eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Terrorisme: L’Apocalypse pour tous (It’s the end of the world as we know it)

Posté le dimanche 7 août 2016 par Admini

French soldiers patrol in front of the Eiffel Tower on January 8, 2015 in Paris as the capital was placed under the highest alert status a day after heavily armed gunmen shouting Islamist slogans stormed French satirical newspaper Charlie Hebdo and shot dead at least 12 people in the deadliest attack in France in four decades. A huge manhunt for two brothers suspected of massacring 12 people in an Islamist attack at a satirical French weekly zeroed in on a northern town Thursday after the discovery of one of the getaway cars. As thousands of police tightened their net, the country marked a rare national day of mourning for Wednesday's bloodbath at Charlie Hebdo magazine in Paris, the worst terrorist attack in France for half a century. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

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Après le mariage, l’Apocalypse pour tous ?

Championnat d’Europe de cyclisme sur route à Nice, braderie de Lille, Plages musicales de Berck, festivals Cinéma en plein air et Cinéma au clair de lune de Paris, festival de cinéma en plein air du Panier de Marseille, piétonnisation des Champs-Elysées, tournoi de basket Quai 54 de la pelouse de Reuilly, Paris Plages sur haute surveillance, Nuit des étoiles (430 manifestations dans toute la France), meeting aérien de la patrouille de France à Marseille, feu d’artifice du 15 août à La Baule, Prom’Party de Nice, concert de Rihanna de Nice, Nice Jazz Festival, fête du jasmin de Grasse, spectacle pyrotechnique pour l’anniversaire de la libération d’Avignon, feux d’artifice de Collioure et d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, concerts en plein air de Mulhouse …

A l’heure où avec plus de 3 000 morts et leur nouvelle stratégie de franchise, les djihadistes de l’Etat islamique sont sur le point de dépasser leurs maitres et précurseurs d’Al Qaeda …

Et où dans la première destination touristique du monde et entre journée burkini et créneaux confessionnels dans les piscines, les annulations de festivités en cascade et la militarisation et l’israélisation rampantes menacent tout un art de vivre comme toute une économie …

Pendant qu’à ce qui reste de nos frontières et avec l’aide de nos belles âmes, la poussée migratoire se fait chaque jour plus pressante et plus organisée …

Et que nos dirigeants continuent à briller par leur courage …

Comment ne pas voir …

Cette fin du monde ou du moins du mode de vie qui est le nôtre annoncée par nos Jean Raspail ou nos Houellebecq …

Voire de cette Apocalypse dont nos chrétiens n’osent même plus parler …

Ou de ses versions, « douces » ou « petites », dont parlait avant sa récente disparition l’anthropologue français René Girard ?



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4 réponses à “Terrorisme: L’Apocalypse pour tous (It’s the end of the world as we know it)”

  • 4
    jc durbant:

    Il nous faut “israéliser” notre sécurité.

    Hervé Morin

    « En Israël on essaie de prévoir quel va être le prochain coup des terroristes. Chaque année ou chaque deux ans le terrorisme change de figure et de modus operandi donc on doit être à chaque fois préparés à un nouveau profil du terroriste, ce qui nous amène à être dans la prévision et la prévention », a expliqué à i24news Raphaël Jerusalmy, un ancien officier des services de renseignement.

    Outre, les fouilles, les détecteurs de métaux, les agents de sécurité en patrouille ou les unités mobile antiterroristes à moto, l’arsenal juridique hérité du mandat britannique en raison de l’état d’urgence quasi permanent dans lequel se trouve Israël depuis 1948 permet de telles mesures.

    La société civile joue également un rôle dans la lutte antiterroriste et a développé un esprit défensif collectif, notamment avec l’importance donnée à la vigilance et à sa capacité à réagir face à n’importe quelle situation.

    De nombreux terroristes ont pu être ainsi arrêtés grâce à la réactivité des civils, qui ont parfois recours à des objets du quotidien comme cela a été le cas d’Yishay Mongomery, l’Israélien qui a essayé d’arrêter un terroriste avec sa guitare en mars dernier à Jaffa.

    « 90 % du travail est fait par les services de renseignements, cela relève de la prévision mais si cela échoue vous êtes déjà en grand danger et vous devez penser vite. Les israéliens n’ont pas l’habitude de prendre à la légère la menace qui les entoure, ils réfléchissent tout le temps au pire et c’est la raison pour laquelle ils sont souvent mieux préparés », a déclaré Raphaël Jerusalmy sur le plateau d’i24NEWS.

    En somme, outre les mesures de sécurité préventives, la lutte antiterroriste en Israël passe par sa société qui en cas de drame se rassemble unanimement, des forces de sécurités aux médias en passant par les hôpitaux qui sont immédiatement mobilisés.

    http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/121081-160726-israel-un-modele-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme

  • 3
    jc durbant:

    En italien aussi !

  • 2
    JFM:

    En espagnol camposanto (champ saint) = cimetière.

  • 1
    jc durbant:

    Quand les mille ans seront accomplis, Satan (…) sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre; leur nombre est comme le sable de la mer. Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée.

    Jean (Apocalypse 20: 7-9)

    Le titre m’est venu de la lecture de l’Apocalypse, du chapitre 20, qui annonce qu’au terme de mille ans, des nations innombrables venues des quatre coins de la Terre envahiront « le camp des saints et la Ville bien-aimée ».

    Jean Raspail

    Vous ne connaissez pas mon peuple, sa crasse, son fatalisme, ses superstitions idiotes et son immobilisme atavique. Vous n’imaginez pas ce qui vous attend, si cette flotte de primitifs vous tombent sur le dos. Tout changera, dans ce pays qui est devenu le mien, en eux et avec eux vous vous perdrez. (…) A mon sens, être blanc, ce n’est pas une couleur de peau. Mais un état d’esprit. Dans les rangs des Sudistes, quels que soient l’époque et le pays, il y a toujours eu des Noirs qui n’éprouvaient aucune honte à combattre du mauvais côté. Si les blancs sont devenus noirs, pourquoi quelques « peau-noire » ne voudraient-ils pas rester blancs? J’ai opté et me voici.

    Hamadura (personnage du « Camp des saints natif de Pondichéry)

    Le 17 février 2001, un cargo vétuste s’échouait volontairement sur les rochers côtiers, non loin de Saint-Raphaël. À son bord, un millier d’immigrants kurdes, dont près de la moitié étaient des enfants. Cette pointe rocheuse faisait partie de mon paysage. Certes, ils n’étaient pas un million, ainsi que je les avais imaginés, à bord d’une armada hors d’âge, mais ils n’en avaient pas moins débarqué chez moi, en plein décor du Camp des saints, pour y jouer l’acte I. Le rapport radio de l’hélicoptère de la gendarmerie diffusé par l’AFP semble extrait, mot pour mot, des trois premiers paragraphes du livre. La presse souligna la coïncidence, laquelle apparut, à certains, et à moi, comme ne relevant pas du seul hasard. Jean Raspail
    Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.

    Boumediene (mars 1974)

    Un jour, des millions d’hommes quitteront le sud pour aller dans le nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire.

    Houari Boumediene (ONU, 10.04.74)

    Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu’Allah nous accordera une grande victoire en Europe, sans épée, sans conquête. Les 50 millions de musulmans d’Europe feront de cette dernière un continent musulman. Allah mobilise la Turquie, nation musulmane, et va permettre son entrée dans l’Union Européenne. Il y aura alors 100 millions de musulmans en Europe. L’Albanie est dans l’Union européenne, c’est un pays musulman. La Bosnie est dans l’Union européenne, c’est un pays musulman. 50% de ses citoyens sont musulmans. L’Europe est dans une fâcheuse posture. Et il en est de même de l’Amérique. Elles [les nations occidentales] devraient accepter de devenir musulmanes avec le temps ou bien de déclarer la guerre aux musulmans.

    Kadhafi (10.04.06)

    Et si Raspail, avec « Le Camp des Saints », n’était ni un prophète ni un romancier visionnaire, mais simplement un implacable historien de notre futur?

    Jean Cau

    Nous imaginons, parce que la Guerre froide est finie en Europe, que toute la série de luttes qui ont commencé avec la Première guerre mondiale et qui sont passées par différents mouvements totalitaires — fasciste, nazi et communiste — était finalement terminée. (…) Hors de la Première guerre mondiale est venue une série de révoltes contre la civilisation libérale. Ces révoltes accusaient la civilisation libérale d’être non seulement hypocrite ou en faillite, mais d’être en fait la grande source du mal ou de la souffrance dans le monde. (…) [Avec] une fascination pathologique pour la mort de masse [qui] était elle-même le fait principal de la Première guerre mondiale, dans laquelle 9 ou 10 millions de personnes ont été tués sur une base industrielle. Et chacun des nouveaux mouvements s’est mis à reproduire cet événement au nom de leur opposition utopique aux complexités et aux incertitudes de la civilisation libérale. Les noms de ces mouvements ont changé comme les traits qu’ils ont manifestés – l’un s’est appelé bolchévisme, et un autre s’est appelé fascisme, un autre s’est appelé nazisme. (…) À un certain niveau très profond tous ces mouvements étaient les mêmes — ils partageaient tous certaines qualités mythologiques, une fascination pour la mort de masse et tous s’inspiraient du même type de paranoïa. (…) Mon argument est que l’islamisme et un certain genre de pan-arabisme dans les mondes arabe et musulman sont vraiment d’autres branches de la même impulsion. Mussolini a mis en scène sa marche sur Rome en 1922 afin de créer une société totalitaire parfaite qui allait être la résurrection de l’empire romain. En 1928, en Egypte, de l’autre côté de la Méditerranée, s’est créée la secte des Frères musulmans afin de ressusciter le Califat antique de l’empire arabe du 7ème siècle, de même avec l’idée de créer une société parfaite des temps modernes. Bien que ces deux mouvements aient été tout à fait différents, ils étaient d’une certaine manière semblables. (…) La doctrine islamiste est que l’Islam est la réponse aux problèmes du monde, mais que l’Islam a été la victime d’une conspiration cosmique géante pour la détruire, par les Croisés et les sionistes. (le sionisme dans la doctrine de Qutb n’est pas un mouvement politique moderne, c’est une doctrine cosmique se prolongeant tout au long des siècles.) L’Islam est la victime de cette conspiration, qui est également facilitée par les faux musulmans ou hypocrites, qui feignent d’être musulmans mais sont réellement les amis des ennemis de l’Islam. D’un point de vue islamiste, donc, la conspiration la plus honteuse est celle menée par les hypocrites musulmans pour annihiler l’Islam du dedans. Ces personnes sont surtout les libéraux musulmans qui veulent établir une société libérale, autrement dit la séparation de l’église et de l’état. (…) De même que les progressistes européens et américains doutaient des menaces de Hitler et de Staline, les Occidentaux éclairés sont aujourd’hui en danger de manquer l’urgence des idéologies violentes issues du monde musulman. (…) Les socialistes français des années 30 (…) ont voulu éviter un retour de la première guerre mondiale; ils ont refusé de croire que les millions de personnes en Allemagne avaient perdu la tête et avaient soutenu le mouvement nazi. Ils n’ont pas voulu croire qu’un mouvement pathologique de masse avait pris le pouvoir en Allemagne, ils ont voulu rester ouverts à ce que les Allemands disaient et aux revendications allemandes de la première guerre mondiale. Et les socialistes français, dans leur effort pour être ouverts et chaleureux afin d’éviter à tout prix le retour d’une guerre comme la première guerre mondiale, ont fait tout leur possible pour essayer de trouver ce qui était raisonnable et plausible dans les arguments d’Hitler. Ils ont vraiment fini par croire que le plus grand danger pour la paix du monde n’était pas posé par Hitler mais par les faucons de leur propre société, en France. Ces gens-là étaient les socialistes pacifistes de la France, c’était des gens biens. Pourtant, de fil en aiguille, ils se sont opposés à l’armée française contre Hitler, et bon nombre d’entre eux ont fini par soutenir le régime de Vichy et elles ont fini comme fascistes! Ils ont même dérapé vers l’anti-sémitisme pur, et personne ne peut douter qu’une partie de cela s’est reproduit récemment dans le mouvement pacifiste aux Etats-Unis et surtout en Europe.

    Paul Berman

    L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays,des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. Mais les tours détruites occupaient autant d’étrangers que d’Américains. Et par leur efficacité, par la sophistication des moyens employés, par la connaissance qu’ils avaient des Etats-Unis, par leurs conditions d’entraînement, les auteurs des attentats n’étaient-ils pas un peu américains ? On est en plein mimétisme.Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxisme.

    René Girard

    (Le 11 septembre,) je le vois comme un événement déterminant, et c’est très grave de le minimiser aujourd’hui. Le désir habituel d’être optimiste, de ne pas voir l’unicité de notre temps du point de vue de la violence, correspond à un désir futile et désespéré de penser notre temps comme la simple continuation de la violence du XXe siècle. Je pense, personnellement, que nous avons affaire à une nouvelle dimension qui est mondiale. Ce que le communisme avait tenté de faire, une guerre vraiment mondiale, est maintenant réalisé, c’est l’actualité. Minimiser le 11 Septembre, c’est ne pas vouloir voir l’importance de cette nouvelle dimension. (…) Mais la menace actuelle va au-delà de la politique, puisqu’elle comporte un aspect religieux. Ainsi, l’idée qu’il puisse y avoir un conflit plus total que celui conçu par les peuples totalitaires, comme l’Allemagne nazie, et qui puisse devenir en quelque sorte la propriété de l’islam, est tout simplement stupéfiante, tellement contraire à ce que tout le monde croyait sur la politique. (…) Le problème religieux est plus radical dans la mesure où il dépasse les divisions idéologiques – que bien sûr, la plupart des intellectuels aujourd’hui ne sont pas prêts d’abandonner.(…) Il s’agit de notre incompréhension du rôle de la religion, et de notre propre monde ; c’est ne pas comprendre que ce qui nous unit est très fragile. Lorsque nous évoquons nos principes démocratiques, parlons-nous de l’égalité et des élections, ou bien parlons-nous de capitalisme, de consommation, de libre échange, etc. ? Je pense que dans les années à venir, l’Occident sera mis à l’épreuve. Comment réagira-t-il : avec force ou faiblesse ? Se dissoudra-t-il ? Les occidentaux devraient se poser la question de savoir s’ils ont de vrais principes, et si ceux-ci sont chrétiens ou bien purement consuméristes. Le consumérisme n’a pas d’emprise sur ceux qui se livrent aux attentats suicides. (…) Allah est contre le consumérisme, etc. En réalité, le musulman pense que les rituels de prohibition religieuse sont une force qui maintient l’unité de la communauté, ce qui a totalement disparu ou qui est en déclin en Occident. Les gens en Occident ne sont motivés que par le consumérisme, les bons salaires, etc. Les musulmans disent : « leurs armes sont terriblement dangereuses, mais comme peuple, ils sont tellement faibles que leur civilisation peut être facilement détruite ».
    L’avenir apocalyptique n’est pas quelque chose d’historique. C’est quelque chose de religieux sans lequel on ne peut pas vivre. C’est ce que les chrétiens actuels ne comprennent pas. Parce que, dans l’avenir apocalyptique, le bien et le mal sont mélangés de telle manière que d’un point de vue chrétien, on ne peut pas parler de pessimisme. Cela est tout simplement contenu dans le christianisme. Pour le comprendre, lisons la Première Lettre aux Corinthiens : si les puissants, c’est-à-dire les puissants de ce monde, avaient su ce qui arriverait, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de la Gloire – car cela aurait signifié leur destruction (cf. 1 Co 2, 8). Car lorsque l’on crucifie le Seigneur de la Gloire, la magie des pouvoirs, qui est le mécanisme du bouc émissaire, est révélée. Montrer la crucifixion comme l’assassinat d’une victime innocente, c’est montrer le meurtre collectif et révéler ce phénomène mimétique. C’est finalement cette vérité qui entraîne les puissants à leur perte. Et toute l’histoire est simplement la réalisation de cette prophétie. Ceux qui prétendent que le christianisme est anarchiste ont un peu raison. Les chrétiens détruisent les pouvoirs de ce monde, car ils détruisent la légitimité de toute violence. Pour l’État, le christianisme est une force anarchique, surtout lorsqu’il retrouve sa puissance spirituelle d’autrefois. Ainsi, le conflit avec les musulmans est bien plus considérable que ce que croient les fondamentalistes. Les fondamentalistes pensent que l’apocalypse est la violence de Dieu. Alors qu’en lisant les chapitres apocalyptiques, on voit que l’apocalypse est la violence de l’homme déchaînée par la destruction des puissants, c’est-à-dire des États, comme nous le voyons en ce moment. Lorsque les puissances seront vaincues, la violence deviendra telle que la fin arrivera. Si l’on suit les chapitres apocalyptiques, c’est bien cela qu’ils annoncent. Il y aura des révolutions et des guerres. Les États s’élèveront contre les États, les nations contre les nations. Cela reflète la violence. Voilà le pouvoir anarchique que nous avons maintenant, avec des forces capables de détruire le monde entier. On peut donc voir l’apparition de l’apocalypse d’une manière qui n’était pas possible auparavant. Au début du christianisme, l’apocalypse semblait magique : le monde va finir ; nous irons tous au paradis, et tout sera sauvé ! L’erreur des premiers chrétiens était de croire que l’apocalypse était toute proche. Les premiers textes chronologiques chrétiens sont les Lettres aux Thessaloniciens qui répondent à la question : pourquoi le monde continue-t-il alors qu’on en a annoncé la fin ? Paul dit qu’il y a quelque chose qui retient les pouvoirs, le katochos (quelque chose qui retient). L’interprétation la plus commune est qu’il s’agit de l’Empire romain. La crucifixion n’a pas encore dissout tout l’ordre. Si l’on consulte les chapitres du christianisme, ils décrivent quelque chose comme le chaos actuel, qui n’était pas présent au début de l’Empire romain. (..) le monde actuel (…) confirme vraiment toutes les prédictions. On voit l’apocalypse s’étendre tous les jours : le pouvoir de détruire le monde, les armes de plus en plus fatales, et autres menaces qui se multiplient sous nos yeux. Nous croyons toujours que tous ces problèmes sont gérables par l’homme mais, dans une vision d’ensemble, c’est impossible. Ils ont une valeur quasi surnaturelle. Comme les fondamentalistes, beaucoup de lecteurs de l’Évangile reconnaissent la situation mondiale dans ces chapitres apocalyptiques. Mais les fondamentalistes croient que la violence ultime vient de Dieu, alors ils ne voient pas vraiment le rapport avec la situation actuelle – le rapport religieux. Cela montre combien ils sont peu chrétiens. La violence humaine, qui menace aujourd’hui le monde, est plus conforme au thème apocalyptique de l’Évangile qu’ils ne le pensent.
    (la Guerre Froide est) complètement dépassée. (…) Et la rapidité avec laquelle elle a été dépassée est incroyable. L’Union Soviétique a montré qu’elle devenait plus humaine lorsqu’elle n’a pas tenté de forcer le blocus de Kennedy, et à partir de cet instant, elle n’a plus fait peur. Après Khrouchtchev on a eu rapidement besoin de Gorbatchev. Quand Gorbatchev est arrivé au pouvoir, les oppositions ne se trouvaient plus à l’intérieur de l’humanisme. (…) Cela dit, de plus en plus de gens en Occident verront la faiblesse de notre humanisme ; nous n’allons pas redevenir chrétiens, mais on fera plus attention au fait que la lutte se trouve entre le christianisme et l’islam, plus qu’entre l’islam et l’humanisme. Avec l’islam je pense que l’opposition est totale. Dans l’islam, si l’on est violent, on est inévitablement l’instrument de Dieu. Cela veut donc dire que la violence apocalyptique vient de Dieu. Aux États-Unis, les fondamentalistes disent cela, mais les grandes églises ne le disent pas. Néanmoins, ils ne poussent pas suffisamment leur pensée pour dire que si la violence ne vient pas de Dieu, elle vient de l’homme, et que nous en sommes responsables. Nous acceptons de vivre sous la protection d’armes nucléaires. Cela a probablement été la plus grande erreur de l’Occident. Imaginez-vous les implications. (…) Nous croyons que la violence est garante de la paix. Mais cette hypothèse ne me paraît pas valable. Nous ne voulons pas aujourd’hui réfléchir à ce que signifie cette confiance dans la violence. (Avec un autre événement tel que le 11 Septembre) Je pense que les gens deviendraient plus conscients. Mais cela serait probablement comme la première attaque. Il y aurait une période de grande tension spirituelle et intellectuelle, suivie d’un lent relâchement. Quand les gens ne veulent pas voir, ils y arrivent. Je pense qu’il y aura des révolutions spirituelles et intellectuelles dans un avenir proche. Ce que je dis aujourd’hui semble complètement invraisemblable, et pourtant je pense que le 11 Septembre va devenir de plus en plus significatif. René Girard
    Deux romans français prestigieux, dissemblables dans le temps et le ton, décrivent deux visions influentes de la France dans l’avenir. Non seulement intéressants à lire (et toutes deux traduits en anglais), ils stimulent ensemble la réflexion sur les crises de l’immigration et du changement culturel dans le pays. Jean Raspail (1925-) imagine une invasion raciale venant de la mer par canots et bateaux depuis le sous-continent indien et se dirigeant lentement, inexorablement vers le Sud de la France (…) dans le « Camp des Saints », publié en1973 (…) Michel Houellebecq (1956-) raconte l’histoire non pas d’un pays (la France) mais d’un individu (François) dans « Soumission » (2015). (…) Si le roman de 1973 ne mentionne jamais les mots islam ou musulman, sa contrepartie de 2013 insiste sur les deux – à commencer par le titre : Islam signifie en Arabe soumission. A l’inverse, le premier livre est centré sur la race alors que le second la note à peine (la prostituée favorite de François est Nord-Africaine). Un récit s’achève diaboliquement, l’autre agréablement. Le premier livre est un traité politique apocalyptique déguisé en amusement, le second livre une vue littéraire et sardonique de la perte de volonté de l’Europe sans exprimer d’hostilité envers l’islam ou les Musulmans. Le premier documente une agression, l’autre une consolation. Les romans décrivent deux courants croisés majeurs presque contradictoires d’après-guerre. L’attrait d’une Europe libre et riche pour des peuples lointains et pauvres, en particulier des Musulmans. ; et l’attrait d’un islam vigoureux pour une Europe affaiblie, postchrétienne. Dans les deux cas, l’Europe – représentant seulement 7 % des terres émergées du monde mais la région dominante pendant cinq siècles, de 1450 à 1950 – s’apprête à perdre ses coutumes, sa culture et ses mœurs, en devenant une simple extension, voire une dépendance de l’Afrique du Nord. Les romans impliquent que le souci alarmant exprimé depuis des décennies (des masses de peuples sombres, violents, en colère) est devenu familier et même bénin (les universités du Moyen Orient offrent de meilleurs salaires). Ils suggèrent que le temps de la panique est passé, remplacé par le temps d’une capitulation progressive. « Camp » a éclaboussé la Droite quand il a paru mais les deux livres traitent de préoccupations plus largement partagées aujourd’hui : la réimpression de « Camp » en 2011 a atteint le sommet de la liste des meilleures ventes en France et « Soumission » est devenu simultanément la meilleure vente quatre ans plus tard en France, en Italie et en Allemagne. Quarante-deux ans séparent ces deux livres ; en sautant 42 ans de plus dans le futur, quelle histoire un roman futuriste publié en 2057 pourrait-il raconter ? Des penseurs comme Oriana Fallaci, Bat Ye’or et Mark Steyn s’attendent à un compte-rendu présumant la victoire de l’islam et raconte la chasse des quelques croyants Chrétiens restant. Mais je prédis le contraire pour bientôt : un rapport qui présume le grand remplacement de Camus a échoué et imagine une violente répression des Musulmans (selon les mots de Claire Berlinski) « titubant hors des brumes de l’histoire européenne » accompagnée d’une réaffirmation nativiste. Daniel Pipes
    L’année à venir va être épouvantable avant les élections présidentielles. La tentation pour l’organisation terroriste Etat islamique va être très grande de s’en prendre au pays. Mon espérance à moyen terme, c’est l’essoufflement suite au degré d’horreur. Mais cela peut durer dix ans. Ce n’est pas exclu. Marc Trévidic
    L’attentat de Nice est le premier attentat en France au cours duquel des enfants ont été tués. Najat Vallaud-Belkacem (ministre de l’Education nationale)
    Le 19 mars 2012, ce qui n’est quand même pas si vieux, Mohamed Merah se plaça devant l’école Ozar Hatorah de Toulouse. D’une balle dans la tête, il tua trois enfants juifs. Un crime abject qui horrifia la France. Toute la France et donc vraisemblablement, un peu Najat Vallaud-Belkacem qui n’était pas encore ministre. La ministre de l’Éducation nationale est un être humain. Et comme tous les êtres humains, elle a la mémoire sélective. Pas besoin de convoquer des sommités de la psychanalyse pour savoir que, le plus souvent inconsciemment, notre cerveau fait le tri entre ce qu’il a envie de retenir et ce qui est voué par lui à l’oubli. Le cerveau de la ministre de l’Éducation nationale a donc fait normalement son travail. Il y a en France quelques personnes pour lesquelles les enfants juifs de Toulouse ne sont que des victimes collatérales, et donc de peu d’importance, du conflit israélo-palestinien. Najat Vallaud-Belkacem en fait-elle partie ? Pour Najat Vallaud-Belkacem, voici les prénoms des enfants assassinés à Toulouse : Myriam, 8 ans, Gabriel, 6 ans, Arieh, 5 ans. Benoît Rayski

    Après l’assassinat de caricaturistes, après l’assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l’assassinat d’un couple de policiers, après l’assassinat d’enfants, de femmes et d’hommes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd’hui l’assassinat d’un prêtre célébrant la messe…. Collectif franco-musulman
    Je ne vois pas ce qu’on peut nous reprocher à part de pratiquer notre religion. Notre but est de rapprocher les femmes de l’eau. Certaines n’ont pas la chance de pouvoir aller se baigner dans le parc en pleine saison, par pudeur. Et ce n’est pas réservé aux femmes de confession musulmane. Melisa Thivet (trésorière convertie à l’islam de l’association Smile13, Marseille)
    Il y a des femmes qui pèsent plus lourd que d’autres, et qui ne veulent pas être exposées au regard des hommes dans une piscine François Bayrou (MoDem)
    Il faut en retrouver son véritable esprit, revenir aux fondamentaux du vide-greniers des habitants, avec moins de business. Réduire le périmètre… Martine Aubry (maire socialiste de Lille)
    L’annulation ? Horrible, car les terroristes ont gagné ! Damien (Lille)
    La braderie, pour mon enseigne, ce sont 2 800 couverts le samedi, et 1 500 le dimanche, calcule Thomas. Ce sont des mois d’organisation, de commandes de toutes sortes. Le calendrier des restaurateurs commence avec la braderie et se termine avec elle. Mais je pourrai négocier avec mes fournisseurs, contrairement aux petites structures qui ne récupéreront pas leurs arrhes… Thomas Cornélis (directeur des vastes salles des Trois Brasseurs, Lille)
    C’est une erreur. Tout annuler, c’est abandonner une partie de notre liberté. Ni l’Euro de football, ni le Tour de France n’ont été annulés. Il aurait « fallu formater l’événement différemment. Annuler est une catastrophe économique . [sans compter] l’image de la France donnée ainsi à l’étranger. Thierry Grégoire (branche des professions saisonnières de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie)
    Les terroristes frapperont là où il y a une symbolique qui n’a pas encore été prise en compte. Source au sein des services de renseignement
    C’est une institution vieille de plusieurs siècles, un symbole de fête, de tradition populaire. Désormais, c’est aussi le symbole de la menace, et du terrain qu’elle a gagné. La plus grande brocante d’Europe, qui se tient chaque année à Lille le premier week-end de septembre, a été annulée. Avec plus de 2 millions de visiteurs en moyenne et quelque 10 000 exposants sur 100 kilomètres d’étals, la braderie de Lille est la plus grosse manifestation qui se trouve contrainte de céder devant le risque terroriste. (…) Aucune menace particulière n’avait été identifiée, mais le périmètre de la braderie est réduit, des blocs de béton sont commandés et livrés, le renfort de forces mobiles est porté à vingt compagnies, au lieu de cinq l’année précédente, la présence de tireurs d’élite est envisagée sur les toits, ainsi que la présence du RAID, le recours à des drones et à des hélicoptères… Cela ne suffit pas. Le risque de mouvements de foule demeure, et il reste impossible de sécuriser les milliers de logements attenants à la braderie ou de fouiller les milliers de véhicules garés plusieurs jours avant l’événement. (…) C’est un principe de réalité qui s’impose progressivement depuis l’attentat du 14 juillet, à Nice : la menace terroriste ne faiblit pas et le risque zéro n’existe pas. Le massacre de la promenade des Anglais a aussi été un avertissement politique sévère. Qui a vu l’union nationale voler en éclats et l’opposition accuser le gouvernement de ne pas avoir tout fait pour éviter le drame. En quelques semaines à peine, ce sont trois attentats qui ont secoué le pays, visant deux policiers le 13 juin à Magnanville (Yvelines), des familles et des touristes le jour de la fête nationale à Nice et un prêtre dans sa paroisse le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). La diversité de ces attaques, des profils de leurs auteurs, des lieux et des symboles visés, des méthodes employées… Tout concourt à alimenter un climat anxiogène, fondé sur la certitude qu’il y aura d’autres drames. Le gouvernement ne peut pas se voir reprocher de n’avoir pas pris toutes les précautions. Et laisser prospérer, à moins d’un an de l’élection présidentielle, une nouvelle polémique sur la faille, ici d’un dispositif de sécurité, là d’une surveillance ou de la prise en compte d’un signalement. L’état d’urgence a été prolongé de six mois et, d’après nos informations, le rythme des perquisitions administratives est reparti aussitôt à la hausse. Dès le 15 juillet, des feux d’artifice, des festivals de musique, de théâtre ou de cinéma en plein air ont été annulés. De nombreux événements estivaux sont aussi maintenus. (…) L’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray – dont les auteurs, âgés de 19 ans, ont visiblement été pilotés par un homme en Syrie par le biais des réseaux sociaux et la messagerie sécurisée Telegram – semble cependant avoir changé la donne. Ces derniers jours, les procédures judiciaires ouvertes sur ce type de schémas se sont multipliées. Difficile de dire si le nombre de contacts entre des donneurs d’ordre établis en Syrie et de jeunes gens radicalisés sur le sol français a augmenté, ou si c’est la veille des services spécialisés sur les réseaux sociaux qui s’est accrue depuis le meurtre du Père Jacques Hamel. Toujours est-il que, depuis une semaine, trois enquêtes ont été ouvertes sur des soupçons de liens entre un commanditaire et de très jeunes individus. Le Monde
    Rukmini Callimachi, journaliste qui couvre pour le New York Times les groupes djihadistes, et particulièrement l’organisation Etat islamique (EI), a publié une enquête saisissante sur les rouages de l’organisation, et particulièrement de sa branche de renseignement chargée de recruter et de former des combattants étrangers, appelée « Emni » en arabe. Sur la base de témoignages d’anciennes recrues, dont un Allemand actuellement en prison dans la ville de Brême après avoir passé quelques jours en Syrie, et « de milliers de pages de témoignages de services secrets français, belges, allemands et autrichiens », elle décrit le fonctionnement d’une unité extrêmement bien organisée au sein de l’EI dont la mission est « d’exporter la terreur ». (…) Selon les chiffres publiés par le New York Times, au moins 28 personnes directement recrutées par l’Emni ont fomenté des attaques, réussies ou non. Des dizaines d’autres ne sont pas passées à l’acte et pourraient former des cellules dormantes. Le djihadiste repenti détenu en Allemagne indique de son côté que l’Emni avait aussi entraîné l’homme qui a tué 39 personnes en Tunisie le 26 juin 2015. (…) Selon l’article de Rukmini Callimachi, les individus qui « passent à l’acte » en se revendiquant de l’EI pourraient avoir un lien moins direct avec l’organisation que ce qu’ils affirment dans leurs revendications. Le djihadiste repenti emprisonné en Allemagne évoque l’existence d’« hommes propres », de récents convertis sans lien avec les groupes radicaux, qui feraient la jonction entre « les terroristes potentiels » et des membres de l’EI en clandestinité, qui les conseillent sur la manière de confectionner une bombe ou de prêter allégeance en ligne. (…) Une des missions de l’Emni est de répartir ses hommes dans les pays de manière froidement organisée, afin d’augmenter leur efficacité. Le repenti allemand interrogé par la journaliste du New York Times a par exemple été encouragé à rentrer en Allemagne, car des membres de l’Emni lui auraient dit : « nous n’avons pas assez de gens en Allemagne qui soient prêts à faire le boulot ». Concernant la France, ce repenti raconte qu’un de ses amis avait entendu : « ne t’inquiète pas, il n’y a aucun problème », sous-entendant qu’un nombre important de relais de l’Emni se trouvaient sur le territoire français. Dans ce contexte, l’Amérique est soumise à un autre régime, car le retour ou l’arrivée sur le territoire américain est plus difficile. Dans tous les cas, le recrutement et le passage à l’acte sont téléguidés sur Internet, et facilités car « ils peuvent acheter des armes comme ils veulent. Nous n’avons pas besoin d’intermédiaire qui fournisse des armes ».

    Le Monde

    Les attentats qui ont frappé successivement Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, les 14 et 26 juillet, ne sont que les derniers en date d’une longue série d’exactions meurtrières menées par l’organisation Etat islamique (EI), qui est de loin l’organisation terroriste la plus meurtrière dans le monde. Depuis la proclamation par l’EI d’un « califat » aux confins de la Syrie et l’Irak en juin 2014, puis l’allégeance de la secte Boko Haram en 2015, Le Monde a recensé 213 actes terroristes commis par l’organisation ou ses « filiales » dans 28 pays, qui ont fait plus de 3 000 morts.

    Le Monde
















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