eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Juifs utiles: Ne pas désespérer Le Monde (Schadenfreude: Israeli author calls out Israeli apartheid for Le Monde)

Posté le mardi 12 janvier 2016 par Admini

Attention: une société israélienne peut en cacher une autre !

A l’heure où, après un premier sursaut sur fond de déploiement militaire et de tirs à vue dans les rues mais aussi d’attaques au couteau ou à la voiture-bélier …

Une France et une Europe désormais à l’heure israélienne  semble repartir derrière les paroles fortes et les imprécations contre le seul FN dans le déni le plus total …

Et qu’avec Charlie lui-même, c’est le Dieu judéochrétien lui-même qui se voit mis au pilori …

Pendant qu’à l’instar du dernier petit joyau de bienséance et bienpensance antiraciste de la LICRA, nos belles âmes nous rappellent que tout ça n’est qu’une affaire de déséquilibrés qui n’ont rien à voir avec le terrorisme ou les pauvres réfugiés de Merkel dépassés par leur nouvel accès à l’alcool et qui sont d’ailleurs « une incroyable chance » pour l’Europe …

Et que quand ils ne quittent pas le pays, les juifs français se voient incités à cacher leur kippa …

Comment ne pas se sentir tout requinqué avec l’entretien que vient de nous dénicher Le Monde …

De cette ancienne journaliste de Haaretz nous rappelant ô combien bien à propos …

Que bien plus grave que les couteaux et entre l’apartheid et la fin même de la démocratie, une société israélienne de repris de justice est encore bien pire que la nôtre ?



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8 réponses à “Juifs utiles: Ne pas désespérer Le Monde (Schadenfreude: Israeli author calls out Israeli apartheid for Le Monde)”

  • 8
    jc durbant:

    Sorman persiste et signe:

    On m’objectera, en France surtout, où la communauté juive est en majorité issue d’Afrique du Nord, que des Juifs sont victimes d’actes criminels. Rarissimes, ils sont commis par de jeunes Arabes qui reconstituent, dans leurs quartiers de Paris ou Marseille, le conflit israélo-palestinien. Or, on ne saurait confondre antisionisme et antisémitisme. L’antisionisme est fondé sur une situation réelle : les Palestiniens ne sont pas mythiques, leurs revendications non plus bien que difficiles à satisfaire.

    Guy Sorman (merci james)

  • 7
    jc durbant:

    Voir aussi:

    Que le Président Nasser veuille ouvertement détruire un Etat membre des Nations Unies ne trouble pas la conscience délicate de Mme Nehru. Etacide, biensûr, n’est pas génocide. Et les Juifs français qui ont donné leur âme à tous les révolutionnaires noirs, bruns ou jaunes hurlent maintenant de douleur pendant que leurs amis hurlent à la mort. Je souffre comme eux, avec eux, quoi qu’ils aient dit ou fait, non parce que nous sommes devenus sionistes ou israéliens, mais parce que monte en nous un mouvement irrésistible de solidarité. Peu importe d’où il vient. Si les grandes puissances, selon le calcul froid de leurs intérêts, laissaient détruire le petit Etat qui n’est pas le mien, ce crime, modeste à l’échelle du nombre, m’enlèverait la force de vivre et je crois que des milliers et des milliers d’hommes auraient honte de l’humanité.

    Raymond Aron (Le Figaro littéraire, 4 juin 1967)

    Parmi ce peuple, qui va se restreignant et se dissolvant, les citoyens de l’Etat d’Israël ne représentent à leur tour que la minorité d’une minorité. Si bien que ce qui est en jeu au Proche-Orient n’est pas tant le sort des Palestiniens que la disparition programmée d’Israël, comme Etat, comme peuple, comme porteur d’un message si message il y a. Au rebours des images, des violences, du bruit des armes et des commentaires dominants, à la mesure de l’histoire, le fort n’est donc pas celui que l’on croit et le faible n’est pas celui que l’on dit. Qu’est-ce en effet qu’une riposte israélienne aussi brutale soit-elle contre des Palestiniens que l’on qualifiera au choix de résistants ou terroristes? Au mieux du temps gagné. Mais à la mesure de l’histoire, pas même de l’histoire longue mais d’une génération, que pèsent trois millions d’Israéliens face à deux cents millions d’Arabes dont les Palestiniens ne constituent qu’une phalange avancée et militante. Les Palestiniens le savent et le monde arabe plus encore; à terme, le nombre l’emporte et la démographie sera probablement victorieuse sur toutes les stratégies et tous les pieux espoirs («processus») de paix. Quelle paix d’ailleurs?Imagine-t-on vraiment les Palestiniens et le monde arabe se satisfaisant d’un Etat-croupion, enclavé et non viable? L’Etat palestinien peut incarner l’espoir d’une élite locale en quête de reconnaissance internationale et de postes, mais en quoi le peuple palestinien y trouverait-il son compte, économique ou politique? L’aspiration ultime du monde arabo-musulman est de constituer la communauté des croyants sinon de l’islam tout entier mais au moins celle du monde arabe, une aspiration parfaitement légitime. Mais Israël n’y a pas sa place, la colonie juive est comme une encoche dans ce rêve; nulle surprise que ce songe arabe, légitime, répétons-le, ne conçoive pas Israël comme autre chose qu’un avatar de la colonisation franque; le royaume de Jérusalem dura un siècle, les Arabes se le rappellent. L’Israël moderne aurait-il déjà accompli la moitié de son parcours historique? Ou plus peut-être? Car il suffirait d’une bombe, une seule, chimique, nucléaire ou sale comme l’appellent aujourd’hui les stratèges pour qu’Israël soit rayé de la carte. Imaginons un instant l’équivalent de l’attentat du 11 septembre perpétré contre Tel-Aviv? Rien n’est moins simple désormais que de le concevoir puisque le précédent existe; les combustibles sont en libre circulation et le nombre des candidats au suicide à l’évidence plus que suffisant. Une bombe suffirait donc pour que disparaisse la plus grande part de la population d’Israël et que le reste fuit sans attendre son extermination finale. Ce scénario est réaliste; il est probable que quelques Ben Laden l’ont en tête et que New York, ville juive autant que Tel-Aviv, fut une répétition de ce nouvel holocauste possible. Que dirait alors le monde, ou «la communauté internationale?» Comme pour l’holocauste précédent, ils s’en repentiraient. Pourrait-on empêcher cela, le prévenir? On n’en prend pas le chemin puisque tout se passe, au niveau diplomatique et de l’opinion alimentée par les médias comme si une paix de type immobilier suffirait à mettre un terme à un conflit que l’on voudrait croire géographique mais qui est au moins métaphysique. La survie d’Israël et non pas celle des Palestiniens n’est pas véritablement prise en considération; elle supposerait d’ailleurs un accord non pas avec les seuls Palestiniens mais avec tous les Etats arabes environnants dont on ne voit pas qu’ils sont même sollicités pour respecter la survie d’Israël; au surplus, conclura-t-on jamais un traité respecté entre les arrière-pensées?. Juifs sans Israël?Si Israël disparaissait, il n’y aurait plus d’Israéliens. Resterait-il des juifs?La diaspora, avons-nous observé, est la condition historique quasi normale du peuple juif; n’a-t-il pas survécu deux mille ans en diaspora? Mais le monde a changé et les juifs aussi; aux Etats-Unis, en Europe, en Russie, en Argentine, les ultimes grandes communautés en exil, le taux des mariages mixtes évolue entre 50 et 70%; si les enfants de mères juives restent techniquement juifs si l’on peut dire, les enfants des hommes qui ne le sont pas cessent d’appartenir au peuple juif. (…) Imaginera-t-on un monde sans juifs? Pourquoi pas? Claude Lévi-Strauss interrogé sur cette perspective fit observer que les peuples disparus jonchent l’Histoire de l’humanité et qu’il s’en fallut de peu pour que les nazis ne réussissent leur pari d’extermination. Si les juifs disparaissaient, hors quelques sectes intégristes subsidiaires, qu’auraient-ils légué au monde? Le christianisme tout d’abord et aussi paradoxalement l’islam; sans les juifs, sans la Bible, pas de Christ, pas de Mahomet. Le judaïsme survivrait donc pour l’éternité prévisible chez ceux-là mêmes qui voudraient s’en défaire. Un autre legs aussi: l’ironie qui naît de l’exil. Parce que les juifs sont en exil, quel que soit le lieu où ils habitent, ils ont toujours porté sur le monde un regard distancié, qui éclaire leur humour insupportable et les théories qui en sont nées. Si tant de juifs ont interprété le monde autrement que du premier regard, de Freud à Marx, de Schomberg à Kandinsky, ce n’est pas du fait d’un génie particulier, mais parce qu’ils ont toujours occupé par rapport à ce monde une situation oblique. Ce décalage conduit à voir autrement ou à apercevoir une vérité qui porte au-delà de la réalité. Un monde sans juifs est-il envisageable? Il resterait alors le souvenir des juifs et une interprétation du monde qui n’eut pas été la même sans leur faculté de le décoder. Peut-être leur oeuvre est-elle achevée et les temps sont mûrs pour qu’ils nous quittent. Telle est du moins l’interrogation fondamentale que devrait susciter la fin possible d’Israël comme nation et celle de la diaspora qui va se dissolvant dans les étreintes conjugales. Cette jérémiade est-elle infondée? Dieu seul le sait.

    Guy Sorman

    Où que l’on se trouve dans le monde musulman, quelle que soit la distance géographique qui sépare de la Palestine, la question surgit, même quand on voudrait l’éviter. Certes, plus on s’éloigne du monde arabe, vers le Bangladesh, Djakarta ou l’Afrique au sud du Sahara, les musulmans passent de l’engagement à l’inquiétude, de la posture à la rhétorique… Mais ne nions pas que, outre le Coran, les musulmans estiment avoir la Palestine en commun. (…) Certains événements minuscules ou cocasses modifient radicalement le regard que l’on porte sur le monde. Avant Hébron, je ne m’étais jamais trop interrogé sur l’Etat d’Israël : on ne peut penser à tout. Depuis Hébron j’ai une conviction bien ancrée : l’Etat d’Israël est une erreur historique, les Juifs n’avaient pas vocation à créer un Etat. (…) « Etes-vous juif ? » Au cours de ma déjà longue existence protégée d’intellectuel français né après l’Holocauste, cette question ne me fut jamais posée qu’une seule fois, sur un mode agressif. C’était en Palestine, en l’an 2000, à l’entrée de la ville d’Hébron… Le soldat était un Israélien d’origine éthiopienne : un Falacha, reconnu comme Juif en un temps où Israël manquait d’immigrés nouveaux pour meubler les bas échelons de la nation. Les Russes n’étaient pas encore arrivés ! (…) A l’entrée du tombeau dit d’Abraham, il me fallut à nouveau arbitrer entre les trois confessions issues de cet ancêtre… Je fus un instant tenté par l’islam chiite ; mon compagnon palestinien m’en dissuada. Je m’en retournai donc au judaïsme et empruntai le chemin réservé à ma race. A l’intérieur du sépulcre, chaque armée protégeait les siens . (…) il n’y a pas de bonne solution au fait d’être juif, hormis celle de cesser de l’être. (…) Pour ceux qui veulent bien écouter les Arabes, l’attente de la fin d’Israël, active ou contemplative, reflète une conviction profonde. Peu le disent, de crainte de passer pour des extrémistes ; tous le pensent plus ou moins confusément. Dans l’Egypte en paix avec Israël depuis plus de 20 ans, les plus tolérants font preuve de patience, tout en nourrissant l’espoir que leur pays ne sera pas impliqué dans la disparition d’Israël. (…) Les modérés à la manière de Hassan Hanafi se demandent pour quelle obscure raison les Juifs s’accrochent à ce lambeau de terre si inhospitalier, alors que le monde est si vaste et qu’un grand nombre d’Israéliens, en sus de leur passeport israélien, ont une nationalité en réserve : française, américaine, argentine, etc. On se le demande aussi. (…) Un monde sans Juifs est envisageable ; il y subsisterait le souvenir des Juifs, une interprétation du monde qui n’eût pas été possible sans leur faculté de le décoder. Peut-être leur œuvre est-elle achevée et les temps sont-ils mûrs pour qu’ils se dissolvent dans l’Occident ? (…) En revanche, il restera toujours des musulmans, Que cette vision d’Apocalypse sur la fin des Juifs soit excessive ou fondée, Dieu seul le sait. (…) La charia s’y applique : il arrive que l’on coupe en public la main d’un voleur ; certaines femmes adultères auraient été liquidées, sans témoins. Il faut s’en émouvoir, tout en sachant qu’en pratique ces châtiments publics sont rares, car les voleurs peu nombreux.

    Guy Sorman (Les enfants de Rifaa)

  • 6
    jc durbant:

    Excellent !

  • 5
    Zoubor:

    « Mettre LES voiles »
    C’est mieux!
    (Si ça se dit encore)

  • 4
    jc durbant:

    « Le Conseil Français du Culte Musulman incite les musulmanes à enlever leur voile.»

    On peut toujours rêver mais ce serait pas exactement pour les mêmes raisons …

  • 3
    Polémos:

    J’ai des problèmes de vision et de lecture. Je croyais avoir lu : « Le Conseil Français du Culte Musulman incite les musulmanes à enlever leur voile.» Il faut que je consulte mon opto…

  • 2
    James:

    Le Consistoire israélite de Marseille «incite» les juifs de la ville à enlever la kippa

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Des « pieux » mensonges de Sartre pour ne pas désespérer Billancourt, couvrant ainsi les crimes communistes dont il devenait complice de fait… aux mensonges et falsifications de la meute anti-israélienne, couvrant ainsi les crimes terroristes arabo-islamistes dont ils se rendent complices, existe-il une différence de nature? (…) De quoi auraient l’air une Sallenave ou un Pascal Boniface ou encore une Leïla Shahid sans l’appoint d’un quelconque supplétif juif?

    David Dawidowicz

    Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. (…) Tuez le mécréant qu’il soit civil ou militaire. (…) Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le.

    Abou Mohammed al-Adnani (porte-parole de l’EI

    Pour les délits commis par des criminels possédant une nationalité étrangère et qui sont enregistrés dans un centré de réfugiés, nous classons immédiatement le dossier sans suite. Il y a de strictes instructions venant de la hiérarchie pour ne pas reporter les crimes et délits perpétrés par les migrants. Seules des requêtes directes émises par des journalistes ou des médias peuvent être suivis d’effet.

    Haut gradé de la police allemande

    La chaîne publique allemande ZDF a présenté ses excuses pour avoir tardé, à l’instar de la plupart des grands médias nationaux, à évoquer les agressions sexuelles sur des femmes survenues le soir du Nouvel An à Cologne, ce qui suscite des critiques du public. Le fait que le journal de 19h lundi soir « n’ait pas au moins mentionné les incidents était une négligence », écrit la rédaction du journal télévisé sur ses comptes Facebook et Twitter. Ne pas en parler lundi soir « était (…) clairement un jugement erroné », reconnait ZDF, dont la page Facebook est émaillée de commentaires de spectateurs mécontents: « ma confiance dans (cette chaîne), pour laquelle je paie des impôts, s’amenuise de plus en plus », écrit l’un deux, alors que d’autres s’étonnent que ZDF « passe sous silence depuis un certain temps certaines choses ». Attribuées à des « jeunes apparemment d’origine arabe », les agressions, plus d’une centaine au total, ont été commises sur des femmes la nuit du Nouvel an à Cologne (ouest), soit dans la nuit de jeudi à vendredi. Des faits similaires ont également été signalés à Stuttgart (sud-ouest) et Hambourg (nord). Plus d’une centaine de plaintes ont été déposées au final, selon un décompte de la police mercredi. Mais le 1er janvier, soit le lendemain des événements, la police de Cologne a publié un communiqué faisant état d’une nuit sans incidents notables. Elle a commencé à donner de premiers éléments dans la journée du lundi à mesure que s’accumulaient les plaintes des victimes, avant que l’affaire ne prenne toute son ampleur mardi en Allemagne. Elle a depuis provoqué un émoi considérable, le gouvernement condamnant les violences tout en s’inquiétant d’une stigmatisation des réfugiés. La police parle d’agresseurs d’apparence « nord-africaine » ou arabe ». La municipalité et la police de Cologne sont depuis sous le feu des critiques, le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière fustigeant notamment l’inaction des forces de l’ordre à Cologne le soir des faits. Plus globalement, le peu d’écho avant mardi des médias sur cette affaire est également mis en question. Le site spécialisé sur les médias, Meedia, a ainsi relevé qu’il a fallu « quatre jours » pour que l’affaire soit « relatée de façon exhaustive au niveau national ». « Lorsque l’on regarde (la presse nationale), il n’y a rien jusqu’à lundi sur ces incidents », poursuit Meedia. « Il a fallu quatre jours pour que la grande machine médiatique ne s’enclenche », épingle encore le portail. L’affaire alimente du coup aussi les thèse complotistes et celles de mouvements hostiles aux réfugiés, à l’image de Pegida qui fustige régulièrement la « presse mensongère ».

    7 sur 7

    C’est terrible à dire mais on a eu beaucoup de chance que les kamikazes ne rentrent pas dans le Stade de France car ils avaient bien imaginé pénétrer dans l’enceinte. Leur objectif était de se faire sauter sous l’oeil des caméras. Il y aurait eu un carnage, des mouvements de foule. Imaginez l’impact médiatique ! (…) Quant aux cibles potentielles pour les terroristes en France, tout le monde pense forcément à ce qui nous ferait le plus mal: une école, des enfants. … On hésite à dire cela, à dévoiler nos faiblesses. Mais les terroristes le savent déjà. Ces gens-là nous connaissent trop bien. Tant viennent de chez nous…

    Marc Trévidic

    C’est la mode chez les jeunes, c’est vachement bien d’être intégralement voilée de noir, avec une belle kalach’. (…) Elles baignent là-dedans, ça fait branché.

    Marc Trévidic

    Je ne mets pas le danger frontiste sur le même plan que le danger islamiste, les islamistes tuent, massacrent et il faut bien comprendre aussi que ce ne sont pas ni des loups solitaires, ni des déséquilibrés, ni une poignée de psychopathes comme on a tellement aimé se le répéter pour se rassurer, ni des victimes du racisme et des discriminations, cela revient à inverser, pas de culture de l’excuse qui frise vraiment l’indécence qui consiste à cracher sur les victimes, à cracher sur les morts et en plus à cracher aussi sur les vrais pauvres, sur les vrais défavorisés, ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne peut pas faire autrement que de tuer son prochain, j’aimerais bien qu’on les respecte aussi un peu, ce discours-là me parait d’une condescendance post-coloniale absolument insupportable, je ne les mets pas sur le même plan d’autant que le Front national joue le jeu démocratique, l’islam pas du tout qui est animé par un projet de société et c’est très important de le dire, notre ennemi c’est une idéologie totalitaire et meurtrière animé par un projet de société et par un projet de conquête et de destruction de l’Europe donc ce n’est pas sur le même plan mais la logique est celle de l’engendrement, plus on s’aveugle et plus on sert la soupe en quelque sorte au Front national et ce n’est pas la peine à chaque scrutin puisqu’il progresse inéluctablement jusqu’à présent, de pousser des hi et des ha et de se demander comment on en est arrivé là ».

    Alexandra Laignel-Lavastine

    Depuis le temps qu’elle sévit, je crains fort que cette vulgate bien-pensante, qui ne cesse de se crever les yeux face à la montée de l’islamisme par crainte de nourrir l’“islamophobie”, n’ait trop profondément formaté les esprits pour que nous puissions espérer en être débarrassés de sitôt. Ce prêt-à-penser a en effet ceci de redoutable que sa toxicité s’étend bien au-delà de la sphère islamogauchiste. S’il constitue l’idéologie dominante, c’est qu’il sait jouer à merveille sur plusieurs ressorts : sur les bons sentiments bobos nunuches, sur l’envie d’être en paix plutôt qu’en guerre, mais aussi sur la peur et sur cette insondable paresse intellectuelle qui nous a jusqu’à présent rendus incapables de nous convertir au réel. Si tel n’était pas le cas, nous ne serions pas en train de prendre de plein fouet quinze ans au moins de capitulation devant le communautarisme, de complaisance à l’égard de l’islam radical et d’irresponsabilité face aux discours haineux et antisémites qu’on laisse prospérer à ciel ouvert en toute irresponsabilité. C’est parce que nous avons tout laissé passer que nous sommes aujourd’hui complètement dépassés. Mais le problème n’est pas seulement politique. Gauche et droite confondues ont trouvé collectivement plus confortable de faire comme si nous n’avions pas d’ennemi pour la bonne raison que nous n’en voulions pas. Résultat : nous avons quinze ans de retard à l’allumage, sur le plan de la pensée comme sur les plans sécuritaire et militaire. Confrontés à une peste verte se répandant à une vitesse prodigieuse, un fléau planétaire désormais doté d’un outil de propagande et de recrutement jusque-là inconnu dans l’histoire de l’humanité (Internet et les réseaux sociaux), les politiques, la hiérarchie policière et les technocrates de tous bords ont été incapables de réadapter leurs catégories mentales, de secouer la lenteur de leurs appareils administratifs et de prendre à temps la mesure du danger. L’aveuglement collectif était tel qu’au cours des deux ou trois dernières décennies, les partis de gouvernement ont également renoncé à mettre en oeuvre des politiques d’intégration mieux adaptées à une immigration extra-européenne d’origine majoritairement musulmane. Or, la première affaire dite du foulard islamique remonte, en France, à 1989. Quant à nos pieux sociologues, ils nous expliquaient déjà que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes multiculturalistes et que l’islamisme lui-même refluait : la plus sûre façon de paralyser toute prise de conscience et toute action. Quand il se fera de plus en plus revendicatif au fil des années 2000 puis 2010, au point de réclamer des aménagements législatifs nous projetant plusieurs siècles en arrière, la France de gauche dira : “Respect de la diversité !”. Au printemps dernier, dans la commune de Seine-Saint-Denis où je vis, il revient toutefois au maire de droite d’avoir émis une circulaire donnant pour consigne à sa police municipale de ne pas verbaliser les dames portant le voile intégral, autrement dit de ne pas appliquer la loi votée par le Parlement en 2010. On peut donc considérer que la lâcheté a traversé l’ensemble de la société comme de l’échiquier politique. Depuis qu’une nouvelle judéophobie de facture arabo-musulmane explose dans ce pays et tue sur le sol français, y compris des enfants, les Français n’ont pas non plus compris que quand les nuages s’amoncellent au-dessus des juifs, l’orage est bientôt pour tous. Plus largement, il me semble que les Européens ont depuis si longtemps dissipé le cauchemar des guerres de Religion qu’ils ont eu beaucoup de mal à percuter l’ampleur de la menace djihadiste. Or, l’on peine toujours à “voir” ce que l’on peine à “concevoir”. (…) C’est le principe du déni, d’autant plus étrange que les islamistes ne se limitaient pas à proclamer haut et fort la haine absolue qu’ils portent au meilleur de notre civilisation : ils ont joint la parole aux actes. Que nous fallait-il de plus pour redescendre de Mars, nous arracher à notre somnambulisme, percuter la réalité de la menace et cesser de rejouer, chaque fois, la sidération ? Rien, si ce n’est l’extraordinaire puissance du déni. En ce sens, l’ennemi est aussi en nous-mêmes. C’est un des versants de la guerre où nous sommes engagés. Et non des moindres. Il va nous falloir d’urgence retrouver le sens des mots et réapprendre à bien nommer les choses pour cesser de nous tirer une balle dans le pied et d’ajouter au malheur du monde. Seulement voilà : ceux qui osaient jusqu’à présent nommer l’ennemi étaient taxés de néoréactionnaires (j’en fais partie) et accusés de faire le jeu du Front national. On connaît le bon vieux principe : brisons les avertisseurs d’incendie et le feu s’éteindra de lui-même.

    Alexandra Laignel-Lavastine

    Il y a des faits particulièrement spectaculaires qui ont attiré l’attention et les projecteurs, mais si on se base sur les données du ministère de l’Intérieur ou du service de protection de la communauté juive qui recense toutes les attaques et agressions antisémites, on s’aperçoit qu’on a une tendance très marquée à la hausse depuis une quinzaine d’années. Il y a des phases de ressac et de reflux, mais si on regarde sur une longue période, on peut dire que la violence antisémite a considérablement progressé, voire même explosé certaines années. C’est le point de départ de notre travail d’investigation qui était de voir comment une catégorie de la population soumise à ce changement assez brutal de sa situation sécuritaire a été amenée à réagir sur différents registres : stratégies résidentielles ou scolaires, comportements électoraux, et lien avéré ou non avec un autre phénomène qui a énormément progressé ces dernières années, à savoir l’alya, le départ des Juifs vers Israël. Pour ce qui est de la progression des actes antisémites, on a fait figurer dans le livre toute une série de graphiques qui montrent cela de manière très précise. Même dans les phases d’accalmie et de répit, on est au minimum à 400 ou 500 actes antisémites par an alors qu’on était à moins de 100 à la fin des années 1990. Le deuxième point à noter, c’est que cette dynamique de progression est très fortement corrélée à long terme mais aussi de manière ponctuelle avec la situation au Proche-Orient. On est donc sur le schéma d’une « importation » du conflit israélo-palestinien, notamment l’Intifada, sur le territoire français. On constate une explosion de la violence antisémite dès 2000 et le début de la deuxième Intifada jusqu’à environ 2005. Ensuite, à chaque fois que la situation se tend ponctuellement en Israël ou en Palestine et que l’armée israélienne lance des opérations à Gaza, on a eu dans les semaines qui ont suivi des pics de violence et d’actes antisémites en France. (…) Il y a tout d’abord cette montée très forte des actes antisémites en France, qui est naturellement ressentie par la population juive. Deuxièmement, il ne faut pas oublier que par rapport aux autres pays européens, la France se distingue de deux manières. D’une part, c’est le pays qui possède la plus importante communauté juive d’Europe, en nombre de personnes. Et ensuite, c’est également le pays où la population issue de l’immigration et la population musulmane est la plus importante d’Europe. Comme les actes antisémites sont fortement liés dans le temps avec la situation du Proche-Orient, on a l’une des clés d’explication de ce ressenti particulièrement alarmiste et inquiétant de la population juive française. Non seulement la corrélation entre les actes antisémites et le conflit israélo-palestinien est objectivement prouvée par les chiffres, mais elle est également ressentie comme telle par les individus eux-mêmes. Nous nous sommes rendus compte dans le cadre d’entretiens que nous avons menés pour cette enquête que cela avait été intégré par toute une partie de la population juive, qui est bien consciente de la possibilité de « représailles » ici en France lorsque l’armée israélienne agissait au Proche-Orient. Certains d’entre eux nous ont expliqué qu’ils modifiaient leurs habitudes, leurs parcours et leurs déplacements en fonction du calendrier des événements au Proche-Orient. Cette contrainte est très bien intégrée en France, peut-être plus qu’ailleurs. Le traitement médiatique est peut-être plus important ici qu’ailleurs, mais le niveau de menace et d’antisémitisme est objectivement plus élevé chez nous que chez nos voisins européens. (…) On montre dans le livre que si on se place du point de vue de l’opinion publique, on constate un basculement assez clair mais ancien dans la relation entre les Français et Israël. Jusqu’à la guerre des Six Jours, on a un présupposé largement en faveur d’Israël en France. A partir de cette victoire israélienne et de l’occupation d’un certain nombre de territoires palestiniens, les choses se sont équilibrées. Ce rééquilibrage ne se fait pas forcément au profit des Palestiniens, mais plutôt à l’opinion « ni l’un ni l’autre ». Cette posture attentiste ou désengagée de la part d’une grande majorité de Français a gagné en puissance au fur et à mesure que le temps passait et que la résolution du conflit apparaissait de plus en plus hors de portée. Aujourd’hui, toutes les enquêtes qu’on mène régulièrement lorsqu’il y a des phases de tension dans cette région du monde montrent qu’une grande majorité de Français (70%) ne donnent leur sympathie ni aux uns ni aux autres. Du point de vue de l’opinion publique, nous ne sommes donc pas aujourd’hui dans une posture majoritairement pro-palestinienne. En revanche, la prédisposition à être plutôt clément envers Israël s’est considérablement estompée. C’est déjà beaucoup, car vous passez d’un sentiment d’être soutenu à un sentiment beaucoup plus neutre. Ce sentiment d’éloignement ou d’incompréhension a par ailleurs aussi été alimenté par le fait qu’au début des années 2000, toute une partie de la classe politique et médiatique a minoré l’explosion de la violence antisémite. Cela a été très mal vécu par toute une partie de la population juive qui s’est sentie incomprise et abandonnée. Donc il y a à la fois le fait de se dire : « en tant que Juif nous avons un lien particulier avec Israël et la société française est devenue anti-israélienne ». Ce n’est pas vrai. Ce qui est vrai, c’est qu’elle est moins pro-israélienne qu’elle ne l’était il y a 30 ans. Et d’autre part, « nous vivons en tant que Juif une situation très difficile, et les gens nous disent que nous exagérons ou que ce sont de faux problèmes ». Cela renvoie à ce qu’il s’était passé dans les années 1990-2000 où une partie de la gauche disait qu’il n’y avait pas vraiment d’insécurité mais plutôt un sentiment d’insécurité. C’est un peu le même phénomène ici. Or, cet électorat juif, qui est à la base diversifié mais qui avait historiquement des liens forts avec la gauche, s’est petit à petit détourné de la gauche parce qu’une bonne partie des électeurs avaient le sentiment que la gauche ne les soutenait plus et ne les comprenait plus. On voit donc qu’il s’est vraiment passé beaucoup de choses au tournant de ces années 2000, au moment de la deuxième Intifada, quand la gauche est au pouvoir en France. (…) Nous citons dans notre livre un certain nombre de sources, notamment les rapports de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme, qui montrent qu’on a une surreprésentation des milieux « arabo-musulmans » dans la commission de ces actes. La violence antisémite provenant de l’extrême-droite continue d’exister, mais elle est aujourd’hui minoritaire. Il y a toute une série d’actes antisémites commis dans des quartiers difficiles de Seine-Saint-Denis ou du Val-de-Marne, qui relèvent de la délinquance pure et simple mais qui visent la communauté juive : racket, kidnapping, etc. Ces voyous habillent leurs actes par des motivations politiques, en affirmant par exemple qu’ils se vengeaient de ce que faisait Israël aux populations arabes, même si le but premier reste tout simplement de leur piquer leur argent et leur portable. (…) Le chiffre record de 7231 personnes passées par les services de l’Agence juive pour émigrer en Israël en 2014 est donc la conséquence de l’affaire Merah en 2012. On a eu ensuite en 2014 les émeutes dans des quartiers juifs de Sarcelles et devant une synagogue de la rue de la roquette à Paris. Pour couronner le tout, on a début 2015 la question de l’Hyper Cacher. D’après les chiffres communiqués en fin d’année par l’agence juive, on est à 8000 départs pour 2015. C’est donc une hausse, mais moins forte que ce que certains annonçaient. Toutefois, on n’a pas encore eu dans ces chiffres « l’effet 2015 », donc on peut s’attendre à voir ce chiffre continuer de progresser l’année prochaine. C’est quand même un signe que les choses vont assez mal en France dans notre société démocratique. De plus, on se focalise sur les départs en Israël mais notre enquête montre qu’il y a peut-être autant de personnes qui envisageraient d’aller en Australie, au Canada ou aux Etats-Unis. Nous avons toutefois conscience de l’argument qui consiste à pointer le fait que l’agence juive ne donne jamais les chiffres des personnes qui reviennent en France. Apparemment, ces chiffres seraient assez élevés car la greffe ne prend pas forcément là-bas, avec les soucis de langue, le système de protection sociale qui est radicalement différent, la société et la culture qui sont radicalement différentes de ce qu’on a chez nous… On a un nombre de retours importants, mais ce qui nous intéresse ici dans notre analyse de la société française, c’est de mesurer l’ampleur des départs et de comprendre ce que cela veut dire.

    Jérome Fourquet

    Je vais revenir sur les liens entre Daesh et le Front National, enfin les liens… pas les liens directs entre Daesh et le FN mais ce repli identitaire qui finalement est une communauté d’esprit, parce que l’idée pour Daesh c’est de pousser la société française au repli identitaire ?

    Jean-Jacques Bourdin

    [le djihadisme français et la poussée du Front national] sont deux phénomènes congruents, qui se ressemblent. Dans les deux cas, il y a une inclusion de plus en plus faible. Dans les quartiers défavorisés des banlieues populaires, la perspective d’avoir un emploi est de plus en plus faible, donc à partir du moment où il y a le sentiment que l’école ne sert à rien, d’une certaine façon les valeurs qu’elle porte sont jetées avec l’eau du bain par ceux qui sont marginalisés. Du côté de l’extrême droite, il y a un phénomène qui n’est pas complètement différent, qui touche d’autres personnes.

    Gilles Kepel

    Monstrueuses photos. Mme Le Pen : incendiaire du débat public, faute politique et morale, non-respect des victimes… #FNhorsjeu

    Manuel Valls

    Voir des Français juifs quitter, de plus en plus nombreux, leur pays parce qu’ils ne se sentent plus en sécurité… Mais aussi parce qu’ils ne se sentent plus compris, parce qu’ils ne se sentent plus à leur place, aurait dû être, depuis longtemps, pour nous tous Français, une idée insupportable (…) Pour ces ennemis qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser. (…) Nous avons subi un acte de guerre. C’est une véritable guerre qui nous a été déclarée. Nous devrons l’affronter et la gagner.

    Manuel Valls

    Quand on n’a que l’amour à offrir en prière pour les maux de la terre …

    La LICRA

    Un conducteur renverse plusieurs piétons dans Jérusalem Est.

    BBC

    Israël est confronté à une nouvelle forme d’attaques, un terrorisme « low cost » impossible à prévenir, dont l’impact psychologique est redoutable : la voiture bélier. (…) Il s’agit de la seconde attaque de ce genre de la journée et la troisième en deux semaines, qui confirment les craintes d’une spirale de violences dans la Ville sainte. (…) L’attaque est « une conséquence directe de l’incitation d’Abbas et de sa collaboration avec le Hamas », a déclaré le chef du gouvernement, lors d’une cérémonie à la mémoire d’Yitzhak Rabin, assassiné il y a dix-neuf ans. Coutumier des déclarations à l’emporte-pièce, le ministre de l’économie Naftali Benett a qualifié Mahmoud Abbas de « conducteur de la voiture de la mort à Jérusalem, tandis que les terroristes sont simplement ses passagers ». (…) M. Nétanyahou avait déjà mis en cause M. Abbas, en raison de ses appels à défendre « par tous les moyens » la mosquée Al-Aqsa contre la volonté de la droite dure israélienne d’y obtenir le droit de prier pour les juifs. « Le gouvernement maintiendra scrupuleusement le status quo sur le mont du Temple », a déclaré dimanche Mark Regev, le porte-parole de M. Nétanyahou. Des propos qui n’ont guère apaisé la colère palestinienne. (…) La nouvelle attaque à la voiture bélier, survenue mercredi dans la Ville sainte, a eu lieu sur une artère symbolique, entre le quartier ultraorthodoxe de Mea Shearim et Jérusalem-Est. Elle confirme la dégradation constante de la situation à Jérusalem depuis le début du mois de juillet, juste avant le début de l’opération « Bordure protectrice » dans la bande de Gaza. Dans certains quartiers arabes de l’est et du nord de la ville, les émeutes se sont multipliées. Le gouvernement a considérablement renforcé les effectifs dans la ville. Au total, depuis le début de juillet, plus de 900 personnes ont été arrêtées, dont 300 condamnées. Ces dix derniers jours, plus de 110 personnes impliquées dans des troubles ont été interpellées. La hiérarchie policière promet le rétablissement de l’ordre et rejette toute idée d’embrasement. Des blocs de béton ont commencé à être installés, dans la soirée, le long du parcours du tramway, pour empêcher des véhicules de s’engager sur les rails. Mais ces nouvelles attaques démontrent l’inefficacité de l’approche purement sécuritaire choisie par le gouvernement israélien. Ce dernier entend par ailleurs poursuivre la politique du fait accompli, en ce qui concerne le développement des colonies en Cisjordanie et dans la périphérie de Jérusalem. Isolés, discriminés, les Palestiniens vivant à Jérusalem grondent. « Il s’agit d’un rejet populaire de l’autorité israélienne, non organisé, jeune et sans leaders, explique Menachem Klien, professeur au département d’études politiques à l’université Bar-Ilan. On peut la qualifier d’intifada locale. » Sur les réseaux sociaux, certains Palestiniens s’interrogeaient déjà, dans les heures qui ont suivi l’attaque : le gouvernement israélien va-t-il aussi leur interdire la voiture ?

    Le Monde

    Les enquêteurs écartaient jusqu’ici la piste terroriste dans l’attaque contre des militaires devant la grande mosquée de Valence. Mais des «images de propagande jihadiste» ont été retrouvées sur l’ordinateur du forcené. Le procureur de Valence a évoqué un acte isolé et les propos confus du jeune homme. Une enquête est ouverte pour «tentative d’homicide». Un domicile et un véhicule ont été perquisitionnés mais aucune arme n’a été retrouvée. Les premiers éléments ne montraient aucun signe de radicalisation du jeune homme. Mais des images de propagandes jihadistes ont été retrouvées sur son ordinateur. Vendredi après-midi, il fonçait, à bord de son véhicule, sur les quatre militaires en faction devant la grande mosquée de Valence. Lors de l’attaque il aurait crié « Allah est grand ». Entendu par des enquêteurs, les propos de l’homme âgé de 29 ans sont confus. Il aurait à la fois déclaré vouloir « tuer » des soldats et exprimé sa volonté de se « faire tuer par des militaires. » Alex Perrin, procureur de la République de Valence, a assuré lors de sa conférence de presse que l’individu « n’était pas connu des services judiciaires, pas d’antécédents pénaux. A priori il était inconnu également des services du renseignement ». « C’est quelqu’un qui est un musulman pratiquant, puisqu’on sait qu’il fréquentait habituellement la mosquée de Bron », a précisé le procureur. La piste terroriste est pour l’instant écartée par les enquêteurs. L’épouse, qui s’est dite « très surprise », par le geste de son mari a également été entendue.

    RFI

    Au lendemain d’une attaque contre des militaires stationnés devant la grande mosquée de Valence (Drôme), le procureur de la République Alex Perrin a affirmé, samedi 2 janvier, que la piste terroriste était actuellement écartée. M. Perrin a évoqué le « comportement d’un individu solitaire » et affirmé que « rien ne renvoie à l’appartenance à un réseau quelconque ».Vendredi après-midi, un homme âgé de 29 ans, ori L’agresseur, qui aurait dit « Allahou akbar ! » (« Dieu est le plus grand ! ») lors de l’attaque, semble avoir « un lien avec une certaine religiosité », a ajouté M. Perrin. L’homme a tenu des propos « confus » aux secouristes, auxquels il a déclaré qu’il souhaitait « se faire tuer par des militaires et tuer des militaires », au motif que ceux-ci « tuaient les gens ». Ni arme ni explosif n’ont été trouvés à l’intérieur de la Peugeot 307 break rouge utilisée par l’agresseur, et la section antiterroriste du parquet de Paris a décidé de ne pas se saisir du dossier, qui reste aux mains du parquet de Valence. (…) De Jordanie, où il est en déplacement, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a salué samedi le « sang-froid » des soldats déployés dans le cadre de l’opération « Sentinelle », visant à protéger des édifices à risque sur l’ensemble du territoire. L’attaque « montre que “Sentinelle” est une opération dangereuse et qu’il faut faire appel à des militaires parce qu’ils ont cette expérience-là, de vigilance, de sang-froid », a affirmé M. Le Drian. « Ils ont été tout à fait à la hauteur de leur tâche », a-t-il poursuivi. L’un des quatre militaires a été touché par le véhicule et légèrement blessé au genou et au tibia. Manuel Valls, le premier ministre, a également fait part de son « soutien aux militaires attaqués ». Le Monde
    Selon des sources proches de l’enquête, l’individu abattu ce jeudi devant un commissariat du 18e arrondissement de Paris serait un homme de vingt ans né au Maroc, connu des services de police pour une affaire (…) Seule certitude: il portait sur lui un papier figurant le drapeau de Daech et expliquant sa volonté de « venger les morts en Syrie ». Selon BFMTV, il aurait prêté allégeance, dans ce document, à Abu Bakr al-Baghdadi, le leader de l’organisation Etat islamique. Sur iTélé, la Garde des Sceaux Christiane Taubira indique que l’individu était « fiché pour des actes de petite délinquance », qu’il « n’a aucun lien avec la radicalisation violente ». Une source proche de l’enquête précise à L’Express qu’il était inconnu des services de renseignement. Selon la locataire de la place Vendôme, l’acte commis ce jeudi pourrait traduire « des signes de déséquilibre ». Pourtant, selon une source policière contactée par L’Express, les enquêteurs affirment ne pas disposer « pour l’instant d’éléments pouvant faire penser à un déséquilibré ».

    L’Express

    Un mineur, vraisemblablement déséquilibré, a blessé légèrement avec une machette un homme qui portait une kippa ce matin à Marseille, en pleine rue, avant d’être interpellé par la police et de revendiquer un geste antisémite, a indiqué une source policière. Le jeune homme, né en 2000, a porté des coups à la victime devant la mairie du 9e arrondissement de Marseille, devant des témoins, et a laissé l’arme sur place, a précisé cette source. La victime a été légèrement blessée au dos et à la main. Parti en courant, l’auteur présumé a été interpellé dix minutes plus tard par la brigade anti-criminalité (BAC) à qui il a tenu des propos incohérents. « L’individu ne semble pas jouir de toutes ses facultés », a précisé une source proche du dossier.

    Le Figaro

    Même si on en parle, les extrêmes se saisiront du débat. Moi, je note quand même (…) que la police a dit que ces hommes étaient tres alcolisés. Et je me demande si justement il n’y a pas une espèce de réaction, d’explosion de la part de ces gens qui n’ont jamais eu droit à l’alcool et auquel le coran l’interdit. Ils arrivent en Allemagne et ils boivent et là ils tiennent pas le coup (…) Ah bien, ce n’est pas une circonstance atténuante, c’est une circonstance aggravante.

    Michèle Cotta

    Nous vivons aujourd’hui sous un régime d’apartheid. Comment qualifier cela autrement quand nous construisons des routes réservées aux juifs ? (…) Les Israéliens ont décidé de croire qu’ils ont essayé de faire la paix avec les Arabes et que les Arabes n’en ont pas voulu. Je ne dis pas que les Palestiniens n’ont pas leur part dans cet échec. Derrière le discours sur le processus de paix, il y a la colonisation : tout en négociant, les gouvernements investissent des milliards dans les territoires occupés palestiniens. Ehud Barak a plus investi dans les territoires que Benyamin Nétanyahou. Pour régler le problème israélo-palestinien, il faut une vraie co-volonté. (…) Ce sentiment a toujours existé en Israël. La société israélienne ne s’est jamais considérée comme partie prenante de l’espace proche-oriental. Nous sommes restés comme une chair étrangère dans cette région. Personnellement, j’aurais souhaité qu’Israël passe des alliances avec les forces démocratiques chez ses voisins plutôt que d’encourager la montée du fondamentalisme islamique comme il l’a fait dans les années 1980 en favorisant le Hamas – pour contrer l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). J’aimerais qu’on ait des rapports de voisinage. C’est évidemment un fantasme et personne ne pense dans ces termes aujourd’hui. L’Etat d’Israël est surtout occupé à souffler sur les braises des conflits qui l’entourent ou à chercher à les exploiter à son profit. Il ne considère pas ses voisins comme dignes de confiance. (…) Dans un monde idéal, nous vivrions ensemble avec les Palestiniens dans un seul Etat démocratique, avec des droits égaux pour tous. Mais nous ne sommes pas dans un monde idéal et, ce qui se dessine, c’est un Etat non démocratique dans la seule manière de vivre est de verser le sang. Si un seul Etat binational et démocratique est mon idéal, je respecte la volonté des peuples. Et il est vrai que le peuple palestinien aspire pour le moment à se construire seul. (…) Au milieu des années 1980, quand j’allais à Gaza, l’atmosphère était très différente. C’était l’Intifada des pierres. Gaza n’était pas la prison à ciel ouvert qu’elle est devenue aujourd’hui. Il y avait beaucoup d’échanges. Je ne dis pas que la situation était rose, mais la rencontre était possible ainsi que les échanges entre Israéliens et Palestiniens. Avec ce qui s’est passé ces dix dernières années, la coupure totale entre les deux sociétés, les Israéliens ne connaissent plus Gaza ni ses habitants. La « démonisation » de l’autre est devenue totale. Chacun est devenu un monstre pour l’autre. C’est d’ailleurs cette situation qui a peut-être conduit aux attentats-suicides. Il y a trop d’aliénation entre nos deux peuples. (…) Ma critique et mon désespoir sont le signe de mon appartenance et de ma fidélité à la tradition de la pensée critique propre au judaïsme. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est le fait que, ces deux dernières années, j’ai commencé à avoir peur d’exprimer mes idées. Ce qui se passe à l’intérieur de la société israélienne me fait plus peur que les couteaux. Plus que des coups de couteau, j’ai peur que l’on perde notre démocratie. Et je ne suis pas la seule. Nous commençons à nous méfier les uns des autres.

    Ronit Matalon
















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