eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Election américaine: Attention, une incompétence peut en cacher une autre ! (Sick and tired of hearing about your damn bathrooms: Guess who alone passed the Castro death test)

Posté le mercredi 30 novembre 2016 par jc durbant

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Manifestation contre Donald Trump, président élu, à New York, le 9 novembre.

Et si pour une fois c’était les peuples qui avaient vu juste ?

A l’heure où après les avertissements des peuples qu’ont constitué, coup sur coup et contre tous les pronostics, les résultats du référendum britannique comme du véritable plébiscite de Trump ou de Fillon …

Et la confirmation du véritable désastre qu’auront été, entre abandon criminel du Moyen-Orient et campagne aussi insignifiante que futile pour le mariage ou les toilettes pour tous, les politiques complètement déconnectées du réel de nos Obama, Hollande ou Merkel …

Nos donneurs de leçons en rajoutent sur l’incompétence du président-élu américain et, à défaut de pouvoir changer le peuple, appellent des deux côtés de l’Atlantique à contester dans la rue le résultat des urnes  …

Et qu’entre première présentatrice de télévision voilée au Canada et première candidate à l’élection de Miss America en burkini (ou était-ce homosexuelle ?) …

Ou entre deux attaques à la voiture-bélier ou pyromanes de nos chers réfugiés – pardon – loups solitaires auto-radicalisés via les consignes numériques de l’Etat islamique  …

Nos médias et nos élus (à quand après les cours islamiques  anglaises, les cours d’histoire aménagée selon l’origine des élèves ?) continuent à coup de « premières » leur matraquage multiculturaliste …

Devinez qui parmi l’ensemble des dirigeants de la planète …

Contre l’incroyable déni et auto-aveuglement de toute une génération d’élites nourries au petit lait de la mondialisation et de l’identité heureuses …

Et les tomberaux d’hommages qui ont salué la mort d’un des plus notoires dictateurs de la planète  ..

Aura eu le courage – ou le simple bon sens – d’appeler un chat un chat !



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7 réponses à “Election américaine: Attention, une incompétence peut en cacher une autre ! (Sick and tired of hearing about your damn bathrooms: Guess who alone passed the Castro death test)”

  • 7
    jc durbant:

    Quelle censure ?

    « Obama, franchement il fait partie des gens qui détestent l’Amérique. Il a servi son idéologie mais pas l’Amérique. Je remets en cause son patriotisme et sa dévotion à l’église qu’il fréquentait. Je pense qu’il était en désaccord avec lui-même sur beaucoup de choses. Je pense qu’il était plus musulman dans son cœur que chrétien. Il n’a pas voulu prononcer le terme d’islamisme radical, ça lui écorchait les lèvres. Je pense que dans son cœur, il est musulman, mais on en a terminé avec lui, Dieu merci. »

    Evelyne Joslain

    http://www.malaisetv.com/video/20_1_2017_evelyne_joslain_sur_bfmtv_obama_deteste_l_amerique.html

    http://www.atlantico.fr/pepites/obama-deteste-amerique-invitee-viree-plateau-bfmtv-2941279.html

  • 6
    jc durbant:

    Qui a dit:

    Il y a dix ans, au moment des atteintes très graves aux droits de l’homme, je n’aurais pas rencontré Fidel (il l’a rencontré en 2015, ndlr). (Mais) citez-moi un nom de prisonnier politique, il n’y en a pas. Des gens qui fuient, il y en a, des gens retenus en prison aussi. J’ai dit aux associations des droits de l’homme : ‘Donnez-moi des noms…’ (…) On ne peut pas dire que ce régime ne soit pas un régime autoritaire, mais il n’y a pas de cas de prisonniers politiques identifiés, connus, qui justifient un dossier. Quand j’ai vu le cardinal Ortega, l’homme qui a fait la négociation sur les prisonniers politiques, je lui ai demandé s’il y en avait d’autres, il m’a dit : ‘Non, je n’en ai pas d’autres à ce stade’… ?

    http://www.marianne.net/sortie-cuba-castro-royal-n-fait-que-reciter-du-hollande-100248405.html

  • 5
    jc durbant:

    C’est un monument de l’histoire, d’abord, Fidel Castro et c’est le symbole d’une amitié très profonde entre Cuba et la France. Grâce à Fidel Castro, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin. Ils se sont inspirés de la Révolution française sans pour autant connaître la terreur qu’il y a eue pendant la Révolution française.

    Ségolène Royal

  • 4
    Polémos:

    Savoureux ces textes jcdurbant, savoureux…

  • 3
    James:

    Je suis un peu dépassé en ce qui concerne Reagan. Je me suis trompé sur son compte à tous les coups ! Je n’ai pas cru qu’il obtiendrait l’investiture (…) Je me sens disqualifié pour parler de Reagan. Je l’ai d’abord traité de tête de linotte. Mais, quand il a obtenu l’investiture, j’ai dû réviser mon jugement, et je l’ai appelé la super-tête de linotte, Après le débat avec Carter, j’ai pensé que c’était un acteur de troisième catégorie. Cet homme a du mal à retenir même les mots qu’on utilise en politique. Quant à comprendre les idées politiques, cela le dépasse. (…) Si Reagan était démocrate, je crois que je le préférerais à Carter. S’il partageait la philosophie de Carter, ce serait un gain non négligeable puisqu’un homme doué d’une personnalité malheureuse a été remplacé par un homme qui a une personnalité agréable. Mais il y a aussi des problèmes politiques véritables, et je ne pense pas que Reagan soit équipé pour les affronter. Il faudra attendre. (…) Je pense que nous allons connaître la loi martiale. Non pas demain, mais dans quelques années.(…) Une autre chose m’inquiète en Amérique, c’est que les gens deviennent non pas fascistes, mais qu’ils se rapprochent de plus en plus des phases qui précèdent le fascisme.

    Mailer s’est toujours trompé sur tout, jusqu’à sa mort; amusant de voir quelqu’un dire qu’il est la dernière personne à pouvoir s’exprimer sur Reagan, précisément parce qu’il s’est perpétuellement trompé sur lui, pour ensuite faire des prédictions le concernant (sic).

    Il faut quand même regarder le débat Reagan/Carter aujourd’hui (même en diagonale) pour se rendre compte à quel point Reagan non seulement maîtrisait ses dossiers mais était infiniment moins rigide, sur le plan physique, que son adversaire. Carter semble faire l’effet de quelqu’un qui a une plume dans le derrière. Ce dernier ne sourit quasiment jamais. Son vice-président, Mondale, qui affronta Reagan en 1984, était beaucoup plus sympathique.

  • 2
    Letel:

    Growth Trump vs Protectionist Trump
    « Bob Doll, the equity strategist for Nuveen, says the market will be up only as long as “growth Donald Trump” is seen triumphing over “protectionist Donald Trump.”
    Which brings us to Steve Bannon.
    In my one encounter with the then-Breitbart propaganda chief, he informed me that I was a global elitist so-and-so. The occasion was a private dinner. I had suggested that tax and regulatory reform would be a better way to re-energize the U.S. economy rather than engaging in Trumpian trade fights. (Admittedly, I may also have mentioned that blaming foreigners has been a favorite tactic of demagogues from time immemorial.) »

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Je suis un peu dépassé en ce qui concerne Reagan. Je me suis trompé sur son compte à tous les coups ! Je n’ai pas cru qu’il obtiendrait l’investiture (…) Je me sens disqualifié pour parler de Reagan. Je l’ai d’abord traité de tête de linotte. Mais, quand il a obtenu l’investiture, j’ai dû réviser mon jugement, et je l’ai appelé la super-tête de linotte, Après le débat avec Carter, j’ai pensé que c’était un acteur de troisième catégorie. Cet homme a du mal à retenir même les mots qu’on utilise en politique. Quant à comprendre les idées politiques, cela le dépasse. (…) Si Reagan était démocrate, je crois que je le préférerais à Carter. S’il partageait la philosophie de Carter, ce serait un gain non négligeable puisqu’un homme doué d’une personnalité malheureuse a été remplacé par un homme qui a une personnalité agréable. Mais il y a aussi des problèmes politiques véritables, et je ne pense pas que Reagan soit équipé pour les affronter. Il faudra attendre. (…) Je pense que nous allons connaître la loi martiale. Non pas demain, mais dans quelques années.(…) Une autre chose m’inquiète en Amérique, c’est que les gens deviennent non pas fascistes, mais qu’ils se rapprochent de plus en plus des phases qui précèdent le fascisme.

    Norman Mailer (1980)

    Le candidat républicain n’est pas qualifié pour être président. Je l’ai dit la semaine dernière. Il n’arrête pas de le démontrer. Le fait que Donald Trump critique une famille ayant fait des sacrifices extraordinaires pour ce pays, le fait qu’il ne semble pas avoir les connaissances de base autour de sujets essentiels en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, signifient qu’il est terriblement mal préparé pour ce poste.

    Barack Hussein Obama

    Les Américains en ont marre de vos satanés e-mails, parlons des vrais problèmes aux Etats-Unis.

    Bernie Sanders

    Pour paraphraser Bernie Sanders, les Américains en ont marre des satanés toilettes des progressistes.

    Mark Lilla

    Vous allez dans certaines petites villes de Pennsylvanie où, comme ans beaucoup de petites villes du Middle West, les emplois ont disparu depuis maintenant 25 ans et n’ont été remplacés par rien d’autre (…) Et il n’est pas surprenant qu’ils deviennent pleins d’amertume, qu’ils s’accrochent aux armes à feu ou à la religion, ou à leur antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, ou encore à un sentiment d’hostilité envers les immigrants.

    Barack Obama (2008)

    Pour généraliser, en gros, vous pouvez placer la moitié des partisans de Trump dans ce que j’appelle le panier des pitoyables. Les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes. A vous de choisir.

    Hillary Clinton

    Notre pays est en colère, je suis en colère et je suis prêt à endosser le manteau de la colère.

    Donald Trump

    Aujourd’hui, le monde marque le passage d’un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies. L’héritage de Fidel Castro, ce sont les pelotons d’exécution, le vol, des souffrances inimaginables, la pauvreté et le déni des droits de l’homme. Même si les tragédies, les morts et la souffrance provoquées par Fidel Castro ne peuvent pas être effacées, notre administration fera tout ce qu’elle peut pour faire en sorte que le peuple cubain entame finalement son chemin vers la prospérité et la liberté. Même si Cuba demeure une île totalitaire, mon espoir est que cette journée marque un éloignement avec les horreurs endurées trop longtemps et une étape vers un avenir dans lequel ce magnifique peuple cubain vivra finalement dans la liberté qu’il mérite si grandement.

    Donald Trump

    Dans une époque où des nations opprimées sont privées des droits humains fondamentaux, de la justice et de la liberté, il reste heureusement des hommes libres qui restent dans la lutte jusqu’à leurs tout derniers jours.

    Hassan Rohani

    J’adresse mes condoléances au gouvernement révolutionnaire et à la nation de Cuba après la mort de son excellence Fidel Castro, le dirigeant de la Révolution cubaine et personnalité centrale de la lutte contre le colonialisme et l’exploitation et symbole de la lutte pour l’indépendance des nations opprimées.

    Mohammad Javad Zarif

    Fidel Castro était un exemple stimulant pour beaucoup de pays. Fidel Castro était un véritable ami de la Russie.

    Vladimir Poutine

    Fidel a défendu son territoire et affermi son pays alors qu’il subissait un blocus américain éprouvant. Malgré cela, il a mené son pays sur la voie de l’autosuffisance et du développement indépendant.

    Mikhail Gorbatchev

    Le peuple chinois a perdu un camarade proche et un ami sincère.

    Xi Jinping

    Cuba, notre amie, a réussi sous sa conduite à résister aux sanctions et aux campagnes d’oppression les plus fortes jamais vues dans notre histoire récente, devant un flambeau de la libération des peuples d’Amérique du Sud et du monde entier. Le nom de Fidel Castro vivra à jamais dans l’esprit des générations et inspirera ceux qui aspirent à une véritable indépendance et à une libération du joug du colonialisme et de l’hégémonie.

    Bachar Al Assad

    L’Histoire sera comptable et jugera de l’impact énorme de cette figure singulière sur le peuple et le monde qui l’entourent.

    Barack Hussein Obama

    Rosalynn et moi partageons nos sympathies avec la famille Castro et le peuple cubain à la mort de Fidel Castro. Nous nous souvenons avec tendresse de nos visites avec lui à Cuba et de son amour pour son pays. Nous souhaitons aux citoyens cubains la paix et la prospérité dans les années à venir.

    Jimmy Carter

    C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris aujourd’hui la mort du président cubain ayant le plus longtemps exercé cette fonction. Fidel Castro, leader plus grand que nature, a consacré près d’un demi-siècle au service du peuple cubain. Révolutionnaire et orateur légendaire, M. Castro a réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’éducation et des soins de santé sur son île natale. Bien qu’il était une figure controversée, ses supporters et ses détracteurs reconnaissaient son amour et son dévouement immenses envers le peuple cubain, qui éprouvait une affection profonde et durable pour “el Comandante”. Je sais que mon père était très fier de le considérer comme un ami, et j’ai eu l’occasion de rencontrer Fidel lorsque mon père est décédé. Ce fut aussi un véritable honneur de rencontrer ses trois fils et son frère, le président Raúl Castro, au cours de ma récente visite à Cuba. Au nom de tous les Canadiens, Sophie et moi offrons nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis de M. Castro ainsi qu’aux nombreuses personnes qui l’appuyaient. Aujourd’hui, nous pleurons avec le peuple de Cuba la perte d’un leader remarquable.

    Justin Trudeau

    Fidel Castro était une des figures historiques du siècle dernier et l’incarnation de la Révolution cubaine. Avec la mort de Fidel Castro, le monde perd un homme qui était pour beaucoup un héros. Il a changé le cours de l’histoire et son influence s’est propagée bien au-delà. Fidel Castro demeure une des figures révolutionnaires du XXe siècle. Il appartiendra à l’histoire de juger son héritage.

    Jean-Claude Juncker

    Fidel Castro était une figure du XXe siècle. Il avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu’elle avait suscités puis dans les désillusions qu’elle avait provoquées. Acteur de la guerre froide, il correspondait à une époque qui s’était achevée avec l’effondrement de l’Union soviétique. Il avait su représenter pour les cubains la fierté du rejet de la domination extérieure.

    François Hollande

    Fidel Castro était un géant de la scène internationale. Aux yeux des militants de ma génération, il incarnait l’esprit de résistance à l’impérialisme américain et la volonté de construire par la révolution une société plus juste. (…) Son oeuvre contrastée sera longtemps discutée ou contestée. Mais on ne peut oublier qu’il restera pour des milliers de latinos américains le Libertador, celui qui aura réussi à faire fasse opiniâtrement à la toute puissance américaine.

    Jack Lang

    Fidel ! Fidel ! Mais qu’est-ce qui s’est passé avec Fidel ? Demain était une promesse. Fidel ! Fidel ! L’épée de Bolivar marche dans le ciel.

    Jean-Luc Mélenchon

    Avec la mort de Fidel Castro disparait une énorme figure de l’histoire moderne, de l’indépendance nationale et du socialisme du XXe siècle. De la construction d’un système de santé et d’éducation de premier ordre à l’impressionnant bilan de sa politique étrangère, les réalisations de Castro ont été nombreuses. Malgré tous ses défauts, le soutien de Castro à l’Angola a joué un rôle crucial pour mettre fin à l’Apartheid en Afrique du Sud et il restera dans l’histoire comme à la fois un internationaliste et un champion de la justice sociale.

    Jeremy Corbyn

    Sometimes I wonder if Jeremy Corbyn even knows what he’s saying half the time. So often, he appears to be operating on some kind of 1980s student-union auto-pilot. But this is no joke. The latest example of Corbyn’s arrested development is the most serious yet. We now have to recognise that a major political party in Britain is being led by a teenage romantic revolutionary who just happens to be in his sixties.

    Martin Bright

    Notre volonté, c’est qu’au terme de ses études, chaque étudiant du secondaire ait au minimum été confronté à l’histoire de la colonisation et de la décolonisation au Congo. Mais aussi à celle d’un autre pays ‘à la carte’, en fonction du public scolaire.

    Catherine Moureaux (députée PS Molenbeeck, Belgique)

    Obama will be remembered by historians as the man who turned over the White House to Donald Trump, the man who let Putin unleash the forces of Hell in Syria and Ukraine, and the man who honored European values but made the world steadily less safe for them. That Putin took the occasion of Obama’s final tour to open a wide new air offensive in Syria and withdraw from the ICC even as his allies celebrated victories in Estonia, Moldova and Bulgaria only underlines what a foreign policy disaster the 44th President has been. Many world leaders like Obama; some pity him; few respect him as a leader (rather than as a man); none fear him. Most are too busy coping with the consequences of his failures to spend a lot of time thinking about him at this point in his presidency. Even Germany, whose cheering crowds once greeted Obama as an enlightened internationalist in the mold of John F. Kennedy, has gradually lost faith in the President.The early signs of struggle and factionalism in the Donald Trump transition, meanwhile, are leading many foreigners to suppose that the next American President will be another inconsequential bumbler. We must hope that they are wrong; not even the power of the United States can survive a long string of failed Presidents unscathed.

    Walter Russell Mead

    The Democratic party handed Donald Trump a rare opportunity to make radical changes to the electoral map that could last for years to come. First, the Democrats gave Trump a great gift by completing the ongoing radicalization of their party under President Obama. After 2008, it was no longer a party of the working and middle classes, but a lopsided political pyramid. On top were the cynical elites who turned up in the WikiLeaks John Podesta e-mail trove: self-important media members, Ivy League grandees, Silicon Valley billionaires, Wall Street plutocrats, and coastal-corridor snobs. They talk left-wing but live royally. They court minorities to vote in lockstep, then deride them in private. The vast lower tier of the party comprises government employees, the poor, minorities, and the millions dependent on state and federal assistance. The Democrats in between were ignored, and so they kept fleeing the party. Look at the red/blue map of the election. Democratic strength retreated to the inner cities and the rich coastal suburbs. The Democrats also, in suicidal fashion, stoked racial chauvinism, or the notion that one’s tribe should transcend all other affiliations. After pandering to various minority groups, Hillary Clinton apparently believed that they suddenly would forget her emphasis on race and ethnicity to vote for her, a 69-year-old white multimillionaire. But the Democrats learned a bitter lesson in 2016: Obama’s left-wing, rich/poor ideological agendas do not appeal to most of the country. Despite a hard progressive agenda, Obama was able to win two terms by relying on racial and ethnic solidarity, earning record numbers of Latino and black votes. The logic of such a formula could not be easily transferred to a non-minority Democratic candidate. So Clinton lost key blue states of Michigan, Pennsylvania, and Wisconsin because minority turnout in cities such as Detroit, Philadelphia, and Milwaukee fell off from 2008 and 2012. Worse for Democrats, by pandering to tribal solidarity, they polarized the white working classes. When physical similarity is touted as the best argument to vote for someone, it green-lights everybody to do the same — including huge numbers of less affluent whites who voted for Trump. Trump took advantage of these openings. By reformulating the old Republican messages to include so-called fair (rather than free) trade, by leaving Social Security alone, and by promising to create more jobs, Trump plucked millions of lower- and middle-class voters from the Democratic party. Republican elites may have been appalled that Trump blasted global trade agreements and promised to punish corporations that outsourced jobs overseas. But those who have been left out of the globalized economy flocked to that message after not warming up to John McCain and Mitt Romney in earlier presidential elections. Trump’s populism also appealed to a surprising number of blacks and Latinos. Although Trump was even richer than some multimillionaire Republican nominees of the recent past, he posed as a man of the people, eating fast food and speaking in a Queens accent. For many non-whites, Trump’s message was more about class than race. Inner-city dwellers share many of the same worries as the poor whites of the Ohio Valley and southern Michigan. Some blacks have more in common with poor whites than with Colin Kaepernick or Van Jones. And many whites have more in common with less affluent blacks and Latinos than with Mitt Romney or Jeb Bush. These populist economic interests had been ignored by Democrats and Republicans, as coastal-corridor economies made 30-somethings in Silicon Valley and on Wall Street multimillionaires — with only crumbs left for those who work with their hands.

    Victor Davis Hanson

    Une statistique plus brutale marque pourtant mieux que les autres la marque de fabrique du vote républicain. C’est le vote du white male, de l’homme blanc. Seuls 37 % d’entre eux ont voté pour Kerry, contre 62 % pour Bush, un écart considérable qui est près du double de celui enregistré pour les femmes blanches. Bill Clinton avait lancé le concept des soccer moms, ces femmes qui emmènent leurs enfants au soccer(football au sens où nous l’entendons, mais qui est plus chic aux Etats-Unis que le football américain) et qui votent démocrate. Bush capture le vote du nascar dad, qu’on pourrait traduire par le « papa-bagnole, qui se passionne pour les courses automobiles d’Indianapolis et de Daytona. Dans le langage des stratèges électoraux, les nascar dads sont les électeurs mâles, sans études supérieures, qui votaient jadis pour les démocrates et votent désormais pour les républicains. Grâce au Watergate et à la diffusion des enregistrements faits à la Maison Blanche, on sait que Nixon avait clairement saisi l’opportunité de rallier à la cause républicaine les cols bleus choqués par Woodstock et autres manifestations du « déclin de la civilisation occidentale ». C’est Reagan qui pousse à son paroxysme cette capture du vote ouvrier, dont Bush junior récolte les fruits bien mieux que son père. Dans un article publié par la New York Review of Book, « The White Man Unburdened », l’homme blanc privé de son fardeau, l’écrivain Norman Mailer faisait la liste de tout ce que l’homme blanc a perdu au cours des trente dernières années : son statut, son salaire, son autorité, ses athlètes (blancs) préférés…, pour expliquer le ralliement à la guerre irakienne de Bush (voir aussi le texte d’Arlie Hochschild « Let them eat war » sur tomdispatch.com). Il n’est pas besoin d’une longue démonstration pour voir apparaître, derrière un langage différent (la religion, le droit au port d’armes…), les mêmes traits qui ont expliqué en France le vote ouvrier en faveur de Le Pen. Loin d’apparaître comme un continent bizarre, si loin désormais de l’Europe, l’Amérique est soumise à un processus identique. Les mots pour le dire ne sont pas les mêmes, mais c’est le même désamour entre la gauche et la classe ouvrière qui s’est joué des deux côtés de l’Atlantique, qui marque dans les deux cas l’aboutissement d’un long processus de déracinement du monde ouvrier.

    Daniel Cohen

    Il n’y a de compétences que s’il y a des connaissances (…) la société française utilise la loi et le dogme républicains pour éviter toute transparence. La société française est malade de son rapport à la réalité. Tous ceux qui refusent les statistiques sont du côté de l’égalité formelle et veulent que rien ne change.

    Laurent Bigorgne (Institut Montaigne)

    La vérité qui dérange, (…) c’est l’enquête de l’IFOP menée par l’Institut Montaigne sur les musulmans de France. Elle dérange tant que nul n’ose s’indigner. L’enquête est présentée avec une distance embarrassée. Rien à dire a priori sur un sondage réalisé en juin à partir d’un échantillon de 15 459 personnes et qui a isolé 874 personnes de religion musulmane. Et certains résultats laissent pantois. 29 % des musulmans interrogés pensent que la loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République, 40 % que l’employeur doit s’adapter aux obligations religieuses de ses salariés, 60 % que les filles devraient avoir le droit de porter le voile au collège et au lycée. 14 % des femmes musulmanes refusent de se faire soigner par un médecin homme, et 44 % de se baigner dans une piscine mixte. L’Institut Montaigne et leurs rédacteurs Hakim El Karoui et Antoine Jardin ressemblent un peu à Alain Juppé, qui rêve d’une identité heureuse, et affirment qu’« un islam français est possible ». Mais le constat est inquiétant sur la sous-catégorie musulmane la plus « autoritaire » : « 40 % de ses membres sont favorables au port du niqab, à la polygamie, contestent la laïcité et considèrent que la loi religieuse passe avant la loi de la République », écrit l’Institut Montaigne. Cette sous-catégorie représenterait 13 % de l’ensemble des musulmans. L’IFOP chiffrant les musulmans à 5,6 % de la population de plus de 15 ans, nous en déduisons que l’effectif concerné atteint plusieurs centaines de milliers de personnes. Le chiffre qui dérange. L’intégration correcte de la très grande majorité des musulmans ne doit pas non plus conduire à nier une réalité qui, si elle est minoritaire, ne semble pas marginale. (…) Les populations sont sages lorsqu’elles sont traitées en adultes. Les Britanniques multiplient à outrance les comptages ethniques. Le gouvernement allemand publie chaque année les statistiques de criminalité par nationalité. On y constate une surcriminalité des étrangers, mais dont les causes sont expliquées, et les Allemands se concentrent sur leur évolution. En France, on est livrés aux diatribes d’un Eric Zemmour, qui séduira tant qu’on sera incapable d’objectiver sereinement les faits. (…) Les élites ont perdu de leur crédibilité, en minimisant les inégalités délirantes aux Etats-Unis, tardivement mises en évidence par Thomas Piketty, et en ne prêtant pas attention aux perdants de la mondialisation. L’essentiel est de prendre à bras-le-corps les batailles de demain, pour que les populistes ne puissent pas dire « Je vous l’avais bien dit ». Ainsi, ne sous-estimons pas Nicolas Sarkozy, qui cherche pour des raisons électoralistes à évacuer le réchauffement climatique par une autre vérité qui dérange, l’explosion démographique de l’Afrique. Ne pas traiter ce sujet sérieusement, c’est redonner la main aux populistes.

    Arnaud Leparmentier (Le Monde)

    Les élites « qui apprécient le dynamisme et l’authenticité des quartiers ethniques avec leurs merveilleux restaurants (…) n’envoient pas leurs enfants dans les écoles pleines d’enfants immigrés qui ressemblent à des centres de détention juvénile.

    Matthew B. Crawford (revue Esprit, octobre 2016)

    La tragique élection de Trump a l’avantage de clarifier la situation politique d’ensemble. Le Brexit n’était pas une anomalie. Autant qu’on le sache et qu’on se prépare pour la suite. Chacune des grandes nations qui ont initié le marché mondial se retire l’une après l’autre du projet. Le prolongement de cette démission volontaire est d’une clarté terrible : d’abord l’Angleterre ; six mois plus tard les Etats Unis, qui aspirent à la grandeur des années 1950. Et ensuite ? Si l’on suit les leçons de l’histoire, c’est probablement, hélas, au tour de la France, avant celui de l’Allemagne. Les petites nations se sont déjà précipitées en arrière : la Pologne, la Hongrie et même la Hollande, cette nation pionnière de l’empire global. L’Europe unie, ce prodigieux montage inventé après la guerre pour dépasser les anciennes souverainetés, se retrouve prise à contre-pied. C’est un vrai sauve-qui-peut : « Tous aux canots ! » Peu importe l’étroitesse des frontières pourvu qu’elles soient étanches. Chacun des pays qui ont contribué à cet horizon universel de conquête et d’émancipation va se retirer des institutions inventées depuis deux siècles. Il mérite bien son nom, l’Occident, c’est devenu l’empire du soleil couchant… Parfait, nous voilà prévenus et peut-être capables d’être un peu moins surpris. Car enfin, c’est bien l’incapacité à prévoir qui est la principale leçon de ce cataclysme : comment peut-on se tromper à ce point ? Tous les sondages, tous les journaux, tous les commentateurs, toute l’intelligentsia. C’est comme si nous n’avions aucun des capteurs qui nous auraient permis d’entrer en contact avec ceux que l’on n’a même pas pu désigner d’un terme acceptable : les « hommes blancs sans diplôme », les « laissés-pour-compte de la mondialisation » — on a même essayé les « déplorables ». C’est sans doute une forme de peuple, mais à qui nous n’avons su donner ni forme ni voix. Je reviens de six semaines sur les campus américains, je n’ai pas entendu une seule analyse un peu dérangeante, un peu réaliste sur ces « autres gens », aussi invisibles, inaudibles, incompréhensibles que les Barbares aux portes d’Athènes. Nous, « l’intelligence », nous vivons dans une bulle. Disons sur un archipel dans une mer de mécontentements.

    Bruno Latour

    Un conseil aux candidats à la présidentielle en France : fuyez les artistes et les intellectuels. Ne leur demandez pas de faire campagne, ne les faites pas monter sur l’estrade. Surtout si vous avez envie de l’emporter. On doutait déjà qu’une actrice ou qu’un rockeur fassent gagner des voix. Mais on ne savait pas qu’ils pouvaient en faire perdre. C’est une leçon de l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Jamais on n’a vu le monde culturel s’engager à ce point, en l’occurrence pour Hillary Clinton. Aucun candidat n’avait reçu autant d’argent. De cris d’amour aussi – sur scène, à la télévision, sur les réseaux sociaux. On a même eu droit à la chanteuse Katy Perry qui se déshabille dans une vidéo pour inciter à voter Clinton, ou Madonna promettre de faire une fellation aux indécis. En face, Trump n’avait personne ou presque. Il n’a reçu que 500 000 dollars (environ 470 000 euros) d’Hollywood contre 22 millions de dollars pour la candidate démocrate. Alors il a moqué ce cirque à paillettes, dénoncé le star system, donc le système. Et il a gagné. Clinton a joué à fond les étoiles les plus brillantes, et elle a perdu. Prenons sa fin de campagne. Le 4 novembre, elle monte sur scène avec le couple Beyoncé et Jay Z (300 millions d’albums vendus à eux deux), à Cleveland, dans l’Ohio. Le 5, Katy Perry chante pour elle à Philadelphie (Pennsylvanie). Le 7, veille du scrutin, elle apparaît dans un meeting/concert de Jon Bon Jovi et de Bruce Springsteen devant 40 000 personnes, toujours à Philadelphie, puis finit la soirée à minuit avec Lady Gaga à Raleigh, en Caroline du Nord. Dans tous ces Etats clés, elle a perdu. Dans le même temps, Donald Trump a multiplié les meetings sur les tarmacs d’aéroports en disant qu’il n’a pas besoin de célébrités, puisqu’il a « le peuple des oubliés » – du pays et de la culture – avec lui. L’historien américain Steven Laurence Kaplan s’est indigné des mots de Trump qualifiant untel de stupide, de débile, de névrosé ou de raté, et traitant des femmes de « grosses cochonnes ». Il a raison. Mais il aurait pu ajouter que des notables culturels ont qualifié le candidat républicain de brute (Chris Evans), d’immonde (Judd Apatow), de porc (Cher), de clown (Michael Moore) ou de psychopathe (Moby). Robert De Niro, avant le scrutin, voulait lui mettre son poing dans la gueule. Chaque injure a fait grossir le camp conservateur et fait saliver son candidat. Car deux mondes s’ignorent voire se méprisent, séparés par un Grand Canyon de haine. Non pas les riches face aux pauvres. La fracture est culturelle et identitaire. Ceux qui ont gagné se sentent exclus du champ culturel et universitaire, et souvent le méprisent. Les perdants leur rendent bien ce mépris, les jugeant réactionnaires, racistes, etc., sans même voir que le monde se droitise.(…) L’autocritique du vaste champ culturel pourrait aller plus loin, sur le terrain de l’hypocrisie. Celle des artistes d’abord, dont l’engagement, souvent imprégné de pathos, apaise leur conscience, mais est souvent perçu comme faisant partie de leur spectacle permanent, dont ils tirent profit, et dont ils se détachent aussi vite pour retrouver, une fois déculpabilisés, leur monde ultra-protégé. Le meilleur exemple est Madonna qui, durant la soirée qui précède le vote, s’est mêlée à des badauds new-yorkais (des convaincus) pour improviser un bref concert en finissant par « demain sauvez ce pays en votant Hillary ». Les intellectuels des campus, quant à eux, insupportent le vote Trump par leur façon de lui faire la morale, de défendre un modèle multiculturel comme s’il s’agissait d’un paradis de fleurs. Ils font culpabiliser les riches en leur disant d’être plus généreux et les pauvres en leur disant d’accepter leurs voisins étrangers, sans vraiment montrer l’exemple. (…) On l’aura compris, la France culturelle et multiculturelle – c’est la même – a beaucoup à apprendre de cette élection passée, et à craindre de celle de 2017. Si elle ne se bouge pas.

    Michel Guerrin

    If progressives will not heed principle, then maybe they will heed arithmetic. Make identity politics the main operational model in a country that is two-thirds white and 50 percent or so male, and what do you expect? President-elect Trump might have some thoughts on that.

    Kevin D. Williamson

    L’immigration massive ayant été érigée en dogme moral et en nécessité économique, les classes moyennes occidentales ont vu surgir au sein de leurs villes, de leurs quartiers et de leurs écoles, parfois jusqu’à les dominer, des populations dont la culture est certes respectable mais, dans le cas de l’islam, radicalement distincte de la leur, dans son rapport aux femmes, à la liberté de conscience, à la démocratie. Cette immigration, dans la réalité des faits, n’est pas choisie, mais subie. Quand, après trente années de ce régime migratoire, les mêmes « gens ordinaires » constatent que des candidats à la migration se pressent toujours plus nombreux à leurs frontières, ils se posent légitimement la question de la perpétuation de leur mode de vie. Comment s’étonner que le dogme de l’immigration anarchique soit rejeté ? Cela indépendamment de la question du terrorisme (alors qu’il est par exemple établi que dix des douze auteurs des effroyables attentats de Paris, le 13 novembre 2015, se sont inflitrés en Europe comme migrants, cfr. Le Figaro, 12 novembre 2016). Pour compléter la tableau, relevons la guerre culturelle qui est menée aux classes moyennes, sur la seule foi du sexe et de la couleur de la peau. Examinons les deux aspects de ce Kulturkampf. D’abord, la théorie du genre, selon laquelle la distinction des sexes masculin et féminin est une invention culturelle (Judith Butler, Anne Fausto-Sterling). Au nom de cette idéologie, dans l’infini chatoiement de ses variétés académiques et médiatiques, des minorités sexuelles en sont venues à exiger l’éradication de la référence à l’hétérosexualité, vécue comme oppressive et stigmatisante. La revendication est de brouiller les genres, en les multipliant à l’infini, et de quitter la notion — statistiquement incontestable — de « normalité » hétérosexuelle. D’où ces polémiques, souvent émaillées de violences, pour décider de la question de savoir si les « queer » et transgenres peuvent, ou pas, accéder aux vestiaires sportifs, scolaires et toilettes de leur sexe biologique, ou de leur sexe choisi, ou les deux, et comment vérifier ? Des parents se posent légitimement la question de savoir si leur petite fille de six ou sept ans risque de croiser dans les toilettes une « femme » de 45 ans avec ce que l’on appelait autrefois un sexe masculin entre les jambes. Se fédère à ces polémiques l’hostilité de principe témoignée au garçon hétérosexuel, institué en dépositaire de la sexualité « du passé », ce qui justifie qu’il soit rééduqué dès la plus tendre enfance — à l’école —, discriminé lors de son entrée éventuelle à l’université, et que le moindre de ses gestes et paroles soit justiciable des tribunaux. Cette guerre du genre est menée avec autant d’âpreté que d’efficacité : la grande majorité des diplômés de l’enseignement supérieur américain et européen sont des femmes, et la réalité biologique de la binarité sexuelle est battue en brèche jusque dans nos textes de loi (Convention d’Istanbul, Conseil de l’Europe, 2011). Vient enfin la résurgence du racisme. D’abord, il y eut le discours anti-raciste, réprouvant le rejet d’une personne sur la seule foi de sa race. L’écrasante majorité des Occidentaux ont acquiescé à ce discours. Toutefois une rhétorique subtile s’est enclenchée, particulièrement dans des pays comme les Etats-Unis et la France, jusqu’à permettre, puis encourager, la mise en accusation des populations blanches. Ainsi des « safe spaces » se sont-ils multipliés sur les campus américains, c’est-à-dire des espaces réservés aux minorités, pour leur permettre de se soustraire à la présence réputée suffocante des Américains « caucasiens ». Dit autrement, les étudiants blancs se voient refuser l’accès de certaines zones du campus sur la seule foi de la couleur de leur peau. Paradoxal retournement d’un discours anti-raciste qui en vient à légitimer, souvent par la violence, des pratiques racialistes au sens strict. Ainsi du discours sur le « white privilege », soit l’idée qu’un Américain blanc est privilégié du seul fait de la couleur de sa peau, quels que soient ses origines et milieu social, et que la loi doit donc discriminer en sa défaveur, toujours sur la seule foi de la couleur de sa peau. Considérons ce répertoire de journalistes récemment créé sous l’égide du gouvernement francophone belge, dont l’objet est d’inclure d’une part les femmes, d’autre part les « hommes et femmes issus de la diversité », ce qui exclut qui ? Les hommes blancs, avec pour seul critère la couleur de leur peau. Racisme, vous avez dit proto-fascisme ? Qui ne voit que ces discours et pratiques reposent sur les notions de responsabilité raciale collective, et de responsabilité à travers les âges, soit très exactement les concepts qui ont, de tout temps, fondé l’antisémitisme, comme Sartre l’a montré dans ses Réflexions sur la question juive ? Ce racisme au nom de l’anti-racisme, les classes moyennes occidentales n’y consentent plus. Il est à noter que cette guerre sexuelle et racialiste menace les gens ordinaires, non seulement dans leurs conditions d’existence (impôt, normes, quartiers), mais dans leur être naturel (sexe, couleur de la peau). Qu’un rejet radical — une révolution, selon Stephen Bannon, éminence grise du nouveau président américain — se dessine, est-ce surprenant ?

    Drieu Godefridi

    Nous sommes devenus habités par l’idée que nous ne sommes pas des citoyens qui ont été modelés par un certain nombre de pratiques et de traditions que nous chérissons parce que nous sommes membres d’un Etat qui est notre maison. Nous nous voyons plutôt comme les porteurs de telle ou telle identité, qui serait la seule chose importante à dire sur nous. Si l’on suit ce chemin, le but de l’Etat n’est plus d’être le médiateur des intérêts des citoyens, mais le distributeur de ressources basées sur ce qui vous est dû, en raison de votre identité. (…) Si vous êtes afro-américain, ne mentionnez pas s’il vous plaît que vous croyez en Dieu et allez à l’église; la politique de l’identité ne laisse aucune place au christianisme – bien qu’elle s’incline devant une pureté imaginaire de l’islam. Femmes? Vous pouvez avoir des craintes sur la façon dont la prolifération des «identités» de genre pèse sur votre lutte unique pour équilibrer et pour donner un sens aux exigences conflictuelles de la vie familiale et professionnelle. Vous ne devez cependant rien dire. Toute identité de genre imaginée doit être respectée. Vous pensiez que vous étiez spéciales, mais vous ne l’êtes pas. Nous vivons dans un monde où tout est possible. Quiconque parle de limites, de contraintes, est «phobique» d’une manière ou d’une autre. L’esprit bourgeois qui a construit l’Amérique, l’intérêt de gagner beaucoup d’argent, d’avoir «réussi», de prendre des risques – avant tout la force de l’âme nécessaire pour affronter l’échec et revenir plus fort – sont méprisés. Personne n’ose parler dans un monde politiquement correct. Les sentiments pourraient être blessés; les gens peuvent se sentir «mal à l’aise». Les avertissements de contenus sensibles et les «espaces sûrs» occupent notre attention. La tâche dans le monde hautement chorégraphié de la «politique de l’identité» n’est pas de durcir mais de domestiquer. Pas de combats. Pas d’insultes auxquelles nous répondons avec force et confiance en soi et assurance. Même par le rire! Partout: les protections rendues possibles par le Grand Protecteur – l’Etat – car nous ne pouvons pas nous montrer à la hauteur de l’occasion. La grandeur importe; si nous voulons l’avoir, personnellement et en tant que pays, nous devons rejeter le discours politiquement correct qui, en nous protégeant de la souffrance, fait de nous sa victime à perpétuité. Sur chacune de ces questions – les frontières, l’immigration, l’intérêt national, l’esprit d’entreprise, le fédéralisme et le discours politiquement correct – Hillary Clinton répond avec la novlangue de « la mondialisation et de la politique de l’identité », le langage qui nous a donné un monde qui est à présent épuisé, vicié et irrécupérable. C’est contre ce genre de monde que les citoyens se révoltent. Et pas seulement aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Grande-Bretagne. Les idées de «mondialisation» et de «politique de l’identité» qui nous ont fascinés après la guerre froide appartiennent maintenant à la poubelle de l’histoire. La question, plus importante que la question des personnalités de Hillary Clinton et de Donald Trump, est de savoir si nous aurons une nouvelle administration qui les autorise et essaie de résoudre nos problèmes à travers leur objectif.

    Joshua Mitchell

    One of the many lessons of the recent presidential election campaign and its repugnant outcome is that the age of identity liberalism must be brought to an end. Hillary Clinton was at her best and most uplifting when she spoke about American interests in world affairs and how they relate to our understanding of democracy. But when it came to life at home, she tended on the campaign trail to lose that large vision and slip into the rhetoric of diversity, calling out explicitly to African-American, Latino, L.G.B.T. and women voters at every stop. This was a strategic mistake. If you are going to mention groups in America, you had better mention all of them. If you don’t, those left out will notice and feel excluded. Which, as the data show, was exactly what happened with the white working class and those with strong religious convictions. Fully two-thirds of white voters without college degrees voted for Donald Trump, as did over 80 percent of white evangelicals. (…) the fixation on diversity in our schools and in the press has produced a generation of liberals and progressives narcissistically unaware of conditions outside their self-defined groups, and indifferent to the task of reaching out to Americans in every walk of life. At a very young age our children are being encouraged to talk about their individual identities, even before they have them. By the time they reach college many assume that diversity discourse exhausts political discourse, and have shockingly little to say about such perennial questions as class, war, the economy and the common good. In large part this is because of high school history curriculums, which anachronistically project the identity politics of today back onto the past, creating a distorted picture of the major forces and individuals that shaped our country. (The achievements of women’s rights movements, for instance, were real and important, but you cannot understand them if you do not first understand the founding fathers’ achievement in establishing a system of government based on the guarantee of rights.) When young people arrive at college they are encouraged to keep this focus on themselves by student groups, faculty members and also administrators whose full-time job is to deal with — and heighten the significance of — “diversity issues.” Fox News and other conservative media outlets make great sport of mocking the “campus craziness” that surrounds such issues, and more often than not they are right to. Which only plays into the hands of populist demagogues who want to delegitimize learning in the eyes of those who have never set foot on a campus. How to explain to the average voter the supposed moral urgency of giving college students the right to choose the designated gender pronouns to be used when addressing them? How not to laugh along with those voters at the story of a University of Michigan prankster who wrote in “His Majesty”? This campus-diversity consciousness has over the years filtered into the liberal media, and not subtly. Affirmative action for women and minorities at America’s newspapers and broadcasters has been an extraordinary social achievement — and has even changed, quite literally, the face of right-wing media, as journalists like Megyn Kelly and Laura Ingraham have gained prominence. But it also appears to have encouraged the assumption, especially among younger journalists and editors, that simply by focusing on identity they have done their jobs. (…) How often, for example, the laziest story in American journalism — about the “first X to do Y” — is told and retold. Fascination with the identity drama has even affected foreign reporting, which is in distressingly short supply. However interesting it may be to read, say, about the fate of transgender people in Egypt, it contributes nothing to educating Americans about the powerful political and religious currents that will determine Egypt’s future, and indirectly, our own. (…) The media’s newfound, almost anthropological, interest in the angry white male reveals as much about the state of our liberalism as it does about this much maligned, and previously ignored, figure. A convenient liberal interpretation of the recent presidential election would have it that Mr. Trump won in large part because he managed to transform economic disadvantage into racial rage — the “whitelash” thesis. This is convenient because it sanctions a conviction of moral superiority and allows liberals to ignore what those voters said were their overriding concerns. It also encourages the fantasy that the Republican right is doomed to demographic extinction in the long run — which means liberals have only to wait for the country to fall into their laps. The surprisingly high percentage of the Latino vote that went to Mr. Trump should remind us that the longer ethnic groups are here in this country, the more politically diverse they become. Finally, the whitelash thesis is convenient because it absolves liberals of not recognizing how their own obsession with diversity has encouraged white, rural, religious Americans to think of themselves as a disadvantaged group whose identity is being threatened or ignored. Such people are not actually reacting against the reality of our diverse America (they tend, after all, to live in homogeneous areas of the country). But they are reacting against the omnipresent rhetoric of identity, which is what they mean by “political correctness.” Liberals should bear in mind that the first identity movement in American politics was the Ku Klux Klan, which still exists. Those who play the identity game should be prepared to lose it. (…) To paraphrase Bernie Sanders, America is sick and tired of hearing about liberals’ damn bathrooms.

    Mark Lilla (Columbia)

    The death of Fidel Castro was the first foreign policy test for President-elect Donald Trump and he acquitted himself brilliantly. For anyone who thought that his tough talk was just campaign bluster, witness the incredibly strong statement made about the bloody Cuban strongman (…) For those of us used to President Barack Obama’s bland, milquetoast amorality on world affairs, and his practiced refusal to condemn evil, Trump’s words are a breath of fresh air and, God willing, portend a new American foreign policy based on the American principles of holding murderers accountable. Contrast Trump’s words with Obama’s perfection in saying absolutely nothing (…) This neutral nonsense betrays a cowardly refusal to condemn Castro as a tyrant. Most memorable is President Obama’s unique ability to make Castro’s death about himself and his own presidency. Perhaps President Obama forgot that he is leader of the free world and could have used the death of a dictator to say something about the importance of human liberty and human rights. But why, after eight years of Obama cozying up to Erdogan of Turkey and, worse, Ayatollah Khameini of Iran, should we expect anything else? (…) I have long said that President Obama’s greatest failure as a leader is his refusal to hate and condemn evil. Could there be any greater confirmation than this, and just six weeks before he leaves office? But while Trump distinguished himself as a leader prepared to bravely express his hatred of evil, virtually every other world leader followed President Obama instead, disgracing themselves to various degrees. I put them in three categories: brownnosers, appeasers, and suckups. Taking the pole position of brown-noser-in-chief is Canadian Prime Minister Justin Trudeau. His obsequiousness to the murderous Castro was so great that it read like parody (…) Here you have the leader of one of the Western world’s greatest democracies saying that an autocrat who murdered his people and ruled over them with an iron fist was loved by them. (…) Then there are the appeasers, those world leaders with no backbone, and who have probably set their sights on their countries opening up a beach resort in Cuba, or who will use Castro’s crimes to cover up their own. Bashar Assad of Syria, a man better known for gassing Arab children than writing eloquent eulogies said, “The name Fidel Castro will remain etched in the minds of all generations, as an inspiration for all the peoples seeking true independence and liberation from the yoke of colonization and hegemony.” U.N. Secretary-General Ban Ki Moon, a man who never met a dictator he couldn’t coddle, expressed how « at this time of national mourning, I offer the support of the United Nations to work alongside the people of the island. » I would never have thought Vladimir Putin of Russia a suckup, but how else to explain hailing Fidel Castro as a « wise and strong person » who was « an inspiring example for all countries and peoples.” Kind of stomach-turning. But perhaps the most disappointing comment came from Pope Francis who sent a telegram to Raúl Castro: « Upon receiving the sad news of the passing of your beloved brother, the honorable Fidel Castro … I express my sadness to your excellency and all family members of the deceased dignitary … I offer my prayers for his eternal rest.” If there is any spiritual justice in the world the only place Castro will rest is in a warm place in Hell. The Pope, to whom so many millions, including myself, look to for moral guidance, on this occasion can look to the president-elect of the United States for the proper response in the confrontation with evil.

    Shmuley Boteach

    La réaction de Barack Obama, l’islamo-gauchiste encore présent à la Maison Blanche, au moment de l’annonce du décès de Fidel Castro a été digne d’un disciple de Fidel Castro : prétendre tendre la main au peuple cubain tout en évoquant le statut “historique” d’un abject dictateur est méprisable. Le peuple cubain souffre sous le joug totalitaire depuis près de six décennies et lui tendre la main ne passe pas par l’évocation du statut “historique” du principal responsable de la souffrance subie. La réaction de Donald Trump a été infiniment plus digne, et a été celle d’un vrai Président des Etats Unis. Donald Trump a appelé le dictateur par son nom de dictateur, a rappelé ses multiples crimes, et a dit souhaiter la liberté pour les Cubains. La presse internationale, tout particulièrement en France, a, de manière générale, usé de mots élogieux pour décrire le mort. Elle continue, ce qui n’est pas étonnant. (…) L’ »ouverture” voulue ces dernières années par le pape François, pratiquée par Barack Obama, et, aussi, par le crétin de l’Elysée, est une façon de renflouer les caisses de la dictature, sans que rien n’ait changé aux pratiques de la dictature : c’est donc une assistance à dictature en danger, et un crime supplémentaire contre le peuple cubain. (…) La nostalgie de ceux qui parlent de Fidel le “révolutionnaire” est obscène : mais les gens de gauche sont souvent obscènes et n’ont aucun sens des valeurs éthiques les plus élémentaires. Ils marchent chaque jour sur des millions de cadavres suppliciés. Ils détestent Trump, élu démocratiquement, mais admirent l’assassin Fidel Castro comme ils ont admiré tant d’autres assassins : Lénine, Ho Chi Minh, Arafat, etc.

    Guy Millière
















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