eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Présidence Trump: Attention, une révolution peut en cacher une autre (Revolutionary normalcy: Trump seems a revolutionary only because he is loudly undoing a revolution)

Posté le samedi 4 février 2017 par jc durbant

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Attention: une révolution peut en cacher une autre !

Restauration des frontières nationales,  moratoire et meilleur contrôle de l’immigration issue de zones sensibles face à une menace terroriste croissante,  rappel de la loi nationale et remise en cause des « villes sanctuaires »,  explicitation de la menace terroriste islamique, rappel des membres de l’OTAN à leurs obligations de défense, dénonciation de l’incurie de l’ONU et du fiasco de l’UE, remise en question d’accords secrets accordant l’accès à l’arme nucléaire à un pays appelant ouvertement à l’annihilation d’un de ses voisins, retour à la politique d’alliance avec  le seul pays libre et démocratique du Moyen-Orient, dénonciation des manipulations d’une presse systématiquement partisane …

A l’heure où un nouvel attentat terroriste en plein coeur de la capitale française …

Confirme à la fois l’intuition trumpienne et l’efficacité israélienne …

Mais aussi la mauvaise foi de nos médias se plaignant en fait que le décret Trump ne va pas assez loin …

Alors qu’après les faux dossiers des services secrets, la taille comparée des foules d’investiture présidentielle ou la bataille des bustes du Bureau ovale …

Ces derniers en sont quasiment, comme pour précédemment avec le président Bush, à l’appel à l’assassinat politique …

Comment ne pas voir avec l’historien américain Victor Davis Hanson …

Et derrière la flamboyance et les mauvaises manières du tribun Trump …

La véritable radicalité de l’Administration Obama …

Et partant la normalité proprement révolutionnaire de son successeur ?



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34 réponses à “Présidence Trump: Attention, une révolution peut en cacher une autre (Revolutionary normalcy: Trump seems a revolutionary only because he is loudly undoing a revolution)”

  • 34
    jc durbant:

    Attention: un populisme peut en cacher un autre !

    Pour une fois, Le Monde n’a pas tort d’évoquer un vote de la « colère ». Mais il est de saintes colères. Sainte colère contre les médias arrogants qui auront protégé l’incompétente et factice Hillary jusqu’au bout. Sainte colère contre les médias tricheurs qui n’ont même pas critiqué cette collaboratrice de CNN qui a envoyé d’avance les questions à Clinton avant un débat crucial. Sainte colère contre la folie psychotique du genre qui impose désormais des WC mixtes pour les transsexuels dans les toilettes de la Maison-Blanche. Sainte colère contre ce faux antiracisme, condescendant envers les blancs pauvres qui seraient « petits » et qui n’a pas un mot, encore moins celui de « raciste », lorsqu’un noir fait un carton contre quatre policiers uniquement parce qu’ils sont blancs. Sainte colère contre les artistes faussement généreux mais vraiment privilégiés d’Hollywood qui avec un unanimisme conformiste obligatoire votent tous démocrates. Bien sûr, cette colère démocratique et pacifique a traversé l’Atlantique et habite désormais une Europe envahie par un doute démoralisant et un islamisme terrorisant qui ne doute de rien. Aujourd’hui, Monsieur Ayrault, paraît-il, ministre des affaires étrangères, considère le président élu américain comme inquiétant. Qu’est-ce qui est plus inquiétant pour une nation qui veut vivre : un homme politique américain qui ose reconnaître le danger d’une immigration massive, illégale, invasive et dangereuse, ou un président français qui avoue la même chose à deux journalistes le soir à la chandelle, tout en continuant à proférer le même discours convenu pour ne pas fâcher les cerbères du terrorisme intellectuel de plus en plus méchants depuis qu’ils se savent bêtes ? La victoire de ce que les fausses élites appellent avec mépris « populisme » signe avant tout leur défaite. A tout prendre, il n’est pas interdit de préférer le populisme de son peuple, à ceux qui préfèrent imposer le populisme de l’Autre.


    Gilles-William Goldnadel

  • 33
    jc durbant:

    Sur les parachutés, insoumis ou marcheurs, voir aussi:

    Ma candidate En marche n’est pas sur Twitter, elle n’a même pas de page Facebook, j’ai juste trouvé sa fiche sur Copains d’avant.

    Député LR

    Si les Français décident qu’il faut une majorité pour Macron, que voulez-vous qu’on fasse?

    Député socialiste

  • 32
    jc durbant:

    Pour la citation complète de Manu, en fait, il fallait aller sur l’autre fil:

    Notre culture, ça ne peut plus être une assignation à résidence. Il n’y aurait pas la culture des uns et la culture des autres, il n’y aurait pas cette formidable richesse française, qui est là, dont on devrait nier une partie, il n’y a d’ailleurs pas une culture française, il y a une culture en France, elle est diverse, elle est multiple. Et je ne veux pas sortir du champ de cette culture, certains auteurs ou certains musiciens ou certains artistes, sous prétexte qu’ils viendraient d’ailleurs.


    Emmanuel Macron

  • 31
    madimaxi:

    Oui Silou.
    Je vois déjà l’autre soumis au système débarquer à Marseille pour du système profiter. La France insoumise soumise ou la France soumise insoumise ou… ? Va savoir. Je voterai socialiste Patrick Menucci pour faire déguerpir cet abruti. Ça me changera. Tiens !

  • 30
    sil:

    Pour le reste, à l’évidence, la splendide sortie de route du fameux pilote de la Sarthe, est en train de faire péter les plombs à pas mal de réacs…

  • 29
    sil:

    Tout à fait d’accord avec toi Madi !

    Après l’essai socialo-étatiste catastrophique du gouvernement Ayrault, à l’origine du départ de Macron de l’Elysée… Macron a participé et fait les réformes libérales, lorsqu’il est revenu en tant que ministre dans le gouvernement Valls, qui commencent à porter leurs fruits…

  • 28
    madimaxi:

    « La culture française n’existe pas, il y a une culture en France et elle est diverse »

    La règle de la correction veut que lorsque l’on cite en utilisant les guillemets, les propos se doivent être strictement rapportés. Ce n’est pas le cas ici. Voilà pourquoi.
    Entre « LA » et « UNE » il y a une notable différence.

    Je ne suis pas le fan de Manu mais je suis légitimiste, respectueux du choix démocratique et attaché au principe du « jugement sur actes ». Et Manu n’a pas encore acté. Et ce n’est même pas ceci qui motive mon coup de gueule. C’est cette idiotie d’assimiler la jeune protégée du Front, pur produit clanique du système, à une idée qui en toutes directions et sens la dépasse.

    « …ila fait le programme de M holalnde et une bonne partie de sa politique… »

    Je suis encore moins le fan du Normal Premier mais ne pas reconnaître que le passage éclair de Macron au gouvernement a fait imploser la gauche c’est gravement se tromper. Macron n’est pas de gauche. Macron est le fossoyeur de la gauche. Il est encore plus à droite du notable de campagne Fillon. Étatiste, immobiliste avec son expérience de cinq années gâchées où agir avec franchise et détermination auraient été de mise. Fillon c’était repousser l’échéance. Il avait tout de même de quoi en main pour faire exploser le code du travail avec ses 35 heures bidon. Ben, il a fait que dalle, nada, zéro. C’est Macron qui a fait sortir les nervis gauchos dans la rue. Et Valls qui a tenu bon. Pas Fillon.

  • 27
    jc durbant:

    La gauche numéro 1, la gauche pure et dure, rouge de chez rouge. On la connait. C’est Mélenchon, le Fidel Castro de Youtube »

    « La gauche numéro 2, on la connait aussi, c’est la gauche socialiste. C’est tout l’équipage du naufrage socialiste hollandais, qui vient de s’entredévorer sur le radeau de la méduse des primaires. Ils nous expliquent qu’il faut aller toujours plus loin à gauche (…) La gauche numéro 3, on la connait moins, C’est Macron. Il dit avoir un projet. Je l’attends. Il dit être réformateur, a priori, il l’est moins que moi (…) ila fait le programme de M holalnde et une bonne partie de sa politique (…) Bonjour la nouveauté ! »

    « Et puis, il y a la gauche numéro 4. C’est le Front national : sortie de l’euro, abaissement de l’âge de la retraite, augmentation du salaire minimum, recrutement illimité de fonctionnaires… Le programme du FN, c’est de la dépense publique à n’en plus finir. C’est le programme du parti communiste des années 1970 et celui du Front de gauche.»

    « Pendant des années, le FN nous a dit qu’il fallait préférer l’original à la copie. Et bien aujourd’hui, l’original c’est Jean-Luc Mélenchon et la copie Marine Le Pen.

    François Fillon

  • 26
    jc durbant:

    Vous avez aimé Hussein, vous aimerez Manu !

    Securing national borders seems pretty orthodox. In an age of anti-Western terrorism, placing temporary holds on would-be immigrants from war-torn zones until they can be vetted is hardly radical. Expecting “sanctuary cities” to follow federal laws rather than embrace the nullification strategies of the secessionist Old Confederacy is a return to the laws of the Constitution. Using the term “radical Islamic terror” in place of “workplace violence” or “man-caused disasters” is sensible, not subversive. Insisting that NATO members meet their long-ignored defense-spending obligations is not provocative but overdue. Assuming that both the European Union and the United Nations are imploding is empirical, not unhinged. Questioning the secret side agreements of the Iran deal or failed Russian reset is facing reality. Making the Environmental Protection Agency follow laws rather than make laws is the way it always was supposed to be. Unapologetically siding with Israel, the only free and democratic country in the Middle East, used to be standard U.S. policy until Obama was elected. (…) Expecting the media to report the news rather than massage it to fit progressive agendas makes sense. In the past, proclaiming Obama a “sort of god” or the smartest man ever to enter the presidency was not normal journalistic practice. (…) Half the country is having a hard time adjusting to Trumpism, confusing Trump’s often unorthodox and grating style with his otherwise practical and mostly centrist agenda. In sum, Trump seems a revolutionary, but that is only because he is loudly undoing a revolution.

    Victor Davis Hanson

    Pendant la guerre froide, on les nommait les « idiots utiles ». Ils n’étaient pas membres du Parti communiste, mais ils le considéraient d’un œil favorable, parlaient de lui positivement et ne condamnaient pas les idées de Lénine et Staline. Au 21ème siècle, le communisme a globalement disparu, mais l’islamisme a pris le relais de principale menace mondiale. De la même manière que le communisme produisait ses Idiots utiles, le totalitarisme islamique produit ses « Infidèles utiles ». A une importante différence près : à l’époque de l’Union soviétique, les Idiots utiles étaient des intellectuels. Maintenant, les Infidèles utiles sont des politiciens, et l’un d’entre vient d’être élu président de la République française. Emmanuel Macron, Infidèle Utile, n’est pas un partisan du terrorisme ou de l’islamisme. C’est pire : il ne voit même pas la menace. Peu après les horribles attaques du 13 novembre 2015 à Paris, Macron a déclaré que la société française devait assumer une « responsabilité » dans le « terreau » sur lequel le djihadisme a pu prospérer. « Quelqu’un sous prétexte qu’il a une barbe ou un nom à consonance qu’on pourrait croire musulmane, a quatre fois moins de chances d’avoir un entretien d’embauche qu’un autre » a-t-il ajouté. Ce qui revient à considérer que faire ses bagages pour la Syrie et revenir en France armé d’une kalachnikov et d’une ceinture d’explosifs ne peut être que le geste de dépit d’un chômeur de longue durée. Macron en vient presque à accuser les Français d’être racistes et « islamophobes ». « Nous avons une part de responsabilité », a-t-il averti » parce que ce totalitarisme se nourrit de la défiance que nous avons laissée s’installer dans la société. Il se nourrit de cette lèpre insidieuse qui divise les esprits, et, si demain nous n’y prenons pas garde, il les divisera plus encore ». Par conséquent, a conclu M. Macron, la société française « doit changer et être plus ouverte ». Plus ouverte à quoi? À l’islam, bien sûr. Le 20 avril 2017, après qu’un terroriste islamiste ait assassiné un policier et blessé deux autres à Paris, sur les Champs Elysées, Macron a déclaré : « Je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme en une nuit ». Après deux ans d’attentats terroristes ininterrompus sur le territoire français, le candidat à la présidence de la République considère les problèmes de sécurité du pays comme quantité négligeable. (…) Il serait bien sur absurde d’affirmer que Emmanuel Macron est un promoteur patenté de l’islamisme et du terrorisme en France. Mais il est plus juste et plus politiquement correct de dire qu’il est un « mondialiste » et un « partisan déclaré du multiculturalisme ». En tant que tel, il ne considère pas l’islamisme comme une menace nationale parce que, pour lui, la nation française ou, comme il l’a dit, la culture française n’existe pas réellement. Macron a en effet nié que la France avec son histoire et sa culture n’a pas d’existence réelle. Le 22 février, en visite aux expatriés français à Londres, Macron a déclaré : « La culture française n’existe pas, il y a une culture en France et elle est diverse ». En d’autres termes, sur le territoire français, la culture française et les traditions françaises n’ont aucune priorité par rapport aux cultures immigrées importées. Le même jour, à Londres, il a ajouté : « l’art français? Je ne l’ai jamais rencontré ». Multiculturaliste et politicien, Macron ne s’adresse pas à la population française mais à des publics segmentés. En Algérie, Macron a déclaré que la colonisation française était un « crime contre l’humanité » pour séduire les votes des citoyens français d’origine algérienne. Mais au magazine Causeur dont les positions anti-islamistes sont connues, il déclare :« La France n’a jamais été et ne sera jamais un pays multiculturel ». Désormais président, Macron ne pourra plus tenir ces discours multiples et contradictoires. Mais les Français qui tiennent à leur culture, à leur langue, à leur patrimoine historique ainsi qu’à l’idée qu’ils se font de leur pays pourraient bien avoir quelques déceptions.

    Yves Mamou

    Notre culture, ça ne peut plus être une assignation à résidence. Il n’y aurait pas la culture des uns et la culture des autres, il n’y aurait pas cette formidable richesse française, qui est là, dont on devrait nier une partie, il n’y a d’ailleurs pas une culture française, il y a une culture en France, elle est diverse, elle est multiple. Et je ne veux pas sortir du champ de cette culture, certains auteurs ou certains musiciens ou certains artistes, sous prétexte qu’ils viendraient d’ailleurs.

    Emmanuel Macron

    La colonisation est un crime contre l’humanité. C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes.

    Emmanuel Macron

    Nous vivons et vivrons durablement avec la menace terroriste.

    Emmanuel Macron

    Moi, je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit.

    Emmanuel Macron

    Monsieur Macron a dit qu’il n’y avait pas de culture française, montrant qu’il n’a rien compris à ce qui fait la France. Qu’est ce qui nous réunit s’il n’y a pas une culture française ? Qu’est ce qui fait que nous sommes des Français ? La France c’est pas un hôtel international sans âme où cohabitent des individus anonymes et des communautés étrangères les unes aux autres. Nous ne sommes pas une aire d’autoroute où les citoyens du monde se croisent par hasard avant de reprendre leur route. Oui il y a une culture française, oui il y a un art français, oui il y a une manière de penser française. Nous les recevons en héritage, de tous ceux qui nous ont précédés. Et nous les conservons ! Comme une part essentielle de nous-même, à transmettre aux générations qui nous suivront. Nous sommes les héritiers d’une lignée de Français, qui ont su au fil des siècles, par leur bravoure, par leur génie, hisser notre pays parmi les plus grandes nations du monde.

    François Fillon

    La religion musulmane doit accepter sans condition tout ce que les autres religions ont accepté par le passé. (…) Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman, tant que son ancrage dans la République n’est pas achevé. Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du salafisme ou des frères musulmans. (…) La France unie n’est pas une addition de communautés. Nous avons une identité, nous avons des coutumes, nous avons une culture, nous avons un drapeau. Le repli communautariste est un danger (…) je serais le défenseur intransigeant de la liberté d’expression même quand il s‘agit d’exprimer leur attachement à leur culture, à leur origine, à leur nation, à la France. (…) L’immigration, sans intégration doit être stoppée. En France, les étrangers ont des devoirs, avant de réclamer des droits. C’est une question d’unité nationale. (…) On me décrit comme le représentant d’une France traditionnelle mais celui qui n’a pas de racines marche dans le vide (…) je ne renie rien de ce qu’on m’a transmis (…) pas plus ma foi personnelle que mes engagements politiques (…) je sais aussi que nous aurons besoin de tout le monde (…) n’opposons pas les riches aux pauvres, les patrons et les ouvriers, les croyants et les agnostiques. (…) C’est la même France (…) c’est la France des rois et des sans culottes (…) la France de Châteaubriand et de Kessel (…) Quand on a des valeurs, on les défend !

    François Fillon

    Si le candidat d’En marche! ne prend pas en charge les réalités populaires et les aspirations que dévoile cette élection, sa victoire sera une victoire à la Pyrrhus. La dynamique populiste est enclenchée et ne cessera de monter si on ne traite pas toutes les questions économiques, sociales et culturelles qui sont en jeu. La présidentielle de 2017 et la victoire d’Emmanuel Macron n’offrent qu’un sursis à ce monde d’en haut, mais, si le chef de l’État n’apporte aucune réponse aux catégories populaires, à cette France d’en bas qui se sent exclue de la mondialisation, il est probable que la bascule s’opère alors en 2022 avec le parti le plus à même de représenter cette dynamique-là. Le modèle actuel n’est pas socialement durable. Si la France d’en haut ne parvient toujours pas à être exemplaire et à parler à celle d’en bas, ses jours sont comptés. (…) À l’issue de mes travaux, j’ai distingué une fracture française qui se situe entre les grandes métropoles mondialisées et le reste, la « France périphérique ». Celle- ci n’est donc pas exclusivement rurale et englobe également des petites et moyennes villes. Elle concerne ainsi tous les territoires qui se trouvent à l’écart des grands pôles urbains, pôles qui créent le plus d’emplois et se trouvent insérés dans la mondialisation. Cette fracture s’observe d’ailleurs aussi bien en France que dans les autres pays européens ou aux États Unis: la logique est partout la même et provient d’une disparition des classes moyennes « le plus grand plan social de l’histoire. Ces classes sont devenues de nouvelles classes populaires, qui ont le sentiment d’être invisibles et de ne pas être économiquement intégrées. Comme partout dans les pays développés, les ressorts de la dynamique populiste reposent d’une part sur la destruction de la classe moyenne traditionnelle et sa mise à l’écart des métropoles mondialisées,et d’autre part sur l’émergence d’une société multiculturelle. Si une partie de la France populaire est réceptive au discours de Marine Le Pen, celle-ci ne rallie qu’une partie du monde d’en bas. Il est toutefois effectivement frappant de constater que son vote est surreprésenté dans cette France périphérique et sous-représenté dans la France des grandes métropoles. Le constat est inverse pour Emmanuel Macron, incarnation de la nouvelle bourgeoisie. Par ses propos sur la « société ouverte » , le néolibéralisme, le libre-échangisme, le candidat d’En marche! a été le candidat des grandes métropoles.. Partout en France, comme aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, les richesses et la création se concentrent dans les métropoles. Et partout dans le monde, ce modèle crée sa contestation populiste. Celle-ci émane des catégories qui constituaient hier le socle de la classe moyenne – ouvriers, employés, paysans – , et des mêmes territoires. Catégories qui ont été les grandes perdantes du processus d’adaptation des économies occidentales aux normes de l’économie-monde. La mondialisation repose, en effet, sur une division internationale du travail qui condamne sur le temps long la classe moyenne occidentale. L’émergence d’une classe moyenne chinoise ou indienne s’est ainsi réalisée au détriment des ouvriers ou employés américains, français ou britanniques. Ce terrible constat explique que nous vivons depuis trente ans un processus de la sortie de la classe moyenne qui vit désormais sur des territoires éloignés des zones d’emploi dynamiques. Et le vote Trump est porté par l’Amérique périphérique, le Brexit par la Grande-Bretagne périphérique, le vote Le Pen par la France périphérique (…) On observe déjà une division entre l’Est, qui a principalement voté pour Marine Le Pen, et l’Ouest, qui a davantage voté Macron. Mais cette géographie sociale provient de l’héritage industriel, où les industries étaient présentes essentiellement dans l’Est, et le rural et le tertiaire dans l’Ouest. Il est plus instructif de zoomer sur chaque territoire. Que ce soit dans des régions où Marine Le Pen est en tête ou d’autres dans lesquelles Macron l’emporte, une même logique s’opère. Ainsi, à l’issue du premier tour, en Bretagne, où Macron a obtenu plus de voix, celles-ci ont été gagnées dans les grandes villes bretonnes, comme Rennes. Dans cette dernière, Marine Le Pen a fait moins de 6%, mais a dépassé les 20% dans certaines zones rurales bretonnes. De la même manière, à l’Est, la candidate du FN fait un score moins bon dans des grandes villes comme Nancy, alors qu’elle triomphe dans les petites villes de la région. On le constate, la dynamique France périphérique-métropole marche à l’intérieur de chaque région. Il y a donc une sociologie assez similaire. Le premier tour révèle donc l’ »implosion des partis traditionnels. (…) Si les affaires ont évidemment joué, la difficulté de la droite a été ,dès le départ, d’arriver à convaincre cet électorat de la France périphérique, désormais arrimé au Front national. Il ne se sent pas représenté par la droite traditionnelle, perçue comme trop libérale. L’entrée en campagne de Franç ois Fillon sur le mode de réduction des dépenses publiques et d’adaptation aux normes de l’ économie mondialisée a eu un effet destructeur. Son échec réside dans son incapacité à se connecter avec cet électorat populaire et dans le fait que son discours s’est en partie adressé à une classe moyenne en voie de disparition. (…) ]Pour le vote Fillon] Une minorité, à la marge, parce qu’elle est totalement dans une logique anti- système, a voté FN. Mais le reste des électeurs de cette France insoumise s’est plus largement reporté sur Emmanuel Macron ou réfugié dans l’abstention, pour une raison simple : les voix de Jean-Luc Mélenchon proviennent davantage de l’ électorat populaire des banlieues des grandes villes que des véritables périphéries. Cela reste un vote plutôt des grandes métropoles, avec beaucoup d’ électeurs de la fonction publique et de la gauche classique.

    Christophe Guilluy

  • 25
    madimaxi:

    C’est une blague ?!

    Je l’espère. Jean-Claude se sectarise grave. « Socialo-extremiste » pour un banguier d’affaires ultralibéral, faut oser. Un type qui n’a pas encore acté mais dont on sait si il acte se sera forcément mauvais. Pas convaincant donc nul.

    Elle est une blague de Jean-Marie sa petite fille propulsée aux responsabilités de son bon vouloir. Intelligente comme elle est, elle en a pris acte. C’est tout. Hormis ce cadre du clan familial, Jean-Marie, Marine, Marion… et tous ceux qui les entourent sont très légers et mille fois dénoncés ici. Le FN est un attrape nigaud. Marion ou pas n’y changera rien. Le seul avantage que je lui confère est celui de ne plus faire partie des nuls.

    Marion, la petite fille de son grand’père, voilà une eXcentriste. Faut arrêter d’emblée ce genre de proximité. C’est injuste et à la limite insultant. Marion est un produit d’un clan. L’eXc est un produit d’idées. Point barre.

    Une question comme ça ad hoc. Quelle a été la question parlementaire de Marion qui vous a le plus marquée durant sa présence à la législature ? Pour moi c’est la tête vide.

  • 24
    Zoubor:

    Oui effectivement ! Apres « banquier » CAC40 et « Rotschild, Macro est socialo extremiste…..
    Ce n est pas la premiere fois que je lis ce genre de connerie – il y en a des tapées sur Face Book….
    Decidement, ca ne fait qu’empirer!

  • 23
    Sil:

    Et si avec Fillon et contre les extrémistes socialos à la Macron, c’était Marion qui était le vrai centre et une vraie extrême-centriste ?

    C’est une blague ?!

    Déjà « extrémistes socialos à la Macron » c’est drôle… mais « Marion qui était le vrai centre et une vraie extrême-centriste » là c’est à mourir de rire…

  • 22
    MERCATOR:

    Et si avec Fillon et contre les extrémistes socialos à la Macron, c’était Marion qui était le vrai centre et une vraie extrême-centriste ?

    Eh oui c’est cela mon cher jc d avec vous c’est clair et avec votre évolution d’idées la petite marion se rapproche de plus en plus, fascisme et extrême centre même combat !

  • 21
    jc durbant:

    Et si avec Fillon et contre les extrémistes socialos à la Macron, c’était Marion qui était le vrai centre et une vraie extrême-centriste ?

    ATTENTION: UN EXTREMISME PEUT EN CACHER UN AUTRE ! (Lorsqu’on en reviendra à dire que MLP est centre-droit on comprendra sans doute mieux la pensée de la multitude déstabilisée face à celle de l’élite déracinée)

    ce n’est pas seulement en revenant à un chômage minimum qu’on résoudra le malaise français. Il y a aussi des questions culturelles (« d’identité », de « vivre-ensemble », de « collectif », appelons-les comme on veut) qui se posent avec acuité. Malheureusement, elles sont souvent écartées d’un revers de la main dans le débat public, ce qui interdit à la fois d’y réfléchir et d’y répondre. (…) L’une des clés d’analyse, mais surement pas la seule, est qu’une partie de la population occidentale – pas seulement française ! – a l’impression que sa vie lui échappe, qu’elle ne contrôle plus rien, qu’elle subit ; et qu’à l’inverse, une autre partie profite pleinement et de manière injuste du monde et de ses opportunités. D’une certaine manière, la colère contre les inégalités (d’un Occupy Wall Street, Podemos et France Insoumise) rejoint le malaise identitaire (exprimé par Donald Trump ou le Front national) : l’un et l’autre expriment une demande d’unité, de cohésion identitaire et/ou sociale. Le test de l' »insécurité sociale » est simple: voir si on appelle extrêmes la tradition. Sans jugement de valeur. Dire que la société doit s’ordonner librement autour/pour des personnes françaises, nées d’un père et d’une mère également considérés et mariés, et justement rémunérées pour le travail que doit leur ménager fraternellement la société est en général la définition du centrisme. C’est aujourd’hui ce qui est qualifié d’extrême, laissant au « nouveau centre » la source de l’insécurité sociale. Lorsqu’on en reviendra à dire que MLP est centre-droit et Mélanchon centre-gauche on comprendra sans doute mieux la pensée de la multitude déstabilisée face à celle de l’élite déracinée.. Cette impression d’abandon est cruciale et motive une demande de reconnaissance multiple : les citoyens concernés veulent « simplement » qu’on admette que leur mode de vie est aussi valable que les autres, que leur attachement à certaines traditions n’est pas méprisable, que leur vision du travail, notamment industriel, n’est pas une ineptie. Or, tout un discours politique décrit un sens unique du progrès intellectuel et moral, et désigne comme des arriérés voire des coupables ceux qui, pour une raison ou une autre, y résistent.

    Erwan Le Noan

    A Denain, le taux de pauvreté et le taux de recours aux minima sociaux est le plus important de France. Dans cet ensemble, certains critères structurants sont forts. Il y a, par exemple, en France, une distinction forte entre la France installée sur une ligne TGV et la France installée sur une ligne classique, voire la France des gares qui ferment. Ce critère-là est symbolique mais puissant.

    Les Républicains américains se sont rangés finalement derrière Donald Trump parce qu’ils n’avaient pas le choix : ils se sont faits dépasser par lui et parce qu’ils n’ont pas su maitriser le mouvement du Tea Party qui a pris une influence grandissante au sein du GOP. La comparaison ne peut cependant pas être parfaite : il y a des différences importantes entre Donald Trump (et le Tea Party) et le Front national de Madame Le Pen, à commencer par l’économie : le premier défend un programme plutôt « poujadiste » (si le qualificatif peut s’employer pour les Etats-Unis) alors que le second a adopté des positions très ancrées à gauche.

    En France, le sujet de l’insécurité culturelle semble avoir été au cœur des débats politiques des dernières années et il n’a pas été porté de manière unique par le Front national : on peut considérer que les débats sur l’ « identité nationale », à l’époque du président Sarkozy, était une manière d’aborder le sujet ; ou que Manuel Valls avait aussi essayé d’en parler. La campagne présidentielle n’en a pas réellement parlé, mais cela est vrai de tous les autres sujets : ce sont les affaires qui ont dominé

    le soutien du Parti Républicain aux Etats-Unis apporté à Trump fut très fluctuant et parfois même très limite. Si l’on fait le compte des dirigeants républicains qui ont attaqué Trump, y compris dans la dernière ligne droite de l’élection, on peut fortement tempérer votre propos. Pour des raisons historiques, les Etats-Unis ont vraiment du mal à sortir du bipartisme, de telle sorte que l’aile équivalente au Front National est de fait intégrée au parti républicain. Mais cette intégration ne signifie pas que la coexistence est tous les jours pacifique. Bien au contraire. Sur ce point, le Front National pourrait aussi considérer que la vie politique française lui offre la possibilité de mieux valoriser son approche et ses propositions, en concourant aux présidentielles sans frein, ou sans passe obligatoire par une primaire. Avec un peu d’efforts, il est d’ailleurs très probable que le Front National serait capable de récupérer une part substantielle des forces de droite.

    Éric Verhaegh

    http://www.atlantico.fr/decryptage/election-donald-trump-responsable-vient-etre-demasquee-c-etait-insecurite-culturelle-mais-qu-en-est-en-france-et-non-on-ne-parle-3044967.html#GE6OaY7ILx8Agqxi.99

  • 20
    jc durbant:

    IMMORAL, EXPENSIVE, UNWISE (Arizona ranchers said border crossings by illegal aliens have decreased 90% to 95% since Donald Trump took office)

    “All the communities that I know about, all the cities along the border, already have high fences. Where the wall is necessary is in a lot of the outlying areas that still only have a four-wire barbed-wire fence between Mexico and us.”

    John Ladd

    http://www.theamericanmirror.com/border-rancher-illegal-crossings-90-since-trump-became-president/ (merci james)

  • 19
    Letel:

    Pour Mercator, en souvenir de sa femme 😉

    « Part of the reason is economic. The US economy still accounts for about one-quarter of global output. If US growth accelerates, America’s capacity to consume other countries’ goods and services will increase, thereby boosting growth around the world. At a time when Europe is drifting and Asia is slowing, only the US (or, more broadly, North America) has the potential to drive global economic recovery.
    The US remains a unique source of innovation. Most of the world’s citizens communicate with mobile devices based on technology developed in Silicon Valley; likewise, the Internet was made in America. More recently, new technologies developed in the US greatly increase the ability to extract oil and natural gas from underground formations. This technology is now making its way around the globe, allowing other societies to increase their energy production and decrease both their reliance on costly imports and their carbon emissions.
    The US is also an invaluable source of ideas. Its world-class universities educate a significant percentage of future world leaders. More fundamentally, the US has long been a leading example of what market economies and democratic politics can accomplish. People and governments around the world are far more likely to become more open if the American model is perceived to be succeeding. »

    in French in ze text:
    https://www.project-syndicate.org/commentary/repairing-the-roots-of-american-power-by-richard-n–haass/french

  • 18
    jc durbant:

    Merci qui ? (Pourquoi il faut pas voter Hollande bis)

    Oui, les mêmes causes produisant les mêmes effets, Annika a raison: crise économique, explosion de la dette, multiplication des Tanguy, banalisation du divorce, de l’avortement et du mariage homo, dévalorisation des mâles et de la religion …

    Depuis plusieurs années, l’Unaf met en avant les atteintes à la politique familiale. Et ce, dans une réflexion transpartisane. « La baisse du quotient familial et la réduction du congé parental depuis le 1er janvier 2015 » sont les principales mesures dénoncées. « Les familles s’interrogent. La confiance est perdue », poursuit Marie-Andrée Blanc en brandissant un chiffre clé : d’après une enquête de 2013, le désir d’enfant des Français est de 2,37 enfants par famille. Il est donc bien plus important que le nombre effectif d’enfants.

    Cet écart peut s’expliquer par la situation économique des ménages en temps de crise. Avoir plusieurs enfants demande généralement une stabilité concernant le logement, l’emploi, les revenus. Le pouvoir d’achat des familles n’étant pas extensible, le choix d’une deuxième naissance serait de moins en moins évident. « C’est inquiétant car un pays avec des enfants est un pays qui consomme et finance ses retraites. »

    L’argument économique est également validé par le démographe. Même s’il le nuance légèrement. « On sait qu’en période de croissance du chômage, il y a moins de naissances, note Laurent Toulemon. Mais je ne crois pas que l’affaiblissement de la politique familiale puisse avoir un impact. On n’a pas encore de données précises. » Le chercheur pense notamment à la récente restriction d’allocations pour les familles aisées (+ de 6.000 euros de revenus).

    Il valide en revanche une autre piste liée à la baisse du nombre de mariages depuis 1970. «Les couples mariés ont plus d’enfants que les autres. Et quand les couples mariés font peu d’enfants, la fécondité baisse.» Enfin à moyen terme, le déficit de naissances peut s’expliquer par la baisse du nombre de couples en âge d’avoir des enfants. La deuxième vague du baby-boom ayant déjà eu des enfants, il faudra peut-être attendre que la troisième génération se fasse appeler papa et maman …

    http://www.20minutes.fr/societe/1770515-20160121-baisse-natalite-pourquoi-francais-font-moins-enfants

  • 17
    Annika:

    Bret Stephens doit pourtant savoir qu’aux US le taux de fécondité est directement lié à l’économie, et depuis 2008 elle allait mal. De plus et à force de dépenses démesurées qui vont plaquer les générations futures de milliards de dette. A force de brimmer la nature de la gente masculine, valoriser l’avortement, le mariage gay, le divorce, et la destruction des valeurs judéo-chrétiennes, il faudrait s’étonner que les hommes et les femmes y pensent deux fois avant de s’épouser, et encore moins de procréer.
    http://www.zerohedge.com/news/2016-06-10/baby-bust-us-fertility-rate-unexpectedly-drops-lowest-record

  • 16
    Letel:

    « The real story of the Trump Presidency so far is that the normal checks and balances of the American system are working almost to a fault. »

    So much for Donald Mussolini

  • 15
    jc durbant:

    It is actually more likely that Trump will pursue pragmatic, centrist policies. For starters, Trump is a businessman who relishes the “art of the deal,” so he is by definition more of a pragmatist than a blinkered ideologue. His choice to run as a populist was tactical, and does not necessarily reflect deep-seated beliefs. Indeed, Trump is a wealthy real-estate mogul who has lived his entire life among other rich businessmen. He is a savvy marketer who tapped into the political zeitgeist by pandering to working-class Republicans and “Reagan Democrats,” some of whom may have supported Vermont Senator Bernie Sanders in the Democratic primary. This allowed him to stand out in a crowded field of traditional pro-business, pro-Wall Street, and pro-globalization politicians. Once in office, Trump will throw symbolic red meat to his supporters while reverting to the traditional supply-side, trickle-down economic policies that Republicans have favored for decades. (…) And, given Trump’s inexperience, he will be all the more dependent on his advisers, just as former Presidents Ronald Reagan and George W. Bush were. Trump will also be pushed more to the center by Congress, with which he will have to work to pass any legislation. House Speaker Paul Ryan and the Republican leadership in the Senate have more mainstream GOP views than Trump on trade, migration, and budget deficits. Meanwhile, the Democratic minority in the Senate will be able to filibuster any radical reforms that Trump proposes, especially if they touch the third rail of American politics: Social Security and Medicare. Trump will also be checked by the American political system’s separation of powers, relatively independent government agencies such as the Fed, and a free and vibrant press. But the market itself will be Trump’s biggest constraint. If he tries to pursue radical populist policies, the response will be swift and punishing: stocks will plummet, the dollar will fall, investors will flee to US Treasury bonds, gold prices will spike, and so forth. If, however, Trump blends more benign populist policies with mainstream pro-business ones, he will not face a market fallout. Now that he has won the election, there is little reason for him to choose populism over safety. The effects of a pragmatic Trump presidency would be far more limited than in the radical scenario. First, he would still ditch the TPP; but so would Hillary Clinton. He claimed that he would repeal NAFTA, but he will more likely try to tweak it as a nod to American blue-collar workers. And even if a pragmatic Trump wanted to limit imports from China, his options would be constrained by a recent World Trade Organization ruling against “targeted dumping” tariffs on Chinese goods. Outsider candidates often bash China during their election campaigns, but quickly realize once in office that cooperation is in their own interest. Trump probably will build his wall on the Mexican border, even though fewer new immigrants are arriving than in the past. But he will likely crack down only on undocumented immigrants who commit violent crimes, rather than trying to deport 5-10 million people. Meanwhile, he may still limit visas for high-skill workers, which would deplete some of the tech sector’s dynamism. A pragmatic Trump would still generate fiscal deficits, though smaller than in the radical scenario. If he follows the Congressional Republicans’ proposed tax plan, for example, revenue would be reduced only by $2 trillion over a decade. To be sure, the policy mix under a pragmatic Trump administration would be ideologically inconsistent and moderately bad for growth. But it would be far more acceptable to investors – and the world – than the radical agenda he promised his voters.

    Nouriel Roubini (merci letel)

  • 14
    jc durbant:

    Qu’est-il arrivé à Bret Stephens ?

    Lui qui était si bon sous Hussein semble, sauf exception, s’être complètement perdu dans les sables de sa haine de Trump …

    Quand par exemple lorsqu’il feint de confondre, pour mieux cogner sur sa nouvelle phobie, régulation et fin de l’immigration aux EU ?

    A decade ago, America’s fertility rate, at 2.12 children for every woman, was just above the replacement rate. That meant there could be modest population growth without immigration. But the fertility rate has since fallen: It’s now below replacement and at an all-time low. Without immigration, our demographic destiny would become Japanese. But our culture wouldn’t, leaving us with the worst of both worlds: economic stagnation without social stability. Multiethnic America would tear itself to pieces fighting over redistribution rights to the shrinking national pie. This doesn’t have to be our fate. Though it may be news to Mr. King, immigrants aren’t a threat to American civilization. They are our civilization—bearers of a forward-looking notion of identity based on what people wish to become, not who they once were. Among those immigrants are 30% of all American Nobel Prize winners and the founders of 90 of our Fortune 500 companies—a figure that more than doubles when you include companies founded by the children of immigrants. If immigration means change, it forces dynamism. America is literally unimaginable without it. Every virtue has its defect and vice versa. The Japanese are in the process of discovering that the social values that once helped launch their development—loyalty, self-sacrifice, harmony—now inhibit it. Americans may need reminding that the culture of openness about which conservatives so often complain is our abiding strength. Openness to different ideas, foreign goods and new people. And their babies—who, whatever else Mr. King might think, are also made in God’s image.

    Bret Stephens

    Mais pour l’exception, quelle meilleure défense du choix de Trump pour le poste d’ambassadeur en Israël ?

    Climate change aside, the cause of Palestinian statehood is the central obsession of contemporary global politics. It’s also its least examined assumption. Would a Palestinian state serve the cause of Mideast peace? This used to be conventional wisdom, on the theory that a Palestinian state would lead to peace between Israel and its Arab neighbors, easing the military burdens on the former and encouraging the latter to address their internal discontents. Today the proposition is ridiculous. No deal between Jerusalem and Ramallah is going to lift the sights of those now fighting in Syria, Iraq or Yemen. Nor will a deal reconcile Tehran and its terrorist proxies in Lebanon and Gaza to the existence of a Jewish state. As for the rest of the neighborhood, Israel has diplomatic relations with Turkey, Jordan and Egypt, and has reached pragmatic accommodations with Saudi Arabia and other Gulf states. What about the interests of Palestinians? Aren’t they entitled to a state? Maybe. But are they more entitled to one than the Assamese, Basques, Baloch, Corsicans, Druze, Flemish, Kashmiris, Kurds, Moros, Native Hawaiians, Northern Cypriots, Rohingya, Tibetans, Uyghurs or West Papuans—all of whom have distinct national identities, legitimate historical grievances and plausible claims to statehood? If so, what gives Palestinians the preferential claim? Have they waited longer than the Kurds? No: Kurdish national claims stretch for centuries, not decades. Have they experienced greater violations to their culture than Tibetans? No: Beijing has conducted a systematic policy of repression for 67 years, whereas Palestinians are nothing if not vocal in mosques, universities and the media. Have they been persecuted more harshly than the Rohingya? Not even close. Set the comparisons aside. Would a Palestinian state be good for Palestinian people? That’s a more subjective judgment. But a telling figure came in a June 2015 poll conducted by the Palestinian Center for Public Opinion, which found that a majority of Arab residents in East Jerusalem would rather live as citizens with equal rights in Israel than in a Palestinian state. No doubt part of this owes to a desire to be connected to Israel’s thriving economy. But it’s also a function of politics. Palestinian President Mahmoud Abbas just entered the 13th year of his four-year term. Fatah rules the West Bank through corruption; Hamas rules Gaza through fear. Humanitarian aid is routinely diverted for terrorist purposes: One terror tunnel stretching from Gaza to Israel consumed an estimated 800 tons of concrete and cost $10 million to build. Every three years or so, Hamas starts firing missiles at Israel, and hundreds of Palestinian civilians get killed in the crossfire. How does any of this augur well for what a future Palestinian state might bring? But isn’t a Palestinian state a necessity for Israel? Can it maintain its Jewish and democratic character without separating itself from the millions of Palestinians living west of the Jordan River? (…) In theory, Palestine could be the next Costa Rica: small but beautiful. But Israelis don’t live in theory. They live in a world where mistakes are mortal. In 2000 and 2007 Israeli prime ministers made good-faith offers of Palestinian statehood. They were met on both occasions with rejection, then violence. In 2005 Israel vacated the Gaza Strip. It became an enclave of terror. (…) The ideal of a Jewish and faultlessly democratic state is a noble one. Not at the risk of the existence of the state itself. The Paris conference takes place on the eve of a new administration that’s indifferent to prevailing orthodoxies regarding the Palestinians. David Friedman, Donald Trump’s nominee to be ambassador to Israel, is unequivocal in his support for the Jewish state, determined to move the U.S. Embassy to Jerusalem, unscandalized by settlements and unmoved by suggestions that Israel’s safety requires the empowerment of her enemies. These heresies alone recommend him for the job. Meanwhile, anyone genuinely concerned with the future of the Palestinians might urge them to elect better leaders, improve their institutions, and stop giving out sweets to celebrate the murder of their neighbors.

    Bret Stephens

  • 13
    jc durbant:

    The golden age of an objective press was a pretty narrow span of time in our history. Before that, you had folks like Hearst who used their newspapers very intentionally to promote their viewpoints. I think Fox is part of that tradition — it is part of the tradition that has a very clear, undeniable point of view. It’s a point of view that I disagree with. It’s a point of view that I think is ultimately destructive for the long-term growth of a country that has a vibrant middle class and is competitive in the world. But as an economic enterprise, it’s been wildly successful. And I suspect that if you ask Mr. Murdoch what his number-one concern is, it’s that Fox is very successful.

    Obama

    Fox is not a news organization.

    Rahm Emanuel (White House Chief of Staff, October 2009)

    Fox operates almost as either the research arm or the communications arm of the Republican Party.

    Anita Dunn (White House Communications Director)

    When we see a pattern of distortion, we’re going to be honest about that pattern of distortion.

    Valerie Jarrett (Obama senior advisor)

    As John Podhoretz wrote, these are days of promise and opportunity for America’s political media professionals. So far, they’re squandering their shot. By indulging in ill-considered hysteria and posturing before like-minded colleagues, they sacrifice the credibility they’ll need to expose President Donald Trump’s mendacities. To repair some of the strained bonds between audience and journalist, media professionals must display some restraint when reacting to the latest alleged assault on freedom and decency. That is most easily achieved by recognizing that many of the unprecedented developments of the Trump era aren’t unprecedented at all. (…) The Obama administration was calling Fox “fake news” before “fake news” was a phenomenon. (…) The Obama administration’s “blog” content (now maintained by the National Archives and Records Administration), which includes former Press Secretary Josh Earnest’s “Regional Roundup: What America’s Newspapers are Saying About the Iran Deal.” The blog consisted entirely of favorable headlines from around the country reciting verbatim (and false) administration claims about the nuclear accord. “The Iran Deal” even had its own Twitter account which disseminated not only favorable press mentions but also crafted insipid pop culture memes to get the millennial generation jazzed about nuclear non-proliferation. Imagine the anxiety among journalists when the Trump White House mirrors this tactic. John Podhoretz’s admonition is particularly relevant because so many of these Obama-era precedents did not get the left’s “creeping fascism” sense tingling at the time. To rend garments over these actions now only because the Trump White House is undertaking them is not just unwise; it’s insulting.

    Noah Rothman

  • 12
    Letel:

    https://www.wsj.com/articles/the-thomas-hobbes-presidency-1486426412?mod=itp&mod=djemITP_h

  • 11
    jc durbant:

    VDH confirme et signe:

    Donald Trump was not my favorite in the primaries; but once he was likely to win the nomination (April 2016), I simply went to his website and collated his positions with Hillary Clinton’s on sanctuary cities, illegal immigration, defense, foreign policy, taxes, regulation, energy development, the EPA, the 2nd Amendment, the wall, school choice, and a host of other issues. The comparison supported my suspicions that he was more conservative and would not lose the Supreme Court for a generation to progressive massaging of the law, which was inevitable under Hillary Clinton. I think his appointments, Supreme Court pick, and executive orders have supported that belief that he is far more conservative than Hillary Clinton’s agendas.

    Oh, I came to another conclusion: I initially thought Trump might be the only nominee who would lose to Hillary Clinton; soon, however, I began to believe that he might be the only one who could beat her, given he was the first Republican to campaign in the Lee Atwater-style of 1988 and actually fought back against the WikiLeaks nexus of the media and Democratic Party.

    As for his sometimes reckless tweets and outbursts, I calibrated three variables:

    1) Were they any different from past presidents’? In fact, they were—but not to a degree that I thought his behavior endangered the republic. For all his antics at rallies, he did not yet say “punish our enemies” or urge his supporters to take a gun to a knife fight or to get in “their faces.” His silliness was similar to Joe Biden’s (“put you all in chains,” or his belief that FDR went on TV to the nation in 1929).

    Yes, I wish Trump was more sober and judicious, but then again we have had very unsober presidents and vice presidents in the past (LBJ showed the nation his surgery scars and reportedly exposed himself during a meeting). FDR carried on an affair while president. No need to mention JFK’s nocturnal romps. So far Trump is not using the Oval Office bathroom for trysts with subordinate interns. Much of Trump’s oafishness is media created and reflects a bit of class disdain. We all need, however, to watch every president and call out crudity when it occurs. (I am still not happy with the strained explanations of his jerky movements as not an affront to a disabled person.)

    2) Did the media play a role in the demonization of Trump? I think it did. In the last few weeks we were told falsely that his lawyer went to Prague to cut a deal with the Russians, that he removed the bust of Martin Luther King from the Oval Office, and that he engaged in sexual debaucheries in Moscow—all absolutely not true. Who would trust the media after all that?

    So much of the hysteria is driven by a furious media that was not so furious when Obama signed executive orders circumventing the law or the Clintons ran a veritable shake-down operation (where is it now?) at the Clinton Foundation. Not wanting to take refugees from Australia that had sent back to sea arriving migrants and had them deposited them in camps in nearby islands is not exactly an extreme position (by liberal standards, Australia is the illiberal actor, not Trump).

    3) Do Trump’s episodic outbursts threaten his agendas? I don’t know, but the media will ensure that they will, if he is not more circumspect. So far he is by design creating chaos and has befuddled his opponents, but I think in the long run he must limit his exposure to gratuitous attacks by curbing his tweets—and I have written just that in the past. Trump’s agenda is fine; his pushback against an unhinged Left and biased media is healthy, but he must economize his outbursts given that the strategy of his opponents is to nick him daily in hopes of an aggregate bleed. We have four more years and he needs to conserve his strength and stamina and not get sidelined with spats with Merle Streep or Arnold at the Apprentice.

    Remember, Obama was the revolution that sought to remake the country; the reaction to it is pushing the country back to the center—which appears now revolutionary. Trump’s stances on energy development, immigration, and foreign policy are not that much different from Bill Clinton’s or George H.W. Bush’s. They seem revolutionary because again he is correcting a revolution. Who had ever dreamed in 1995 of a sanctuary city, emulating the nullification policies of the Old Confederacy?

    http://victorhanson.com/wordpress/9800-2/#more-9800

  • 10
    jc durbant:

    Donald Trump, éreinté par les prêcheurs d’amour, en devient estimable. La gauche morale, qui refuse de se dire vaincue, dévoile l’intolérance qu’elle dissimulait du temps de sa domination. Cette semaine, les manifestations anti-Trump se succèdent à Washington, où le président prête serment ce vendredi. La presse ne cache rien de la répulsion que lui inspire celui qui a gagné en lui tournant le dos. Les artistes de variétés se glorifient de ne vouloir chanter pour lui. Des stylistes de mode font savoir qu’ils n’habilleront pas la First Lady, Melania. Des peintres demandent à Ivanka, la fille, de décrocher leurs œuvres de son appartement. Au pays de la démocratie, le choix du peuple et des grands électeurs est refusé par une caste convaincue de sa supériorité. (…) Le sectarisme des prétendus bienveillants montre leur pharisaïsme. Les masques n’ont pas fini de tomber.

    C’est un monde ancien qu’enterre Trump à la Maison-Blanche : celui des bons sentiments étalés et des larmes furtives, alibis des lâchetés. La vulgarité du cow-boy mégalomane et son expression brutale ne suffisent pas à le disqualifier. D’autant que ses procureurs se ridiculisent. Le mondialiste George Soros, qui avait parié sur la frayeur des marchés, aurait perdu près d’un milliard de dollars. En quelques tweets, Trump a obtenu que Ford annule un projet d’usine au Mexique au profit d’un investissement dans le Michigan. Fiat-Chrystler va également rapatrier une production de véhicules. General Motors promet d’investir un milliard de dollars. Carrier (climatiseurs) va sauver 1 000 postes. Amazon annonce 100 000 emplois et Walmart 10 000. L’effet Trump s’est déjà mis en branle. L’éléphant va casser de la porcelaine. Mais la révolution des œillères, ôtées grâce à lui, est à ce prix. Il va être difficile, pour les orphelins de l’obamania et les pandores du bien-pensisme, de faire barrage à l’insurrection populaire qui s’exprime, faute de mieux, derrière ce personnage instinctif.

    Ivan Rioufol

  • 9
    jc durbant:

    Does the news cycle play into Trump’s notion of pulling the country back from the extreme to the center, or repudiate his efforts? So far, daily events, such as violence at the Louvre, the hysteria over the Gorsuch nomination, the latest Iranian missile launch, the Berkeley rioting, the second-look examination of Australia’s quite restrictionist immigration policy in comparison with the U.S., the latest celebrity outburst, etc. seem to amplify Trump’s message of a need for long overdue corrections.

    VDH

  • 8
    Zoubor:

    Hallo, Siiiiiiiilllllllll!
    Mon #7 est en panne… 🙁

  • 7
    Zoubor:

    Le problème de la défense française contre le terrorisme n’est pas un problème numérique, merko: c’est un problème d’engagement et de leadership politique.
    L’idéologie de 68, malgre ou a cause de slogans – hasta la Victoria, Siempre – empêche une attitude pragmatique ds l’analyse de situation et donc de planification, et surtout contraint une volonte de lutter!

  • 6
    jc durbant:

    « beaucoup plus facile de surveiller un petit territoire avec 3000.000 de touristes qu’un de 560000 km 2 avec 85000.000 de touristes » …

    Oui, sans compter ces centaines de milliers de « touristes » qui ont juré de vous rejeter à la mer !

    Plus sérieusement, voir aussi ce qu’en disent les spécialistes:

    La portée dissuasive de l’opération Sentinelle n’était pas à la hauteur des attentes, puisque des militaires se trouvaient non loin du Bataclan et des terrasses et n’ont rien pu faire (…) Elles souhaitaient engager le feu mais on leur a donné l’ordre de ne pas faire usage de leurs armes. L’action des militaires est extrêmement réduite et leur chaîne de commandement est très complexe. (…) Rien ne prouve aujourd’hui que la présence d’une patrouille Sentinelle a permis d’éviter un attentat. Il y a bien eu au départ un rôle psychologique : voir des militaires en kaki partout, dans les rues, dans les transports, rassure la population car la menace est bien réelle. 93% des Français font confiance à l’armée pour lutter contre le terrorisme, tandis que l’antimilitarisme n’est que résiduel en France : il tourne autour de 10%. Mais on peut aussi ajouter qu’en décembre 2015, si 70% des Français approuvaient l’opération Sentinelle, ils n’étaient que 50% à la juger efficace, selon un sondage Ifop pour le ministère de la Défense. Il y a également une part importante de communication politique. Les militaires bénéficient d’une bonne image dans l’opinion publique, le gouvernement joue donc cette carte. L’opération Sentinelle fonctionne en réalité selon le principe du trompe-l’œil : elle diffuse une image de puissance dans les rues mais on ne peut que constater son impuissance effective. (…) Les militaires de Sentinelle ne sont en tout cas pas mis en avant dans le cadre de ce qui devrait être le coeur de leur action : la lutte contre le terrorisme. Un militaire, c’est fait pour faire la guerre. Les militaires de Sentinelle endossent davantage le rôle d’auxiliaires de police de proximité. par leurs présence dans les transports et dans les rues. Une étude réalisée par Elie Tenenbaum, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), souligne que les patrouilles Sentinelle d’Ile-de-France ont été victimes de 1.300 « actions contre la force » entre janvier et septembre 2015, dont 70% d’actes malveillants. Parmi les auteurs de ces violences, certains étaient peut-être des fanatiques, mais ça, rien ne permet de l’affirmer…Et il est évidemment compliqué de faire le tri parmi les personnes qui ont commis ces actes. (…) Comme l’a récemment rappelé le général Sainte-Claire Deville, commandant des forces terrestres, avant 2015, les militaires passaient 5% de leur temps en opération intérieure (principalement dans le cadre du plan Vigipirate) et 15% en opération extérieure. Le reste du temps, ils s’entrainaient et se reposaient. Depuis le début de Sentinelle, ils sont mobilisés 50% de leur temps en opération intérieure et 15% en opération intérieure. Leurs temps de repos et de formation sont donc considérablement entamés. Des troupes fatiguées et peu entraînées sont sans aucun doute bien moins efficaces. (…) C’est d’abord une question pratique et économique. Les militaires sont rapidement mobilisables, efficaces, fiables. Si l’on raisonne à court terme il est également moins onéreux de les utiliser massivement que de recruter et mobiliser à niveau équivalent les forces de l’ordre. (…) De plus en plus de spécialistes, comme Michel Goya [spécialiste des armées, NDLR], plaident pour sa suppression ou, tout du moins, pour un réaménagement drastique, qui permettrait de mobiliser un nombre beaucoup plus faible de militaires, dans des dispositifs plus souples et moins statiques. Mais l’opération Sentinelle ne peut de toute façon pas être pensée isolément : la question de la lutte contre le terrorisme est surtout celle des services de renseignement et de police.

    Bénédicte Chéron (historienne)

    L’activation du contrat opérationnel de protection à la suite des attentats qui ont frappé la France durant l’année 2015 ouvre une nouvelle phase dans la longue histoire de l’engagement des forces terrestres au profit de la sécurité intérieure. Avec l’opération Sentinelle, l’armée de Terre mobilise 10 000 hommes sur le territoire national, soit 10 % de ses effectifs. Initialement prévu pour quelques mois, ce déploiement s’est prolongé dans la durée, engendrant une pression sur la ressource humaine et le cycle de préparation opérationnelle. L’opération pose également la question du partage des tâches avec les forces de sécurité intérieure et de la crainte des armées de se voir cantonnées à un rôle supplétif qui conduirait à la perte de leur savoir-faire et de leur fonction d’ultime recours. Pour pérenniser les missions intérieures des forces terrestres, les autorités devront repenser en profondeur les équilibres du continuum sécurité-défense.

    Elie Tenenbaum

  • 5
    MERCATOR:

    @Curiale il faut comparer ce qui est comparable, Israël c’est en gros 25000 km 2, dont la moitie en désert , soit la taille de la lorraine, avec 200.000 hommes de forces de sécurité et le double en réservistes, grosso modo à peu prés la même chose en France sans bien sur les réservistes, il est donc beaucoup plus facile de surveiller un petit territoire avec 3000.000 de touristes qu’un de 560000 km 2 avec 85000.000 de touristes .

  • 4
    jc durbant:

    Merci Curiale: je n’aurais pas su mieux dire …

    Et d’ailleurs, si l’évidence ne crevait pas autant les yeux, on aurait pu faire la même démonstration pour les 86 morts et 458 blessés de Nice:

    Il est remarquable que dans son ensemble la presse française n’ait jamais fait le parallèle entre les attentats djihadistes dont le pays souffre depuis les crimes perpétrés par Mohamed Merah en 2012 et ceux qu’endurent les Israéliens depuis bien des années. L’idée qu’il s’agit d’un combat commun contre la barbarie ne semble pas avoir effleuré la cervelle de nos journalistes patentés, fidèles lecteurs des communiqués de l’Agence France Presse. Le préjugé en faveur des Palestiniens est tel que, même lorsque ces derniers se livrent à des attentats délibérément dirigés contre des civils tels que les bombes, les « kamikazes », dans les autobus ou les cafés, et plus encore lorsque leurs méthodes, comme récemment, sont conformes aux instructions de Daech, à savoir l’attaque indiscriminée au couteau, à la voiture-bélier, etc, les commentaires des médias français se gardent bien de faire le lien avec les attentats en France. Il y aurait pourtant bien des leçons à prendre des Israéliens sur le contre-terrorisme que l’on ne consulte qu’en catimini, par exemple pour la sécurité d’Aéroport de Paris, celui de Ben Gourion étant devenu l’aéroport le plus sûr du monde. Sans remonter au déluge, Israël a fait l’objet de 45 attaques utilisant des véhicules divers depuis septembre 20151. Aucune de ces attaques n’a fait autant de morts et de blessés que celle de Nice. Les attentats au couteau, à l’arme automatique, aux divers « engins-béliers » ont été contrés pour la plupart de manière beaucoup plus efficace qu’en France. Malgré la diversité des procédés employés et leurs effets de surprise, la neutralisation ou la mise en fuite des terroristes a été rapide. En effet, ces derniers se sont heurtés à un peuple préparé à la riposte, reposant sur la présence d’hommes (et de femmes) armés dans la foule : policiers, militaires en service ou en permission, réservistes bénéficiant d’une autorisation de port d’arme. À cela on doit ajouter les contrôles systématiques de tout individu présentant un comportement suspect et la surveillance des réseaux sociaux. Ces réactions et ces précautions ont limité le nombre des victimes d’attentats en ville. Mais elles demeurent insuffisantes à la sécurité des personnes isolées, mitraillées sur une route, ou surprise chez elles, comme ce fut le cas dernièrement à Kiriat Arba (Hébron) d’une fillette de 13 ans, assassinée dans son lit. Mais à ma connaissance, on ne proclame pas en Israël, à la suite de ces meurtres, que le risque zéro n’existe pas, ce qui est vrai, mais ne doit pas servir à diluer les failles des dispositifs défensifs dans un fatalisme compassionnel.

    Marc Nacht

    PS: pour les ratés concernant les armes de nos féroces soldats, voir aussi ce nouveau petit épisode

  • 3
    Curiale:

    @Mercator

    Je ne me souviens pas d’une attaque terroriste récente ayant eu lieu en Israél récemment qui ait faite en une seule fois 90 morts et 200 blessés chez les civils, comme au Bataclan, mais peut-être pourrez-vous éclairer ma lanterne.

    Ce qui est aussi très probable, c’est que l’épisode du policier parisien qui s’est vu refuser le fusil d’assaut par un soldat présent sur les lieux alors qu’il voulait intervenir ne serait pas arrivé en Israël.

    En ce qui concerne Trump, le fait même qu’il considère qu’une Europe sans frontières défendues, et devant payer des tributs pour empêcher que d’autres ‘migrants’ ne s’invitent sans autorisation, n’a absolument aucun avenir comme entité géopolitique crédible, me laisse à penser bien au contraire que son intuition est excellente.

  • 2
    MERCATOR:

    A l’heure où un nouvel attentat terroriste en plein coeur de la capitale française …

    Confirme à la fois l’intuition trumpienne et l’efficacité israélienne …

    Arrêtez mon cher jc de faire de la désinformation, les israéliens ne sont pas plus efficaces que les forces Françaises et Trump n’a pas plus d’intuition que ma cafetière !

    Cinq mois de violences renouvelées La croix Février 2016

    Depuis le 1er octobre, environ 230 attaques palestiniennes contre des Israéliens ont eu lieu dans les Territoires palestiniens et en Israël, principalement à l’arme blanche.

    Ces attaques ont mené à la mort d’au moins 27 Israéliens, et en ont blessé au moins 300 autres.

    Dans deux tiers des cas, les assaillants ont succombé au cours de ces attaques sous les balles des forces israéliennes, qui ont tué au moins 178 Palestiniens.

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    George Orwell disait, je crois dans 1984, que dans les temps de tromperie généralisée, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

    David Hoffmann

    The Martin Luther King jr. Bust has been moved out of the Oval Office according The People Magazine DC Bureau Chief who was in there this pm.

    April Ryan

    Correction: An earlier version of the story said that a bust of Martin Luther King had been moved. It is still in the Oval Office.

    Time

    Now, when I was elected as President of the United States, my predecessor had kept a Churchill bust in the Oval Office. There are only so many tables where you can put busts — otherwise it starts looking a little cluttered. (Laughter.) And I thought it was appropriate, and I suspect most people here in the United Kingdom might agree, that as the first African American President, it might be appropriate to have a bust of Dr. Martin Luther King in my office to remind me of all the hard work of a lot of people who would somehow allow me to have the privilege of holding this office.

    Barack Hussein Obama

    Ce n’est pas en refusant de mentir que nous abolirons le mensonge : c’est en usant de tous les moyens pour supprimer les classes. (…) Tous les moyens sont bons lorsqu’ils sont efficaces.

    Jean-Paul Sartre (Les mains sales, II, 5, 1948)

    Ce que nous voulons, c’est la liberté par tous les moyens, la justice par tous les moyens et l’égalité par tous les moyens.

    Malcom X

    Trump’s executive order is so modest that the foundation of it is essentially existing law. That law was passed unanimously by both bodies of Congress in 2002. In fact, it garnered the support of 16 Democrat senators and 57 Democrat House members who are still serving in their respective bodies! Following 9/11, Congress passed the Enhanced Border Security and Visa Entry Reform Act, which addressed many of the insecurities in our visa tracking system. The bill passed the House and Senate unanimously. The bill was originally sponsored by a group of bipartisan senators, including Ted Kennedy and Sen. Dianne Feinstein, D-Calif. (F, 0%). Among other provisions, it restricted non-immigrant visas from countries designated as state sponsors of terror (….) The directive to cut off non-immigrant visas from countries designated as state sponsors of terror is still current law on the books [8 U.S. Code § 1735]. Presidents Bush and Obama later used their discretion to waive the ban, but Trump is actually following the letter of the law — the very law sponsored and passed by Democrats — more closely than Obama did. Trump used his 212(f) authority to add immigrant visas, but that doesn’t take away the fact that every Democrat in the 2002 Senate supported the banning of non-immigrant visas.At present, only three of the countries — Sudan, Syria, and Iran — are designated as state sponsors by the State Department. At the time Democrats agreed to the ban in 2002, the State Department also included Libya and Iraq in that list. Although Libya and Iraq were on the list due to the presence of Gadhafi and Saddam Hussein as sponsors of terror, there is actually more of a reason to cut off visas now. Both are completely failed states with no reliable data to vet travelers. Both are more saturated with Islamist groups now than they were in 2002. The same goes for Yemen and Somalia. Neither country is a state sponsor of terror because neither has a functioning governments. They are terrorist havens. Thus, the letter of the law already applies to three of the countries, and the spirit of the law applies to all of them. Plus, the State Department could add any new country to the list, thereby making any future suspension of visas from those specific countries covered under §1735, in addition to the broad general power (INA 212(f)) to shut off any form of immigration. Given that Trump has backed down on green card holders, his executive order on “Muslim countries” is essentially current law, albeit only guaranteed for 90 days!

    Conservative review

    From my perspective in Iraq, I wonder why all of these protesters were not protesting in the streets when ISIS came to kill Christians and Yazidis and other minority groups. They were not protesting when the tens of thousands of displaced Christians my archdiocese has cared for since 2014 received no financial assistance from the U.S. government or the U.N. There were no protests when Syrian Christians were only let in at a rate that was 20 times less than the percentage of their population in Syria. I do not understand why some Americans are now upset that the many minority communities that faced a horrible genocide will finally get a degree of priority in some manner. I would also say this, all those who cry out that this is a “Muslim Ban” – especially now that it has been clarified that it is not – should understand clearly that when they do this, they are hurting we Christians specifically and putting us at greater risk. (…) Here in Iraq we Christians cannot afford to throw out words carelessly as the media in the West can do. I would ask those in the media who use every issue to stir up division to think about this. For the media these things become an issue of ratings, but for us the danger is real.

    Archévêque irakien

    Il est temps de tuer le président.

    Monisha Rajesh

    Trump c’est le candidat qui redonne aux Américains l’espoir, l’espoir qu’il soit assassiné avant son investiture.

    Pablo Mira (France Inter)

    The Trump administration’s flurry of reversing the earlier flurry of Obama executive orders and the Left’s hysterical response is proving a sort of strategic Game of Thrones. (…) The model is Watergate, Iran-Contra, or the summer of 2006, when the furious rhetoric almost made and in one case did make presidential governance impossible. Given the current role of a biased media (it acted quite differently during the disastrous rollout of Obamacare, the flagrant lying about its impact, and the imploding AFC website), they hope to so increase the temperature that everyone melts down, with the goal of the in-power people liquefying first. They assume their blanket obstructionism will not suffer the public-relations boomerang that damaged the Republicans during shutdowns of the Clinton administration and slowdowns to stop Obama, given the media megaphone broadcasting their cause. In contrast, the Trump people may believe that the Left is becoming so unhinged that their inflated rhetoric has lost all credibility and eventually becomes counter-productive. In Napoleonic terms by attacking everything, the Left is attacking nothing. Second, by raising the stakes, they bring out of the woodwork the true malevolence of the Left such as the adolescent boycott of the inauguration by many in the Congress, the unprofessionalism of the media typified by the Martin Luther King bust fiasco or Michael Cohen’s nonexistent Prague meetings, the unhinged behavior of the acting attorney general, the repulsive rhetoric of a Madonna or Ashley Judd, and the creepy talk of journalists abroad of assassination. In that sense, the executive orders are pheromones that draw out and expose unattractive predators. (…) Where does this stand-off lead and how does it end? Who knows, but the Trump people, in strategic terms, need in advance to configure the third- and fourth-order effects of their executive orders to ensure: that they are seen as reactive to preexisting extremism (…), that (…) that their policies are understood as focused and sober (e.g., the travel ban affects a minuscule number of would-be entrants in an otherwise generous policy of accepting up to 50,000 newcomers; the wall is normal practice in much of the world (Israel, the Gulf States, increasingly in Europe), and we are trying not to react in kind to Mexico, given that Mexico’s own immigration practices, both in terms of punishment and questions of race and ethnicity, are in some sense racist and draconian). The loser, as in all strategic collisions, is he who more slowly misreads constantly shifting public opinion and is more guided by ideological zeal rather than empiricism and so doubles down on rather than modifies a failing strategy. The best indices of who seems to be getting the upper-hand are of course polls on particular issues and on Trump’s favorability — and the unity or lack of among congressional Republicans.

    Victor Davis Hanson

    Securing national borders seems pretty orthodox. In an age of anti-Western terrorism, placing temporary holds on would-be immigrants from war-torn zones until they can be vetted is hardly radical. Expecting “sanctuary cities” to follow federal laws rather than embrace the nullification strategies of the secessionist Old Confederacy is a return to the laws of the Constitution. Using the term “radical Islamic terror” in place of “workplace violence” or “man-caused disasters” is sensible, not subversive. Insisting that NATO members meet their long-ignored defense-spending obligations is not provocative but overdue. Assuming that both the European Union and the United Nations are imploding is empirical, not unhinged. Questioning the secret side agreements of the Iran deal or failed Russian reset is facing reality. Making the Environmental Protection Agency follow laws rather than make laws is the way it always was supposed to be. Unapologetically siding with Israel, the only free and democratic country in the Middle East, used to be standard U.S. policy until Obama was elected. (…) Expecting the media to report the news rather than massage it to fit progressive agendas makes sense. In the past, proclaiming Obama a “sort of god” or the smartest man ever to enter the presidency was not normal journalistic practice. (…) Half the country is having a hard time adjusting to Trumpism, confusing Trump’s often unorthodox and grating style with his otherwise practical and mostly centrist agenda. In sum, Trump seems a revolutionary, but that is only because he is loudly undoing a revolution.

    Victor Davis Hanson
















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