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Doctrine Obama: Attention, un angélisme peut en cacher un autre (Passionless presidency: A hundred years on, Hobbesian optimist Obama comes up with his own version of Angell’s Great Illusion of the supposed futility of hard power)

Posté le samedi 26 mars 2016 par Admini

La-Grande-IllusionSpeak softlyAttention: un angélisme peut en cacher un autre !

A l’heure où obsédé par son fameux héritage dans les derniers mois de son deuxième et dernier mandat …

Un leader du monde libre aux accents messianiques mutiplie les danses avec les dictateurs …

Comme, en ce vendredi saint et entre un pas de tango et une absolution du communisme, les gestes de repentance …

Pendant qu’entre le laissez venir à moi les petits migrants de son homologue allemande en novembre dernier, la bénédiction par le pape François de l’invasion arabe qui en a résulté et les légions d’honneur aux décapiteurs de Ryad, l’Europe paie à nouveau au prix fort l’irresponsabilité de ses dirigeants et se voit livrée aux pires chantages  du maitre du double langage turc  …

Comment ne pas repenser, suite au dernier d’une série d’entretiens que le président américain vient d’accorder au magazine The Atlantic …

Où il se vante notamment d’avoir finalement rompu avec le « manuel de stratégie de Washington », abandonnant, après l’Irak il y a cinq ans, la Syrie au chaos que l’on sait …

A la thèse qui avait assuré il y a un siècle à la veille de la première des Grandes guerres son éternelle place dans l’histoire au si bien nommé économiste britannique Norman Angell …

A savoir, sous un titre qui donnera à Renoir l’un des ses plus grands chefs d’oeuvre, celle de la futilité de toute guerre … ?



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19 réponses à “Doctrine Obama: Attention, un angélisme peut en cacher un autre (Passionless presidency: A hundred years on, Hobbesian optimist Obama comes up with his own version of Angell’s Great Illusion of the supposed futility of hard power)”

  • 19
    James:

    Renaud Girard, dans ses oeuvres.

    Obama a été un grand président américain

    Malgré les commentaires très désobligeants qu’on trouve à son endroit, à gauche comme à droite, dans les journaux américains et européens, Barack Obama a été un grand président des États-Unis.

    Sa réussite est flagrante en politique intérieure. Il a sorti la première économie mondiale de la crise financière héritée de l’Administration précédente, sauvé l’industrie automobile, abaissé le taux de chômage à un niveau historiquement bas, donné l’assurance-maladie à 20 millions d’Américains, nourri l’innovation technologique dans les universités et les entreprises, lancé un vaste plan d’énergies renouvelables et maintenu la puissance de sa monnaie. Même en politique extérieure, où les critiques sont les plus vives, son bilan reste globalement positif.

    Que lui reproche-t-on ? Qu’il n’ait pas résolu le conflit israélo-palestinien ? C’est vrai. Mais, avant lui, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan, Bush père, Clinton et Bush fils s’y sont, aussi, cassé les dents. Qu’il soit, en 2010, sorti trop tôt militairement d’Irak ? C’est vrai.

    Mais n’oublions pas qu’il répondit alors à une demande formelle du gouvernement de Bagdad. Qu’il ne soit pas intervenu militairement en Syrie à l’été 2013 ? Qu’il n’ait pas équipé en missiles sol-air portables les rebelles sunnites anti-Assad ? C’est vrai qu’Obama s’est montré prudent quant à changer le régime par la force à Damas.

    Mais cette prudence est celle d’un homme d’État qui a étudié l’histoire, qui se méfie des visions manichéennes chères aux médias de masse, qui a réfléchi aux risques qu’il y a pour une puissance occidentale à intervenir dans une guerre civile en terre musulmane. Dans les années 1980, les Américains sont intervenus logistiquement dans la guerre civile d’Afghanistan. Ils ont livré des missiles Stinger aux moudjahidins, faisant pencher la balance militaire en leur faveur. Après avoir fait partir les « méchants » soldats de l’Armée rouge, puis destitué le « tyran » Najibullah, les « gentils » moudjahidins s’installèrent à Kaboul en 1992. Aussitôt, ils se mirent à se faire la guerre en eux, détruisant la capitale, répandant le banditisme dans les campagnes.

    En 1996, les talibans s’emparèrent du pays, rétablissant l’ordre, mais installant un régime islamiste obscurantiste et offrant à Ben Laden des bases pour entraîner ses djihadistes arabes. Quel succès ! En 2013, Obama, conscient des immenses difficultés inhérentes à toute expédition militaire occidentale en terre d’islam, ne voulut pas lancer son armée en Syrie pour détruire le régime du dictateur Assad comme Bush fils avait, en Irak, détruit celui du dictateur Saddam Hussein en 2003. Il ne voulut pas non plus donner un avantage militaire décisif aux rebelles sunnites. Car il se demandait si la victoire à Damas de la rébellion n’aurait pas immédiatement provoqué le génocide des alaouites, l’expulsion des chrétiens et des druzes vers le Liban, la destruction des églises, l’instauration de la charia, bref la mise en place d’une tyrannie non seulement politique mais aussi religieuse.

    La seule erreur d’Obama est d’avoir ignoré la proposition russe faite le 2 février 2012 aux trois membres permanents occidentaux du Conseil de sécurité, afin d’aménager ensemble une transition politique progressive à Damas. À tort, il a cru ce que disaient à l’époque Hillary Clinton, David Cameron ou Alain Juppé : qu’il était inutile de négocier avec Bachar, car son régime n’en avait plus que pour quelques semaines…

    À l’égard de Moscou, Obama n’a pas réussi son « reset » car, en apôtre sincère de la démocratie, il n’est jamais parvenu à bien s’entendre avec le tsar Poutine. Il n’a pas compris que la seule solution réaliste pour l’Ukraine était sa
    finlandisation. Mais ce n’est pas lui qui a raté la dernière chance d’un compromis à Kiev. Ce sont la France, l’Allemagne et la Pologne, parrains de l’accord politique intra-ukrainien du 21 février 2014, qui l’ont laissé inexplicablement bafouer par les révolutionnaires de Maïdan.

    À l’égard de Pékin, Obama a maintenu un dialogue constant, tout en forgeant un partenariat avec le Vietnam, et en ordonnant à l’US Navy de patrouiller dans les eaux que la marine chinoise prétend accaparer. Quelque 300 000 jeunes Chinois sont venus en 2016 étudier aux États-Unis, preuve de la permanence du soft power américain. Le bienfait diplomatique d’Obama est d’avoir, contrairement à son prédécesseur, fait le jeu du multilatéralisme. Il est pour beaucoup dans le succès de la COP21 à Paris. Sans tirer un coup de fusil, il a obtenu le désarmement nucléaire de l’Iran. Encouragé par tous les États d’Amérique latine, il a su réconcilier les États-Unis et Cuba.

    Si un djinn surgi du brouillard me donnait aujourd’hui la garantie que la réussite de son successeur sera seulement la moitié de celle d’Obama, je m’en trouverais infiniment rassuré…

  • 18
    James:

    Dear Trump: Defending democracy abroad is no vice

  • 17
    jc durbant:

    HAVE YOU HUGGED YOUR GENOCIDER TODAY ?

    The American president signed an executive order that, by relaxing a 20-year-old trade embargo on Khartoum, represents the culmination of a grand rapprochement by his administration towards “rogue” regimes like Iran, Cuba and Burma.

    US officials characterised what is likely to be Mr Obama’s last significant diplomatic initiative at the White House as a reward for progress made by Sudan in countering terrorism, sharing intelligence and killing fewer civilians in the Darfur region and other conflict areas.

    But several human rights activists said they were infuriated that Mr Obama would offer even limited reconciliation to Mr Bashir, who is wanted by the International Criminal Court on charges of carrying out genocide in Darfur…

    http://www.telegraph.co.uk/news/2017/01/13/obama-accused-making-deal-devil-eases-sanctions-sudan/ (merci james)

  • 16
    jc durbant:

    Belle démonstration en creux (suffit de changer les invités – quel bonheur: tant de vérités à la fois sur Hussein, on en revient pas ! ) de la véritable ‘ »incestuosité » (le mot n’existe pas, je crois, en français) qui règne habituellement dans les médias français, C dans l’air compris !

    https://www.youtube.com/watch?v=IWQ07osoPNw (merci james)

    Voir aussi:

    « In America, there’s a failure to appreciate Europe’s leading role in the world. Instead of celebrating your dynamic union and seeking to partner with you to meet common challenges, there have been times where America has shown arrogance and been dismissive, even derisive. »

    Barack Hussein Obama (Strasbourg, April 3, 2009)

  • 15
    Zoubor:

    La derniere de bambi en Allemagne: c’est la periode de l’Histoire la plus calme…. Bon de naitre maintenant etc…
    http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4795943,00.html

  • 14
    jc durbant:

    Pour l’ex-agitateur communautaire Hussein, tout tourne autour du mouvement américain pour les droits civiques: l’Exode biblique comme sa propre naissance !

    “This story of redemption and hope, told and retold over thousands of years, has comforted countless Jewish families during times of oppression, echoing in rallying cries for civil rights around the world.”

    Barack Hussein Obama

    « They looked at each other and they decided, ‘We know that in the world, as it has been, it might not be possible for us to get together and have a child, but something is stirring across the country because of what happened in Selma, Ala., because some folks are willing to march across the bridge.’ And so they got together and Barack Obama Jr. was born. So don’t tell me I don’t have a claim on Selma, Ala.! »

    Barack Hussein Obama

    Obama was born in 1961; the Selma march was four years later. Obama said later that he meant to credit the entire civil rights movement with his parents’ union, not just the Bloody Sunday marchers.

    http://www.ktre.com/Global/story.asp?S=6178315

  • 13
    jc durbant:

    Voir également:

    In fact, there is a predictable pattern to Obama’s foreign policy. The president has an adolescent, romantic view of professed revolutionary societies and anti-Western poseurs — and of his own ability uniquely to reach out and win them over. In the most superficial sense, Obama demonstrates his empathy for supposedly revolutionary figures of the non-Western world through gratuitous, often silly remarks about Christianity and Western colonial excesses, past and present. He apologizes with talk of our “own dark periods” and warns of past U.S. “dictating”; he contextualizes; he ankle-bites the very culture he grew up and thrived in, as if he can unapologetically and without guilt enjoy the West’s largesse only by deriding its history and values. (…) Reminiscent of college naïfs with dorm-room posters of Che Guevara, Obama mythologizes about the underappreciated multicultural “Other” that did everything from fuel the Western Renaissance and Enlightenment to critique Christian excesses during the Inquisition. In truth, what he delivers is only a smoother and more refined version of Al Sharpton’s incoherent historical riff on “astrology” and “Greek homos.” Obama refuses to concede that Islam can become a catalyst for radical killers and terrorists, and he has a starry-eyed crush on those who strike anti-Western poses and have turned their societies upside down on behalf of the proverbial people. Keep that in mind, and it makes sense that, during the Egyptian turmoil, Obama was intent on ousting the pro-Western kleptocrat Hosni Mubarak and investing in the Muslim Brotherhood, despite the dark anti-democratic history of Mohamed Morsi and the Brothers and their agenda of Islamicizing the most populous country in the Arab world. For Obama, such zealotry is evidence of their legitimacy and the justice of their efforts to overturn the established hierarchies of old Egypt. Moammar Qaddafi was a monster and a thug. But in fear both of radical Islamists and of the implications for Libya of the Western military action in Iraq and Afghanistan, and eager to have Western knowhow rehabilitate his ailing oil and gas industry, he had reached out to the West and ceased his support for international terrorists. But ridding Libya of the cartoonish and geriatric Qaddafi and allowing it to be overrun by stern revolutionary Islamists was again in tune with Obama’s rose-colored view of the Middle East. One of the many reasons why Obama pulled all U.S. troops out of a stable and secure Iraq at the end of 2011 was that its democracy was, in his eyes, tainted by its American birthing and its associations with George W. Bush. Such a hazy belief that Western influence and power are undeserved and inordinate made it initially impossible for Obama to condemn ISIS as growing and dangerous rather than dismiss it as “jayvees.” Putin perhaps should study Iran’s PR effort and its aggression in Lebanon and Yemen. If he would only cut out the guns, tigers, and “macho shtick,” and instead mouth shibboleths about the oppressed minorities in Crimea and Ukraine and the need for revolutionary fairness, he might be reset yet again. His crimes were not so much naked invasions of his neighbors, as aggression in the most un-Iranian fashion of a right-wing kleptocrat and thug. Again, nothing Putin has done is all that different from what Iran did in Iraq, Lebanon, Syria, and Yemen. No one could quite figure out why Obama bragged of his “special relationship” with Turkey’s prime minister Recep Erdogan. Erdogan, after all, is systematically destroying free expression in Turkey. He has bragged that he got off the bus of democracy when he no longer found any utility in it — and he has openly romanticized the Ottoman imperialists. A once-staunch NATO ally, Turkey has turned into a virulently anti-Israeli and anti-American society that has spiked tensions in the eastern Mediterranean with Cyprus, Greece, and Israel. But, again, the redeeming virtue was that Erdogan was taking Turkey in a new and revolutionary direction, trying to massage the Arab Revolution as its spiritual mentor, and becoming point nation in hatred of Israel. In other words, Turkey was churning and evolving, and, for Obama, that apparently was a good thing. Without asking anything in return from Cuba — such as releasing political prisoners or allowing free expression — Obama by executive order is normalizing relations with the Castro brothers, who are allied with fascist Iran, North Korea, and Venezuela. He keeps saying that 50 years of containment have “failed,” as if successfully curbing Cuba’s revolutionary aspirations abroad was a bad thing, and siding with dissidents in its gulags was counterproductive. For Obama, the Castros are authentic anti-colonialists. They perhaps may have broken a few too many eggs to make their egalitarian omelets, but their regime is certainly preferable to what is envisioned by loud Cuban exiles in America or troublemakers like imprisoned Cuban refuseniks. (…) Keep in mind this juvenile view of the revolutionary non-West, and there is a clarity of sorts in American foreign policy. Honduran leftist president Manuel Zelaya, when he tried to overturn the constitution and earned the wrath of the Honduran Supreme Court, the military, and the National Congress, nonetheless won the support of the Obama administration. For Obama, in the struggle between the Palestinian Authority and Israel, Israel is a Westernized colonial construct and a proponent of Western neo-liberal capitalism. The PA and Hamas, in contrast, are seen both as the downtrodden in need of community-organizing help and as authentic peoples whose miseries are not self-induced and the wages of tribalism, statism, autocracy, fundamentalism, misogyny, and anti-Semitism, but rather the results of Israeli occupation, colonialism, and imperialism. Obama may not articulate this publicly, but these are the assumptions that explain his periodic blasts against Netanyahu and his silence about the autocratic Palestinian Authority and the murderous Hamas. In such a landscape, the current Iranian talks make perfect sense. Obama was in no mood in the spring of 2009 to vocally support a million, pro-Western Iranian dissidents who took to the streets in anger over the theocracy’s rigged elections, calling for transparency and human rights. He snubbed them as if they were neoconservative democracy zealots. In his eyes, their false consciousness did not allow them to fully appreciate their own suffering at the hands of past American imperialists. In Obama’s worldview, the Iranian mullahs came to power through revolution and were thus far more authentic anti-Western radicals, with whom only someone like Obama — prepped by the Harvard Law Review, Chicago organizing, the Rev. Jeremiah Wright’s pulpit, and the most liberal voting record during a brief stint in the U.S. Senate — could empathize and negotiate. Why would Iranian idealists and democrats be foolish enough to spoil Obama’s unique diplomatic gymnastics? Traditional analyses deconstruct the Obama administration’s negotiations over Iran’s nuclear program and are aghast at the naïveté — no stop to ongoing uranium enrichment, no open or surprise inspections, no conditions to be met before sanctions are scaled back, no prohibitions against the marriage of nuclear-weapon technology and intercontinental-missile development. But that is to misunderstand the Obama worldview. He is less worried about a nuclear Iran and what it will do to a mostly pro-Western Gulf or Israel, or to other traditional U.S. interests, than about the difficulties he faces in bringing Iran back into the family of nations as an authentic revolutionary force that will school the West on regional justice. (“There’s incredible talent and resources and sophistication inside of Iran, and it would be a very successful regional power that was also abiding by international norms and international rules, and that would be good for everybody.”) Iran will assume its natural revolutionary role as regional power broker in the Middle East; and, almost alone, it is not beholden to any Western power. In some sense, Obama views the rest of the world in the same way as he views America: a rigged order in which the oppressed who speak truth to power are systematically mischaracterized and alienated — and in need of an empathetic voice on the side of overdue revolutionary accounting. The chief danger in Obama’s romantic view of revolutionary societies is that nothing in their histories suggests that these regimes will ever cease aggression or adopt internal reforms. Cuba will still stir up revolution in Latin America and ally itself with anti-American regimes. Iran will still subsidize Hezbollah and Hamas — and, soon, in the fashion of a nuclear power. Turkey will still try to carve out Mediterranean and Middle Eastern influence at someone else’s expense and destroy secular traditions. And one-election, one-time Islamic movements will still attempt to set up theocracies the moment they snatch power. And at no point does Obama ever empathize with thousands of dissidents rotting in Cuban and Palestinian jails, or homosexuals and feminists persecuted in Iran or journalists in Turkey. The only distinction between these illiberal movements and the unromantic Putin’s Russia is their more wily professions of revolutionary fervor, which apparently have fooled or captivated the Obama administration. For Obama, in the struggle between the Palestinian Authority and Israel, Israel is a Westernized colonial construct and a proponent of Western neo-liberal capitalism. The PA and Hamas, in contrast, are seen both as the downtrodden in need of community-organizing help and as authentic peoples whose miseries are not self-induced and the wages of tribalism, statism, autocracy, fundamentalism, misogyny, and anti-Semitism, but rather the results of Israeli occupation, colonialism, and imperialism. Obama may not articulate this publicly, but these are the assumptions that explain his periodic blasts against Netanyahu and his silence about the autocratic Palestinian Authority and the murderous Hamas. In such a landscape, the current Iranian talks make perfect sense. Obama was in no mood in the spring of 2009 to vocally support a million, pro-Western Iranian dissidents who took to the streets in anger over the theocracy’s rigged elections, calling for transparency and human rights. He snubbed them as if they were neoconservative democracy zealots. In his eyes, their false consciousness did not allow them to fully appreciate their own suffering at the hands of past American imperialists. In Obama’s worldview, the Iranian mullahs came to power through revolution and were thus far more authentic anti-Western radicals, with whom only someone like Obama — prepped by the Harvard Law Review, Chicago organizing, the Rev. Jeremiah Wright’s pulpit, and the most liberal voting record during a brief stint in the U.S. Senate — could empathize and negotiate. Why would Iranian idealists and democrats be foolish enough to spoil Obama’s unique diplomatic gymnastics? Traditional analyses deconstruct the Obama administration’s negotiations over Iran’s nuclear program and are aghast at the naïveté — no stop to ongoing uranium enrichment, no open or surprise inspections, no conditions to be met before sanctions are scaled back, no prohibitions against the marriage of nuclear-weapon technology and intercontinental-missile development. But that is to misunderstand the Obama worldview. He is less worried about a nuclear Iran and what it will do to a mostly pro-Western Gulf or Israel, or to other traditional U.S. interests, than about the difficulties he faces in bringing Iran back into the family of nations as an authentic revolutionary force that will school the West on regional justice. (“There’s incredible talent and resources and sophistication inside of Iran, and it would be a very successful regional power that was also abiding by international norms and international rules, and that would be good for everybody.”) Iran will assume its natural revolutionary role as regional power broker in the Middle East; and, almost alone, it is not beholden to any Western power. In some sense, Obama views the rest of the world in the same way as he views America: a rigged order in which the oppressed who speak truth to power are systematically mischaracterized and alienated — and in need of an empathetic voice on the side of overdue revolutionary accounting. The chief danger in Obama’s romantic view of revolutionary societies is that nothing in their histories suggests that these regimes will ever cease aggression or adopt internal reforms. Cuba will still stir up revolution in Latin America and ally itself with anti-American regimes. Iran will still subsidize Hezbollah and Hamas — and, soon, in the fashion of a nuclear power. Turkey will still try to carve out Mediterranean and Middle Eastern influence at someone else’s expense and destroy secular traditions. And one-election, one-time Islamic movements will still attempt to set up theocracies the moment they snatch power. And at no point does Obama ever empathize with thousands of dissidents rotting in Cuban and Palestinian jails, or homosexuals and feminists persecuted in Iran or journalists in Turkey. The only distinction between these illiberal movements and the unromantic Putin’s Russia is their more wily professions of revolutionary fervor, which apparently have fooled or captivated the Obama administration.

    Victor Davis Hanson

  • 12
    jc durbant:

    Voir aussi:

    Like Carter in the 1970s, Obama comes from the old-fashioned Jeffersonian wing of the Democratic Party, and the strategic goal of his foreign policy is to reduce America’s costs and risks overseas by limiting U.S. commitments wherever possible. He’s a believer in the notion that the United States can best spread democracy and support peace by becoming an example of democracy at home and moderation abroad. More than this, Jeffersonians such as Obama think oversize commitments abroad undermine American democracy at home. Large military budgets divert resources from pressing domestic needs; close association with corrupt and tyrannical foreign regimes involves the United States in dirty and cynical alliances; the swelling national-security state threatens civil liberties and leads to powerful pro-war, pro-engagement lobbies among corporations nourished on grossly swollen federal defense budgets. (…) Obama seeks a quiet world in order to focus his efforts on domestic reform — and to create conditions that would allow him to dismantle some of the national-security state inherited from the Cold War and given new life and vigor after 9/11. Preferring disarmament agreements to military buildups and hoping to substitute regional balance-of-power arrangements for massive unilateral U.S. force commitments all over the globe, the president wishes ultimately for an orderly world in which burdens are shared and the military power of the United States is a less prominent feature on the international scene. While Wilsonians believe that no lasting stability is possible in a world filled with dictatorships, Jeffersonians like Obama argue that even bad regimes can be orderly international citizens if the incentives are properly aligned. Syria and Iran don’t need to become democratic states for the United States to reach long-term, mutually beneficial arrangements with them. And it is North Korea’s policies, not the character of its regime, that pose a threat to the Pacific region. At this strategic level, Obama’s foreign policy looks a little bit like that of Richard Nixon and Henry Kissinger. In Afghanistan and Iraq, he hopes to extract U.S. forces from costly wars by the contemporary equivalent of the « Vietnamization » policy of the Nixon years. He looks to achieve an opening with Iran comparable to Nixon’s rapprochement with communist China. Just as Nixon established a constructive relationship with China despite the radical « Red Guard » domestic policies Chinese leader Mao Zedong was pursuing at the time, Obama does not see ideological conflict as necessarily leading to poor strategic relations between the United States and the Islamic Republic. Just as Nixon and Kissinger sought to divert international attention from their retreat in Indochina by razzle-dazzle global diplomacy that placed Washington at the center of world politics even as it reduced its force posture, so too the Obama administration hopes to use the president’s global popularity to cover a strategic withdrawal from the exposed position in the Middle East that it inherited from the Bush administration. (…) Yet as Obama is already discovering, any president attempting such a Jeffersonian grand strategy in the 21st century faces many challenges. In the 19th-century heyday of Jeffersonian foreign policy in American politics, it was easier for U.S. presidents to limit the country’s commitments. Britain played a global role similar to that of the United States today, providing a stable security environment and promoting international trade and investment. Cruising as a free rider in the British world system allowed Americans to reap the benefits of Britain’s world order without paying its costs. As British power waned in the 20th century, Americans faced starker choices. With the British Empire no longer able to provide political and economic security worldwide, the United States had to choose between replacing Britain as the linchpin of world order with all the headaches that entailed or going about its business in a disorderly world. In the 1920s and 1930s, Americans gave this latter course a try; the rapid-fire series of catastrophes — the Great Depression, World War II, Stalin’s bid for Eurasian hegemony — convinced virtually all policymakers that the first course, risky and expensive as it proved, was the lesser of the two evils. Indeed, during Franklin D. Roosevelt’s first two terms, the United States pursued essentially Jeffersonian policies in Europe and Asia, avoiding confrontations with Germany and Japan. The result was the bloodiest war in world history, not a stable condominium of satisfied powers. (…) It is not only Americans who will challenge the new American foreign policy. Will Russia and Iran respond to Obama’s conciliatory approach with reciprocal concessions — or, emboldened by what they interpret as American weakness and faltering willpower, will they keep pushing forward? Will the president’s outreach to the moderate majority of Muslims around the world open an era of better understanding, or will the violent minority launch new attacks that undercut the president’s standing at home? Will the president’s inability to deliver all the Israeli concessions Arabs would like erode his credibility and contribute to even deeper levels of cynicism and alienation across the Middle East? Can the president execute an orderly reduction in the U.S. military stake in Iraq and Afghanistan without having hostile forces fill the power vacuum? Will Venezuelan leader Hugo Chávez be so impressed with American restraint under Obama that he moderates his own course and ceases to make anti Yanquismo a pillar of his domestic and international policy? Will other countries heed the president’s call to assume more international responsibility as the United States reduces its commitments — or will they fail to fulfill their obligations as stakeholders in the international system, A Jeffersonian policy of restraint and withdrawal requires cooperation from many other countries, but the prospect of a lower American profile may make others less, rather than more, willing to help the United States. There is an additional political problem for this president, one that he shares with Carter. In both cases, their basic Jeffersonian approach was balanced in part by a strong attraction to idealistic Wilsonian values and their position at the head of a Democratic Party with a distinct Wilsonian streak. A pure Jeffersonian wants to conserve the shining exceptionalism of the American democratic experience and believes that American values are rooted in U.S. history and culture and are therefore not easily exportable. For this president, that is too narrow a view. Like Abraham Lincoln, Woodrow Wilson, and Martin Luther King Jr., Barack Obama doesn’t just love the United States for what it is. He loves what it should — and can — be. Leadership is not the art of preserving a largely achieved democratic project; governing is the art of pushing the United States farther down the road toward the still-distant goal of fulfilling its mission and destiny. Obama may well believe what he said in his inaugural speech — « we reject as false the choice between our safety and our ideals » — but as any president must he is already making exactly those tradeoffs. Why else refuse to meet the Dalai Lama? Why else pledge support to the corrupt regime of President Hamid Karzai in Afghanistan or aid Pakistan despite the dismal track record of both the civil and military arms of the Pakistani government when it comes to transparent use of U.S. resources? Did the administration not renew its efforts to build a relationship with the regime in Tehran even as peaceful democratic protesters were being tortured and raped in its jails? Is Obama not taking « incentives » to Khartoum, a regime that has for more than a decade pursued a policy in Darfur that the U.S. government has labeled genocidal? It is hard to reconcile the transcendent Wilsonian vision of America’s future with a foreign policy based on dirty compromises with nasty regimes. If the government should use its power and resources to help the poor and the victims of injustice at home, shouldn’t it do something when people overseas face extreme injustice and extreme peril? The Obama administration cannot easily abandon a human rights agenda abroad. The contradiction between the sober and limited realism of the Jeffersonian worldview and the expansive, transformative Wilsonian agenda is likely to haunt this administration as it haunted Carter’s, most fatefully when he rejected calls to let the shah of Iran launch a brutal crackdown to remain in power. Already the Wilsonians in Obama’s camp are muttering darkly about his failure to swiftly close the Guantánamo prison camp, his fondness for government secrecy, his halfhearted support for investigating abuses of the past administration, and his failure to push harder for a cap-and-trade bill before the Copenhagen summit. In the 21st century, American presidents have a new set of questions to consider. The nature of the international system and the place of the United States in it will have to be rethought as new powers rise, old ones continue to fade, and attention shifts from the Atlantic to the Pacific. The rapid technological development that is the hallmark of our era will reshape global society at a pace that challenges the ability of every country in the world to manage cascading, accelerating change. (…) At their best, Jeffersonians provide a necessary element of caution and restraint in U.S. foreign policy, preventing what historian Paul Kennedy calls « imperial overstretch » by ensuring that America’s ends are proportionate to its means. We need this vision today more than ever: If Obama’s foreign policy collapses — whether sunk by Afghanistan or conflicts not yet foreseen — into the incoherence and reversals that ultimately marked Carter’s well-meaning but flawed approach, it will be even more difficult for future presidents to chart a prudent and cautious course through the rough seas ahead.

    Walter Russell Mead

  • 11
    James:

    La diplomatie française devrait consister à ramener la Russie dans la famille européenne, de laquelle elle fait partie intégrante depuis Pierre Le Grand, au lieu de l’en éloigner constamment. La Russie est aussi européenne que l’Ukraine. Chevtchenko est un grand poète ukrainien, mais les Russes Dostoïevski, Gogol, ou Tchekhov appartiennent tout autant à notre civilisation européenne, qui est gréco-romaine, chrétienne (catholique, orthodoxe et protestante), éclairée par les Lumières.

    Complètement à l’ouest, le Girard. La Russie n’a nullement l’intention de suivre ou de faire partie de l’Europe.

  • 10
    jc durbant:

    La faute à Bush, on vous dit !

    Georges (sic) Bush » a attaqué Onfray. Il affirme que, pour comprendre le terrorisme aujourd’hui, « il faut regarder ce qu’on a fait depuis 1991. Et notamment la décision de la gauche de se rallier aux Américains contre l’Irak » …

    http://www.lexpress.fr/culture/michel-onfray-chez-bourdin-je-vais-arreter-de-voter_1775232.html (merci james)

  • 9
    jc durbant:

    A savourer sans modération !

    C’est au moment où l’administration Obama se dépeuplait de ses néo-conservateurs que la France est devenue plus néo-conservatrice et atlantiste, sous Sarkozy, puis Hollande. Ce fut une aberration historique. Cet alignement automatique sur des idées périmées manque terriblement d’ambition. Après avoir eu raison contre les Etats-Unis sur la guerre d’Irak, c’est comme si la France avait été terrifiée de son audace, et qu’elle était rentrée dans le rang au plus vite.

    Renaud Girard (merci james)

  • 8
    jc durbant:

    Entre deux bombardements et liquidations extrajudiciaires, Hussein nous refait du Merkel:

    « We have to wield another weapon alongside our airstrikes, our military, our counterterrorism work, and our diplomacy. And that’s the power of our example. Our openness to refugees fleeing ISIL’s violence. »

    Barack Hussein

  • 7
    jc durbant:

    Attention: un angélisme peut en cacher un autre !

    Parce qu’elle se rêvait hors de l’Histoire. Sans frontières et sans gardes frontières. Merkel a fait exploser ce catéchisme pour temps de paix. A ne pas faire la différence entre clandestins économiques et réfugiés, on maltraite ces derniers. A ne pas faire la différence entre asile politique et asile humanitaire temporaire, on piétine les deux.

    L’Europe découvre qu’elle a abandonné les attributs de la souveraineté. Ils ne se reconstruisent pas en cinq minutes. Parler de « hot spots » (pour ne pas dire « camps de tri ») et de « réadmissions » (pour ne pas dire « expulsions ») ne suffit pas. Après avoir traité de « xénophobe » l’Australie (dont la marine préserve autant ses frontières que la vie des migrants qu’elle refoule), Bruxelles abandonne son angélisme indifférent aux milliers de morts en Méditerranée pour suivre une fois de plus la « solution » Merkel : payer la Turquie pour lui sous-traiter un contrôle que l’« Europe ouverte » ne veut plus assumer. Les cris et les pleurs. La police et l’armée. Des heurts et du sang.

    Ce mélange de cynisme et de soumission coûte bien plus que les 6 milliards réclamés par Erdogan. Il y a le risque de s’en remettre à un plus cynique faisant le jeu de l’Etat islamique qui alimente la fuite des réfugiés. Il y a l’hypocrisie de déclarer la Turquie « pays sûr » pour lui renvoyer avec la conscience tranquille des réfugiés du sol européen. Il y a la faute de mélanger la gestion de la crise migratoire et la libération des visas pour 75 millions de Turcs. A défaut de la Turquie, ce sont les Turcs qui entreront dans l’Union ! Où Erdogan pourra venir les haranguer comme il l’a fait à Strasbourg en décembre dernier, les incitant à ne pas s’intégrer dans cette Europe professant « la xénophobie, l’islamophobie et le racisme ».

    Car l’humiliation est le péché mignon du nouveau sultan. Il s’amuse beaucoup avec Merkel, qu’il rencontre peu, lui délégant de loin son Premier ministre. Parce qu’il pense qu’« une femme est avant tout une mère » et que « l’égalité homme-femme est contre nature » ? C’est le moment où son épouse voilée – qui ne s’exprime qu’à son signal – explique (pour les femmes de Cologne ?) que le harem est « une école pour la préparation à la vie ». Le nouvel homme fort de l’Europe malade en rajoute dans la provocation en vantant l’œuvre institutionnelle de Hitler et en piétinant tous les chapitres de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, pourchassant avocats, journalistes, universitaires et expulsant le correspondant du Spiegel ! Mais il peut continuer, Berlin vient de s’abaisser à reporter une proposition de loi sur le génocide arménien et Bruxelles préfère sanctionner la Pologne, qui a modifié le processus de nomination de ses présidents de chaîne de télévision…

    L’Europe se déshonore pour un avenir incertain. Parce que la Turquie risque de ne pas plus respecter cet accord que ses précédents engagements. Parce que son application va soulever en Grèce des problèmes considérables que les bureaucrates de Bruxelles sous-estiment. Et parce que les migrants économiques d’Afrique, aujourd’hui plus nombreux que les Syriens, passeront par la Libye. Où il n’y a pas d’Erdogan. Ou plutôt où il n’y a en a plus. Il s’appelait Kadhafi.

    Eric Conan

  • 6
    jc durbant:

    Voir aussi:

    Nous appelions l’Amérique de nos voeux et nous sommes exaucés: même nos « problèmes », désormais, sont américains.

    René Girard

    Nous sommes encore proches de cette période des grandes expositions internationales qui regardait de façon utopique la mondialisation comme l’Exposition de Londres – la « Fameuse » dont parle Dostoievski, les expositions de Paris… Plus on s’approche de la vraie mondialisation plus on s’aperçoit que la non-différence ce n’est pas du tout la paix parmi les hommes mais ce peut être la rivalité mimétique la plus extravagante.

    René Girard

    L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. Mais les tours détruites occupaient autant d’étrangers que d’Américains. Et par leur efficacité, par la sophistication des moyens employés, par la connaissance qu’ils avaient des Etats-Unis, par leurs conditions d’entraînement, les auteurs des attentats n’étaient-ils pas un peu américains ? On est en plein mimétisme.Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxisme.

    René Girard

    Les Etats-Unis étaient allés au Viêt-nam pour porter un coup d’arrêt à ce qu’ils estimaient être un complot communiste centralisé, et ils échouèrent. De l’échec de l’Amérique, Moscou déduisit ce que les tenants de la théorie des dominos avaient tant redouté, à savoir que la corrélation historique des forces avait tourné en sa faveur. En conséquence, l’URSS essaya d’étendre son hégémonie au Yémen, en Angola, en Ethiopie, et enfin en Afghanistan. Mais elle découvrit, ce faisant, que les réalités géopolitiques s’appliquaient autant aux sociétés communistes qu’à leurs soeurs capitalistes. De fait, étant moins élastique, le surengagement soviétique n’engendra pas une catharsis, comme en Amérique, mais la désintégration. Les événements auraient-ils évolué dans la même direction si l’Amérique s’était contentée de rester passive en comptant sur l’évolution de l’histoire pour se charger du défi communiste ? Ou bien cette démission aurait-elle créé un élan et une certitude de l’inéluctabilité de la victoire, chez les communistes, suffisants pour retarder, voire conjurer, l’effondrement soviétique ? La question reste posée. Quelle que soit la réponse des experts, l’homme d’Etat ne peut adopter la démission comme principe d’action politique. Il peut apprendre à modérer sa confiance dans ses évaluations et à faire la part des imprévus; mais compter sur la chute éventuelle d’un adversaire menaçant est une politique qui n’offre aucun réconfort aux millions de victimes immédiates et transforme l’art de gouverner en un pari téméraire sur l’intuition.

    Henry Kissinger (Diplomatie, 1994) merci james

  • 5
    jc durbant:

    Sur le PNR:

    Une situation qui fait que les États-Unis disposent de plus de renseignements que les États membres sur qui prend l’avion où en Europe, comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 22 mars. Et les États membres ne semblent pas prêts de bouger sur le sujet : le refus de partager plus d’informations provient des plus grands États membres dont la France et le Royaume-Uni. « Ce n’est pas une question d’abandon de souveraineté… mais disons qu’il y a un manque de confiance envers certains états » explique une source proche du ministère de l’Intérieur. En clair, la France craint que les informations en question n’atterrissent entre les mauvaises mains, qu’il s’agisse de terroristes ou d’organisations criminelles qui pourraient soudoyer certains fonctionnaires peu scrupuleux, dans un pays de l’Est par exemple, pour y avoir accès. La corruption toujours latente dans certaines zones inquiète, même si les plus grands pays n’en sont pas indemnes, loin de là. En France, l’épisode de l’affaire Neyret qui aurait permis au grand banditisme à avoir accès à des fiches Interpol contre rémunération, a montré que la corruption n’était pas un vain mot. L’affaire doit être jugée en mai prochain …

    https://www.euractiv.fr/section/politique/news/le-debat-sur-le-pnr-tourne-au-bal-des-hypocrites/

  • 4
    jc durbant:

    Conflit israélo-palestinien: devinez à qui la faute ?

    Parce que la société israélienne a tellement bien réussi économiquement, elle a je pense, a partir d’une position de force, été moins fondée à faire des concessions” aux Palestiniens. D’un autre côté, les Palestiniens, à cause de leur faiblesse, n’ont pas la cohésion politique et l’organisation pour entrer en négociations et se sentir capables d’obtenir ce qu’ils veulent — et ainsi chacune des parties reste à part dans son coin …

    Barack Hussein

    Q My question to you is regarding the Palestinian-Israeli conflict. I am an Arab Israeli myself. And the reality is that with an increase of illegal Israeli settlements in the West Bank, this is leading to more and more — to having a binational state. Do you think that a binational state where there is an Israeli Prime Minister and a Palestinian President, or a Palestinian Prime Minister and an Israeli President is a possibility?

    President Obama – Now, the problem is, is that history casts a heavy cloud on this. Each side only remembers its grief, and has a very difficult time — has a very difficult time seeing the other side, the situation. And both of them have legitimate fears. And I will also say, though, that in some ways because Israeli society has been so successful economically, it has I think from a position of strength been less willing to make concessions. On the other hand, the Palestinians because of weakness have not had the political cohesion and organization to enter into negotiations and feel like they can get what they need. And so both side just go to separate corners. And we have worked and worked and worked.

  • 3
    jc durbant:

    Et von Stroheim alors !

  • 2
    Letel:

    Pas mal l’affiche. La tête de Gabin surtout.

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

    Jésus (Matthieu 10 : 34-36)

    Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.

    G.K. Chesterton

    Si j’étais juif et étais né en Allemagne et y gagnais ma vie, je revendiquerais l’Allemagne comme ma patrie au même titre que le plus grand des gentils Allemands et le défierais de m’abattre ou de me jeter au cachot; je refuserais d’être expulsé ou soumis à toute mesure discriminatoire. Et pour cela, je n’attendrais pas que mes coreligionaires se joignent à moi dans la résistance civile mais serais convaincu qu’à la fin ceux-ci ne manqueraient pas de suivre mon exemple. Si un juif ou tous les juifs acceptaient la prescription ici offerte, ils ne pourraient être en plus mauvaise posture que maintenant. Et la souffrance volontairement subie leur apporterait une force et une joie intérieures que ne pourraient leur apporter aucun nombre de résolutions de sympathie du reste du monde.

    Gandhi (le 26 Novembre 1938)

    Il vous faut abandonner les armes que vous avez car elles n’ont aucune utilité pour vous sauver vous ou l’humanité. Vous inviterez Herr Hitler et signor Mussolini à prendre ce qu’ils veulent des pays que vous appelez vos possessions…. Si ces messieurs choisissent d’occuper vos maisons, vous les évacuerez. S’ils ne vous laissent pas partir librement, vous vous laisserez abattre, hommes, femmes et enfants, mais vous leur refuserez toute allégeance.

    Gandhi (conseil aux Britanniques, 1940)

    Des juifs sont persécutés, volés, maltraités, torturés, assassinés. Et vous, Mahatma Gandhi, dites que leur position dans le pays où ils souffrent tout ceci est un parallèle exact avec la position des Indiens en Afrique du sud au moment où vous inauguriez votre célèbre « force de la vérité » ou « force de la campagne d’âme » (Satyagraha) (…) Mais, Mahatma, savez-vous ou ne savez-vous pas ce qu’est un camp de concentration et ce qui s’y passe?

    Martin Buber

    Norman Angell establishes this apparent paradox, in so far as the economic problem is concerned, by showing that wealth in the economically civilized world is founded upon credit and commercial contract (these being the outgrowth of an economic interdependence due to the increasing division of labour and greatly developed communication). If credit and commercial contract are tampered with in an attempt at confiscation, the credit-dependent wealth is undermined, and its collapse involves that of the conqueror; so that if conquest is not to be self-injurious it must respect the enemy’s property, in which case it becomes economically futile. Thus the wealth of conquered territory remains in the hands of the population of such territory. When Germany annexed Alsace, no individual German secured a single mark’s worth of Alsatian property as the spoils of war. Conquest in the modern world is a process of multiplying by x, and then obtaining the original figure by dividing by x. For a modern nation to add to its territory no more adds to the wealth of the people of such nation than it would add to the wealth of Londoners if the City of London were to annex the county of Hertford.

    Wikipedia

    La Grande Illusion (titre original : The Great Illusion) est un livre de Norman Angell paru en 1910. Une première version est publiée en 1909 en Angleterre sous le titre Europe’s Optical Illusion. Cet essai défend la thèse selon laquelle une guerre ne peut plus éclater grâce au poids du crédit présent partout dans le monde ou que, si elle éclate, elle serait courte. Cela contribua au fait que la population européenne n’était pas prête à la guerre. Traduit simultanément dans de très nombreux pays, cette analyse de Norman Angell est contredite par le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Cependant en 1933, Angell fait paraître une nouvelle version de son livre qui lui vaut le prix Nobel de la paix la même année. Il y modifie son analyse d’avant-guerre : selon lui, une nation ne gagne pas à déclarer la guerre pour des raisons économiques.

    Wikipedia

    A sa sortie en 1937, le long métrage est jugé comme un film de gauche pacifiste en faveur du rapprochement entre les peuples. Le personnage du juif Rosenthal est apprécié parce qu’il est censé battre en brèche les antisémites en montrant que les Juifs font la guerre comme tout le monde. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, certains journalistes se déchaînent contre le film. Le personnage cupide de Rosenthal révèle l’antisémitisme banal et populaire des Français de l’entre-deux-guerres. Les gestes d’amitié entre soldats français et allemands sont vécus comme annonciateurs du régime de Vichy et comme une invitation à la collaboration. Il faudra attendre la Nouvelle Vague pour voir le film réhabilité et porté aux nues par des cinéastes comme François Truffaut, grand admirateur de Jean Renoir. Le jeune metteur en scène interprète alors le film de façon rétrospective, à la lumière de la Seconde Guerre mondiale. Il pense que la grande illusion est de penser en 1918 que c’est la dernière guerre. Et de citer les derniers dialogues du film : Maréchal : Il faut bien qu’on la finisse cette putain de guerre… en espérant que c’est la dernière. Rosenthal : Ah, tu te fais des illusions !

    Marc Ferro

    La Grande illusion évoque la fin du règne de l’aristocratie dans l’armée en soulignant le déclin de la cavalerie à l’issue de la Première Guerre mondiale. Les portraits croisés du Capitaine de Boeldieu et de Von Rauffenstein illustrent admirablement cette idée. (…) A la sortie du film aux Usa en 1938, Jean Renoir déclara : parce que je suis pacifiste, j’ai réalisé La Grande illusion. Pour moi, un vrai pacifiste, c’est un Français, un Américain, un Allemand authentique. Ce pacifisme fut parfois interprété à tort comme un antimilitarisme. (…) La Grande illusion fut nommé aux Oscar dans la catégorie meilleur film en 1939. Un fait rarissime pour un film étranger. Le jury du Festival de Venise (1937) n’osa attribuer que le prix de la Meilleure contribution artistique à La Grande illusion. Mais cette récompense provoqua tout de même la colère des autorités mussoliniennes et nazies. Le film fut même censuré en Italie et en Allemagne. Le titre du film a été emprunté au livre homonyme de Norman Angell datant de 1911. Cet auteur, prix Nobel de la paix en 1933, y développait la théorie que la guerre n’apporte aucun avantage, même aux vainqueurs. Suite à l’interdiction en France du film à partir de 1940 pour son absence d’idéologie patriotique, Jean Renoir prend la décision d’en modifier certains segments. En 1946, il décide de couper la scène d’amour entre Jean Gabin et Dita Parlo, ainsi qu’une autre séquence où le personnage juif de Rosenthal donne du chocolat à une sentinelle allemande. Il est vraisemblable que le couple formé par un Français et une Allemande semblait insupportable après l’occupation allemande et la collaboration. Quant à la scène de Rosenthal, elle a dû paraître antisémite. Jean Renoir et Charles Spaak ont été attaqués en justice par l’écrivain Jean des Vallières (10), ancien aviateur et prisonnier, pour le plagiat de son œuvre Kavalier Scharnhorst. Trame ressemblante, même scène de prisonniers travestis, même utilisation de la chanson Il était un petit navire et de l’expression streng verboten, entre autres coïncidences. Finalement, les deux scénaristes furent blanchis de cette accusation. A noter que l’affaire se régla toutefois par le versement à Jean des Vallières d’une somme dont le montant demeure secret. La Grande illusion fut très apprécié aux Usa à sa sortie. Jean Renoir affirme que le bon accueil qui lui fut réservé lors de son exil Outre-atlantique en 1940 est dû à ce film. La Grande illusion reçut un accueil mitigé dans les démocraties occidentales. Tandis que le Ministre socialiste Paul-Henri Spaak (qui se trouve être le frère de Charles Spaak, scénariste de ce film) l’interdit en Belgique, Winston Churchill le condamne en Grande-Bretagne. A l’inverse, le président des Etats-Unis Roosevelt se fait projeter le long métrage le 11 novembre 1937 et déclare : tous les démocrates du monde devraient voir ce film.

    Citebd

    Il y a des rencontres parfois inopportunes, souvent gênantes. Celles qui laissent des taches indélébiles dans les mémoires d’un chef d’Etat. Ces dîners avec le diable pour lesquels, en dépit de toutes les longues cuillères utilisées, les démocraties perdent chaque fois un peu de leur éclat. On se souvient de la réception par François Mitterrand du dictateur polonais Wojciech Jaruzelski, en 1985, une visite qui avait“troublé” le Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius, ou celle de Fidel Castro, en 1995. Dans les carnets de bal présidentiels, figurent aussi (entre autres) la longue amitié entre la France de Jacques Chirac et Saddam Hussein, l’ancien maître de l’Irak, l’invitation du très contesté président zimbabwéen Robert Mugabe, la tente de Kadhafi plantée dans les jardins de l’hôtel de Marigny, en 2007, ou la venue de Bachar El-Assad au défilé du 14-Juillet, en 2008… Sans parler de la longue liste des voyages présidentiels dans ces pays où les droits des citoyens sont bafoués mais les contrats commerciaux convoités, comme ceux menés tambour battant par Manuel Valls en Egypte et en Arabie Saoudite début octobre. La chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’Union soviétique, le décollage économique de la Chine ou les “printemps arabes” avaient pu donner l’illusion que la démocratie était au coin de la rue. Erreur. Les carrefours de l’Histoire sont jonchés d’embûches. La montée des peurs et les nouveaux désordres mondiaux incitent aujourd’hui nos régimes à de nouvelles alliances, à de nouveaux compromis. Quitte à être moins regardants sur la qualité de nos amis. Pis, au nom d’une prétendue stabilité, il faudrait non seulement dîner mais aussi passer de petits arrangements avec les autocrates. Mais ce retour à la mode de la realpolitik ne doit pas faire illusion : si celle-ci a pour objet de nous rassurer, elle a aussi ses limites, précisément celles qu’exposait Benjamin Franklin il y a deux siècles et demi : “Ceux qui abandonnent la liberté pour acheter une sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité. » Cette phrase datée de 1855 (sic) est inscrite sur une plaque du socle de la statue de la Liberté.

    Courrier international

    Le président améri­cain Barack Obama s’est rendu à Cuba, accom­pa­gné de sa femme, Michelle et de ses deux filles, Sasha et Malia, 14 et 17 ans, pour offi­cia­li­ser la norma­li­sa­tion des rela­tions entre les deux pays. Au cours de ce dépla­ce­ment symbo­lique et histo­rique, la famille Obama est appa­rue plus complice que jamais. Dès la descente de l’avion prési­den­tiel, ce dimanche 20 mars, les quatre membres de la famille Obama étaient déten­dus et souriant. Leur visite de trois jours à Cuba, censée offi­cia­li­ser le réchauf­fe­ment des rela­tions entre l’île et les Etats-Unis, montre une nouvelle fois leur capa­cité à rester spon­ta­nés au milieu des rigueurs proto­co­laires. Les robes fleu­ries de Michelle, l’en­thou­siasme de Barack au match de base­ball, les talents de traduc­trice de Malia, l’aî­née de leurs filles… Chacun de leurs gestes étaient scru­tés, mais ils ont sans conteste réussi l’exer­cice de séduc­tion, toujours avec leur décon­trac­tion légen­daire. Barack Obama est ainsi devenu le premier président améri­cain en exer­cice à se rendre à Cuba depuis près de 90 ans. C’était l’oc­ca­sion pour lui, à 10 mois de la fin de son mandat, de confir­mer le dégel avec La Havane, engagé fin 2014, mais aussi pour le président cubain, Raul Castro, de plai­der une nouvelle fois pour la suppres­sion de l’em­bargo écono­mique qui péna­lise son île depuis 1962. A côté de ce contexte diplo­ma­tique solen­nel, la famille Obama s’est égale­ment adon­née avec une joie non dissi­mu­lée à la décou­verte de l’île ; de la vieille ville de La Havane, avec ses monu­ments histo­riques et ses jardins, à l’équipe de base­ball natio­nale cubaine. (…) En voyant les photos de la famille Obama à Cuba, on croi­rait presque assis­ter aux vacances d’une famille comme les autres, si ce n’est les jour­na­listes et les offi­ciels cubains que l’on aperçoit parfois à leurs côtés. Malia et Sasha profi­taient de quelques jours de Spring break (vacances de prin­temps), avant de retour­ner en cours. C’était d’ailleurs peut être les dernières vacances en famille pour Malia, qui devrait quit­ter les siens pour entrer à l’uni­ver­sité, à l’au­tomne prochain. Gala
    En visite offi­cielle en Argen­tine, le président Obama s’est livré à une démons­tra­tion de tango au bras d’une grande danseuse, tandis que sa femme Michelle esquis­sait elle aussi quelques pas avec un danseur profes­sion­nel. (…) Après avoir conquis les médias en famille lors de leur visite histo­rique à Cuba, les Obama ont laissé leur deux filles retour­ner en cours, et ont rejoint l’Ar­gen­tine pour une visite offi­cielle de deux jours. Ce jeudi 24 mars, le couple devrait assis­ter aux commé­mo­ra­tions du 40e anni­ver­saire du coup d’Etat de 1976. Là encore, la présence du président améri­cain est forte­ment symbo­lique, puisque les Etats-Unis soute­naient à l’époque l’ins­tau­ra­tion de la dicta­ture mili­taire en Argen­tine. S’il n’a pas prononcé de mea-culpa offi­ciel, Barack Obama a souli­gné que l’in­gé­rence améri­caine était révo­lue, et que son pays n’était pas « à court d’au­to­cri­tique ». Il a aussi dit préfé­rer « la démo­cra­tie à la dicta­ture ». Alter­ner décla­ra­tions fortes et petits happe­nings média­tiques, voici la diplo­ma­tie selon Obama.

    Gala

    Par conséquent, tout ce qui résulte d’un temps de guerre, où tout homme est l’ennemi de tout homme, résulte aussi d’un temps où les hommes vivent sans autre sécurité que celle que leur propre force et leur propre capacité d’invention leur donneront. Dans un tel état, il n’y a aucune place pour un activité laborieuse, parce que son fruit est incertain; et par conséquent aucune culture de la terre, aucune navigation, aucun usage de marchandises importées par mer, aucune construction convenable, aucun engin pour déplacer ou soulever des choses telles qu’elles requièrent beaucoup de force; aucune connaissance de la surface de la terre, aucune mesure du temps; pas d’arts, pas de lettres, pas de société, et, ce qui le pire de tout, la crainte permanente, et le danger de mort violente; et la vie de l’homme est solitaire, indigente, dégoûtante, animale et brève.

    Thomas Hobbes

    Ceux qui abandonnent la liberté pour acheter une sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité.

    Benjamin Franklin

    The choice is not between order and liberty. It is between liberty with order and anarchy without either. There is danger that, if the Court does not temper its doctrinaire logic with a little practical wisdom, it will convert the constitutional Bill of Rights into a suicide pact.

    Justice Robert Jackson (1949)

    En ce qui concerne notre défense commune, nous refusons de faire le choix erroné entre notre sécurité, d’une part, et nos idéaux, de l’autre.

    Barack Hussein Obama (discours d’investiture, 21 janvier 2009)

    Les démocraties doivent avoir le courage de reconnaître quand elles ne sont pas à la hauteur de leurs idéaux. Et nous avons mis du temps à donner de la voix pour la défense des droits de l’homme.

    Barack Hussein Obama

    Surtout, nous voyons comment le récent débat a été brouillé par deux buts opposés pris comme absolus. D’un côté, on trouve ceux qui n’ont cure des défis nouveaux posés par le terrorisme et qui n’accepteraient guère de faire passer la sécurité nationale avant la transparence. De l’autre, il y a ceux dont l’opinion peut se résumer en deux mots : « Tout est permis ». Leurs arguments suggèrent que le but de la lutte antiterroriste peut être utilisé pour justifier tous les moyens utilisés et que le président devrait avoir tout pouvoir pour faire ce qu’il veut, à condition, bien sûr, que ce soit un président ayant les mêmes idées qu’eux… Ces deux camps peuvent défendre sincèrement leurs opinions, mais ni l’un ni l’autre n’a raison. Le peuple américain n’est pas partisan d’un absolu et il ne m’a pas élu pour plaquer une idéologie rigide sur nos problèmes. Il sait que nous ne devons ni sacrifier notre sécurité à nos valeurs, ni sacrifier nos valeurs à notre sécurité, dans la mesure où nous traitons les questions difficiles avec honnêteté, soin et une dose de bon sens.

    Barack Hussein Obama (Musée des archives nationales, 21 mai 2009)

    We are powerful enough to be able to test these propositions without putting ourselves at risk. And that’s the thing … people don’t seem to understand. You take a country like Cuba. For us to test the possibility that engagement leads to a better outcome for the Cuban people, there aren’t that many risks for us. It’s a tiny little country. It’s not one that threatens our core security interests, and so [there’s no reason not] to test the proposition. And if it turns out that it doesn’t lead to better outcomes, we can adjust our policies. The same is true with respect to Iran, a larger country, a dangerous country, one that has engaged in activities that resulted in the death of U.S. citizens, but the truth of the matter is: Iran’s defense budget is $30 billion. Our defense budget is closer to $600 billion. Iran understands that they cannot fight us. … You asked about an Obama doctrine. The doctrine is: We will engage, but we preserve all our capabilities.” The notion that Iran is undeterrable — “it’s simply not the case,” he added. “And so for us to say, ‘Let’s try’ — understanding that we’re preserving all our options, that we’re not naïve — but if in fact we can resolve these issues diplomatically, we are more likely to be safe, more likely to be secure, in a better position to protect our allies, and who knows? Iran may change. If it doesn’t, our deterrence capabilities, our military superiority stays in place. … We’re not relinquishing our capacity to defend ourselves or our allies. In that situation, why wouldn’t we test it?

    Barack Hussein Obama

    It’s the dreamers — no matter how humble or poor or seemingly powerless — that are able to change the course of human events. We saw it in South Africa, where citizens stood up to the scourge of apartheid. We saw it in Europe, where Poles marched in Solidarity to help bring down the Iron Curtain. In Argentina, where mothers of the disappeared spoke out against the Dirty War. It’s the story of my country, where citizens worked to abolish slavery, and establish women’s rights and workers’ rights, and rights for gays and lesbians. It’s not to say that my country is perfect — we are not. And that’s the point. We always have to have citizens who are willing to question and push our government, and identify injustice. We have to wrestle with our own challenges — from issues of race to policing to inequality. But what makes me most proud about the extraordinary example of the United States is not that we’re perfect, but that we struggle with it, and we have this open space in which society can continually try to make us a more perfect union. (…) As the United States begins a new chapter in our relationship with Cuba, we hope it will create an environment that improves the lives of the Cuban people -– not because it’s imposed by us, the United States, but through the talent and ingenuity and aspirations, and the conversation among Cubans from all walks of life so they can decide what the best course is for their prosperity. As we move toward the process of normalization, we’ll have our differences, government to government, with Cuba on many issues — just as we differ at times with other nations within the Americas; just as we differ with our closest allies. There’s nothing wrong with that. (…) And whether it’s crackdowns on free expression in Russia or China, or restrictions on freedom of association and assembly in Egypt, or prison camps run by the North Korean regime — human rights and fundamental freedoms are still at risk around the world. And when that happens, we believe we have a moral obligation to speak out. (…) As you work for change, the United States will stand up alongside you every step of the way. We are respectful of the difference among our countries. The days in which our agenda in this hemisphere so often presumed that the United States could meddle with impunity, those days are past. (…) We have a debt to pay, because the voices of ordinary people have made us better. That’s a debt that I want to make sure we repay in this hemisphere and around the world. (…) God bless you.

    Barack Hussein Obama (Sommet des Amériques, Panama city, April 10, 2015)

    Nous vivons dans une époque de changement extraordinaire – le changement qui est le remodelage de la façon dont nous vivons, la façon dont nous travaillons, notre planète et de notre place dans le monde. Il est le changement qui promet d’étonnantes percées médicales, mais aussi des perturbations économiques qui grèvent les familles de travailleurs. Cela promet l’éducation des filles dans les villages les plus reculés, mais aussi relie des terroristes qui fomentent séparés par un océan de distance. Il est le changement qui peut élargir l’occasion, ou élargir les inégalités. Et que cela nous plaise ou non, le rythme de ce changement ne fera que s’accélérer. L’Amérique s’est faite par le biais de grands changements avant – la guerre et la dépression, l’afflux d’immigrants, les travailleurs qui luttent pour un accord équitable, et les mouvements pour les droits civiques. Chaque fois, il y a eu ceux qui nous disaient de craindre l’avenir; qui prétendaient que nous ne pourrions freiner le changement, promettant de restaurer la gloire passée si nous venons de quelque groupe ou une idée qui menaçait l’Amérique sous contrôle. Et à chaque fois, nous avons surmonté ces craintes. Nous ne sommes pas, selon les mots de Lincoln, à adhérer aux « dogmes du passé calme. » Au lieu de cela nous avons pensé de nouveau, et de nouveau agi. Nous avons fait le travail de changement pour nous, étendant toujours la promesse de l’Amérique vers l’extérieur, à la prochaine frontière, à de plus en plus de gens. Et parce que nous l’avons fait – parce que nous avons vu des opportunités là où d’autres ne voyaient que péril – nous sommes sortis plus forts et mieux qu’avant. Ce qui était vrai, alors peut être vrai aujourd’hui. Nos atouts uniques en tant que nation – notre optimisme et notre éthique de travail, notre esprit de découverte et d’innovation, notre diversité et de l’engagement à la règle de droit – ces choses nous donnent tout ce dont nous avons besoin pour assurer la prospérité et la sécurité pour les générations à venir. En fait, il est cet esprit qui a fait le progrès de ces sept dernières années possible. Il est comment nous avons récupéré de la pire crise économique depuis des générations. Il est comment nous avons réformé notre système de soins de santé, et réinventé notre secteur de l’énergie; comment nous avons livré plus de soins et les avantages pour nos troupes et les anciens combattants, et comment nous avons obtenu la liberté dans tous les états d’épouser la personne que nous aimons. Mais ces progrès ne sont pas inévitables. Il est le résultat de choix que nous faisons ensemble. Et nous sommes confrontés à ces choix en ce moment. Allons-nous répondre aux changements de notre temps avec la peur, le repli sur soi en tant que nation, et en nous tournant les uns contre les autres en tant que peuple ? Ou allons-nous affronter l’avenir avec confiance dans ce que nous sommes, ce que nous représentons, et les choses incroyables que nous pouvons faire ensemble ? Donc, nous allons parler de l’avenir, et de quatre grandes questions que nous avons en tant que pays à répondre – peu importe qui sera le prochain président, ou qui contrôlera le prochain Congrès. Tout d’abord, comment pouvons-nous donner à chacun une chance équitable de l’occasion et de la sécurité dans cette nouvelle économie ? Deuxièmement, comment pouvons-nous mettre la technologie pour nous, et non contre nous – surtout quand cela concerne la résolution de problèmes urgents comme le changement climatique? Troisièmement, comment pouvons-nous garder l’Amérique en sécurité et conduire le monde sans en devenir le policier ? (…) Il y a soixante ans, quand les Russes nous ont battus dans l’espace, nous ne niions pas que Spoutnik était là-haut. Nous ne disputions pas sur la science, ou aller à réduire notre budget de recherche et développement. Nous avons construit un programme spatial presque du jour au lendemain, et douze ans plus tard, nous marchions sur la lune. Cet esprit de découverte est dans notre ADN. Nous sommes Thomas Edison et Carver les frères Wright et George Washington. Nous sommes Grace Hopper et Katherine Johnson et Sally Ride. Nous sommes tous les immigrants et entrepreneurs de Boston à Austin à la Silicon Valley dans la course à façonner un monde meilleur. Et au cours des sept dernières années, nous avons nourri cet esprit. (…) Je vous ai dit plus tôt tous les discours sur le déclin économique de l’Amérique est de l’air chaud politique. Eh bien, il en est pareil de toute la rhétorique d’entendre dire que nos ennemis deviennent plus forts et que l’Amérique est en train de devenir plus faible. Les Etats-Unis d’Amérique sont la nation la plus puissante de la Terre. Point final. Ce n’ est même pas proche. Nous dépensons plus sur nos militaires que les huit pays suivants combinés. Nos troupes sont la force de combat la plus belle dans l’histoire du monde. Aucune nation n’ose nous défier ou nos alliés attaquer parce qu’ils savent que ce serait leurn perte. Les enquêtes montrent notre position dans le monde est plus élevée que lorsque je fus élu à ce poste, et quand il vient à chaque question internationale importante, les gens du monde ne regardent pas Pékin ou Moscou – ils nous appellent. Comme quelqu’un qui commence chaque journée par un briefing sur le renseignement, je sais que cela est un moment dangereux. Mais cela ne cause de la puissance américaine diminution ou une superpuissance imminente. Dans le monde d’aujourd’hui, nous sommes moins menacés par les empires du mal et plus par les Etats défaillants. Le Moyen-Orient passe par une transformation qui va se jouer pour une génération, enracinée dans les conflits qui remontent à des millénaires. Les difficultés économiques soufflent d’une économie chinoise en transition. Même que leurs contrats de l’économie, la Russie verse des ressources pour soutenir l’Ukraine et la Syrie – Unis qu’ils voient glisser hors de leur orbite. Et le système international que nous avons construit après la Seconde Guerre mondiale a maintenant du mal à suivre le rythme de cette nouvelle réalité. Il est à nous pour aider à refaire ce système. Et cela signifie que nous devons établir des priorités. La priorité numéro un est de protéger le peuple américain et aller après les réseaux terroristes. Les deux d’Al-Qaïda et maintenant ISIL posent une menace directe pour notre peuple, parce que dans le monde d’aujourd’hui, même une poignée de terroristes qui ne donnent aucune valeur à la vie humaine, y compris leur propre vie, peut faire beaucoup de dégâts. Ils utilisent l’Internet pour empoisonner l’esprit des individus à l’intérieur de notre pays; ils sapent nos alliés. Mais comme nous nous concentrons sur la destruction ISIL, over-the-top on affirme que cela est la troisième guerre mondiale qui vient jouer dans leurs mains. Messes de combattants à l’arrière de camionnettes et âmes tordues traçage dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne menacent pas notre existence nationale. Voilà ce que l’histoire ISIL veut dire; Voilà le genre de propagande qu’ils utilisent pour recruter. Nous ne devons pas les faire augmenter pour montrer que nous sommes sérieux, et nous ne devons repousser nos alliés essentiels dans ce combat en faisant l’écho du mensonge que ISIL est représentant d’une des plus grandes religions du monde. Nous avons juste besoin de les appeler ce qu’ils sont – des tueurs et des fanatiques qui doivent être extirpés, traqués et détruits. (…) Nous ne pouvons pas essayer de prendre le relais et de reconstruire tous les pays qui tombent dans la crise. Cela ne se veut pas le leadership; qui est une recette pour un bourbier, déversant du sang américain et le trésor qui nous affaiblit finalement. C’ est la leçon du Vietnam, de l’Irak – et nous devrions avoir appris par l’entreprise. Heureusement, il y a une approche plus intelligente, une stratégie patiente et disciplinée qui utilise tous les éléments de notre puissance nationale. Elle dit que l’Amérique agira toujours, seule si nécessaire, pour protéger notre peuple et nos alliés; mais sur des questions d’intérêt mondial, nous mobiliserons le monde pour travailler avec nous, et s’assurer que les autres pays fassent leur part. Voilà notre approche de conflits comme la Syrie, où nous travaillons en partenariat avec les forces locales et conduisant efforts internationaux pour aider cette société brisée à poursuivre une paix durable. Voilà pourquoi nous avons construit une coalition mondiale, avec des sanctions et la diplomatie de principe, pour empêcher un Iran nucléaire. A l’heure où nous parlons, l’Iran a réduit son programme nucléaire, expédié ses stocks d’uranium, et le monde a évité une autre guerre. (…) Voilà la force. Voilà le leadership. Et ce genre de leadership dépend de la puissance de notre exemple. (…) Voilà pourquoi nous devons rejeter toute politique qui vise les personnes en raison de la race ou de la religion. Ce ne sont pas une question de politiquement correct. Il est une question de comprendre ce qui nous rend forts. Le monde nous respecte pas seulement pour notre arsenal; il nous respecte pour notre diversité et notre ouverture et de la façon dont nous respectons toutes les religions. Sa Sainteté, François, dit ce corps de l’endroit même je me tiens ce soir que « d’imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est le meilleur moyen de prendre leur place. » Quand les politiciens insultent les musulmans, quand une mosquée est vandalisée, ou un enfant victime d’intimidation, qui ne nous rend pas plus sûr. Cela ne la raconte comme il est. Il est tout simplement faux. Il nous diminue dans les yeux du monde. Il rend plus difficile à atteindre nos objectifs. Et il trahit qui nous sommes en tant que pays. (…) Ce ne sera pas facile. Notre modèle de démocratie est difficile. Mais je peux vous promettre que dans un an à partir de maintenant, quand je ne tiens plus ce bureau, je serai là avec vous en tant que citoyen – inspiré par ces voix de l’équité et de la vision, de courage et de bonne humeur et de gentillesse qui ont aidé l’Amérique voyager si loin. Voix qui nous aident à nous voyons pas en premier lieu comme noir ou blanc ou asiatique ou latino, non pas comme gay ou hétéro, immigrant ou natifs; pas tant que démocrates ou républicains, mais en tant que premier Américains, liés par une croyance commune. La Voix du Dr King aurait cru avoir le dernier mot – voix de la vérité désarmée et l’amour inconditionnel. Ils sont là, ces voix. Ils ne reçoivent pas beaucoup d’attention, ils ne sollicitent pas, mais ils sont en train de faire le travail ce pays a besoin de faire. (…) Voilà l’Amérique que je connais. Voilà le pays que nous aimons. Lucide. Grand coeur. Optimiste que la vérité désarmée et l’amour inconditionnel auront le dernier mot. Voilà ce qui me rend si optimiste sur notre avenir. À cause de toi. Je crois en toi. Voilà pourquoi je suis ici convaincu que l’état de notre Union est forte. Merci, que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.

    Barack Hussein Obama

    C’est un bon jour parce qu’une nouvelle fois nous voyons ce qu’il est possible de faire grâce à une diplomatie américaine forte. Ces choses nous rappellent ce que nous pouvons obtenir quand nous agissons avec force et sagesse.

    Barack Hussein Obama

    Il y a un manuel de stratégie à Washington que les présidents sont censés utiliser. (…) Et le manuel de stratégie prescrit des réponses aux différents événements, et ces réponses ont tendance à être des réponses militarisées. (…) Au milieu d’un défi international comme la Syrie, vous êtes jugé sévèrement si vous ne suivez pas le manuel de stratégie, même s’il y a de bonnes raisons. (…) Je suis très fier de ce moment. Le poids écrasant de la sagesse conventionnelle et la machinerie de notre appareil de sécurité nationale était allés assez loin. La perception était que ma crédibilité était en jeu, que la crédibilité de l’Amérique était en jeu. Et donc pour moi d’appuyer sur le bouton arrêt à ce moment-là, je le savais, me coûterait cher politiquement. Le fait que je pouvais me débarrasser des pressions immédiates et réfléchir sur ce qui était dans l’intérêt de l’Amérique, non seulement à l’égard de la Syrie, mais aussi à l’égard de notre démocratie, a été une décision très difficile – et je crois que finalement, ce fut la bonne décision à prendre. (…) Je suppose que vous pourriez me qualifier de réaliste qui croit que nous ne pouvons pas soulager toute la misère du monde.

    Barack Hussein Obama

    Dans le passé, il y avait une division entre droite et gauche, entre capitalisme et communisme ». « Soyez plus pragmatiques, choisissez ce qui fonctionne.

    Barack Hussein Obama

    We were ready to step into the strong current of history and answer a new call for our country, but the call never came. Instead of a call to service, we were asked to shop.

    Barack Hussein Obama (2008)

    One of my proudest moments as president was watching Boston respond after the Boston Marathon attack because they taught America a lesson. They grieved; I was there for the memorial. We apprehended those who had carried this out, but a few days later folks were out shopping.

    Barack Hussein Obama (2016)

    On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures.

    Pape François

    Présider la République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris.

    François Hollande (janvier 2012, Le Bourget)

    Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local… …parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches.

    François Hollande

    Légion d’honneur pour le prince héritier Saoudien. 154 exécutions l’an dernier dans son pays. (…) Voilà pourquoi j’ai refusé la Légion d’Honneur.

    Sophie Marceau

    The phrase “hostile symbiosis” has been used to describe the state of our own tissues all of the same parentage, all thriving best when working for the common good, and yet each ready to take advantage of the rest, should opportunity offer. There is a profound truth embodied in the phrase. Every symbiosis is in its degree underlain by hostility, and only by proper regulation and often elaborate adjustment, can the state of mutual benefit be maintained. Even in human affairs, partnerships for mutual benefit are not so easily kept up, in spite of men being endowed with intelligence and so being able to grasp the meaning of such a relation. But in lower organisms, there is no such comprehension to help keep the relationship going. Mutual partnerships are adaptations as blindly entered into and as unconsciously brought about as any others. They work by virtue of complicated physical and chemical adjustments between the two partners and between the whole partnership and its environment; alter that adjustment, and the partnership may dissolve, as blindly and automatically as it was entered into.

    Wells, Herbert George, Julian S. Huxley, and George Philip Wells

    There is a virtually universal conviction that the constitutional rights of the People and the powers of the State exist along an axial spectrum. An increase in one means a diminution of the other. On this spectrum we imagine a needle oscillating between two poles, moving toward the pole of the State’s power in times of national emergency or toward the pole of the People’s liberty in times of tranquility. . . . A corollary to this conviction is the widely held belief that intelligence and law enforcement agencies constitute a threat to civil liberties. (…) If we are to protect our civil rights and civil liberties against such threats, the aggressive use of informants, surveillance, wiretaps, searches, interrogations, and even group-based profiling must be measured not only against the liberties these practices constrict, but also with respect to the liberties they may protect. (…) the question here, in the Wars against Terror as with any discussion to prosecute a war, becomes: Are the rights of the People greater or lesser than they would otherwise have been if the decision to go to war had not been taken? It is obvious, but no less a half-truth for being obvious, that the rights of the British peoplewere less in 1940 than in 1936, owing to the decision of their government to oppose Nazi aggression in Europe. The appropriate analysis, however, asks whether the rights of the British were less in 1940, not than they were in 1936, but than they would have been in 1940 if their government had decided to give Hitler a free hand in Europe.

    Philip Bobbit

    B. Franklin n’affirmait rien de ce que nous pensons lorsque nous citons ses mots. Ils apparaissent originellement dans une lettre de 1755 que B. Franklin est censé avoir écrit au nom de l’Assemblée de Pennsylvanie à l’intention du gouverneur colonial durant la Guerre de Conquête. La lettre était une salve dans la lutte de pouvoir entre le gouverneur et l’Assemblée à propos du financement de la sécurité à la frontière, alors que l’Assemblée souhaitait taxer les terres de la famille Penn, qui gouvernait la Pennsylvanie de loin, de manière à lever des fonds pour la défense contre les attaques des Français et des Indiens. À la demande de la famille, le gouverneur émit son veto contre les actions de l’Assemblée. Donc pour commencer, B. Franklin n’écrivait pas dans la situation d’un sujet à qui il serait demandé de céder sa liberté à un gouvernement, mais en sa qualité de législateur à qui il est demandé de renoncer à son pouvoir de taxer des terres théoriquement sous sa juridiction. En d’autres termes, la « liberté essentielle » à laquelle se réfère B. Franklin n’est pas ce à quoi nous nous référons aujourd’hui à propos des libertés civiles mais, plutôt, au droit de l’auto-gouvernance d’un corps législatif dans l’intérêt de la sécurité collective. De plus, l’« [obtention] d’une petite sécurité temporaire » que récrimine B. Franklin n’est pas la cession d’un pouvoir à un gouvernement Leviathan en échange de quelque promesse de protection envers une menace extérieure ; car dans la lettre de B. Franklin, le mot « acquérir » ne semble pas être une métaphore. En insistant pour assujettir les terres Penn aux impôts, l’Assemblée était accusée par le gouverneur de bloquer l’affectation des fonds pour la défense de la frontière — ce qui justifiait ainsi son intervention. Par ailleurs, la famille Penn offrit plus tard de l’argent pour la défense de la frontière aussi longtemps que l’Assemblée voulait reconnaître qu’elle n’avait pas le pouvoir de taxer ses terres. B. Franklin a donc contesté le choix qui s’imposait au corps législatif, entre d’un côté être capable de rassembler des fonds pour défendre la frontière et, de l’autre, conserver son droit à l’auto-gouvernance — et il critiqua le gouverneur d’avoir suggéré qu’on devait être prêt à renoncer au second pour obtenir le premier. En somme, B. Franklin n’évoquait pas la tension entre le pouvoir du gouvernement et la liberté individuelle. Il faisait plutôt référence à l’auto-gouvernance efficace au service de la sécurité en tant que liberté même, réfractaire à la marchandisation. Nonobstant la manière dont la citation est arrivée jusqu’à nous, B. Franklin conçevait sur le même plan les droits à la liberté et à la sécurité de la Pennsylvanie.

    Benjamin Wittes

    The balance metaphor lives, paradoxically enough, even in our attempts to reject it. Opponents of new security measures will often vocally eschew the balance metaphor — insisting that we can be both “safe and free” or, as President Obama put it in his inaugural address, that we can “reject as false the choice between our safety and our ideals.” (…) Indeed, the idea that we retain security by holding fast to our ideals, not by compromising on them, is a recurrent theme in Obama’s rhetoric — and in a lot of rhetoric on the political Left. Yet in these very attempts to reject a “choice” between the two goods and to assert their congruence, Obama tends to end up describing the very balancing he seems to reject. The balance metaphor has a way of rising out of the ashes of its very rejection. The image of balance arises especially vividly in the context of surveillance, where every augmentation of government power is said to come at some cost to liberty. The relationship between surveillance and liberty has taken on special importance as the internet has continued its exponential growth and as personal data concerning individuals has proliferated. The question of how aggressively governments can police and monitor the use of communications and other technological architectures has necessarily arisen alongside these platforms — with the balance metaphor invariably hovering over the discussion. Proponents of more aggressive surveillance justify such steps as necessary and imposing only allowable costs in light of some compelling governmental or societal security need. Opponents criticize them as excessive enhancements of governmental power, which we take at the expense of freedom or privacy. We seldom stop and ask the question of whether and when our surveillance programs are really coming at the expense of liberty at all; or whether the relationship might be more complicated than that — indeed, whether some of these programs might even enhance liberty. (…) In place of balance, I wish to propose a different, more complicated, metaphor, one drawn not from the scales of justice but from evolutionary biology — albeit from an archaic source in that field. We should think of liberty and security, I shall argue, as existing in a kind of a “hostile symbiosis” with one another — that is, mutually dependent and yet also, under certain circumstances, mutually threatening. This vision of the relationship offers greater analytical clarity than does the balance metaphor. As we shall see, it also offers an important degree of policy guidance as to what sort of enhancements of government security powers will and will not threaten liberty. (….) Having opened this paper with a famed quotation on the liberty-security relationship that, in context, means something very different from the meaning its many quoters assume, let me conclude with another: Justice Robert Jackson’s warning that “There is danger that, if the [Supreme] Court does not temper its doctrinaire logic with a little practical wisdom, it will convert the constitutional Bill of Rights into a suicide pact.” Jackson’s quotation is often cited as a kind of flip side of Franklin’s — with Franklin assumed to have been warning that one should not give up liberty in the name of security and Jackson assumed to have been warning conversely that one protects liberty too strongly at great risk to security. The trouble is that just as Franklin was saying something else entirely, Jackson was not saying anything this crude either — which is probably why the rest of his remarkable passage tends to get left out of the quotation (…) In other words, like Franklin, Jackson was actually denying a stark balancing of liberty interests and security interests and asserting an essential congruence between them. He was, in fact, critiquing the court for assuming that allowing the government leeway would necessarily come at the expense of meaningful freedom. His critique of the court was that by denying authorities the ability to maintain minimal conditions of order, it was empowering people who disbelieved in both freedom and order. The suicide pact to which he referred was the choice of anarchy with neither liberty nor security over a regime of ordered freedom. That’s actually much more similar to than different from what Franklin was asking for two hundred years earlier. Both were, after all, arguing for the ability of local democratic communities to protect their security — and liberty — through reasonable self-government. First Amendment law has long since passed by Jackson’s specific point about what sort of utterances should and should not trigger liability for their propensity to cause violence. But his larger point stands. In the hostile symbiosis between liberty and security, one doesn’t maximize one partner at the other’s expense. They are locked together — embracing, choking, supporting each other, endangering each other. The doctrinaire embrace of one to the other’s detriment will always ultimately disserve both.

    Benjamin Wittes

    Nous sommes au début du XXe siècle, au cœur de cette période que nombre d’éco­nomistes qualifient de « première mon­dialisation», une période d’expansion du commerce et d’intensification des échanges de capitaux. Jamais les liens économiques entre la France et l’Alle­magne n’ont été aussi importants. La guerre est donc devenue impossible où, si par malheur, elle éclatait, elle ne pour­rait qu’être brève. C’est juste du bon sens nous sommes tellement civilisés et nous avons tellement besoin les uns des autres ! La thèse est en vogue ; elle conduit, du moins jusqu’en 1910, à un affaiblissement de la défense française. La France est elle-aussi aujourd’hui frappée du syndrome de Norman Angell, cet homme politique britannique qui, dans sa Grande illusion, développe la thèse fallacieuse de la paix par l’impé­ratif économique ? En 1945, 80 millions de morts plus tard, après le double suicide collectif d’une partie de l’humanité, le bon sens revient, tel que Freud l’avait exprimé quelques décennies auparavant « On ne peut pas guérir l’homme de la guerre.» Nous devons remercier l’Europe. Sincèrement. Parce que l’idée même de l’Europe a donné aux peuples européens soixante-dix ans de paix, ce qui n’était ja­mais arrivé dans l’Histoire. Mais nous devons désormais nous réveiller de ce rêve parce qu’il porte désormais en lui le germe même de sa mort. Le rêve européen, c’est de croire qu’il est universel, c’est de croire qu’il est l’idéal qui dépasse les autres et étouffe toutes les vieilles raisons de la guerre – toujours les mêmes depuis que Thucydite les recensaient: la peur, l’honneur et l’intérêt, c’est de croire que les ressources du monde sont pour tous infinies comme elles semblent l’être pour nous. Le rêve européen, c’est de croire qu’il fait tache d’huile. Et bien non : il s’arrête à nos limes au-delà desquelles force est désormais de reconnaître que notre civilisation n’a pas eu les effets escomptés, au-delà desquelles la barbarie existe dans ses formes les plus obscènes ! Le rêve européen est par lui-même une Grande Illusion. La paix européenne n’a pas tué la guerre, loin de là, mais elle a donné aux Européens – et particulièrement aux Français si bien protégés du monde extérieur au bout de la péninsule Europe – l’idée qu’elle l’était.Et donc que les dépenses liées à la guerre, les dépenses de défense étaient au mieux inutiles, au pire illégitimes. À quoi peut bien servir de conserver une défense solide puisque, d’évidence, la guerre ne menace plus et que nous sommes protégés ?

    Général Vincent Desportes

    It really is the case that the character of presidents shape their policy. And when you read the interview a second time, you realize that the driving force isn’t Obama’s worldview on foreign policy. It’s Obama himself. And in particular, there’s one consistent theme, whatever issue or trouble spot you’re talking about: It’s somebody else’s fault. (…) None of these viewpoints are indefensible on their own merits, and all of them have at least a grain of truth in them (except for the last one). But together, they paint quite the picture — of someone disconnected from reality and sure of his own perfection. (…) there’s always been something grating and, at the end of the day, unseemly, about Obama’s performance of himself as The Most Thoughtful Man in Washington. Obama came to national prominence vowing to heal our partisan divide. He did it through a rhetorical style that can be summed up as « I have understood you. » He was so good at making speeches where he could restate opponents’ views that they thought he really could see things from their own perspective; only later did people catch on that the whole sentence is « I have understood you, but I’m not going to budge. » (…) In a similar way, Obama’s performance of his own thoughtfulness and rumination becomes unbearable once you realize that he will turn around thoughts in his head, but never end up changing them. There’s an almost dizzying feeling when you realize something you thought was profound turns out to be incredibly shallow. (…) The cake is taken by the part of the piece that drove the most headlines: Obama’s statement that he was « very proud » of one of the most indefensible moments in his presidency, the moment when he refused to enforce his « red line » in Syria and stood by while Assad gassed his own people. (…) Nevermind the merits of the action. Why is Obama proud of his decision? Because it had the best outcome? No, because of the way he thought through the decision. Obama thinks his decision was good because of the way he reached it. The most salient aspect of the decision is not how it affected millions of Syrians, or the international norm against the use of weapons of mass destruction in warfare (and the credibility of the United States as the lone superpower and guarantor of international norms writ large), with incalculable potential ripple effects, it is how the whole thing played out in the theater that is the mind of Barack Obama.

    Pascal-Emmanuel Gobry
















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