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Affaire David Hamilton: Attention, un scandale peut en cacher un autre ! (Child pornography: Is Anglo-saxon puritanism finally catching up with France ?)

Posté le mardi 25 octobre 2016 par Admini

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marielmanhattanLe look tendrement romantique des égéries de David Hamilton
Attention: un scandale peut en cacher un autre !

En ces temps étranges où, entre pièces, ballets ou opéras, le premier récit (ou tableau) de pédophilie venu voire de viol de petite fille devient chef d’oeuvre du siècle …

Et à l’heure où l’on fustige, pour propos et actes déplacés, le seul candidat républicain …

Alors qu’il est de notoriété publique que le principal soutien et conjoint de son adversaire a lui été coupable, entre accusations de viols ou de quasi-viols, de bien plus grave …

Et que la claque médiatique qui vient à point nommé de déterrer une affaire de micro volé de onze ans reconnait elle-même qu’elle efface quotidiennement bien pire à chacune des venues sur ses plateaux de la star du moment …

Pendant qu’en France une ancienne animatrice de télévision se voit contrainte au silence ..

Face au probable violeur en série qui l’avait violé à l’âge de treize ans …

Et qui comme un certain Polanski et autre pédophile ou plus précisément hébéphile notoire que le Pays des droits de l’homme refuse d’extrader …

Coule dans ledit pays des jours heureux …

Qui rappelle le scandale continu …

Outre ces Rolling Stones, Bowie ou De Niro et Woodie Allen qu’oubliant leurs multiples Lorie Maddox on continue de fêter ou d’enterrer royalement …

Héritiers certes, de Carroll à Gauguin ou Malle ou Allen, d’une longue tradition …

De ces millions d’albums et de photos, sans parler des panoplies, vendus par les plus grands distributeurs de la planète et trônant sur nos tables de salon et dans nos bibliothèques ou s’exposant dans nos galeries …

Alors que, puritanisme anglosaxon oblige, la simple possession des plus problématiques de ses oeuvres peut vous envoyer en prison de l’autre côté de la Manche ?



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15 réponses à “Affaire David Hamilton: Attention, un scandale peut en cacher un autre ! (Child pornography: Is Anglo-saxon puritanism finally catching up with France ?)”

  • 15
    Gérard Pierre:

    Probablement dans la pièce à côté, …… attendant le chèque !

    La petite n’était certainement pas venue seule, ni à pied !

  • 14
    Zoubor:

    Mais où étaient les parents?

  • 13
    jc durbant:

    Excellent pastiche, Mercator, mais faut quand même reconnaitre que complaisance de nos Mitterrand, Hollande, Obama ou pape François oblige, la « justice divine » a plutôt été lente …

    L’Histoire jugera l’impact énorme de Fidel Castro.

    Hussein Obama

    Mais heureusement Zorro est arrivé !

    L’héritage de Fidel Castro, ce sont les pelotons d’exécution, le vol, des souffrances inimaginables, la pauvreté et le déni des droits de l’homme. Aujourd’hui, le monde apprend le décès d’un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies. Cuba reste une île totalitaire mais j’espère que le jour d’aujourd’hui marquera une prise de distance par rapport aux horreurs subies pendant trop longtemps, vers un avenir où le merveilleux peuple cubain pourra finalement vivre dans une liberté amplement méritée. Même si les tragédies, les morts et la souffrance provoquées par Fidel Castro ne peuvent pas être effacées, notre administration fera tout ce qu’elle peut pour faire en sorte que le peuple cubain entame finalement son chemin vers la prospérité et la liberté », a par la suite annoncé le président élu dans un communiqué. Même si Cuba demeure une île totalitaire, mon espoir est que cette journée marque un éloignement avec les horreurs endurées trop longtemps et une étape vers un avenir dans lequel ce magnifique peuple cubain vivra finalement dans la liberté qu’il mérite si grandement.

    Donald Trump

  • 12
    jc durbant:

    Tiens, Libé se réveille …

    Nous avons lu le récit de la fille de Woody Allen, ses accusations d’agression sexuelle. Nous avons été abasourdis. Cosby, Hamilton, Allen… Avant cela, DSK… Qui d’autre, ensuite ? Une question surgit dans cette lancinante litanie de noms rich and famous. Pourquoi tant d’affaires «à la David Hamilton»? Mais, surtout : pourquoi ces crimes tardent-ils tant à faire surface ? Il y a, naturellement, des violeurs dans toutes les classes sociales – la chose est d’une triste universalité. Mais pourquoi ces personnalités, souvent célèbres, riches et prestigieuses, sont-elles incriminées si tard ? Exonère-t-on plus facilement les criminels parce qu’ils ont du talent ? Doit-on incriminer l’époque dans laquelle les faits ont survenu, et déplorer un temps où l’on était plus indulgent ? Mais en ce cas, pourquoi, en France, condamne-t-on davantage les criminels sexuels issus des classes populaires ? De quelles complaisances sociales sommes-nous coupables ? Pourquoi a-t-il fallu attendre la mort de l’animateur-star britannique Jimmy Savile avant d’apprendre qu’il avait violé, pendant soixante ans, près de 300 enfants ? Et Roman Polanski ? Et Fatty Arbuckle, poursuivi pour le viol et le meurtre de la jeune actrice Virginia Rappe ? Lors du procès dont il fut acquitté, en 1922, on déplora la fin de la carrière, brisée net par le «scandale». Sa victime, elle, était morte. Pourquoi doit-on attendre que Tippi Hedren ait 86 ans avant qu’elle écrive avoir été harcelée sexuellement par Hitchcock sur le tournage des Oiseaux ? En France comme ailleurs, la culture du viol reste une réalité. Une chose est sûre : Flavie Flament a parlé. D’autres victimes de crimes sexuels, comme elle, ont des choses à dire. Soyons capables de les écouter – à temps cette fois.

    Johanna Luyssen

  • 11
    Gérard Pierre:

    David a mis l’ton, … et d’autres l’ont suivi ! ……

    …… six, sept, huit, … et deux pros font dix !

  • 10
    Letel:

    🙂

  • 9
    MERCATOR:

    Vous avez dit Justice Divine ?

    Alors que dans le même espace de temps le plus grand révolutionnaire du vingtième siècle  » Leader Maximo » et le meilleur photographe de la jeunesse naissante, tous deux injustement vilipendés par les forces rétrogrades de la réaction ploutocratique, comment ne pas voir dans ces deux événements quasiment simultanés un signe de l’au delà nous rappelant que l’homme est mortel !

    (tentative un peu bête, j’en conviens, de devancer et pasticher notre cher JC!)

  • 8
    jc durbant:

    «Plus nous serons nombreuses, plus nous serons fortes» …

    « Woodward says they can take strength from each other, and has already begun to think how best to set up a victim support network in the game. Perhaps in tandem with the FA and the Professional Footballers’ Association. He also hopes further evidence will lead to 62-year-old Bennell being ‘put behind bars for the rest of his life’…

    Oui, c’est triste aussi pour lui mais même la vérité pour sortir emprunte aussi parfois, y compris pour le football, le mécanisme du bouc émissaire …

    Le mode opératoire est toujours le même. Alice, comme Lucie, sont seules avec Hamilton. Elles évoquent les mêmes gestes obscènes: «des caresses qui dérapent, cette tête soudainement entre leurs jambes, des pénétrations…», explique L’Obs. Les deux femmes décrivent leur état de pétrification, l’incapacité de se défendre. «Tu as de la chance, je t’ai choisie, alors que tu n’es pas si belle! Les autres adorent que je leur fasse», aurait dit le photographe à Alice. Les deux victimes sont envahies par un sentiment de «honte» et de «culpabilité». «Comment expliquer que j’avais laissé faire?», s’interroge Lucie.

    Alice retournera plusieurs fois à ces séances photos tandis que Lucie demande rapidement à ses parents d’y mettre fin. En 1997, Alice porte plainte mais l’affaire est classée sans suite. Elle tente alors de se porter partie civile. Le montant des frais judiciaires l’en dissuadera. Elle abandonne. Pour elle, «le combat est perdu d’avance».En 1997, Alice porte plainte mais l’affaire est classée sans suite. Elle tente alors de se porter partie civile. Le montant des frais judiciaires l’en dissuadera. Elle abandonne. Pour elle, «le combat est perdu d’avance».

    Si les deux femmes ont décidé de parler aujourd’hui, c’est parce que leurs histoires font écho à celle de Flavie Flament. Dans son livre, La Consolation, publié récemment, l’animatrice raconte comment elle a été violée à l’âge de treize ans par un photographe célèbre alors qu’elle était en vacances au Cap D’Agde. Les viols sur mineurs étant prescrits après 30 ans, Flavie Flament n’a jamais donné le nom de son agresseur. Pour autant, c’est le nom de David Hamilton, photographe connu internationalement, qui va émerger dans les médias avant que Lucie et Alice ne confirment son identité.

    Les deux victimes anonymes ont pris contact avec Flavie Flament via Facebook. L’animatrice, raconte L’Obs, s’est alors rappelé avoir cotoyé Alice, au moment des faits, au domicile de cette dernière pour se rassurer avant les premières séances photo. De son côté, Lucie a retrouvé des photos sur lesquelles elle pose avec Alice. «Plus nous serons nombreuses, plus nous serons fortes», explique Flavie Flament.

    L’Obs révèle enfin qu’une quatrième femme aurait été victime de faits similaires en 1967, vingt ans avant les faits décrits par Alice et Lucie. Cette fois les viols se déroulent non pas au Cap d’Agde mais à Ramatuelle, dans la maison du photographe. La jeune fille a alors 14 ans. Là encore, le délai de prescription est dépassé. Les quatre victimes espèrent désormais voir arriver d’autres témoignages, cette fois plus récents.

    Âgé aujourd’hui de 83 ans, l’artiste britannique a nié les accusations de l’animatrice dans un communiqué. Celui qui a réussi à imposer dès les années 1970 le «style hamiltonien» basé sur le «flou artistique» se dit «particulièrement indigné par l’absence totale de respect de sa présomption d’innocence». Il affirme par ailleurs qu’il «ne commentera pas plus amplement les comportements criminels qui lui sont imputés par certains et desquels il n’a jamais été l’auteur».

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/11/17/01016-20161117ARTFIG00131-apres-flavie-flament-trois-nouvelles-accusations-de-viol-contre-le-photographe-david-hamilton.php

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/11/25/97001-20161125FILWWW00371-le-photographe-david-hamilton-retrouve-mort-a-son-domicile-parisien.php (merci james)

  • 7
    jc durbant:

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20161116.OBS1313/affaire-flavie-flament-d-autres-femmes-accusent-david-hamilton-de-viol.html

  • 6
    Kévin:

    Tiens donc…. un doublon

  • 5
    Kevin:

    A moins de savoir interpréter les messages. Ça parait honteux.

  • 4
    jc durbant:

    Oui, sans oublier Gauguin, Malle ou Allen, j’ai évidemment pensé à Dogson mais je savais pas trop comment l’introduire sans trop digresser et surtout éviter, même s’il y a effectivement beaucoup d’ambiguïtés dans la pratique du personnage, d’ajouter à l’actuel mythe du photographe pédophile …

    Voir notamment:

    Merci, mille mercis de m’avoir à nouveau prêté Enid. C’est une enfant des plus adorables. C’est vraiment bon – je veux dire pour la vie spirituelle, au sens où il est bon de lire la Bible – d’être au contact de tant de douceur et d’innocence.

    Charles Dogson (Lettre à la mère d’une fillette)

    Many thanks for again lending me Enid. She is one of the dearest of children. It is good for one (I mean, for one’s spiritual life) to be in contact with such sweetness and innocence.

    Lewis Carroll 1832-98, letter to Mrs N. H. Stevens, (June 1, 1892)

    I am fond of children (except boys) and have more child-friends than I could possibly count on my fingers, even if I were a centipede…

    Charles Dogson (letter to Kathleen Eschwege, October 24, 1879)

    Dans la photo la plus inoubliable et sans doute la plus révélatrice qu’il ait jamais prise, « La Petite mendiante », Alice, debout contre un mur sale, les jambes et les pieds nus, nous regarde, les yeux pleins d’une énorme tristesse. Sa robe est déchirée et pend en lambeaux, sa chair nue comme si elle venait d’être violée.

    Brassaï

    Quant à « la flavie au cap d’agde,à 13 ans, pratiquant le nudisme intégral elle et ses parents » et qui « nous prennent pour des jambons en jouant aujourd’hui les saintes nitouches, hier se proposant de poser pour un vieux cochon partouseur bisexuel notoirement connu », on peut effectivement se poser des questions sur les mobiles de la mère mais, comme semble le confirmer le passif qu’il semble actuellement y avoir entre les deux, je vois pas bien comment on peut être aussi sûr par rapport à ceux de la fille qui malgré les apparences n’avait encore que 13 ans ?

  • 3
    Letel:

    > les Roastbeefs aiment aussi

    J’aime mieux la francisation, rosbifs.

  • 2
    MERCATOR:

    Rapidement, il excelle dans l’art de la photographie et devient un photographe réputé. Son sujet favori restera les petites filles mais il photographie également des connaissances : peintres, écrivains, scientifiques ainsi que des paysages, statues et même des squelettes, par curiosité anatomique.
    En 1879, il s’adonne de plus en plus à la photographie de petites filles parfois déshabillées ou nues. Il demandait l’autorisation aux parents des fillettes avant de les photographier déshabillées.
    En 1880, il abandonne la photographie, ayant peut-être été trop loin dans son goût pour les nus, au regard de la morale victorienne. Lewiss Caroll

    Apparemment les Roastbeefs aiment aussi les fillettes même s’ils préfèrent , bien évidemment, en général les petits garçons, semblables en cela aux Turcs, aux Arabes, aux Afghan.

    Quant à la flavie au cap d’agde,à 13 ans, pratiquant le nudisme intégral elle et ses parents nous prennent pour des jambons en jouant aujourd’hui les saintes nitouches, hier se proposant de poser pour un vieux cochon partouseur bisexuel notoirement connu.

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Aujourd’hui cet homme est juridiquement hors d’atteinte. Cela n’en fait pas un innocent pour autant. Le bourreau est inattaquable et moi je vivrai avec cela jusqu’à la fin de mes jours. Par son âge et sa notoriété, c’était une domination à double titre. Cet écart social lui donnait une grande force dont il a su user, à tel point qu’il payait ma mère avec un pauvre Polaroïd. Je ne suis pas la seule dans ce cas. Je n’ai pas été la seule à tomber dans ses griffes. A propos de ces jeunes filles, il parlait de ‘faire son marché.

    Flavie Flament

    There’s only three of us in this business. Nabokov penned it, Balthus painted it, and I photographed it.

    David Hamilton

    It’s an Anglo-Saxon problem. ‘I suppose Barnes & Noble are crying all the way to the bank, but I have no idea. There’s not a word about it in the press over here.

    David Hamilton (1998)

    J’ai beau­coup de pres­tige, malheu­reu­se­ment, ça ne paie pas (…) Je n’ai jamais eu de bon agent, ni une bonne gale­rie… Il y a un tel écart entre mon nom et ma cote! (…) J’ai vendu 40 livres, deux millions d’exem­plaires! [les enfants] C’est trop de respon­sa­bi­li­tés. Mais je ne me sens pas seul: j’ai des milliers d’en­fants! [en Suède, en Hollande, en Alle­magne ou tous les pays nordiques] où je faisais mon marché (…) Elles reve­naient avec un Pola­roid … (…) J’en ai eu quatre [ Aston Martin] dont la DB5, la première de James Bond. (…) Je vis dans mes archives. (…) Je ne suis pas un visage, je suis un nom (…) Comme tous les Anglais bons à rien, je suis à Saint-Tropez! (…) Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances (…) Les fémi­nistes m’ont toujours laissé tranquille. Et mon travail n’a rien à voir avec la vulga­rité de notre époque actuelle. (…) J’ai eu une vie de rêve.

    David Hamilton (2015)

    David Hamil­ton photo­gra­phiait ses modèles, souvent dénu­dés, dans un flou artis­tique unique. A 82 ans, l’icône des années 70 revient sur le devant de la scène. Rencontre précieuse. (…) Vêtu d’un costume de Savile Row qu’il possède depuis plusieurs décen­nies, de chaus­sures John Lobb impec­cables, le photo­graphe mondia­le­ment connu pour ses photos de jeunes filles nues est un dandy. Mais désar­genté. Sa montre, type Cartier années trente, ne fonc­tionne même pas. « Je n’ai jamais eu de bon agent, ni une bonne gale­rie… Il y a un tel écart entre mon nom et ma cote! « , se désole l’ar­tiste dont les œuvres ont pour­tant inondé les salons des parti­cu­liers dans les années soixante-dix et quatre-vingt. »J’ai vendu 40 livres, deux millions d’exem­plaires! « , reven­dique-t-il, toujours un sourire aux lèvres. Sans doute songe-t-il à toutes ces femmes qu’il a rencon­trées et photo­gra­phiées. Parmi les centaines de blondes, il ne saurait en citer une plutôt qu’une autre, si ce n’est sa première compagne, Mona, et son unique épouse, Gertrude, les seules avec lesquelles il ait gardé contact. (…) Les autres modèles sont rentrées chez elles, en Suède, en Hollande, en Alle­magne ou tous les pays nordiques »où je faisais mon marché », soutient le photo­graphe sans rougir. À l’époque, David trouve aussi ses jeunes filles sur les plages nudistes du Cap d’Agde. Avec l’ac­cord de leurs parents, elles partent au bout du monde avec la star des objec­tifs: « Elles reve­naient avec un Pola­roid »… et tout le monde était content. Le photo­graphe couchait-il avec elles? « Ce n’est pas le sujet », balaie-t-il d’un revers de la main en perdant son sourire, « le scan­dale ne m’in­té­resse pas ». Pas de scan­dale, donc, mais de beaux souve­nirs. Le play­boy mondain sort son album de photos person­nelles et montre, entre les nombreuses femmes nues, palma­rès de chas­seur, les grands noms croi­sés au cours de sa vie:Jack Nichol­son, Mick Jagger, Tony Curtis, Helmut Berger, Terence Stamp, Rudolph Noureev, Douglas Fair­banks, Pier Paolo Paso­lini. C’était l’époque folle où, comme le photo­graphe Jean­loup Sieff, il roulait en Aston Martin (« J’en ai eu quatre dont la DB5, la première de James Bond »). Frime ou raffi­ne­ment? Cathe­rine Breillat, la scéna­riste de son premier long-métrage, Bili­tis (avec Bernard Girau­deau), défend Hamil­ton: « Il n’est pas préten­tieux, ni m’as-tu-vu, c’est quelqu’un de très bien. Il travaille comme un peintre, replié sur lui-même. » Pour Macha Méril, qui a joué dans Tendres cousines, son troi­sième film, en 1980, David possé­dait à l’époque « un énorme ego, mais à juste titre. Un artiste doit en avoir un. Et lui, très seul, très isolé, devait déve­lop­per cela pour conti­nuer son travail ». Hamil­ton, il est vrai, s’est voué à son art: « Je vis dans mes archives. » Chez lui, dans le quar­tier de Mont­par­nasse à Paris l’hi­ver, ou à Rama­tuelle l’été, dans sa maison du XIIe siècle située dans les remparts de la ville, l’An­glais prépare encore des publi­ca­tions, à la recherche d’une bonne maison d’édi­tion. Et caresse l’idée d’une fonda­tion pour léguer son œuvre. Des nus, bien sûr, mais aussi des natures mortes, des paysages et des portraits. (…) Les jeunes filles, à peine sorties de l’en­fance, posaient vêtues de fripes ache­tées par David lui-même aux puces. Surtout des culottes en coton. Sans maquillage, sans acces­soire, sans filtre et sans retouche, Hamil­ton captu­rait « l’in­no­cence, avant que les filles ne deviennent sérieuses ». Son secret de fabri­ca­tion ? Il ne nous le donnera pas, réfu­tant simple­ment la légende du bas résille ou de la vase­line sur l’objec­tif. Il dit n’être qu’un amateur, incom­pé­tent en matière tech­nique mais à l’œil aiguisé. Un regard façonné par des études d’ar­chi­tecte (non vali­dées par un diplôme) et des postes de direc­teur artis­tique dans de grands maga­zines, dont Elle.

    Gala

    Had I done to Dolly, perhaps, what Frank Lasalle, a fifty-year-old mechanic, had done to eleven-year-old Sally Horner in 1948?

    Vladimir Nabokov

    Les cinéastes et auteurs français, européens, américains et du monde entier, tiennent à affirmer leur consternation. Il leur semble inadmissible qu’une manifestation culturelle internationale, rendant hommage à l’un des plus grands cinéastes contemporains, puisse être transformée en traquenard policier. Forts de leur extraterritorialité, les festivals de cinéma du monde entier ont toujours permis aux œuvres d’être montrées et de circuler et aux cinéastes de les présenter librement et en toute sécurité, même quand certains États voulaient s’y opposer. L’arrestation de Roman Polanski dans un pays neutre où il circulait et croyait pouvoir circuler librement jusqu’à ce jour, est une atteinte à cette tradition: elle ouvre la porte à des dérives dont nul aujourd’hui ne peut prévoir les effets.

    Pétition pour Romain Polanski (28.09.09)

    Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses? » Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même.

    Daniel Cohn-Bendit (Grand Bazar, 1975)

    La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. (…) Je n’ai pas d’autre compte à régler que d’aligner mes bahts, et je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l’autre.

    Frédéric Mitterrand (”La mauvaise vie”, 2005)

    J’étais chaque fois avec des gens de mon âge ou de cinq ans de moins. (…) Que vienne me jeter la première pierre celui qui n’a pas commis ce genre d’erreur. Parmi tous les gens qui nous regardent ce soir, quel est celui qui n’aurait pas commis ce genre d’erreur au moins une seule fois ? (…) Ce n’est ni un roman, ni des Mémoires. J’ai préféré laissé les choses dans le vague. C’est un récit, mais au fond, pour moi, c’est un tract : une manière de raconter une vie qui ressemble à la mienne, mais aussi à celles de beaucoup d’autres gens.

    Frédéric Mitterrand

    C’est pas vrai. Quand les gens disent les garçons, on imagine alors les petits garçons. Ça fait partie de ce puritanisme général qui nous envahit qui fait que l’on veut toujours noircir le tableau, ça n’a aucun rapport. (…) Evidemment, je cours le risque de ce genre d’amalgame. Je le cours d’autant plus facilement ce risque-là puisqu’il ne me concerne pas. (…) Il faudrait que les gens lisent le livre et ils se rendraient compte qu’en vérité c’est très clair.

    Frédéric Mitterrand (émission « Culture et dépendances », le 6 avril 2005)

    J’aurai raconté des histoires avec des filles, personne n’aurait rien remarqué.

    Frédéric Mitterrand

    En tant que ministre de la Culture, il s’illustre en prenant la défense d’un cinéaste accusé de viol sur mineure et il écrit un livre où il dit avoir profité du tourisme sexuel, je trouve ça a minima choquant (…) On ne peut pas prendre la défense d’un cinéaste violeur au motif que c’est de l’histoire ancienne et qu’il est un grand artiste et appartenir à un gouvernement impitoyable avec les Français dès lors qu’ils mordent le trait. (…) Au moment où la France s’est engagée avec la Thaïlande pour lutter contre ce fléau qu’est le tourisme sexuel, voilà un ministre du gouvernement qui explique qu’il est lui-même consommateur.

    Benoît Hamon (porte-parole du Parti socialiste)

    On ne peut pas donner le sentiment qu’on protège les plus forts, les connus, les notables, alors qu’il y a les petits qui subissent la justice tous les jours. Ce sentiment qu’il y a deux justices est insupportable.

    Manuel Valls (député-maire PS)

    Qu’est-ce qu’on peut dire aux délinquants sexuels quand Frédéric Mitterrand est encore ministre de la Culture?

    Marine Le Pen (vice-présidente du FN)

    A ce propos d’ailleurs, nous n’avons rien contre les homosexuels à Rue98 mais nous aimerions savoir comment Frédéric Mitterrand a pu adopter trois enfants, alors qu’il est homosexuel et qu’il le revendique, à l’heure où l’on refuse toujours le droit d’adopter aux couples homosexuels ? Pourquoi cette différence de traitement?

    Rue 98

    C’est une affaire très française, ou en tout cas sud-européenne, parce que dans les cultures politiques protestantes du nord, Mitterrand, âgé de 62 ans, n’aurait jamais décroché son travail. Son autobiographie sulphureuse, publiée en 2005, l’aurait rendu impensable. (…) Si un ministre confessait avoir fréquenté des prostituées par le passé, peu de gens en France s’en offusquerait. C’est la suspicion de pédophilie qui fait toute la différence. (…) Sarkozy, qui a lu livre en juin [et] l’avait trouvé » courageux et talentueux » (…) s’est conformé à une tradition bien française selon laquelle la vie privée des personnes publiques n’est généralement pas matière à discussion. Il aurait dû se douter, compte tenu de la médiatisation de sa vie sentimentale, que cette vieille règle qui protège les élites avait volé en éclats.

    Charles Bremmer (The Times)

    L’enseignante exaltée redécouvre les méandres et la géographie de la carte de Tendre. Après l’affection, l’estime, l’inclination pour finir au bout de deux ans par les appels du désir et tous les désordres de la passion. Yasmine se laisse aimer et désirer. Elle apprend l’algèbre des sentiments, les exigences et les égarements du corps. Ce qui devait arriver arrive: un saphisme sans violence, mais aussi un amour condamné, une relation que les deux amantes savent maudite.

    L’Obs (Yasmine, 12 ans, et sa prof, 30 ans : récit d’une passion interdite, 25.05. 2013)

    C’est une histoire de passion interdite. A Lille, une femme, une prof, est tombée amoureuse, à en perdre toute raison, de Leïla, son élève, une collégienne de 14 ans. Elle a dix-neuf ans de plus que son amante. Elle risque dix ans de prison. Causette l’a rencontrée“ (…) Et, comme une mauvaise raison de plus, Abdellatif Kechiche a obtenu la Palme d’or au Festival de Cannes pour La Vie d’Adèle, l’histoire d’une jeune fille tombant sous le charme d’une lesbienne aux cheveux bleus. Un film tourné à Lille (…) à deux pas du tribunal.

    Causette

    Nous nous sommes plantés. Et pas qu’un peu. Avoir pu laisser penser, ne serait-ce qu’un quart de seconde, que Causette pouvait cautionner, accepter ou, pire, justifier une « atteinte sexuelle sur mineur » (qui n’a pas encore été jugée, mais c’est l’incrimination pénale qui a pour l’instant été retenue dans cette affaire), est évidemment grave. Nous sommes navrés d’avoir pu laisser croire cela. L’article a manqué de précautions, d’un appareillage éditorial qui aurait rendu le doute impossible. Nous avons voulu rendre compte d’une histoire qui, si elle est complexe, n’en relève pas moins d’une situation qui ne doit pas voir le jour : une professeure de collège ayant des relations sexuelles avec l’une de ses élèves, mineure de moins de quinze ans. Voir émerger, sur les réseaux sociaux, des accusations affirmant que Causette trouvait des circonstances atténuantes à un acte « pédophile » nous catastrophe, bien sûr, au plus haut point. L’article a donné la parole à tous les protagonistes, et le refus de s’exprimer des avocats de la famille de la victime a probablement renforcé l’impression d’un déséquilibre, voire d’un parti pris. (…) Notre intention consistait à interroger les mécanismes qui ont conduit au passage à l’acte. Cette approche, que nous pensions dénuée d’ambiguïté, et bien que journalistiquement défendable, a au contraire semé le trouble au point d’être traduite comme un permis de violer la loi, d’abuser d’une enfant. Maladresse sans nom pour laquelle nous vous présentons, ainsi qu’à la victime, nos excuses les plus sincères.

    Causette

    Deux femmes qui s’aiment, c’est tellement beau, n’est-ce pas ? Il est bien connu que les femmes ne s’aiment pas comme les hommes. Une femme, c’est doux, c’est tendre, c’est sexy, et peu importe alors de mettre le lecteur en état de salivation malsaine, lui faisant oublier qu’on parle ici d’une infraction pénale, constituée par l’atteinte sexuelle sur mineur et figurant au Code pénal, et que ce qu’il nous décrit se résume tout simplement, eu égard à l’âge de la victime, à une relation sexuelle entre une adulte et une enfant. Gaëlle-Marie Zimmermann
    Avec Robert Capa, Helmut Newton, Henri Cartier-Bresson ou Yann Arthus-Bertrand, David Hamilton est considéré comme l’un des dix photographes les plus importants de notre époque. Son style : le romantisme dans sa forme la plus poétique. Son sujet : de tendres jeunes filles à la peau diaphane, aux cheveux flous et au regard naïf, presque mélancolique. Son regard : celui d’un rêveur ému par la beauté féminine dans ce qu’elle a de plus naturel. Des années 1970 aux années 1990, il a photographié des centaines d’exquises naïades juste vêtues d’une tunique vaporeuse, le chignon piqué de fleurs et le rose aux joues, alanguies sur une chaise en osier… Il a eu un temps Emmanuelle Béart pour égérie et a récemment photographié la ravissante Mélanie Thierry. A force de rechercher un idéal féminin dans l’image évanescente d’une nymphe à la fois sensuelle et discrète, David Hamilton a créé un style à part entière. Et si on lui repiquait tout (ou presque) pour se faire un look d’égérie romantique à la mode des années 2010 ? Les esquimaux ont, dit-on, cent mots de vocabulaire pour dire toutes les nuances du blanc. David Hamilton n’a pas moins de façons de voir et de montrer cette non-couleur virginale qui incarne et sublime l’émotion. Tuniques blanches immaculées, caracos vaporeux en mousseline de soie, chemisiers en voile de coton, longs jupons en broderie anglaise… Portons-les à la Hamilton-attitude : boutonnières ouvertes, épaules découvertes, chemises XXL aux manches retroussées, portées en mini-robe d’été… Une des grandes passions d’Hamilton, c’est la danse… Et les danseuses! Mettons donc du tulle dans nos tenues : en jupon apparent ou en robe décalée, en bracelet home-made ou en headband. Et portons la ballerine avec des airs ingénus : en rose poudré, en beige vanille, couleur chair… Pourquoi pas avec de jolis rubans satinés à nouer autour de la cheville comme une ballerine un jour de ballet ? L’univers de David Hamilton, c’est aussi celui d’un érotisme faussement innocent qui joue sur tout ce qui se devine sans se montrer et se dévoile en faisant semblant de se cacher. Passons au soutien-gorge triangle qui laisse les pointes de seins affleurer sous la toile du chemisier, laissons la bretelle du corsage glisser sur l’épaule et osons la mode dessous-dessus dont je vous ai récemment parlée. Jouons aussi le contraste avec de la lingerie de demoiselle sage et bien élevée : de vraies culottes en coton uni (les petit Bateau sont les plus jolies), des bas de laine qui montent à mi-cuisse, des sous-robes et des jupons semi-transparents… (…) Le look Hamilton, c’est aussi un maquillage anti-bling, tout en transparence et en délicatesse. Le make-up n’est là que pour recréer la coloration naturelle de la peau traversée par les sentiments et les sensations. Le teint est frais et clair comme celui d’une porcelaine. Les joues sont rosées au blush, comme après une balade à l’air pur. Les yeux sont nude, à peine éclairés par une seule couche de mascara recourbant transparent. Quant aux lèvres, elles sont simplement « mordues » avec un rouge à lèvres mat posé en couche extra-fine. Alors, aimez-vous le style tendrement romantique des nymphes baignées de brume de David Hamilton ?

    Yves Rocher

    À ma connaissance, Tony Duvert n’a jamais été poursuivi ni condamné pour des actes de pédophilie. Il s’est contenté d’en écrire, d’en représenter. Et c’est déjà bien trop pour notre époque aux opinions criminalisées à l’envi. Ces derniers jours, j’ai encore pensé à Tony Duvert. À cause de l’information, tombée hier dans mes oreilles, que l’écrivain avait été officiellement privé de tombe et aussi de cette flambée de poudre autour d’un article de « Causette », reprenant des faits précédemment (et maladroitement) exposés dans « Le Nouvel Observateur ». L’histoire de cette prof qui – selon les pôles – aurait eu une relation amoureuse avec une élève ou se serait rendue coupable d’actes abjects et punis comme de juste par la loi. Deux choses m’attristent profondément dans cette énième « pédopolémique ». La première, c’est que je ressens encore un peu plus durement combien l’écoulement de nos pensées, de nos opinions, d’autant plus quand elles s’orientent vers des questions liées de près ou de loin à la sexualité, est désormais endigué par tous un tas de petits barrages. Des obstacles au flux qui sont non seulement moralisateurs (après tout, pourquoi pas), mais parfaitement hermétiques. Aucun contournement n’est possible : il y a les choses qui se pensent, qui se disent, et celles que le commun (dans son sens le plus neutre du « Qui appartient à un grand nombre ou à une majorité de personnes ou de choses ») jugent répugnantes, abjectes, intolérables et qui ne méritent que le silence. La non-existence. Ces espèces de limbes intellectuelles, où, au mieux, vos idées circuleront sous le manteau. Ici, on demandera à des journaux et des magazines de supprimer des articles, de s’excuser – ce qu’ils feront parfois, partiellement ou totalement –, même si, à la base, les articles en question n’étaient là que pour porter des faits à la connaissance d’un public. Les reports de faits présumés immondes, on en fait des idées et des opinions immondes. Le contenant devient le contenu et vice et versa. On a la gerbe, c’est impossible, intenable d’en débattre et si besoin on sortira la batte de base-ball. Le débat est fermé, verrouillé, on plante des petits sens interdits un peu partout et on le fait avec d’autant plus de vigueur, de conviction, de rage, qu’on est persuadé d’avoir le bon sens (le sens commun) avec soi. Et comment ne pas l’avoir quand un pédophile d’écriture subit le même sort post-mortem qu’un dictateur génocidaire ou qu’un chef terroriste responsable d’une des pires atrocités du XXIe siècle ? Une amie ayant vécu le passage entre les années « post-soixante-huitardes » et l’époque contemporaine me disait récemment combien le fonctionnement actuel de la censure la navrait. Que dans les années 1960, les choses étaient claires et les camps tracés : il y avait la censure d’État et les intellectuels (journalistes, artistes, etc.) qui faisaient tout pour la contourner, voire la combattre. Aujourd’hui, l’État ne censure quasiment plus rien, mais tout le monde est devenu le petit gardien de tout le monde. Il y a la peur des procès, la peur des vindictes et résultat: les têtes un tant soit peu remplies différemment évitent de déverser ce qu’elles ont à l’intérieur. Ou prennent d’énormes précautions, comme celles que je tente de prendre en écrivant ces lignes et qui me font, prosaïquement, énormément transpirer. (…) Je ne crois pas connaître de sentiment plus désagréable que celui-là, le catalogue de toutes les idées avortées pour cause de prohibition socialement majoritaire. Pour cause de confusion entre idées et faits, entre faits rapportés et faits recommandés. La seconde cause de mon abattement : pourquoi faudrait-il que la sexualité soit une activité jugée comme immédiatement et absolument nocive quand elle se déroule entre un adulte et un enfant ? que cette vision-là soit tellement généralisable et généralisée qu’elle ne souffre aucune exception, à part celles qui vous valent des volées d’insultes et autres bannissements dans le champ (si rassurant) du pathologique ? La pédophilie est illégale, je ne le remets pas en question. Le fondement de mon argument est assez simple. Il vient de mon passé de petite fille ayant connu bien avant la puberté cette sexualité-là. (…) Contrairement à d’autres, il n’y a aucune volonté de généralisation dans mes propos. Je ne dis pas : « Youpi, que tout le monde couche avec des gosses, ça leur fera le plus grand bien ! » Je dis juste ce que je m’évertue à dire, peu ou prou, depuis que je m’exprime sur ces sujets : la sexualité n’est pas un domaine du général, du commun, de l’obligatoire et de l’absolu. Elle est un terrain de diversité, de complexité et d’individualités. Et que des magazines, des journaux, et a fortiori des écrivains veuillent en rendre compte, c’est tout le mal que je leur souhaite.

    Le témoignage de Flavie Flament entend lever un voile. L’animatrice de RTL indique « ne pas avoir été la seule victime » d’un photographe de mode « à l’aura mondiale ». Si elle refuse de citer son nom, elle livre dans son récit des indices qui sembleraient le désigner : celui-ci travaillerait au Cap d’Agde, offrirait aux gamines ou aux parents un Polaroid en récompense de leurs pauses. Dès dimanche soir, le nom de David Hamilton, âgé aujourd’hui de 83 ans, circulait sur les réseaux sociaux comme Twitter, puisqu’il a souvent confié lui-même avoir offert des Polaroid à ses modèles et les avoir recrutés sur la plage de cette station balnéaire de l’Hérault, à l’époque où ses albums se vendaient par dizaines, voire centaines de milliers. Comme « l’Age de l’innocence », dans lequel Flavie Flament, 13 ans à l’époque, apparaît en effet, au détour d’une page et d’un cliché, parmi de nombreuses jeunes ados, parfois très dénudées. Aujourd’hui, ce genre d’images ne passerait plus. « On ne peut plus prendre en photo une jeune fille. Il y a toujours la peur d’un scandale », nous confiait David Hamilton lui-même l’an dernier à l’occasion d’une exposition… sur des fleurs. (…) Pour autant, rien ne permet pour l’heure d’accuser un photographe plutôt qu’un autre. A l’époque, certains étaient peu regardants sur l’âge des modèles, voire sur certaines dérives. Les faits dénoncés par l’ancienne star de TF 1 remontent à 1987, mais ils rappellent l’affaire Polanski, le cinéaste et photographe accusé d’avoir violé une jeune fille de 13 ans, elle aussi lors d’une séance de prise de vue, en 1973. Ce dernier, poursuivi aux Etats-Unis d’où il s’est enfui, a fini par s’excuser auprès de sa victime, en 2011. Rattacher ces affaires à une période très permissive, où la nudité s’étalait bien davantage qu’aujourd’hui, tiendrait pourtant du raccourci. Au tout début des années 1980, la joueuse de tennis Isabelle Demongeot, alors âgé de 14 ans, a été victime de viols de la part de son entraîneur Régis de Camaret. Celui-ci a été condamné à dix ans de prison en 2014. A chaque fois, un point commun : un homme beaucoup plus âgé, puissant, connu, face à une très jeune femme.

    Le Parisien

    Le travail de David Hamilton est controversé en Amérique du Nord et au Royaume-Uni, beaucoup moins en Europe continentale. À la fin des années 1990, les conservateurs chrétiens aux États-Unis s’en prirent aux librairies qui avaient en stock des albums de David Hamilton, Sally Mann, et Jock Sturges, dont ils considèrent le travail comme de la “pornographie enfantine”. Hamilton vit dans le sud de la France, à Saint-Tropez où il affirme que son travail n’a jamais suscité une telle réprobation.

    Wikipedia

    If mere nudity in a child is equated with sexual exploitation, every mom or pop who ever snapped their kid in the bathtub or with diapers down is a pornographer. The new laws have already led to a number of arrests of parents who sent film of their children to photo labs. Bruce Taylor, president of the National Law Center for Children and Families, warns parents to »be careful so that they avoid creating child porn. » If you must take pictures of your naked child, stick to »the face, arms, legs, buttocks. I would not take a picture of the kid’s genitals. » Federal law makes it a serious felony to sell or possess »lascivious » images of the genitals of anyone under 18. The ambiguity of this verbot is even more troubling than its sweeping nature. Just what the word lascivious means when it comes to children is all but impossible to say, since most people would deny having any sexual response to immature genitals–yet we’re supposed to know it when we see it. This morass of meaning threatens to criminalize an entire tradition in photography, from the 19th-century studies of bare boys at the swimming hole by Thomas Eakins, to the elegaic portraits of naked wraiths in laurel wreaths by Baron Von Gloden, to the Jazz Age images of frolicking lads by Imogen Cunningham and Edward Weston (who photographed the genitals of his own young son). Collectors of these works are now potentially guilty of possessing child pornography. Lest you think the threat is academic, consider the reaction of police in Oklahoma City who decided that the film The Tin Drum is contraband because it shows the sexual initiation of a 14-year-old boy. Cops knocked on doors to confiscate copies of the film, after obtaining the names of people who had rented it from Blockbuster. What a delicious irony that this issue should come to trial in a state like Tennessee, where the age of consent is only 13. But then, the South is the birthplace of the child pageant, and even in the age of Jon Benet, that spectacle remains a rite of passage for many little girls. In this crinoline hothouse, it’s not childhood sexuality that rouses the righteous, but art that forces adults to confront the nature of their own desire.

    The Village Voice

    It is no defence in law to say pictures of naked children are ‘artistic’. Whether Hamilton’s images are widely available or not, they are clearly unlawful. The fact he [Loam] has been convicted demonstrates they are not legal. Anyone who has David Hamilton’s books can be arrested for the possession of indecent photographs. We are liaising with the publishers of his books to explain this.

    DC Simon Ledger (Surrey Police)

    David Hamilton – the photographer whose images hang in the US Library of Congress, Carnegie Hall and the Royal Danish Palace – has had his multi-million-selling images of young, naked women and girls officially branded as indecent in a landmark British ruling. Anyone owning one of his coffee-table books now risks being « arrested for possession of indecent photographs », following a ruling at Guildford Crown Court. The case revolves around Stanley Loam, a 49-year-old auditor from Walton on Thames, Surrey, who was charged with being in possession of 19,000 indecent images of children – the biggest ever haul by the county’s force. Loam claimed he had a genuine interest in artistic material, and that the images in his collection by Hamilton were freely available in books sold by websites run by WHSmith, Tesco, Waterstones and Amazon. Loam said he thought they were not indecent, but lost his defence. Hamilton’s photographs have long been at the forefront of the « is it art or pornography? » debate. Glenn Holland, spokesman for the 71-year-old photographer, who lives in St Tropez, said: « We are deeply saddened and disappointed by this, as David is one of the most successful art photographers the world has ever known. His books have sold millions. « We have known for some time that the law in Britain and the US – our two biggest markets – is becoming tighter each year. But the fact remains that the courts still have to decide on each case. » On Tuesday, WHSmith said it was withdrawing one of Hamilton’s books – The Age of Innocence – from sale on its website, following a discussion with London publishers, Aurum Press.

    The Guardian (23 June 2005)
















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