eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Noël/2015e: Attention, un philojudaïsme peut en cacher un autre (From Biblical century to Hebrew republic: Looking back at the forgotten history of philojudaism)

Posté le lundi 28 décembre 2015 par Admini

PhilosemitismHebrew republic

Attention: un philojudaïsme peut en cacher un autre !

A l’heure où face à la furie et barbarie islamique …

Les postmodernes qui croyaient s’être enfin débarrassés de la religion …

Se voient contraints de revenir à leurs valeurs et de redécouvrir leurs racines oubliées …

Retour suite à la découverte de la dimension rhétorique de l’antijudaïsme …

A l’histoire, certes beaucoup plus courte et ambivalente mais encore plus méconnue, du philojudaïsme …

Qui au-delà de la préservation, obtenue de haute lutte – réfutation et conversion des Juifs obligent ! – par les savants humanistes tels que Reuchlin, de la Bible hébraïque et des textes rabbiniques …

Se révéla, avec la redécouverte desdits textes par la Réforme protestante, bien plus décisives que l’on croit …

Pour les plus grands noms et questions, entre Locke et Hobbes et républicanisme et loi agraire ou tolérance religieuse, de la philosophie politique occidentale



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7 réponses à “Noël/2015e: Attention, un philojudaïsme peut en cacher un autre (From Biblical century to Hebrew republic: Looking back at the forgotten history of philojudaism)”

  • 7
    Zoubor:

    Blague du jour en Israel: demain, Abraham, Jacob et Joseph et leurs femmes iront se presenter aux bureau du Ministère de l Interieur pour se faire enregistrer comme « palestinien »….

  • 6
    Letel:

    https://www.wsj.com/articles/trumps-defining-speech-1499382025

  • 5
    MERCATOR:

    Le Comité se compose des 21 États parties suivants :
    Angola, Azerbaïdjan, Burkina Faso, Croatie, Cuba, Finlande, Indonésie, Jamaïque, Kazakhstan, Koweït, Liban, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République de Corée, République-Unie de Tanzanie, Tunisie, Turquie, Viet Nam, Zimbabwe

    Et tu t’étonnes mon Zoubor !?

  • 4
    Zoubor:

    Aujoird ‘ hui l UNESCO a encore prie une decision qui en enleve au Peuple Juif son droit a son heritage – la Grotte des Patriarche est reconnue palestinienne …

  • 3
    MERCATOR:

    missel de 1962 :

    Oremus et pro Judæis: ut Deus et Dominus noster auferat velamen de cordibus eorum; ut et ipsi agnoscant Jesum Christum Dominum nostrum. (…) Omnipotens sempiterne Deus, qui Judæos etiam a tua misericordia non repellis: exaudi preces nostras, quas pro illius populi obcæcatione deferimus; ut, agnita veritatis tuæ luce, quæ Christus est, a suis tenebris eruantur. Per eumdem Dominum nostrum (…).
    C’est-à-dire :
    Prions aussi pour les juifs afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs cœurs et qu’eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur. (…) Dieu qui n’exclus pas même les juifs de la miséricorde, exauce nos prières que nous t’adressons pour l’aveuglement de ce peuple, afin qu’ayant reconnu la lumière de ta vérité qui est le Christ, ils sortent de leurs ténèbres.

  • 2
    jc durbant:

    Un aspect complexe du problème réside dans le fait que la mission protestante orthodoxe parmi les Juifs découle d’un excès de philosémitisme. Ils disent : » Nous aimons fortement les Juifs, le Peuple choisi par D.ieu. Nous sommes complètement liés à eux ». Ils prennent à la lettre le commandement d’évangélisation tiré littéralement du Nouveau Testament. Ces Protestants orthodoxes pensent que les Juifs doivent d’abord reconnaître Jésus comme leur Macchi’ah. Ensuite, ensemble avec les Juifs, ils pourront travailler à convertir le reste du monde entier…

    http://jforum.fr/hollande-des-livres-chretiens-destines-a-convertir-les-enfants-juifs.html#XhLLKvYXZzXdBFW4.99

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Qu’est-ce qui est préférable, l’antisémite ou le philosémite? L’antisémite parce qu’au moins lui, il ne ment pas.

    Blague juive

    Voici quel sera le droit du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils, et il les mettra sur ses chars et parmi ses cavaliers, afin qu’ils courent devant son char; il s’en fera des chefs de mille et des chefs de cinquante, et il les emploiera à labourer ses terres, à récolter ses moissons, à fabriquer ses armes de guerre et l’attirail de ses chars. Il prendra vos filles, pour en faire des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères. Il prendra la meilleure partie de vos champs, de vos vignes et de vos oliviers, et la donnera à ses serviteurs. Il prendra la dîme du produit de vos semences et de vos vignes, et la donnera à ses serviteurs. Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs boeufs et vos ânes, et s’en servira pour ses travaux. Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves. Et alors vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais l’Éternel ne vous exaucera point.

    Samuel (I Samuel 8: 11-20)

    Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, lorsque tu le posséderas, que tu y auras établi ta demeure, et que tu diras: Je veux mettre un roi sur moi, comme toutes les nations qui m’entourent, – tu mettras sur toi un roi que choisira l’Éternel, ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère. Mais qu’il n’ait pas un grand nombre de chevaux; et qu’il ne ramène pas le peuple en Égypte pour avoir beaucoup de chevaux; car l’Éternel vous a dit: Vous ne retournerez plus par ce chemin-là. Qu’il n’ait pas un grand nombre de femmes, afin que son coeur ne se détourne point; et qu’il ne fasse pas de grands amas d’argent et d’or. Quand il s’assiéra sur le trône de son royaume, il écrira pour lui, dans un livre, une copie de cette loi, qu’il prendra auprès des sacrificateurs, les Lévites. Il devra l’avoir avec lui et y lire tous les jours de sa vie, afin qu’il apprenne à craindre l’Éternel, son Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi et toutes ces ordonnances; afin que son coeur ne s’élève point au-dessus de ses frères, et qu’il ne se détourne de ces commandements ni à droite ni à gauche; afin qu’il prolonge ses jours dans son royaume, lui et ses enfants, au milieu d’Israël.

    Moïse (Deutéronome 17: 14-20)

    Tu compteras sept sabbats d’années, sept fois sept années, et les jours de ces sept sabbats d’années feront quarante-neuf ans. Le dixième jour du septième mois, tu feras retentir les sons éclatants de la trompette; le jour des expiations, vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays. Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants: ce sera pour vous le jubilé; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille. La cinquantième année sera pour vous le jubilé: vous ne sèmerez point, vous ne moissonnerez point ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne vendangerez point la vigne non taillée. Car c’est le jubilé: vous le regarderez comme une chose sainte. Vous mangerez le produit de vos champs. Dans cette année de jubilé, chacun de vous retournera dans sa propriété.

    Lévitique 25: 8-13

    Les Juifs ne doivent point être persécutés, ni mis à mort, ni même bannis. Interrogez ceux qui connaissent la divine Écriture. Qu’y lit-on de prophétisé dans le Psaume, au sujet des Juifs. Dieu, dit l’Église, m’a donné une leçon au sujet de mes ennemis : ne les tuez pas, de crainte que mes peuples ne m’oublient. Ils sont pour nous des traits vivants qui nous représentent la passion du Seigneur. C’est pour cela qu’ils ont été dispersés dans tous les pays, afin qu’en subissant le juste châtiment d’un si grand forfait, ils servent de témoignage à notre rédemption.

    Bernard de Clairvaux

    Les étrangers qui n’étaient pas membres de la république d’Israël, n’étaient pas forcés à observer les rites de la loi de Moïse. Au contraire, dans le même endroit de l’exode (XXII, 20, 21), où il est dit que tout Israélite idolâtre sera mis à mort, il est défendu de vexer et d’opprimer les étrangers. Il est vrai qu’on devait exterminer entièrement les sept nations qui possédaient la terre promise aux Israélites. Mais leur idolâtrie n’en fut point la cause ; autrement, pourquoi aurait-on épargné les Moabites, et d’autres nations idolâtres ? En voici la raison. Dieu, qui était le roi des juifs d’une manière toute particulière, ne pouvait pas souffrir qu’on adorât dans son royaume, c’est-à-dire dans le pays de Canaan, un autre souverain. Ce crime de lèse-majesté au premier chef était absolument incompatible avec le gouvernement politique et civil que Dieu exerçait dans l’étendue de ce pays-là. Il fallait donc en extirper toute idolâtrie qui portait les sujets à reconnaître un autre Dieu pour leur roi, contre les lois fondamentales de l’empire. Il fallait aussi en chasser les habitants, afin que les Israélites en eussent une pleine et entière possession. C’est pour cela même que la postérité d’Esaü et de Loth extermina les Emims et les Horims, dont Dieu lui avait destiné les terres, par le même droit (Deuter., II, 12). Mais, quoiqu’on bannît de cette manière toute idolâtrie du pays de Canaan, l’on ne fit pas mourir néanmoins tous les idolâtres. La famille de Rahab et les Gabaonites obtinrent bonne composition de Josué, et il y avait quantité d’esclaves idolâtres parmi les Hébreux. David et Salomon poussèrent leurs conquêtes au-delà des bornes de la terre promise, et ils soumirent à leur obéissance divers pays, qui s’étendaient jusqu’à l’Euphrate. Cependant, de tout ce nombre infini de captifs, de tous ces peuples subjugués, nous ne lisons point qu’aucun d’eux fût châtié à cause de l’idolâtrie, dont ils étaient assurément tous coupables, ni qu’on les forçât, par des supplices et des gênes, à embrasser la religion de Moïse et le culte du vrai Dieu. D’ailleurs, si un prosélyte voulait devenir membre de la république d’Israël, il fallait qu’il se soumît aux lois de l’État, c’est-à-dire à la religion de ce peuple ; mais il recherchait ce privilège de son plein gré, sans y être contraint par aucune violence. Aussitôt qu’il avait acquis ce droit de bourgeoisie, il était sujet aux lois de la république, qui défendaient l’idolâtrie dans toute l’étendue de la terre de Canaan, mais qui n’établissaient rien à l’égard des peuples qui se trouvaient hors de ces bornes.

    John Locke (Lettre sur la tolérance, 1689)

    Il se trouve qu’on pourrait aussi bien écrire une histoire (ce serait nettement plus court) du philojudaïsme. Elle commencerait avec ces presque Juifs, les «théophobes» de la Rome antique, que Nirenberg ne mentionne pas. Mais le meilleur exemple en serait fourni par les travaux des hébraïstes chrétiens (protestants pour la plupart) de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle, qui fouillaient les textes bibliques et rabbiniques à la recherche d’une Constitution conforme à la volonté divine et publiaient des ouvrages s’intitulant, par exemple, «La République hébraïque». Nombre de ces auteurs étudiaient aux côtés de savants juifs, surtout originaires des Pays-Bas. Pourtant, à quelques notables exceptions près, ils restaient le plus souvent fidèles à l’antisémitisme ambiant à propos des Juifs de leur temps. David Nirenberg a beau évoquer ces hébraïstes chrétiens avec son érudition coutumière, ils trouvent difficilement leur place dans son livre. Ces savants, utilisant les rabbins de l’époque talmudique comme d’utiles interprètes, étaient en quête d’un judaïsme ancien, biblique, qu’ils voulaient étudier, voire imiter. Nirenberg traite de la représentation hostile du judaïsme de toutes les époques, vision réaffirmée par des auteurs de toute sorte. Représentation qui a permis de construire le monde social, politique, théologique et philosophique, de nommer les ennemis et de renforcer les positions. Le philojudaïsme est une ambition; l’antijudaïsme se veut une explication. (…) L’histoire de l’antijudaïsme retracée par Nirenberg est à la fois puissante et convaincante, mais elle est aussi inachevée. Il n’évoque jamais le cas des États-Unis, où l’antijudaïsme semble avoir été beaucoup moins répandu et moins utile (comme clé d’interprétation des phénomènes sociaux et économiques) qu’il ne l’avait été dans l’Ancien Monde, et où le philojudaïsme semble avoir été bien plus fort.

    Michael Walzer

    Les chrétiens commencèrent à considérer la Bible hébraïque comme une constitution, conçue par Dieu lui-même pour les enfants d’Israël.

    Eric Nelson

    Why, in the 17th century, did Englishmen begin to argue that kings could never be acceptable rulers, that all sovereignty had to flow from the people? The standard, secular explanation would turn to Hobbes and Locke, who thought of the state as the product of a social contract in which the people delegate their powers to a ruler for the common good. Nelson shows, however, that the debate on this subject in the 17th century revolved around the example of ancient Israel—in particular, on the passage in I Samuel when the Israelites demand that Samuel give them a king, “to judge us like all the nations.” When Samuel tells God about this, God is clearly displeased: “They have rejected me, that I should not reign over them.” Samuel goes on to list all the abuses a king will commit—from conscripting men into his army to seizing land and cattle for taxes—before giving in to the people’s request and anointing Saul. Of course, Christian readers had always known about this passage. What changed during the “Hebrew Renaissance,” Nelson shows, was that they now had access to the debates about kingship in the Talmud and the commentaries). (…) Until the 17th century, even political thinkers who supported a republic had been absolutely opposed to the redistribution of wealth by the government. They were influenced in this, Nelson shows in another passage of wonderful scholarship, by their understanding of Roman history. According to ancient historians, the downfall of the Roman Republic had been caused by the introduction of a law that redistributed lands from wealthy aristocrats to the poor. The lex agraria, as the law was known, stood as a warning to future generations that the state must not be allowed to interfere with private property. But the Hebraists, turning from Rome to Israel, noticed that the Biblical Jubilee—which held that every 50 years all land must be returned to its original owner—was itself a kind of lex agraria, designed to prevent any one person from amassing too much land. They pored over the minute explanations of the property code in the Talmud, especially in Maimonides’s Mishneh Torah. And they concluded that if the laws of Israel were given by God himself, then they must trump even the example of Rome; redistribution of wealth must be God’s will. (…) Once again, a seemingly modern principle—redistribution of wealth by the government in the name of social equality—is shown to have Jewish roots. It is possible that Nelson somewhat overstates the influence that these Jewish sources and examples had on 17th-century thinkers. Did modern thought about government really come from the Bible, or—as seems more plausible—did reformers like Harrington look to ancient Jewish sources to justify their modern ideas, borne of their experiences in war and revolution? As Nelson himself acknowledges, “the encounter between Protestant theorists and Hebrew sources did not take place in a vacuum.”

    Adam Kirsch
















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