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Corée du nord: Pourquoi vous ne connaissez pas la Division 39 (As China-supported North Korean butcher and starver of his own people puts on his yearly show for the West’s complicit media, who bothers to investigate the world’s largest state criminal organization ?)

Posté le samedi 10 octobre 2015 par Admini

office38Attention: une désinformation peu en cacher une autre !

A l’heure où « l’un des univers concentrationnaires les plus impitoyables de l’histoire » dont l’effondrement, comme le rappelait Thérèse Delpech, fera un jour la honte d’un monde libre indifférent qui, via ses satellites et les abondants témoignages des transfuges, en connait pourtant tous les détails …

Fête ignomineusement, avec la Chine sans laquelle il  ne tiendrait pas une semaine,  70 ans d’oppression et de famine systématique de sa population …

Pendant qu’avec les 16 mois restants, à la tête du monde libre, de l’incroyable vacance du pouvoir introduite par l’Administration Obama …

Toutes sortes d’Etats voyous ou faillis, et leurs affidés, de l’Iran à la Russie et l’Etat islamique aux Palestiniens, mettent le Moyen-Orient à feu et à sang et menacent d’invasion l’Europe et le reste du monde …

Combien, parmi nos journalistes qui, tout en diffusant sans la moindre vérification « buzz » oblige les rumeurs les plus folles, accourent régulièrement dans ses hôtels cinq étoiles pour l’occasion …

Prennent la peine de rappeler la vérité d’un régime proprement criminel …

Et notamment de la tristement célèbre Division 39 ..

Cette véritable organisation criminelle qui entre vente d’armes, contrefaçon monétaire et trafic de drogue …

Permet au régime le plus isolé au monde, dans la plus grande opacité et avec le soutien de tout ce que la planète compte de pays et d’individus peu recommandables comme le rapportait cet été le Financial Times, de se raccorder à l’économie mondiale pour ses besoins en devises et marchandises ?

Mais aussi fournit à l’ensemble des autres régimes-voyous de la planète comme l’Iran, à qui le Monde dit libre vient d’accorder le droit à l’arme nucléaire, non seulement les moyens de construire leurs armes de destruction massive …

Mais sert d’inspiration et de modèle pour tous dans l’art, pour se maintenir au pouvoir, de déjouer tant les sanctions que les aides d’un système international bien peu regardant ?

Admini @ 13:37
Catégorie(s): Communistic Park etLIBERTÉS etMédias etTyrannic Park


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4 réponses à “Corée du nord: Pourquoi vous ne connaissez pas la Division 39 (As China-supported North Korean butcher and starver of his own people puts on his yearly show for the West’s complicit media, who bothers to investigate the world’s largest state criminal organization ?)”

  • 4
    Al Cool:

    Le 10 octobre à Pyongyang le régime nord-coréen fêtait le 70e anniversaire de la dictature communiste. Une gigantesque parade militaire a été organisée en présence du numéro un du pays, Kim Jong-un.

    Alors qu’il s’agissait de fêter le parti communiste dit des travailleurs, c’est un défilé militaire gigantesque qui tendait à démontrer la puissance de l’État.

    La parade s’est déroulée sur la place Kim Il-Sung, avec chars, missiles et défilés au pas de l’oie. Tout a été mis en scène pour associer montrer à quel point le régime de parti unique est militairement fort.

    Dans les rues de la capitale, on apercevait partout les chiffres « 10-10 », représentant le 10 octobre, la date de naissance du [prétendu] Parti des travailleurs : sur des affiches géantes ou dans des compositions florales aux principaux carrefours. Ces démonstrations auront été les plus impressionnantes depuis que Kim Jong-un a succédé à son père Kim Jong-Il à sa mort en 2011.

    Sur la place Kim Il-sung, des dizaines de milliers de civils alignées au carré, brandissaient des fleurs artificielles écarlates tandis que d’autres, en arrière-plan, représentaient les emblèmes du parti du travail se détachant en jaune sur ce fond rouge. Près d’un quart de la population de la capitale (2,4 millions) avait été mobilisé pour l’événement, défilant ou ovationnant le jeune dirigeant Kim Jong-un en hurlant « Mansé ! Mansé ! » (Dix mille vies !)

    Le dictateur a salué la foule d’un balcon surplombant la place nommée en l’honneur de son grand-père, comme il l’avait fait lors du dernier défilé d’envergure : en 2013, une grande parade avait célébré le 60e anniversaire de l’armistice qui avait mis fin à la guerre de Corée (1950-53).

    Kim Jong-Un était accompagné au balcon par Liu Yunshan, membre du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois, Pékin demeurant l’allié traditionnel de la Corée du Nord. En dehors de cette présence on a pu encore constater l’isolement extrême de la Corée du Nord sur la scène internationale. Aucun représentant russe ou cubain n’était présent.

    Il ne doit subsister aucune ambiguïté quant à la filiation communiste de ce régime, filiation dont on gomme trop souvent l’appellation. Le parti dit « des travailleurs », avait été immédiatement reconnu comme parti frère par l’union soviétique stalinienne dès la conquête du nord de la Corée en 1945 par l’Armée rouge, dans laquelle Kim Il-sung combattait.

    Ce parti se réfère toujours au marxisme-léninisme. Son drapeau n’est qu’une version des homologues est-allemands, albanais, etc. À la faucille et au marteau s’ajoute le pinceau, supposé représenter l’écriture des idéogrammes c’est-à-dire le travail des intellectuels. Deux doctrines ont été introduites depuis 1949, le « ju-che » par Kim Il-sung au pouvoir de 1948 jusqu’à sa mort en 1994, puis le « song-un » par son fils au pouvoir de 1994 jusqu’à sa mort en 2011 : elles ne sont envisagées que comme des compléments successifs. La dernière mouture de la Constitution révisée en avril 2009 ne s’y réfère plus au communisme. L’ajout est d’ordre essentiellement militaire, le président du Comité de la défense nationale étant présenté comme le Dirigeant suprême du pays (art. 100 à 105).

    Le culte de la personnalité de la dynastie des Kim achève de renforcer la parenté avec le stalinisme. On a ainsi érigé, à travers tout le territoire, de nouvelles statues à la gloire des dirigeants décédés.

    La cérémonie d’anniversaire a commencé en milieu de journée. Elle s’est terminée sous une pluie battante à la nuit tombée par une marche au flambeau de 45 minutes réunissant 100 000 lycéens en chemise blanche et cravate rouge. Les Bataillons défilaient au pas de l’oie, dans les nuées de drapeaux rouges. Les pièces d’artillerie, les blindés, les missiles mobiles de moyenne et longue portée sur leur rampe de lancement et les drones bleu ciel de fabrication locale contribuaient à une démonstration de force et de fierté nationale.

    Dans son discours, Kim Jong-un a affirmé : « notre armée est devenue invincible et peut défier n’importe quel ennemi », et ajouté : « le monde doit se préparer à voir comment le peuple coréen construit sa puissance. » La Corée du nord s’est proclamée puissance nucléaire en 2013, après son troisième essai atomique. Elle a annoncé en septembre son intention de développer sa production nucléaire et d’envoyer dans l’espace un lanceur de satellite suscitant des mises en garde des États-Unis mais aussi de la Chine.

    Le 7 octobre, l’association de défense des droits de nord-coréennes de vouloir, par la pratique du travail forcé, contrôler les habitants et se maintenir au pouvoir, tout en en tirant des bénéfices économiques. « Il ne pourrait y avoir de contraste plus saisissant entre la fiction d’un paradis prolétaire nord-coréen et la réalité d’un système qui force les gens à travailler gratuitement pour construire son économie », a déclaré Phil Robertson, directeur adjoint du HRW pour l’Asie.

    Les Nations unies comme les ONG considèrent que le travail forcé sert pour partie à assurer la survie économique du régime. Ce système s’est retrouvé au centre de l’économie, le gouvernement cherchant à compenser la perte de main-d’œuvre consécutive à la famine des années 1990 qui causa la mort de 900 000 victimes environ.

    → pour en savoir plus sur la Corée du nord, retrouver les livres de Pierre Rigoulot, spécialiste du régime nord-coréen et auteur des livres « Les aquariums de Pyongyang » : dix ans au goulag nord-coréen, le témoignage de Kang Chol-hwan et « La Corée du nord État voyou » [nouvelle édition actualisée].

    http://est-et-ouest.fr/chronique/2015/151014.html

  • 3
    Al Cool:

    Témoignages recoupés:

    « Évadés de Corée du Nord »
    Juliette Morillot
    Dorian Malovic

    « Rescapé du camp 14  »
    Blaine Harden

    Dossiers, références et bibliographie in
    COREE DU NORD 2014
    Histoire & Liberté Nr 53

    http://www.souvarine.fr

  • 2
    Al Cool:

    Pour infos, témoignages, dons de temps, d’argent, moyens de manifester sa solidarité:

    Comité d’aide à la population nord-coreenne
    c/o André Selnik
    84, rue des Gravilliers
    75003 Paris

    activites@souvarine.fr

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Le jour où la Corée du nord s’effondrera, on découvrira un des univers concentrationnaires les plus impitoyables de l’histoire, avec des survivants dont les récits feront honte au monde libre. Et l’on s’interrogera alors sur les raisons pour lesquelles les informations n’ont pas conduit à rompre les relations diplomatiques et à demander des comptes à Pyong Yang.

    Thérèse Delpech

    En dépit de l’impitoyable dictature qui y règne, la Corée du Nord est souvent traitée dans les pages buzz des sites web, et non dans les pages International. Le pays rentre dans ce champ indifférenciant qu’est l’info buzz, où des lamas dans le tramway de Bordeaux ou dans les rues de Phoenix et des controverses sur des robes bleues ou blanches côtoient des exécutions sommaires d’opposants politiques, le tout dans un grand rire général. Le spécialiste de la Corée du Nord, c’est Buzzfeed et pas Le Monde Diplomatique. L’exemple le plus frappant se trouve sur le très respectable Monde.fr. Big Browser, le blog consacré aux contenus viraux, et seul lieu du site pouvant héberger une polémique sur la couleur d’une robe, s’est fait une spécialité des sujets sur la Corée du Nord. Big Browser a publié pas moins d’une cinquantaine d’articles sur la Corée du Nord, traité le plus souvent avec une légèreté inhabituelle pour le quotidien du soir: «Kim Jong-un vous manque, et tout est dépeuplé», «La guerre du sapin de Noël aura-t-elle lieu?», «Comment Björn Borg a fait bombarder Pyongyang de caleçons roses». Même les sujets sur la famine y sont traités sous un angle «insolite». Contacté par mail, Vincent Fagot, rédacteur en chef du Monde.fr, tient à rappeler que la Corée du Nord est davantage traitée par Le Monde en rubrique International. La particularité de l’info buzz — qui explique le traitement réservé à la Corée du Nord — est qu’elle circule le plus souvent sur le mode du bouche-à-oreille, avec des critères de vérification très limités et un contenu altéré au fil des reprises et des traductions. Ce type de format journalistique ne cherche pas à dire le vrai. La vérité de l’info buzz est celle qu’on veut bien entendre. C’est une info qui se conforme à nos attentes, qui confirme nos fantasmes et nos bonnes blagues. Les articles sur la Corée du Nord ne nous disent pas «Le monde est dangereux» comme souvent les articles des pages International, mais plutôt «Le monde est fou». La Corée du Nord est une dictature acidulée, où s’épanouissent un dictateur à la coupe de hipster et de charmantes licornes. Chaque nouvel article doit nous renforcer dans cette vision du «royaume de l’absurde». (…) L’info buzz jubile de ce moment où la réalité dépasse la fiction, où une news sur Kim Jong-un devient plus drôle que The Interview, le film de Seth Rogen sur la Corée du Nord, où LeMonde.fr peut rivaliser avec le Gorafi. La Corée du Nord est reléguée au rayon buzz car les images qui nous arrivent du pays, via la propagande nord-coréenne, sont celle d’un grand Disneyland, un décor de carton-pâte dans lequel évolue le poupin Kim Jong-un. C’est une leçon pour les communicants de toute la planète: pour que les médias reprennent un message, il suffit de les penser comme une scène de mauvais téléfilm, organisé autour d’une figure reconnue de la culture pop, comme l’est Kim-Jong-un. Il faut être le moins crédible, le plus proche de la fiction, pour que l’info buzz s’en empare.

    Vincent Glad

    Located in a heavily guarded concrete building in downtown Pyongyang, Bureau No. 39 is the nerve center of North Korea’s state-run network of international crime. Its official name is Central Committee Bureau 39 of the Korean Workers’ Party. The authors refer to it by what Bechtol says is the more accurately nuanced translation of “Office No. 39.” The mission of Office No. 39 is to generate torrents of cash for North Korean ruler Kim Jong Il, by way of illicit activities abroad. Favorite rackets include international trafficking of drugs produced under state supervision in North Korea, and state production and laundering into world markets of counterfeit U.S. currency, and cigarettes. Such activities are tied directly to the survival of Kim’s regime. The authors report “the crimes organized by Office No. 39 are committed beyond the borders of North Korea by the regime itself, not solely for the personal enrichment of the leadership, but to prop up its armed forces and to fund its military programs.” What sets Office No. 39 apart from more pedestrian political corruption or organized crime is that this operation is not some wayward private gang or unauthorized appendage of government. It is an integral and institutionalized part of the North Korean regime. As such, it enjoys the perquisites and protective trappings of the modern nation-state, including the use of North Korean embassies and state-run businesses abroad, and the reluctance of other nations to intervene in the sovereign affairs of North Korea. Office No. 39 is directly tied to Kim himself, who set it up way back in 1974, when his father, Kim Il Sung, was still in power. The authors explain: “This office was established for the explicit purpose of running illegal activities to generate currency for the North Korean government.” Since the 1991 Soviet collapse, which ended subsidies from Moscow, Office No. 39 has become ever more important, and especially over the past 10 years, its activities have become more prolific. Office No. 39 continues to report directly to Kim, who took charge of the regime when his father died in 1994. According to a North Korean defector interviewed by the authors, Kim Kwang-Jin, who has firsthand knowledge of North Korean financial practices, Office No. 39 is also known to North Korean insiders as “the keeper of Kim’s cashbox.” Organized into 10 departments, specializing in various illicit activities, Office No. 39 serves as a slush fund through which billions of dollars have flowed over the years. In a bizarre personal touch, these funds are collected and presented periodically to Kim in aggregate amounts, labeled “revolutionary funds,” on such special occasions as his official birthday, Feb. 12, or the birthday of his late father, Kim Il Sung, April 15th. This money is not spent on easing the miseries of millions of repressed and famished North Koreans. That effort–from which Kim also has a record of appropriating resources to sustain his regime–is left to the likes of international donors, contributing via outfits such as the United Nations. The authors explain that the profits of Bureau 39 help swell the offshore bank accounts of Kim’s regime, used not only to pay for his luxurious lifestyle, but to buy the loyalties and materials that underpin his totalitarian, nuclear-entwined military state …

    Claudia Rosett

    En dépit de leur rhétorique sur le besoin pressant de développer un arsenal nucléaire, la plus grande priorité des dirigeants nord-coréens est de faire entrer des devises étrangères. Sans elles, estiment les experts, le régime risquerait de s’effondrer sous le poids des sanctions internationales. Les courses de taxis ne peuvent bien entendu à elles seules combler cette lacune. Mais les taxis KKG ne sont que l’arbre qui cache la forêt. La flotte de taxis de KKG est l’un des produits issus d’un partenariat entre un groupe d’investisseurs basés à Hong Kong et une antenne occulte de l’Etat nord-coréen qui, comme le montre notre enquête, a pour vocation première de négocier des contrats à l’international. L’alliance de Pyongyang avec le groupe Queensway [basé à Hong Kong], un groupement d’hommes d’affaires connus pour avoir des liens avec des régimes parias, est opaque. Mais il semble évident que cette alliance permet au régime le plus isolé du monde de garder la tête hors de l’eau. (…) “La plupart des sociétés nord-coréennes sont sous le coup des sanctions des Etats-Unis, de l’UE ou des Nations unies. Elles changent régulièrement de raison sociale, tout comme leurs navires changent de pavillons. Mais la plupart appartiennent à des officiers supérieurs de l’armée ou au Parti du travail de Corée, au pouvoir. Comme elles sont inscrites sur la liste des sanctions, elles ont besoin d’une société étrangère susceptible de les aider à commercer avec des pays étrangers.” (…) Selon plusieurs hauts responsables asiatiques et américains, la branche nord-coréenne du réseau KKG conduit à une organisation clandestine nommée la Division 39 du Parti du travail. Les Etats-Unis qualifient la Division 39 de “branche clandestine du gouvernement (…) qui assure un soutien essentiel au pouvoir nord-coréen, en partie en menant des activités économiques illicites et en gérant des caisses noires, et en générant des revenus pour les instances dirigeantes.” Les dirigeants nord-coréens ont dû recourir à cette stratégie après des années de sanctions internationales. Imposées en réaction aux essais nucléaires de 2006, 2009 et 2013 ces dernières prévoient notamment un embargo sur les armes visant à empêcher la Corée du Nord de se livrer au commerce de matériel militaire et de se procurer des pièces pour son programme atomique ; un gel des avoirs destiné à exercer une pression financière sur le pouvoir ; et un embargo sur l’exportation de produits de luxe, conçu pour priver les hauts dirigeants des attributs du pouvoir – des homards jusqu’aux cigarillos, en passant par les fourrures et les yachts. Les Nations unies ont fixé le cadre général des sanctions, les Etats décidant par eux-mêmes ce qu’ils interdisent. Les rapports annuels d’une commission onusienne qui surveille les sanctions parlent cependant d’un jeu du chat et de la souris, car les dirigeants nord-coréens usent d’une panoplie de subterfuges en constante évolution pour déguiser leurs activités commerciales à l’étranger. Le dernier rapport en date de l’ONU, remis au Conseil de sécurité en février, fait ainsi état de ventes d’armes en Afrique et de l’utilisation de “pavillons de complaisance” pour échapper aux contrôles sur le transport maritime nord-coréen. Il indique également que “des structures commerciales légales ont été utilisées pour des activités illégales”. (…) Au cours des dix dernières années, le groupe Queensway a bâti un empire commercial contrôlant un portefeuille de plusieurs milliards de dollars, dont les tentacules s’étirent du Zimbabwe jusqu’à Manhattan. La nature précise de l’association avec KKG n’est pas très claire – on ignore s’il s’agit d’une joint-venture officielle ou d’un arrangement plus informel. Les liens entre les financiers de KKG se sont noués vers 2006. Selon le récit du haut fonctionnaire asiatique – dont des détails ont été corroborés par d’autres témoignage –, la percée de Queensway en Corée du Nord a été initiée par le représentant du groupe qui a promu ses intérêts en Afrique et ailleurs. Il utilise au moins sept identités différentes, la plus connue étant Sam Pa. L’année dernière, une enquête du Financial Times a établi que M. Pa et les autres fondateurs du groupe Queensway entretenaient des liens étroits avec de puissants intérêts à Pékin, y compris le service de renseignements chinois et plusieurs entreprises d’Etat. Ils ont également des relations avec de grands groupes occidentaux : des sociétés du groupe Queensway sont en affaires avec BP [compagnie pétrolière britannique] en Angola, Gl encore [entreprise anglo-suisse de négoce et d’extraction de matières premières] en Guinée, et d’autres. (…) “Les taxis KKG peuvent rapporter au régime quelques devises, grâce aux touristes de passage à Pyongyang, mais tout indique que les véritables cibles du groupe Queensway sont les secteurs minier et pétrolier”, souligne le chercheur américain J. R. Mailey, l’un des auteurs d’un rapport de 2009 du Congrès américain qui a récemment publié une deuxième étude détaillée sur le groupe. Le think tank britannique Chatham House signalait dans un rapport datant de 2009 qu’une filiale chinoise de Queensway, avait proposé en 2007 une entreprise publique chinoise pour réaliser des explorations sismiques sur deux sites de prospection pétrolière en Corée du Nord.

    Financial Times
















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