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Investiture Trump: Attention, un Roosevelt peut en cacher un autre (Will Trump be a Republican Roosevelt ?)

Posté le lundi 23 janvier 2017 par jc durbant

Campaign Posters3

crowd-size-comparison2016electionresults2016_presidential_election_by_county-svgdcdc-by-raceCrowd sizeLe président Trump sera-t-il un Roosevelt républicain ?

Au lendemain de l’investiture d’une nouvelle présidence américaine …

Qui après l’arrogance et l’accident industriel Obama et ses huit longues années d’abaissement de la puissance américaine …

Et alors qu’entre deux dénonciations de son fascisme supposé ou du contrôle d’identité dans les bureaux  de vote ou , les élites protégées des médias ou du monde du spectacle continuent leur entreprise de déligitimation du choix de toute une partie de l’Amérique jusqu’ici oubliée et dénigrée …

Et alors qu’entre deux dénonciations de son fascisme supposé ou de sa revendication du contrôle d’identité dans les bureaux  de vote (voire de sa moindre foule à une inauguration dans une capitale – sans compter les états alentour – à plus de 90% démocrate depuis plus de 50 ans et à quelque 60% non-blanche), les élites protégées des médias ou du monde du spectacle continuent leur entreprise de déligitimation du choix de toute une partie de l’Amérique jusqu’ici oubliée et dénigrée …

S’annonce, avec ses accents reaganiens comme ses appels à la reconstruction du pays, pleine d’espoir mais aussi, avec la nouvelle page vide que représente l’homme d’affaires Donald Trump et l’incroyable extension de pouvoir que lui a léguée son prédécesseur, d’une certaine incertitude …

Retour sur une présidence à laquelle l’on doit nombre des acquis sociaux les plus importants de l’histoire américaine …
Mais aussi la formidable expansion de la puissance étatique dénoncée aujourd’hui par le nouveau président Trump …
A savoir celle d’un président qui, entre la plus grande dépression et la plus grande guerre que son pays ait connues, prendra et quittera le pouvoir quasiment en même temps qu’un certain Adolf Hitler …
Et finira par devenir le président le plus mandaté de l’histoire américaine – pas moins de quatre élections au compteur pour 12 ans de règne pour celui qui appelera ses concitoyens à « n’avoir peur que de la peur elle-même » …
Tout en ne manquant pas, avec sa popularité record d’inventeur des « causeries autour du feu » et croisé tardif de la fin de la Prohibition comme de l’abandon du principe des deux mandats inauguré dès le départ par Washington lui-même mais aussi la nationalisation et la socialisation massives de l’économie du « New Deal », de faire des jaloux et des envieux …
Ou plus tard avec l’ouverture des archives, le racisme supposé (l’internement de minorités notamment japonaise, la non-reconnaissance du médaillé noir de Berlin Jessis Owens), la naïveté face à Staline et l’abandon de l’Europe de l’est au communisme, le refus de bombarder Auschwitz (et de fournir à Hitler une occasion d’accuser les Alliés de crimes de guerre alors que la priorité était à la victoire ?) ou même les pas moins de cinq maitresses, de nourrir les critiques posthumes …
jc durbant @ 07:34
Catégorie(s): Politique américaine etUn peu d'histoire


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31 réponses à “Investiture Trump: Attention, un Roosevelt peut en cacher un autre (Will Trump be a Republican Roosevelt ?)”

  • 31
    jc durbant:

    A NEW DEAL FOR THE AMERICAN PEOPLE

    If the Great Dealmaker wants to show his skills and build an enduring legacy, he should start by brokering a deal that preserves the best aspects of ObamaCare, fixes its design flaws, and turns it into a sustainable program with his name on it. Putting this deal together will test the new president’s skills in the “art of the deal” as real estate never could. Fortunately, the basic structure of the existing law features consumer choice among competing private health plans, which many Republican plans also espouse. This should give the framework strong appeal to market-oriented Republicans — once it no longer has President Obama’s name on it. ObamaCare offers those who do not have affordable coverage from their employment or other sources a range of choices on electronic marketplaces and income-related subsidies through the tax system to help them pay for their chosen plan. (…) The challenge for the new team will be to craft a deal that relaxes the age rules to make it more attractive for younger, healthier people to buy at least bare-bones insurance and gives them strong incentives to enroll without an actual mandate; allows insurance companies to make at least a modest profit by off-loading some of the costs of the very sick onto subsidized reinsurance or high risk pools; and gives people who live in sparsely populated rural areas more options at affordable cost. Interstate compacts to broaden insurance pools across state lines might play a role in cracking the perennial problem of covering rural areas, and other Republican favorites, such as health savings accounts and medical malpractice reform, should also be part of the package. Giving states more flexibility in using Medicaid should be high priority, either by expanding the waiver process in existing law or by carefully crafting block grants with per capita caps and realistic growth rates. Republicans want to repeal the taxes associated with ObamaCare, but a good Republican idea could be invoked to replace the lost revenue, namely capping the exclusion of employer-paid health insurance benefits from taxable income—a proposal made by Senator McCain in his presidential bid. This tax change would discourage extremely generous “Cadillac” health insurance plans (which encourage unnecessary health spending) and would fit with reform of the individual income tax to lower marginal tax rates. The President-elect needs to act quickly to persuade Congress to replace ObamaCare at the same time it enacts repeal. If he allows immediate repeal accompanied with a vague promise of replacement later, he will have an unnecessary calamity on his hands. Not only will about 20 million people lose their current health insurance coverage, but the market for individual insurance is likely to implode, causing hardship to everybody who buys their own insurance, including those buying outside the ObamaCare marketplaces. There is a deal to be had here, which could build on the structure and experience of the existing law and provide a smooth transition to a new TrumpCare that is far more successful and sustainable than its predecessor. This is a true win-win situation if statesmanship can dominate party pride and the Great Deal Maker can pull it off.

    Alice M. Rivlin

  • 30
    jc durbant:

    Oui, pour le Mexique, c’est effectivement pas conventionnel mais les gouvernements mexicains « had it coming »: ça fait des décennies qu’ils se débarrassent facilement de leurs problèmes sur leur voisin du nord tout en le critiquant …

    Quant à la photo, j’en avais vu une similaire et je suppose que ça doit dépendre de l’heure à laquelle elles sont prises, mais j’imagine que quelle que soit l’heure, y a pas photo

    http://www.resiliencetv.fr/wp-content/uploads/pour-trump-les-medias-mentent-sur-la-taille-de-la-foule-venue-l-ecouter.jpg

    Mais je trouve dommage qu’il tombe comme souvent dans la basse provocation de ceux qui font feu de tout bois pour délégitimer le choix du peuple américain alors que de toute évidence, comme disait quelqu’un, c’est comme si, sans compter l’effet de nouveauté et le côté « historique » (à qui l’ont doit d’ailleurs l’accident industriel qui a suivi), on comparait un concert de Kpop donné à LA et dans le Dakota du nord et qu’il suffirait de le rappeler pour relativiser la foule d’Hussein tout en montrant que Trump a fait beaucoup mieux que les autres Reps …

  • 29
    James:

    Trump a des airs Jacksoniens, ou plutôt qq côtés positifs de Jackson.

    En effet, il y a chez Trump beaucoup d’Andrew Jackson.

  • 28
    Annika:

    J.C. Aucun doute que Trump n’est pas versé dans les limites imposées par la Constitution et l’Electoral College. Il n’est ni politicien, ni diplômé en droit, ni typiquement ‘conservateur’.  Mais il a un sens aigu des affaires, il est bien entouré, et il apprend très vite. Son comportement envers le président mexicain c’était Trump le cowboy newyorkais sans équivoque. In your face, all guns blazing, à la John Wayne.  Le Mexique et sa population de 121 millions ont tous pris connaissance de cet avertissement.  Unconventional, for sure.

    Trump a des airs Jacksoniens, ou plutôt qq côtés positifs de Jackson. Un président détesté par l’élite en son temps, mais l’Amérique lui doit, en outre, la Floride. http://americanhistory.about.com/od/andrewjackson/p/pjackson.htm

    Vous avez vu cette photo de l’investiture JC? https://www.donaldjtrump.com/  Elle démontre une foule assez compacte.
    (BTW Sil: l y a une sorte de Trojan Horse sur ce site qui m’en bloque l’accès.)

  • 27
    James:

    Plus politiquement correct que moi tu meurs !

    N’était-ce pas ce qu’il avait aussi annoncé ? Qui a dit qu’il ne tenait pas ses promesses ? 🙂

  • 26
    jc durbant:

    Même BHL se met au conspirationnisme !

  • 25
    jc durbant:

    Plus politiquement correct que moi tu meurs !

    Quelle déception quand même que pour sa déclaration pour le Jour de la Shoah, il nous refasse, un mois après les coups bas d’Hussein, du Trudeau alors que Trudeau lui-même a compris son erreur !

    « It is with a heavy heart and somber mind that we remember and honor the victims, survivors, heroes of the Holocaust. It is impossible to fully fathom the depravity and horror inflicted on innocent people by Nazi terror.”

    Donald Trump

    “Today, on the 72nd anniversary of the liberation of Auschwitz-Birkenau, we remember the more than six million Jews murdered during the Holocaust and the countless other victims of Nazi brutality. »

    Justin Trudeau

  • 24
    James:

    Oui, JC rappelle fort justement cette histoire avec le président mexicain. Tout cela aurait pu se dérouler (et peut-être aussi mieux se négocier) hors public.

  • 23
    jc durbant:

    « Trump n’a encore rien fait qui vaille la critique … En réponse à ses actions présidentielles la gauche cherche vainement un nouvel angle d’attaque – sans le trouver. Elle est verte de rage, et pour te dire franchement James, c’est assez jouissif d’observer la panique du camp adverse » …

    Pour moi, non, mais beaucoup de monde, Krauthammer compris, regrettent, ne serait-ce que du seul point de vue de la tactique de négociation, qu’il ait acculé comme ça le président mexicain – et en plus apparemment à coup de tweets rageurs – en ne lui laissant aucune porte de sortie ou de face par rapport à sa population …

    En revanche, pour le côté jouissif, je dois reconnaitre que j’ai du mal à bouder mon plaisir …

  • 22
    jc durbant:

    En fait, les deux termes (anonymité et anonymat) ont l’air de se dire …

  • 21
    James:

    Sauf que (et tu seras d’accord) l’investiture d’un président américain est quand même un évènement qui dépasse le ‘plan intérieur’.

    Oui, tout à fait.

    depuis qu’il est président Trump n’a encore rien fait qui vaille la critique.

    Entièrement d’accord également.

    vu la vitesse à laquelle Trump déconstruit les programmes de son prédécesseur

    Cela montre aussi, comme n’avions cessé de le dire ici, qu’en définitive, Obama ne laissera rien en héritage, en dehors des nombreux dégâts collatéraux de sa politique étrangère. Il restera le premier président noir, c’est à peu près tout ce dont on se souviendra. Même ce fallacieux Prix nobel sera envoyé aux oubliettes.

  • 20
    James:

    « L’anonymité fut le motif ou le prétexte pour lequel les acheteurs belges se sont vus déboutés de leur demande. » — (J. Ludvigh, Qui payera les dettes de l’Autriche, 1861)

  • 19
    Annika:

    James : « le présent site ne publiait pas quotidiennement les diverses mesures, sur le plan intérieur ». OK. Sauf que (et tu seras d’accord) l’investiture d’un président américain est quand même un évènement qui dépasse le ‘plan intérieur’. Mais bon, ce blog est très intéressant, investiture ou non.

    Tu as tout à fait raison, Dreuz est un cheerleader pour Trump, mais en leur défense et à moins que j’en oublie, depuis qu’il est président Trump n’a encore rien fait qui vaille la critique. Oui, il a dit pas mal de bêtises en 18 mois, mais ses actions sont quant à elles très calculées.

    Ceci dit, nous vivons une période relativement incroyable, vu la vitesse à laquelle Trump déconstruit les programmes de son prédécesseur, à la tronçonneuse quand nécessaire, et sans gants. On a un président qui travaille tous les jours. Même le samedi. En réponse à ses actions présidentielles la gauche cherche vainement un nouvel angle d’attaque – sans le trouver. Elle est verte de rage, et pour te dire franchement James, c’est assez jouissif d’observer la panique du camp adverse, et si l’auteur du désarroi de la gauche était un autre que Trump, je doute que ça laisse froid sur ce blog. Mais bon. I get it.

    He’s the wrong guy.

  • 18
    Polémos:

    L’anonymat jc, pas l’anonymité… Je sors… je sors…

  • 17
    jc durbant:

    Oui, c’est vrai qu’à la différence de la machine de guerre Grumberg-Millière, on a un fonctionnement et un projet distincts, mais surtout, après l’accident industriel de l’Obamalâtrie, on veut pas retomber dans l’erreur inverse (en tout cas pour ma part qui, par parenthèse, semble effectivement être le seul à ne pas avoir choisi l’anonymité et qui, autre parenthèse, dépend aussi largement pour mes sources de la mémoire encyclopédique et de l’incroyable travail de veille médiatique de qui vous savez) face à un « loose cannon » qui a effectivement eu l’immense mérite, face à des gens qui appellent carrément à son assassinat, de faire tomber la forteresse politiquement correcte mais reste néanmoins bien trop imprévisible « for comfort » …

    Dernier exemple en date (merci james à nouveau), le gaillard propose le « suicide pact » de rien de moins que l’abolition du collège électoral et donc potentiellement, sauf conversion massive des minorités au républicanisme (le côté « après moi le déluge » d’un certain Hussein), de l’avenir électoral de son propre parti ?

    Voir:

    Trump told congressional leaders he wants to end the electoral college (…) Give McConnell credit too for thinking fast and offering a nonpartisan reason for opposing a popular-vote system instead of the real reason, which of course is, er, that the GOP might never win another presidential election once it’s in place. We’re one for seven since 1992 and that’s not likely to improve as the country changes demographically absent some serious partisan realignment among minorities or higher turnout among working-class whites (which Republicans will be focused on in 2020 and beyond). Who knows, though? Trump might like the idea of being the last Republican president. Pelosi and Schumer should work on him. (…) The GOP suicide-pact watch is on!

    http://hotair.com/archives/2017/01/27/wsj-trump-told-congressional-leaders-he-wants-to-end-the-electoral-college/

  • 16
    James:

    Annika, en fait l’eXc fonctionne différemment de Dreuz où Patrick Grumberg veille constamment et en fait une machine pro-Trump. Ici, nous restons d’accord sur l’essentiel mais en ayant des sensibilités différentes. En outre, il n’y a pas vraiment de modérateur.

    Dreuz a l’ambition d’afficher une veille d’information via les dépêches d’info, pas l’eXc qui ne publie pas forcément tous les jours. Même à l’époque de Bush, le présent site ne publiait pas quotidiennement les diverses mesures, sur le plan intérieur, de W. Le blog privilégie les articles, en particulier des articles publiés sur d’autres blogs ou journaux et qui souvent ne sont pas en libre accès.

    Mais JC fait cela très bien. Il synthétise et agrège au fil des posts ce qu’il y a savoir sur l’actualité tant internationale que nationale. Sil est un peu un sniper qui va à l’essentiel et arrive à donner un ton désinvolte à des posts plus ou moins courts et en restant très efficace. Il arrive à parfaitement résumer des situations avec un ton ironique. Letel publie surtout d’excellentes recensions d’ouvrages spécialisés dans l’histoire, la philosophie ou l’économie. Moi, je m’attarde sur les longues analyses et lorsque j’écris c’est pour en faire deux ou trois parties. Je trouve le résumé insatisfaisant.

    Et il y a d’autres contributeurs qui ne sont plus là depuis quelques années et qui n’alimentent plus le site. Chacun est donc libre de publier ce qui lui semble important. Et puis, il y a autre chose : nous publions tous de façon anonyme contrairement à Dreuz.

  • 15
    jc durbant:

    Oui, heureusement qu’il y a Drzz où on ira vous lire mais on espère qu’on en aura aussi quelques retombées ici …

    Sinon, c’est vrai que comme au début de sa candidature, tout le monde rigole ou fait semblant de s’inquiéter ou de s’indigner mais, mesure du degré d’intoxication qu’on a tous subi, personne ne semble voir l’incroyable regression qu’ont en fait été les années Hussein …

    Quant à l’Iran, oui, comment ne pas compatir, alors que tous nos hommes d’affaires se frottaient déjà les mains de leur futurs juteux contrats ?

    « Zut alors, on ne pourra plus visiter les boutiques de haute-couture iraniennes, gouter a ses bons vins, se recueillir dans ses cathédrales – ou fréquenter ses plages naturistes. Quelle grande perte, n’est-ce pas » …

  • 14
    Annika:

    JC. J’ai en effet observé sur ce blog (et ailleurs en français) l’absence totale d’information sur la nature et le nombre fulgurant de political redirection que Trump a initié en qq jours. Ses engagements étant non seulement « conservateur » il met en place ses promesses de campagne à la vitesse d’une tornade.
    Drzz va publier régulièrement des articles d’information sur les décisions présidentielles prises durant les premiers 100 jours de la Présidence Trump – ceci afin de contrer le blackout volontaire des medias français. On m’a d’ailleurs demandé d’y participer. I think I will. And thank you for your contribution on this blog.
    On apprend aujourd’hui que l’Iran va interdire les visas d’entrée pour américains ; en réciprocité du moratorium (temporaire et) anti-islamiste de Trump. Zut alors, on ne pourra plus visiter les boutiques de haute-couture iraniennes, gouter a ses bons vins, se recueillir dans ses cathédrales – ou fréquenter ses plages naturistes. Quelle grande perte, n’est-ce pas.

  • 13
    jc durbant:

    Merci, Annika (et j’en profite pour regretter tout haut qu’on vous entende pas plus souvent pour remettre, face à la désinformation massive qu’on subit de ce côté-ci de la grande mare, un peu les choses en perspective) …

    Très intéressant effectivement, cette carte électorale par comté où on voit encore mieux l’hyperconcentration démocrate.

    Ma soeur qui est fonctionnaire à DC me rappelait aussi qu’on leur donne leur journée théoriquement pour limiter la congestion de la ville mais avec mon mauvais esprit, moi, j’y ai vu une facilité de plus pour les motivés pour aller grossir les foules des inaugurations démocrates.

    D’ailleurs, moi ce que je cherche, au-delà de l’inepte et stérile débat touche-pipi medias/Trump sur la taille de la foule des inaugurations Hussein/Trump (Hussein en avait évidemment plus du fait des facteurs sus-cités: ville démocrate et à près de 60% non-blanche sans compter la région et bien sûr l’effet de nouveauté: premier président de couleur – en cumulé dans les médias, les possibilités techniques ayant évolué, c’est peut-être différent), c’est un tableau comparatif des foules des récentes inaugurations démocrates comme républicaines …

  • 12
    Annika:

    Bonjour JC. Oui, il est bon son article. Bien sûr les photos de l’investiture peuvent être subjectives, en effet, à quelle heure fut prise celle de l’investiture de Trump ? Il est néanmoins certain que dans une ville à majorité noire, l’élection du premier président noir ne peut qu attirer les foules.
    Quant à la carte de l’élection 2016, ma préférée reste celle par contés car on peut bien discerner d’où viennent les votes démocrates – les grandes villes, les villes universitaires, réserves indiennes, principalement. http://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=TsZRU8cx&id=6C66DDFC5C2407C1CCAA0BBD5D2B8177FED24ED7&q=2016+election+by+county&simid=608051131444888269&selectedIndex=0&PC=SMSM&ajaxhist=0

  • 11
    jc durbant:

    Oui, merci, je vais la changer, mais je crois pas que ça change grand chose.

    En fait, je l’ai reprise du remarquable travail de cette correspondante de France 2 à Washington et je suppose qu’elle voulait juste illustrer la longue tradition démocrate de toute cette région autour de la capitale …

  • 10
    Annika:

    Ceci dit, heureusement que vous êtes là JC. Good to see someone here lives in Realville. Plutôt que perdu dans les nuages du déni.

  • 9
    Annika:

    Hello JC. C’est la carte U.S. de l’élection en 2012, et non pas celle de 2016.
    Just saying… In case you didn’t know !

  • 8
    jc durbant:

    REVENGE OF THE REDNECKS

    After the election, in liberal, urban America, one often heard Trump’s win described as the revenge of the yahoos in flyover country, fueled by their angry “isms” and “ias”: racism, anti-Semitism, nativism, homophobia, Islamophobia, and so on. Many liberals consoled themselves that Trump’s victory was the last hurrah of bigoted, Republican white America, soon to be swept away by vast forces beyond its control, such as global migration and the cultural transformation of America into something far from the Founders’ vision.

    As insurance, though, furious progressives also renewed calls to abolish the Electoral College, advocating for a constitutional amendment that would turn presidential elections into national plebiscites. Direct presidential voting would shift power to heavily urbanized areas—why waste time trying to reach more dispersed voters in less populated rural states?—and thus institutionalize the greater economic and cultural clout of the metropolitan blue-chip universities, the big banks, Wall Street, Silicon Valley, New York–Washington media, and Hollywood, Democrat-voting all.

    Barack Obama’s two electoral victories deluded the Democrats into thinking that it was politically wise to jettison their old blue-collar appeal to the working classes, mostly living outside the cities these days, in favor of an identity politics of a new multicultural, urban America. Yet Trump’s success represented more than simply a triumph of rural whites over multiracial urbanites. More ominously for liberals, it also suggested that a growing minority of blacks and Hispanics might be sympathetic with a “country” mind-set that rejects urban progressive elitism. For some minorities, sincerity and directness might be preferable to sloganeering by wealthy white urban progressives, who often seem more worried about assuaging their own guilt than about genuinely understanding people of different colors.

    Trump’s election underscored two other liberal miscalculations. First, Obama’s progressive agenda and cultural elitism prevailed not because of their ideological merits, as liberals believed, but because of his great appeal to urban minorities in 2008 and 2012, who voted in solidarity for the youthful first African-American president in numbers never seen before. That fealty wasn’t automatically transferable to liberal white candidates, including the multimillionaire 69-year-old Hillary Clinton. Obama had previously lost most of America’s red counties, but not by enough to keep him from winning two presidential elections, with sizable urban populations in Wisconsin, Michigan, Ohio, and Pennsylvania turning out to vote for the most left-wing presidential candidate since George McGovern.

    Second, rural America hadn’t fully raised its electoral head in anger in 2008 and 2012 because it didn’t see the Republican antidotes to Obama’s progressive internationalism as much better than the original malady. Socially moderate establishmentarians like the open-borders-supporting John McCain or wealthy businessman Mitt Romney didn’t resonate with the spirit of rural America—at least not enough to persuade millions to come to the polls instead of sitting the elections out. Trump connected with these rural voters with far greater success than liberals anticipated. Urban minorities failed in 2016 to vote en bloc, in their Obama-level numbers; and rural Americans, enthused by Trump, increased their turnout, so that even a shrinking American countryside still had enough clout to win.

    What is insufficiently understood is why a hurting rural America favored the urban, superrich Trump in 2016 and, more generally, tends to vote more conservative than liberal. Ostensibly, the answer is clear: an embittered red-state America has found itself left behind by elite-driven globalization, battered by unfettered trade and high-tech dislocations in the economy. In some of the most despairing counties, rural life has become a mirror image of the inner city, ravaged by drug use, criminality, and hopelessness.

    Yet if muscular work has seen a decline in its relative monetary worth, it has not necessarily lost its importance. After all, the elite in Washington and Menlo Park appreciate the fresh grapes and arugula that they purchase at Whole Foods. Someone mined the granite used in their expensive kitchen counters and cut the timber for their hardwood floors. The fuel in their hybrid cars continues to come from refined oil. The city remains as dependent on this elemental stuff—typically produced outside the suburbs and cities—as it always was. The two Palo Altoans at Starbucks might have forgotten that their overpriced homes included two-by-fours, circuit breakers, and four-inch sewer pipes, but somebody somewhere made those things and brought them into their world.

    In the twenty-first century, though, the exploitation of natural resources and the manufacturing of products are more easily outsourced than are the arts of finance, insurance, investments, higher education, entertainment, popular culture, and high technology, immaterial sectors typically pursued within metropolitan contexts and supercharged by the demands of increasingly affluent global consumers. A vast government sector, mostly urban, is likewise largely impervious to the leveling effects of a globalized economy, even as its exorbitant cost and extended regulatory reach make the outsourcing of material production more likely. Asian steel may have devastated Youngstown, but Chinese dumping had no immediate effect on the flourishing government enclaves in Washington, Maryland, and Virginia, filled with well-paid knowledge workers. Globalization, big government, and metastasizing regulations have enriched the American coasts, in other words, while damaging much of the nation’s interior.

    Few major political leaders before Trump seemed to care. He hammered home the point that elites rarely experienced the negative consequences of their own ideologies. New York Times columnists celebrating a “flat” world have yet to find themselves flattened by Chinese writers willing to write for a fraction of their per-word rate. Tenured Harvard professors hymning praise to global progressive culture don’t suddenly discover their positions drawn and quartered into four part-time lecturer positions. And senators and bureaucrats in Washington face no risk of having their roles usurped by low-wage Vietnamese politicians. Trump quickly discovered that millions of Americans were irate that the costs and benefits of our new economic reality were so unevenly distributed.

    As the nation became more urban and its wealth soared, the old Democratic commitment from the Roosevelt era to much of rural America—construction of water projects, rail, highways, land banks, and universities; deference to traditional values; and Grapes of Wrath–like empathy—has largely been forgotten. A confident, upbeat urban America promoted its ever more radical culture without worrying much about its effects on a mostly distant and silent small-town other. In 2008, gay marriage and women in combat were opposed, at least rhetorically, by both Barack Obama and Hillary Clinton in their respective presidential campaigns. By 2016, mere skepticism on these issues was viewed by urban elites as reactionary ignorance. In other words, it was bad enough that rural America was getting left behind economically; adding insult to injury, elite America (which is Democrat America) openly caricatured rural citizens’ traditional views and tried to force its own values on them. Lena Dunham’s loud sexual politics and Beyoncé’s uncritical evocation of the Black Panthers resonated in blue cities and on the coasts, not in the heartland. Only in today’s bifurcated America could billion-dollar sports conglomerates fail to sense that second-string San Francisco 49ers quarterback Colin Kaepernick’s protests of the national anthem would turn off a sizable percentage of the National Football League’s viewing audience, which is disproportionately conservative and middle American. These cultural themes, too, Trump addressed forcefully.

    In classical literature, patriotism and civic militarism were always closely linked with farming and country life. In the twenty-first century, this is still true. The incubator of the U.S. officer corps is red-state America. “Make America Great Again” reverberated in the pro-military countryside because it emphasized an exceptionalism at odds with the Left’s embrace of global values. Residents in Indiana and Wisconsin were unimpressed with the Democrats’ growing embrace of European-style “soft power,” socialism, and statism—all the more so in an age of European constitutional, financial, and immigration sclerosis. Trump’s slogan unabashedly expressed American individualism; Clinton’s “Stronger Together” gave off a whiff of European socialist solidarity.

    Trump, the billionaire Manhattanite wheeler-dealer, made an unlikely agrarian, true; but he came across during his presidential run as a clear advocate of old-style material jobs, praising vocational training and clearly enjoying his encounters with middle-American homemakers, welders, and carpenters. Trump talked more on the campaign about those who built his hotels than those who financed them. He could point to the fact that he made stuff, unlike Clinton, who got rich without any obvious profession other than leveraging her office.

    Give the thrice-married, orange-tanned, and dyed-haired Trump credit for his political savvy in promising to restore to the dispossessed of the Rust Belt their old jobs and to give back to farmers their diverted irrigation water, and for assuring small towns that arriving new Americans henceforth would be legal—and that, over time, they would become similar to their hosts in language, custom, and behavior.

    Ironically, part of Trump’s attraction for red-state America was his posture as a coastal-elite insider—but now enlisted on the side of the rustics. A guy who had built hotels all over the world, and understood how much money was made and lost through foreign investment, offered to put such expertise in the service of the heartland—against the supposed currency devaluers, trade cheats, and freeloaders of Europe, China, and Japan.

    Trump’s appeal to the interior had partly to do with his politically incorrect forthrightness. Each time Trump supposedly blundered in attacking a sacred cow—sloppily deprecating national hero John McCain’s wartime captivity or nastily attacking Fox superstar Megyn Kelly for her supposed unfairness—the coastal media wrote him off as a vulgar loser. Not Trump’s base. Seventy-five percent of his supporters polled that his crude pronouncements didn’t bother them. As one grape farmer told me after the Access Hollywood hot-mike recordings of Trump making sexually vulgar remarks had come to light, “Who cares? I’d take Trump on his worst day better than Hillary on her best.” Apparently red-state America was so sick of empty word-mongering that it appreciated Trump’s candor, even when it was sometimes inaccurate, crude, or cruel. Outside California and New York City and other elite blue areas, for example, foreigners who sneak into the country and reside here illegally are still “illegal aliens,” not “undocumented migrants,” a blue-state term that masks the truth of their actions. Trump’s Queens accent and frequent use of superlatives—“tremendous,” “fantastic,” “awesome”—weren’t viewed by red-state America as a sign of an impoverished vocabulary but proof that a few blunt words can capture reality.

    To the rural mind, verbal gymnastics reveal dishonest politicians, biased journalists, and conniving bureaucrats, who must hide what they really do and who they really are. Think of the arrogant condescension of Jonathan Gruber, one of the architects of the disastrous Obamacare law, who admitted that the bill was written deliberately in a “tortured way” to mislead the “stupid” American voter. To paraphrase Cicero on his preference for the direct Plato over the obscure Pythagoreans, rural Americans would have preferred to be wrong with the blunt-talking Trump than to be right with the mush-mouthed Hillary Clinton. One reason that Trump may have outperformed both McCain and Romney with minority voters was that they appreciated how much the way he spoke rankled condescending white urban liberals.

    Poorer, less cosmopolitan, rural people can also experience a sense of inferiority when they venture into the city, unlike smug urbanites visiting red-state America. The rural folk expect to be seen as deplorables, irredeemables, and clingers by city folk. My countryside neighbors do not wish to hear anything about Stanford University, where I work—except if by chance I note that Stanford people tend to be condescending and pompous, confirming my neighbors’ suspicions about city dwellers. And just as the urban poor have always had their tribunes, so, too, have rural residents flocked to an Andrew Jackson or a William Jennings Bryan, politicians who enjoyed getting back at the urban classes for perceived slights. The more Trump drew the hatred of PBS, NPR, ABC, NBC, CBS, the elite press, the universities, the foundations, and Hollywood, the more he triumphed in red-state America.

    Indeed, one irony of the 2016 election is that identity politics became a lethal boomerang for progressives. After years of seeing America reduced to a binary universe, with culpable white Christian males encircled by ascendant noble minorities, gays, feminists, and atheists—usually led by courageous white-male progressive crusaders—red-state America decided that two could play the identity-politics game. In 2016, rural folk did silently in the voting booth what urban America had done to them so publicly in countless sitcoms, movies, and political campaigns.

    In sum, Donald Trump captured the twenty-first-century malaise of a rural America left behind by globalized coastal elites and largely ignored by the establishments of both political parties. Central to Trump’s electoral success, too, were age-old rural habits and values that tend to make the interior broadly conservative. That a New York billionaire almost alone grasped how red-state America truly thought, talked, and acted, and adjusted his message and style accordingly, will remain one of the astonishing ironies of American political history.

    Victor Davis Hanson

  • 7
    jc durbant:

    Voir aussi à nouveau Zemmour:

    C’est l’insulte à la mode, l’insulte tendance, l’insulte qui vous classe dans les dîners parisiens. Avant, on disait fasciste ou pétainiste, on évoquait Hitler, Mussolini, Franco. (…) Enfin, Poutine et Orban connurent il y a peu leur moment de consécration: incarner le mal absolu aux yeux des pensants du boulevard Saint-Germain. Désormais, c’est Trump. Gare à la trumpisation de la vie politique nous prévient François Hollande. Le Brexit gagne en Angleterre ? C’est Trump. Marine Le Pen est donnée au second tour de la présidentielle dans tous les sondages ? Encore Trump. Sarkozy évoque nos ancêtres les Gaulois ? Encore et toujours Trump. Trump veut dire à la fois populiste, raciste, nationaliste, misogyne, islamophobe, ringard, vulgaire, stupide, beauf, plouc. La droite extrême et l’extrême droite, la droite dure. Les contempteurs du Donald font ce qu’ils reprochent à Trump : ils s’attachent à l’image, à la forme, à la superficie des choses. Ils ne regardent que le style de Trump, pas son programme. Eh oui, n’en déplaise à beaucoup, Trump a un programme électoral. On y retrouve le fameux mur qu’il veut édifier pour arrêter l’immigration mexicaine. Mais pas seulement. Trump prévoit également de lancer de grands travaux d’infrastructures qui sont, comme on sait, très vétustes en Amérique. Il ne faut pas oublier que dans une première vie Trump fut promoteur immobilier. Et puis, Trump n’aime pas beaucoup Wall Street qu’il propose de taxer lourdement. Le candidat républicain augmenterait aussi l’impôt des plus riches. On comprend que l’establishment de son parti le renie. Trump est un partisan du protectionnisme commercial pour relocaliser les usines américaines parties au Mexique ou en Asie. Trump rétablirait enfin la séparation entre banques d’investissement et banques de dépot qu’avait établie le président Roosevelt en 1932 et qu’avait abolie Bill Clinton dans les années 90. Et tout ça, n’est pas un hasard. Le programme de Trump ressemble comme un frère – ou plutôt un petit-fils – à celui de Roosevelt et son fameux new deal. C’est un programme de gauche, mais la gauche des années 30. Une gauche qui refusait l’immigration pour défendre les emplois des ouvriers américains. Une gauche patriotique et républicaine, dirait-on en France. Hillary Clinton incarne aussi la gauche, mais la gauche des minorités raciales et sexuelles, des féministes, du libéralisme, du cosmopolitisme, de l’individualisme. La gauche qui a fini par faire amie-amie avec Wall Street. La gauche du libéralisme, de l’individualisme. La gauche du libre-échange et des interventions militaires au nom des droits de l’homme. La gauche des années 60. l’affrontement entre Trump et Clinton n’est donc pas un combat entre le menteur et la voleuse, entre la droite et la gauche, ni même entre la droite populiste et la droite libérale, mais bien entre deux gauches : la gauche des années 30 contre la gauche des années 60. Une Amérique qui veut rester américaine contre une Amérique qui veut devenir un pays monde. Entre deux pays, deux peuples. Une Amérique périphérique et vaincue de la mondialisation contre une Amérique des vainqueurs vivant dans les grandes métropoles. Deux Amériques comme il y a deux Angleterre et comme il y a deux France.


    Eric Zemmour

    Pourquoi tant de haine? Pourquoi tant de mépris, de dérision? Pourquoi tant de sarcasmes, d’invectives, d’insultes? Pourquoi cette hostilité unanime des élites, économiques, politiques, intellectuelles, artistiques, médiatiques? Pourquoi Donald Trump a-t-il subi un tel ostracisme, jusqu’au sein de son propre parti? Ce n’était pas l’objet premier de son livre, mais André Bercoff y répond quand même à la fin: «Le multimilliardaire se range résolument du côté des déclassés et des laissés-pour-compte, de ceux qu’on appelle en douce France les beaufs, les ploucs, les Dupont-Lajoie. En clair, les réactionnaires. Là est la trahison de Trump que le camp d’en face ne lui pardonne pas.» (…) Trump, c’est la version instinctive et vulgaire de la critique universitaire sophistiquée faite par Samuel Huntington de la déconstruction américaine préparée dans les campus américains des années 1960, et mise en oeuvre dans les années 1990. Trump, c’est le paradoxal retour à la synthèse du New Deal des années 1930 détruit par les héritiers « de gauche » libéraux et libertaires et l’alliance de Wall Street et des néo-conservateurs. (…) Le meurtre par la gauche de sa base sociologique – ce qu’elle appelait naguère avec emphase « le peuple » ! – a fini par créer son anticorps. Le programme de Trump, c’est celui de Roosevelt en 1932 : protectionnisme, grands travaux d’infrastructure, immigration zéro (Roosevelt n’a pas remis en cause les quotas très stricts mis en place dans les années 1920 et qui ne seront supprimés que dans les années 1960 !), hausse des impôts pour les plus riches, véritable système de sécurité sociale et la mise sous tutelle de Wall Street et des financiers. L’ennemi de Trump est vraiment la finance. En politique étrangère, et au-delà des provocations et des invectives de campagne électorale, Trump achèverait la révolution engagée par Obama : L’Amérique abandonnerait les théâtres subalternes pour se concentrer sur la seule défense du marché principal des grandes entreprises américaines : l’Asie; et affronter le seul rival dangereux : la Chine, à l’instar encore de Roosevelt, privilégiant la guerre contre l’Allemagne nazie afin de « libérer » le principal marché américain : l’Europe. Quitte à sous-traiter à la Russie le Proche-Orient, voire l’Afrique à la France. Trump, où le petit-fils caché de Roosevelt. La preuve par l’absurde de la trahison de la gauche. On comprend mieux soudain la haine que suscite Trump au sein des élites américaines et européennes. Alors, mieux vaut continuer à se moquer de sa chevelure ridicule et de ses blagues de garçon de coiffeur.

    Eric Zemmour

  • 6
    jc durbant:

    COTE DE POPULARITE: OBAMA ECRASE MEME FORD ET CARTER !

    http://www.cnsnews.com/news/article/terence-p-jeffrey/479-obama-had-lower-average-approval-rating-nixon-or-bush (merci james)

  • 5
    jc durbant:

    Un dernier petit coup pour le djihad ! (merci james)

  • 4
    jc durbant:

    Sur la comparaison totalement faussée des foules d’investiture, excellent remise en perspective du site des correspondants de France 2 à Washington mais surtout ne la cherchez pas dans les salles de rédaction hexagonales:

    La photo comparant la foule présente à l’investiture de Donald J. Trump vendredi dernier et celle de Barack Obama en 2009 a fait le tour des réseaux sociaux ce week-end. Des chaines de télévision et des journaux influents se sont également laissé emporter par cette vague. Donald Trump est le président le moins populaire depuis Jimmy Carter, il y a 40 ans. Selon un sondage du Washington Post et de ABC News, le nouveau président aurait moins de 40% d’opinions favorables. Certes, il est impopulaire. Certes, son investiture a regroupé moins de personnes que ce à quoi l’on s’attendait. Est-ce une raison pour comparer son investiture à celle de l’ancien président démocrate, Barack Obama? Tout cela serait une affaire de démographie. Depuis bien longtemps, le District de Columbia ainsi que les états autour, tels que la Virginie, le Maryland, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord, le Delaware, etc. sont des états démocrates. Lorsqu’un président démocrate est élu, il est plus facile pour ces personnes de rejoindre Washington, puisqu’ils se trouvent relativement près de la capitale, contrairement à certaines personnes vivant dans des états républicains, plus éloignés. Donald J. Trump a misé sa campagne présidentielle sur l’économie et l’immigration, cherchant le vote de la classe moyenne et des minorités. Cette population gagne entre 46 000 et 86 000 euros par an. Après avoir payé les dettes, les impôts, le loyer, les courses et autres dépenses de la vie quotidienne, il ne reste plus rien. (…) Cette population se bat pour vivre normalement, et pour avoir un salaire décent. Selon le ministère du travail et de l’emploi, 5% de la population, soit 18 millions d’américains, auraient entre deux et trois emplois pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Ils ne sont pas tous républicains, mais pour les ceux qui souhaitent s’offrir un weekend dans la capitale pour assister à l’investiture d’un président républicain, cela coûte cher et parait hors de portée. (…) Contrairement, un président démocrate a déjà un bon nombre de ses électeurs vivant dans les états autour de Waghington DC et qui peuvent venir dans la capitale plus facilement. Donald J. Trump n’arrive pas au pouvoir avec une popularité à son plus haut, mais cela est-il la raison d’une foule moins nombreuse lors de son investiture? Lorsque George W. Bush est devenu le 43e président des États-Unis en 2001, seulement 300 000 personnes se sont montrées pour son investiture et son taux de popularité était de 62% selon le site internet de la Maison-Blanche. En janvier 2005, entre 100 000 et 400 000 personnes ont assisté à son investiture. Au final, ce n’est pas la première fois qu’une investiture républicaine attire moins de monde qu’une investiture démocrate. George W. Bush était plus populaire que Trump lors de ses investitures, mais plus de monde a assisté à celle de Donald J. Trump. (…) Selon le comité d’investiture, 700 000 personnes se seraient regroupées sur le Mall, la sécurité intérieure quant-à elle, estime qu’entre 800 000 et 900 000 personnes auraient été présentes ce jour là. Comparer une investiture d’un president démocrate et celle d’un républicain n’est pas représentatif de la popularité du president élu. Cependant, Obama était tout de même plus populaire que Trump lors de son investiture avec 78% de popularité et presque 2 millions de personnes à son investiture en 2009.

    Clémentine Boyer Duroselle

  • 3
    jc durbant:

    Vous avez dit coupés de la réalité ?

    We are the only country in the advanced world that makes it harder to vote rather than easier. And that dates back—there’s an ugly history to that. That we should not be shy about talking about … I’m talking about voting rights. The reason we are the only country among advanced democracies that makes it harder to vote is that it traces directly back to Jim Crow and the legacy of slavery. And it became sort of acceptable to restrict the franchise,” he continued. “And that’s not who we are. That shouldn’t be who we are. That’s not when America works best. So I hope that people pay a lot of attention to making sure that everybody has a chance to vote. Make it easier, not harder. This whole notion of voting fraud—this is something that is constantly has been disproved. This is fake news. The notion that there are a whole bunch of people out there who are going out there and not eligible to vote and want to vote. We have the opposite problem. We have a whole bunch of people who are eligible to vote who don’t vote. And so the idea we put in place the idea of a whole bunch of barriers to people voting doesn’t make sense.

    Barack Hussein Obama

    President Obama says the effort to ensure ballot integrity “traces directly back to Jim Crow and the legacy of slavery.” This is idiotic. When Democrats imposed Jim Crow laws across the South in the wake of Reconstruction, they relied on poll taxes and ridiculously difficult or ambiguous tests — administered only, apparently, to African Americans who hadn’t finished a certain grade level — to maintain Democratic Party control. Voter ID had nothing to do with it. But no one ever said that Barack Obama knows anything about history.

    John Hinderaker

    We already ask that people prove who they are in order to rent a car, buy a mortgage, or travel abroad — and I believe we should go further by taking the same approach to protect voting rights. In many other transactions, ID is an essential requirement — voting for a democratically elected government, your MP, or your councillor is one of the most important transactions someone can make and it is right that in turn their identity and the security of their vote should be protected.

    Chris Skidmore (Britain’s minister for the Constitution)

    At his final press conference, Obama promised that he would continue to fight voter-ID laws and other measures designed to improve voting integrity. The U.S. is “the only country among advanced democracies that makes it harder to vote,” he claimed. “It traces directly back to Jim Crow and the legacy of slavery, and it became sort of acceptable to restrict the franchise. . . . This whole notion of election-voting fraud, this is something that has constantly been disproved. This is fake news.” The argument over whether or not there is voter fraud will rage on, in part because the Obama administration has spent eight years blocking states from gaining access to federal lists of non-citizen and other possibly illegal voters. Even so, there is abundant evidence that voter fraud is easy to commit. The Heritage Foundation’s website contains hundreds of recent examples of people convicted of stealing votes. But Obama’s first statement, that the U.S. is unique in trying to enforce ballot integrity, is demonstrably false. All industrialized democracies — and most that are not — require voters to prove their identity before voting. Britain was a holdout, but last month it announced that persistent examples of voter fraud will require officials to see passports or other documentation from voters in areas prone to corruption. In 2012, I attended a conference in Washington, D.C., of election officials from more than 60 countries; they convened there to observe the U.S. presidential election. Most were astonished that so many U.S. states don’t require voter ID. Lawyers with whom I spoke are also astonished to see Obama link voter ID with the Jim Crow era. (…) Which is precisely why it’s so disappointing to see Barack Obama use it to raise baseless fears that voter ID is a racist form of voter suppression. Even as he leaves office, the president who promised to unify us is continuing his level best to polarize and divide us.

    John Fund

  • 2
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Sans malveillance envers quiconque, avec charité pour tous, avec fermeté dans la justice, pour autant que Dieu nous accorde de voir ce qui est juste, efforçons-nous d’achever l’ouvrage dans lequel nous sommes engagés, de panser les plaies de la nation.

    Abraham Lincoln (second discours d’investiture, 1864)

    La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même — l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant.

    Franklin D. Roosevelt

    Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous; demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.

    John F. Kennedy (1961)

    Dans cette crise actuelle, l’État n’est pas la solution à notre problème ; l’État est le problème. De temps en temps nous avons été tentés de croire que la société est devenue trop complexe pour être contrôlée par la discipline de chacun, que le gouvernement par une élite était supérieur au gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Et bien, si personne parmi nous n’est capable de se gouverner lui-même, alors qui parmi nous a la capacité d’en gouverner un autre ?

    Ronald Reagan

    Nous sommes toujours une nation jeune, mais, dans les mots de la Sainte Ecriture : le temps est venu de mettre de côté les choses de l’enfance.

    Barack Hussein Obama (janvier 2009)

    Aujourd’hui non seulement nous transférons le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre, mais nous transférons le pouvoir de la capitale Washington et le donnons à nouveau à vous, le peuple Américain. (…) Le temps des paroles creuses est fini. Maintenant, c’est l’heure de l’action. (…) Une nouvelle fierté nationale va animer nos âmes, élever nos regards et guérir nos divisions. Il est temps de se remémorer ce vieux dicton que nos soldats n’oublieront jamais: que l’on soit noir, métis ou blanc, le même sang patriote court dans nos veines, nous jouissons tous des mêmes libertés et nous saluons tous le même grand drapeau américain. Et qu’un enfant soit né dans la banlieue de Detroit ou dans les plaines balayées par les vents du Nebraska, ils regardent tous le même ciel la nuit, leur coeur est plein des mêmes rêves et ils sont habités du même souffle de vie du Créateur tout-puissant. Ainsi, à tous les Américains, dans chaque ville, qu’elle soit proche ou lointaine, petite ou grande, d’une montagne à l’autre, d’un océan à l’autre, entendez ces mots: vous ne serez plus jamais ignorés. (…) Ensemble nous allons rendre à l’Amérique sa force. Nous allons rendre à l’Amérique sa prospérité. Nous allons rendre à l’Amérique sa fierté. Nous allons rendre à l’Amérique sa sécurité. Et oui, ensemble, nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur.

    Donald J. Trump

    Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix, le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’antagonisme de classe, l’esprit de clan, les profiteurs de guerre. Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des Etats-Unis comme un simple appendice de leurs affaires privées. Nous savons aujourd’hui qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé.

    Franklin Roosevelt (1936)

    L’establishment de Washington et les corporations financières qui l’ont financé existent pour une seule raison : se protéger et s’enrichir eux-mêmes. Cet establishment politique défaillant et corrompu est responsable des désastreux accords commerciaux. Il a détruit nos usines et nos emplois, qui ont fui vers la Chine, le Mexique et d’autres pays .. C’est une structure de pouvoir globale dont les décisions économiques ont pillé la classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse et mis cet argent dans les poches de grandes corporations et d’entités politiques.

    Donald Trump

    Are you scratching your head and wondering, Since when did liberals and the Left embrace a sunny, light-filled vision of the United States? If so, you’re not misremembering things. These are the same liberal elites who have been telling us for decades that America is shot through with an ever-expanding array of hatreds and injustice that disenfranchise large portions of the population and force them to live in fear. (…) These thoroughly representative members — and products — of the cultural elite are the same people who have given us “safe spaces” and “allyship” on college campuses, under the preposterous notion that any American college student who is not white, male, and heterosexual is “unsafe.” The Left has developed a typology of American students as victims, their allies, and their presumed oppressors. (…) The press, the campus-rape bureaucracy, and an army of federal regulators proclaim that terrified college co-eds are living through a rape tsunami, which can be eradicated only by campus kangaroo courts. So rapidly does American oppression metastasize into new forms, in the eyes of the Left, that the Left is constantly forced to coin a new vocabulary for it: microaggression, intersectionality, institutional racism, white privilege, cis privilege, implicit bias, etc. The media’s contempt for Trump’s use of the phrase “carnage” to describe the rising violence in the inner city is particularly ludicrous. The press has slavishly amplified the Black Lives Matter claim that we are living through an epidemic of racist police shootings of black men. A New York Times editorial from July 2016 was titled “When Will the Killing Stop?” That same month, President Barack Obama asserted that black mothers and fathers were right to fear that their child will be killed by a cop — remarkably, he made this claim during the memorial service for five Dallas police officers gunned down by a Black Lives Matter–inspired assassin. (…) So if Trump is so contemptibly misguided in his description of the rising street violence over the last two years as “carnage,” how does that criminal violence compare with the supposed epidemic of cop killings of black men? In 2015, the last year for which we have official national data, more than 6,000 black males, according to the FBI, were killed by criminals, themselves overwhelmingly black. That is 900 more black males killed in 2015 than in the year before, but the number of black victims was undoubtedly higher even than that, since an additional 2,000 homicide victims were reported to the FBI without a racial identity. Black males make up about half of the nation’s homicide victims, so they presumably make up a similar share of racially unclassified homicide victims. According to several uncontradicted non-governmental estimates, homicides continued rising throughout 2016, thanks to what I have called the “Ferguson effect”: officers backing off proactive policing in minority neighborhoods, under the relentless charge of racism, and the resulting increase in violent crime. The year 2016, therefore, probably also saw well over 6,000 black males murdered on the streets. By contrast, the nation’s police fatally shot 16 “unarmed” black males and 20 “unarmed” white males in 2016, according to the Washington Post’s database of police killings. I have put “unarmed” in quotes because the Post’s classification of “unarmed” victims rarely conveys the violence that the suspect directed at the shooting officer. But even when we take the “unarmed” classification at face value, those 16 fatal police shootings of unarmed black men represent no more than 0.2 percent of all black male lives lost to homicide in 2016. If police shootings of allegedly unarmed black males represent a national epidemic of bloodshed, then what should we call the gunning down of over 375 times that number of black men by criminals? “Carnage” seems like a pretty good descriptor. In Chicago alone in 2016, 24 children under the age of twelve, overwhelmingly black, were shot. Trump has regularly denounced inner-city violence; he promised in his inaugural that that violence “stops right here and stops right now.” He invoked the “child . . . born in the urban sprawl of Detroit” or in the “windswept plains of Nebraska” as both looking up “at the same night sky” and deserving of the same public safety. President Obama scoffed at Trump’s concern over rising urban violence even as he regularly accused the cops of lethally discriminating against blacks. For truth-telling when it comes to the actual dangers in American society, I’ll take the current president over the former one and the cultural milieu from which he emerged.

    Heather Mac Donald

    Avec le discours d’investiture, le nouveau président présente habituellement sa vision de l’Amérique et les objectifs de son mandat. Le discours le plus court de l’histoire, 135 mots, a été prononcé par George Washington, lors de son assemtnation pour son second mandat, le 4 mars 1793. Le plus long, avec 8495 mots, l’a été par William Henry Harrisson, le 4 mars 1841. Ce dernier a parlé pendant près de deux heures, sans manteau ni chapeau, en pleine tempête de neige. Il est mort peu de temps après, et on a longtemps cru que c’était parce qu’il avait pris froid ce jour-là. Les historiens modernes croient plutôt qu’il est mort après avoir bu l’eau contaminée par les égouts à la Maison-Blanche. Parmi les discours les plus marquants, celui d’Abraham Lincoln. En 1865, il a exhorté les Américains, déchirés par la guerre civile, à considérer l’avenir « sans malveillance envers quiconque, avec charité pour tous ». En 1933, Franklin Delano Roosevelt a dit aux Américains ébranlés par la Grande Dépression : « La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même. » Quant à John F. Kennedy, il a lancé à ses concitoyens en 1961 cette phrase devenue historique : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous; demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

    Radio-Canada

    Pourquoi tant de haine? Pourquoi tant de mépris, de dérision? Pourquoi tant de sarcasmes, d’invectives, d’insultes? Pourquoi cette hostilité unanime des élites, économiques, politiques, intellectuelles, artistiques, médiatiques? Pourquoi Donald Trump a-t-il subi un tel ostracisme, jusqu’au sein de son propre parti? Ce n’était pas l’objet premier de son livre, mais André Bercoff y répond quand même à la fin: «Le multimilliardaire se range résolument du côté des déclassés et des laissés-pour-compte, de ceux qu’on appelle en douce France les beaufs, les ploucs, les Dupont-Lajoie. En clair, les réactionnaires. Là est la trahison de Trump que le camp d’en face ne lui pardonne pas.» (…) Le programme de Trump, c’est celui de Roosevelt en 1932 : protectionnisme, grands travaux d’infrastructure, immigration zéro (Roosevelt n’a pas remis en cause les quotas très stricts mis en place dans les années 1920 et qui ne seront supprimés que dans les années 1960 !), hausse des impôts pour les plus riches, véritable Système de sécurité sociale et la mise sous tutelle de Wall Street et des financiers. L’ennemi de Trump est vraiment la finance. Trump achèverait la révolution engagée par Obama : L’Amérique abandonnerait les théâtres subalternes pour se concentrer sur la seule défense du marché principal des grandes entreprises américaines : l’Asie; et affronter le seul rival dangereux : la Chine, à l’instar encore de Roosevelt, privilégiant la guerre contre l’Allemagne nazie afin de « libérer » le principal marché américaine : l’Europe. Quitte à sous-traiter à la Russie le Proche-Orient, voire l’Afrique à la France.

    Eric Zemmour

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Sans malveillance envers quiconque, avec charité pour tous, avec fermeté dans la justice, pour autant que Dieu nous accorde de voir ce qui est juste, efforçons-nous d’achever l’ouvrage dans lequel nous sommes engagés, de panser les plaies de la nation.

    Abraham Lincoln (second discours d’investiture, 1864)

    La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même — l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant.

    Franklin D. Roosevelt

    Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous; demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.

    John F. Kennedy (1961)

    Dans cette crise actuelle, l’État n’est pas la solution à notre problème ; l’État est le problème. De temps en temps nous avons été tentés de croire que la société est devenue trop complexe pour être contrôlée par la discipline de chacun, que le gouvernement par une élite était supérieur au gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Et bien, si personne parmi nous n’est capable de se gouverner lui-même, alors qui parmi nous a la capacité d’en gouverner un autre ?

    Ronald Reagan

    Nous sommes toujours une nation jeune, mais, dans les mots de la Sainte Ecriture : le temps est venu de mettre de côté les choses de l’enfance.

    Barack Hussein Obama (janvier 2009)

    Aujourd’hui non seulement nous transférons le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre, mais nous transférons le pouvoir de la capitale Washington et le donnons à nouveau à vous, le peuple Américain. (…) Le temps des paroles creuses est fini. Maintenant, c’est l’heure de l’action. (…) Une nouvelle fierté nationale va animer nos âmes, élever nos regards et guérir nos divisions. Il est temps de se remémorer ce vieux dicton que nos soldats n’oublieront jamais: que l’on soit noir, métis ou blanc, le même sang patriote court dans nos veines, nous jouissons tous des mêmes libertés et nous saluons tous le même grand drapeau américain. Et qu’un enfant soit né dans la banlieue de Detroit ou dans les plaines balayées par les vents du Nebraska, ils regardent tous le même ciel la nuit, leur coeur est plein des mêmes rêves et ils sont habités du même souffle de vie du Créateur tout-puissant. Ainsi, à tous les Américains, dans chaque ville, qu’elle soit proche ou lointaine, petite ou grande, d’une montagne à l’autre, d’un océan à l’autre, entendez ces mots: vous ne serez plus jamais ignorés. (…) Ensemble nous allons rendre à l’Amérique sa force. Nous allons rendre à l’Amérique sa prospérité. Nous allons rendre à l’Amérique sa fierté. Nous allons rendre à l’Amérique sa sécurité. Et oui, ensemble, nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur.

    Donald J. Trump

    Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix, le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’antagonisme de classe, l’esprit de clan, les profiteurs de guerre. Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des Etats-Unis comme un simple appendice de leurs affaires privées. Nous savons aujourd’hui qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé.

    Franklin Roosevelt (1936)

    L’establishment de Washington et les corporations financières qui l’ont financé existent pour une seule raison : se protéger et s’enrichir eux-mêmes. Cet establishment politique défaillant et corrompu est responsable des désastreux accords commerciaux. Il a détruit nos usines et nos emplois, qui ont fui vers la Chine, le Mexique et d’autres pays .. C’est une structure de pouvoir globale dont les décisions économiques ont pillé la classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse et mis cet argent dans les poches de grandes corporations et d’entités politiques.

    Donald Trump

    Avec le discours d’investiture, le nouveau président présente habituellement sa vision de l’Amérique et les objectifs de son mandat. Le discours le plus court de l’histoire, 135 mots, a été prononcé par George Washington, lors de son assemtnation pour son second mandat, le 4 mars 1793. Le plus long, avec 8495 mots, l’a été par William Henry Harrisson, le 4 mars 1841. Ce dernier a parlé pendant près de deux heures, sans manteau ni chapeau, en pleine tempête de neige. Il est mort peu de temps après, et on a longtemps cru que c’était parce qu’il avait pris froid ce jour-là. Les historiens modernes croient plutôt qu’il est mort après avoir bu l’eau contaminée par les égouts à la Maison-Blanche. Parmi les discours les plus marquants, celui d’Abraham Lincoln. En 1865, il a exhorté les Américains, déchirés par la guerre civile, à considérer l’avenir « sans malveillance envers quiconque, avec charité pour tous ». En 1933, Franklin Delano Roosevelt a dit aux Américains ébranlés par la Grande Dépression : « La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même. » Quant à John F. Kennedy, il a lancé à ses concitoyens en 1961 cette phrase devenue historique : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous; demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

    Radio-Canada

    Pourquoi tant de haine? Pourquoi tant de mépris, de dérision? Pourquoi tant de sarcasmes, d’invectives, d’insultes? Pourquoi cette hostilité unanime des élites, économiques, politiques, intellectuelles, artistiques, médiatiques? Pourquoi Donald Trump a-t-il subi un tel ostracisme, jusqu’au sein de son propre parti? Ce n’était pas l’objet premier de son livre, mais André Bercoff y répond quand même à la fin: «Le multimilliardaire se range résolument du côté des déclassés et des laissés-pour-compte, de ceux qu’on appelle en douce France les beaufs, les ploucs, les Dupont-Lajoie. En clair, les réactionnaires. Là est la trahison de Trump que le camp d’en face ne lui pardonne pas.» (…) Le programme de Trump, c’est celui de Roosevelt en 1932 : protectionnisme, grands travaux d’infrastructure, immigration zéro (Roosevelt n’a pas remis en cause les quotas très stricts mis en place dans les années 1920 et qui ne seront supprimés que dans les années 1960 !), hausse des impôts pour les plus riches, véritable Système de sécurité sociale et la mise sous tutelle de Wall Street et des financiers. L’ennemi de Trump est vraiment la finance. Trump achèverait la révolution engagée par Obama : L’Amérique abandonnerait les théâtres subalternes pour se concentrer sur la seule défense du marché principal des grandes entreprises américaines : l’Asie; et affronter le seul rival dangereux : la Chine, à l’instar encore de Roosevelt, privilégiant la guerre contre l’Allemagne nazie afin de « libérer » le principal marché américaine : l’Europe. Quitte à sous-traiter à la Russie le Proche-Orient, voire l’Afrique à la France.

    Eric Zemmour
















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