eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Batman vs Superman (messianisme 2.016)

Posté le vendredi 25 mars 2016 par sil

BATMAN_VS_SUPERMAN

Un souci de rythme ; des éléments téléphonés, d’autres catapultés,qui troublent la narration ; un pyjama à cape qui vieillit très mal ; mais une bonne surprise, tant je m’attendais à déguster un navet.

Et surtout, enfin, une bonne dose d’humanité pour ces vieux super-héros…

Sans oublier, une femme, et par tous les dieux, quelle Wonder Femme 🙂

PS : suis-je le seul à avoir épinglé l’aspect messianique pascal de ce nouvel opus qui sort à la bonne date ?

WONDER_WOMAN_GAL_GADOT

sil @ 16:15
Catégorie(s): Pépé Cinoche


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3 réponses à “Batman vs Superman (messianisme 2.016)”

  • 3
    jc durbant:

    Voir aussi:

    La bonne idée de ce nouveau film des écuries DC Comics, c’est de mettre en opposition deux conceptions de la justice, en leur donnant vie à travers l’affrontement de deux héros mythiques. (…) Superman et Batman ne sont pas des citoyens comme les autres. Ce sont tous les deux des hors-la-loi qui œuvrent pour accomplir le Bien. Néanmoins, leur rapport à la justice n’est pas le même: l’un incarne une loi supérieure, l’autre cherche à échapper à l’intransigeance des règles pour mieux faire corps avec le monde. Le personnage de Superman évoque une justice divine transcendante, ou encore supra-étatique. À plusieurs reprises, le film met en évidence le défaut de cette justice surhumaine, trop parfaite pour notre monde. Superman est un héros kantien, pour qui le devoir ne peut souffrir de compromission. Cette rigidité morale peut alors paradoxalement conduire à une vertu vicieuse, trop sûre d’elle même. On reprochait au philosophe de Königsberg sa morale de cristal, parfaite dans ses intentions mais prête à se briser au contact de la dure réalité. Il en va de même pour Superman et pour sa bonne volonté, qui vient buter sur la brutalité de ses adversaires et sur des dilemmes moraux à la résolution impossible. Le personnage de Batman incarne quant à lui une justice souple, souterraine, infra-étatique et peut-être trop humaine. Le modèle philosophique le plus proche est celui de la morale arétique du philosophe Aristote. Si les règles sont trop rigides, il faut privilégier, à la manière du maçon qui utilise comme règle le fil à plomb qui s’adapte aux contours irréguliers, une vertu plus élastique. Plutôt que d’obéir à des impératifs catégoriques, le justicier est celui qui sait s’adapter et optimiser l’agir au cas particulier. Paradoxalement, cette justice de l’ombre peut aller jusqu’à vouloir braver l‘interdit suprême ; le meurtre; puisque Batman veut en finir avec Superman. (…) De la même façon, le film pose dès le départ, à travers les discours d’une sénatrice, le problème critique du recours au super-héros. Ce dernier déresponsabilise l’homme, court-circuite le débat démocratique et menace par ses super-pouvoirs toute possibilité d’un contre-pouvoir. Les « Watchmen », adaptation plus subtile de l’oeuvre de Alan Moore par le même Zack Snyder posait déjà la question : « Who watches the Watchmen ? »

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1502064-batman-vs-superman-c-est-aristote-contre-kant-en-plus-desesperant.html

  • 2
    jc durbant:

    Oui, une véritable débauche et un vrai bric à brac d’images messianiques et christiques.

    Mais derrière tout ça quand même, l’intéressante question de notre besoin, vieux comme le monde, de super-héros (contraint, svp, de rendre des comptes pour ses victimes collatérales devant une commission du Congrès !) comme, avec cet ultime auto-sacrifice à la fin et cette sortie un Vendredi saint, de la possibilité d’un Dieu à la fois tout-puissant et tout-bon qui « fait briller son soleil comme pleuvoir sa pluie sur les bons comme les méchants » …

    Voir:

    « That kind of power is very dangerous (…) In a democracy, good is a conversation, not a unilateral decision. »

    Senator Finch (du nom de l’avocat de « To kill a mockingbird »)

    See, what we call God depends upon our tribe, Clark Joe, ’cause God is tribal; God takes sides! No man in the sky intervened when I was a boy to deliver me from daddy’s fist and abominations. I figured out way back if God is all-powerful, He cannot be all good. And if He is all good, then He cannot be all-powerful. And neither can you be.

    Lex Luthor

  • 1
    Greg:

    J’hésitais à aller le voir à cause de Ben Affleck qui avait vendu ce film comme une ode au vivre-ensemble. Bon, bah je vais peut-être aller le voir. Jusque là vous avez été de bon conseil.
















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