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Scoop du siècle: un leader mondial célèbre le christianisme et il n’est pas américain ! (Shallow, clichéd Easter message: David Cameron spills the beans on the universality of Judeo-Christian values and pays for it)

Posté le mardi 5 avril 2016 par Admini

batmanvsuperman

OBunnyCachez ces valeurs judéo-chrétiennes que je ne saurai voir !

Dans ce monde étrange tellement « imprégné du souci évangélique des victimes » qu’il a « fait de nous des chrétiens qui s’ignorent » …

Passant leur temps, sous les coups de la barbarie islamique revenue, en minutes de silence, vigiles et bougies quasi-ininterrompus …

Où nos superhéros mêmes, dans un film sorti comme par hasard un Vendredi saint et où le héros se sacrifie à la fin, se voient désormais sommés de répondre des conséquences de leurs actes …

Pendant qu’entre deux pas de dance avec les dictateurs, nos nouveaux messies n’ont jamais de mots assez durs pour dénoncer les manquements passés de notre héritage chrétien ou (jusqu’à caviarder des déclarations de dirigeants étrangers ?) vanter les mérites supposés des autres religions et notamment de celle du Prophète …

Ou entre légions d’honneur, rançons de milliards d’euros et burkha chic sur fond d’épuration ethnique de ce qui peut rester de juif ou de chrétien du prétendu Monde musulman, récompenser les coupeurs de tête de Riyad ou les maitres chanteurs d’Ankara …

Comment ne pas s’étonner au lendemain d’un nouveau message de Pâques d’un premier ministre britannique …

Qui désavouant nos Chirac et Obama du moment et, pour électoralisme et gnangnanisme cette fois, sous la volée de bois vert de sa propre presse …

Comme de l’indifférence habituelle de la nôtre de ce côté-ci de la Manche et de l’enthousiasme attendu d’une certaine presse outre-atlantique …

Ose rappeler, appelant même ses compatriotes à dénoncer les actuelles persécutions de leurs coreligionnaires dans le monde …

Tout en en oubliant certes au passage son Lévitique …

La vérité désormais universelle desdites valeurs (judéo)chrétiennes ?



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Une réponse à “Scoop du siècle: un leader mondial célèbre le christianisme et il n’est pas américain ! (Shallow, clichéd Easter message: David Cameron spills the beans on the universality of Judeo-Christian values and pays for it)”

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

    Lévitique 19: 18

    La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle.

    Jésus

    Soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

    Jésus

    Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.

    Paul

    Tu vois, ce que nous appelons Dieu dépend de notre tribu, Clark Joe, parce que Dieu est tribal; Dieu prend parti! Aucun homme dans le ciel n’est intervenu quand j’étais petit pour me délivrer du poing et des abominations de papa. J’ai compris depuis longtemps que si Dieu est tout puissant, il ne peut pas être tout bienveillant. Et s’il est tout bienveillant, il ne peut pas être tout puissant. Et toi non plus !

    Lex Luthor

    Cette sorte de pouvoir est dangereux. (…) Dans une démocratie, le bien est une conversation et non une décision unilatérale.

    Sénatrice Finch (personnage de Superman contre Batman)

    La bonne idée de ce nouveau film des écuries DC Comics, c’est de mettre en opposition deux conceptions de la justice, en leur donnant vie à travers l’affrontement de deux héros mythiques. (…) Superman et Batman ne sont pas des citoyens comme les autres. Ce sont tous les deux des hors-la-loi qui œuvrent pour accomplir le Bien. Néanmoins, leur rapport à la justice n’est pas le même: l’un incarne une loi supérieure, l’autre cherche à échapper à l’intransigeance des règles pour mieux faire corps avec le monde. Le personnage de Superman évoque une justice divine transcendante, ou encore supra-étatique. À plusieurs reprises, le film met en évidence le défaut de cette justice surhumaine, trop parfaite pour notre monde. Superman est un héros kantien, pour qui le devoir ne peut souffrir de compromission. Cette rigidité morale peut alors paradoxalement conduire à une vertu vicieuse, trop sûre d’elle même. On reprochait au philosophe de Königsberg sa morale de cristal, parfaite dans ses intentions mais prête à se briser au contact de la dure réalité. Il en va de même pour Superman et pour sa bonne volonté, qui vient buter sur la brutalité de ses adversaires et sur des dilemmes moraux à la résolution impossible. Le personnage de Batman incarne quant à lui une justice souple, souterraine, infra-étatique et peut-être trop humaine. Le modèle philosophique le plus proche est celui de la morale arétique du philosophe Aristote. Si les règles sont trop rigides, il faut privilégier, à la manière du maçon qui utilise comme règle le fil à plomb qui s’adapte aux contours irréguliers, une vertu plus élastique. Plutôt que d’obéir à des impératifs catégoriques, le justicier est celui qui sait s’adapter et optimiser l’agir au cas particulier. Paradoxalement, cette justice de l’ombre peut aller jusqu’à vouloir braver l‘interdit suprême ; le meurtre; puisque Batman veut en finir avec Superman. (…) De la même façon, le film pose dès le départ, à travers les discours d’une sénatrice, le problème critique du recours au super-héros. Ce dernier déresponsabilise l’homme, court-circuite le débat démocratique et menace par ses super-pouvoirs toute possibilité d’un contre-pouvoir. Les « Watchmen », adaptation plus subtile de l’oeuvre de Alan Moore par le même Zack Snyder posait déjà la question : « Who watches the Watchmen ? »

    Le Nouvel Obs

    “Batman v. Superman” may lack the social commentary of “The Dark Knight” trilogy or bold iconoclasm of “V for Vendetta,” but it does have an ideology – namely, its distrust of power. To Batman and many residents of both Metropolis and Gotham, Superman is a self-appointed overlord whose complete unaccountability makes him an existential threat to humanity, regardless of his claims that he only wants to help. Indeed, the film opens by revisiting the controversial Metropolis fight from “Man of Steel,” one that many critics noted would have resulted in hundreds of thousands of civilian casualties, showing how the stupendous loss of life (and Superman’s callous disregard for it) motivates Batman’s hatred. Of course, in Superman’s eyes, Batman is nothing more than a vigilante, someone whose ability to operate above the law speaks not to his superior moral qualities but rather the corruption of a police department that refuses to prosecute him. And when we see Bruce Wayne branding criminals with the Bat logo, it’s hard to disagree with Superman’s assessment. Coming from a movie in which one character declares that “on this earth, every act is a political act,” it’s obvious that these political messages were included by design. Regardless of their political affiliation, director Zack Snyder and screenwriters David S. Goyer and Chris Terrio have created an operatic superhero film that abhors the real-world consequences which would ensue if superheroes actually existed. In the “Batman v. Superman” paradigm, it doesn’t matter that those wielding the power think of themselves as virtuous – whether sent from above with a divine destiny or crawling the streets to protect the innocent – because “in a democracy, good is a conversation, not a unilateral decision” (to quote the movie’s idealistic United States Senator played by Holly Hunter). This isn’t to say that “Batman v. Superman” is a masterpiece of political commentary, or even that its message is always presented effectively. Aside from shots of anti-Superman protesters carrying protest signs modeled after the anti-Mexican rhetoric that contaminates our discourse today, there isn’t much of an exploration of xenophobia vis-à-vis Superman’s origin story (a missed opportunity in any ostensibly politicized Superman parable). There are similarly fleeting references to drone strikes and civil liberties violations, all dutifully ticked off as vestiges of a security state run amok before quickly forgotten. The movie does include commendably strong female characters like Lois Lane and Wonder Woman, but they receive such insufficient attention that they barely make an impact (a shortcoming more likely attributable to its cluttered narrative than outright sexism). At the same time, there is actually something very intelligent, even subversive, about a superhero film that is so brazen in challenging the political legitimacy of those who would-be superheroes. It is the central conflict that drives the narrative and keeps the audience engaged in the on-screen action, even if the flat characters make it hard to invest on a deeper level. This isn’t a movie that simply includes those elements to make itself seem more profound; without that political subtext, the film barely exists at all. While it remains to be seen whether this political message will give “Batman v. Superman” the same timelessness as other blockbuster political parables from the superhero genre (again, think “V for Vendetta” or “The Dark Knight”), I suspect it goes a long way toward explaining why many audiences are connecting with it. For better or worse, the movie uses two well-known contemporary mythologies – that of the Batman and Superman characters – to ask provocative questions about whether we can trust concentrations of great power. Critics may deride these attempts as incoherent or simplistic, but if John and Jane Q. Public are intrigued by them, then perhaps we should hesitate before dismissing them outright. After all, any movie that tries to make its audience smarter isn’t completely devoid of merit. When cultural historians look back on cinema circa 2016, they will likely marvel at our growing ambivalence toward the superhero characters who have become so popular over the past couple decades. Later this year “Batman v. Superman” will be joined by “Captain America: Civil War,” another movie in which two iconic superheroes feud over ideological differences about concentrations of power (this time Captain America and Iron Man). There is a mass catharsis at play here, a phenomenon in which the anxieties toward demagogues and potential demagogues – liberals and conservatives can fill in their own blanks here with the names of their least-favorite politicians – is being reflected back to us on the silver screen. This, politically speaking, may be the most important takeaway from “Batman v. Superman.” It may be a good movie, a bad movie, or anything in between, but it is without question an important film today, and a quintessential product of the America we inhabit.

    Matthew Rozsa

    Superman vs. Batman … accomplishes its lofty goal to approach Superman (Henry Cavill) from a more mythological discourse, with Christian symbolism coming to the forefront. Those who saw « Man of Steel » are undoubtedly familiar with these sorts of Christian references, especially given that film’s use of the Holy Trinity. That symbolism is even more overt in « Batman v Superman, » or should we call it « The Passion of Superman »? The godly hero is venerated throughout the film. His morality is also called into question. At one point he essentially decimates an entire village in order to rescue Lois Lane (Amy Adams) in the middle of the desert. But this scorn is often countered by images of his redemption, as when Superman saves a girl from a burning building and gets mobbed by a group of people all stretching out to touch him. Jesus — I mean Superman — even goes on trial in front of Congress so that the world can get a better idea of where he stands. Is he on Earth to dominate mankind? Or is he there to collaborate with humanity? Of course, like Christ, there are those that fear Superman, including Bruce Wayne (Ben Affleck). (…) Likely because he heard for two years how oblivious Superman seemed in « Man of Steel » about killing millions of people during his fight with General Zod (Michael Shannon), Snyder decided to then show audiences this same destruction from a different viewpoint, using overt 9/11 references. While Snyder’s attempts to acknowledge the carnage in a way his previous film didn’t, the rewrite does not in reveal how Superman feels about anything. More to the point, despite seeing the mayhem, Bruce Wayne’s alter ego Batman seems to have no sympathy for killing other characters during the various chase or action sequences he takes on. (…) Jesse Eisenberg’s Lex Luthor is often used to bring the Messianic imagery to the forefront – he ceaselessly refers to Superman as an analogy for God. Even his hatred of Superman is rooted in that analogy. Jewish Rabbi Elie Wiesel was faced with the horrors of the Holocaust, and his theology was utterly transformed by it. Wiesel came to the belief that, in the face of Auschwitz, God must be either all-loving or all-powerful – He could not be both. Lex Luthor has come to a similar view; and, where Wiesel was comfortable with the distinction, Luthor is angry. Conflating Superman with God, his desire is to reveal either the limits of Superman’s character, or of his power. In the film, there’s a fascinatingly spiritual scene in which Superman has been tempted away from the path of interaction with the world. Curiously enough, this time round it is his own mother who has tried to tell him to let go – « You don’t owe the world anything, » she tells him. Superman heads off to a mountain (again, a spiritual place in the Bible), and has a spiritual encounter with his deceased father, Jonathan, that prepares him for what is to come. (…) Luthor uses Kryptonian technology to create Doomsday, and it’s notable that doing so requires his blood – again, a Biblical notion (Leviticus 17: 11, « For the life of a creature is in the blood »). Philosopher Friedrich Nietzsche famously argued that man created God in his own image. Batman V Superman neatly inverts this postmodern trope, with, instead, man creating the devil in response to God’s presence. The battle between Doomsday and the DC superheroes culminates in a brutal conflict that goes so far as the boundaries of the atmosphere! Ultimately, Superman and Doomsday strike each other with fatal blows, in a scene that seems analogous to the first Biblical prophecy of what the Cross would achieve, in Genesis 3: 15: « He will crush your head, and you will strike his heel. » In this first prophecy, the decisive battle between the Son of Man (a title Jesus claimed for himself) and the Devil would involve both striking powerful blows against the other. The Devil, in Genesis spoken of as a serpent, will strike Jesus on the heel – infecting him with venom, and thus taking his life. Jesus, meanwhile, will crush the Devil’s head as he dies. True to this form, Superman and Doomsday literally impale one another, both dying. Tellingly, as Lois weeps (analogous to many images of Jesus’ mother weeping over his body), the camera pans out to reveal wooden rubble in the shape of Crosses. It’s also no coincidence that this film was released on Good Friday, when Christians celebrate the death of Jesus! (…) Sometimes crucifixions were a long and messy affair, and the Romans tried to hurry them up. As Jesus hung upon the Cross, the Roman soldiers moved between the three men hanging on the Crosses, and broke the legs of the two thieves – so they would hang, and asphyxiate. They believed that Jesus was already dead, though, and pierced his side with a spear. The Bible is very specific to describing a flow of « blood and water », which indicates that the spear had penetrated the lung – and it was filled, proving Jesus was truly dead. In roughly the same way, the crucial weapon in this film is a Kryptonite spear, fashioned by Batman, and ultimately used against Doomsday. As Doomsday dies, the creature’s right arm – taking on the form of a spear – pierces Superman’s chest, also killing him. It’s not a coincidence, even though the symbolism breaks apart when you look too deeply at this one. Is there anyone who believes Superman will stay dead? The funeral processions – complete with the famous religious tune Amazing Grace – and the mourning masses are eerily reminiscent of the Bible’s descriptions. Just as with Jesus, Superman is left in the grave – and the final scenes hint that he’s not quite dead yet… This, of course, was based off the famous Death of Superman event – and yes, Superman came back pretty quickly …

    Latin Post

    Every other scene is a murky allusion to classical mythology or baroque religious art. But that’s categorically all they are: the film regularly defies common sense and logic in order to cue up the next cod-transfiguration or pietà. When Lois Lane (Amy Adams) hurls that kryptonite spear into the water, she does it for no apparent reason other than the fact it looks, like, totally cool – and accordingly, she and Superman are fishing it back out again five minutes later. The heavy religious symbolism of Man of Steel now looks relatively restrained: Superman himself has gone Full Christ Metaphor, and his life is an endless cycle of rescuing people (mainly Lois) and pulling expressions of pained benificence. Cavill has almost nothing to do apart from look chiseled, which makes a depressing kind of sense, given the film seems to view his character as a living statue. Batman V Superman launches into its myth-making immediately and humourlessly, setting the tone for everything that follows. Under the opening credits we get a refresher course in Bruce Wayne’s childhood trauma: yet again, we see the shooting of his parents (this time outside a cinema showing Excalibur and The Mark of Zorro) and his subsequent tumble down a bat-infested shaft. It’s staged with sadistic elegance – there’s a skin-prickling shot of the mugger’s pistol hitching up Bruce’s mother’s string of pearls – although there are only so many slow-motion aerial shots of coffins and black umbrellas a man can come up with, and much of it smacks of similar passages in Snyder’s earlier films, Sucker Punch and Watchmen. It also turns out to be the only substantial insight we get into who Bruce Wayne actually is, or what drives him, in the film’s entire two-and-a-half-hour running time. Giving Affleck’s Batman the physique of a concrete pillar makes aesthetic sense, but did he need the personality of one too? One more thing about Bruce: he loathes Superman, because of his city-razing antics at the end of Man of Steel, which toppled Wayne Tower with hundreds of employees inside it. Here, Snyder gives us a street-level recap, transparently invoking 9/11 in every shot. (Later, the film works the terrorism angle even harder: Superman’s actions prove to be the catalyst for a suicide bomb attack on US soil.) In short, Batman has grounds for vengeance. But it’s Lex Luthor who has the appetite. After hauling a clump of glowing green kryptonite from the Indian Ocean, the young technology mogul devises a ‘silver bullet’ that could bring Superman to heel. Eisenberg gives a catastrophic performance here, all itchy and spasmodic, and built on mumbled rants about Copernicus and Nietzsche … The Telegraph
    Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la « victime inconnue », comme on dirait aujourd’hui le « soldat inconnu ». Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent.

    René Girard

    Les mondes anciens étaient comparables entre eux, le nôtre est vraiment unique. Sa supériorité dans tous les domaines est tellement écrasante, tellement évidente que, paradoxalement, il est interdit d’en faire état.

    René Girard

    Les pays européens qui ont transformé la Méditerranée en un cimetière de migrants partagent la responsabilité de chaque réfugié mort. Erdogan
    Alors que la Turquie accueille trois millions (de migrants), ceux qui sont incapables de faire de la place à une poignée de réfugiés et qui, au coeur de l’Europe, maintiennent des innocents dans des conditions honteuses, doivent d’abord regarder chez eux.

    Erdogan (2016)

    Les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes.

    Jacques Chirac

    Nous l’avons été, mais nous ne sommes plus une nation chrétienne, du moins, pas seulement. Nous sommes aussi une nation juive, une nation musulmane, une nation bouddhiste, une nation hindoue, une nation d’athées.

    Barack Hussein Obama (2006)

    Whatever we once were, we are no longer just a Christian nation; we are also a Jewish nation, a Muslim nation, a Buddhist nation, a Hindu nation, and a nation of nonbelievers. And even if we did have only Christians in our midst, if we expelled every non-Christian from the United States of America, whose Christianity would we teach in the schools? Would we go with James Dobson’s, or Al Sharpton’s? Which passages of Scripture should guide our public policy? Should we go with Leviticus, which suggests slavery is ok and that eating shellfish is abomination? How about Deuteronomy, which suggests stoning your child if he strays from the faith? Or should we just stick to the Sermon on the Mount – a passage that is so radical that it’s doubtful that our own Defense Department would survive its application? So before we get carried away, let’s read our bibles. Folks haven’t been reading their bibles. This brings me to my second point. Democracy demands that the religiously motivated translate their concerns into universal, rather than religion-specific, values. It requires that their proposals be subject to argument, and amenable to reason. I may be opposed to abortion for religious reasons, but if I seek to pass a law banning the practice, I cannot simply point to the teachings of my church or evoke God’s will. I have to explain why abortion violates some principle that is accessible to people of all faiths, including those with no faith at all. Now this is going to be difficult for some who believe in the inerrancy of the Bible, as many evangelicals do. But in a pluralistic democracy, we have no choice. Politics depends on our ability to persuade each other of common aims based on a common reality. It involves the compromise, the art of what’s possible. At some fundamental level, religion does not allow for compromise. It’s the art of the impossible. If God has spoken, then followers are expected to live up to God’s edicts, regardless of the consequences. To base one’s life on such uncompromising commitments may be sublime, but to base our policy making on such commitments would be a dangerous thing. And if you doubt that, let me give you an example. We all know the story of Abraham and Isaac. Abraham is ordered by God to offer up his only son, and without argument, he takes Isaac to the mountaintop, binds him to an altar, and raises his knife, prepared to act as God has commanded. Of course, in the end God sends down an angel to intercede at the very last minute, and Abraham passes God’s test of devotion. But it’s fair to say that if any of us leaving this church saw Abraham on a roof of a building raising his knife, we would, at the very least, call the police and expect the Department of Children and Family Services to take Isaac away from Abraham. We would do so because we do not hear what Abraham hears, do not see what Abraham sees, true as those experiences may be. So the best we can do is act in accordance with those things that we all see, and that we all hear, be it common laws or basic reason. Finally, any reconciliation between faith and democratic pluralism requires some sense of proportion. This goes for both sides. Even those who claim the Bible’s inerrancy make distinctions between Scriptural edicts, sensing that some passages – the Ten Commandments, say, or a belief in Christ’s divinity – are central to Christian faith, while others are more culturally specific and may be modified to accommodate modern life. The American people intuitively understand this, which is why the majority of Catholics practice birth control and some of those opposed to gay marriage nevertheless are opposed to a Constitutional amendment to ban it. Religious leadership need not accept such wisdom in counseling their flocks, but they should recognize this wisdom in their politics. But a sense of proportion should also guide those who police the boundaries between church and state. Not every mention of God in public is a breach to the wall of separation – context matters. It is doubtful that children reciting the Pledge of Allegiance feel oppressed or brainwashed as a consequence of muttering the phrase « under God. » I didn’t. Having voluntary student prayer groups use school property to meet should not be a threat, any more than its use by the High School Republicans should threaten Democrats. And one can envision certain faith-based programs – targeting ex-offenders or substance abusers – that offer a uniquely powerful way of solving problems.

    Barack Hussein Obama (2006)

    Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d’hindous, et d’athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l’amertume d’une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l’élan d’une nouvelle ère de paix. Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l’intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l’Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.

    Barack Hussein Obama (2009)

    Nous exprimerons notre appréciation profonde de la foi musulmane qui a tant fait au long des siècles pour améliorer le monde, y compris mon propre pays.

    Barack Hussein Obama (Ankara, avril 2009)

    Les Etats-Unis et le monde occidental doivent apprendre à mieux connaître l’islam. D’ailleurs, si l’on compte le nombre d’Américains musulmans, on voit que les Etats-Unis sont l’un des plus grands pays musulmans de la planète.

    Barack Hussein Obama (entretien pour Canal +, le 2 juin 2009)

    Salamm aleïkoum (…) Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (…) Je suis chrétien, mais mon père était issu d’une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j’ai passé plusieurs années en Indonésie où j’ai entendu l’appel à la prière (azan) à l’aube et au crépuscule. Jeune homme, j’ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j’ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.

    Barack Hussein Obama (Prêche du Caire)

    L’avenir ne doit pas appartenir à ceux qui calomnient le prophète de l’Islam.

    Barack Hussein Obama (siège de l’ONU, New York, 26.09.12)

    Nous montons sur nos grands chevaux mais souvenons-nous que pendant les croisades et l’inquisition, des actes terribles ont été commis au nom du Christ. Dans notre pays, nous avons eu l’esclavage, trop souvent justifié par le Christ.

    Barack Hussein Obama

    La grande-Bretagne est encore un pays chrétien (…) la foi chrétienne joue un rôle dans ce pays (…) les valeurs de la foi chrétienne sont les valeurs sur lesquelles notre pays est construit et nous devrions tous être fiers de dire “ceci est un pays chrétien” (..) Mais elles ne sont pas l’apanage d’une foi ou d’une religion particulière. Elles sont quelque chose en quoi chacun croit dans notre pays. Après tout, tel est le cœur du message chrétien et le principe autour duquel est construite la célébration de Pâques : Pâques, c’est d’abord et avant tout se souvenir de l’importance du changement, de la responsabilité et de faire ce qui est juste pour nos enfants. (…) Quand nous voyons, en 2015, des chrétiens être persécutés pour leur foi dans d’autres parties du monde, nous devons nous affirmer et tenir debout avec ceux qui pratiquent leur foi avec courage. (…) C’est le grand combat qui nous attend. Nos frères et soeurs musulmans veulent notre aide. Nous devons nous étendre et les aider dans la bataille contre l’extrémisme. Nous devons construire des communautés plus fortes et plus résistantes. Nous devons nous assurer que ceux qui dérivent vers l’extrémisme soient tirés en arrière.

    David Cameron (2015)

    Au coeur de toutes ces actions de gentillesse et de courage, il y a les valeurs et les croyances qui ont fait de notre pays ce qu’il est. Des valeurs de responsabilité, de travail, de charité, de compassion, la fierté de travailler pour le bien commun et d’honorer les obligations sociales que nous avons les uns pour les autres, pour nos familles, pour nos communautés. Nous chérissons ces valeurs. Ce sont des valeurs chrétiennes. Elles doivent nous donner la force de dire : Oui, nous sommes un pays chrétien, et nous en sommes fiers.

    David Cameron (2016)

    Le christianisme de Mr Cameron est une tentative de ne choquer personne et que, en tant que tel, il insulte à la fois les chrétiens et les non-chrétiens. Sa liste vague et cotonneuse de vertus – la compassion, le travail, la responsabilité – n’a rien de spécialement chrétien. Le christianisme de Mr Cameron est une tentative de ne choquer personne ; en tant que tel, il insulte à la fois les chrétiens et les non-chrétiens.

    The Guardian (2015)

    Voilà un chef de gouvernement qui a fait adopter ces derniers mois plusieurs mesures en contradiction directe avec la vision chrétienne de l’homme – le mariage entre personnes de même sexe est légal depuis le 29 mars 2014. Un homme qui est à la tête d’un pays où l’on détruit 170 000 embryons par an, où les agences d’adoption catholiques ont dû fermer les unes après les autres, et où les sages-femmes qui refusent de pratiquer l’avortement sont sanctionnées par la justice. Or, dans ce message dont on peut voir la vidéo par exemple sur le site du Telegraph, il rappelle que l’Angleterre est, « encore un pays chrétien », que « la foi chrétienne joue un rôle dans ce pays », et que « les valeurs de la foi chrétienne sont les valeurs sur lesquelles notre pays est construit » et que « nous devrions tous être fiers de dire “ceci est un pays chrétien” ». À la différence de ses prédécesseurs, Cameron ne répugne pas à évoquer le caractère chrétien de la Grande-Bretagne. Bien sûr, ce message de Pâques est donné un mois avant les élections générales. Il s’inscrit dans une série de messages bienvenus (et généralement bien tournés) de tous les politiques anglais sans exception, qui ont salué les chrétiens à l’occasion de Pâques. Tout le monde s’est fendu d’un (bref) message pascal. Même le libéral Nick Clegg (« athée », mais dont les enfants sont « élevés dans la foi catholique de leur mère »). Même le souverainiste Nigel Farage (qui se définit comme « un anglican apostat ») a tweeté un courtois « Joyeuses Pâques, passez une journée agréable et reposante ». Tous les politiques anglais ont sans exception dénoncé au quart de tour la tragédie des chrétiens persécutés en général, et l’attaque de l’université de Garissa, au Kenya anglophone en particulier – la moindre des choses, après la sévère dénonciation des Pilate de notre temps par le pape François. Mais il n’est pas sûr que, en voulant donner plus qu’un tweet et en se fendant d’un message de Pâques en bonne et due forme, Cameron ait marqué des points auprès des croyants. Tous les commentateurs ont remarqué le côté lénifiant d’un message – si consensuel qu’il en devenait gênant et peu accordé aux drames de l’heure. Et, en effet, pourquoi se donner la peine de saluer les « valeurs chrétiennes » si c’est pour dire précisément « qu’elles ne sont pas l’apanage d’une foi ou d’une religion particulière » ? Il poursuit : « Elles sont quelque chose en quoi chacun croit dans notre pays. Après tout, tel est le cœur du message chrétien et le principe autour duquel est construite la célébration de Pâques : Pâques, c’est d’abord et avant tout se souvenir de l’importance du changement, de la responsabilité et de faire ce qui est juste pour nos enfants ». Face à cet aimable gloubi-boulga, la presse britannique (qui visiblement connaît encore un peu de catéchisme) a donné au Premier ministre une volée de bois vert. (…) Mais même si c’est un raté de com’ (en cela, tout à fait comparable avec celui – quoique bien plus piteux à vrai dire – de la RATP sur les chrétiens d’Orient), ce message prouve que, décidément, la foi chrétienne est bien dans l’air du temps. Du coup, les politiques se doivent de bien réfléchir avant de se lancer sur ce terrain. Et parfois, ils sont capables de faire un sans-faute. Ainsi nul n’a moqué la reine Élisabeth lorsqu’elle évoquait (dans le royal message de Noël dernier) avec une grande simplicité « Jésus, une ancre dans ma vie ». Un témoignage public, à la fois pudique et sans complexe, que la souveraine britannique a donné à son peuple.

    Famille chrétienne (2015)

    That’s the thing about America: constitutional separation of Church and state prevents prayers being said in schools and stops the president himself sending out Christmas cards with the word “Christmas” on them. Yet the politician who doesn’t energetically declare his or her Christian faith can expect to be shunned by voters. Whereas in Britain, politicians don’t do God. Paradoxically, in the country where seats in the (albeit unelected) legislature are reserved for leaders of the established Christian Church, religion is seen as a very private and personal affair. Its intrusion into the political domain is seen as very … well, unBritish. So by declaring (not for the first time) in his Easter message that Britain is “a Christian country”, the Prime Minister was either being brave or reckless. Whenever public figures are invited to define Christian values as applied to an entire nation, the homespun answers given are invariably along the lines of charity, loyalty, generosity, honesty, compassion, etc. Yet Christianity was never intended (originally, anyway) to be a comforting faith; it was, and remains, a challenging and deeply uncomfortable philosophy. Every Sunday-school pupil is familiar with the traditional figure of “meek and mild” Jesus, the man dressed all in white who suffered all children to come to Him; who only ever got angry with the money-changers in the Temple; who never said a bad word about gay people and was virtually vegetarian (until he threw a whole herd of pigs off a cliff to save a demon-possessed man). The passage from the Gospel of Matthew where Jesus declared “do not suppose that I have come to bring peace to the earth. I did not come to bring peace, but a sword”, is just one glimpse of a radical faith quite different from the image of old maids cycling to Evensong through the mist. Early Christians were persecuted not because of their love for their fellow citizens, or for their tolerance or charity, but because they challenged the status quo. They said things that made others, including the authorities, feel deeply uncomfortable. (…) Yet all those qualities which Cameron claims describe Christian Britain – responsibility, hard work and compassion – can be just as easily applied to the followers of almost any religion (or, indeed, of none). So labelling us as “Christian” is meaningless. (…) Given that the Prime Minister is not going to take a stand with the church and its core beliefs against those who would oppose and denigrate them, however, why is he raising the standard in the first place? To gain a reputation as a “man of faith”, thereby gaining the respect of followers of all faiths? Perhaps. Today, throughout the world, Christians are being persecuted and killed for their beliefs – not for their tolerance or compassion – and now would be a good time for politicians to speak out. If you’re not prepared to do that, if you want to limit your expression of faith to the inside of a Hallmark greetings card, maybe you should say nothing at all. The Easter story is inspiring and profound. The lesson the Bible teaches about the resurrection is not that good people go to Heaven and that we should all be nice to one another; it is that Jesus’s sacrifice and return from the dead gives hope to anyone who chooses to believe in him. If that’s an uncomfortable message, then spiritually it’s probably the right one. (…) But it’s not what Cameron is driving at. His message may have been broadcast during Easter weekend, but it was no more Christian than any other party political broadcast. Given that he is the secular head of a secular government, that is as it should be. Alastair Campbell once announced that the politicians he served “don’t do God”. The traps are too wide and the advantages too few. In Christian Britain, when politicians do decide to give God the glory, they are best advised to do so in private.

    The Telegraph
















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