eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Rio 2016: Attention, un berlinisme peut en cacher un autre (The Games must go on: From Berlin to Munich and Rio, it’s all about appeasement)

Posté le dimanche 7 août 2016 par jc durbant

https://jcdurbant.files.wordpress.com/2016/08/index.jpg?w=450https://jcdurbant.files.wordpress.com/2016/08/sohn.jpg?w=150Putin-BachVous avez dit esprit berlinois ?

En cette ouverture des jeux Olympiques de Rio …

Où, face aux preuves massives de dopage des sportifs russes, le Comité olympique a encore brillé par son courage …

Et où la planète entière se voit à nouveau confrontée …

Au plus barbare des totalitarismes …

Comme, entre le président américain, chancelière allemande ou autorités françaises, au plus funeste et catastrophique des munichismes …

Comment ne pas repenser …

Sans parler du lâche abandon des athlètes israéliens assassinés (et torturés jusqu’à la profanation de leurs cadavres – castration comprise ! ) par des terroristes palestiniens à Munich il y a 44 ans …

Ou même des deux médaillés coréens du marathon contraints de courir sous le drapeau occupant du Japon …

A ces tristement fameux Jeux de Berlin il y a exactement 80 ans …

Et à un autre enfumage souvent oublié …

Derrière le mythe du prétendu refus d’Hitler de serrer la main du sprinter noir-américain Jesse Owens …

Et sous la pression du chef du mouvement olympique américain et futur président du CIO qui devait s’illustrer 36 ans plus tard en refusant tant le boycott avant que l’annulation pendant Münich …

De l’éviction de dernière minute des deux seuls membres de l’équipe américaine olympique à n’avoir jamais participé à aucune course alors qu’ils étaient qualifiés …

Mais qui avaient pour seul malheur de s’appeler Glickman et Stoller ?



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6 réponses à “Rio 2016: Attention, un berlinisme peut en cacher un autre (The Games must go on: From Berlin to Munich and Rio, it’s all about appeasement)”

  • 6
    jc durbant:

    Dimanche, l’un des opposants potentiels de Cohen, Joud Fahmy, d’Arabie saoudite, avait déclaré forfait pendant son premier combat contre Legentil, ce qui aurait pu être une manœuvre, d’après les médias hébraïques, pour éviter d’affronter Cohen au prochain tour.

    Le site d’informations Ynet a annoncé que l’équipe olympique saoudienne a affirmé que l’absence de Fahmy était la conséquence d’une blessure à l’entraînement, mais la Deuxième chaîne israélienne a déclaré que la judokate n’était pas blessée, mais avait abandonné pour éviter de concourir contre son adversaire israélienne.

    Dimanche également, le chef de la délégation olympique libanaise a été convoqué par les organisateurs des jeux pour se faire passer un savon, suite à un incident avec la délégation israélienne quand il a été dit aux deux équipes de partager un bus pour aller à la cérémonie d’ouverture vendredi soir. La délégation libanaise avait refusé de laisser les sportifs israéliens monter dans le même bus qu’elle, entraînant une querelle qui avait fait entrer la politique dans l’ouverture des JO. Au final, les organisateurs ont fait voyager les Israéliens dans un autre bus. La délégation libanaise a été prévenu de ne pas répéter un tel comportement, un avertissement probablement aussi adressé à d’autres équipes qui ne reconnaissent pas Israël et s’irritent de devoir partager des espaces sportifs avec l’Etat juif…

    http://fr.timesofisrael.com/la-judoka-gili-cohen-eliminee-des-jo/

  • 5
    jc durbant:

    De rien, mais tu savais que comme ta famille, Glickman venait de Iasi ?

  • 4
    Zoubor:

    Merci, JC, pour cet eclaircicement.

  • 3
    jc durbant:

    On n’est effectivement pas au même niveau, mais en se couchant comme ça devant Poutine, le CIO ne se livre-t-il pas aux mêmes « coupables lâchetés » dont parlait tout récemment un édito du Monde ?

    Voir:

    A moins de deux semaines du début des JO de Rio (5 au 21 août), on ne pourra pas décerner la médaille du courage au Comité international olympique (CIO). Dimanche 24 juillet, le CIO a estimé que le rapport de Richard McLaren, publié le 18 juillet, qui accusait la Russie d’avoir mis en œuvre un « système de dopage d’Etat », n’apportait « aucune preuve » contre le Comité national olympique russe (COR). Le CIO a donc décidé de ne pas suspendre le COR. Mettant en avant le respect de la charte olympique et de la « justice individuelle », il laisse le soin à chaque fédération internationale sportive de juger quels athlètes russes sont éligibles ou non. (…) Une autre aberration est le sort réservé à Ioulia Stepanova, cette athlète russe spécialiste du 800 m, qui se voit interdire de participer aux Jeux de Rio. Aujourd’hui exilée aux Etats-Unis, elle a permis, avec son mari Vitali, de mettre au jour, dès 2014, l’existence d’un dopage institutionnalisé en Russie. Le signal envoyé par le CIO ne manquera pas d’inquiéter les lanceurs d’alerte potentiels comme ceux qui luttent pour un sport plus propre. Il en a fallu des contorsions à la commission exécutive du CIO pour reconnaître que « le témoignage et les déclarations publiques de Mme Stepanova ont apporté une contribution à la protection et à la promotion des athlètes propres, au fair-play, à l’intégrité et à l’authenticité du sport », tout en refusant d’accéder à sa demande, appuyée par la Fédération internationale d’athlétisme, de concourir comme athlète neutre. Arguant du fait qu’elle est une ancienne dopée, le CIO lui a refusé ce droit. Mais, pour lui « exprimer sa reconnaissance », il l’invite à assister à la compétition depuis les tribunes… Elle pourra admirer la foulée du sprinteur américain Justin Gatlin, épinglé deux fois pour prise de produits interdits et qui a toujours nié la moindre faute. Comprenne qui pourra. (…) La situation est ubuesque. Le CIO a fait preuve d’une passivité confinant à la lâcheté vis-à-vis de la Russie. Il est de notoriété publique que M. Bach et Vladimir Poutine entretiennent de bonnes relations. Le chef d’Etat russe a été un des premiers à féliciter M. Bach de son élection en 2013. On peut s’interroger sur le fait que le CIO n’a pas ouvert d’enquête sur le COR alors que les scandales de dopage autour de la Russie se sont multipliés. Le ministre russe des sports, Vitali Moutko, ne s’y est pas trompé en saluant une décision « objective ». La fête olympique a déjà perdu une grande partie de son crédit.

    Le Monde (Rio 2016 : les coupables lâchetés du CIO, 27.07.2016)

  • 2
    Zoubor:

    JC – les paragraphes concernants le dopage en Russie n’ont rien à voir avec le sujet…

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    L’attentat de Nice est le premier attentat en France au cours duquel des enfants ont été tués.

    Najat Vallaud-Belkacem (ministre de l’Education nationale)

    Le 19 mars 2012, ce qui n’est quand même pas si vieux, Mohamed Merah se plaça devant l’école Ozar Hatorah de Toulouse. D’une balle dans la tête, il tua trois enfants juifs. Un crime abject qui horrifia la France. Toute la France et donc vraisemblablement, un peu Najat Vallaud-Belkacem qui n’était pas encore ministre. La ministre de l’Éducation nationale est un être humain. Et comme tous les êtres humains, elle a la mémoire sélective. Pas besoin de convoquer des sommités de la psychanalyse pour savoir que, le plus souvent inconsciemment, notre cerveau fait le tri entre ce qu’il a envie de retenir et ce qui est voué par lui à l’oubli. Le cerveau de la ministre de l’Éducation nationale a donc fait normalement son travail. Il y a en France quelques personnes pour lesquelles les enfants juifs de Toulouse ne sont que des victimes collatérales, et donc de peu d’importance, du conflit israélo-palestinien. Najat Vallaud-Belkacem en fait-elle partie ? Pour Najat Vallaud-Belkacem, voici les prénoms des enfants assassinés à Toulouse : Myriam, 8 ans, Gabriel, 6 ans, Arieh, 5 ans.

    Benoît Rayski

    Après l’assassinat de caricaturistes, après l’assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l’assassinat d’un couple de policiers, après l’assassinat d’enfants, de femmes et d’hommes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd’hui l’assassinat d’un prêtre célébrant la messe….

    Collectif franco-musulman

    Jusqu’au dernier moment, le Führer et moi-même avons terriblement redouté […] que les trois grandes démocraties de l’Ouest ordonnent à leurs délégations de se retirer […] Vous vous rendez compte: quel coup!…

    Goebbels

    On m’a assuré par écrit […] qu’il n’y aura pas de discrimination envers les Juifs. Vous ne pouvez pas demander plus que ça et je pense que cette promesse sera tenue.

    Avery Brundage (Berlin, 1936)

    Les Jeux doivent continuer.

    Avery Brundage (Münich, 1972)

    Les cérémonies d’ouverture n’ont pas une atmosphère qui se prête aux commémorations de ce genre. Jacques Rogge (Londres, 2012)
    Le CIO n’est pas responsable du fait que différentes informations qui ont été offertes à l’Agence mondiale antidopage (AMA) il y a quelques années n’ont pas été suivies d’effets. Le CIO n’est pas non plus « responsable de l’accréditation ou de la supervision des laboratoires antidopage. Donc le CIO ne peut être tenu responsable ni du timing ni des raisons des incidents auxquels nous devons faire face à seulement quelques jours des Jeux.

    Thomas Bach (président du CIO, Rio, 2016)

    Ce rapport parle d’un dopage d’Etat, de manipulation des résultats, de permutations d’échantillons avant Londres 2012. C’est ça le rapport et les gens semblent avoir complètement raté ça.

    Richard Mclaren

    On est face à un système généralisé de dopage dans ce pays. On l’a vu avec l’athlétisme, mais avec le rapport McLaren, on le voit avec tous les autres sports. Je ne comprends pas cette décision. Le CIO avait là l’occasion d’être ferme, de donner un vrai signal. Parce qu’aujourd’hui, le dopage gangrène tous les sports. Et finalement, il s’en remet aux fédérations internationales (elles devront décider au cas par cas de la participation des athlètes russes, ndlr). C’est un manque de responsabilité. C’est dommage parce que les valeurs de l’olympisme et du sport ne sont pas défendues. (…) Il faudrait peut-être plus de courage. Je crois que c’est ce qui a manqué au CIO aujourd’hui. C’est dramatique pour le sport, pour l’image du sport, pour l’image des Jeux olympiques. Je ne comprends pas ce qu’il faut faire de plus ! On ne peut rien faire de plus ! Ce rapport était excellent, l’enquête a été longue et donnait un certain nombre de preuves du dopage organisé. (…) Finalement, la seule fédération courageuse a été la nôtre, la fédération internationale d’athlétisme, qui a réussi à le faire à l’unanimité de ses membres et qui a exclu les Russes de ces Jeux olympiques. On ne pourra pas rester seuls longtemps. Il faudra un jour que le mouvement olympique, peut-être les autres fédérations internationales, se mobilisent aussi contre ce poison qu’est devenu aujourd’hui le dopage.

    Bernard Amsalem (président de la Fédération française d’athlétisme et
    vice-président du Comité national olympique et sportif)

    Richard McLaren, juriste canadien, avait été chargé d’une enquête en mai par l’Agence mondiale antidopage (AMA), suite aux accusations de Grigori Rodtchenkov, l’ancien patron du laboratoire antidopage russe, portant sur les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi. Selon ce rapport, rendu public ce lundi, la Russie a mis en place un «système de dopage d’état». Un «système d’escamotage des échantillons positifs» a été élaboré par le laboratoire de Sotchi, toujours selon ce rapport. Le ministère des sports russe est en outre accusé d’avoir «contrôlé, dirigé et supervisé les manipulations, avec l’aide active des services secrets russes». Ce rapport ajoute même que des échantillons des Mondiaux de Moscou 2013 ont été échangés… Reste à savoir quelles incidences ces révélations pourraient avoir sur l’engagement des Russes aux Jeux olympiques de Rio, l’été prochain. Les athlètes russes ont déjà été écartés des Jo de Rio, sous réserve de la décision du TAS en fin de semaine. Mais, les Etats-Unis et le Canada réclament désormais l’exclusion totale des sportifs russes pour les JO de Rio dans trois semaines.

    Le Figaro

    A moins de deux semaines du début des JO de Rio (5 au 21 août), on ne pourra pas décerner la médaille du courage au Comité international olympique (CIO). Dimanche 24 juillet, le CIO a estimé que le rapport de Richard McLaren, publié le 18 juillet, qui accusait la Russie d’avoir mis en œuvre un « système de dopage d’Etat », n’apportait « aucune preuve » contre le Comité national olympique russe (COR). Le CIO a donc décidé de ne pas suspendre le COR. Mettant en avant le respect de la charte olympique et de la « justice individuelle », il laisse le soin à chaque fédération internationale sportive de juger quels athlètes russes sont éligibles ou non. (…) Une autre aberration est le sort réservé à Ioulia Stepanova, cette athlète russe spécialiste du 800 m, qui se voit interdire de participer aux Jeux de Rio. Aujourd’hui exilée aux Etats-Unis, elle a permis, avec son mari Vitali, de mettre au jour, dès 2014, l’existence d’un dopage institutionnalisé en Russie. Le signal envoyé par le CIO ne manquera pas d’inquiéter les lanceurs d’alerte potentiels comme ceux qui luttent pour un sport plus propre. Il en a fallu des contorsions à la commission exécutive du CIO pour reconnaître que « le témoignage et les déclarations publiques de Mme Stepanova ont apporté une contribution à la protection et à la promotion des athlètes propres, au fair-play, à l’intégrité et à l’authenticité du sport », tout en refusant d’accéder à sa demande, appuyée par la Fédération internationale d’athlétisme, de concourir comme athlète neutre. Arguant du fait qu’elle est une ancienne dopée, le CIO lui a refusé ce droit. Mais, pour lui « exprimer sa reconnaissance », il l’invite à assister à la compétition depuis les tribunes… Elle pourra admirer la foulée du sprinteur américain Justin Gatlin, épinglé deux fois pour prise de produits interdits et qui a toujours nié la moindre faute. Comprenne qui pourra. (…) La situation est ubuesque. Le CIO a fait preuve d’une passivité confinant à la lâcheté vis-à-vis de la Russie. Il est de notoriété publique que M. Bach et Vladimir Poutine entretiennent de bonnes relations. Le chef d’Etat russe a été un des premiers à féliciter M. Bach de son élection en 2013. On peut s’interroger sur le fait que le CIO n’a pas ouvert d’enquête sur le COR alors que les scandales de dopage autour de la Russie se sont multipliés. Le ministre russe des sports, Vitali Moutko, ne s’y est pas trompé en saluant une décision « objective ». La fête olympique a déjà perdu une grande partie de son crédit.

    Le Monde

    En mai 2012, Jacques Rogge président du Comité international olympique s’oppose à la commémoration, par une minute de silence durant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été de 2012 des 40 ans de l’assassinat de onze athlètes israéliens. Le rejet de cette demande de commémoration formulée par Israël, la Maison-Blanche, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, et de nombreux parlements et personnalités à travers le monde a suscité une vive polémique et de nombreuses critiques.

    Wikipedia

    Après la controverse suite au refus du Comité international olympique (CIO) de faire respecter une minute de silence en souvenir de l’attentat des JO de Munich en 1972, un incident a semé l’émoi autour de la délégation de l’État hébreu. Vendredi , un article du quotidien britannique The Telegraph (l’article a été supprimé le 1er août, ndlr) relatait la façon dont s’était déroulé l’entraînement entre des judokas libanais et israéliens. Dans cet article, le porte-parole du comité olympique israélien Nitzan Ferraro décrivait ainsi la séance: «Nous commencions à nous entraîner quand ils [la délégation libanaise de judo] sont arrivés et nous ont vus. Ils n’ont pas apprécié et sont allés voir les organisateurs qui ont placé une sorte de mur entre nous». Selon l’agence de presse Reuters, la délégation libanaise n’avait pas donné d’explication à cette demande. Depuis, la fédération internationale de judo a donné sa version des faits: «Cela est tout simplement faux. Ce qui s’est réellement passé c’est qu’une des deux équipes s’entraînait déjà lorsque la deuxième est arrivée. La première équipe avait tout simplement oublié de réserver la salle. En voyant cela, les deux équipes se sont mises d’accord pour partager la salle afin qu’elles puissent toutes les deux s’entraîner et se préparer en même temps. Tout s’est déroulé le plus simplement et le plus naturellement du monde, sans refus quel qu’il soit» a expliqué Nicolas Messner, le directeur médias de la FIJ . La question du boycott des sportifs israéliens, plusieurs fois évoqué lors de compétitions internationales, est une question ultra-sensible. Avant le début de la compétition olympique, elle avait été été soulevée en Algérie, qui ne reconnaît pas l’État juif. En juin, Rachid Hanifi, président du comité olympique algérien déclarait au Times qu’il ne pouvait garantir que ses athlètes acceptent de combattre un Israélien, soulignant qu’il s’agissait d’une décision sportive et politique. Il faisait référence à deux athlètes qui devaient affronter des Israéliens: le kayakiste Nassredine Bagdhadi s’est retiré d’une course un mois plus tôt en Allemagne, sous la pression du ministre algérien des Sports et la judokate Meriem Moussa a déclaré forfait lors de la Coupe du monde de judo féminin en octobre 2011. Le 26 juillet, le judoka iranien Javad Mahjoub a invoqué une indisponibilité de 10 jours pour cause de douleurs intestinales alors qu’il devait affronter le plus titré des judokas israéliens Ariel Ze’evi à Londres. Selon le Washington Post , l’Iranien avait admis en 2011 au quotidien national Shargh avoir délibérément perdu face à un adversaire lors d’une compétition pour ne pas rencontrer un Israélien au tour suivant: «Si j’avais gagné, j’aurai dû combattre contre un athlète d’Israël. Et si j’avais refusé de concourir, on aurait suspendu ma fédération de judo pour quatre ans», avait-il déclaré. Une situation que le CIO prend très sérieusement, mettant en garde le comité algérien et les autres délégations contre ces pratiques aux Jeux de Londres. Quatre jours avant la cérémonie d’ouverture, Denis Oswald, le président de la commission de coordination des JO a déclaré: «C’est quelque chose qui s’est déjà produit. Pas officiellement, mais des athlètes se sont retirés soi-disant sur blessures alors qu’ils devaient affronter des athlètes israéliens. Si ce genre de comportements était avéré, des sanctions seraient prises contre l’athlète mais aussi contre le comité national olympique (CNO) et le gouvernement [du pays concerné], car le plus souvent ce ne sont pas des décisions individuelles. Nous aurons un comité d’experts médicaux indépendants qui s’assurera qu’il s’agit bien de blessures.» Selon le journal israélien Yediot Aharonot , après la déclaration polémique en juillet d’un représentant du football égyptien selon lequel «aucun Egyptien ou arabe ne voudra défier Israël, même s’il existe des accords internationaux», le comité national égyptien a voulu couper court au débat. Et de rappeler qu’il respecterait la charte olympique qui stipule que «toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au Mouvement olympique.» Par le passé, plusieurs athlètes d’Iran, ennemi revendiqué d’Israël, ont déjà été soupçonnés de boycott. Aux jeux d’Athènes en 2004, le judoka iranien Arash Miresmaeili avait été disqualifié pour avoir dépassé de cinq kilos la limite de poids autorisée alors qu’il devait affronter l’Israélien Ehoud Vaks. Soupçonné d’avoir voulu masquer un boycott par ce surpoids – il avait évoqué une indisposition – il n’a finalement pas été sanctionné par les instances officielles qui ont considéré suffisant le certificat médical avancé, conformément au règlement. Son pays lui a versé 115.000 dollars de prime selon le Washington Post , somme normalement remise aux vainqueurs. À Pékin en 2008, le nageur iranien Mohamed Alirezaei s’était senti malade avant son 100m brasse disputé également par l’Israélien Tom Be’eri. Après avoir fait un court passage à l’hôpital de Pékin, il n’avait pas été sanctionné par le comité olympique. Le sportif, coutumier du fait, avait déjà déclaré forfait aux championnats du monde de natation de Rome en 2009 face à l’Israélien Michael Malul et à Shanghai en 2011 face à Gal Nevo.

    Le Figaro

    Avery Brundage (…) est le cinquième président du Comité international olympique (CIO), en fonction de 1952 à 1972. (…) En tant que dirigeant sportif aux États-Unis, il combat fortement le boycott des Jeux olympiques d’été de 1936 organisés en Allemagne dans le contexte du nazisme et de la persécution des Juifs. Brundage amène avec succès une équipe américaine aux Jeux, mais la participation de cette dernière est controversée. Il est élu membre du CIO cette année-là et devient rapidement une figure majeure du mouvement olympique. Il devient le premier président non-européen du CIO en 1952. Au poste de président, Brundage défend l’amateurisme et combat la commercialisation des Jeux olympiques, bien que ses positions soient vues comme déconnectées du sport moderne. Ses derniers Jeux en tant que président, organisés à Munich en 1972, sont marqués par la polémique : à la cérémonie commémorative suivant le meurtre de onze athlètes israéliens par des terroristes, Brundage décrie la politisation du sport et, refusant d’annuler les épreuves restantes, déclare que « les Jeux doivent continuer ». Cette phrase est applaudie par le public, mais la décision de poursuivre les Jeux sera fortement critiquée par la suite. Ses actions en 1936 et 1972 seront vues comme des marques d’antisémitisme. (…) Des appels à déplacer ou boycotter les Jeux sont lancés pour protester contre la persécution des Juifs. En tant que chef du mouvement olympique aux États-Unis, Brundage reçoit des lettres et des télégrammes lui demandant d’agir en ce sens. En 1933 et 1934, le CIO agit pour garantir des Jeux ouverts à tous et sans discrimination raciale ou religieuse. Le président du CIO, le comte Henri de Baillet-Latour, écrit à Brundage en 1933 : « Je n’affectionne pas personnellement les Juifs, mais je ne les importunerai d’aucune façon». (…) Baillet-Latour s’oppose au boycott, tout comme Brundage, qui a appris en 1933 qu’on envisageait de l’élire au CIO. (…) Les Nazis ne respectent pas leurs engagements de non-discrimination dans le sport puisque des Juifs sont expulsés de leurs clubs sportifs. En septembre 1934, Brundage se déplace en Allemagne pour s’en rendre compte personnellement. Il rencontre des officiels du gouvernement, mais il n’a pas l’autorisation de rencontrer individuellement des responsables sportifs juifs. À son retour, il déclare : « On m’a assuré par écrit […] qu’il n’y aura pas de discrimination envers les Juifs. Vous ne pouvez pas demander plus que ça et je pense que cette promesse sera tenue». (…) L’athlète afro-américain Jesse Owens, quatre fois champion olympique, est une des sensations des Jeux. D’après certains articles de presse américains, Hitler a quitté le stade au lieu de lui serrer la main. Ce n’est pas vrai : Hitler a été conseillé par le président du CIO Baillet-Latour de ne pas serrer les mains des vainqueurs s’il n’était pas prêt à le faire avec tous les médaillés d’or. (…) L’équipe américaine du relais 4 × 100 mètres provoque une autre controverse qui implique peut-être Brundage. L’équipe prévue comprend Sam Stoller et Marty Glickman, tous deux juifs. Après la troisième médaille d’or d’Owens, ils sont écartés de l’équipe en faveur d’Owens et de Ralph Metcalfe, également afro-américain. L’entraîneur américain pour la piste, Lawson Robertson de l’université de Pennsylvanie, annonce à Stoller et Glickman que les Allemands ont amélioré leur équipe et qu’il est important d’avoir l’équipe la plus rapide possible. Les Américains battent le record du monde dans les séries et la finale pour s’adjuger la médaille d’or. Les Italiens sont deuxièmes et les Allemands troisièmes. Ni Stoller ni Glickman (qui étaient les seuls Juifs de l’équipe américaine sur piste et les seuls athlètes de l’équipe envoyée à Berlin à ne pas concourir) ne croit à la raison indiquée pour leur remplacement ; Stoller écrit dans son journal qu’ils ont été éliminés du relais car deux autres participants, Foy Draper et Frank Wykoff, ont été entraînés par un des assistants de Robertson à l’université de Californie du Sud. Glickman concède que le favoritisme en fonction du collège est une raison possible, mais pense que l’antisémitisme est plus probable. Il durcit sa position dans les années à venir : d’après lui, ils ont été remplacés pour ne pas embarrasser Hitler qui aurait vu des Juifs, en plus des Afro-Américains, remporter des médailles d’or pour l’équipe américaine sur piste. Il pense que Brundage était derrière ce remplacement. Celui-ci nie toute implication dans la décision, ce qui reste controversé. Glickman effectue une longue carrière de commentateur sportif, et reçoit le premier prix Douglas MacArthur (pour l’ensemble de ses actions dans le domaine du sport) en 1998, après la mort de Stoller, du comité olympique des États-Unis (successeur de l’AOC). Dans son compte-rendu publié après les Jeux, Brundage qualifie la controverse d’« absurde » : il remarque que Glickman et Stoller ont terminé cinquième et sixième des qualifications olympiques à New York et que la victoire américaine a confirmé la légitimité de la décision de les avoir exclus de l’équipe.

    Wikipedia

    Son Ki-chong remporte le marathon en 2 heures 29 min 19 s, nouveau record olympique, avec deux minutes d’avance sur le Britannique Harper. Son compatriote Nam Seung-yong, lui aussi avec un nom japonisé (Nan Shoryu), finit troisième, après une dure lutte contre la course d’équipe des Finlandais, qui firent tout pour le déstabiliser. Le premier Allemand, qui figurait pourtant parmi les favoris de la course, finit 29e. Sur le podium, les deux Coréens ont la tête baissée lorsque l’hymne japonais est joué. Son Ki-chong a toujours dit avoir porté le maillot du Japon, mais avoir remporté le marathon pour la Corée. Dès le lendemain, le quotidien de Séoul Dong-a Ilbo (동아일보, Le quotidien d’Extrême-Orient en caractères hangul) titre : « Victoire coréenne à Berlin », ce qui lui vaut neuf mois de suspension par l’occupant japonais. Le quotidien avait illustré son article d’une photo des deux Coréens sur le podium, médaillés mais tête baissée, et avec le drapeau japonais effacé sur leur survêtement. Dix responsables du journal furent également arrêtés. Son arrête sa carrière au lendemain des JO de 1936, refusant de courir sous les couleurs japonaises, et préférant lutter pour l’indépendance de son pays. Il eut ensuite une carrière d’entraîneur de l’équipe nationale. En 1948, aux JO de Londres, il est porte-drapeau de la délégation coréenne.

    Wikipedia

    Glickman et Stoller sont les deux seuls membres de l’équipe américaine olympique n’ayant pas concouru après être arrivés à Berlin ; dans l’histoire des États-Unis aux Jeux olympiques, il est extrêmement rare que des athlètes non blessés ne participent à aucune course.

    Wikipedia

    Glickman a reçu de son vivant, en 1998, un prix du comité olympique américain, une sorte de repentance pour l’affront de 1936. Le prix a été décerné à titre posthume à Stoller. La mort de Glickman en janvier 2001 lui a épargné un chagrin bien plus colossal, précise sa fille : son petit-fils, Peter Alderman, 25 ans, travaillait dans le World Trade Center et a trouvé la mort lors des attaques terroristes du 11 Septembre.

    The Times of Israel

    Jesse Owens est entré dans l’histoire en remportant 4 médailles d’or aux Jeux Olympiques de Berlin, en 1936. Pourtant, il ne devait participer qu’à 3 épreuves: 100 mètres, 200 mètres, saut en longueur. En effet, depuis 1924, les États-Unis alignaient traditionnellement leurs 3 meilleurs représentants sur 100 mètres, les 4 suivants disputant le relais 4 fois 100 mètres. Associés à Foy Draper et Frank Wykoff, Sam Stoller et Marty Glickman devaient disputer cette épreuve. Or ces deux derniers étaient juifs. Certains dirigeants américains, dont Avery Brundage, le futur président du Comité international olympique (C.I.O.), jugèrent bon, pour des raisons non avouables, de les exclure et de les remplacer par Jesse Owens et Ralph Metcalfe. Owens intercéda en faveur de ses camarades, demanda, en vain, que Marty Glickman et Sam Stoller soient réintégrés. Mais, malgré ses récriminations, les dirigeants américains demeurèrent inflexibles. Jesse Owens s’adjugea donc contre son gré une quatrième médaille d’or dans ce relais 4 fois 100 mètres. Avec ses coéquipiers, il établit un record du monde qui allait tenir 20 ans (39,8 s). Mais cette médaille avait un goût amer pour Jesse Owens.

    Pierre Lagrue

    Ils lui ont coupé les parties génitales à travers ses sous-vêtements et ont abusé de lui. Pouvez-vous imaginer les neuf autres assis autour de lui, ligotés, contraints à voir cela? Ilana Romano
    Plus de 40 ans après l’assassinat de 11 athlètes israéliens aux Jeux d’été à Munich, un nouveau film documentaire et un article du New York Times exposent la torture brutale que les victimes ont enduré avant leur décès tragiques. La terrible cruauté avec laquelle les terroristes de Septembre Noir traitaient les athlètes israéliens qu’ils avaient kidnappés aux Jeux olympiques de Munich en 1972 a été dévoilée, dans un nouveau long métrage documentaire et dans un article du New York Times, présentant des interviews avec les épouses de deux des victimes. Le film, « Munich 72 et au-delà », et les interviews, donnent lieu à d’horribles détails sur les derniers moments qu’ont vécu les athlètes, inconnus du public jusqu’à maintenant. Ilana Romano, veuve de l’haltérophile Yossef Romano, et Ankie Spitzer, veuve de l’entraîneur d’escrime Andre Spitzer, ont parlé de la torture qu’on enduré les athlètes, des détails qui n’ont pas été connus auparavant. Elles ont affirmé que les familles des athlètes n’ont eu connaissance des détails seulement 20 ans après le massacre, quand l’Allemagne communiqua des centaines de pages de détails sur ce qui s’était passé. (…) Yossef Romano a été abattu alors qu’il tentait de combattre les terroristes au début de leur attaque. Ils l’ont laissé saigner devant les yeux de ses collègues athlètes, et l’ont castré. Les autres ont été brutalement battus. Ils ont été tués lors d’un raid raté par les forces allemandes près de l’aéroport de Munich, où les ravisseurs ont emmené les victimes. (…) Les familles ont tout mis en oeuvre pour que les victimes soient commémorées lors de tous les Jeux Olympiques. Leurs requêtes ont été rejetées par le Comité international olympique (CIO), mais maintenant, avec l’aide de son nouveau président, Thomas Bach (un homme allemand), les athlètes israéliens seront commémorés grâce à un mémorial de Munich. Leurs noms seront également cités pendant les Jeux olympiques d’été 2016 à Rio de Janeiro, au Brésil.

    Eretz aujourd’hui

    Le massacre de la jeunesse chinoise sur Tiananmen était vieux d’à peine douze ans quand le Comité international olympique, en juillet 2001, attribua à Pékin l’organisation des Jeux de la XXIXe olympiade. Pourquoi s’embarrasser de souvenirs désagréables quand il s’agit de faire «toujours plus fort»? 1 Les droits de l’homme grossièrement bafoués? La misère abjecte des paysans chinois de l’intérieur? Les déplacements de population campagnarde suite au barrage des Trois-Gorges? Et dans la capitale, la destruction de pans entiers de quartiers historiques au nom des jeux «Le CIO ne se préoccupe que de sport et les Jeux de Beijing en seront l’apothéose!» Ainsi se dérobent les instances olympiques devant les questions embarrassantes de l’heure. Un précédent bien plus lourd de sens cependant entache de manière indélébile le drapeau blanc frappé des cinq anneaux. Celui des Jeux olympiques de 1936, accordés à l’Allemagne en 1931, puis encouragés et défendus contre vents et marées, malgré l’installation du régime nazi d’Adolf Hitler en 1933. Des jeux célébrés avec la bénédiction des hautes instances olympiques et hélés comme des jeux exemplaires. La Française Monique Berlioux (…) a pris ses premières fonctions au Comité international olympique en 1967. Elle en devint directeur 2 de fin 1968 à 1985 au siège de Lausanne. (…) Un différend majeur autour du pouvoir réel l’opposa au président élu en 1980 Juan Antonio Samaranch et conduisit à sa démission de ce poste éminent. (…) La redoutable ancienne journaliste a ainsi entrepris de relater comment le Comité international olympique s’est compromis honteusement devant l’Histoire avec les Jeux olympiques de 1936. Elle vient de publier deux tomes volumineux intitulés Des Jeux et des Crimes, 1936. Le piège blanc olympique). La thèse de l’auteur tient en peu de mots: si les puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne, la France et surtout les Etats-Unis, avaient boycotté les Jeux d’hiver de Garmisch-Partenkirchen, compromettant ainsi les Jeux de Berlin 4 l’été suivant, le régime hitlérien en aurait été ébranlé assez pour retarder, sinon éviter les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. «Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, écrit-elle, le sport aurait été la plus grande des forces politiques internationales, la plus efficace des armes humaines ». (…) Vingt-sept délégations participent à ces jeux hivernaux, prélude fastueux, organisé de main de maître, aux jeux de la XIe Olympiade qui se tiendront au mois d’août à Berlin. Toutes les équipes, qui défilent devant le chancelier nazi, inclinent leur drapeau national devant lui et lèvent le bras dans un «salut olympique» moins à l’équerre qu’oblique, et parfois franchement nazi. Toutes sauf trois: la Suisse, la Grande-Bretagne, et les Etats-Unis. La France, elle, s’est exécutée comme les autres. «Les Français déclenchèrent un enthousiasme surprenant et assourdissant lorsqu’ils saluèrent le chancelier Hitler en levant le bras à la manière fasciste», écrit alors Associated Press. (…) Qu’importe à Hitler. Ceux qui font mal, ce sont les Américains. Emmenée par son chef de délégation, Avery Brundage (photo ci-contre), alors président du Comité olympique américain, l’équipe de joyeux Yankees n’a pas salué le Führer. Elle a simplement tourné brièvement la tête vers la tribune officielle. Pis, la bannière étoilée n’a pas viré, ni ne s’est abaissée d’un pouce. Depuis l’origine de l’Union, le drapeau américain est sacré, il ne s’incline jamais. Adolf Hitler n’a pourtant pas à se plaindre de Brundage, qui sera coopté membre du CIO à Berlin. Sans ce dernier, il y a fort à parier que les Etats-Unis n’auraient pas été présents à Ga-Pa, comme on dit alors. L’énorme retentissement de ces jeux hivernaux allait en fait donner à l’Américain des arguments forts pour affronter les opposants à la participation des Etats-Unis aux Jeux de Berlin imminents. L’ordre réinstauré en Allemagne depuis 1933 ne lui déplaisait pas, au contraire. Mieux, «Mr.Hitler» lui paraissait être un homme parfaitement fréquentable. Relevant qu’il n’avait jamais été hypnotisé par quiconque, le futur président du CIO (de 1952 à 1972) ne devait-il pas convenir du Führer «que son regard était inoubliable»? Inoubliable en effet. L’aveuglement, la complaisance, voire la sympathie active des maîtres de l’olympisme d’alors a contribué à asseoir la toute-puissance du chancelier allemand. Un boycott américain à Ga-Pa et à Berlin, aurait entraîné, comme par un effet domino, l’abstention de nombreux autres pays. Faute d’un affront majeur sur la scène internationale, les grandioses démonstrations assirent encore davantage l’aura d’Adolf Hitler, urbi et orbi. Ses appétits de conquête trouvèrent donc un vrai «tremplin olympique» dans les jeux de 1936. C’est ce que relate dans le détail l’histoire patiemment recomposée par l’auteur de Des Jeux et des Crimes. (…) L’Américain Avery Brundage* a trop marqué l’histoire des Jeux olympiques d’après la Deuxième Guerre mondiale pour qu’on ne rende pas compte ici du rôle déterminant qu’il joua dans la tenue des joutes allemandes de 1936 et que Monique Berlioux relate dans le détail de son livre. «De 1933 à la clôture des Jeux de Berlin, écrit-elle, son activité infatigable, ses dons de tacticien, sa persuasion d’incarner la vérité et la sagesse, lui assurèrent une influence démesurée, difficilement croyable, sur les enchaînements qui aboutirent en février, puis en août 1936, à la plus grande victoire de propagande du IIIe Reich.»

    Le Temps















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