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Centenaire du génocide arménien: L’Arménie n’est pas à notre programme (Nothing happened at Gallipoli on April 24: How America, Britain, Australia and New Zealand helped Turkey hide the Armenian Holocaust)

Posté le vendredi 24 avril 2015 par jc durbant

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Attention: un déni peut en cacher d’autres !

Etats-Unis, Royaume-Uni, Irlande, Australie, Nouvelle Zélande, Danemark, Espagne …

En ces temps étranges où, triste ironie de l’histoire, les djiahdistes de l’Etat islamique terminent sur les mêmes territoires le travail commencé il y a cent ans par leurs prédécesseurs de l’Etat turc …

Et que fidèle à ses habitudes, le Golfeur-en-chef de la Maison Blanche a non seulement encore laissé dans sa poche les promesses répétées, vote arménien oblige, sur la question …

Mais après Paris et Auschwitz, ajouté Erevan à la longue liste de ses absences remarquées …

Pendant qu’avec le refroidissement de ses relations avec une Turquie qui cache de moins en moins son antisémitisme, la prochaine victime sur la liste des génocidaires se voit seule sommer, pour une reconnaissance largement parlementaire et notoirement à géométrie variable voire inexistante selon les termes utilisés et les pays ou même les régions, y compris au sein de l’Etat juif lui-même et dans la France donneuse de leçons en chef et maitresse es lois liberticides, de sacrifier son dernier soutien dans le monde musulman …

Comment s’étonner encore …

Au nom de leur intérêt bien compris et aux côtés du maitre-négationniste d’Ankara …

De l’incroyable contribution des princes Charles et Harry comme des premiers ministres irlandais, australien et néo-zélandais …

A non seulement la célébration du héros génocidaire d’une des plus tragiques défaites de l’Empire britannique …

Mais via la date complètement fictive du 24 avril, les dates officielles turque et britannique étant respectivement les 18 et 25 avril …

A rien de moins qu’une énième répétition du premier déni d’un génocide …

Qui inspira à Hitler sa Solution finale à lui ?



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41 réponses à “Centenaire du génocide arménien: L’Arménie n’est pas à notre programme (Nothing happened at Gallipoli on April 24: How America, Britain, Australia and New Zealand helped Turkey hide the Armenian Holocaust)”

  • 41
    jc durbant:

    Et, alors que les Palos de la religion-coucou veulent se faire leur musée de l’holocauste à Washington à côté celui de leurs modèles préférés, le massacre des Haïtiens de 1937 par Trujilo, on le met où ?

    Voir:

    For the sake of clarity and decency, one must delineate between (a) genocides (documented attempts to wipe off a race or a nation); (b) non-genocidal mass murders; (c) enslavement of large numbers of people; (d) planned dispossession and expulsion of large numbers of people; and (e) secondary effects of wars and other crises. In that order.

    The Holocaust qualifies under point (a). So does the starvation program against the Hereros (in German Southwest Africa shortly before WW1), and the further genocidal operations against the Armenians, the Iraqi Chaldeans, the black minority in the Dominican Republic, the Roma/Sinti in Europe, and the Tutsis in Rwanda.

    The « Nakba » does not compare to most other collective tragedies in the last century.

    The Soviet, Red Chinese, and Khmer Rouge domestic massacres qualify under point (b), as well as the Nazi treatment of European nations (like the Poles), the Japanese atrocities in China, and many further ethnic and religious massacres in the Balkans, South Asia, and Africa.

    The African slave trade and the slavery regimes in both Islamic countries and the Christian colonies in the Americas and elsewhere qualify under point (c). So do massive slave work programs in the Soviet Union, in Nazi Germany, in Maoist China, and in present-day North Korea.

    Qualifying under point (d): The U.S. treatment of many Native Americans in the 19th century; the French treatment of Kabyles in Algeria in 1871; the alternate expulsion of Turks, Greeks, and Turks again between 1912 and 1923; the expulsion of Poles and French from areas slated for German colonization during WW2; the expulsion of ethnic Germans from East Prussia, Transoderian Germany, and Czechoslovakia in 1945; the mass anti-Christian pogroms in Turkey in 1955; the expulsion of Christians and Jews from Arab or Islamic countries from 1956 on (Egypt, North Africa, the Middle East); and the expulsion of ethnic Greeks from Northern Cyprus.

    UNRWA has evolved from a temporary relief and works program into a broad social welfare organization.

    The Nakba should be chiefly considered under point (e): the mass flight of Arab Palestinians was a collateral outcome of the first Arab-Israeli war, which was initiated by the Arab Palestinian leadership of the day and six Arab nations.

    Even so, Arab Palestinian refugees, while often unwelcome in neighboring Arab countries, were given a privileged status by the United Nations and have been able to retain it on a hereditary basis to this day.

    As an average, UNRWA — the United Nations agency that deals exclusively with Palestinian refugees — has been getting one third of the global United Nations budget for refugees over a period of almost seventy years.

    It is noteworthy that most Muslim victims come also under point (e), whereas Muslim powers acted criminally in many instances under points (a), (c) and (d). Likewise, it should be stressed that throughout the 1915-2015 period, Christians have been the largest victim group in the Middle East under points (a), (d) and (e), followed by Jews under points (d) and (e).

    Again, comparison of the Nakba with the Holocaust or with much of the above criminality of the past 100 years is parody rooted in anti-Israeli sentiment.

    Michel Gurfinkiel

  • 40
    jc durbant:

    Mais, outre l’industrialisation du processus (qu’auraient fait les Turcs ou les Houtous ou même nos Carrier et Turreau ou les staliniens avec des chambres à gaz ?), ne peut-on y voir différents degrés du même processus génocidaire avec de toute évidence tout en haut le summum et l’idéal-type de l’Allemagne nazie et aussi bien sûr cette idée de boucs émissaires sur lesquels refonder toute une nation ?

    Que disait, avant les bolchos et les maos et autres khmers rouges diplômés de notre ENS, notre St Just national déjà ?

    « Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres » …

    Voir par ailleurs:

    Dans l’histoire de l’Europe moderne, c’est la Révolution française qui la première fit passer dans la réalité l’idée d’exterminer une classe ou un groupe.

    Ernst Nolte

    Nous n’avons jamais eu l’ordre écrit de Hitler concernant le génocide juif, nous possédons ceux de Barrère et de Carnot relatifs à la Vendée. (…) D’ailleurs, à chaque fois que je passe devant le lycée Carnot, je crache par terre.

    Pierre Chaunu

    Lénine assimilait les Cosaques à la Vendée pendant la Révolution française, et souhaitait leur appliquer le traitement que Gracchus Babeuf, l’ « inventeur » du communisme moderne, qualifiait dès 1795 de « populicide. »

    Stéphane Courtois (préface du Livre noir du communisme, 1997)

    Pour faire des chambres à gaz, nous avons manqué de gaz.

    Soljenitsyne

    Il n’y aurait de moyen de ramener le calme dans ce pays qu’en en faisant sortir tout ce qui n’était pas coupable et acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible de républicains. (…) La guerre ne sera complètement terminée que quand il n’y aura plus un habitant dans la Vendée.

    Hentz et Francastel

    Voir encore:

    L’autorité d’une populace corrompue et tumultueuse doit plutôt être considérée comme une ochlocratie qu’une démocratie, comme le despotisme de la cohue, et non le gouvernement du peuple.

    James Mackintosh (1791)

    Détruisez la Vendée et Valenciennes ne sera plus au pouvoir des Autrichiens. Détruisez la Vendée et le Rhin sera délivré des Prussiens. Détruisez la Vendée et l’Anglais ne s’occupera plus de Dunkerque. Détruisez la Vendée et l’Espagne sera morcelée et conquise par les méridionaux. Détruisez la Vendée et une partie de l’armée de l’Intérieur ira renforcer l’armée du Nord. Détruisez la Vendée et Toulon s’insurgera contre les Espagnols et les Anglais. Lyon ne résistera plus et l’esprit de Marseille se relèvera à la hauteur de la Révolution. La Vendée et encore la Vendée, voilà le chancre qui dévore le cœur de la République. C’est là qu’il faut frapper.

    Bertrand Barère de Vieuzac

    Tous les Français, tous les sexes, tous les âges, sont appelés par la Patrie à défendre la liberté. Toutes les facultés physiques ou morales, tous les moyens politiques ou industriels lui sont acquis ; tous les métaux, tous les éléments sont ses tributaires. Que chacun occupe son poste dans le mouvement national et militaire qui se prépare. (…) Les maisons nationales seront converties en caserne, les places publiques en ateliers (…). Il faut que la France ne soit plus qu’un vaste camp.

    Barère (Rapport sur la réquisition physique des jeunes citoyens. août 1792)

    La Vendée doit être un cimetière national.

    Turreau (Général en chef de l’armée de l’Ouest)

    Qu’on ne vienne pas nous parler d’humanité envers ces féroces Vendéens; ils doivent tous être exterminés.

    Carrier

    Que nous le voulions ou non, que cela nous plaise ou que cela nous choque, la Révolution française est un bloc dont on ne peut rien distraire parce que la vérité historique ne le permet pas.

    Clémenceau (intervention à l’Assemblée nationale suite à la sortie d’une pièce jugée blasphématoire sur Thermidor, 29 janvier 1891)

    Quand un pays révolutionnaire lutte à la fois contre les factions intérieures et contre le monde, quand la moindre hésitation ou la moindre faute peuvent compromettre pour des siècles peut-être le destin de l’ordre nouveau, ceux qui dirigent cette entreprise immense n’ont pas le temps de rallier les dissidents, de convaincre leurs adversaires. Ils ne peuvent faire une large part à l’esprit de dispute ou à l’esprit de combinaison. Il faut qu’ils abattent, il faut qu’ils agissent, et, pour garder intacte leur force d’action, pour ne pas la dissiper, ils demandent à la mort de faire autour d’eux l’unanimité immédiate dont ils ont besoin.

    Jean Jaurès

    La guillotine n’était qu’un épouvantail qui brisait la résistance active. Cela ne nous suffit pas. (…) Nous ne devons pas seulement « épouvanter » les capitalistes, c’est-à-dire leur faire sentir la toute-puissance de l’Etat prolétarien et leur faire oublier l’idée d’une résistance active contre lui. Nous devons briser aussi leur résistance passive, incontestablement plus dangereuse et plus nuisible encore. Nous ne devons pas seulement briser toute résistance, quelle qu’elle soit. Nous devons encore obliger les gens à travailler dans le cadre de la nouvelle organisation de l’Etat.

    Lénine

    On s’étonne de la fatalité qui porte la Révolution à répandre le sang. C’est oublier que chez nous, la plupart des crimes sont le résultat de l’envie. La Révolution n’est que l’application sociale de l’envie.

    Blanc de Saint-Bonnet

    Votre dictature n’est plus la dictature temporaire. (…) Elle est un système de gouvernement stable, presque régulier dans votre esprit. (…) C’est dans votre pensée un système de gouvernement créé une fois pour toute. (…) Vous concevez le terrorisme comme moyen de gouvernement.

    Léon Blum (Congrès de Tours, 1920)

    En dépit du fait que tous les historiens sérieux, fussent-ils ardemment républicains, conviennent que la Révolution française pose un problème, l’imagerie officielle, celle des manuels scolaires du primaire et du secondaire, celle de la télévision, montre les événements de 1789 et des années suivantes comme le moment fondateur de notre société, en gommant tout ce qu’on veut cacher : la Terreur, la persécution religieuse, la dictature d’une minorité, le vandalisme artistique, etc. Aujourd’hui, on loue 1789 en reniant 1793. On veut bien de la Déclaration des Droits de l’homme, mais pas de la Loi des suspects. Mais comment démêler 1789 de 1793, quand on sait que le phénomène terroriste commence dès 1789 ? (…) L’idée de base du Livre noir de la Révolution est de montrer cette face de la réalité qui n’est jamais montrée, et rappeler qu’il y a toujours eu une opposition à la Révolution française, mais sans trahir l’Histoire. Qu’on le veuille ou non, qu’on l’aime ou non, la Révolution, c’est un pan de l’Histoire de la France et des Français. On ne l’effacera pas: au moins faut-il la comprendre.

    Jean Sévillia (commissaires de la République)

    Voir enfin:

    Les documents que j’ai étudiés suggèrent qu’en tout, le Grand Bond en avant a provoqué la mort de 45 millions de personnes. (…) Pour honorer les dizaines de millions de victimes, il n’y a pas de musée, pas de monument, pas de journée commémorative. Les survivants, vivant pour la plupart à la campagne, emportent trop souvent leurs souvenirs dans leur tombe.

    Frank Dikötter

    Un des grands problèmes de la Russie – et plus encore de la Chine – est que, contrairement aux camps de concentration hitlériens, les leurs n’ont jamais été libérés et qu’il n’y a eu aucun tribunal de Nuremberg pour juger les crimes commis.

    Thérèse Delpech (« L’Ensauvagement: le retour de la barbarie au XXIe siècle », 2005)

    Il est malheureux que le Moyen-Orient ait rencontré pour la première fois la modernité occidentale à travers les échos de la Révolution française. Progressistes, égalitaristes et opposés à l’Eglise, Robespierre et les jacobins étaient des héros à même d’inspirer les radicaux arabes. Les modèles ultérieurs — Italie mussolinienne, Allemagne nazie, Union soviétique — furent encore plus désastreux. Ce qui rend l’entreprise terroriste des islamistes aussi dangereuse, ce n’est pas tant la haine religieuse qu’ils puisent dans des textes anciens — souvent au prix de distorsions grossières —, mais la synthèse qu’ils font entre fanatisme religieux et idéologie moderne.

    Ian Buruma et Avishai Margalit

    De même qu’Hitler avait décrit à l’avance ses crimes, Pol Pot (aujourd’hui décédé) avait expliqué par avance qu’il détruirait son peuple pour en créer un nouveau. Pol Pot se disait communiste : il le devint, étudiant, à Paris, dans les années 1960. (…) Ce que les Khmers rouges imposèrent au Cambodge, ce fut bien le communisme réel : il n’y eut pas, ni en termes conceptuels ou concrets de distinction radicale entre ce règne des Khmers rouges et le Stalinisme, le Maoïsme, le Castrisme ou la Corée du Nord. Tous les régimes communistes suivent des trajectoires étrangement ressemblantes que colorent à peine, les traditions locales. Dans tous les cas, ces régimes entendent faire du passé table rase et créer un homme nouveau ; dans tous les cas, les « riches », les intellectuels et les sceptiques sont exterminés. Les Khmers rouges regroupèrent la population urbaine et rurale dans des communautés agricoles calquées sur les précédents russes, les kolkhozes et chinois, les communes populaires, pour les mêmes raisons idéologiques et conduisant au même résultat : la famine. Sous toutes les latitudes, le communisme réel patauge dans le sang : extermination des Koulaks en Russie, révolution culturelle en Chine, extermination des intellectuels à Cuba. Le communisme réel sans massacre, sans torture, sans camps de concentration, le goulag ou le laogaï, cela n’existe pas. Et si cela n’a pas existé, il faut bien en conclure qu’il ne pouvait en être autrement : l’idéologie communiste conduit nécessairement à la violence de masse parce que la masse ne veut pas du communisme réel. Ceci dans les rizières du Cambodge tout autant que dans les plaines de l’Ukraine ou sous les palmiers cubains : et les régimes communistes partout et toujours ne furent jamais qu’imposés par l’extrême violence. (…)

    Le procès de Douch, puis de la Bande des quatre est donc le premier procès d’apparatchiks marxistes responsables dans un régime officiellement et réellement marxiste, léniniste, maoïste. Le procès du nazisme fut instruit à Nuremberg en 1945, celui du fascisme japonais à Tokyo en 1946, mais celui du communisme jamais. Bien que le communisme réel ait tué ou dégradé plus de victimes que le nazisme et le fascisme réunis. Ce procès du communisme n’a jamais eu lieu, – en dehors de la sphère intellectuelle – pour deux raisons : d’abord, le communisme bénéficie d’une sorte d’immunité idéologique parce qu’il se réclame du progrès. Et surtout, parce que les communistes sont toujours au pouvoir, à Pékin, Pyongyang, Hanoi et La Havane. Là où ils ont perdu le pouvoir, ils ont organisé leur propre immunité en se reconvertissant en socio-démocrates, en hommes d’affaires, en leaders nationalistes, ce qui est le cas général dans l’ex-union soviétique.

    Guy Sorman

    Les Khmers rouges s’emparent de Phnom Penh : une séquence historique s’achève parce qu’une contradiction est résolue (…). La résolution d’une contradiction exige que quelque chose disparaisse (…). Il n’est de pensée révolutionnaire véritable que celle qui mène la reconnaissance du nouveau jusqu’à son incontournable envers : de l’ancien doit mourir (…). La dialectique matérialiste affronte la perte et la disparition sans retour. Il y a des nouveautés radicales parce qu’il y a des cadavres qu’aucune trompette du Jugement ne viendra jamais réveiller. Au plus fort de la Révolution culturelle, on disait en Chine : l’essence du révisionnisme, c’est la peur de la mort.

    Alain Badiou

    Le communisme, c’est le nazisme, le mensonge en plus.

    Jean-François Revel

    La plupart d’entre nous, après l’avoir souhaitée, saluaient cette victoire des forces révolutionnaires dont les programmes, notamment celui de leur congrès de février 1975, disaient qu’ils avaient pour objectif de purger leurs pays de la corruption qui en était la plaie purulente, de rétablir la justice et l’égalité et d’affirmer l’indépendance nationale. Qui, n’étant ni Mgr Lefèvre, ni Richard Nixon, n’aurait soutenu un tel programme?

    Jean Lacouture (Survive le peuple cambodgien!, 1978)

    Une société nouvelle sera créée; elle sera débarrassée de toutes les tares qui empêchent un rapide épanouissement : suppression des moeurs dépravantes, de la corruption, des trafics de toutes sortes, des contrebandes, des moyens d’exploitation inhumaine du peuple(…). « Le Cambodge sera démocratique, toutes les libertés seront respectées, le bouddhisme restera religion d’Etat, l’économie sera indépendante, l’usage de la langue nationale sera généralisé dans les services publics.

    Jacques Ducornoy (Le Monde, 16 avril 1975)

    Une telle volonté [de ménager au maximum les civils et de ne pas détruire trop d’habitations et d’objectifs économiques], qui cadre avec les déclarations politiques des responsables khmers rouges, montre qu’ils ont bien compris les sentiments d’une population conditionnée par la crainte d’un « bain de sang ». […] La réconciliation nationale qu’ils préconisent et la reconstruction d’un pays ravagé par une guerre suscitée par Washington en dépendent.

    Patrice De Beer (Le Monde 17 avril 1975)

    La ville est libérée. (…) Il n’y a pas eu de résistance républicaine. On entend encore des coups de feu dans le centre de la ville, mais l’enthousiasme populaire est évident. Des groupes se forment autour des maquisards souvent porteurs d’artillerie américaine, jeunes, heureux, surpris par leur succès facile.

    Patrice De Beer (Enthousiasme populaire, Le Monde, 18 avril 1975)

    Ce communisme tire son inspiration du modèle chinois, a un caractère original. (…) Pour la première fois, une révolution a remis en cause radicalement la société. Pour la première fois, la victoire a été uniquement l’œuvre des paysans. (…) Personne ne peut se permettre de juger une expérience aussi nouvelle, aussi révolutionnaire.

    Patrice De Beer (Qui gouverne le Cambodge? », Le Monde, 10 mai 1975)

  • 39
    Letel:

    Il y a aussi le côté méthodique germanique, l’idée un peu pathologique de toujours voir aller jusqu’au bout, no stone left unturned, la volonté d’exhaustivité. Comme disait Thomas Mann : « Seul ce qui est exhaustif est intéressant ». D’où l’idée fixe, la folie d’aller chercher tous les juifs, jusqu’au dernier shtetl des Carpates, l’idée folle que si la guerre était perdue, au moins on achevait un truc.

  • 38
    MERCATOR:

    Je ne trouve point de cette rationalité chez les nazis. Je conçois à la rigueur que les Juifs aient pu être perçus comme un danger pour la pureté de « la race des seigneurs » mais bâtir toute une industrie d’extermination en plein effort de guerre ? Alors que les Juifs allemands ont déjà été décimés et réduits à l’inexistence ? Y’avait-il pas d’autres priorités que d’envoyer un train chercher une famille juive dans un shtetl paumé au fin fond des Carpates ?

    Le génocide arménien est seulement un massacre à grande échelle ethnique et religieux , on déteste les arméniens parce qu’ils sont chrétiens, non turcophone d’origine et parce qu’ils sont commerçants et plutôt plus favorisés que les indigènes sur le plan économique .

    Le génocide Nazi, lui est construit, structuré, rationnel dans sa folie, le juif est un poison subtil, corrupteur, déclencheur de conflits, pernicieux, ennemi juré de l’Allemagne, du Reich c’est une question de survie de la race aryenne de les exterminer jusqu’au dernier, peu importe les conséquences , si le Reich ne réussit pas sa mission historique, alors que le Reich s’écroule, sans vouloir entrer dans une analyse psy du café du commerce, le phénomène nazi est carrément un délire paranoïaque aigue, alors que les autres génocides ne sont malheureusement, que des conséquences de la haine ordinaire .

  • 37
    madimaxi:

    Deux choses m’interpellent :
    – pourquoi la Turquie s’obstine tant ? Que risque-t-elle dans l’affaire ? Céder du territoire ? Verser des indemnités ? Etre condamnée à l’indignité ? Que dalle !

    C’est juste une question d’orgueil national afin de ne pas tacher « L’Épopée Nationale ». Cela, j’arrive à le comprendre encore. Mais de quoi la Turquie se mêle si les autres pays reconnaissent cette tragédie ? Si c’est encore la fierté nationale alors la voir exacerbée à ce point fait peur. Sont-ils tous chauvins ?

    « il y a quand même un « modèle » commun qu’on retrouve de la Turquie à l’Allemagne et au Rwanda … » (Jean-Claude).

    Sans nullement vouloir faire dans la hiérarchisation, il y a un autre élément d’incompréhension. Les génocides arménien et rwandais peuvent rationnellement être abordés. Contexte de guerre et bataille pour la possession des collines et vallées s’appuyant sur un fort sentiment d’appartenance communautaire et l’héritage d’antagonismes passés. Une fois les Arméniens et les Tutsis chassés et éliminés, la folie s’arrête. On laisse les survivants partis ailleurs en paix.

    Je ne trouve point de cette rationalité chez les nazis. Je conçois à la rigueur que les Juifs aient pu être perçus comme un danger pour la pureté de « la race des seigneurs » mais bâtir toute une industrie d’extermination en plein effort de guerre ? Alors que les Juifs allemands ont déjà été décimés et réduits à l’inexistence ? Y’avait-il pas d’autres priorités que d’envoyer un train chercher une famille juive dans un shtetl paumé au fin fond des Carpates ?

    En quoi ces familles juives étrangères et modestes constituaient le danger pour le Reich ?

  • 36
    jc durbant:

    Hussein dans ses oeuvres – on admire au passage le petit joyau d’escamotage où Armenian Genocide Remembrance Day devient simplement Armenian Remembrance Day, sauf qu’on sait plus trop, au vu de ce seul titre, ce dont on est censé se souvenir: le nécessairement « riche héritage arménien » ? Sans parler de la référence à Lemkin ?

    Mais on est quand même rassuré d’apprendre que sa propre opinion, sur la nécessité de la plus complète franchise, n’a pas changé (« my view has not changed. A full, frank, and just acknowledgement of the facts is in all our interests ») …

    Voir:

    “This year we mark the centennial of the Meds Yeghern, the first mass atrocity of the 20th Century. Beginning in 1915, the Armenian people of the Ottoman Empire were deported, massacred, and marched to their deaths. Their culture and heritage in their ancient homeland were erased. Amid horrific violence that saw suffering on all sides, one and a half million Armenians perished.

    “As the horrors of 1915 unfolded, U.S. Ambassador Henry Morgenthau, Sr. sounded the alarm inside the U.S. government and confronted Ottoman leaders. Because of efforts like his, the truth of the Meds Yeghern emerged and came to influence the later work of human rights champions like Raphael Lemkin, who helped bring about the first United Nations human rights treaty.

    “Against this backdrop of terrible carnage, the American and Armenian peoples came together in a bond of common humanity,” Obama’s statement continues. “Ordinary American citizens raised millions of dollars to support suffering Armenian children, and the U.S. Congress chartered the Near East Relief organization, a pioneer in the field of international humanitarian relief. Thousands of Armenian refugees began new lives in the United States, where they formed a strong and vibrant community and became pillars of American society. Rising to great distinction as businesspeople, doctors, scholars, artists, and athletes, they made immeasurable contributions to their new home.”

    “This centennial is a solemn moment. It calls on us to reflect on the importance of historical remembrance, and the difficult but necessary work of reckoning with the past. I have consistently stated my own view of what occurred in 1915, and my view has not changed. A full, frank, and just acknowledgement of the facts is in all our interests. Peoples and nations grow stronger, and build a foundation for a more just and tolerant future, by acknowledging and reckoning with painful elements of the past. We welcome the expression of views by Pope Francis, Turkish and Armenian historians, and the many others who have sought to shed light on this dark chapter of history.”

    “On this solemn centennial, we stand with the Armenian people in remembering that which was lost. We pledge that those who suffered will not be forgotten. And we commit ourselves to learn from this painful legacy, so that future generations may not repeat it.”

    Hussein

  • 35
    James:

    Ah oui quel truisme! et vous pensez que c’est différent dans les autres régions du monde ?

    Ne faites pas semblant de comprendre, Merca.

    Ceux qui pensent que c’est différent ailleurs ne sont pas les eXcentristes boys, selon votre expression, mais les avocats du potentat irakien pour qui ces alliances étaient tellement contre-nature qu’elles leur semblaient être une « invention » des néo-conservateurs.

  • 34
    jc durbant:

    Sans oublier, à tout seigneur tout honneur, notre Khomenei aux petits pieds

    Khamenei.ir @khamenei_ir

    This barbaric, wolflike & infanticidal regime of #Israel which spares no crime has no cure but to be annihilated. 7/23/14
    #HandsOffAlAqsa
    1:15 PM – 8 Nov 2014

  • 33
    jc durbant:

    Retour sur lesdites promesses et celles de sa caution droitdelhommiste qui avait déjà proposé à la Marie-Antoinette pour les Syriens gazés… des « modalités diplomatiques » :

    Armenian Genocide is not an allegation, a personal opinion or a point of view, but rather a widely documented fact supported by an overwhelming body of historical evidence. The facts are undeniable. … As president I will recognize the Armenian Genocide.

    America deserves a leader who speaks truthfully about the Armenian Genocide and responds forcefully to all genocides.

    Senator Obama (2008)

    … [it] is daunting to acknowledge, but this country’s consistent policy of nonintervention in the face of genocide offers sad testimony not to a broken political system but to one that is ruthlessly effective. The system, as it stands now, is working. No U.S. president has ever made genocide prevention a priority, and no U.S. president has ever suffered politically for his indifference to its occurrence. It is thus no coincidence that genocide rages on.

    Samantha Power

    Voir aussi:

    The Security Council in March this year passed a resolution condemning the use of chlorine gas in Syria without blaming any party. The Kremlin has continued to run interference for its Syrian client. “We categorically do not accept the possible use of sanctions . . . without an attempt to confirm use of such chemicals,” Russia’s U.N. Ambassador, Vitaly Churkin, told the Security Council.

    U.S. Secretary of State John Kerry two weeks later assured the world that “we are looking very closely at this matter and considering next steps.” To hold regime figures accountable, Ms. Power told reporters after the Thursday meeting, the West was still searching for the right diplomatic “modalities.” Surely nothing terrifies brutal Arab tyrants more than diplomatic modalities.

    WSJ

  • 32
    MERCATOR:

    comme on dit, au Moyen Orient les « alliances » sont avant tout des convergences d’intérêts a plus ou moins long terme

    Ah oui quel truisme! et vous pensez que c’est différent dans les autres régions du monde ?

  • 31
    jc durbant:

    Oui, le fameux « Saddam le laïc » de nos journaleux anti-américains …

  • 30
    James:

    Tiens, au fait. En parlant de la promesse d’Obama vis à vis des Arméniens. Il vient de décocher une perle qui réfute sa propre campagne.

  • 29
    James:

    comme on dit, au Moyen Orient les « alliances » sont avant tout des convergences d’intérêts a plus ou moins long terme

    Très juste. C’est ce constat qui a empêché beaucoup à ne pas voir qu’il n’y avait strictement rien de choquant à ce que Saddam puisse faire alliance avec les Frères Musulmans de Syrie et d’Egypte pourvu que cela se fasse contre le Grand Satan.

  • 28
    jc durbant:

    Sans parler, comme le rappelle incomplètement L’Express, (quid du Danemark ?) la dimension largement parlementaire et à géométrie variable des dites reconnaissances aussi bien dans les termes que dans les degrés ou l’espace (à partir de combien de régions, comme pour l’Espagne, on a reconnaissance ?) des pays en question !

    Voir:

    Ces actes de reconnaissance sont très divers: parmi les 24 Etats, seuls quatre -la France, l’Uruguay, l’Argentine et Chypre- ont promulgué des lois en ce sens. La plupart du temps, il s’agit de résolutions adoptées par le Parlement ou une des chambres du Parlement. Les termes employés dans les déclarations ne sont pas toujours les mêmes: 22 pays nomment bien un « génocide » -contrairement à l’Uruguay, placé dans la catégorie « reconnaissance partielle » de la carte. En Allemagne, le texte adopté par le Parlement en 2005 n’emploie pas le terme mais le président Joachim Gauck l’a prononcé jeudi 23 avril, reconnaissant dans la foulée une « coresponsabilité » de son pays dans les massacres. Des variations existent aussi sur l’identification de la responsabilité du génocide. Tous les pays n’évoquent pas la Turquie. Ainsi, la France et le Vatican ne mentionnent pas du tout Ankara, quand la Belgique, l’Italie, la Suisse, le Liban, la Syrie ou le Chili parlent de « l’Empire ottoman ».

    L’Express

  • 27
    jc durbant:

    « comme on dit, au Moyen Orient les « alliances » sont avant tout des convergences d’intérêts a plus ou moins long terme … Ce qui n’empêche pas les rhétoriques enflammées en public » …

    Pour confirmer ce que disait Michael sur les relations inter-étatiques notoirement « sous la ligne de flottaison » au Moyen-Orient et notamment avec Israël:

    [Nos relations] sont semblables à un iceberg. Elles se déroulent à 90% sous la surface…

    Ilham Aliyev (président azerbaïdjanais)

  • 26
    James:

    j’ai un peu tiqué sur tous ces gens plein de bonnes intentions qui somment le seul Israël de reconnaitre ce que les leaders supposés du Monde libre ne font même pas.

    C’est tout à fait ça.

  • 25
    jc durbant:

    Oui, tout à fait d’accord, le débat et la recherche y compris en histoire doivent bien sûr être parfaitement libres et c’est pour ça que j’ai rajouté « la France donneuse de leçons en chef et maitresse es lois liberticides… » et que j’ai un peu tiqué sur tous ces gens plein de bonnes intentions qui somment le seul Israël de reconnaitre ce que les leaders supposés du Monde libre ne font même pas …

    Voir:

    Nous sommes entrés dans un mouvement qui est de l’ordre du religieux. Entrés dans la mécanique du sacrilège : la victime, dans nos sociétés, est entourée de l’aura du sacré. Du coup, l’écriture de l’histoire, la recherche universitaire, se retrouvent soumises à l’appréciation du législateur et du juge comme, autrefois, à celle de la Sorbonne ecclésiastique.

    Françoise Chandernagor

    Si la loi française sur le génocide arménien était votée, je me rendrai en France et je déclarerai en public que le génocide arménien n’a jamais existé, même si je suis absolument persuadé du contraire.

    Hrant Dink (journaliste turc, avant son assassinat)

  • 24
    James:

    Entièrement d’accord avec toi, JC.

    Ce qui me gêne dans ce sujet, vois-tu, et qui parasite un débat ô combien important c’est que l’on voit les historiens anglo-saxons ou européens qui discutent le terme de « génocide » comme des « négationnistes » (ce qui sous-entend qu’ils ne valent pas mieux que les négationnistes de la Shoah), ce qui n’a guère de sens.

    Lewis, juif par ailleurs, est un défenseur d’Israël.

  • 23
    jc durbant:

    Et même si, comme toujours, on a jamais de preuves formelles et que des traces et des reconstitutions, il y a quand même un « modèle » commun qu’on retrouve de la Turquie à l’Allemagne et au Rwanda …

    « conférence de Wannsee », planification, repérage-fichage des cibles, mise en condition de la population, contexte-prétexte de la guerre, élimination préliminaire des élites, ciblage systématique des femmes et des enfants, conseillers étrangers …

    Les dix commandements du comité Union et Progrès

    1°) En s’autorisant des articles 3 et 4 du CUP, interdire toutes les associations arméniennes, arrêter ceux des Arméniens qui ont, a quelque moment que ce soit, travaillé contre le gouvernement, les reléguer dans les provinces, comme Bagdad ou Mossoul, et les éliminer en route ou à destination.

    2° Confisquer les armes.

    3° Exciter l’opinion musulmane par des moyens appropriés et adaptés dans des districts comme Van, Erzeroum ou Adana où il est de fait que les Arméniens se sont déjà acquis la haine des musulmans, et provoquer des massacres organisés, comme firent les Russes à Bakou.

    4° S’en remettre pour ce faire à la population dans les provinces comme Erzeroum, Van, Mamouret-ul Aziz et Bitlis et n’y utiliser les forces militaires de l’ordre (comme la gendarmerie) qu’ostensiblement pour arrêter les massacres ; faire au contraire intervenir ces mêmes forces pour aider activement les musulmans dans des conscriptions comme Adana, Sivas, Brousse, Ismit et Smyrne.

    5° Prendre des mesures pour exterminer tous les mâles au-dessous de 50 ans, les prêtres et les maîtres d’école ; permettre la conversion à l’Islam des jeunes filles et des enfants.

    6° Déporter les familles de ceux qui auraient réussi à s’échapper et faire en sorte de les couper de tout lien avec leur pays natal.

    7° En alléguant que les fonctionnaires arméniens peuvent être des espions, les révoquer et les exclure absolument de tout poste ou service relevant de l’administration de l’État.

    8° Faire exterminer tous les Arméniens qui se trouvent dans l’armée de la façon qui conviendra, ceci devant être confié aux militaires.

    9° Démarrer l’opération partout au même instant afin de ne pas laisser le temps de prendre des mesures défensives.

    10° Veiller à la nature strictement confidentielle de ces instructions qui ne doivent pas être connues par plus de deux ou trois personnes.

  • 22
    jc durbant:

    Et pour moi, loin de l’atténuer, les conversions forcées confirment et font partie de la volonté génocidaire:

    L’historien Ara Sarafian estime qu’entre 100.000 et 200.000 femmes et enfants arméniens ont échappé à la mort ou à la déportation dans le désert durant le génocide de 1915. Les uns cachés –par des «Justes» turcs—, les autres kidnappés, adoptés ou épousées. Pour parler de ces survivants, les Ottomans utilisaient une formule glaçante: «les restes de l’épée». Mais pendant des années, les historiens turcs et arméniens n’ont dit mot de ces «crypto-Arméniens».

    Ariane Bonzon

    Au VIIe siècle, quand l’islam est arrivé, tout l’espace correspondant à l’Orient arabe, à la Turquie et à la péninsule arabique était habité, à l’exception des communautés juives, par des populations chrétiennes. De nos jours, sur 17 pays et 350 millions d’habitants, les chrétiens sont 14 millions. La Turquie, notamment, comptait 20% de chrétiens vers 1900; ils sont moins de 1% aujourd’hui. (…) Les chrétiens sont porteurs de valeurs universelles, comme la gratuité, le don, l’amour et le pardon. Ils le prouvent par leurs œuvres sociales, écoles ou hôpitaux, qui sont ouvertes à tous, sans distinction de religion. (…) C’est bien d’accueillir les blessés irakiens, mais la compassion n’est pas une politique. Notre crédibilité est en jeu: le monde musulman nous respectera si nous prenons la défense des chrétiens d’Orient, qui sont nos coreligionnaires.

    Annie Laurent

    L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition.

    Shmuel Trigano

  • 21
    jc durbant:

    Pour Lang, c’est surtout du pique-assietisme – faut bien vivre !

    Quant à Lewis, pour une fois je serai pas d’accord avec toi, James: après tout, c’est bien à partir du cas arménien (ou plus précisément chrétien de Turquie) que Lemkin a forgé son nouveau concept, non ?

    Et pour les Turcs comme pour les Houtous, il est clair que même s’ils ont pas tué tout le monde (les deux tiers quand même, non ?), il y a eu « projet planifié et organisé d’extermination » …

    Voir:

    De nouveaux concepts nécessitent de nouveaux mots. Par génocide, nous entendons la destruction d’une nation ou d’un groupe ethnique.

    Raphael Lemkin (juriste polono-américain d’origine juive, 1944)

    Voir par ailleurs:

    D’abord il y a instauration d’une dictature : Hitler en 1933, Habyarimana en 1973. A partir de là, il y a une atmosphère antisémite, antitutsite qui s’instaure, devient de plus en plus violente, où il est répété de manière quotidienne, permanente, sans aucun tabou, aucune gêne, que les juifs sont de trop dans la société allemande, les tutsi dans la société rwandaise.

    Cela prend la forme de discours politiques, lors de meetings par exemple, ou de gags radiophoniques, de pièces de théâtre.

    La troisième chose c’est le crescendo. Cela commence par la ségrégation, une sorte d’apartheid. Puis la suppression de droits : celui d’être haut fonctionnaire, d’aller à l’université, d’acheter des terres.

    Et dans le même temps, il y a de plus en plus de violences. Entre 1973 et 1992, un certain nombre de pogroms se succèdent et vont de pair avec une impunité grandissante. Comme avec les juifs en Allemagne. On les poursuivait, on cassait leur vitrine, on les foutait dehors… et ça va de plus en plus de soi. C’était pareil au Rwanda.

    Le quatrième point, c’est la déclaration de guerre.
    En 1939, déclaration de guerre en Allemagne, en 1992, la guerre avec le FPR. La guerre, ça bouleverse toute la vie quotidienne et ça crée un climat de peur et un chaos. Les règles ne sont plus respectées, les militaires prennent le pouvoir. La mort devient permanente, quotidienne, banale. La petite bourgeoisie s’enfuit, les démocrates se taisent, le nationalisme prend le pas sur l’humanisme. Et c’est dans ces circonstances que naissent et en Allemagne et au Rwanda, les génocides.

    Jean Hatzfeld

  • 20
    jc durbant:

    Pou Lang, c’est surtout du pique-assietisme – f

  • 19
    James:

    Les Occidentaux devraient respecter pleinement la dignité de l’Iran et reconnaître son droit souverain à maîtriser la technologie nucléaire civile. (…) Il faut négocier. J’ai dit aux Iraniens que si on sortait de cette situation, un boulevard allait s’ouvrir entre l’Iran et la France et l’Europe. Jack Lang (sep. 2006)

    Du grand n’importe quoi.

  • 18
    James:

    JC, Lewis ne conteste même pas le nombre des victimes. Le sujet va bien au-delà de cela.

    Par ailleurs, on prend bien soin de préciser la chose :

    Le crime de génocide n’est pas lié à une question de nombre de victimes ou de violence lors de l’extermination.

    Tout cela est fort complexe surtout si l’on additionne la culture de victimisation qui s’est intensifiée ces dernières années. On doit bien avoir conscience du risque de confusion pour beaucoup aujourd’hui.

    En effet, doit-on qualifier les massacres en Algérie de la même façon ? Bien entendu que non mais cela n’empêchera guère certains d’abonder dans ce sens. C’est d’ailleurs avec consternation que j’ai observé les jeunes face à Hollande qualifier la guerre d’Algérie de « génocide ». On croit rêver.

    Mao a laissé un cimetière de 75 millions de cadavres. Doit-on qualifier cela de la même façon d’autant que le massacre est immense ?

    Souviens-toi, JC, de l’inénarrable Yves Bonnet accusant les Etats-Unis de génocide au Vietnam dans l’émission C dans l’air.

  • 17
    Zoubor:

    La formulation de J langue ci dessous est vraiment nulle!!!

  • 16
    jc durbant:

    Oui, mais si la définition onusienne est effectivement un peu laxe, combien de massacres faut-il à M. Lewis pour faire un génocide ? Après tout Hitler n’a pas fini le « travail » !!! Il restait encore des juifs après son génocide !!!

    Voir:

    Le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux …

    Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide
    (ONU, le 9 décembre 1948, article II)

    Vous voulez dire reconnaître la version arménienne de cette histoire ? Il y avait un problème arménien pour les Turcs, à cause de l’avance des Russes et d’une population anti-ottomane en Turquie, qui cherchait l’indépendance et qui sympathisait ouvertement avec les Russes venus du Caucase. Il y avait aussi des bandes arméniennes – les Arméniens se vantent des exploits héroïques de la résistance -, et les Turcs avaient certainement des problèmes de maintien de l’ordre en état de guerre. Pour les Turcs, il s’agissait de prendre des mesures punitives et préventives contre une population peu sûre dans une région menacée par une invasion étrangère. Pour les Arméniens, il s’agissait de libérer leur pays. Mais les deux camps s’accordent à reconnaître que la répression fut limitée géographiquement. Par exemple, elle n’affecta guère les Arméniens vivant ailleurs dans l’Empire ottoman. » Nul doute que des choses terribles ont eu lieu, que de nombreux Arméniens – et aussi des Turcs – ont péri. Mais on ne connaîtra sans doute jamais les circonstances précises et les bilans des victimes. Songez à la difficulté que l’on a de rétablir les faits et les responsabilités à propos de la guerre du Liban, qui s’est pourtant déroulée il y a peu de temps et sous les yeux du monde ! Pendant leur déportation vers la Syrie, des centaines de milliers d’Arméniens sont morts de faim, de froid… Mais si l’on parle de génocide, cela implique qu’il y ait eu politique délibérée, une décision d’anéantir systématiquement la nation arménienne. Cela est fort douteux. Des documents turcs prouvent une volonté de déportation, pas d’extermination.

    Bernard Lewis

    Nous avons été consternés de découvrir, au milieu de l’entretien érudit et pertinent sur le fondamentalisme islamique que Bernard Lewis a accordé au Monde du 16 novembre, des jugements d’une teneur bien différente au sujet du génocide arménien de 1915. Qualifier ces massacres de génocide, c’est-à-dire de politique délibérée de destruction d’une population, c’est, dit-il, la » version arménienne de l’Histoire « . Bernard Lewis ne peut ignorer que, dès le 24 mai 1915, les gouvernements alliés, russe mais aussi français et britannique, ont fait savoir publiquement à la Sublime Porte qu’ils tiendraient pour personnellement responsables tous les membres du gouvernement ottoman et leurs agents impliqués dans ce » crime de lèse-humanité « . Que les diplomates allemands et autrichiens, alliés de la Turquie et présents sur les lieux, ainsi que les diplomates américains neutres, ont envoyé des dizaines de télégrammes dénonçant la » campagne d’extermination » menée par le gouvernement jeune-turc pour » liquider définitivement » la question arménienne, en se servant, déjà, de la guerre comme prétexte. Ceux-là mêmes qui ne veulent tenir compte que des documents turcs ne peuvent passer sous silence le procès mené en 1919 par le gouvernement libéral de Constantinople, qui a établi les responsabilités des ministres, du parti au pouvoir et des bandes d’assassins qu’ils avaient spécialement recrutés dans les prisons. L’historien ne peut récuser les témoignages convergents des survivants, à qui on ne saurait dénier le droit de dire leur souffrance. Les preuves abondent aussi bien du massacre sur place d’une partie de la population que des multiples formes de tueries qui ont accompagné la déportation des autres. Les victimes ont été livrées à toutes les morts, sauf celle, que cite Bernard Lewis, par le froid puisque la déportation a eu lieu à la saison chaude. Loin d’être limitée géographiquement, l’éradication de la présence arménienne s’est étendue à l’ouest jusqu’à Bursa, au sud jusqu’à Alep, à 800 kilomètres du front russe. Elle a été conduite par un gouvernement contre une partie de ses sujets, un groupe défini religieusement et ethniquement, et détruit comme tel. Ces actes caractérisent un génocide. Et c’est précisément parce qu’il est dangereux d’abuser du terme qu’il est important de reconnaître le génocide quand il ne fait pas de doute. C’est d’ailleurs l’entreprise de destruction des Arméniens de l’Empire ottoman qui a servi de référence aux juristes des années 30 alarmés par la montée du nazisme, comme le Polonais Lemkin, pour fixer le concept de génocide. Toute tentative de comparaison entre cette extermination planifiée et la guerre civile libanaise, où tout Etat avait disparu, est dénuée de fondement. Nier les faits, effacer le crime, c’est à quoi s’emploient les gouvernements turcs depuis Mustafa Kemal. Qu’un savant de l’autorité de Bernard Lewis accrédite cette thèse officielle, qui réitère elle-même le mensonge des criminels d’hier, rien ne le justifie. Autant il est légitime de soutenir la laïcité contre l’intégrisme, autant il importe de ne pas dissimuler des responsabilités connues de tous.

    Déclaration collective de trente universitaires et intellectuels (dont André Chouraqui, Jacques Ellul, Alain Finkielkraut, André Kaspi, Yves Ternon et Jean-Pierre Vernant, Le Monde, 27 novembre 1993)

    Comparer, c’est différencier. (…) Selon moi, le génocide caractérise un processus spécifique de destruction qui vise à l’éradication totale d’une collectivité. (…) Dans un nettoyage ethnique, on tue les gens en partie, mais on leur dit : par ici la sortie. Dans un génocide, on ferme toutes les portes.

    Jacques Sémelin

    Voir encore:

    In the government’s opinion, this is a historical question that should be left up to the historians.

    Per Stig Moeller (Danish Foreign Minister, 01.12.08)

    La campagne ottomane contre les minorités chrétiennes de l’Empire entre 1914 et 1923 constituait un génocide contre les Arméniens, les Assyriens et les Grecs pontiques d’Anatolie.

    Association internationale des spécialistes des génocides (2007)

    Si la loi française sur le génocide arménien était votée, je me rendrai en France et je déclarerai en public que le génocide arménien n’a jamais existé, même si je suis absolument persuadé du contraire.

    Hrant Dink (journaliste turc, avant son assassinat)

  • 15
    James:

    Michael, il y a effectivement une controverse sur ce sujet parmi les historiens.

    Bernard Lewis a été accusé grossièrement de négationisme en 1993 sur cette question. Ce qui est foncièrement grotesque. Lewis ne nie nullement le massacre à grande échelle, c’est uniquement la qualification de génocide qu’il conteste.

    Il faut dire que la controverse n’est pas finie. Certains estiment que cette qualification risque d’entacher la signification même de « génocide », à savoir une extermination planifiée sur le plan administratif d’un peuple en raison de son origine ethnique.

    Mais la controverse ne s’arrête pas aux Arméniens. Le même problème est actuellement discuté dans le cas du Cambodge.

  • 14
    jc durbant:

    « Il n’y a QUE le gvt d’Israël a ne pas reconnaitre officiellement le génocide arménien ( refus « politique » ) sur le plan moral 99% des Israéliens reconnaissent ce génocide ( acceptation » morale » ). »

    C’est exactement ce que j’essayais de dire et qu’apparemment même les Klarsfeld ne semblent pas vouloir comprendre quand ils assènent …

    – oubliant un peu vite toutes les autres démocraties « négationnistes » (US, GB, AUS, NZ, DEN & co dont certaines ont même eu le toupet ou plutôt l’insigne bêtise de se prêter à la manipulation de dates du petit Mehmet le Conquérant et Sultan à trois balles pour fêter la victoire du petit père des peuples turc et surtout contribuer à éclipser la vraie commémoration de l’éléphant dans la pièce – que par parenthèses, oui, madimaxi (« C’est une fois tous les cents ans, bon sang ! »), l’habitué des toilettes et des votes présents du Sénat de l’Illinois, après – excusez du peu: le 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz mais aussi un début de révolution iranienne et sans compter Paris – a réussi à rater ! – laissant seuls le kégébiste et le pilote de pédalos nous y représenter –

    que « tant qu’Israël ne reconnaîtra pas le génocide arménien, la Turquie se refusera à le faire »….

    Voir:

    « Ce n’est pas pour condamner la Turquie moderne, pas plus qu’à Nuremberg on a voulu condamner l’Allemagne qui naîtrait des ruines du IIIe Reich. D’ailleurs, l’Allemagne fédérale dès sa naissance, la République démocratique allemande peu avant sa chute et l’Allemagne enfin réunifiée ont reconnu le génocide commis par l’Allemagne hitlérienne et, en en assumant les conséquences sur tous les plans, ont libéré le peuple allemand d’une partie de son fardeau moral. Les dirigeants de la Turquie doivent suivre cet exemple. Tant qu’ils nieront la vérité historique, tant qu’ils essaieront d’échapper à leurs responsabilités et qu’ils continueront à prétendre que les Arméniens les ont trahis pendant la première guerre mondiale et qu’eux ont seulement riposté, ils seront tenus à l’écart par la communauté internationale, et en priorité par l’Union européenne. Tant qu’Israël ne reconnaîtra pas le génocide arménien, la Turquie se refusera à le faire. L’Etat juif sait que les nazis ont pu se risquer à commettre au XXe siècle un second génocide parce que les auteurs du premier n’avaient pas été punis.

    Serge et Arno Klarsfeld

    Voir par ailleurs:

    Bizarrement, je pense qu’Obama joue la montre et espère que les manifestants seront écrasés avant que la honte d’avoir fermé les yeux – parfois par son silence et parfois par ses banalités d’équivalence morale – sur la brutale théocratie iranienne ne devienne trop lourde, même pour lui, à supporter. (…) Personne ne demande qu’on envoie la cavalerie ou l’aviation mais juste un certain encouragement moral pour ne pas inciter des gens à descendre dans la rue et puis les abandonner à leur sort au moment où ils ont le plus besoin de notre soutien (comme en Hongrie ou pour les Chiites à Bagdad en 1991), mais à la place accorder notre reconnaissance à ceux qui d’eux-mêmes ont déjà pris cette décision dangereuse et méritent notre admiration en termes bien plus forts que ce que nous avons jusqu’ici vu de la Maison Blanche. (…) Cette crainte d’offenser des théocrates sanguinaires qui soutiennent le terrorisme est évidemment tout à fait ahurissante: un président de l’espoir et du changement se révèle faible et cynique à un moment critique où les pires racailles de la Corée du Nord au Venezuela nous observent attentivement et tentent d’évaluer nos capacités de réaction.

    Victor Davis Hanson

    En une sorte d’ironie perverse, la menace la plus sérieuse que la République islamique ait jamais connue depuis sa création arrive au moment même où le premier président américain à accepter explicitement la légitimité du régime se trouve à la Maison Blanche. (…) S’il n’y a aucun coût à payer pour la violation des normes internationales consistant à écraser des manifestants de chair et de sang, pourquoi y en aurait-t-il pour le non-respect flagrant des contraintes de papier de l’Agence internationale de l’énergie atomique?

    Rich Lowry

    Mr. Obama’s aides and some allies dispute the characterization that a present vote is tantamount to ducking an issue. They said Mr. Obama cast 4,000 votes in the Illinois Senate and used the present vote to protest bills that he believed had been drafted unconstitutionally or as part of a broader legislative strategy. (…) An examination of Illinois records shows at least 36 times when Mr. Obama was either the only state senator to vote present or was part of a group of six or fewer to vote that way. In more than 50 votes, he seemed to be acting in concert with other Democrats as part of a strategy. (…) In other present votes, Mr. Obama, who also taught law at the University of Chicago while in the State Senate, said he had concerns about the constitutionality or effectiveness of some provisions. Among those, Mr. Obama did not vote yes or no on a bill that would allow certain victims of sexual crimes to petition judges to seal court records relating to their cases. He also voted present on a bill to impose stricter standards for evidence a judge is permitted to consider in imposing a criminal sentence. On the sex crime bill, Mr. Obama cast the lone present vote in a 58-to-0 vote. Mr. Obama’s campaign said he believed that the bill violated the First Amendment. The bill passed 112-0-0 in the House and 58-0-1 in the Senate. In 2000, Mr. Obama was one of two senators who voted present on a bill on whether facts not presented to a jury could later be the basis for increasing an offender’s sentence beyond the ordinary maximum. State Representative Jim Durkin, a Republican who was a co-sponsor of the bill, said it was intended to bring state law in line with a United States Supreme Court decision that nullified a practice of introducing new evidence to a judge in the sentencing phase of the trial, after a jury conviction on other charges. The bill sailed through both chambers. Out of 174 votes cast in the House and Senate, two were against and two were present, including Mr. Obama’s. “I don’t understand why you would oppose it,” Mr. Durkin said. “But I am more confused by a present vote.” Mr. Obama’s campaign said he voted present to register his dissatisfaction with how the bill was put together. He believed, the campaign said, that the bill was rushed to the floor and that lawmakers were deprived of time to consider it. Mr. Obama was also the sole present vote on a bill that easily passed the Senate that would require teaching respect for others in schools.

    NYT

    Voir enfin dans la section pique-assiettes:

    Les Occidentaux devraient respecter pleinement la dignité de l’Iran et reconnaître son droit souverain à maîtriser la technologie nucléaire civile. (…) Il faut négocier. J’ai dit aux Iraniens que si on sortait de cette situation, un boulevard allait s’ouvrir entre l’Iran et la France et l’Europe.

    Jack Lang (sep. 2006)

  • 13
    madimaxi:

    J’avoue que là, franchement, Obama que j’appréciais plus ou moins bien contrairement à tous mes poteaux radicaux qui s’expriment ici, m’a « TUER »… littéralement.

    C’est une fois tous les cents ans, bon sang !

  • 12
    michael:

    Il n’y a QUE le gvt d’Israël a ne pas reconnaitre officiellement le génocide arménien ( refus « politique  » ) sur le plan moral 99% des Israéliens reconnaissent ce génocide ( acceptation  » morale » ).

  • 11
    michael:

    comme on dir , au Moyen Orient les  » alliances » sont avant tout des convergences d’intérêts a plus ou moins long terme . Sur des sujets précis :les volontés hégémoniques iraniennes par exemple , Israël pourra compter sur une certaine coopération ( a toutes sortes de niveaux , en général non médiatisés – et le Mossad est parfait pour servir d’intermédiaire ) La on trouve jusqu’à un certain point les Émirats , les Saoudiens et même la Turquie ! Ce qui n’empêchè pas les rhétoriques enflammées en public .Au Liban il y a également beaucoup de  » bonnes volontés  » occasionnelles : Les Druzes et les Arméniens et nombre de Sunnites opposes au Hezbollah ainsi que des Chrétiens . Au M.O les républiques musulmanes ex-sovietiques , divers groupes de Kurdes ( alliance depuis des décennies !) l
    Érythrée ET l’Éthiopie ainsi que le Soudan Chrétien en rajoutant Djibouti et le Kenya ! Même en Iran des groupes collaborent avec Israël . Il n’y a pas d’amour éternel mais des  » convergences d’intérêts » . Tant que ca marche …Et ca permet au Mossad d’être parmi les mieux informes de toute la région ; ca aide beaucoup souvent dans la « pyrotechnie ponctuelle et ciblée  » comme le récent raid en Syrie sur des positions du Hezbollah

  • 10
    jc durbant:

    Oui, bien sûr: c’est pour ça qu’à défaut d’autres mots, j’ai parlé de « toutes récentes ouvertures » qui ne sont naturellement, comme tu dis, qu’une convergence ponctuelle d’intérêts…

  • 9
    Zoubor:

    JC les Saoudiens ne sont pas les « allies » musulmans d’israel: ils poussent le probleme palestinien a l’ONU, ils sont partie integrante du Jihad mondial.
    Il y a une conjecture actuelle qui fait qu’ils y a des interets communs, cela ne veut pas dire alliance.
    Il n’y a pas d’accord de paix entre israel et l’Arabie Saoudite, et donc encore moins d’alliance!!!
    Pretendre qu ´il y a une alliance arabo israelienne c’est vraiment ignorer la réalité et c’est faire le jeu de l’ennemi.
    Les alles musulmans d’israel sont: azebijan, ousbekistan .
    Par ailleur israel a developpé d’excellentes relations avec l’Erythrée

  • 8
    MERCATOR:

    quels autres alliés, hormis les Azerbaïdjanais, est-que les Israéliens ont dans la région ?

    Pas très clair en effet mon cher JC les Azerbaidjanais sont de langue apparentée à la langue turque, mais ont de très bonnes relations avec l’Iran étant chiites, cette alliance de la carpe et du lapin à entre outre le mérite de déplaire aux saouds qui voient en eux des apostats, et accessoirement aux Arméniens, notamment la forte diaspora aux usa qui devient de plus en plus, par contrecoup anti Israël .

  • 7
    jc durbant:

    Ben oui, même s’ils ont dû se tourner un peu vers Chypre et avant les toutes récentes ouvertures de la famille Saoud, quels autres alliés, hormis les Azerbaïdjanais, est-que les Israéliens ont dans la région ?

  • 6
    Galahad:

    Les alliés turcs d’Israël ? Je ne comprends pas trop non plus.

  • 5
    jc durbant:

    Eh bien, il n’y a pas des voix, y compris juives (notamment les Klarsfeld) et en Israël, qui somment le gouvernement Netanyahou de reconnaitre le génocide musulman des chrétiens de Turquie et, ce faisant, de sacrifier ses relations face à l’Iran génocidaire avec ses derniers alliés musulmans tant turcs que azerbajianis ?

  • 4
    Zoubor:

    Peux-tu expliquer la suite : « se voit sommer, y compris en Israel, de sacrifier son dernier soutien ds le monde musulman »
    C’est qui et par qui ?

  • 3
    jc durbant:

    Désolé, c’est peut-être pas très clair, mais c’est bien sûr le diner juif qu’après le déjeuner chrétien (arménien, grec et assyrien), les musulmans comptent bien s’offrir un jour …

  • 2
    Zoubor:

    Je n’ai pas compris, JC , le paragraphe,de ton post: le prochain candidat sur la liste des genocidaires etc…..
    Peux tu expliquer de qui tu parles?

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Je n’aimerais pas entendre Obama dire quelque chose comme ça, et je ne m’y attends pas de toute façon. Pour la Turquie, la position américaine est très claire, elle est contre » la reconnaissance du génocide. (…) Tout au long de ces six années depuis qu’il est président, nous avons longuement parlé de cette question et convenu qu’elle devait être laissée aux historiens, pas aux dirigeants politiques (…) Ils vont parler, parler et insulter la Turquie. Nous serons à Canakkale ce jour-là, mais l’Arménie n’est pas à notre programme.

    Recep Tayyip Erdogan (conférence de presse avec le
    président irakien Fouad Massoum)

    Nous n’avons pas l’intention de faire de ces manifestations une sorte d’hystérie anti-turque. L’un de nos objectifs est de faire un appel à l’humanité toute entière pour lutter contre les génocides. Nous voudrions commémorer le génocide arménien en commun avec le peuple turc. C’est cet objectif qui était à la base des protocoles signés en 2009 pour le rétablissement des relations. Un objectif que je visais aussi avec mon invitation à la Turquie de se rendre au Mémorial en Arménie, le 24 avril. Malheureusement, nous nous sommes heurtés à une démarche négationniste qui a trouvé – pardon de le dire ainsi – une expression particulièrement cynique cette année. La bataille de Gallipoli n’a pas commencé et s’est encore moins achevée le 24 avril. C’est une sorte de blessure adressée au peuple arménien. En même temps, il est évident que c’est une démarche qui vise à créer des obstacles à la commémoration du génocide arménien.

    Serge Sarkissian (président arménien, 23.03.15)

    This year, we are commemorating the 100th anniversary of the Gallipoli land battles. We are in no position to obtain permission from Armenia to do so. It’s a date in history. It’s set in history. It’s the 100th anniversary of the land battles of Gallipoli, and it has nothing to do with the ceremonies to be held by Armenia. It has absolutely nothing to do with them. Quite the contrary: They fixed their ceremonies to coincide with our date. We have no such consideration. We have no such worry to coincide it with that event on the 24th of April. We will hopefully contribute to world peace. On the 18th of March our prime minister attended an event, and on the 24th of April, I will be the host of these ceremonies. The 23rd of April will be a peace summit, and we will be sending out some messages. The Canakkale events will be on the 24th, and again, we will send out messages. On the 25th, our guests will attend a dawn ceremony to send out the same messages.

    Erdogan (27.03.15)

    This is a very indecent political manoeuvre. It’s cheap politics to try to dissolve the pressure on Turkey in the year of the centennial by organising this event. Everybody knows that the two memorials around Gallipoli have been held on 18 March and 25 April every year.

    Ohannes Kılıçdağı (Agos, Armenian weekly)

    Vous voulez dire reconnaître la version arménienne de cette histoire ? Il y avait un problème arménien pour les Turcs, à cause de l’avance des Russes et d’une population anti-ottomane en Turquie, qui cherchait l’indépendance et qui sympathisait ouvertement avec les Russes venus du Caucase. Il y avait aussi des bandes arméniennes – les Arméniens se vantent des exploits héroïques de la résistance -, et les Turcs avaient certainement des problèmes de maintien de l’ordre en état de guerre. Pour les Turcs, il s’agissait de prendre des mesures punitives et préventives contre une population peu sûre dans une région menacée par une invasion étrangère. Pour les Arméniens, il s’agissait de libérer leur pays. Mais les deux camps s’accordent à reconnaître que la répression fut limitée géographiquement. Par exemple, elle n’affecta guère les Arméniens vivant ailleurs dans l’Empire ottoman. » Nul doute que des choses terribles ont eu lieu, que de nombreux Arméniens – et aussi des Turcs – ont péri. Mais on ne connaîtra sans doute jamais les circonstances précises et les bilans des victimes. Songez à la difficulté que l’on a de rétablir les faits et les responsabilités à propos de la guerre du Liban, qui s’est pourtant déroulée il y a peu de temps et sous les yeux du monde ! Pendant leur déportation vers la Syrie, des centaines de milliers d’Arméniens sont morts de faim, de froid… Mais si l’on parle de génocide, cela implique qu’il y ait eu politique délibérée, une décision d’anéantir systématiquement la nation arménienne. Cela est fort douteux. Des documents turcs prouvent une volonté de déportation, pas d’extermination.

    Bernard Lewis

    Nous avons été consternés de découvrir, au milieu de l’entretien érudit et pertinent sur le fondamentalisme islamique que Bernard Lewis a accordé au Monde du 16 novembre, des jugements d’une teneur bien différente au sujet du génocide arménien de 1915. Qualifier ces massacres de génocide, c’est-à-dire de politique délibérée de destruction d’une population, c’est, dit-il, la » version arménienne de l’Histoire « . Bernard Lewis ne peut ignorer que, dès le 24 mai 1915, les gouvernements alliés, russe mais aussi français et britannique, ont fait savoir publiquement à la Sublime Porte qu’ils tiendraient pour personnellement responsables tous les membres du gouvernement ottoman et leurs agents impliqués dans ce » crime de lèse-humanité « . Que les diplomates allemands et autrichiens, alliés de la Turquie et présents sur les lieux, ainsi que les diplomates américains neutres, ont envoyé des dizaines de télégrammes dénonçant la » campagne d’extermination » menée par le gouvernement jeune-turc pour » liquider définitivement » la question arménienne, en se servant, déjà, de la guerre comme prétexte. Ceux-là mêmes qui ne veulent tenir compte que des documents turcs ne peuvent passer sous silence le procès mené en 1919 par le gouvernement libéral de Constantinople, qui a établi les responsabilités des ministres, du parti au pouvoir et des bandes d’assassins qu’ils avaient spécialement recrutés dans les prisons. L’historien ne peut récuser les témoignages convergents des survivants, à qui on ne saurait dénier le droit de dire leur souffrance. Les preuves abondent aussi bien du massacre sur place d’une partie de la population que des multiples formes de tueries qui ont accompagné la déportation des autres. Les victimes ont été livrées à toutes les morts, sauf celle, que cite Bernard Lewis, par le froid puisque la déportation a eu lieu à la saison chaude. Loin d’être limitée géographiquement, l’éradication de la présence arménienne s’est étendue à l’ouest jusqu’à Bursa, au sud jusqu’à Alep, à 800 kilomètres du front russe. Elle a été conduite par un gouvernement contre une partie de ses sujets, un groupe défini religieusement et ethniquement, et détruit comme tel. Ces actes caractérisent un génocide. Et c’est précisément parce qu’il est dangereux d’abuser du terme qu’il est important de reconnaître le génocide quand il ne fait pas de doute. C’est d’ailleurs l’entreprise de destruction des Arméniens de l’Empire ottoman qui a servi de référence aux juristes des années 30 alarmés par la montée du nazisme, comme le Polonais Lemkin, pour fixer le concept de génocide. Toute tentative de comparaison entre cette extermination planifiée et la guerre civile libanaise, où tout Etat avait disparu, est dénuée de fondement. Nier les faits, effacer le crime, c’est à quoi s’emploient les gouvernements turcs depuis Mustafa Kemal. Qu’un savant de l’autorité de Bernard Lewis accrédite cette thèse officielle, qui réitère elle-même le mensonge des criminels d’hier, rien ne le justifie. Autant il est légitime de soutenir la laïcité contre l’intégrisme, autant il importe de ne pas dissimuler des responsabilités connues de tous.

    Déclaration collective de trente universitaires et intellectuels (dont André Chouraqui, Jacques Ellul, Alain Finkielkraut, André Kaspi, Yves Ternon et Jean-Pierre Vernant, Le Monde, 27 novembre 1993)

    Comparer, c’est différencier. (…) Selon moi, le génocide caractérise un processus spécifique de destruction qui vise à l’éradication totale d’une collectivité. (…) Dans un nettoyage ethnique, on tue les gens en partie, mais on leur dit : par ici la sortie. Dans un génocide, on ferme toutes les portes.

    Jacques Sémelin

    Winston Churchill described it as « an administrative holocaust . . . there is no reasonable doubt that this crime was executed for political reasons.

    New statesman

    HMG is open to criticism in terms of the ethical dimension, but given the importance of our relations (political, strategic and commercial) with Turkey . . . the current line is the only feasible option.

    British internal memorandum to ministers (Joyce Quin and Baroness Symons)

    There are few genocides more clearly established than that suffered by the Armenians in 1915-16, when half the race was extinguished in massacres and deportations directed by the Young Turk government. Today you can be prosecuted in France and other European countries for denying the slaughter. But the world’s most influential genocide denier – other than Turkey itself – is the British government, which has repeatedly asserted that there is insufficient evidence that what it terms a « tragedy » amounted to genocide. Now, thanks to the Freedom of Information Act, we learn that (in the words of Foreign Office memos) commercial and political relations with Turkey have required abandoning « the ethical dimension ». The Armenian Centre in London obtained hundreds of pages of hitherto secret memorandums, bearing the astonishing admission that there was no « evidence » that had ever been looked at and there had never been a « judgment » at all. Parliament had been misinformed: as the Foreign Office now admits, « there is no collection of documents, publications and reports by historians, held on the relevant files, or any evidence that a series of documents were submitted to ministers for consideration ». In any case, ministers repeatedly asserted that, « in the absence of unequivocal evidence to show that the Ottoman administration took a specific decision to eliminate the Armenians under their control at the time, British governments have not recognised the events of 1915-16 as genocide ». That was the answer given by the government during the House of Lords debate on the subject in 1999. (…) The other routine excuse for denying the genocide has been that « it is for historians, not governments, to interpret the past ». This « line » was described in 1999 as « long-standing ». But genocide is a matter for legal judgment, not a matter for historians, and there is no dispute about the Armenian genocide among legal scholars. Yet Foreign Office ministers insist that the « interpretation of events is still the subject of genuine debate among historians ». This « line » was stoutly maintained until last year, when it was placed on the Downing Street website in response to an e-petition and provoked angry replies from the public. The minister, by now Jim Murphy, was displeased, and became the first to demand to know just what evidence the Foreign Office had looked at. The Eastern Department had looked at no evidence at all. In great haste, it came up with three historians – Bernard Lewis (who had been prosecuted in France for denying the genocide, but then told Le Monde that he did not dispute that hundreds of thousands of Armenians had died), Justin McCarthy (a Kentucky professor whose pro-Turkish work was sent to Keith Vaz, then a minister at the Foreign Office, by the Turkish ambassador) and Heath Lowry, who, although he does not put his own name to denials of the genocide, provoked dispute at Princeton after it accepted funds from the Turkish government to endow his « Atatürk Chair » and he was then exposed as having helped draft a letter in which the Turkish ambassador denounced a scholar for writing about the genocide. It is astonishing, given the number of British historians, from Arnold Toynbee onwards, who have no doubts on the subject, that the Foreign Office should grasp at the straw of three controversial Americans. (…) In August 1939, Adolf Hitler exhorted his generals to show no mercy to the Polish people they were preparing to blitzkrieg because, « After all, who now remembers the annihilation of the Armenians? » If the ethics-free zone in the Foreign Office has its way, nobody in the UK will remember them either.

    Geoffrey Robertson

    Ce n’est pas pour condamner la Turquie moderne, pas plus qu’à Nuremberg on a voulu condamner l’Allemagne qui naîtrait des ruines du IIIe Reich. D’ailleurs, l’Allemagne fédérale dès sa naissance, la République démocratique allemande peu avant sa chute et l’Allemagne enfin réunifiée ont reconnu le génocide commis par l’Allemagne hitlérienne et, en en assumant les conséquences sur tous les plans, ont libéré le peuple allemand d’une partie de son fardeau moral. Les dirigeants de la Turquie doivent suivre cet exemple. Tant qu’ils nieront la vérité historique, tant qu’ils essaieront d’échapper à leurs responsabilités et qu’ils continueront à prétendre que les Arméniens les ont trahis pendant la première guerre mondiale et qu’eux ont seulement riposté, ils seront tenus à l’écart par la communauté internationale, et en priorité par l’Union européenne. Tant qu’Israël ne reconnaîtra pas le génocide arménien, la Turquie se refusera à le faire. L’Etat juif sait que les nazis ont pu se risquer à commettre au XXe siècle un second génocide parce que les auteurs du premier n’avaient pas été punis.

    Serge et Arno Klarsfeld

    L’un des documents des archives des essais de Nurenberg révèle que l’apathie de la communauté internationale, l’oubli du massacre des Arméniens par les Turcs pendant la Première Guerre mondiale et l’absence de réponse appropriée ont encouragé Adolf Hitler à conquérir des territoires et à anéantir les Juifs d’Europe. « Qui se souvient de ces Arméniens? », a déclaré Hitler à son personnel, pour les informer de sa décision d’envahir la Pologne, ajoutant qu’ils ne devaient pas craindre une réaction internationale, en utilisant le massacre des Arméniens comme preuve. (…) Aujourd’hui, lorsque le président turc, qui a été Premier ministre pendant une décennie, Recep Tayyip Erdogan, maintient une ligne anti-israélienne et antisémite claire, le ministère des Affaires étrangères continue d’ignorer l’holocauste arménien et de maintenir vcette basse politique sur la base de mauvaises considérations. Il y a une justification morale et historique à reconnaître la genocide arménien. L’holocauste arménien doit être enseigné dans les écoles. Dans un mois, le 24 avril 2015 nous allons commémorer les 100 ans de l’assassinat de 1,5 million d’Arméniens.

    Edy Cohen

    For years, close ties between Israel and Turkey were understood to be the reason Jerusalem has avoided the repeated requests of Armenians for the international community to recognize the genocide their community suffered at the hands of the Ottoman Turks during World War I. (…) Given the deterioration of its relationship with Turkey, this occasion would seem to provide Israel with a golden opportunity to respond to the moral claim that it recognize the Armenian genocide, just as Pope Francis recently did, followed by the European Parliament. In fact, dozens of prominent Israeli artists and academics recently signed a petition calling on the Israeli government and Knesset to recognize the Armenian genocide. Nevertheless, officially, Israel continues to squirm. The Foreign Ministry recommends showing greater empathy to the Armenian issue, and this will be the first year that Israel will send an official delegation to participate in the memorial ceremony to take place in Yerevan. It will, however, be a low-ranking delegation, made up of Knesset members. (…) A few senior Israeli officials dealing with the issue spoke to Al-Monitor about it on condition of anonymity. They emphasized that this doesn’t just involve susceptibility toward Turkish sensitivities, but also sensitivity that Israel wants to show toward Azerbaijan, which is a neighbor of both Turkey and Armenia. Since the Soviet Union’s collapse, the borders in the Caucasus region have been redefined. One consequence is a continuing state of war between Azerbaijan and Armenia. One of the pillars of Azerbaijan’s new national narrative is the “Khojaly massacre,” which refers to a battle in the village of Khojaly, located in the disputed Armenian enclave of Nagorno-Karabakh, on Feb. 26, 1992. According to the Azeri narrative, Armenian forces killed 600 Azeri civilians there, including 169 women and children. In this instance, the Armenians deny responsibility for the massacre of civilians, just as they do for a long list of atrocities that the Azeris have blamed on them since WWI. (…) Gallia Lindenstrauss of Israel’s Institute for National Security Studies says that Azerbaijan is the Muslim country with which Israel currently has the closest ties. Trade between Israel and Azerbaijan is estimated at over $5 billion. Israel imports some 40% of its oil from there, and exports mainly weapons and sophisticated defense systems to it. In 2012, when talk of an Israel strike against Iran was at its peak, Foreign Policy quoted a senior US official as saying (apparently with considerable hyperbole), “The Israelis have bought an airfield … and the airfield is called Azerbaijan.” (…) Azerbaijan, like the Israeli government, considers Iran’s nuclear capacity to be an existential threat. Azerbaijan’s border with Iran stretches for 611 kilometers (380 miles), making it longer even than Turkey’s border with Iran, which is 499 kilometers (310 miles) long. Meanwhile, Armenia’s border with Iran stretches for just 35 kilometers (22 miles). If the length of their borders can be used to determine the importance of relations with those countries, then Armenia is the least important of all of them. And in general, it is considered an ally of the country that Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu compares to Hitler’s Germany. Coming back to the official position presented by the Israeli Foreign Ministry spokesman, it would seem that the call to the international community “to prevent humanitarian tragedies in the future” might not refer only to the incidents of mass murder committed daily by the Islamic State against anyone who is not one of them — Yazidis, Christians or Alawites. It is mainly directed against Iran’s “explicit intent of obliterating the Jewish state,” as Netanyahu reiterated April 16 at Yad Vashem during a memorial service for the victims of the Holocaust. Herein lies the real reason for Israel’s policy concerning whether it will recognize the Armenia genocide. The reason isn’t Turkey; it’s Iran.

    Arad Nir

    The first world war operations in Gallipoli – Çanakkale in Turkish – began on 18 March 1915 with the British naval bombardment of the peninsula. Turks have used that date to celebrate their victory against the Allied attack and mourn the soldiers who died in battle. The naval landings on the shores of Gallipoli ended in devastating defeat and are remembered by Australians and New Zealanders on 25 April, known as Anzac Day. After Ankara’s announcement to shift all official commemorations of Gallipoli to 24 April, critics were quick to point out that no significant military event took place at Gallipoli that day and that Armenians had greater claim to it because 24 April 1915 was when Ottoman authorities started to arrest Armenian intellectuals in Istanbul.

    The Guardian

    When world leaders, including Prince Charles and the Australian and New Zealand prime ministers, gather at Gallipoli to commemorate the First World War battle at the invitation of the Turkish government in April, the ghosts of one and half million slaughtered Christian Armenians will march with them. For in an unprecedented act of diplomatic folly, Turkey is planning to use the 100th anniversary of the Allied attempt to invade Turkey in 1915 to smother memory of its own mass killing of the Armenians of the Ottoman Empire, the 20th century’s first semi-industrial holocaust. The Turks have already sent invitations to 102 nations to attend the Gallipoli anniversary on 24th April — on the very day when Armenia always honours its own genocide victims at the hands of Ottoman Turkey. (…) The irony of history has now bequeathed these very same killing fields to the victorious forces of the ‘genocidal’ Islamist ISIS army, which has even destroyed the Armenian church commemorating the genocide in the Syrian city of Deir ez-Zour. Armenians chose 24th April to remember their genocide victims because this was the day on which Turkish police rounded up the first Armenian academics, lawyers, doctors, teachers and journalists in Constantinople. (…) Armenians hold their commemorations on April 24th – when nothing happened at Gallipoli – because this was the day on which the Armenian intellectuals were rounded up and jailed in the basement of Constantinople’s police headquarters prior to their deportation and — in some cases — execution. These were the first ‘martyrs’ of the Armenian genocide. By another cruel twist of history, the place of their incarceration is now the Museum of Islamic Arts – a tourist location to which Prince Charles and other dignitaries will presumably not be taken on 24th April. These killings marked the start of the Armenian people’s persecution and exile to the four corners of the earth. (…) The Turkish hero of Gallipoli, of course, was Lieutenant Colonel Mustapha Kemal – later Ataturk, founder of the modern Turkish state – and his own 19th Division at Gallipoli was known as the ‘Aleppo Division’ because of the number of Arabs serving in it. Ataturk did not participate in the mass killings of Armenians in 1915, but some of his associates were implicated – which still casts a shadow over the history of the Turkish state. The bloody Allied defeat at Gallipoli was to cast a shadow over the rest of Winston Churchill’s career, a fact well known to the tens of thousands of Australians and New Zealanders who plan to come to the old battlefield this April. How much they will know about an even more horrific anniversary on April 24th is another matter.

    Liveleak
















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