eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Langues: Excusez mon anglais (No English, please, we’re French: study finds economic development and international engagement go hand-in-hand with English proficiency)

Posté le dimanche 8 février 2015 par Admini

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Pas d’anglais, s’il vous plait, nous sommes français !

Arrogance culturelle, culture du sans faute, enseignement trop livresque …

En cette 33e édition du salon Expolangues …

Alors qu’entre pickpockets, commerçants antipathiques et piètre maîtrise de l’anglais, la première destination touristique du monde continue ses campagnes pour lutter contre une réputation séculaire …

Et qu’hormis la France, la plupart des pays européens voit baisser leur chômage et remonter leur croissance …

Retour sur la publication, en octobre dernier, d’une nouvelle étude d’Education First sur la maîtrise de l’anglais …

Où les Français se voient à nouveau classer au dernier rang de 21 pays européens et, entre l’Indonésie et Taiwan, 29es sur un total de 63 pays testés …



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13 réponses à “Langues: Excusez mon anglais (No English, please, we’re French: study finds economic development and international engagement go hand-in-hand with English proficiency)”

  • 13
    jc durbant:

    Voir également pour les amateurs, la grammaire de l’estomac:

    Après la révolution française, observe Marx, les aristocrates dont tout le capital incorporé consistait en un art de vivre désormais dépourvu de marché, devinrent les maitres à danser de l’Europe.

    Bourdieu

    Tout le monde n’est pas gourmet, voilà pourquoi il faut des gastronomes. Il faut penser des gastronomes ce que nous pensons des pédagogues en général: que ce sont parfois d’insupportables cuistres mais qu’ils ont leur utilité.

    P. de Pressac (Considérations sur la cuisine, 1931)

  • 12
    jc durbant:

    « Sans complexe, l’abbé !  » …

    Voir aussi:

    La langue française a conquis l’estime de l’Europe, et depuis un siècle elle y est classique. Mon but n’est point d’assigner les causes qui lui ont valu cette prérogative ; il y a dix ans qu’au fond de l’Allemagne (à Berlin) on discuta savamment cette question qui, suivant l’expression d’un écrivain, eût flatté l’orgueil de Rome, empressée à la consacrer dans son histoire comme une de ses belles époques. On connaît les tentatives de la politique romaine pour universaliser sa langue ; elle défendait d’en employer d’autres pour haranguer les ambassadeurs étrangers, pour négocier avec eux, et malgré ses efforts elle n’obtint qu’imparfaitement ce qu’un assentiment libre accorde à la langue française. On sait qu’en 1774 elle servit à rédiger le traité entre les Turcs et les Russes ; depuis la paix de Nimègue, elle a été prostituée pour ainsi dire aux intrigues des cabinets de l’Europe, parce que dans sa marche éclairée et méthodique, la pensée s’exprime facilement, ce qui lui donne un caractère de raison, de probité, que les fourbes eux-mêmes trouvent plus propres à les garantir des fourberies diplomatiques. Si notre idiome a reçu un tel accueil des tyrans et des cours, à qui la France monarchique donnait des théâtres, des pompons, des modes et des manières, quel accueil ne doit-il pas se promettre de la part des peuples à qui la France républicaine révèle leurs droits en leur ouvrant la route de la liberté. Mais cet idiome, admis dans les transactions politiques, usité dans plusieurs villes de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays-Bas, dans une partie du pays de Liège, de Luxembourg, de la Suisse, même dans le Canada et sur les bords du Mississipi, par quelle fatalité est-il encore ignoré d’une très grande partie des Français ? {…].

    Il n’y a qu’environ 15 départements de l’intérieur où la langue française soit exclusivement parlée ; encore éprouve-t-elle des altérations sensibles, soit dans la prononciation des mots, soit dans l’emploi des termes impropres et surannés, surtout vers Sancerre, où l’on retrouve une partie des expressions de Rabelais, Amyot et Montaigne. Nous n’avons plus de provinces et nous avons encore 30 Patois qui en rappellent les noms. […] On peut assurer sans exagération qu’au moins 6 millions de Français, surtout dans les campagnes, ignorent la langue nationale ; qu’un nombre égal est à peu près incapable de soutenir une conversation suivie ; qu’en dernier résultat, le nombre de ceux qui la parlent purement n’excède pas 3 millions, et probablement le nombre de ceux qui l’écrivent correctement est encore moindre. Ainsi, avec 30 patois différents, nous sommes encore pour le langage à la Tour de Babel, tandis que pour la liberté, nous formons l’avant-garde des nations. Quoiqu’il y ait possibilité et même probabilité de voir diminuer le nombre des idiomes reçus en Europe, l’état politique du globe bannit à jamais l’espérance de ramener les peuples à une langue commune. Cette conception formée par quelques écrivains est également hardie et chimérique. Une langue universelle est dans son genre ce que la pierre philosophale est en chimie. Mais au moins on peut uniformer le langage d’une grande Nation de manière que tous les citoyens qui la composent puissent sans obstacle se communiquer leurs pensées. Cette entreprise, qui ne fut pleinement exécutée chez aucun peuple, est digne du peuple français, qui centralise toutes les branches de l’organisation sociale, et qui doit être jaloux de consacrer au plus tôt, dans une République une et indivisible, l’usage unique et invariable de la langue de la liberté.

    si ces places sont occupées par des hommes incapables de s’énoncer, d’écrire correctement dans la langue nationale, les droits des citoyens seront-ils bien garantis par des actes dont la rédaction présentera l’impro­priété des termes, la confusion des idées, en un mot tous les symptômes de l’ignorance ? Si au contraire cette ignorance exclut des places, bientôt renaîtra cette aristocratie qui jadis employait le patois pour montrer son affinité protec­trice à ceux qu’on appelait insolemment les petites gens. Bientôt la société sera réinfectée de gens comme il faut. La liberté des suffrages sera restreinte, les cabales seront plus faciles à nouer, plus difficiles à rompre, et, par le fait, entre deux classes séparées s’établira une sorte de hiérarchie. Ainsi l’ignorance de la langue compromettrait le bonheur social ou détruirait l’égalité.

    Le peuple doit connaître les lois pour les sanctionner et leur obéir ; et telle était l’ignorance de quelques communes, dans les premières époques de la Révolution, que, confondant toutes les notions, associant des idées incohérentes et absurdes, elles s’étaient persuadées que le mot décret signifiait un décret de prise de corps. […] C’est surtout vers nos frontières que les dialectes communs aux peuples des limites opposées établissent avec nos ennemis des relations dangereuses, tandis que dans l’étendue de la République tant de jargons sont autant de barrières qui gênent les mouvements du commerce et atténuent les relations sociales par l’influence respective des moeurs sur le langage, du langage sur les moeurs ; ils empêchent l’amalgame politique et d’un seul peuple en font 30. Cette observation acquiert un grand poids si l’on considère que, faute de s’entendre, tant d’hommes se sont égorgés, et que souvent les querelles sanguinaires des nations, comme les querelles ridicules des théologiens, n’ont été que de véritables logomachies.

    […] Il faut donc, en révolutionnant les arts, en uniformiser leur idiome : il faut que les connaissances disséminées éclairent toute la surface du territoire français, semblables à ces réverbères qui, sagement distribués dans toutes les parties d’une cité, répartissent la lumière […].

    […] Le régime républicain a opéré la suppression de toutes les castes parasites, le rapprochement des fortunes, le nivellement des conditions. Dans la crainte d’une dégénération morale des familles nombreuses, d’estimables campagnards avaient pour maxime de n’épouser que dans leur parenté. Cet isolement n’en a plus lieu, parce qu’il n’y a plus en France qu’une famille. Ainsi la forme nouvelle de notre gouvernement et l’austérité de nos principes repoussent toute parité entre l’ancien et le nouvel état des choses. La population refluera dans les campagnes, et les grandes communes ne seront plus ces foyers putrides d’où sans cesse la fainéantise et l’opulence exhalaient le crime. C’est là surtout que les ressorts moraux doivent avoir plus d’élasticité. Des moeurs, sans elles point de République et sans République point de moeurs.

    Tout ce qu’on vient de dire appelle la conclusion que, pour extirper tous les préjugés, développer toutes les vérités, tous les talents, toutes les vertus, fondre tous les citoyens dans la masse nationale, simplifier le mécanisme et faciliter le jeu de la machine politique, il faut identité de langage. […]

    Rapport Grégoire (sur la nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française, 4 juin 1794)

  • 11
    Polémos:

    Ahhh… Letel, que c’est beau! « Ah ! qu’en termes galants, ces choses-là sont mises ! »

    J.C. Durbant : article passionnant (pidgin) plein de choses que j’ignorais. J’aime le titre savoureux du rapport de l’Abbé Grégoire : Sur la nécessité d’éliminer les patois. Sans complexe l’Abbé!

  • 10
    Letel:

    Je sais que vous avez trop de bénignité,
    Et que vous ferez grâce à ma témérité,
    Que vous m’excuserez sur l’humaine faiblesse
    Des violents transports d’un amour qui vous blesse,
    Et considérerez, en regardant votre air,
    Que l’on n’est pas aveugle, et qu’un homme est de chair.

  • 9
    Letel:

    Mais les gens comme nous brûlent d’un feu discret,
    Avec qui pour toujours on est sûr du secret :
    Le soin que nous prenons de notre renommée
    Répond de toute chose à la personne aimée,
    Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre cour,
    De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur.

  • 8
    Letel:

    J’aurai toujours pour vous, Ô suave merveille,
    Une dévotion à nulle autre pareille.
    Votre honneur avec moi ne court point de hasard,
    Et n’a nulle disgrâce à craindre de ma part.
    Tous ces galants de cour, dont les femmes sont folles,
    Sont bruyants dans leurs faits et vains dans leurs paroles,
    De leurs progrès sans cesse on les voit se targuer ;
    Ils n’ont point de faveurs qu’ils n’aillent divulguer,
    Et leur langue indiscrète, en qui l’on se confie,
    Déshonore l’autel où leur cœur sacrifie.

  • 7
    Letel:

    Ah! pour être dévot, je n’en suis pas moins homme ;
    Et lorsqu’on vient à voir vos célestes appas,
    Un cœur se laisse prendre, et ne raisonne pas.
    Je sais qu’un tel discours de moi paraît étrange ;
    Mais, Madame, après tout, je ne suis pas un ange ;
    Et si vous condamnez l’aveu que je vous fais,
    Vous devez vous en prendre à vos charmants attraits.

  • 6
    Letel:

    Mais j’attends en mes vœux tout de votre bonté,
    Et rien des vains efforts de mon infirmité ;
    En vous est mon espoir, mon bien, ma quiétude,
    De vous dépend ma peine ou ma béatitude,
    Et je vais être enfin, par votre seul arrêt,
    Heureux, si vous voulez, malheureux, s’il vous plaît.

  • 5
    Letel:

    Pas mal comme résultat si on en juge d’après Molière ou Racine, Hugo ou Proust :

    L’amour qui nous attache aux beautés éternelles
    N’étouffe pas en nous l’amour des temporelles ;
    Nos sens facilement peuvent être charmés
    Des ouvrages parfaits que le Ciel a formés.
    Ses attraits réfléchis brillent dans vos pareilles ;
    Mais il étale en vous ses plus rares merveilles :
    Il a sur votre face épanché des beautés
    Dont les yeux sont surpris, et les cours transportés,
    Et je n’ai pu vous voir, parfaite créature,
    Sans admirer en vous l’auteur de la nature
    …/…

  • 4
    Sittingbull:

    Le français, ce sont les cuirs que nos ancêtres gaulois faisaient en parlant latin (Proust)

  • 3
    jc durbant:

    « Le français est bien mieux » …

    Voir:

    Mais le français n’est-il pas un pidgin de bas latin qui aurait réussi ?

    Et l’anglais un pidgin de français ?

    L‘anglais ? Ce n’est jamais que du français mal prononcé.

    Clémenceau

    Outre la tragédie qu’a représentée l’expropriation de la vielle aristocratie anglaise, l’effet sans doute le plus regrettable de la conquête fut l’éclipse presque totale de l’anglais vernaculaire comme langue de la littérature, du droit et de l’administration. Remplacé dans les documents officiels et autres par le latin, puis de plus en plus dans tous les domaines par le franco-normand, l’anglais écrit n’est quasiment pas réapparu avant le XIIe siècle.


    Encyclopaedia Britannica
    (américaine)

    Voir aussi:

    Tu éviteras toute orthographie superflue et ne mettras aucunes lettres en tels mots si tu ne les prononces en les lisant; au moins tu en useras le plus sobrement que tu pourras, en attendant meilleure réformation: tu é(s)criras écrire et non escripre, cieus et non cieulx.

    Ronsard (1572)

    Et n’est-ce pas une espece d’attentat à des particuliers, de défigurer ainsi les mots les plus saints & les plus sacrez.


    Régnier-Desmarais
    (Secrétaire perpétuel de l’Académie, 1706)

  • 2
    Letel:

    Le français est bien mieux, on est bien d’accord, dommage que les Mercator du XVIIIe siècle aient mené toutes les politiques qu’il fallait (étatisme, protectionnisme, antilibéralisme, refus des réformes, dirigisme, corporatisme, etc.) pour laisser royalement la place mondiale à l’anglais.

  • 1
    MERCATOR:

    L’anglais est une langue ridicule qui offre la particularité absurde où la graphie et la phonie n’ont aucun lien, aucune logique, une langue beuglée par des analphabètes saxons qui vivaient dans leurs tanières, tout juste bonne à servir de langue véhiculaire pour notice de machine à laver ou pour demander où se trouvent les toilettes.

    Et l’on s’étonne que les baltes, les tchèques, ou les slovènes le parlent mieux que nous, ils n’ont pas le choix lorsqu’ils sortent de leurs trous, regardez les grands peuples, chine, japon , Russie, ils ne s’abaissent pas à parler cette sous langue .
















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