him with a 55 percent approval rating — neglecting to mention that no other recent poll shows him above 49 percent approval. But I’ve seen at least as much cherry-picking from liberal and mainstream reporters. In my Twitter feed last week, for instance, a Pew poll that had Trump at 39 percent approval5 got a lot more attention than a Fox News survey which had him at 48 percent instead.

    In some ways, the pattern reflected the one before November’s election, when reporters and pundits selectively interpreted the evidence and assumed that Hillary Clinton was a much heavier favorite than she really was based on the polls. Trump is not very popular, but he’s also no more unpopular than Barack Obama was for much of his presidency. If his numbers hold where they they are right now — especially among registered voters — Republicans would probably hold their own in 2018, and 2020 would be another highly competitive election.

    What’s different, as I mentioned, is Trump’s approval ratings are much worse than what a president typically enjoys at this stage of his term. So the question is whether his ratings will continue to decline or if he steadies the ship, or eventually pivots and sees his approval ratings improve. It’s possible — I’d wager more likely than not if forced to bet — that Trump’s ratings will continue to decline over the next six to 18 months, at which point he’d be in trouble since he’s starting from a low baseline. But while he faces a lot of challenges — mostly of his own making — he sometimes benefits from news coverage that overextends itself and predicts his immediate demise only to have to pull back later, perhaps making him seem more formidable in the process. We learned that lesson the hard way in the primaries, and then we often watched the same feeding-frenzy mentality take hold in the general election

    https://fivethirtyeight.com/features/why-polls-differ-on-trumps-popularity/?ex_cid=story-twitter

    As Nate Silver notes, Trump’s recent approval ratings vary from a high of 55 percent (with 45 percent disapproval) in the aforementioned Rasmussen poll to a low of 39 percent (with 56 percent disapproval) in a survey from Pew Research. The differences are most likely the result of a combination of sampling and survey techniques. Trump consistently does better with narrower samples. Rasmussen claims to be measuring likely voters, even though we are more than a year and a half away from the next national election. Pew is sampling all adults, a significantly larger universe than those who will ultimately vote in that next election. Rasmussen is also famously a robo-pollster, which means he’s only reaching the half of the electorate that has land lines. Pew utilizes a traditional live-interview methodology, which is generally thought to be more accurate, but that some theorize can be misleading with respect to highly controversial politicians like Trump. (This is the “shy Trump voter” theory.)

    While polls like Rasmussen’s have a poor reputation and polls like Pew’s are considered closer to the gold standard (FiveThirtyEight’s pollster ratings give Raz a C+ and Pew a B+), we are in a period of great uncertainty about polling quality. And as it happens, the final 2016 national poll from Rasmussen pretty much nailed Clinton’s popular-vote margin over Trump, while the final Pew poll (conducted two weeks out, to be fair) showed Clinton up by six points.

    So with all this confusion, is Trump justified in just citing whichever polling results he wants? No, not really. Most observers who are interested in approximating the truth go with polling averages. At the moment, RealClearPolitics’ average of recent polls places Trump’s job approval ratio at 45/51. It’s also important to pay attention to trends. As it happens, since Trump bragged about his Rasmussen numbers, his approval ratio in that tracking poll has deteriorated from 55/45 to 50/50, the worst ratio of his brief administration…

    http://nymag.com/daily/intelligencer/2017/02/trump-is-unpopular-but-not-as-unpopular-as-liberals-think.html?mid=fb-share-di (merci james)

  • 25
    Polémos:

    Xavier de La Porte, sur France Culture, à la recherche de l’impossible truisme qui dédouanerait Meklat :

    «Il y a sans doute chez Mehdi Meklat une complexité qui nous échappe, et lui échappe aussi. Mais voilà, qui d’autre que lui peut le savoir, à condition que lui-même le sache ?»

    Dis-moi mon p’tit Mehdi (je t’appelle mon m’ptit Mehdi parce que tu es jeune, que tu viens des banlieues et que tu es Arabe, sinon…) t’es au courant pour ta complexité? Tu peux développer? Parce qu’à nous elle nous «échappe» tu vois? Tu peux te cerner le sujet pour qu’enfin on puisse choisir entre Marcellin et Mehdi et te sauver de la vilaine fachosphère qui te fait des misères?

  • 24
    jc durbant:

    « Le magazine «ELLE» maintenant. Et paradoxe, jamais les Français n’ont été «choqués avec autant de justesse» …

    Enfin, Elle invente l’antisémitisme juste !

  • 23
    waa:

    Vous n’avez rien compris.
    France Culture vous explique : c’est compliqué.
    Et c’est encore plus compliqué pour les gens complexes.

    Et hop !

  • 22
    James:

    Le nouveau Soljenitsyne :

    Mehdi Meklat quitte la France : « Je suis la cible de la fachosphère qui menace ma vie »

  • 21
    James:

    Polémique Mehdi Meklat : des internautes s’indignent aussi de tweets de son ex-collègue Badroudine

  • 20
    James:

    Pour Badrou, comparse de Medhi Meklat, la France “pue la gerbe et la merde”

  • 19
    James:

    Mehdi Meklat: reviens, Marcelin, reviens!

  • 18
    James:

    Les bobos ne savent plus comment se défendre :

    Pascale Clark a réagi à l’affaire Mehdi Meklat et elle affirme que tout le monde avait connaissance de ces tweets et ceux qui disent le contraire mentent.

    Mais la journaliste de France Inter qui travaillait avec lui continue de défendre le jeune homme en affirmant qu’il s’agissait en fait d’un personnage, ajoutant:

    « On était nombreux à lui demander d’arrêter, mais il ne nous écoutait pas. En tout cas ceux qui disent aujourd’hui qu’ils ne connaissaient pas ces tweets mentent. »

    Pourtant le directeur de la rédaction des Inrocks, Pierre Siankowski, affirme lui cette semaine dans un édito qu’il ne savait pas et que de toute façon, il n’a pas de comptes à rendre:

    « Avais-je, avions-nous, aux Inrockuptibles, connaissance de tout cela avant de donner la parole à Mehdi Meklat ?

    Aucun journal, aucun journaliste ne peut éplucher de A à Z les tweets de celui ou ceux sur qui il produit un sujet. (…)

    Nous n’avons à recevoir de leçons de personne, sur les réseaux sociaux comme ailleurs.
    Les Inrockuptibles ont encore moins à s’excuser, a posteriori, d’avoir publié des textes ou des propos de Mehdi Meklat antérieurs à la polémique qui entoure ses tweets. (…) »

  • 17
    James:

    « L’argument du mauvais génie, c’est du génie ! » se moque Raphaël Enthoven sur Europe 1. Enthoven pointe ensuite les défenseurs du jeune homme, dont certains « ont lancé et protégé » sa carrière et qui aujourd’hui, évitant leur « examen de conscience », le considèrent comme « un artiste maudit » au lieu d’un simple « nazillon déguisé en mec sympa ».

    (…)

    « Je suis un jeune, j’ai grandi en banlieue, j’ai 24 ans, je suis arabe ». Medhi Meklat, porte-parole auto-proclamé de « la banlieue », accepté comme tel et même promu dans ce rôle par Pascale Clark dans France-Inter ou Edwy Plenel dans Mediapart serait donc victime de racisme. Non pas de ses propres prises de positions où l’antisémitisme et l’homophobie se disputent à la vulgarité.

    « J’allais faire un tweet sur les juives et Hitler, mais j’ai pas osé. Est-ce que je manque de couilles ? » tweetait-il le 21 janvier 2013, avant de poursuivre : « la verge d’Hitler dans ces salopes ». Les autres messages concernant les juifs sont de la même eau.

  • 16
    James:

    Affaire Mehdi Meklat : les tartuffes dans l’embarras

  • 15
    Polémos:

    Et ça n’arrête pas. Le magazine «ELLE» maintenant. Et paradoxe, jamais les Français n’ont été «choqués avec autant de justesse» :

    http://www.europe-israel.org/2017/02/affaire-mehdi-meklat-le-mgazine-elle-fait-la-promotion-de-lantisemite-meklat-depuis-2012/

  • 14
    James:

    Arash Derambarsh, élu de Courbevoie: « Le patron des Inrocks (média de gauche) m’a menacé dans l’affaire Mehdi Meklat. »

  • 13
    James:

    Natacha Polony: « Quand Mehdi Meklat me traitait de grosse p**e, et voulait faire de moi son mouton de l’Aïd, c’était donc de l’humour ! »

  • 12
    James:

    L’affaire Mehdi Meklat, révélatrice de deux sociétés qui ne se rencontrent pas

  • 11
    James:

    La bourgeoisie multiculturaliste est fascinée par la sous-culture d’une minorité obscurantiste issue des banlieues. Quelle injure aux enfants d’immigrés que de les amalgamer aux wesh-wesh antisémites et homophobes…

    (…)
    Dénoncer sur Twitter en se faisant passer pour un haineux, c’est tellement con comme idée, et comme défense, enfin Twitter est rempli de tweets haineux, comment ceux-là auraient pu être distingués des autres, et par qui ?

    (…)

    Je commence à en avoir ma claque de cette France qui n’aime qu’une figure, celle du jeune à casquette antisémite et homophobe et pour laquelle si on n’est pas ça on est ringard.

    Je commence à en avoir ma claque des bourgeois qui veulent s’encanailler avec des jeunes de banlieue, qui du fond de leur hôtel particulier à Neuilly ou de leur appart’ bobo du 19e pensent que c’est super le rap et le graff’ et la téci, etc.

  • 10
    James:

    M. Meklat peut bien faire valoir aujourd’hui une défense minable en prétendant que ces tweets publiés de façon compulsive par un double diabolique ne visaient qu’à provoquer et « perturber un monde trop lisse », il n’aura pas à s’en expliquer devant un tribunal.

    Et c’est probablement tant mieux pour lui, parce qu’on a beau être ouvert d’esprit, vouloir comprendre, se forcer même à accepter une sorte d’humour qui ne fait rire que les antisémites, les homophobes et les sexistes, on aura du mal à se convaincre que celui qui se livre plusieurs années durant à ces propos abjects n’en pense, au fond de lui, pas un mot. Le tribunal l’aurait, on l’espère, sévèrement sanctionné.

    De ce lamentable « buzz » involontaire, on retiendra une fois de plus que l’antisémitisme, l’homophobie et le sexisme se trouvent bien déposés sur les claviers de certains, à défaut de l’être sur leur langue. Quant à M. Meklat, il sera désormais sous la loupe et n’aura sans doute pas deux fois la même chance.

  • 9
    jc durbant:

    Se plaindre du politiquement correct est patriotiquement correct. Les partisans de ce dernier utilisent des mots vides de sens comme «clandestin» ou «immigrant clandestin» ou «étranger clandestin» pour décrire les étrangers qui ne respectent pas nos lois migratoires.

    Leurs opposants, quant à eux, soutiennent «l’ouverture des frontières» ou la «shamnesty» (ndt : terme négatif associant «arnaque» à «amnistie» pour évoquer les mesures de régularisation des clandestins) pour 30 millions d’envahisseurs étrangers en situation irrégulière.

    La punition sera l’expulsion du territoire parce que «nous sommes un État de droit» et qu’ils «n’ont pas fait la queue», bien qu’il n’existe aucune file. Il faut garder en tête que les partisans du patriotiquement correct ne sont jamais anti-immigration mais seulement contre l’immigration clandestine, quand bien même ils cherchent pourtant à réduire l’immigration régulière.

    Le mouvement «Black Lives Matter» est raciste car il insinue que la vie des noirs aurait plus de valeur que celle des autres. Mais le mouvement «Blue Lives Matter» n’insinue certainement pas que la vie des policiers vaille plus que la nôtre. Interdire l’Islam ou l’immigration musulmane est une mesure de sécurité nécessaire, mais les homosexuels ne devraient pas être autorisés à se marier car cela violerait la liberté religieuse.

    Les personnes transgenres sont susceptibles de se rendre dans les toilettes pour femmes avec des intentions perverses, mais Donald Trump entrant sans prévenir dans les vestiaires d’un concours de beauté au milieu de jeunes filles mineures nues n’est qu’une preuve de la «partialité des médias».

    Le terrorisme «menace notre existence» bien que la probabilité d’être tué au cours d’une telle attaque est d’environ une sur 3,2 millions par an. Prononcer les mots « Islam radical » pour parler de terrorisme est une formule incantatoire indispensable pour lutter contre cette menace.

    Lorsque le fondateur des yaourts Chobani, Hamdi Ulukaya, décide d’employer des réfugiés dans ses usines c’est parce qu’il est lié à des «personnalités de l’économie mondialisée». Brandir un drapeau mexicain sur le sol américain signifie que vous haïssez les États-Unis, mais brandir le drapeau confédéré signifie simplement que vous êtes fiers de votre héritage. Utiliser «Joyeuses fêtes» au lieu de «Joyeux Noël» requiert un avertissement «contenu pouvant choquer».

    Accuser la gauche ou les médias conventionnels et leur «partialité» est la version patriotiquement correcte de la dénonciation des grands groupes et du capitalisme. La notion patriotiquement correcte soutenant qu’il serait «préférable d’être gouverné par les 2000 premières personnes de l’annuaire de Boston plutôt que par les 2000 personnes de l’Université d’Harvard » – car les premiers font preuve de «bon sens» et que «les élites intellectuelles», malgré toutes les preuves du contraire, ne connaissent rien à rien – ne peut être défendue que si on est totalement coupé de la réalité. Les Américains blancs et pauvres sont victimes des bouleversements économiques et de la mondialisation sur lesquels ils n’ont aucun contrôle mais les noirs et les hispaniques qui sont pauvres le doivent à leurs cultures déficientes.

    Les défenseurs du patriotiquement correct sont heurtés dès qu’ils entendent des inconnus parler une autre langue que l’anglais. Cela ne vous rappelle-t-il pas les défenseurs du politiquement correct qui estiment qu’il est de leur devoir de pointer du doigt ceux qui utilisent des mots inacceptables pour décrire la race, le genre ou le quelconque groupe identitaire qui serait la victime du jour ?

    Ceux qui s’identifient au patriotiquement correct ridiculisent à juste titre les «safe spaces» mais sont prompts à se réfugier sur Breibart ou sur une radio à micro ouvert où ils peuvent piquer des crises de colère toutes du même acabit et se renforcant mutuellement, tout en se plaignant du manque de diversité à gauche. Il n’y a jamais assez de sécurité nationale mais c’est la gauche qui veut dorloter les Américains avec un «État nounou». Ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont anti-Américains, post-Américains ou bien méritent un quelconque de leurs nombreux labels maladroits et vagues. Utiliser ces labels permet de prouver sa vertu auprès des autres membres du cercle des vrais patriotes.

    Chaque groupe a ses règles implicites contre certaines opinions, certaines actions ou certaines paroles ainsi que des mécanismes de coercition et les partisans du patriotiquement correct n’y font pas exception. Mais là où ils se singularisent c’est dans leur aveuglement quasi généralisé face à ce qui les rend similaire aux gauchistes qu’ils se targuent de combattre : la codification du discours et de la conduite à tenir. La forme moderne que prend le politiquement correct sur les campus et dans les médias est une tyrannie sociale polie alors que le patriotiquement correct est une tyrannie sans aucune politesse ; ceux qui y adhérent n’hésitent pas à utiliser le législateur pour atteindre leurs buts. S’il faut nommer ce nouveau phénomène, je suggère le terme patriotiquement correct.

    https://www.cato.org/publications/commentary/right-has-its-own-version-political-correctness-its-just-stifling?utm

    https://www.contrepoints.org/2016/12/17/275263-droite-a-version-politiquement-correct

  • 8
    jc durbant:

    PREPAREZ VOS MOUCHOIRS ! (Macron fait des émules du côté des antisémites – cherchez la femme ou plutôt le jeune et joli !)

    Ce personnage de fiction était excessif, dans ses positions, dans l’horreur comme dans l’amour. C’est compliqué de dire cela mais c’était aussi, par exemple, un personnage complètement fasciné par Matthieu Gallet (le patron de Radio France, ndlr). Il lui portait un amour indéfini, indéfinissable, obsessionnel, excessif. (…) Même dans l’amour, il est sale, parce qu’il rejette l’amour. Il rejette tout ce qu’on peut porter de beau en soi. (…) Je vais penser, je vais croire que l’amour me sauvera, que l’art est là, que ceux qui m’aiment m’aimeront. Je vais réfléchir à moi-même. Et sans doute vais-je me taire pour me recentrer. Je vais chercher mon langage. Je dois prendre le temps de penser. Ce qui m’habite dans mon travail depuis longtemps, ce n’est pas l’ombre, mais la lumière. C’est le beau, l’amour. Ma part d’ombre a été expulsée mais je dois y réfléchir. Ça mettra du temps. Et puis, je vais me détourner de ceux qui me veulent du mal et aller vers ceux qui me veulent du bien.

    Mehdi Meklat

    Voir aussi:

    http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/qui_est_mathieu_gallet_cite_par_emmanuel_macron_a_propos_de_sa_supposee_double_vie_385937

  • 7
    Letel:

    Télérama est à vomir, et ça depuis longtemps. Le simple fait d’inviter ce type après les révélations est honteux. Beurk.

  • 6
    James:

    Majority of Canadians distrust government: poll suggests

  • 5
    James:

    «Je voulais qu’on m’accorde le crédit de la fiction.»

    Il n’y avait strictement aucune fiction dans ce rôle. Medhi Meklat était Marcelin Deschamps. Cela ne souffre d’aucune ambiguïté.

    C’est facile : je suis un jeune, j’ai grandi en banlieue, j’ai 24 ans, je suis arabe.»

    Arabe ?? Il est né en France d’une mère algérienne et d’un père français.

  • 4
    Polémos:

    http://www.telerama.fr/medias/mehdi-meklat-avec-marcelin-deschamps-s-est-joue-quelque-chose-de-l-ordre-de-l-autodestruction,154500.php

    Quelques extraits:

    «Je voulais qu’on m’accorde le crédit de la fiction.» Désolé, la connerie se paie comptant!

    «Je suis la cible de la fachosphère, qui menace ma vie, qui m’attend à chaque coin de rue.»
    C’est moi la victime!

    «Je suis aussi tiraillé par des courants politiques qui n’acceptent pas mes pensées et qui ont trouvé en cette affaire une aubaine pour me catégoriser comme raciste, antisémite, homophobe. C’est facile : je suis un jeune, j’ai grandi en banlieue, j’ai 24 ans, je suis arabe.» Là il fait fort. L’auto-faciès au secours de la mauvais foi.

    «Oui, c’est un personnage insupportable, qui n’a pas de morale. Rien ne le retient. Rien ne l’arrête. Il n’a aucune décence, aucune élégance. Même dans l’amour, il est sale, parce qu’il rejette l’amour. Il rejette tout ce qu’on peut porter de beau en soi. Evidemment, il était insoutenable, il l’était aussi pour moi.» Comprenez mon calvaire bonne gens.

    Et Télérama de poser une question qui, l’air de rien, achète et fourgue au lecteur la notion de «personnage» : «Mais que recherchiez-vous avec un personnage aussi haineux?»

    «La violence est en nous, en chacun. Nous avons tous notre part d’ombre. Je pense que Marcelin Deschamps a exploré la sienne à travers moi». Le summum de la phrase tordue! Deschamps! Sors de ce corps!

    «C’était un travail littéraire, artistique, on peut parler de travail sur l’horreur en fait.» Ah bon! C’est de l’ART, c’est de la LITTÉRATURE.

    Et Télérama de continuer dans le lèche-babouche en lui offrant de la distanciation en veux-tu en voilà sur un plateau d’argent avec cette question: «Quel regard portez-vous sur la violence du jeune homme que vous étiez à l’époque

    Et de finir l’entrevue par cette question :

    Qu’allez-vous faire maintenant ?

    Et l’autre, en parfait Narcisse tombé dans l’étang de sa confondante nullité, de répondre par une insupportable masturbation égotiste je-me-moi :

    «Je vais penser, je vais croire que l’amour me sauvera, que l’art est là, que ceux qui m’aiment m’aimeront. Je vais réfléchir à moi-même. Et sans doute vais-je me taire pour me recentrer. Je vais chercher mon langage. Je dois prendre le temps de penser. Ce qui m’habite dans mon travail depuis longtemps, ce n’est pas l’ombre, mais la lumière. C’est le beau, l’amour. Ma part d’ombre a été expulsée mais je dois y réfléchir. Ça mettra du temps. Et puis, je vais me détourner de ceux qui me veulent du mal et aller vers ceux qui me veulent du bien

  • 3
    jc durbant:

    De quoi Mehdi Meklat est-il le nom?

    Et c’est sans doute ces réactions qui en disent le plus long. Elles permettent de comprendre ce qui apparaît comme un système qui s’est appliqué depuis des années, et que met particulièrement bien en lumière, pour la première fois, cette affaire a priori dérisoire. Un système médiatique notamment (celui des médias cités plus haut tout spécialement) qui assure de toute sa force de frappe la promotion de certaines idées, de certaines per-sonnes et de certains comportements plutôt que d’autres, sur des bases aussi étroites que partiales, sans trop d’égard pour les faits. Un système médiatique qui garantit une impunité totale à ses membres alors qu’il condamne immédiatement, et sans autre forme de procès, sans instruction à charge et à décharge, toute pensée, toute personnalité et toute attitude qui ne lui convient pas, souvent sur des bases morales auto-définies et proclamées. On le voit particulièrement bien à l’oeuvre ici, dans cette «affaire», avant et après son éclatement public. Avant, dans l’empressement à mettre en avant le duo du Bondy Blog ; après, dans la recherche d’excuses possibles aux propos de Mehdi Meklat. A chaque fois dans un deux-poids-deux-mesures éhonté.

    Car, au fond, si l’on se demande pourquoi ce système a conduit à tant de complaisance et d’impunité pour Mehdi Meklat au regard de ce qu’il exprimait, c’est dans l’image particulière de la société française que veulent à tout prix projeter ces médias qu’il faut chercher la réponse. Cette image, c’est celle choisie, voulue, construite et finalement instrumentalisée par une presse parisienne, bourgeoise, installée, essentiellement de gauche, et prompte à donner des leçons, de morale notamment, à tout ce qui n’est pas elle ou qui ne vient pas d’elle. Une presse qui a cru trouver dans une «banlieue» idéalisée, sa «diversité», ses jeunes, ses manières de parler, de se vêtir, sa musique, etc., une forme de dédouanement et de relais à ses engagements politiques et sociaux oubliés, à tous ses renoncements depuis des décennies. Par un mécanisme finalement à la fois néocolonia-liste et paternaliste, cette presse a trouvé dans la sur-exposition d’un duo tel que celui des chroniqueurs du Bondy Blog – on pourrait citer de la même manière des acteurs, des musiciens, des artistes, des sportifs, des entrepreneurs, des responsables associatifs, des auteurs… systématiquement mis en avant dans cette presse qu’il s’agisse de la rubrique société ou culturelle -, le moyen de s’acheter une bonne conduite sinon une bonne conscience d’époque, au regard notamment des choix économiques et sociaux qu’elle faisait par ailleurs.

    Plus grave, et plus profondément encore, cette presse, ce système médiatique bien particulier, souvent à bout de souffle tant en termes d’audience, que de crédibilité et d’influence, a ainsi participé à la rigidification identitaire que l’on vit depuis des décen-nies, où chacun n’est plus considéré qu’en raison de tel ou tel critère de son identité – qu’il s’agisse de son origine, de sa religion, de son genre, de son orientation sexuelle, etc. – plutôt que de ce qu’il dit et fait. C’est aussi cela que nous dit «l’affaire Meklat», précisément parce que ce jeune journaliste représente ce que cette presse a voulu mettre en exergue, pour se donner une autre image d’elle-même, sans aucune considération ni pour les dégâts latéraux sur ceux qu’elles projetaient ainsi dans la lumière ni pour la réa-lité des problèmes et des difficultés des quartiers dont ils sont issus.

    Mehdi Meklat n’est pas donc ni à plaindre ni à accabler comme bouc émissaire de ce que révèle l’affaire qui porte son nom. Il est autant une cause de celle-ci qu’un symptôme de quelque chose qui depuis longtemps, dans certains médias mais aussi, bien au-delà, dans la société française, ne tourne plus rond. On peut espérer que ce triste épisode serve d’alerte. L’élection présidentielle qui vient risquant de conduire à des conséquences infiniment pires que ce dont il témoigne, malgré lui.

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/02/21/31003-20170221ARTFIG00081-laurent-bouvet-reflexions-sur-la-siderante-affaire-mehdi-meklat.php (merci james)

  • 2
    jc durbant:

    Dans l’inversion des rôles et des responsabilités, on atteint là une forme de performance olympique. Que l’extrême droite profite de l’affaire Mehdi Meklat pour répandre son venin, c’est l’évidence. Mais à qui la faute ? A l’histrion raciste ou à ceux qui le dénoncent ? Aux médias qui en ont fait leur chouchou ou à ceux qui ont mis à nu son vrai visage ? Réfléchissons une seconde. Si n’importe quel sympathisant du FN avait écrit ne serait-ce qu’un dixième de ce qu’a pondu le dénommé Mehdi Meklat au fil de ses tweets, Les Inrockuptibles, Le Monde, Mediapart, Libération et le Bondy Blog y auraient vu la preuve évidente que la fachosphère était toujours vivace. Dans un bel élan, ces journaux auraient publié des tribunes enflammées contre le « ventre fécond » d’où la « bête immonde » peut surgir à tout moment. Ils auraient crié au fascisme rampant.Mais dès lors qu’il s’agit d’un jeune dans l’air du temps, d’un représentant des « minorités », d’un homme qui dit pire que ce que l’on trouve sous la plume de Houria Bouteldja, l’égérie des « Indigènes de la République » – bref, dès lors qu’il s’agit d’un personnage ayant le profil idoine pour être l’invité permanent des journaux susdits, la vénération est de rigueur.Etant classé d’office dans le camp du Bien, Mehdi Meklat était par définition insensible au racisme, à l’antisémitisme, au sexisme et à l’homophobie, toutes ces tares dont l’extrême droite aurait le monopole. Pour ceux qui découvrent qu’une fachosphère peut en cacher une autre, le retour sur terre est forcément brutal.

    http://www.marianne.net/affaire-mehdi-meklat-revue-corrigee-les-conspirationnistes-100250045.html (merci james)

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.

    G.K. Chesterton

    Tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois […] la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.

    Marx

    Il faut constamment se battre pour voir ce qui se trouve au bout de son nez.

    George Orwell

    Le plus difficile n’est pas de dire ce que l’on voit mais d’accepter de voir ce que l’on voit.

    Charles Péguy

    Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

    La Fontaine

    Nous crions d’un bout à l’autre de l’Afrique : Attention, l’Amérique a la rage. Tranchons tous les liens qui nous rattachent à elle, sinon nous serons à notre tour mordus et enragés.

    Sartre (1953)

    The average reporter we talk to is 27 years old, and their only reporting experience consists of being around political campaigns. That’s a sea change. They literally know nothing. (…) We created an echo chamber. They were saying things that validated what we had given them to say.

    Ben Rhodes (conseiller du président Obama)

    When a Republican congressman on MSNBC brought up a 2012 incident where President Barack Obama was caught on a hot mic promising to give Russia’s Vladimir Putin a little more “flexibility” after the election, NBC journalist and MSNBC host Katy Tur seemed not to recall the incident. Tur pressed Florida Representative Francis Rooney about the number of Donald Trump advisors with close tie to Russia. “I see a lot of folks within Donald Trump’s administration who have a friendlier view of Russia than maybe past administrations did,” she noted. “Well, I think it was Obama that leaned over to Putin and said, ‘I’ll have a little more flexibility to give you what you want after the re-election,’” Rooney responded. Tur paused for a moment. “I’m sorry, I don’t know what you’re referring to, Congressman,” she said. “Remember when he leaned over at a panel discussion or in a meeting, and he said, ‘I’ll have more flexibility after the election’?” Rooney asked. “No one pushed the president on what he meant by that, but I can only assume for a thug like Putin that it would embolden him,” which gave Tur pause, again. In Tur’s defense, Rooney is slightly off in his retelling: it was then-Russian President Dmitry Medvedev who Obama whispered to, who then promised to relay Obama’s message to Putin. But his recollection of the content of Obama’s message was accurate: “This is my last election. After my election I have more flexibility,” he told the Russians. Obama’s hot mic comments were major news at the time, receiving widespread coverage. Obama’s Republican opponent Mitt Romney seized upon the gaffe and worked it into his stump speeches, even bringing it up during one of the presidential debates.

    Mediaite

    Chacun sait que notre époque de fausse liberté a accouché d’une tyrannie de la pensée dont la sage-femme devenue folle était déguisée en antiraciste diplômée. Valeurs Actuelles en a fait les frais en osant voiler Marianne pour défendre la laïcité républicaine contre les menées islamistes et Pascal Bruckner comme Georges Bensoussan payeront peut-être le prix pour des raisons voisines. Silence dans les rangs de la gauche paraît-il démocratique. Mais aujourd’hui vient d’éclater une tout autre affaire dans laquelle, au contraire, le racisme comme l’antisémitisme n’ont rien d’imaginaire. Et je prends le pari, qu’ici, précisément, les organisations prétendument antiracistes resteront aux abris. La vedette s’appelle Mehdi Meklat, hier encore il était la coqueluche de la famille islamo-gauchiste et de tous ses compagnons de chambrée. Dans le numéro du 1er février des Inrockuptibles il partageait la une avec l’icône Taubira. Il collaborait aussi avec le Bondy Blog, très engagé dans le combat actuel contre les policiers considérés uniment comme des tortionnaires racistes. Il était encore récemment chroniqueur de la radio active de service public France Inter. Oui mais voilà, patatras, on a retrouvé parmi les milliers de tweets qu’il n’a pas réussi à effacer des gazouillis racistes du dernier cri strident. Échantillons choisis : “je crache des glaires sur la sale gueule de Charb et tous ceux de Charlie hebdo”. “Sarkozy = la synagogue = les juifs = Shalom = oui, mon fils = l’argent”, “Faites entrer Hitler pour tuer les juifs”, “j’ai gagné 20 $ au PMU, je ne les ai pas rejoués parce que je suis un juif”, “les Blancs vous devez mourir asap” etc. Avec une touchante spontanéité, à présent qu’ils ont été découverts, voici ce que notre Mehdi a tweeté samedi dernier : “je m’excuse si ces tweets ont pu choquer certains d’entre vous : ils sont obsolètes”. Bah voyons, certains datent de 2012, autant dire le déluge. J’en connais qui vont fouiller les poubelles du père Le Pen, d’autres qui reprochent à un ancien conseiller de Sarkozy d’avoir dirigé Minute il y a 30 ans, mais dans notre cas, certains plaident déjà l’Antiquité…

    Gilles-William Goldnadel

    Mehdi Meklat, 24 ans, était jusqu’ici connu pour son ton décalé. Du Bondy Blog, à France Inter en passant par Arte, le chroniqueur, journaliste et auteur, s’est taillé, avec son compère Badrou (« les Kids », époque France Inter) une réputation de porte-voix de la jeunesse, « à l’avant garde d’une nouvelle génération venue de banlieue » écrivaient encore Les Inrocks le 1er février. Sauf qu’entre temps, des internautes ont exhumé des tweets de Meklat : injures antisémites, homophobes, racistes, misogynes. Un florilège qui provoque la sidération. De son côte, le jeune homme s’excuse, dépublie, et assure qu’il s’agissait « de questionner la notion d’excès et de provocation » à travers un « personnage fictif ». Faire mentir les stéréotypes sur les-jeunes-de-banlieue. Sans rien renier de soi. Depuis ses débuts au Bondy Blog en 2008, c’est ce que Mehdi Meklat tente de faire, au gré d’une exposition médiatique précoce. A 24 ans désormais, après avoir fait ses premiers pas de journaliste au Bondy Blog à 16 ans, puis tenu chronique pendant six ans chez France Inter en duo avec son ami Badrou (« les Kids »), Meklat le touche à tout (réalisateur, blogueur, reporter) est en promo pour un second livre. Mehdi et Badrou « l’avant-garde d’une nouvelle génération venue de banlieue qui compte bien faire entendre sa voix » écrivaient les Inrocks qui leur consacraient une couverture le 1er février en compagnie de Christiane Taubira. Un binôme qui avait tapé dans l’œil de l’animatrice de France Inter Pascale Clark dès 2010, pour son ton « décalé », sa capacité à chroniquer avec autant d’acuité la vie de l’autre côté du périph (Meklat a grandi à Saint-Ouen, Badrou à la Courneuve) que le tout venant de l’actualité plus « médiatique ». Et voilà que depuis quelques jours, après son passage sur le plateau de l’émission la Grande Librairie (France 5) pour la promo de son second livre, le roman « Minute » (co-écrit avec Badrou), Meklat est dans l’œil du cyclone Twitter. Propulsé dans les sujets les plus discutés non pas pour la promotion de son nouvel ouvrage dédié à Adama Traoré. Mais pour des tweets, exhumés ces derniers jours par plusieurs internautes. Pas quelques tweets isolés. Mais des messages par dizaines, anciens (2012) et pour certains plus récents (2016) dans lesquels Meklat tape tous azimuts sur « les Français », « les juifs », « les homos », Alain Finkelkraut, Charlie Hebdo, les séropositifs, les « travelos »… La liste est longue, et les messages à même d’interpeller. Une prose en 140 signes qui tranche avec l’image de jeune talent à la plume « poétique » et acérée que Meklat s’était jusqu’ici taillée et qui lui a valu jusqu’à aujourd’hui des articles dithyrambiques dans la presse culturelle. Quelques heures auront suffit pour que, soient exhumés et massivement partagés des dizaines de messages issus de son compte twitter personnel @mehdi_meklat. (…) Parmi les premiers et les plus zélés chasseurs de tweets, la fachosphère s’est ruée sur l’occasion. Le blog d’extrême droite Fdesouche publie à tout-va plus d’une cinquantaine de messages de Meklat « journaliste homophobe et antisémite du Bondy blog ». Le site d’extrême droite Boulevard Voltaire, fondé par Robert Ménard, trouve là prétexte à acculer la « gauchosphère sous son vrai visage », quand l’ex-porte parole de génération identitaire s’en donne, lui aussi, à coeur joie. Très vite rejoint dans cette avalanche d’indignation par Marion Maréchal Le Pen. Ce dimanche, la twitta-éditorialiste du Figaro Eugénie Bastié y allait aussi de ses commentaires en 140 signes, suivis d’un article corrosif, soulignant bien au passage que Meklat avait fondé il y a peu avec le journaliste Mouloud Achour (CliqueTV) les « éditions du grand Remplacement » qui ont lancé en juin dernier un magazine baptisé « Téléramadan ». Cette nouvelle revue annuelle qui entend parler d’islam de façon dépassionnée, avait su trouver un titre pied-de-nez déjà à même de faire bondir certains. Mais dans le cas des tweets de Meklat, de fait, la sidération dépasse de loin la sphère des militants de droite et d’extrême droite. D’autres aussi s’indignent : de simples twittos, mais aussi des journalistes, tels Françoise Laborde, Claude Askolovitch, des élus PS comme la ministre de la Famille Laurence Rossignol, ou encore la conseillère municipale Elodie Jauneau sans compter le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme Gille Clavreul. Ils interpellent les Inrocks qui ont placé Meklat en Une de leur numéro du 1er février au côté de Taubira. Ils apostrophent également les éditions du Seuil où Meklat vient de publier son ouvrage, et font part de leur stupéfaction. A l’image de l’auteur de bande dessinée, romancier et réalisateur, Joann Sfar qui s’étrangle : « Je découvre tout ça ce matin, il semble que c’est authentique. Je trouve ça inexcusable quand on se veut représentant de la jeunesse. » Face à l’avalanche de messages indignés, sommé de s’expliquer, samedi après-midi, Meklat se fend finalement de quatre tweets d’excuse et d’explication : « je m’excuse si ces tweets ont pu choquer certains d’entre vous : ils sont obsolètes », assure Meklat qui supprimera dans la foulée la totalité de ses tweets d’avant février 2017 (plus de 30 000). Surtout, il affirme que ces messages ne reflètent en rien sa pensée. Il ne nie pas en être l’auteur, mais assure qu’il s’agit de messages parodiques. « Jusqu’en 2015, sous le pseudo Marcelin Deschamps, j’incarnais un personnage honteux raciste antisémite misogyne homophobe sur Twitter ». Marcellin Deschamps ? Un « personnage fictif », assure-t-il par lequel il avait entrepris de « questionner la notion d’excès et de provocation ». Mais, il l’affirme : les propos de ce personnage « ne représentent évidemment pas ma pensée et en sont tout l’inverse. » Sur Twitter, une fois troqué son pseudo contre son vrai patronyme, le jeune homme n’a pas supprimé ces anciens messages, apparaissant depuis sous son vrai nom Mehdi Meklat. Dans la foulée, ce samedi, l’animatrice radio Pascale Clark, ex chaperonne de Meklat à France Inter (2010-2015) a pris sa défense « Son personnage odieux, fictif, ne servait qu’à dénoncer », assure-t-elle sur Twitter avant de préciser dans un second message : « Les comiques font ça à longueur d’antenne et tout le monde applaudit ». Un peu facile de se cacher derrière un personnage fictif ? A la remarque de plusieurs internautes, le journaliste Claude Askolovitch tempère : « c’est même piteux. Mais cela ne change pas la nature de ses messages pourris – une énorme connerie, pas des appels au meurtre ». Si le journaliste ne cache pas son dégoût pour ces messages qu’il assimile à « des excréments verbaux », « des blagues absolument laides, impardonnables, perverses », « dans un jeu périlleux », il se refuse à y voir de « vraies prises de position ». Tout en tançant « un mec qui s’est cru assez malin pour twitter des immondices ». « Twitter des immondices », sous pseudo dans « un jeu périlleux » ? Yagg, le site de presse LGBT y avait vu davantage qu’un jeu. Le site avait bondi en mars 2014 quand Meklat écrivait sur Twitter : « Christophe Barbier a des enfants séropo ». Yagg le taxe alors d’ « humour sérophobe », « au goût douteux » (visant des personnes séropositives). Le site avait contacté Meklat pour qu’il s’en explique. Réponse de l’intéressé : « J’ai un pseudo sur Twitter, il ne faut pas faire d’amalgame entre mon personnage et moi-même ». Contacté par Yagg, il développait : « Je peux comprendre qu’on se sente insulté par mes tweets, car ils sont parfois extrêmes, provocants ou insultants, mais il ne faut pas en faire des tonnes(…) J’ai créé un personnage violent, provocant, méchant. Pourquoi? Je ne me l’explique pas à moi-même, alors je ne peux pas l’expliquer aux autres. Mais je ne suis pas du tout homophobe. » En octobre 2012, les Inrocks consacraient un portrait élogieux (comme beaucoup) aux gamins précoces Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah, alias « les Kids » de France inter qui entamaient leur quatrième saison sur les ondes de la radio publique. « Un matin, ils partent avec leur micro enregistrer la plainte de la vallée de Florange abandonnée, le lendemain ils sont à l’Elysée et tapent la discute avec Michael Haeneke » écrivent les Inrocks qui dressent le portrait de deux « gamins « talentueux », de « vrais passe-murailles ». Comme beaucoup, l’hebdo s’enthousiasme de leur « reportages poétiques » et de leur « style unique ». Les Inrocks notent : « ils attirent les sympathies ». Quant à Meklat ? Au passage, l’hebdo raconte que c’est « le plus provoc » de deux. « Il faut le voir sur Twitter, vaguement caché derrière un pseudo depuis longtemps éventé : c’est une vraie terreur. Il se pose en métallo furieux, insulte à tout va, se moque de tout et de tous avec une férocité indécente » écrivent les Inrocks qui commentent : « Ça peut aller trop loin (France Inter lui a déjà demandé de retirer un tweet) mais la plupart du temps, c’est drôle à mourir. » Et Meklat d’expliquer déjà que sur le réseau social il « joue un personnage » : « Je ne suis attaché à rien, je n’ai de comptes à rendre à personne, j’ai la liberté de dire ce que je veux. C’est un terrain de jeu, j’y abuse de tout, je ne me mets pas de limite. » Trois ans plus tard. Octobre 2015. Les « Kids » de Pascale Clark ont grandi. Lorsque Le Monde les interviewe pour la sortie de leur premier livre, la journaliste s’attarde sur le cas Meklat. « Si doux et poli à la ville, Mehdi s’est inventé sur Twitter un double diabolique, qui insulte à tout-va », écrit Le Monde. Meklat commente alors : « Tout est trop convenu, on n’ose plus s’énerver. L’idée de casser ça en étant méchant gratuitement me plaît ». En septembre 2016, dans un long article, la journaliste Marie-France Etchegoin revenait pour M le magazine du Monde sur le parcours et l’état d’esprit du tandem Mehdi-Badrou, « une nouvelle génération, à la fois cool et dure, investissant le champ de la culture plutôt que celui des partis politiques, et extrêmement engagée ». Engagée, brillante et convoitée. Comme l’explique M, le duo Mehdi-Badrou est sollicité de toutes parts, ces dernier temps. Ici pour pour un projet avec la Fondation Cartier, là pour écrire un dossier de presse pour un long-métrage avec Depardieu. Ou encore pour mettre en scène la pièce d’un auteur suédois. Quant à leur magazine Téléramadan, la revue annuelle « des musulmans qui ne veulent plus s’excuser d’exister », la journaliste explique que « Pierre Bergé mais aussi Agnès b ont accepté de soutenir la revue ». Parfait. Seul bémol dans la success story, observe la journaliste : « Les bonnes fées qui accompagnent les deux garçons depuis l’adolescence observent leur évolution, avec parfois une pointe d’inquiétude, qui n’empêche ni bienveillance ni compréhension. » Concrètement ? Il est question notamment de Meklat et de son usage de Twitter. « Un troll déchaîné qui déconne et dézingue à tout-va. «Giclez-lui sa mère», «On s’en bat les couilles», «Elle est pas morte, celle-là?» « , énumère la journaliste qui constate : « il se défoule sur des personnalités dont les manières ou les prises de position sur l’islam n’ont pas l’heur de lui plaire ». Certains parrains et autres bonnes fées, explique la journaliste, s’en soucient : « «Arrête ces Tweets! Tu n’es pas dans une cour de récréation!» Mouloud Achour le met en garde: «Les écrits restent, un jour on te les ressortira.». Quant à Mehdi, raconte la journaliste, il « se défend, la main sur le cœur: «Ce n’est pas moi, c’est un personnage que j’ai inventé», ne pouvant s’empêcher d’ajouter, comme dans un lapsus: «Mes Tweets sont des pulsions!» » Meklat et son avatar pulsionnel, une histoire qui ne date pas d’hier. Un double « je » qui ne semble pas géner Meklat, mais qui ne met pas tout le monde à l’aise. Ce dimanche, l’animateur de la Grande Librairie (France 5) François Busnel, qui avait invité Meklat cette semaine publie un communiqué pour prendre ses distances avec son invité. Busnel y affirme que si il avait eu connaissance de ces messages, il n’aurait pas invité le jeune homme dans son émission. Samedi, le Bondy Blog, pressé par une foule d’internautes de réagir, avait également publié un message sur Twitter , expliquant que « les tweets de Meklat n’engagent en aucun cas la responsabilité de la rédaction ». Et le média de préciser : « Puisqu’il y a des évidences qu’il faut affirmer, le Bondy Blog ne peut cautionner des propos antisémites, sexistes, homophobes, racistes, ou tout autre propos discriminatoires et stigmatisants, même sur le ton de l’humour ».

    Arrêt sur images

    Des milliers de manifestants anti-Trump ont défilé à New York lundi et dans plusieurs villes américaines à l’occasion du « Presidents Day », un jour férié en l’honneur des présidents des Etats-Unis. Au cri de « Pas mon président! », quelque 10’000 manifestants – selon une estimation officieuse de la police – de tous âges et toutes origines se sont rassemblés devant le Trump International Hotel de New York près de Central Park, pour exprimer une nouvelle fois leur opposition au milliardaire républicain un mois jour pour jour après son entrée en fonction. Les activistes anti-Trump avaient appelé à détourner les célébrations du « Presidents Day » au profit d’un « Not My President Day » avec des rassemblements dans plusieurs villes, dont Los Angeles, Chicago, Atlanta et Washington. Par ailleurs, environ 7000 opposants à Donald Trump ont manifesté lundi aux abords du parlement britannique contre le projet de visite d’Etat du président américain à Londres. Cela au moment même où les députés débattaient du sujet. Une pétition demandant que sa visite ne soit pas « d’Etat » – ce qui pourrait mettre la reine dans l’embarras -, a recueilli 1,8 million de signatures.

    RTS info

    Fuir Washington, le temps d’un week-end de trois jours. Donald Trump attendait impatiemment cette escapade en Floride, devant ses irréductibles supporteurs, fidèles de la première heure, qui se font si rares depuis un mois à Washington. Oublier le froid, le crachin pendant le discours d’investiture, ces médias «malhonnêtes», ces manifestants acrimonieux, les fuites des services secrets, la fronde de la Justice face à son décret sur l’immigration, celle du Congrès face à ses plans grandioses de mur à la frontière mexicaine, le limogeage à contrecœur du général Michael Flynn, son conseiller à la sécurité nationale, éclaboussé par la «Russian Connection», et les centaines de nominations gouvernementales en souffrance. Mais tout cela n’a que peu d’importance pour le «peuple de Trump». «Nous l’aimons et nous sommes venus le lui dire», s’exclame Sheila Gaylor, une résidente de Melbourne, où le président fait escale le temps d’un rassemblement populaire. Comme durant la campagne, lorsque l’adrénaline le poussait de l’avant. Cette ivresse s’est tarie, mais voici l’occasion de la ressusciter, grâce à un bain de foule régénérateur, et de remettre le tribun sur orbite, loin du «marigot» fédéral si difficile à «assécher». Dans le hangar 6 de l’aérodrome local, plusieurs milliers de Floridiens, blancs pour la plupart, se pressent pour apercevoir la tignasse blonde la plus célèbre du monde, et la silhouette élégante de sa femme, Melania. C’est ici, à Melbourne, en septembre 2016, que 15 000 supporteurs déchaînés ont offert au candidat républicain l’une de ses escales les plus mémorables. Peu importe que les opposants se fassent entendre au dehors, réclamant la destitution du président milliardaire.«Ils ne sont que quelques milliers, alors que nous sommes 50 000. Vous croyez que les médias malhonnêtes vont parler de quoi?» gronde une femme à crinière blonde, reprenant le discours officiel.Les pro-Trump ne sont en réalité que 9 000, selon la police de Melbourne sur Twitter, mais leur enthousiasme, débordant, est récompensé par un vrombissement dans le ciel: le Boeing présidentiel Air Force One surgit en rase-mottes, déclenchant les vivats. Le quadriréacteur s’immobilise dans le soleil couchant, et le couple présidentiel apparaît. Dans un tonnerre d’ovations, le chef de l’État s’empresse de révéler la raison de sa venue sur la Space Coast: «Je suis ici parce que je veux être parmi mes amis, et parmi le peuple. Je veux être au même endroit que des patriotes travailleurs qui aiment leur pays, qui saluent le drapeau et prient pour un avenir meilleur.» Ce même peuple qui l’a porté au pouvoir et continue de lui vouer une loyauté sans faille. Ce soutien est inestimable, et probablement fondamental: apprenant à naviguer dans l’air vicié de Washington, le milliardaire va devoir pérenniser sa base militante, surtout s’il compte briguer une réélection en 2020. C’est d’ailleurs son comité de soutien officiel, lancé le 20 janvier, qui finance l’événement du jour, annonciateur de raouts semblables à l’avenir. Bronzé et visiblement détendu, Donald Trump s’amuse avec la foule. Il recycle ses thèmes les plus populaires et désigne ses boucs émissaires habituels. (…) Un mot, un seul, à l’adresse des médias, une allusion (erronée) à «tous ces grands présidents, comme Thomas Jefferson, qui se sont souvent battus avec les médias, ont dénoncé leurs mensonges», et des centaines de poings rageurs se dressent vers la forêt de caméras. Que ses ouailles se rassurent: «La Maison-Blanche tourne comme sur des roulettes!» «CNN craint!» renchérit la foule en chœur. «Je peux vous parler directement, sans le filtre des fausses informations», poursuit Trump. (…) À l’applaudimètre, celui que «nous attendions depuis si longtemps», selon Claudia, une mère au foyer venue de Titusville, un rejeton assoupi dans les bras, ce «héros qui va se dresser», selon l’expression imprimée sur les badges d’accès, l’emporte en évoquant les emplois, le business, qui vont décoller sous son mandat, ces contrats militaires bons pour la région, et, surtout, ce «fichu islamisme radical que nous allons tenir à distance de notre pays». (…) «Il est vraiment formidable, il est comme nous, il parle comme nous, confient d’une seule voix Jake et Colleen, un couple de retraités débonnaire exhibant toute la panoplie du parfait petit supporteur, croisé dans la pénombre en bordure d’aérodrome, pour voir s’envoler le Boeing présidentiel. Il est en train de tenir toutes ses promesses, encore plus vite que prévu. Au-delà de toutes nos attentes!»

    Le Figaro

    Thank you, President Barack Obama, for serving the country for the past eight years. (…) Thank you for the Iran deal. Before the deal, Iran was weeks from attaining nuclear bomb capability. Now the world has a decade before the mullahs have the capability of developing a bomb. (…) Thank you for killing Osama bin Laden. And for taking out al-Qaida’s senior leadership. And for stopping and reversing gains by ISIS. (…) Thank you for standing up to Vladimir Putin. You saw the expansionist, anti-democratic nature of Putin’s actions in Ukraine and quickly confronted him. Perhaps that opposition slowed what may have been an inevitable march through the Baltics. (….) Thank you for recognizing our Cuba embargo was a failed policy and that the time for change had come. Thank you for steering the country through the recession. Thank you for cutting unemployment in half. And for doing so in the face of Republican obstructionism on the kind of infrastructure bill that your successor now likely will get through. Thank you for doubling clean energy production. For recognizing that our dependence on fossil fuels can’t help but degrade our environment and hold us back from being competitive in the green energy future, and embolden corrupt and backward regimes from Venezuela to the Middle East to Russia. (…) Thank you for the Affordable Care Act. It has brought the security of health care to millions. It has saved lives. It has kept the rate of cost increases in premiums lower in the past eight years than they were in the previous eight years. It needs to be fixed — what doesn’t? — but only with better ideas, not worse ones. (…) Thank you for trying to get immigration reform through Congress, and for pursuing the policy known as Deferred Action for Childhood Arrivals, which let 5 million people already living and working here come out of the shadows. (…) Thank you for trying. You grappled with one great chaos after another, and sometimes you fell short. In Syria, you needed a smarter course of action. In Israeli-Palestinian peacemaking, you underestimated the need, early on, to deal with Israeli fears and Palestinian obstructionism. As for ending the Sudan embargo, the jury is out. (…) Thank you. Thank you for not embarrassing us, your family or yourself. Though your opponents and their friends at “Fox and Friends” tried to pin scandals to you, none could stick. In my lifetime, there has never been an administration so free from personal and professional moral stain. Thank you for the seriousness, dignity, grace, humor and cool you brought to the Oval Office. Thank you for being my president.

    Rob Eshman

    I think it’s important not to dismiss the president’s reply simply as dumb. We ought to assume that it’s darkly brilliant — if not in intention than certainly in effect. The president is responding to a claim of fact not by denying the fact, but by denying the claim that facts are supposed to have on an argument. He isn’t telling O’Reilly that he’s got his facts wrong. He’s saying that, as far as he is concerned, facts, as most people understand the term, don’t matter: That they are indistinguishable from, and interchangeable with, opinion; and that statements of fact needn’t have any purchase against a man who is either sufficiently powerful to ignore them or sufficiently shameless to deny them — or, in his case, both. (…) But the most interesting conversation is not about why Donald Trump lies. Many public figures lie, and he’s only a severe example of a common type. The interesting conversation concerns how we come to accept those lies. Nearly 25 years ago, Daniel Patrick Moynihan, the great scholar and Democratic Senator from New York, coined the phrase, “defining deviancy down.” His topic at the time was crime, and how American society had come to accept ever-increasing rates of violent crime as normal. “We have been re-defining deviancy so as to exempt much conduct previously stigmatized, and also quietly raising the ‘normal’ level in categories where behavior is now abnormal by any earlier standard,” Moynihan wrote. You can point to all sorts of ways in which this redefinition of deviancy has also been the story of our politics over the past 30 years, a story with a fully bipartisan set of villains. I personally think we crossed a rubicon in the Clinton years, when three things happened: we decided that some types of presidential lies didn’t matter; we concluded that “character” was an over-rated consideration when it came to judging a president; and we allowed the lines between political culture and celebrity culture to become hopelessly blurred. But whatever else one might say about President Clinton, what we have now is the crack-cocaine version of that. If a public figure tells a whopping lie once in his life, it’ll haunt him into his grave. If he lies morning, noon and night, it will become almost impossible to remember any one particular lie. Outrage will fall victim to its own ubiquity. It’s the same truth contained in Stalin’s famous remark that the death of one man is a tragedy but the death of a million is a statistic. One of the most interesting phenomena during the presidential campaign was waiting for Trump to say that one thing that would surely break the back of his candidacy. Would it be his slander against Mexican immigrants? Or his slur about John McCain’s record as a POW? Or his lie about New Jersey Muslims celebrating 9/11? Or his attacks on Megyn Kelly, on a disabled New York Times reporter, on a Mexican-American judge? Would it be him tweeting quotations from Benito Mussolini, or his sly overtures to David Duke and the alt-right? Would it be his unwavering praise of Vladimir Putin? Would it be his refusal to release his tax returns, or the sham that seems to been perpetrated on the saps who signed up for his Trump U courses? Would it be the tape of him with Billy Bush? None of this made the slightest difference. On the contrary, it helped him. Some people became desensitized by the never-ending assaults on what was once quaintly known as “human decency.” Others seemed to positively admire the comments as refreshing examples of personal authenticity and political incorrectness. (…) Donald Trump’s was the greatest political strip-tease act in U.S. political history: the dirtier he got, the more skin he showed, the more his core supporters liked it. Abraham Lincoln, in his first inaugural address, called on Americans to summon “the better angels of our nature.” Donald Trump’s candidacy, and so far his presidency, has been Lincoln’s exhortation in reverse.

    Bret Stephens

    Barack Obama is the Dr. Frankenstein of the supposed Trump monster. If a charismatic, Ivy League-educated, landmark president who entered office with unprecedented goodwill and both houses of Congress on his side could manage to wreck the Democratic Party while turning off 52 percent of the country, then many voters feel that a billionaire New York dealmaker could hardly do worse. If Obama had ruled from the center, dealt with the debt, addressed radical Islamic terrorism, dropped the politically correct euphemisms and pushed tax and entitlement reform rather than Obamacare, Trump might have little traction. A boring Hillary Clinton and a staid Jeb Bush would most likely be replaying the 1992 election between Bill Clinton and George H.W. Bush — with Trump as a watered-down version of third-party outsider Ross Perot. But America is in much worse shape than in 1992. And Obama has proved a far more divisive and incompetent president than George H.W. Bush. Little is more loathed by a majority of Americans than sanctimonious PC gobbledygook and its disciples in the media. And Trump claims to be PC’s symbolic antithesis. Making Machiavellian Mexico pay for a border fence or ejecting rude and interrupting Univision anchor Jorge Ramos from a press conference is no more absurd than allowing more than 300 sanctuary cities to ignore federal law by sheltering undocumented immigrants. Putting a hold on the immigration of Middle Eastern refugees is no more illiberal than welcoming into American communities tens of thousands of unvetted foreign nationals from terrorist-ridden Syria. In terms of messaging, is Trump’s crude bombast any more radical than Obama’s teleprompted scripts? Trump’s ridiculous view of Russian President Vladimir Putin as a sort of « Art of the Deal » geostrategic partner is no more silly than Obama insulting Putin as Russia gobbles up former Soviet republics with impunity. Obama callously dubbed his own grandmother a « typical white person, » introduced the nation to the racist and anti-Semitic rantings of the Rev. Jeremiah Wright, and petulantly wrote off small-town Pennsylvanians as near-Neanderthal « clingers. » Did Obama lower the bar for Trump’s disparagements? Certainly, Obama peddled a slogan, « hope and change, » that was as empty as Trump’s « make America great again. » (…) How does the establishment derail an out-of-control train for whom there are no gaffes, who has no fear of The New York Times, who offers no apologies for speaking what much of the country thinks — and who apparently needs neither money from Republicans nor politically correct approval from Democrats?

    Victor Davis Hanson

    To me, the “Legacy of Obama” can be explained in one word: Trump.

    Hallie Lerman

    Once hailed as a political genius, Obama’s radicalism led his party into disarray, and repeated electoral disaster, with some 1000 national and state legislative seats and many Governorships lost during his tenure. Ungenerous to his political opponents, he ultimately was quite uncaring about his own political party too. The black community faired quite economically poorly during his two terms. And, abandoning his roots, Barack Obama has sadly accepted no accountability for the years-long murder wave gripping Chi-town. Barack Hussein Obama chose purposefully to assail American allies abroad, befriend tyrannies, abandon dissidents and victims abroad, and attack traditional Americans and economic growth at home. He was also never a truth teller about Islamic Jihad and the challenge of radical Islam’s assaults on Americans within our own borders. His legacy is to have made America less safe and sovereign, less prosperous and entrepreneurial, and less united than the promised hope and change campaign of 2008.

    Larry Greenfield

    Tiré à quatre épingles, col blanc éclatant et cravate rouge vif, l’homme grand, noir, élégant, fait son apparition sur scène devant des milliers de drapeaux américains portés par une marée humaine en délire. Des applaudissements se mélangent aux cris hystériques, pleurs et voix hurlant en chœur « Yes we can ». Les larmes coulent sur les joues du révérend Jesse Jackson qui vient d’apprendre que le rêve de Martin Luther King s’est réalisé en ce 4 novembre 2008. Et le monde entier assiste, le souffle coupé, à cette scène inédite de l’histoire. « Hello Chicago », lance le quadragénaire avec un sourire tiré des publicités de dentifrice. « S’il y a encore quelqu’un qui doute que l’Amérique est un endroit où tout est possible, ce soir, vous avez votre réponse. » Et la foule s’enflamme. Ce soir-là, Barack Obama a réussi son pari en devenant le premier président noir des Etats-Unis. Aux yeux de ses électeurs, il n’était pas seulement l’incarnation de l’ » American dream ». Il était aussi celui qui allait tendre l’oreille aux difficultés des minorités, sortir une nation de la pire crise économique depuis la Grande Dépression, ramasser les pots cassés de George W. Bush, soigner les plaies d’un pays hanté par la guerre et l’insécurité, rendre aux familles leurs soldats partis en Irak et en Afghanistan, offrir des soins de santé aux plus démunis… La liste est sans fin. (…) Les attentes étaient particulièrement grandes au sein de la communauté afro-américaine (…) « Tout le monde a cru qu’avec Obama nous allions rentrer dans une ère post-raciale. C’est donc assez ironique que la race soit devenue un problème majeur sous sa présidence », affirme Robert Shapiro, politologue à l’université new-yorkaise de Columbia. (…) Outre quelques discours, le Président se distingue par le peu d’initiatives prises en faveur de sa communauté. Certes, il a nommé un nombre sans précédent de juges noirs. Et, paradoxalement, cette reprise de la lutte pour l’égalité est parfois notée comme une victoire du Président, malgré lui. (…) Dans un premier temps, l’ancien sénateur a aussi suscité la colère des immigrés en situation irrégulière en autorisant un nombre record d’expulsions. Barack Obama finira par faire volte-face et s’engagera dans une lutte féroce pour faire passer au Congrès le « Dream Act », projet de loi légalisant 2 millions de jeunes sans-papiers. En vain. Furieux, le chef d’Etat signera alors un décret permettant à ceux-ci d’obtenir un permis de travail et donc de les protéger. Aussi, peu de présidents américains peuvent se targuer d’avoir fait autant progresser la protection des droits des homosexuels. En mai 2012, « Newsweek » surnommait Barack Obama « the first gay president », pour saluer sa décision de soutenir le mariage homosexuel. Quelques mois plus tard, la loi « Don’t ask, don’t tell », interdisant aux militaires d’afficher leur homosexualité, était abrogée. Et, en 2015, Barack Obama criait « victoire », alors que la Cour suprême venait de légaliser le mariage gay. Reste que le natif de Hawaii n’est pas parvenu à réduire les inégalités sociales et raciales qui sévissent toujours aux Etats-Unis. En 2012, 27,2 % des Afro-Américains et 25,6 % des Latinos vivaient sous le seuil de pauvreté, contre 9,7 % des Blancs. Autre épine dans le pied du Démocrate : la débâcle de la ville de Detroit, majoritairement peuplée par des Noirs et déclarée en banqueroute de 2013 à 2014. (…) Peut-être était-il trop dépensier. Surnommé « Monsieur 20 trillions », Barack Obama est accusé d’avoir doublé la dette publique. (…) L’histoire se souviendra d’Obama comme de celui qui aura doté les Etats-Unis d’un système d’assurance santé universelle. L’ »Affordable Care Act », lancé en 2010 après quinze mois de tractations, est « la » grande victoire du Démocrate. (…) Mais (…) le système montre-t-il ses limites puisque (…) il comprend (…) trop de personnes malades, nécessitant des soins, et pas assez de personnes en bonne santé. Ce problème est devenu récurrent et des compagnies d’assurances quittent le programme », explique Victor Fuchs, spécialiste américain de l’économie de la santé. (…) En 2009, le Président envoie 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, pour ensuite déclarer la fin des opérations militaires en Irak, avant de bombarder la Libye. (…) Sa crédibilité en prend un coup lorsqu’il refuse de frapper la Syrie, même après que Bachar Al-Assad eut franchi la fameuse ligne rouge, tracée par Obama lui-même, en utilisant des armes chimiques contre les rebelles. En huit ans, le prix Nobel de la paix, arrivé au pouvoir comme un Président antiguerre, aura entériné le recours à la force militaire dans neuf pays (Afghanistan, Irak, Syrie, Pakistan, Libye, Yémen, Somalie, Ouganda et Cameroun). Le « New York Times » indique d’ailleurs que « si les Etats-Unis restent au combat en Afghanistan, Irak et Syrie jusqu’à la fin de son mandat […] il deviendra de façon assez improbable le seul président dans l’histoire du pays à accomplir deux mandats entiers à la tête d’un pays en guerre ». Le Congrès aura été le talon d’Achille de Barack Obama. (…) Résultat : l’adepte du « centrisme » laissera derrière lui un paysage politique plus polarisé que jamais. « Il n’y a pas une Amérique libérale et une Amérique conservatrice, il y a les Etats-Unis d’Amérique. Les érudits aiment à découper notre pays entre Etats rouges et Etats bleus […] mais j’ai une nouvelle pour eux. Nous formons un seul peuple », avait-il pourtant déclaré lors de la Convention démocrate de Boston le 27 juillet 2004. Ce jour-là, une star politique était née. Barack Obama avait tout : la rhétorique enflammée, le charisme hors norme, l’intelligence, le parcours au parfum de rêve américain et la famille idéale. Avec son style châtié, son allure juvénile, sa capacité à susciter l’enthousiasme des jeunes électeurs, il était le candidat parfait du XXIe siècle. Trop parfait, peut être. A tel point qu’il aura suscité plus d’espoirs qu’il ne pouvait en porter. « Il a été meilleur candidat en campagne qu’il n’a été président », regrette M. McKee.

    La Libre Belgique















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