eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Circoncision de Jésus: Cachez cette judaïté que je ne saurai voir ! (The continuation of the final solution by other means ?)

Posté le dimanche 1 janvier 2017 par jc durbant

Circumcision of christ (Giovanni Bellini's studio, Venice, 16th cent.)Epiphany I: Adoration of the Magi (Gottfried Helnwein, 1996)"Spoils of Jerusalem" (The Arch of Titus, Rome, c. 81 AD)https://i2.wp.com/static.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2013/10/23/1382539023487/William-Kate-and-Prince-G-009.jpg

calendrierlegaret2La continuation de la solution finale par d’autres moyens ?

En cette fête du Nouvel An …

Qui cette année coïncidait, comme Noël pour son début, à la fin de la fête juive de Hanouka …

Que le soi-disant « plus grand ami des Juifs » s’obstine comme à son habitude à réduire à une improbable lutte pour les droits civiques …

Et au lendemain de la pire résolution onusienne depuis l’infâme résolution – de 1975 – abrogée seize ans plus tard – sur le sionisme comme racisme …

Qui après leur islamisation par l’UNESCO illégalise les lieux saints juifs les plus sacrés, Mur du Temple de Jérusalem et Tombeau des patriarches d’Hébron compris …

Et appelle, nouvelle étoile jaune entre deux reportages à charge dans nos médias, à l’étiquetage d’infâmie pour les seuls produits israéliens  …

Avant la criminalisation qui se prépare, au-delà de risques réels mais aisément évitables et monarchie britannique exceptée, d’une pratique identitaire millénaire  …

Sur fond de tolérance complice, entre excision et castration chimique, pour les pires mutilations …

Qui se souvient …

Que pendant des siècles …

Entre Saint Prépuce, couteau ou pierre de circoncision vénérés comme des reliques …

Sujet d’une myriade d’oeuvres picturales …

Fête officielle catholique et inscription dans le calendrier …

Ou objet d’une procession annuelle dans la village italien de Calcata  jusqu’au vol du reliquaire en 1983 …

Et jusqu’à sa suppression et son remplacement par une énième  fête mariale par le pape Paul VI en 1974 …

Le 1er janvier était en fait comme le rappelle très justement Alain Legaret sur Facebook …

L’un des dernières fêtes chrétiennes à rappeler le plus explicitement du monde …

La judaïté du fondateur de notre ère chrétienne – pardon – commune ….

A savoir la fête de la Circoncision ?



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4 réponses à “Circoncision de Jésus: Cachez cette judaïté que je ne saurai voir ! (The continuation of the final solution by other means ?)”

  • 4
    jc durbant:

    QUEL TEMPLE ? (Pourquoi le monde et les Chrétiens ne veulent-ils pas voir ce qui va arriver à notre ville la plus sainte si on l’abandonne aux nazislamistes palestiniens ?)

    Cohen tente d’éviter d’emmener des groupes touristiques au mont du Temple. « S’ils insistent vraiment, j’y vais », a-t-il déclaré, mais les longues files d’attente pour la sécurité, les heures de visite très limitées, les règles de pudeur apparemment modifiées arbitrairement et le harcèlement occasionnel des gardes du Waqf en font une expérience désagréable…

    http://fr.timesofisrael.com/des-gardes-du-waqf-voulaient-expulser-un-guide-qui-avait-dit-mont-du-temple-sur-le-mont-du-temple/

  • 3
    jc durbant:

    Rappel pour mémoire:

    Le mouvement BDS ne cache pas son antisionisme. Mieux que ça, il le revendique. Omar Barghouti, co-fondateur du collectif de boycott anti-Israël, ne cesse de le répéter. Le fait qu’il soit diplômé de l’Université de Tel Aviv ne semble pas le gêner dans son entreprise de délégitimation d’Israël. Une preuve supplémentaire du prétendu apartheid fantasmé par BDS. Omar Barghouti veut la fin d’Israël en tant qu’Etat Juif. Pour cela, il préconise un Etat binational, ce qui aurait pour effet de légitimer le retour des descendants des réfugiés palestiniens de 1948. C’est d’ailleurs un point essentiel, mais rarement évoqué, de la charte du collectif. La suite, on la connaît. Faire augmenter la démographie arabe jusqu’à ce que les juifs soient en minorité et que le simple vote d’une loi permette de faire disparaître Israël légalement. M. Barghouti n’a rien inventé. Arafat avait cru bon d’imposer cette condition qu’il savait inacceptable (même pour le travailliste Ehoud Barak) et avait refusé de signer les accords de Camp David II en 2000 privant les Palestiniens de conditions inespérées et, à terme, d’un Etat. Dans une telle hypothèse, croire que les juifs continueraient à bénéficier des mêmes droits que le reste de la population est une chimère. Tous les jours en effet, les palestiniens de Gaza comme de Cisjordanie sont soumis à une violente propagande anti-juive et rien ne laisse présager la possibilité d’une cohabitation pacifique. L’antisémitisme virulent et constant des prêches et des discours officiels (mise en ligne du faux antisémite « Protocoles des Sages de Sion » sur un site affilié au Service gouvernemental palestinien de l’Information), les livres scolaires palestiniens – financés à coup de millions d’euros par l’Union Européenne – qui enseignent depuis des années à haïr les juifs, qui les affublent de tous les maux, les programmes télévisés pour la jeunesse, notamment sur Al-Aqsa TV, dans lesquels de jeunes enfants ânonnent que les juifs sont les descendants des singes et des porcs et qu’ils souhaiteraient mourir en martyrs en tuant le plus de juifs possible, tout cela illustre la volonté des dirigeants palestiniens, qu’ils soient islamistes ou à tendance nationaliste, de ne jamais accepter les juifs à leur côté. Les juifs devront alors fuir comme ils ont dû fuir les pays arabes après la création de l’Etat d’Israël non sans avoir auparavant été privés de leurs biens, de leurs commerces, de leur argent. 800.000 juifs chassés d’Irak, de Syrie, d’Egypte, du Yémen, d’Algérie, du Liban, du Maroc dont personne ne se soucie du retour ni de l’indemnisation. Les juifs devront fuir, mais pour aller où ? En Europe où l’on crie à nouveau « mort aux juifs » dans les rues ? En Russie où l’on prétend que la guerre en Ukraine est un complot juif ? En Afrique où l’islamisation à l’œuvre dans de nombreux pays laisse libre cours à une propagande antisémite ? Récemment, sur les quais de Seine, des partisans de BDS déclaraient que les juifs devaient quitter la Palestine pour retourner « chez eux », c’est-à-dire nulle part précisément. Le Juif errant, voilà le seul juif supportable pour le BDS. C’est aussi en cela que l’antisionisme confine à l’antisémitisme. Mais BDS ne s’arrête pas là. Lors des dernières manifestations du BDS en Afrique du Sud, certains manifestants criaient « mort aux juifs » en brandissant des drapeaux palestiniens et du Hezbollah. À l’Université Libre de Bruxelles en mars 2015, des étudiants juifs étaient pris à partie, sans raison particulière, par des militants du BDS. En juin 2015, l’ancien député communiste Jean-Claude Lefort, Président honoraire de l’Association France-Palestine Solidarité et soutien indéfectible de BDS, appelait au boycott de produits cachers fabriqués en France. Mais surtout, la semaine dernière, sous la pression du BDS local, le festival de reggae espagnol Rototom Sunsplash de Benicassim a décommandé un chanteur juif américain, Matisyahu, après avoir exigé qu’il fasse une déclaration en faveur d’un État Palestinien et qu’il se « positionne » au sujet du sionisme. Pourquoi lui ? Parce qu’il est juif. Aucun autre artiste n’a eu à subir ce diktat. Le festival a reconnu qu’il avait agi ainsi en raison d’une « campagne de pression, coercition et menaces » de la part de BDS qui l’avait « empêché de raisonner clairement ». BDS demande-t-il à Jamel Debbouze, parce qu’il est musulman, de condamner publiquement la chasse aux chrétiens en Syrie, la mise en esclavage des yazidis en Irak, les meurtres de coptes en Egypte, le massacre des animistes au Sud-Soudan avant de monter sur scène ?

    Oudy Ch. Bloch (27.08.2015)

  • 2
    jc durbant:

    Les épiscopaliens se sont encore fait avoir !

    NO PRESIDENT HAS EVER DONE MORE FOR ISRAEL (And no Jews have ever done more for a president: Jewish two per cent accounts for about two-thirds of all donations received by the Democratic Party)

    Alan Dershowitz, the famed Harvard professor, legal scholar and criminal lawyer whose judgment American Jews have long trusted and respected (…) now realizes that Obama had repeatedly duped him, and that through his endorsements of Obama, Dershowitz in turn duped many American Jews, helping to secure Obama’s election and re-election. Now Israel has been compromised as never before, with the United Nations through Obama’s manoeuvrings having declared that Jews have no right to live in the Jewish Quarter of Jerusalem, which they have inhabited for the greater part of 3,000 years, and that Israel has no rights to its holiest sites, including the Western Wall and the Temple Mount. Winning Jewish support wasn’t especially important to Obama and other Democrats in terms of votes — Jews represent just two per cent of the U.S. electorate, generally making their numbers inconsequential at the ballot box. But Jews are hugely important — even decisive — in their political giving. The Jewish two per cent — which is overwhelmingly liberal — accounts for about two-thirds of all donations received by the Democratic Party. Put another way, the Jewish two per cent donates twice as much to Democrats as the non-Jewish 98 per cent. The importance of Jewish money to Democratic fortunes explains why Obama waited to make his moves against Israel until after his two presidential campaigns and the presidential campaign of Hillary Clinton, whom he hoped would preserve his legacy. If Jews understood his real intentions toward Israel, Obama knew, many would withdraw their financial support. Obama’s prudent course — his only viable course — in realizing his desire to strip Israel of its paramount possessions, embodiments of its heritage, was to keep his intentions secret, all the while upping his rhetoric that “no president has ever done more for Israel.” Obama also needed to maintain this public pretence to keep his fellow Democrats in the dark, most of whom would blanche at the thought of offending, and losing, their Jewish backers. The American public’s general sympathy for Israel, and general antipathy toward Palestinians, also made any prior anti-Israel coming out a non-starter. (…) With this week’s passage of the anti-Israel UN resolution, the Dershowitz infatuation with Obama is over. The famed criminal lawyer finally sees the evidence that had been in plain sight all along, and now understands the extent of Obama’s deception. It was “so nasty. He pulled a bait-and-switch,” Dershowitz laments, in explaining how Obama in private pretended that it was “the settlements deep in the West Bank” that were negotiable, not the Jewish Quarter of Jerusalem, so core to Judaism and to Israel’s heritage.

    http://news.nationalpost.com/full-comment/lawrence-solomon-how-barack-obama-fooled-the-jews-and-betrayed-them-once-he-had-their-money

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi: tout mâle parmi vous sera circoncis.Vous vous circoncirez; et ce sera un signe d’alliance entre moi et vous. A l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis, selon vos générations, qu’il soit né dans la maison, ou qu’il soit acquis à prix d’argent de tout fils d’étranger, sans appartenir à ta race.

    Genèse 10: 12-17

    Vous circoncirez donc votre coeur …

    Deutéronome 10: 16

    L’Éternel, ton Dieu, circoncira ton coeur et le coeur de ta postérité, et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme, afin que tu vives.

    Deutéronome 30: 6

    Le salut vient des Juifs.

    Jésus (Jean 4:22)

    Il ne faut donc point que les Juifs s’imaginent aujourd’hui avoir eu quelque avantage sur le reste des nations. Quant à leur longue dispersion, il n’est point surprenant qu’ils aient subsisté si longtemps depuis la ruine de leur empire, puisqu’ils se sont séquestrés des autres peuples et se sont attiré leur haine, non-seulement par des coutumes entièrement contraires, mais par le signe de la circoncision qu’ils observent très-religieusement. Or, que la haine des nations soit pour les juifs un principe de conservation, c’est ce que nous avons vu par expérience. Un roi d’Espagne les ayant autrefois contraints ou de quitter son royaume ou d’en embrasser la religion, il y en eut une infinité qui prirent ce dernier parti. Et comme en se faisant chrétiens ils devenaient capables de tous les privilèges des autres citoyens et dignes de tous les honneurs, ils se mêlèrent si étroitement aux Espagnols qu’il ne reste plus d’eux aucune trace ni aucun souvenir. En Portugal il en a été tout autrement : car étant forcés d’embrasser le christianisme sans être admis aux privilèges et aux dignités de l’État, ils ont toujours vécu, quoique convertis, dans un état d’isolement par rapport aux autres Portugais. Le signe de la circoncision me paraît ici d’une telle conséquence que je le crois capable d’être à lui tout seul le principe de la conservation du peuple juif. Je dirai plus : si l’esprit de leur religion n’efféminait leurs âmes, je suis convaincu qu’une occasion favorable venant à se présenter, les Juifs pourraient (tant les choses humaines sont variables) reconstituer leur empire et devenir ainsi l’objet d’une seconde élection de Dieu. (…) Au reste, si quelqu’un persiste à soutenir pour telle ou telle raison que l’élection des Juifs est une élection éternelle, je n’y veux pas contredire, pourvu qu’il demeure d’accord que cette élection, de quelque durée qu’elle soit, en tant qu’elle est particulière aux Juifs, ne regarde que les avantages temporels et l’établissement de leur empire (puisqu’il n’y a que ce seul point par où les nations se distinguent les unes des autres), mais qu’à l’égard de l’intelligence et de la vertu véritable, toutes les nations sont égales, Dieu n’ayant sur ce point aucune sorte de préférence ni d’élection pour personne.

    Baruch Spinoza

    The Citizens of the United States of America have a right to applaud themselves for giving to Mankind examples of an enlarged and liberal policy: a policy worthy of imitation. All possess alike liberty of conscience and immunities of citizenship. It is now no more that toleration is spoken of, as if it was by the indulgence of one class of people that another enjoyed the exercise of their inherent natural rights. For happily the Government of the United States, which gives to bigotry no sanction, to persecution no assistance, requires only that they who live under its protection, should demean themselves as good citizens. (…) May the Children of the Stock of Abraham, who dwell in this land, continue to merit and enjoy the good will of the other Inhabitants; while every one shall sit under his own vine and fig tree, and there shall be none to make him afraid. (…) May the father of all mercies scatter light and not darkness in our paths, and make us all in our several vocations useful here, and in his own due time and way everlastingly happy.

    G. Washington

    Prions aussi pour les Juifs perfides afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs cœurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur.

    Prière du Vendredi saint (VIIe siècle)

    Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité de son Alliance.

    Prière du vendredi saint (1970)

    A blonde Madonna, dressed as if she were spending an evening at the opera, presents her child to the watchful eyes of Nazi SS Guards, One officer looks as if he were studying the child’s genitals, perhaps to see whether he has been circumcised. Dark hair parted severely to one side and fleshy baby cheeks lending a slight and comical hangdog expression, the young child presents something of an eerie resemblance to the Führer. (…) Gottfried Helnwein, responsible for these strange and unsettling images, is an Austrian artist born in the years immediately after World War Two. (…) Helnwein is an artist who has never been afraid of causing outrage in those offended or made uncomfortable by talk of Germany’s Nazi past and of Austria’s complicity in it. Once, as a student, he paraded the streets of his home town dressed up as Hitler, spewing forth theatrical blood from his mouth – a memorably outrageous gesture at the time, if only for the fact that, like that famous Fawlty Towers sketch where all mention of « the war » was a closed one in front of its German guests, Austria would make no gesture to acknowledgement to it either. (Until the ’80s Austria had an official policy of denial, neglecting to address the subject even in school text books.) (…) For all Helnwein’s humanist proclamations, it must be said that his work is never quite so unequivocal. Standing in front of the works you’re never quite clear how to read Helnwein’s disturbing images. The surreal, uncomfortable juxtapositions of both Nazi and Christian iconography, never present straightforward interpretations. Nor are they merely polemical in any agit-prop sense. There is a sense in which Helnwein seems to court controversy; he also clearly delights in a certain moral ambiguity, a shadiness which perversely makes his images all the more compelling. An early turning point in his choice of imagery came for Helnwein in 1979. In this year Dr. Heinrich Gross was appointed Head of State Psychiatry in Austria. In an interview published in one of Austria’s major national newspapers, he was asked whether he had killed hundreds of children in mental hospitals under the Nazi euthanasia programme. Gross said yes, and commented that « at the time it was a different reality. Today I wouldn’t do it. » Asked if he had injected the children, he replied that he had « just mixed poison in their food », adding that since they were unaware of what was going on, the young victims had died humanely. That interview with Gross caused no reaction in Helnwein’s country. But it was in response to this interview that Helnwein first began using images of children in his painting, addressing their helplessness and pain by depicting them as broken, disfigured doll-like creatures. When he read Gross’ self-justification as a « humane » killer, Helnwein responded by producing a photorealist painting of a girl slumped in a plate of food. Only then was a debate initiated which ultimately led to Gross’ resignation. Though Helnwein is no mere polemicist, he clearly believes in an art which has the power not only to confront and challenge, but also to make some real changes.

    Fisen Güner

    In his last will, the Austrian playwright Thomas Bernhard, who died in 1989, banned the production of his texts on home soil. Bernhard never hid his fury at Austria’s refusal to admit its history. Helnwein, born in 1948, clearly shares Bernhard’s view. He is furious about Austria’s self-image as victim of the Third Reich, rather than its willing collaborator. In 1965 posters for the Freedom Party, later led by Jörg Haider, demanded: « Forget about the past! Look ahead at the future. » Helnwein, then still a teenager, reacted by painting a portrait of Adolf Hitler that got him expelled from art school. His « crime » was to have reminded Austria of its best-known son.(…) Of all his paintings, the most disturbing is Epiphany (1996), for which he dips into our collective memory of Christianity’s most famous birth. This Austrian Catholic Nativity scene has no magi bearing gifts. Madonna and child are encircled by five respectful Waffen SS officers palpably in awe of the idealised, kitsch-blonde Virgin. The Christ toddler, who stands on Mary’s lap, stares defiantly out of the canvas. Helnwein’s baby Jesus is Adolf Hitler.

    Julia Pascal

    En 1947 pour apaiser les tensions, les Nations Unies ont séparé la région en deux, Israël voit alors le jour. La Jordanie, elle, cède un bout de son territoire la Cisjordanie, cela doit devenir le futur État Palestinien. Mais en 1967, Israël entre en guerre contre ses voisins et annexe la Cisjordanie, c’est le début de l’occupation des territoires palestiniens.

    M6

    2016 a battu tous les records en termes d’inepties véhiculées contre Israël Intitulé Jérusalem, quand la ville sainte se déchire, le reportage est truffé d’erreurs aussi monumentales qu’invraisemblables. On se souvient peut-être que le 29 novembre 1947, les Nations unies ont adopté un plan de partition de ce qui restait de la Palestine, après que l’Angleterre en ait cédé les quatre cinquièmes à l’émir du Hedjaz en 1921. Ce dernier avait appelé son nouveau royaume la Transjordanie. Le plan de 1947 prévoyait la création d’un Etat juif et d’un Etat arabe. Personne ne parlait alors d’Etat palestinien. Un statut international était prévu pour Jérusalem. Problème : alors qu’Israël a accepté le plan, les Arabes l’ont rejeté. Toutefois selon M6, « en 1947, pour apaiser les tensions les Nations unies ont séparé la région en deux. Israël voit alors le jour. La Jordanie, elle, cède un bout de son territoire : la Cisjordanie. Cela doit devenir le futur Etat palestinien. » Nous sommes en plein dans le jeu des sept erreurs. En 1947, la Transjordanie se trouvait toujours de l’autre côté du Jourdain et Israël n’avait pas encore proclamé son indépendance. Après la déclaration de celle-ci le 14 mai 1948, l’Etat juif a été immédiatement attaqué par les armées de cinq pays arabes dont la Transjordanie qui a occupé la Cisjordanie et Jérusalem-Est et s’est empressée de les annexer avant de changer son nom en Jordanie. Et le documentaire de poursuivre : « En 1967 Israël entre en guerre contre ses voisins et annexe la Cisjordanie. C’est le début de l’occupation des territoires palestiniens. » Or, d’une part Israël n’a jamais annexé la Cisjordanie et de l’autre, ladite Cisjordanie incluant la totalité des territoires revendiqués aujourd’hui par Abou Mazen se trouvait, de 1948 à 1967, sous contrôle jordanien. Pourquoi un Etat palestinien n’a-t-il alors pas vu le jour ? La question ne sera évidemment pas posée par M6…

    Michele Mazel

    Est-ce vraiment la volonté de Dieu qu’il n’existe plus aucun judaïsme dans le monde? Serait-ce vraiment le triomphe de Dieu si les rouleaux n’étaient plus sortis de l’arche et si la Torah n’était plus lue dans les synagogues, si nos anciennes prières hébraïques, que Jésus lui-même utilisa pour adorer Dieu , n’étaient plus récitées, si le Seder de la Pâque n’était plus célébré dans nos vies, si la loi de Moïse n’était plus observée dans nos foyers? Serait-ce vraiment ad majorem Dei gloriam d’avoir un monde sans Juifs?

    Abraham Heschel

    Au IVe siècle, on disait aux Juifs; « Vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous en tant que juifs ». A partir du Moyen-Age jusqu’au XIXe siècle, on disait aux Juifs; « Vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous. » A l’époque nazie, on disait aux Juifs: « Vous n’avez pas le droit de vivre. »

    Paul Hillburg

    Il a fallu la « solution finale » des nazis allemands pour que les chrétiens commencent à prendre conscience que le prétendu problème juif est en réalité un problème chrétien et qu’il l’a toujours été.

    Alice L. Eckardt

    Après Auschwitz, (…) demander aux juifs de devenir chrétiens est une manière spirituelle de les effacer de l’existence et ne fait donc que renforcer les conséquences de l’Holocauste. (…) Après Auschwitz et la participation des nations à ce massacre, c’est le monde chrétien qui a besoin de conversion.

    Gregory Baum

    Tant que l’Eglise chrétienne se considère comme le successeur d’Israël, comme le nouveau peuple de Dieu, aucun espace théologique n’est laissé aux autres confessions et surtout à la religion juive.

    Gregory Baum

    Si la loi du sabbat appartient au cérémoniel et n’est plus obligatoire, pourquoi remplacer le sabbat par un autre jour? (…) Si la grâce chrétienne a mis fin à la loi juive, si le dimanche chrétien a abrogé le sabbat juif, si la notion d’un Dieu invisible indéfiniment suspendu à une croix a remplacé la notion du Tout-puissant invisible, si le salut et son emphase sur le spirituel l’a emporté sur la création, sur a nature et sur le corps, si le Nouveau Testament a supprimé l’Ancien, si les païens ont remplacé Israël; alors les juifs ont eu théologiquement raison, et ont encore raison aujourd’hui, de rejeter la religion chrétienne.

    Jacques Doukhan

    A l’époque de la peste noire, on tua des étrangers, on massacra des Juifs et, deux siècles plus tard, on fit brûler des sorcières, et cela pour des raisons parfaitement identiques à celles qu’on a rencontrées dans nos mythes. Tous ces malheureux se retrouvèrent indirectement victimes des tensions internes engendrées par les épidémies de peste et autres catastrophes collectives dont ils étaient tenus responsables par leurs persécuteurs. Les crimes imaginaires et les châtiments réels de ces victimes ne sont autres que les crimes et châtiments qu’on trouve dans la mythologie. Pourquoi donc, dans le cas de la seule mythologie, faudrait-il croire que, si les crimes sont imaginaires, les punitions et les victimes ne sauraient elles-mêmes être réelles ? Tout indique que le contraire est vrai. Les textes qui témoignent d’atrocités historiques, les archives judiciaires relatives à la chasse aux sorcières, par exemple, comportent les mêmes accusations extravagantes que les mythes, la même indifférence aux preuves matérielles et le même sentiment massif et irréfléchi que tout est exact, sentiment souvent exprimé, même s’il n’est pas effectivement partagé, par les boucs émissaires eux-mêmes. Tous les indices trahissant la victimisation d’individus imparfaitement assimilés – étrangers, handicapés physiques ou mentaux – sont présents dans ces documents, tout comme ils le sont dans la mythologie, pour autant qu’on puisse le vérifier ; à nous, observateurs d’aujourd’hui, ils livrent la vraie nature de ce qui s’est passé. (…) Je suis convaincu que la plupart des données d’ordre culturel sont pertinentes pour l’étude du sacrifice, y compris dans une société comme la nôtre qui ne pratique pas d’immolations sacrificielles. Le premier exemple qui me vient à l’esprit est notre propre interrogation du sacrifice ici même. Il y a forcément un rapport entre cette interrogation et le fait que les sacrifices sanglants sont de nos jours perçus comme odieux, non seulement par une petite élite, mais par l’ensemble de notre société, laquelle est désormais en voie de mondialisation rapide. Malgré ce sentiment d’horreur, une grande part de nos coutumes et pratiques et une bonne part de notre pensée peuvent encore être reliées au sacrifice d’une façon que nous ne soupçonnons pas. J’estime que notre histoire fourmille de phénomènes si clairs de ce point de vue qu’on ne saurait les exclure d’une enquête sur le sujet. C’est le cas, par exemple, de notre attitude envers certaines formes de persécution collective, de la façon dont nous comprenons et condamnons les préjugés collectifs et toutes les pratiques d’exclusion. Je crois également à la pertinence de nombreux textes littéraires, comme la tragédie grecque ou le théâtre de Shakespeare. Je pense aussi que la Bible et surtout le Nouveau Testament ont joué un rôle important dans tous les progrès que nous avons déjà faits, et que nous ferons demain, dans la recherche d’une meilleure compréhension du sacrifice.

    René Girard

    On le montrait aux femmes grosses, enchâssé dans un reliquaire d’argent, afin de les faire accoucher sans travail ; et ce prépuce était d’un bon revenu.

    Collin de Plancy

    La première génération chrétienne fut confronté à un problème difficile lorsque se convertirent en masse des personnes d’origine non juive. Après un débat animé, les non-juifs furent dispensés de la circoncision par une assemblée tenue à Jérusalem au milieu du Ier siècle, traditionnellement appelée « Concile de Jérusalem » (Actes des Apôtres, chapitre XV). Cependant même après cette date persistèrent des tensions à ce sujet, comme on le voit dans les Épîtres de Saint Paul, qui continue à argumenter à l’encontre des chrétiens « judaïsants » : seule est nécessaire la « circoncision du cœur » (Romains 2, 28-29, adapté de Deutéronome 10, 16-17 et 30, 6), ou encore : « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien ; ce qui compte, c’est de garder les commandements de Dieu. » (1 Corinthiens, VII, 19), car il n’y a plus « ni juifs, ni païens », mais un seul corps dans le Christ Jésus.

    Wikipedia

    Le saint Prépuce (en latin Sanctum Praeputium) – également appelé « sainte Vertu »1 (Sanctam Virtutem) ou « saint Vœu » – est le nom donné à différentes reliques relatives au prépuce issu de la circoncision de Jésus de Nazareth. À l’instar de plusieurs reliques corporelles du Christ – comme le cordon ombilical ou ses dents de lait – sa détention a été revendiquée par plusieurs lieux de culte chrétiens, particulièrement dans l’Occident médiéval. (…) à l’abbaye de Coulombs, une croyance locale prêtait au saint prépuce le pouvoir d’apporter la fécondité aux femmes stériles8 et un accouchement sans difficulté aux femmes enceintes9. Alors que Catherine de Valois était enceinte en 1421, son mari, le roi Henri V d’Angleterre, à qui une bulle du pape Martin V accordait le privilège de pouvoir déplacer les reliques10, fit emprunter et apporter à son épouse, en Angleterre, le saint prépuce de l’abbaye de Coulombs. La relique fut ensuite renvoyée en France et exposée à la Sainte-Chapelle, à Paris. Les moines bénédictins de Coulombs durent s’adresser en 1427 au duc de Bedford, régent du jeune Henri VI, pour la faire transférer à l’abbaye Saint-Magloire de Paris, puis en 1441 au roi de France Charles VII pour en reprendre possession, sans toutefois pouvoir lui faire quitter Paris. C’est Jean Lamirault, abbé de Coulombs de 1442 à 144614, qui fit revenir la relique à Coulombs.

    Wikipedia

    Dans l’ordonnance réformée du temps de Noël, il nous semble que tous doivent tourner leur attention vers la réinstauration de la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu ; ainsi placée au 1er janvier selon l’ancienne coutume de la liturgie de Rome, elle est destinée à célébrer la part qu’a eue Marie au mystère du salut et à exalter la dignité particulière qui en découle pour la « Mère très sainte… qui nous a mérité d’accueillir l’Auteur de la vie » [17]. Elle constitue par ailleurs une excellente occasion pour renouveler notre adoration au Nouveau-Né, Prince de la Paix, pour écouter à nouveau le joyeux message des anges (cf. Lc 2, 14), pour implorer de Dieu, par la médiation de la Reine de la Paix, le don suprême de la paix. C’est pour cette raison qu’en l’heureuse coïncidence de l’octave de la Nativité du Seigneur et du 1er janvier, journée de vœux, nous avons institué la Journée mondiale de la Paix, qui reçoit de plus en plus d’adhésions et produit déjà dans le cœur de beaucoup des fruits de paix.

    Pape Paul VI (1974)

    Le corps d’un enfant est modifié durablement et de façon irréparable par la circoncision. Cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui même de son appartenance religieuse. Le droit de l’enfant à son intégrité physique prime sur le droit des parents.

    Tribunal de Cologne

    Ce commandement (celui de la circoncision) est-il si essentiel à la définition de l’identité juive au point de demander aux parents juifs de s’exposer à d’éventuelles poursuites pénales afin de le respecter ? En tant que rabbin, il me semble, en effet, que tel soit le cas. Cela fait à présent des années que les Juifs et les faiseurs d’opinions européens se font mutuellement croire que le judaïsme d’un côté et la charte des droits fondamentaux et les valeurs morales et éthiques de l’autre, cohabitent en parfaite harmonie. Nous voyons aujourd’hui les limites de cette fausse supposition, dans la mesure où – pour être totalement honnête – l’interdiction de la circoncision est parfaitement conforme à l’esprit et à la lettre de la charte des droits fondamentaux. Ce dont nous avons besoin (…) c’est d’un dialogue qui permette (…) d’expliquer non pas simplement pourquoi la tradition juive est attachée à la pratique de la circoncision mais surtout pourquoi le judaïsme ne peut ‘cautionner’ la charte des droits fondamentaux.

    Rabbin David Meyer

    The Anti-Defamation League (ADL) and B’nai B’rith International condemned a resolution and report of the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) in Strsbourg, which calls the Jewish ritual circumcision a “violation of children’s physical integrity,” undermining the religious freedom to perform circumcision on newborn boys. … Circumcision is not discretionary, but rather central, in Jewish life and practice throughout history,” added B’nai B’rith International Executive Vice President Daniel S. Mariaschin. “It must be made clear what those who support the criminalizing of circumcision in Europe are proposing: Discrimination against the Jewish community in Europe.

    EPL

    Un tribunal allemand a condamné fin juin un médecin et des parents musulmans pour la circoncision de leur enfant, estimant que ceux-ci avaient enfreint le droit de l’enfant à une éducation sans « violence ». Cette décision vient renforcer la position de ceux qui militent pour que la loi interdise aux parents de procéder à la circoncision de leurs garçons avant leur majorité. Cette position est fondée sur l’idée que la circoncision est une mutilation comparable à l’excision chez la petite fille. Ni juif ni musulman, mais agnostique de famille catholique, je pense qu’il s’agit d’une question grave dont on doit penser les différentes dimensions. La dimension sanitaire : qu’est-ce que la circoncision ? Quel est son rapport bénéfices-risques ? La circoncision consiste en l’excision du prépuce, petit repli cutané qui recouvre le gland. C’est aujourd’hui une intervention chirurgicale bénigne, mais dont les complications peuvent être sérieuses si l’acte chirurgical est réalisé par des praticiens peu qualifiés ou mal équipés. La circoncision est créditée d’un certain nombre d’effets bénéfiques : limitation du risque de transmission hétérosexuelle de l’infection par le VIH chez l’homme (Organisation mondiale de la santé, 2007), prévention des fréquents paraphimosis (inflammation du prépuce) de l’enfance ; prévention de certains problèmes sexuels chez les jeunes hommes en rapport avec les fréquents prépuces serrés. De surcroît, jamais depuis le début de l’ère de la médecine scientifique la pratique de la circoncision par le corps médical n’a été contestée par lui comme non éthique. (…) Tout d’abord, sur le plan sémantique : la circoncision est-elle une mutilation ? Selon la définition du dictionnaire « mutilation : retranchement d’un membre ou d’une autre partie du corps », il s’agit bien d’une mutilation mineure. Mais ce terme comporte une forte connotation péjorative, évoquant un univers de tortures et de blessures de guerre, de douleurs et de séquelles, sans aucun bénéfice. L’utiliser dans une discussion sur la circoncision, qui comporte indéniablement certains bénéfices, apparaît déjà comme un jugement de valeur. Cette analyse montre aussi qu’il n’est pas possible de comparer la circoncision à l’excision clitoridienne dont les bénéfices sanitaires sont nuls face aux risques hémorragiques, infectieux mais surtout sexuels. Cette mutilation, car c’en est une, limite en effet pour sa vie entière le plaisir sexuel de la petite fille qui en est l’objet. Sur les plans religieux et culturel, quelle est la place de la circoncision dans l’islam et le judaïsme ? Bien que n’étant pas mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée dans l’ensemble du monde musulman, où elle est considérée comme une prescription de la tradition de l’islam, et la plupart des familles y sont très attachées. Elle revêt un caractère central dans la culture, la religion et l’identité juives, dont elle constitue l’un des principaux marqueurs. Rappelons que des milliers d’hommes juifs ont payé de leur vie l’existence de cette scarification reconnaissable entre toutes, qui témoigne de l’alliance avec Dieu. Si les familles juives ont continué à marquer ainsi leurs garçons, malgré les risques mortels, c’est pour que chaque juif soit reconnu comme tel par les juifs comme par les non-juifs. La mise en cause de la liberté de faire circoncire leurs garçons par les familles juives est une remise en question de leur identité la plus intime, la plus mémorielle, alors même que s’éteignent peu à peu les regards qui ont vu la Shoah. Enfin, la dimension familiale : a-t-on le droit de décider de circoncire ses enfants à leur place ? Tout parent sait que l’éducation des enfants est une perpétuelle tentative d’évaluation angoissée du rapport entre les bénéfices et les risques de ce qu’on leur commande, laisse faire ou interdit. Elever un enfant, c’est réfléchir en permanence à ce qu’on peut et à ce qu’on doit lui transmettre, en pesant chaque jour sa liberté d’aujourd’hui à l’aune de celle de demain. Les parents décident, en faisant circoncire leurs garçons, d’inscrire dans leur corps la marque d’une identité plurimillénaire, considérant sans doute que la dimension sanitaire du problème, qu’ils ne méconnaissent pas, est très secondaire par rapport à cette transmission religieuse et culturelle. Veut-on vraiment que la loi décide à leur place ? (…) Vouloir limiter la discussion sur la circoncision à sa seule dimension sanitaire aboutit à nier a priori son rôle dans la transmission de l’identité religieuse et à une remise en cause majeure de celle-ci. C’est comme si on réduisait la question du voile islamique à un débat sur la santé des cheveux, le débat sur la burqa au rapport bénéfices-risques du soleil sur la peau, vitamine D d’un côté, mélanome de l’autre, ou encore, comme si on remettait en question la pratique du carême, de la cacherout ou du ramadan pour des raisons nutritionnelles. Ce type de raisonnement, qui met en avant des arguments sanitaires aux dépens des pratiques religieuses et culturelles, pour le bien des populations, sonne de façon familière aux oreilles de ceux qui connaissent les rhétoriques totalitaires : élimination des malades mentaux sous couvert d’eugénisme dans l’Allemagne nazie, rhétorique sur la « régénération » des citadins par l’hygiène du travail de la terre chez les massacreurs khmers rouges, reprise en main des jeunes Français par l’hygiénisme des chantiers de jeunesse sous le régime de Vichy, les exemples ne manquent pas. Loin de moi l’idée d’assimiler à des adeptes du totalitarisme tous ceux qui seraient prêts à interdire la circoncision avant la majorité des garçons, mais ont-ils pesé toutes les dimensions du problème ? Et que savent-ils des motivations profondes des leaders, Michel Onfray par exemple, qui accompagnent les campagnes militantes visant à cette interdiction, dont on peut parfois se demander jusqu’où peut conduire leur haine des « monothéismes » ?

    Richard Guédon
    Les premières réactions de la communauté juive face à la décision du 26 juin d’un tribunal allemand interdisant la circoncision ont été l’incrédulité, puis la colère. Certains rabbins européens ont d’ailleurs décrit la décision d’un tribunal local de Cologne, qui définit la circoncision comme un acte criminel entrainant une « mutilation irréversible » de l’enfant, comme « la pire attaque à l’encontre des Juifs depuis la Shoah ». Il me semble important, aujourd’hui, d’appréhender avec plus de retenue les termes et les concepts utilisés par les magistrats allemands afin de juger dans quelle mesure la nouvelle réalité juridique remet en question notre culture juive en Europe ainsi que nos croyances et pratiques. (…) En tout premier lieu, l’interdiction de la circoncision engendrée par cette décision juridique pourrait inciter certains – au sein même de la communauté juive – à remettre en cause le concept de dina demalkhuta dina (littéralement, « la loi du pays est la loi »), selon lequel les Juifs se doivent de respecter les lois séculières des lieux de leurs résidences. Il ne s’agirait pas pourtant de la première fois que la « loi du pays » serait profondément en contradiction avec la loi juive. A titre d’exemple, nous savons que la Halakhah stipule que les défunts doivent être inhumés sans cercueil, et que l’enterrement doit avoir lieu le jour du décès. Cependant, dans la plupart des pays occidentaux, la loi impose la mise en bière, et l’enterrement est rarement autorisé le jour du décès. Face à cette réalité juridique, les rabbins d’autrefois avaient estimé que la volonté de respect des traditions funéraires juives ne devait pas aller jusqu’à compromettre la présence juive en Europe. Ils choisirent donc de se conformer au principe de dina demalkhuta dina, s’accommodant des régulations funéraires de l’occident. Qu’en est-il de la circoncision ? Ce commandement est-il si essentiel à la définition de l’identité juive au point de demander aux parents juifs de s’exposer à d’éventuelles poursuites pénales afin de le respecter ? En tant que rabbin, il me semble, en effet, que tel soit le cas. Cependant, je demeure conscient qu’il sera de notre devoir, en tant que rabbins et penseurs juifs, d’expliquer, tant à notre communauté qu’à la société européenne en général, la raison pour laquelle la circoncision constitue un élément indispensable de l’existence juive. Cette tâche relève de la gageure. Devant la possibilité d’une crise profonde et potentiellement dangereuse entre l’Europe et le judaïsme, les parents et les communautés juives méritent mieux et surtout plus qu’un simple rappel biblique évoquant le lien entre la brit milah [cironcision] et le symbole de l’Alliance. La situation actuelle soulève également une question importante pour l’Europe. La formulation de la décision juridique allemande indique clairement que l’ »atteinte irréversible » que la circoncision porte au corps de l’enfant sans le consentement de ce dernier constitue un acte illégal. Cet acte, selon le tribunal, est criminel et enfreint la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, dans la mesure où il expose le nourrisson à « des dangers physiques potentiels » au nom des convictions religieuses de ses parents. S’il en est ainsi, ne pourrait-on pas en dire autant à propos de la notion même d’identité juive ? Après tout, la plupart des Juifs sont simplement nés juifs, sans qu’ils en aient eu le choix. Compte tenu de l’histoire européenne, où le simple fait d’être juif suffît à occasionner la violence et la mort, il serait légitime de se demander si donner naissance à un enfant juif pourrait, involontairement, exposer ce dernier à « des dangers physiques potentiels ». En privilégiant – à l’excès – les droits de l’enfant et la nécessité constante du « consentement », les magistrats allemands ont amené leur société sur un terrain de discorde avec l’identité juive, qui, de par sa nature, ne repose pas sur le choix de l’individu. Cela fait à présent des années que les Juifs et les faiseurs d’opinions européens se font mutuellement croire que le judaïsme d’un côté et la charte des droits fondamentaux et les valeurs morales et éthiques de l’autre, cohabitent en parfaite harmonie. Nous voyons aujourd’hui les limites de cette fausse supposition, dans la mesure où – pour être totalement honnête – l’interdiction de la circoncision est parfaitement conforme à l’esprit et à la lettre de la charte des droits fondamentaux. Les responsables politiques européens ne peuvent donc être capables de comprendre pourquoi, soudainement, cet arrêt juridique sur la circoncision met le peuple juif dans un tel émoi. Ce dont nous avons besoin à présent, c’est d’un dialogue qui permette, pour la première fois, d’expliquer non pas simplement pourquoi la tradition juive est attachée à la pratique de la circoncision mais surtout pourquoi le judaïsme ne peut « cautionner » la charte des droits fondamentaux. Ceci afin que l’Europe puisse comprendre que ce document – qu’elle veut fondateur et surtout universel – n’a pas été rédigé dans un esprit de consultation véritable et honnête avec les autorités religieuses. La véritable question est d’ordre philosophique et ne touche que très partiellement la problématique de la circoncision. L’Europe peut-elle faire place, en son sein, à une tradition comme la nôtre, basée sur une identité qui n’est pas fondée sur la notion de choix ? La question est délicate. L’absence de choix inhérente à l’existence juive offre une véritable résistance à la pensée européenne moderne. En tant que Juifs, nous rappelons à l’Europe dans laquelle nous vivons depuis deux mille ans, que tout dans la vie ne repose pas nécessairement sur un choix. Si le judaïsme et l’Europe osent affronter honnêtement ces questions délicates, en cherchant à y répondre au niveau intellectuel et pas uniquement émotionnel, la décision du tribunal allemand sur la circoncision pourrait représenter une étape importante dans l’évolution de l’identité juive européenne. Cette décision nous abattra-t-elle en tant que peuple se voulant fidèle à une tradition, ou serons-nous capables de parvenir à une plus grande confiance et une meilleure compréhension entre les traditions juives et européennes ?

    David Meyer

    Nous concluions en 2012 que ce jugement attestait d’un contexte où se télescopaient de manière brutale traditions religieuses et liberté relative de religion, mutilations génitales et santé publique, et où étaient de plus en plus contestées certaines pratiques religieuses ou coutumières peu compatibles avec l’éthique de mise de nos jours à l’égard des êtres humains comme des animaux — qu’il s’agisse de l’ablation du clitoris, de la circoncision ou de l’abattage rituel de viande cacher ou halal… On ne pouvait ignorer de ce point de vue, écrivions-nous, le rapport délicat entretenu à l’égard de l’islam et du judaïsme par l’opinion occidentale — et les racines chrétiennes d’une part de l’ethos européen n’y sont pas étrangères, qui ont abandonné l’inscription dans le corps de l’homme de l’alliance avec Dieu qui se trouve être au cœur de l’héritage juif et musulman, et ce au bénéfice d’une « éthique de l’intention », selon les mots de Max Weber. Une relation où l’altérité se joue sur des registres anthropologiques autant qu’idéologiques — la difficulté à accepter le voile islamique l’a bien montré — et qui ne pouvait manquer d’interroger aussi une différence identitaire marquée dans la chair de l’individu mâle, vingt ans après les premières polémiques sur la « différence » des filles voilées. Depuis, si le Bundestag a adopté en décembre 2012 un texte de loi qui permet d’encadrer la pratique de la circoncision dans un environnement médicalisé et si le débat s’est quelque peu tari en Allemagne, il a resurgi au plan européen. Car le dossier n’est pas clos pour autant. D’abord en Allemagne même, dans la mesure où l’adoption de la loi voulue par la chancelière, si elle a permis de sortir de l’insécurité juridique que l’arrêt colonais avait mise en lumière, coupe court à toute réflexion en profondeur sur ses enjeux sous-jacents et surtout entre toujours en contradiction avec des textes internationaux auxquels la République fédérale a souscrit, et qui protègent l’enfant de toute atteinte non nécessaire et irréversible à son intégrité physique. Ensuite parce qu’un jour ou l’autre, d’autres pays européens seront confrontés à la contradiction entre la tolérance prévalant généralement à l’égard de la circoncision des jeunes garçons et certains textes légaux, d’ordre interne ou international. D’autres débats, proches et non moins sensibles, qui touchent au plus profond des obligations que s’imposent certaines communautés religieuses, se déploient aujourd’hui ou émergeront en effet à l’avenir, comme celui du refus des transfusions sanguines, ou celui de l’abattage rituel — amplement discuté depuis quelques années en Norvège ou en Suisse, mais aussi en Suède ou en Pologne, et menant parfois à des interdictions, car si la loi européenne impose l’étourdissement préalable de l’animal avant sa mise à mort tout en prévoyant des exceptions « au nom de la pratique religieuse » pour les abattages rituels juif et musulman, elle laisse également à tout pays de l’Union européenne le choix d’adopter une législation plus rigoureuse en la matière. (…) Ce débat au Conseil de l’Europe avait, sans doute maladroitement, entraîné une mise en équivalence des mutilations sexuelles féminines et de la circoncision. La circoncision masculine, si elle n’entraîne bien évidemment, dans l’immense majorité des cas, ni conséquences sanitaires graves, ni perte du plaisir sexuel, et si elle ne répond pas à une volonté patriarcale — ou matriarcale — de soumission comme c’est le cas du sexe féminin avec l’excision ou l’infibulation, n’en demeure pas moins disent ses adversaires, quand elle est pratiquée sans consentement avant l’âge adulte, une atteinte au corps de l’enfant, puisqu’il s’agit de l’ablation de tissus sains et fonctionnels du corps humain. Et ce sans compter une question qui préoccupe beaucoup notre époque, celle de la souffrance, puisque l’ablation hors hôpital, qui est la norme hormis en Amérique du Nord, est pratiquée sans anesthésie autre que superficielle et, pour une partie des interventions, dans un cadre non médicalisé — rappelons que l’arrêt colonais n’avait ainsi pas rejeté l’ablation du prépuce à des fins médicales. Le plus souvent, la circoncision rituelle, sans être autorisée expressément en droit, n’est pas non plus interdite en Europe. En principe, comme toute atteinte non médicalement justifiée à l’intégrité physique d’une personne, elle devrait tomber sous le coup du code pénal. Or, pour diverses raisons — bien que pourrait être visé, outre l’atteinte à l’inviolabilité du corps humain, l’exercice illégal de la médecine par les circonciseurs non médecins —, la tolérance prévaut, assimilant la circoncision à une pratique coutumière et non médicale. Cette pratique pose toute la question de l’identité, entre choix et contrainte, puisqu’elle est ici marquée dans le corps de l’individu — les réactions des organisations juives à l’arrêt de Cologne l’ont bien montré qui, à l’instar de celles du Parlement juif européen ou du Conseil central des Juifs d’Allemagne, y ont vu une « ingérence inacceptable dans les prérogatives des communautés religieuses », concernant « un rite qui touche au plus profond » de la tradition juive, alors que l’une des plus importantes organisations musulmanes de la République fédérale voyait dans l’arrêt de Cologne pas moins que la « criminalisation » d’une coutume musulmane et juive millénaire. Ce qui entraîne de facto la question de la mainmise d’un groupe social ou religieux sur les corps des individus, afin de signifier dans leur chair l’appartenance à une communauté. Le terme « irréparable», qui figurait dans les attendus du jugement de Cologne pour qualifier l’atteinte au corps de l’enfant, met quant à lui en évidence l’opposition entre une tradition qui inscrit irrévocablement dans la chair de l’homme une appartenance à une communauté, et une démocratie moderne qui accorde des droits aux individus et non aux collectivités et considère que les appartenances et les identités puissent être révocables et librement choisies — butant dès lors sur les limites non seulement à la liberté religieuse, mais aussi à l’étendue de l’exercice de l’autorité parentale. En décrétant que la modification irréparable qu’apportait la circoncision était « contraire à l’intérêt de l’enfant, qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse », le tribunal de Cologne a considéré que les droits des parents en matière d’éducation, tout comme la liberté religieuse, n’étaient pas remis en cause dès lors que l’enfant était en âge de décider lui-même de procéder ou non à cette mutilation — la liberté religieuse étant ainsi, si l’on suit l’interprétation qu’en ont fait les juges colonais, renforcée plutôt que diminuée. Ce qui rejoint les questions soulevées dans le débat portant sur l’avortement ou l’euthanasie, relativement à la liberté d’un jeune à disposer de son corps. La loi allemande a aussi mis en lumière un élément assez peu relevé en matière de débat sur la diversité culturelle. A savoir la capacité de chaque religion — ou de tout responsable religieux, ou de tout croyant — à trouver un accommodement entre le respect de ses obligations et la loi civile et à faire primer cette dernière en cas de contradiction insurmontable.

    Jean-Philippe Schreiber
















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