eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Attentat d’Orlando: Attention, une victime peut en cacher une autre ! (After Orlando shooting, British male homosexual couple traveling with adopted son on Emirati airline falls victim to South African child protection regulations)

Posté le mercredi 22 juin 2016 par Admini

max-ernst-the-blessed-virgin-chastizesThe Eiffel Tower in Paris, France, shines in the colors of a rainbow to honor victims of Sunday's mass shooting at an Orlando gay club, Monday, June 13, 2016. People brought banners, flags and candles to the Place Trocadero in front of the Paris landmark. (AP Photo/Martin Meissner)

Attention: une victime peut en cacher une autre !

En ces temps décidément étranges de mariage et d’enfant pour tous …

Où la relation ou le mariage d’un homme et d’une femme sont devenus relation ou mariage « hétérosexuels » …

Où la naissance d’un enfant n’est plus le fruit de l’accouplement d’un homme et d’une femme …

Où tout en se mobilisant contre la mutilation génitale ou le mariage forcé des petites filles, on propose d’autoriser dès l’âge de douze voire sept ans les opérations de changement de sexe pour les enfants …

Où les djihadistes (pardon: « terroristes » entre guillemets s’il vous plait !) ne sont qu’un « tas de fanatiques vicieux et violents qui décapitent les gens ou qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris » …

Où alors que sous la menace djihadiste nos rues et nos vies s’israélisent à vue d’oeil, un seul pays qui la subit depuis des décennies ne semble jamais avoir ses couleurs nationales illuminées sur les monuments du monde …

Et où un attentat terroriste par un tueur se réclamant de l’islam n’est plus qu’un acte homophobe ou la faute de la Manif pour tous ou du lobby des armes à feu …

Comment ne pas voir …

Le véritable scandale de ce couple d’hommes homosexuels britanniques voyageant avec leur fils adoptif de Dubai à Durban …

Harcelé par une compagnie aérienne émiratie …

Au nom – tenez vous bien ! – de la réglementation sud-africaine pour… la protection de l’enfant ?

Admini @ 01:45
Catégorie(s): Bobologie et dhimmitude etChristianophobie


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7 réponses à “Attentat d’Orlando: Attention, une victime peut en cacher une autre ! (After Orlando shooting, British male homosexual couple traveling with adopted son on Emirati airline falls victim to South African child protection regulations)”

  • 7
    jc durbant:

    Le meilleur des mondes pour tous

    Within twenty, maybe forty, years most people in developed countries will stop having sex for the purpose of reproduction. Instead, prospective parents will be told as much as they wish to know about the genetic makeup of dozens of embryos, and they will pick one or two for implantation, gestation, and birth. And it will be safe, lawful, and free. In this work of prophetic scholarship, Henry T. Greely explains the revolutionary biological technologies that make this future a seeming inevitability and sets out the deep ethical and legal challenges humanity faces as a result. Developments in genetics and stem cell research are giving rise to new techniques that will vastly improve preimplantation genetic diagnosis (PGD) and in vitro fertilization (IVF), making sexless reproduction not just possible but cheap and easy—what Greely coins “easy PGD.” The first child born using PGD is now 25 years old, and thousands more are born each year. Advanced by economic, social, legal, and political forces, the emerging science has made the concerns that were once the stuff of science fiction into real problems that our children and grandchildren will face routinely …

    Henry T. Greely (merci james)

  • 6
    jc durbant:

    Eh oui, fallait bien ça pour avoir droit à la une du « temple de la hype parisienne » !

  • 5
    Frankystein:

    http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/12/juppe-adoption-homosexuelle-campagne-ump_n_6144428.html

    Juppé a changé d’avis; C’est important ce que dit Juppé..La preuve, c’est parce qu’il le dit

  • 4
    Nina:

    Quoi ? En plus c’est en Suède ? Mais ce sont des malades !

    Trop c’est trop.

  • 3
    jc durbant:

    Although Swedes are shocked that many immigrant girls are subjected to female genital mutilation (FGM), the Swedish government plans to allow hospitals to cut away the perfectly healthy genitals of children who believe they belong to the opposite sex. In 2011, a Swedish study done by Karolinska Institutet showed that the suicide rate among post-op transgender people is far higher than that of the general population. Other studies show that 70%-80% of kids suffering from gender dysphoria lose these feelings after a few years. Yet despite loud protests against this cruel and un-Swedish practice, the government seems to be planning to legislate in favor of another kind of genital mutilation of children: Sex-change operations, or to use a more politically correct term « gender reassignment surgery » (GRS).

    Ingrid Carlqvist

    Les jeunes Suédois ne sont pas autorisés à voter avant 18 ans, ne peuvent pas acheter d’alcool avant 20 ans, toutefois un projet est en cours pour autoriser les enfants à déposer une demande de changement juridique de genre dès 12 ans. Bien que les Suédois soient choqués par la mutilation génitale subie par de nombreuses filles immigrées, le gouvernement suédois semble vouloir légiférer sur une autre sorte de mutilation génitale des enfants : les opérations de changement de sexe ou, pour utiliser un terme plus politiquement correct, le « gender reassignment surgery » (GRS), la chirurgie de réaffectation sexuelle.

    Les Observateurs

    http://www.breitbart.com/london/2015/11/03/swedish-gov-advocates-sex-change-12-surgery-15-will-parents/

    http://www.thelocal.no/20150625/norway-to-let-7-yr-old-change-gender

  • 2
    Nina:

    Où tout en se mobilisant contre la mutilation génitale ou le mariage forcé des petites filles, on propose d’autoriser dès l’âge de douze ans les opérations de changement de sexe pour les enfants

    Où ça JC ? Je n’ai jamais entendu parler de cela avant de vous lire. En Iran ? Je sais que c’est légal et halal mais pas avant la majorité il me semble.

    Pour C. Fourrest, j’avoue être restée sur le cul lorsque comme GW Goldnadel, au lendemain de la tuerie d’Orlando, elle dégueula un truc aussi dingue que son ennemi R. Ramadan en évitant soigneusement le côté islamique de ce meurtre de masse.

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer.

    Jésus (Matthieu 18: 6)

    Une civilisation est testée sur la manière dont elle traite ses membres les plus faibles.

    Pearl Buck

    Depuis que l’ordre religieux est ébranlé – comme le christianisme le fut sous la Réforme – les vices ne sont pas seuls à se trouver libérés. Certes les vices sont libérés et ils errent à l’aventure et ils font des ravages. Mais les vertus aussi sont libérées et elles errent, plus farouches encore, et elles font des ravages plus terribles encore. Le monde moderne est envahi des veilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude.

    Chesterton

    L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet.

    René Girard

    On a commencé avec la déconstruction du langage et on finit avec la déconstruction de l’être humain dans le laboratoire. (…) Elle est proposée par les mêmes qui d’un côté veulent prolonger la vie indéfiniment et nous disent de l’autre que le monde est surpeuplé.

    René Girard

    J’ai senti que j’essayais de décrire un présent impensable, mais en réalité je sens que le meilleur usage que l’on puisse faire de la science-fiction aujourd’hui est d’explorer la réalité contemporaine au lieu d’essayer de prédire l’avenir… La meilleure chose à faire avec la science aujourd’hui, c’est de l’utiliser pour explorer le présent. La Terre est la planète alien d’aujourd’hui.

    William Gibson

    Oui, le Prophète (…) est tombé amoureux d’Aïcha, la fille de son meilleur ami, quand elle avait 9 ans et a refusé d’attendre qu’elle ait atteint la puberté. Le Prophète a demandé la main de la petite fille à 6 ans et le mariage a été consommé quand elle a eu 9 ans: dans nos sociétés occidentales, c’est ce qu’on appelle un pédophile. Cela ne relève pas seulement de l’Histoire: aujourd’hui encore, des musulmans veulent épouser des petites filles en prenant exemple sur le Prophète, ce modèle de moralité. Il est légal d’épouser une petite fille de 9 ans en Iran. Au Pakistan, cela arrive tout le temps. En 2001, le gouvernement marocain a demandé aux autorités néerlandaises d’abaisser l’âge du mariage, pour les filles, de 18 à 15 ans pour être conforme au droit islamique.

    Ayaan Hirsi Ali

    Mon père m’a battue et m’a dit que si je n’épousais pas cet homme, je serais violée et personne dans ce pays ne m’aiderait. J’ai supplié mon père, ma mère, ma tante : rien n’y a fait. (….) Chaque fois que je voulais jouer dans la cour, il me frappait et m’entraînait dans la chambre à coucher. Je n’avais aucune idée de ce qu’était le mariage. Je pleurais tout le temps. Il me faisait des choses désagréables. Je courais de pièce en pièce, mais il arrivait à me rattraper. Ensuite, il faisait ce qu’il voulait.

    Noyoud Ali (Yéménite, 8 ans)

    L’âge de la puberté est de quinze ans pour les garçons et de neuf ans pour les filles. Le mariage d’une fille qui se marie pour la première fois est conditionné à la permission du père ou du tuteur ou d’un grand-père … Le mariage avant l’âge de la puberté est interdit, toutefois les contrats de mariage décidés par le père ou le tuteur des fillettes avant cet âge sont validés si les intérêts de la personne sous tutelle sont respectés. Le mariage temporaire est légal pour une durée variant de une heure à quatre-vingt-dix-neuf ans. L’homme peut contracter autant de mariages temporaires simultanés qu’il le désire. Il peut cesser le contrat quand il le veut. La femme ne le peut pas.

    Constitution de la République islamique (articles 1210, 1041 et 1075)

    Si vous prenez par exemple la question des droits des femmes, vous seriez surpris de découvrir à quel point Mahomet était loin d’être un prophète plus sexiste que certains pères de l’église. Mahomet a vécu plus tard que les deux précédents prophètes, il était entouré de femmes à fort caractère, comme sa première femme khadija ou sa très jeune femme Aïcha, et il s’est plutôt battu pour certaines avancées dans ce domaine.

    Caroline Fourest (conférence, Rimini, le 29 octobre 2006)

    L’islam n’est pas incompatible avec les valeurs républicaines, pas plus que n’importe quelle autre religion. (…) Quand j’ai lu le Coran, pour les besoins de mes recherches, j’ai souvent été surprise de son contenu souvent plutôt progressiste. Mahomet s’est battu pour que les femmes héritent (au moins la moitié des hommes), que l’excision soit modérée, il a refusé que l’on marie une fille de force, sans son consentement. Bien sûr, il y a aussi des passages très durs, mais comme dans tous les textes sacrés. Ce sont aux hommes de faire le tri et de garder le meilleur. L’islam ne pose en soi aucun problème. Seul l’intégrisme menace les libertés et le vivre ensemble.

    Caroline Fourest

    Si j’étais législateur, je proposerais tout simplement la disparition du mot et du concept de “mariage” dans un code civil et laïque. Le “mariage”, valeur religieuse, sacrale, hétérosexuelle – avec voeu de procréation, de fidélité éternelle, etc. -, c’est une concession de l’Etat laïque à l’Eglise chrétienne – en particulier dans son monogamisme qui n’est ni juif (il ne fut imposé aux juifs par les Européens qu’au siècle dernier et ne constituait pas une obligation il y a quelques générations au Maghreb juif) ni, cela on le sait bien, musulman. En supprimant le mot et le concept de “mariage”, cette équivoque ou cette hypocrisie religieuse et sacrale, qui n’a aucune place dans une constitution laïque, on les remplacerait par une “union civile” contractuelle, une sorte de pacs généralisé, amélioré, raffiné, souple et ajusté entre des partenaires de sexe ou de nombre non imposé.(…) C’est une utopie mais je prends date.

    Jacques Derrida

    C’est le sens de l’histoire (…) Pour la première fois en Occident, des hommes et des femmes homosexuels prétendent se passer de l’acte sexuel pour fonder une famille. Ils transgressent un ordre procréatif qui a reposé, depuis 2000 ans, sur le principe de la différence sexuelle.

    Evelyne Roudinesco

    Sauf exception – les couples d’homoparents ne sont pas infertiles. Au nom de quoi alors leur refuser la médecine de confort que l’on propose aux couples classiques?

    Rapport Terra Nova

    Aucun maire ne pourra se soustraire à son devoir de célébrer un mariage homosexuel. C’est juridiquement impossible. (…) Il ne s’agit pas de faire plaisir à telle ou telle catégorie de Français, il s’agit d’offrir à l’ensemble des Français l’accès à un même droit sans discrimination liée à l’orientation sexuelle.

    Najat Vallaud-Belkacem (ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement)

    Je suis personnellement favorable à ce que la PMA soit accessible à tous.

    Marisol Touraine (ministre de la santé)

    La disparition de la paternité risque de générer des situations extrêmement complexes pour tous les époux, de même sexe ou non. Le texte ne dit mot par exemple de ce que devient la présomption de paternité, actuellement fondée sur l’obligation de fidélité des époux. Il en résulte une présomption que les enfants mis au monde par la femme sont les enfants du mari. Mais, comme il est possible que ce ne soit pas le cas, cette présomption peut être combattue et renversée par la preuve que le mari n’est pas le père. Dans le cas d’un conjoint du même sexe, parler de « présomption de parenté » est un non-sens juridique car il y a juste désignation. Comment le juge va-t-il départager un éventuel « conflit de parenté » entre le père et la conjointe de la mère, ou bien entre la conjointe et l’amante de la mère? (…) c’est le mot même de filiation qui change de sens. Les mots mariage et parents sont employés comme si de rien n’était alors qu’ils ne peuvent plus désigner ce que sont les époux et les parents. Pour désigner les parents, on introduit l’arbitraire avec le choix dicté par l’ordre alphabétique entre les noms des adoptants.

    Aude Mirkovic (maître de conférences en droit privé, Université d’Evry)

    Aucune indication, en revanche, sur la refonte inévitable des livrets de famille, dans lesquels le générique de « parents » ne pourra exister: il faudra nécessairement indiquer « parent 1 » et « parent 2 ». Ce qui ouvre là encore une foule de questions symboliques et juridiques: qui décidera comment les numéros seront attribués?

    La Vie

    La lisibilité de la filiation, qui est dans l’intérêt de l’enfant, est sacrifiée au profit du bon vouloir des adultes et la loi finit par mentir sur l’origine de la vie.

    Conférence des évêques

    C’est au nom de l’égalité, de l’ouverture d’esprit, de la modernité et de la bien-pensance dominante qu’il nous est demandé d’accepter la mise en cause de l’un des fondements de notre société. (…) Ce n’est pas parce que des gens s’aiment qu’ils ont systématiquement le droit de se marier. Des règles strictes délimitent et continueront de délimiter les alliances interdites au mariage. Un homme ne peut pas se marier avec une femme déjà mariée, même s’ils s’aiment. De même, une femme ne peut pas se marier avec deux hommes. (…) « le mariage pour tous est uniquement un slogan car l’autorisation du mariage homosexuel maintiendrait des inégalités et des discriminations à l’encontre de tous ceux qui s’aiment, mais dont le mariage continuerait d’être interdit. (…) L’enjeu n’est pas ici l’homosexualité qui est un fait, une réalité, quelle que soit mon appréciation de Rabbin à ce sujet (…) c’est l’institution qui articule l’alliance de l’homme et de la femme avec la succession des générations. C’est l’institution d’une famille, c’est-à-dire d’une cellule qui crée une relation de filiation directe entre ses membres. C’est un acte fondamental dans la construction et dans la stabilité tant des individus que de la société. (…) résumer le lien parental aux facettes affectives et éducatives, c’est méconnaître que le lien de filiation est un vecteur psychique et qu’il est fondateur pour le sentiment d’identité de l’enfant. (…) l’enfant ne se construit qu’en se différenciant, ce qui suppose d’abord qu’il sache à qui il ressemble. Il a besoin, de ce fait, de savoir qu’il est issu de l’amour et de l’union entre un homme, son père, et une femme, sa mère, grâce à la différence sexuelle de ses parents. (…) Le droit à l’enfant n’existe ni pour les hétérosexuels ni pour les homosexuels. Aucun couple n’a droit à l’enfant qu’il désire, au seul motif qu’il le désire. L’enfant n’est pas un objet de droit mais un sujet de droit.

    Gilles Bernheim

    Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c’est le préjudice qu’elle causerait à l’ensemble de notre société au seul profit d’une infime minorité, une fois que l’on aurait brouillé de façon irréversible trois choses: les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité; le statut de l’enfant, passant de sujet à celui d’un objet auquel chacun aurait droit; les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l’obligation de s’effacer devant l’orientation exprimée par chacun, au nom d’une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences. Ces enjeux doivent être clairement posés dans le débat sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité. Ils renvoient aux fondamentaux de la société dans laquelle chacun d’entre nous a envie de vivre.

    Gilles Bernheim (Grand rabbin de France)

    Il y a, dans la création, une volonté de différenciation des sexes». «Le “mélange” n’est pas biblique, il y a un certain “ordre” des choses, qu’on le veuille ou non. Et il y a bel et bien une différence. Prôner l’égalité à tout prix va à l’encontre de cette volonté de différenciation entre l’homme et la femme. Or, sans différenciation, il n’y a pas de ”vis-à-vis“, pas de dialogue, pas de construction. Le mariage pour tous est donc une fausse égalité.

    Claude Baty (président de la Fédération protestante de France)

    Le projet du gouvernement est loin de faire l’unanimité au sein de la communauté gay. Contrairement à ce qu’affirment les médias, cette revendication n’est pas majoritaire chez les homosexuels. La plupart s’en moquent, mais l’influence des associations LGBT [lesbiennes, gay, bi et trans, NDLR] est telle que beaucoup n’osent pas le dire. (…) Je crois qu’elles étaient à cours de revendications et qu’il leur fallait en trouver une. (…) Je pense que ces associations sont dans une logique de surenchère permanente. (…) Dès lors que vous êtes contre le mariage, contre l’adoption, les militants LGBT jugent que vous êtes réactionnaire, voire fasciste, et forcément homophobe – ce qui, dans mon cas, est pour le moins paradoxal ! En revanche, ceux qui me connaissent me disent “C’est très bien ce que tu fais” mais ils n’osent pas encore franchir le pas. Beaucoup redoutent de perdre des amis. Ils ont peur de parler. (…) j’avais l’impression que le gouvernement se servait de ce projet comme d’un paravent, qu’il cherchait à détourner l’attention de l’opinion. Ce qui s’est passé ces derniers jours le prouve : Christiane Taubira en a reparlé juste après l’intervention télévisée de François Hollande et l’annonce de milliards d’euros d’impôts supplémentaires. Je trouve cela choquant. (…) Il est important de faire monter sur scène des personnes qui sont contre ce projet mais qui n’osent pas encore le dire. Actuellement, seuls ses partisans ont accès aux médias audiovisuels. Qu’il y ait des pour, des contre, mais surtout, qu’il y ait un débat !

    Xavier Bongibault

    Le projet tel qu’il est conçu est profondément mal pensé et c’est en cela qu’il est dangereux. En effet, l’objectif n’est pas l’union de gens du même sexe, ni de la reconnaissance sociale de l’homosexualité, ni même de laïcité comme ce fut évoqué un temps mais plutôt de créer une nouvelle structure filiation entre un enfant et deux hommes ou deux femmes qui composent le foyer dans lequel il sera élevé. La question essentielle qui n’est jamais posé dans ce débat est de savoir si la société est prête à voir son système de filiation généalogique, pour l’instant complètement sexué et cela depuis toujours, être remplacé par un filiation totalement artificielle basée sur les volontés individuelles.Or le débat dans la manière dont il est abordé ne peut pas prendre en compte cette problématique puisque tous les arguments tournent autour de l’homosexualité et l’homophobie qui sont en fait des questions réglées puisque l’homosexualité est légale et l’homophobie condamnée. Ce que l’on ne sait pas c’est si le fait d’élever des enfants au sein d’une filiation absolument pas crédible pour l’enfant, qui sera tout à fait conscient qu’il n’est pas issu biologiquement de deux femmes ou de deux hommes, posera des problèmes identitaires ou pas. Il faudrait peut-être se poser cette question avant de légiférer. Pour faire un parallèle, il suffit de se rappeler de l’insémination artificielle à propos de laquelle on a allègrement cru que l’on pouvait priver un enfant de ses origines. Conclusion, la situation actuelle nous montre bien qu’il existe de nombreux contentieux d’enfants qui réclament de savoir qui sont les êtres dont ils sont les descendants et je ne vois pas au nom de quoi nous leur refusons ce droit. Le sens que doivent prendre les lois est celui du bien-être des enfants et de la simplification de leur rapport à leurs parents, non pas de tout compliquer et de créer des silences. Il suffit de se pencher sur la structure du projet pour comprendre qu’il n’aborde pas les bonnes questions. Sur les vingt pages qui constituent le projet de loi, une seule est consacrée au mariage, les trois suivantes sont consacrées à l’adoption et tout le reste à la neutralisation des termes sexués. Est-il vraiment cohérent de faire disparaitre les termes de « père » et de « mère » pour ne laisser la place qu’aux « parents », de supprimer le « mari » et la « femme » pour n’avoir plus que des époux. Nous sommes là au cœur d’une question complexe qui mérite une réflexion juridique, sociale et idéologique profonde et non pas simplement de d’agir vite sans réfléchir pour satisfaire à des questions politiciennes. Apporter une réponse simpliste à une question complexe n’est jamais une bonne solution. Il ne s’agit pas simplement de savoir si un couple homosexuel peut convoler ou pas.

    Jean-René Binet

    Remettre en cause la différence des sexes reviendrait ainsi à faire vivre l’enfant dans un monde où » tout » serait possible : que les hommes soient des » papas » et aussi des » mamans « , les femmes des » mamans » et aussi des » papas « . Un monde comme celui de la toute-puissance magique où chacun, armé de sa baguette magique, pourrait abolir les limites. Dans la préface qu’elle a écrite pour le livre d’Eric Dubreuil, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, tenante de l’adoption, écrit ainsi : » Dans les familles homoparentales, l’enfant devrait en ce sens pouvoir fantasmer de façon positive sur le coparent, l’autre personne qui a participé à sa naissance, comme un personnage “en plus” à la manière d’un “oncle d’Amérique” ou d’une “bonne fée Morgane”. » Le coparent (« mère porteuse » grâce auquel un homme peut devenir « mère » de l’enfant de son compagnon ou « père donneur de sperme » grâce auquel une femme peut devenir « père » de l’enfant de sa compagne) est donc clairement situé comme la fée de la toute-puissance. Etrange déclaration quand on sait à quel point la toute-puissance est invalidante pour les enfants et à quel point elle les empêche d’accéder à une » vraie puissance « . Pourquoi se fatiguerait-on à écouter la maîtresse et à apprendre à lire dans un monde où les baguettes magiques existent ? Il est donc clair que si, en permettant son adoption par un couple homosexuel, on faisait de l’enfant l’otage du fantasme de ses « adoptants », si on le mettait en position d’être la preuve vivante que le « tout » dont ils rêvent est possible, on hypothéquerait sa construction et ce, d’autant plus que ce fantasme du « tout » serait, dans le cadre d’une procédure, ratifié par la loi.

    Claude Halmos

    Si la différence des sexes est essentielle à l’enfant en tant que repère symbolique, elle ne peut cependant remplir totalement sa fonction si elle reste un repère abstrait. Pour servir au développement de l’enfant, la différence des sexes doit en effet s’incarner, prendre corps… dans des corps. L’enfant ne se construit pas par rapport à des entités abstraites – homme, femme, masculin, féminin – et il ne se construit pas non plus en référence à n’importe quel autre. Il se construit, par rapport à ces deux premiers » autres » que sont ses parents par rapport à leur conscient, leur inconscient, leur corps. Dès les premières heures de sa vie, il ressent avec sa tête et avec son corps ce que ressentent les têtes et les corps de ses parents et tout ce qui circule entre eux (désir, rejet, tendresse, violence…). Devenu adulte, il retrouve parfois, sur le divan de l’analyste, cette mémoire enfouie à la fois dans son inconscient et dans son corps, pour découvrir qu’elle a modelé son rapport aux autres, au monde et surtout à la sexualité. Cette dimension de la construction de l’être humain, dans un » nouage » entre le corps et le psychisme, les tenants de l’adoption la nient parce qu’ils oublient le corps. L’univers qu’ils décrivent est un univers de » fonctions » abstraites et parfaitement désincarnées. Point n’est besoin, selon eux, d’un corps sexué de femme pour » faire » la mère ou d’un corps sexué d’homme pour » faire » le père : » On oublie toujours que les hommes peuvent se comporter en véritables femmes (éducatrices) et les femmes en hommes (gestionnaires) « , déclare dans “l’Evénement”, François Dagognet, philosophe et professeur à Paris III. Et d’ajouter : » Ne nous arrêtons pas à la première apparence. La transsexualité devrait ici nous ouvrir les yeux et nous éveiller à des définitions plus souples. » Notons au passage cette notion de » souplesse » que l’on retrouve, quasiment élevée au rang de concept tout au long des écrits des partisans de l’adoption, mais remarquons surtout que l’argument de François Dagognet est des plus curieux. Il invoque en effet l’exemple des transsexuels pour justifier que n’importe qui puisse indifféremment » faire » l’homme ou la femme alors même que le transsexuel, par sa souffrance, dit exactement le contraire. Il (ou elle) atteste en effet dans la douleur de la nécessité que l’identité sexuelle » dans la tête » soit identique à celle que l’anatomie a inscrite dans le corps. Face à ces fonctions parentales réduites à des rôles sans corps, les tenants de l’adoption posent un enfant qui construirait son identité sexuelle lui aussi abstraitement, » par la tête » et sans passer par le corps. Pour devenir homme ou femme, il suffirait, à les entendre, de rencontrer des hommes et des femmes et d’imiter ces « modèles ».

    Claude Halmos

    Aucune famille hétérosexuelle n’est idéale et l’hétérosexualité des parents n’a jamais été, en tant que telle, une garantie de bien-être pour les enfants. Il s’agit seulement que les enfants adoptés aient les mêmes chances (et les mêmes malchances) que ceux qui sont élevés par leurs parents biologiques. Le » droit à l’indifférence » que réclament, à juste titre, les homosexuels n’a de sens que s’il n’est pas entendu comme un « droit à l’indifférenciation ».

    Claude Halmos

    Le mariage pour tous, une lutte démocratique contre la discrimination et les inégalités ? Il s’agit plutôt d’annuler la différence des sexes dans les livrets de famille et dans le code civil. La naissance de tous les enfants s’en trouvera bouleversée. En lieu et place du mariage, c’est la question de l’enfant qui est posée, la suppression de sa naissance sexuée à la base de la filiation. Toutes les filiations du monde reposent sur la pensée de la naissance à partir d’un couple sexué permettant à l’enfant d’accréditer une origine raisonnable quel que soit son mode de procréation (naturelle, adoptive, procréatique). Au nom de quelle » modernité » le priverait-on de la moitié de sa construction identitaire, le projetterait-on dans une origine impossible car impensable – une imposture – ? Tous les enfants du monde ont droit aux différences parentales sexuées, leur conférant ainsi une origine psychique fondatrice de leur individualité. Collectif
    La vie prive parfois un enfant de père ou de mère par accident, mais ce n’est pas à la loi d’organiser cette privation. Cela transforme les enfants en champ d’expérience car il n’existe pas d’études sérieuses sur le devenir des enfants des familles homoparentales.

    Jean-Pierre Winter

    Nul ne doute des capacités pédagogiques et de l’amour que des homosexuels sont à même de mettre au service d’enfants dont ils auraient la charge, ni ne prétend que les familles dites « traditionnelles » seraient a priori plus compétentes pour éduquer des enfants. Mais il s’agit de réfléchir au fait qu’élever un enfant ne suffit pas à l’inscrire dans une parenté. L’enjeu est celui des lois de la filiation pour tous. Comme psychanalystes nous ne sommes que trop avertis des conséquences anxiogènes à long terme des bricolages généalogiques commis au nom de la protection d’intérêts narcissiques, religieux, économiques ou autres. Jusqu’à présent ces manipulations, souvent secrètes, pouvaient être entendues comme des accidents historiques, des conséquences de troubles psychologiques, des effets d’aliénation, etc. Mais voilà que l’« accident » devrait devenir la loi. Voilà que François Hollande veut organiser légalement des arrangements qui priveraient a priori certains enfants de leur père ou de leur mère. Et il nous faudrait croire, simplement parce qu’on nous l’affirme, que cela serait sans effets préjudiciables alors que nous pouvons constater jour après jour la souffrance et l’angoisse de ceux que la vie s’est chargée de confronter à de tels manques. Certains, à droite comme à gauche, semblent convaincus qu’un enfant se portera bien du moment qu’il est aimé. Le grand mot amour est lâché ! Cet argument est dangereux. Il est culpabilisant pour tous les parents qui ont chéri leur enfant et qui néanmoins l’ont vu dériver et s’acharner contre eux dans la colère ou la haine. Au reste, qui peut dire avec certitude la différence entre amour et allégation d’amour ? (…) Il nous faudra du temps pour constater empiriquement ce que nous savons déjà. Mais dans l’intervalle combien d’enfants auront été l’objet d’une véritable emprise purement expérimentale ? Il faudra plusieurs générations pour apprécier les conséquences de telles modifications dans le système de la filiation surtout si par voie de conséquence logique on en vient, comme en Argentine récemment, à effacer purement et simplement la différence des sexes en laissant à chacun le droit de déclarer le genre qui lui sied par simple déclaration. Pour ma part, si je ne vois pas de véritables objections à ce que des enfants soient adoptés par des couples quels qu’ils soient à condition qu’ils se sachent issus d’un homme et d’une femme, même abandonniques, j’ai les plus grands doutes sur les effets des procréations faisant appel à des tiers voués à disparaître de l’histoire d’un sujet d’emblée dépossédé d’une moitié de sa filiation avec le consentement de la loi. Il y aurait lieu avant de légiférer à la hache de signifier clairement que « l’humanité est sexuée et que c’est ainsi qu’elle se reproduit », comme le disait la sociologue Irène Théry en 1998, se demandant pourquoi nous en venions à nier ce fait.

    Jean-Pierre Winter

    Les jeunes Suédois ne sont pas autorisés à voter avant 18 ans, ne peuvent pas acheter d’alcool avant 20 ans, toutefois un projet est en cours pour autoriser les enfants à déposer une demande de changement juridique de genre dès 12 ans. Bien que les Suédois soient choqués par la mutilation génitale subie par de nombreuses filles immigrées, le gouvernement suédois semble vouloir légiférer sur une autre sorte de mutilation génitale des enfants : les opérations de changement de sexe ou, pour utiliser un terme plus politiquement correct, le « gender reassignment surgery » (GRS), la chirurgie de réaffectation sexuelle.

    Les Observateurs

    Although Swedes are shocked that many immigrant girls are subjected to female genital mutilation (FGM), the Swedish government plans to allow hospitals to cut away the perfectly healthy genitals of children who believe they belong to the opposite sex. In 2011, a Swedish study done by Karolinska Institutet showed that the suicide rate among post-op transgender people is far higher than that of the general population. Other studies show that 70%-80% of kids suffering from gender dysphoria lose these feelings after a few years. Yet despite loud protests against this cruel and un-Swedish practice, the government seems to be planning to legislate in favor of another kind of genital mutilation of children: Sex-change operations, or to use a more politically correct term « gender reassignment surgery » (GRS).

    Ingrid Carlqvist

    Il est tout à fait légitime pour le peuple américain d’être profondément préoccupé quand vous avez un tas de fanatiques vicieux et violents qui décapitent les gens ou qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris.

    Barack Hussein Obama

    Orlando était à la fois une attaque terroriste et une attaque homophobe contre des personnes LGBT. Si un terroriste avec des antécédents de haine et de dégoût des Juifs était entré dans une synagogue et avait tué 50 personnes, nous aurions justement décrit cette attaque comme terroriste et antisémite.

    Owen Jones

    Le pulse est un club gay. Il était fréquenté ce soir là par des gays, des lesbiennes, des bi.e.s, des trans, des hétéros et sans doute plein de personnes qui ne se reconnaissent pas vraiment dans ces étiquettes que je viens de lister. C’est dans un club gay donc, qu’un homme mue par une haine inouïe des LGBT, a décidé de venir lourdement armé pour tuer. Efficace, méthodique et déterminé il s’est, trois heures durant, appliqué à massacrer froidement les gens qui se trouvaient là. Comment ne pas s’étonner alors du silence des médias français qui ont cru bon d’attendre la fin de la journée pour faire état d’un lien possible entre le lieu et l’attaque, entre l’homophobie et le massacre. Comment ne pas s’insurger contre l’incapacité d’une classe politique à utiliser le terme « homophobie »? Et que dire aujourd’hui des titres de la presse nationale qui omettent, à l’exception du journal Sud-Ouest, de mentionner le terme « gay » ou l’expression « club gay » dans les titres de leurs Unes ? Pourtant c’est bien la communauté LGBT de la ville qui a été visée, et au delà toutes les personnes LGBT. Finalement, il demeure l’impression que les médias français traitent l’attentat comme les tueries survenues aux Etats-Unis, sans questionner plus avant ni les faits, ni leurs causes, avec une désinvolture coupable. Il ne s’agit pas ici de plaider pour la concurrence victimaire mais de souligner que la société ne se déshonore pas quand elle reconnait aussi les victimes de la lesbophobie, de la gayphobie, de la biphobie et de la transphobie. Minimiser ce fait n’est pas un exercice anodin, il est le fruit d’une vision sociétale qui peine encore à s’émanciper d’un ancrage culturel profond. Parmi les victimes de ces attentats trop nombreux, il y a des journalistes, des juifs, des musulmans, des agnostiques, des Africains, des Européens, des asiatiques, des Américains mais aussi des lesbiennes, des gays, des bi.e.s et des trans. La violence dont nous sommes les témoins, démontre que la haine homophobe et transphobe peut être aussi un prélude aux massacres de masse. L’invisibilisation de la motivation homophobe de l’attentat, dénoncée par ailleurs dans d’autres tribunes parues aujourd’hui, permet aux plus fervents ennemis des personnes LGBT comme Christine Boutin, Robert Menard, la Manif Pour Tous – et j’en passe – de se parer d’une émotion de circonstance. Bouffis d’hypocrisie, ces dangereux pyromanes semblent marquer une distance avec les assassins qu’ils contribuent à créer. Les tenants de l’ordre moral religieux, qui depuis des siècles font des LGBT des créatures contre-nature, fournissent le terreau idéologique dans lequel les auteurs d’actes LGBT-phobes puisent leur haine. L’état islamique s’est empressé de revendiquer le massacre d’Orlando, qualifiant le tireur de soldat du khalifa. (sic) L’enquête dira bien assez vite quels liens entretenaient le tueur présumé avec l’organisation terroriste mais une chose est certaine : le massacre répond à l’idéologie prônée par l’état islamique. Depuis plusieurs mois des alertes existent, comme ces hommes balancés depuis les toits des immeubles de Raqqa et présentés comme homosexuels. Les personnes LGBT ne sont d’ailleurs qu’une partie des cibles, l’état islamique massacre aveuglement toutes celles et ceux qui vivent selon des règles qui ne sont pas les leurs. Des règles inspirées d’une vision fantasmée, de la religion. Le fanatisme qui en découle touche toutes les religions sans distinction. Toutefois, si les fanatiques peuvent s’inspirer des religions pour promouvoir leur idéologie destructrice c’est bien parce que les religions, dans leur référentiel de valeur, le permettent. Les trois religions structurent la société depuis des siècles, et depuis des siècles leurs dogmes appellent au meurtre des homosexuels. Durant, le débat sur le mariage pour tous, le fait était pourtant évident, peu l’on dénoncé publiquement. De la prière du 15 aout 2013, rédigée par la conférence des évêques de France pour défendre le couple homme/femme comme seul modèle acceptable, à la lettre du Rabin Gilles Bernheim qui faisait état « du préjudice que la loi causerait à l’ensemble de la société », en passant par les propos de Dalil Boubaker, recteur de la Grande Mosquée de Paris qui déclarait sur Europe 1 : « Nous condamnons l’homosexualité, mais nous ne voulons pas être homophobes », tout aura été fait pour humilier les personnes LGBT. La violence des propos, maquillée en débat démocratique légitime n’était finalement que la transposition limpide du dogme. Comment s’étonner alors de la haine dont sont victimes les personnes LGBT quand on sait que les écrits religieux de référence regorgent d’appels au meurtres de celles et ceux dont la sexualité et au mieux considérée comme une abominable déviance. C’est pourquoi les institutions religieuses doivent aussi prendre la pleine mesure de la responsabilité qu’elles portent, siècles après siècles dans la discrimination institutionnalisée de millions de personnes. Il est trop facile d’adopter une posture bienveillante par l’intermédiaire d’un tweet de soutien et d’amour quand on n’a de cesse par ailleurs d’attiser les haines qui conduisent à de tels massacres.

    Nicolas Rividi (militant LGBT, ex porte-parole de l’Inter-LGBT)

    « Pire fusillade de l’histoire des Etats-Unis », « tuerie en Floride », « Tuerie de masse dans une boite de nuit en Floride ». Ce lundi 13 juin dans la presse française et internationale, un mot semblait manquer à l’appel pour décrire l’attaque qui a fait 49 morts et 53 blessés: « homophobie ». Comme l’ont fait remarquer plusieurs médias, seul Sud Ouest, en France, parlait sur sa Une de « massacre homophobe ». Aux Etats-Unis aussi, la presse titrait beaucoup sur les victimes ou le tueur, précisant que l’attaque a eu lieu dans un club gay, mais sans forcément la qualifier d’homophobe. (…) Si les motivations d’Omar Mateen, l’auteur de la tuerie, restent encore à préciser, notamment sur ses liens exacts avec l’Etat islamique, une chose est certaine: sa cible, c’était des gays. Le lieu de son attaque, c’était un club gay. Même s’il s’agit d’une attaque revendiquée par Daech, la tuerie d’Orlando, la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis, restera pourtant certainement dans les esprits comme un acte terroriste homophobe plutôt qu’islamiste. (…) A l’heure actuelle, il semblerait qu’Omar Mateen soit un « loup solitaire », étant certes inspiré par l’idéologie de Daech mais sans avoir suivi leurs instructions pour mener cette attaque. Barack Obama a affirmé lundi en fin d’après-midi qu’il n’existait pas à ce stade de « preuves claires » que l’attaque ait été commanditée depuis l’étranger. et qu’il était possible que « le tireur ait été inspiré par diverses sources d’information extrémistes sur Internet ». Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’Omar Mateen était capable de se mettre en colère rien qu’à la vue de deux hommes s’embrassant. C’est ce que son père a raconté à NBC: « Nous étions dans le centre-ville de Miami (…). Et il a vu deux hommes qui s’embrassaient devant les yeux de sa femme et son enfant, et il est devenu très énervé », a-t-il confié à la chaîne. « Ils s’embrassaient et se touchaient et il a dit: ‘Regarde ça. Devant mon fils, ils font ça’ », a-t-il ajouté, assurant que la fusillade de dimanche n’avait « rien à voir avec la religion ». Très clairement, c’est l’homophobie, plutôt que la religion, qui est à l’origine de ce massacre. (…) Au final, comme l’expliquait Owen Jones, cet attentat terroriste est certainement à la fois homophobe et islamiste. C’est aussi ce que souligne le site de CNN, pour lequel la tuerie a pu être « motivée par l’homophobie et l’Islamisme radical » en même temps. Par contre, la perception de cette tuerie, ce que nous en retiendrons, est certainement que c’est une attaque homophobe, ayant visé délibérément des personnes LGBT, dans un lieu LGBT. Après les premières Une de presse focalisées sur le caractère terroriste de l’attaque, c’est en tout cas le tournant que semble prendre l’opinion. François Hollande l’a lui-même qualifiée de « tuerie homophobe ». Aux quatre coins du monde, ce sont bien les couleurs de l’arc-en-ciel qui sont affichées, que ce soit sur la Mairie de Paris, le World Trace Center, la grande roue d’Orlando, la Sky Tower d’Auckland, la mairie de Tel-Aviv ou encore la Tour Eiffel ce lundi soir. Preuve s’il en est que quelque soit le mot final de cette affaire, c’est bien la communauté ciblée par l’attaque, plutôt que les liens de son auteur avec l’EI, qui resteront dans les annales. D’autant plus que, même si les Etats-Unis ne découvrent pas les actes de violence envers les personnes LGBT, c’est la première tuerie homophobe de cette ampleur.

    Marine Le Breton

    Le massacre d’Orlando traîne à être reconnu comme un acte homophobe. Même si la législation de certains pays occidentaux a évolué, la haine des gays, lesbiennes, bi et transexuels reste un phénomène largement répandu, dans les trois religions monothéistes et bien au-delà. Au procès de Nuremberg, aucune mention ne fut faite du meurtre de masse des « triangles roses », les homosexuels. Et pour cause. Les vainqueurs qui organisaient le procès des Nazis poursuivaient dans leur propre pays des politiques hautement homophobes. Le sujet fut passé sous silence et n’apparut dans aucun mémorial ni sur aucun monument aux morts. Les déportés survivants ne purent obtenir ni reconnaissance, ni indemnisation. Le soir du drame d’Orlando, le journal de France 2 annonçait une tuerie dont le mobile n’était « pas connu », après avoir précisé qu’il avait été perpétré dans une boîte « gay » par un homme clamant aux journalistes son dégoût pour un baiser entre deux hommes… Même négation de l’évidence qui dérange. Qu’un intégriste religieux ait perpétré la tuerie d’Orlando n’est donc malheureusement pas une surprise. Juifs, Chrétiens et Musulmans comptent dans leurs rangs des propagandistes de la haine homophobe radicale. Récemment, en France, le Grand Rabbin Sitruk affirmait: « La Torah considère l’homosexualité comme une abomination et un échec de l’Humanité » et considérait la Gay Pride de Tel Aviv comme une « tentative d’extermination morale » des Juifs. (…) Du côté de l’Islam, la plupart des pays à majorité musulmane continuent de condamner l’homosexualité (parfois de mort) dans leur code pénal. Quant à l’église, elle reste traversée par de violents courants homophobes, telle la « Manif pour tous ». On se souvient aussi des sorties du cardinal Barbarin, primat des Gaules: « Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l’interdiction de l’inceste tombera. » (…) Que Daech s’empare de cette haine ne peut donc nous surprendre. Mais il serait dramatique que l’organisation terroriste serve d’arbre qui dissimule la forêt homophobe. Ainsi, la loi du Mississipi vient d’être modifiée, permettant à un fonctionnaire ou un commerçant de ne pas servir les homosexuels si ses convictions religieuses le lui interdisent. La Caroline du Nord lui a emboîté le pas en mars 2016 et d’autres états suivront peut-être. (…) Le silence de Nuremberg sur le massacre des homosexuels n’était que le prélude à l’actuelle hypocrisie dans laquelle baignent toujours nos pays. Par la honte que leur impose une culture patriarcale, hétéronormée et androcentrée, des homos, bis et transsexuels tombent par milliers: meurtres, suicides, autodestruction.

    Patric Jean

    On se trouve dans l’abîme vertigineux de la sottise islamo-gauchiste dont les Verts français sont les représentants les plus emblématiques. Déjà Clémentine Autain, qui est en principe une féministe intransigeante, avait essayé au moment des révélations de Cologne (quand des femmes allemandes avaient été agressées par des migrants islamiques) de se lancer dans des considérations oiseuses sur la manière dont les femmes avaient été traitées, violées, lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle était tellement préoccupée par le fait de ne pas insister sur la dimension machiste des hommes d’Orient qu’il lui fallait absolument puiser dans un événement de l’histoire pour généraliser. Comme si une situation de guerre pouvait être équivalente avec ce qu’il se passe en temps de paix ; oubliant par ailleurs que lors des viols de masse des femmes siciliennes (plaie toujours vive en Sicile), les goumiers marocains n’étaient pas les derniers à commettre des exactions. Ceci posé, on est toujours dans la même stupidité aberrante lorsque l’on compare un massacre horrible avec des manifestations tout à fait licites. Et il faut rajouter que l’on peut considérer que le mariage homosexuel n’est pas une avancée en soi, que la norme conjugale doit se situer dans le cadre de la procréation naturelle entre un homme et une femme sans être pour le moins du monde homophobe. En conséquence, considérer que tous ceux qui ont participé à la Manif pour Tous sont homophobes, c’est faire preuve d’une étroitesse d’esprit qui n’étonnera pas ceux qui connaissent bien les Verts. (…) On peut parfaitement et valablement dire que de manière générale, les religions regardaient, et pour certaines regardent encore, l’homosexualité comme un vice. Il est vrai que certains dignitaires juifs ou catholiques ne sont pas en reste de condamnation morale. J’ajoute qu’il n’y a pas si longtemps, les freudiens eux-mêmes considéraient l’homosexualité comme une perversion. Ceci fermement posé, qu’est-ce que cela a à voir avec le fait de tuer des homosexuels ? Qu’est-ce que cela a à voir avec la déclaration de l’imam d’Orlando, trois mois avant l’attentat, quand lui aussi déclarait que les homosexuels méritaient la mort ? Qu’est-ce que cela a à voir avec les lois qui sont en vigueur dans la quasi-totalité des pays islamiques, et qui emprisonnent les homosexuels quand ils ne pratiquent pas la peine de mort contre eux ? Lorsqu’on pratique un amalgame aussi grossier, c’est bien évidemment, encore une fois, pour tenter de disculper les criminels.

    Gilles-William Goldnadel

    Quel ne fut pas mon étonnement, lundi 13 juin au matin, d’entendre, sur une radio du service public (France Culture), tout un débat non pas pour dénoncer un acte terroriste et compatir au sort de victimes particulières, mais pour défendre l’idéologie LGBT et incriminer toutes «les postures religieuses patriarcales», dont la chrétienne, qui seraient le terreau de l’homophobie. Caroline Fourest nous a expliqué qu’aux Etats-Unis «le magistère d’homophobie était exercé par les chrétiens intégristes» (alors que le terroriste se réclamait de l’Etat Islamique) tandis que Serge Hefez, doctement, indiquait que la «haine des homophobes» était provoquée par les remises en cause, par l’homosexualité, «des questions de genre et de l’ordre patriarcal». Pour la première, ce que fit d’Omar Mateen avait une différence de degrés et non de nature avec les convictions religieuses chrétiennes. Dans cette lignée Jean-Sebastien Herpin, secrétaire régional EELV, s’est cru autorité à tweeter lundi 13 juin: «la différence entre la manif pour tous et Orlando? Le passage à l’acte». Pour le second, l’homosexualité en tant que telle provoque un ébranlement radical des stéréotypes anthropologiques habituels qui forceraient les petits garçons «à devenir des garçons virils, combatifs et dominants» et les petites filles «à devenir douce, dociles et soumises à l’ordre patriarcal et masculin» L’homophobie serait alors, avant tout, une peur ancestrale que «les hommes ne soient plus assez virils» pour «défendre la Nation». Le problème avec ce genre d’interventions est qu’elles font de ces cinquante victimes des membres de «la communauté LGBT» avant que d’être des personnes et des citoyens américains. D’où, un peu partout, sur la tour Eiffel ou en Australie, des marques de sympathie aux couleurs du drapeau de l’internationale LGBT et non du drapeau américain. Comme si notre compassion, devait, avant que de se manifester, approuver l’idéologie LGBT et abandonner toutes convictions religieuses. Comme si on devait accepter l’idée que ces cinquante personnes auraient été victime de toutes les homophobies religieuses – et dont celle des islamistes serait simplement la moins hypocrite. Nous assistons-là, dans ce genre de débat fermé, à trois types de confusions intellectuelles – qui se retrouvent à l’œuvre dans bien des situations autour des questions de genre ou d’homosexualité. D’une part une extension, au-delà du raisonnable, de «l’homophobie», au point d’incriminer tous les chrétiens à l’occasion du crime horrible d’un fou-furieux islamiste aux Etats-Unis. Tant que le terme «d’homophobie» ne sera pas rigoureusement défini, nous constaterons ces dérives injurieuses. Tant qu’il ne sera pas distingué de la haine meurtrière intolérable ou des possibles et respectables (je le crois!) remises en cause de l’impérialisme de la théorie du genre, toute discussion commune sera impossible. Seconde confusion: une manière de criminaliser tous ceux qui défendraient «l’ordre patriarcal» – bien qu’il soit la chose du monde la mieux partagée sur terre, hormis dans les pays occidentaux – et qui serait, par nature, une incitation, plus ou moins explicite, au meurtre ou à la persécution des homosexuels. Cet amalgame permet d’envoyer les contradicteurs dans l’enfer haineux de ceux qui refuseraient la nécessaire diversité multiculturelle. Nous avions vu cette même posture lors du débat sur le «mariage pour tous». Troisième confusion: celle entre l’homosexualité comme une liberté personnelle, et qui est à préserver, et l’idéologie LGBT qui elle, via la théorie du genre, doit s’imposer à tous et désaffilier les genres et ouvrir le champ des sexualités possibles. Les idéologues LGBT, dont les représentants ont tous leurs rond de serviette dans l’audiovisuel public, ne défendent pas une liberté d’indifférence (celles des sexualités de chacun) mais prônent, volontairement, des révolutions anthropologiques radicales. Ces trois confusions volontaires, conduisent à un coup force permanent, une constante violence intellectuelle dans tous ces débats. Celui qui remet en cause l’un ou l’autre de ces jeux de mikado des sexualités flottantes autant qu’indéterminées est jugé «homophobe». Celui qui garde une conviction religieuse est d’une manière ou d’une autre «homophobe». Celui qui dirait sa solidarité vis-à-vis des victimes d’Orlando et qui serait contre «le mariage pour tous» est un complice du meurtrier. Et plutôt que de renvoyer les sexualités dans la sphère privée, il est toujours et encore question «d’avancées» nouvelles et de visibilités accrues, pour lutter contre les «discriminations». Que nous promet-on maintenant, pour demain? La légalisation du «troisième genre» comme en Allemagne? Une «bataille des toilettes», comme aux Etats-Unis où il est permis, dans certains Etats, pour des personnes transgenres d’aller dans les toilettes de leurs choix? Une crainte apparait alors: une dérive accélérée des continents anthropologiques entre l’Occident et le reste du monde. On préfère ici lutter contre les «assignations sexuelles» plutôt que de lutter, ailleurs, et surtout dans les pays musulmans, contre l’oppression bien réelle des homosexuels et des femmes, leurs humiliations, leurs condamnation à l’invisibilité sociale. Le multiculturalisme est aussi une guerre de civilisation, une manière de rendre l’entente impossible et la réconciliation improbable.

    Damien Le Guay

    Nous étions très heureux de faire ce long voyage pour la première fois avec notre fils Kieran et tout a effectivement été gâché par le personnel d’Emirates.

    Lee Charlton

    Depuis le 1er juin 2015, conformément à la réglementation sud-africaine, toute personne se rendant dans le pays avec un mineur de moins de 18 ans doit prouver sa paternité ou sa tutelle de l’enfant avec lequel elle voyage – tandis que les adultes voyageant seuls avec leurs enfants ont besoin de montrer qu’ils ont le consentement de leur partenaire qui ne voyage pas. Comme toutes les compagnies aériennes, nous devons nous conformer aux lois de chaque pays dans lequel nous opérons, responsabilité que nous partageons avec les passagers qui sont tenus de détenir des documents de voyage valables pour tous les pays inclus sur leur itinéraire. Nous notons que la famille Charlton a poursuivi son voyage à Durban sur le vol Emirates EK 775, conformément à leur réservation. Nous regrettons tout inconvénient que cet incident aurait pu causer, mais devons rappeler que le respect des lois internationales concernant la protection des enfants ne saurait être compromis.

    Porte-parole d’Emirates
















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