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Quand les théories du complot s’exportent en France

Posté le dimanche 1 février 2015 par James

Est-ce les Américains ? le Mossad ? Les théories de complot ont surgi en France peu après les attentats qui ont ensanglanté Paris. Un phénomène que le monde arabe connaît bien, constate amusée cette éditorialiste libanaise.

Par Dala Al-Bizri

Al-Modon (en arabe)

25 janvier 2015

2901-complots

Voici que les adeptes de la théorie du complot imputent le crime contre Charlie Hebdo à des « services des renseignements » dont les contours restent flous mais qui, forcément, seraient liés aux « Juifs » ou aux « Américains ».

Cette théorie peut séduire des esprits plus enclins à se nourrir d’histoires excitantes et d’intrigues obscures que d’explications factuelles mais arides.

Besoin d’irrationnel

Selon la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, un élève sur cinq pense que le crime contre Charlie Hebdo aurait pour origine un complot. Mais cela va au-delà. Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national (FN), a lui aussi déclaré [dans un média russe] que les actes des frères Kouachi portaient « la signature des services secrets ».

C’est également dans un média russe – la chaîne de télévision Russia Today – que Thierry Meyssan, fameux adepte de ce genre de théorie, a défendu une thèse semblable. Et, selon le maire d’Ankara (Turquie), membre du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir), il n’y a pas de doute que c’est le Mossad qui est derrière l’attentat ».

Tous mettent en doute la « version officielle » et soulèvent les « points obscurs ». En réalité, ils n’avancent jamais la moindre preuve. Le succès de ces théories s’explique en partie par Internet, qui échappe aux voix de la raison.

Mais aussi par la complexité des affaires du monde, alors que les gens simples préfèrent les explications simplificatrices. Sans parler du besoin d’irrationnel et de magique. Il faut dire que les complots ont jalonné l’histoire européenne : la tentative d’assassinat de Napoléon Bonaparte, l’assassinat d’Henri IV, l’affaire Dreyfus, etc.

Marque de fabrique

En ce qui nous concerne, nous autres Arabes, nous pouvons dire : « Bienvenue au club ! » Car les théories du complot sont presque une marque de fabrique de nos cultures nationales. Bienvenue dans un monde où à peu près tous les régimes et à peu près tous les acteurs politiques en ont usé pour assurer leur longévité. Ce qui a engendré la tyrannie.

Le principal intérêt de cette façon de présenter le monde est que, finalement, personne n’est jamais responsable de ce qui arrive, si ce n’est une « cinquième colonne » ou les « mains du sionisme et de l’impérialisme » ou encore des « Croisés ».

Bref, nous n’exportons pas seulement notre terrorisme mais aussi la théorie qui va avec !



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89 réponses à “Quand les théories du complot s’exportent en France”

  • 39
    Letel:

    Con ou pervers en somme ? Je crois plutôt qu’il est con, irrémédiablement. Sur le onze septembre et le reste, Gourdel, Merah, etc., il y croit vraiment. Le genre de cafards qui traînent sur les sites comme ceux-là, ce n’est pas par hasard, un petit pois dans la cervelle.

  • 38
    michael:

    Letel , il y a deux possibilites : soit ce type croit a ces carabistouilles puantes du negationnisme et des residus du nazisme , soit il provoque sciemment en les citant …..Dans ce cas , il n’a rien trouve d’autre pour meubler sa retraite ( je ne sais pas : construire des maquettes dans des bouteilles , ou faire des puzzles de  » marine » , ca detend en general ).

  • 37
    Letel:

    Le type est tellement con qu’il s’abreuve à des sources délirantes (et crapuleuses), et s’en repaît. Et n’a même pas honte de les citer.

  • 36
    Letel:

    « Patriote productions diffuse aussi la revue L’Héritage et des DVD de l’humoriste Dieudonné M’bala M’bala ou encore de Semis diffusion. Elle diffuse aussi le matériel de propagande du site Contre-Info, de la Fraternité franco-serbe et du Front des patriotes. »

    J’espère que vous avez tout ça aussi Mercator ?

  • 35
    Letel:

    Vous avez l’autocollant promotionnel ?

  • 34
    MERCATOR:

    Tiens une petite dernière pour la route mon bon Letel;

    http://www.contre-info.com/attentat-de-boston-un-faux-mutile-joue-par-un-sol

  • 33
    Sittingbull:

    Bon, je concède tout… le bon gars du tréfonds a parlé.

  • 32
    Letel:

    Et puis après tout, même si tu as raison, et qu’il fait ça juste pour s’amuser, et que je marche, c’est pas grave, ça passe le temps…

  • 31
    Letel:

    Ben, je ne suis ni Obama ni Poutine, mes pouvoirs sont effectivement limités, même nuls, rien de ce que je peux faire ne changera quoi que ce soit à l’avenir du monde, tu as raison, mais comme disait l’autre, « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer », Guillaume d’Orange je crois, l’arch enemy de notre roi Louis le XIVe.
    Et d’ailleurs, ce blog non plus ne changera rien à l’avenir du monde, malgré tous les efforts admirables de Sil, mais ça ne t’a pas empêché de le lancer, même principe.
    Sur Mercator, je crois que ton analyse est en partie fausse, il croit à ce qu’il dit, comme nous, ce n’est pas de la simple provoc, même s’il y a de ça aussi.

  • 30
    Sittingbull:

    D’accord pour l’analyse du conspirationnisme. Donc, répondre à Mercator est une tâche essentielle à l’avenir du monde. C’est noble, c’est beau!
    Mais qui te dit que ce n’est pas un retraité qui n’a rien à faire et qui a trouvé pour s’amuser un Letel qui part au quart de tour, à la Pavlov. D’ailleurs il s’en fout, il fait sa petite provoque, ne répond pas aux arguments, et revient donner un coup de pied au pitbull Letel, qui, ça ne manque jamais, aboie et mord.

  • 29
    Letel:

    > Tu n’es pas obligé de lire, ni de répondre

    Blague à part, pour te répondre, je m’y sens obligé, justement, à répondre. Les conspirationnistes sont dangereux, dangereux pour la vérité, dangereux pour la démocratie, dangereux pour notre culture en général, comme les gauchistes, les fascistes, les nationalistes, les souverainistes, les protectionnistes, les étatistes à tout crin, sont dangereux à leur manière, quoiqu’ils soient moins cons et aient au moins des arguments, ils ne sont pas inspirés par la bêtise et l’ignorance comme les premiers. C’est d’ailleurs pour ça que tu as créé le blog, pour répondre à ce genre d’imbécillités dangereuses.
    Il suffit de regarder les pays arabes, qui sont noyés dans ce genre d’idées conspirationnistes à la Mercator, tout s’explique par un complot extérieur, leur sous-développement, leur retard, le sort des Palestiniens, les guerres, civiles et internationales, bref tout, tout est reporté sur une cause étrangère, c’est jamais leur propre histoire, leurs propres manques, leurs propres défaillances ou mauvais choix, c’est jamais leur religion non plus. Et on voit le résultat, du fait que le peuple est plongé dans des délires conspirationnistes de ce genre, le résultat c’est le sous-développement justement, la corruption, le règne de la combine généralisée, les régimes dictatoriaux, etc. Le résultat et la conséquence aussi, car tant qu’ils sont plongés dans le sous-développement et les dictatures, ils auront des explications de ce type, faute d’éducation et de canaux pour s’exprimer librement. En bref, idées conspirationnistes entraînent dictatures et pauvreté, et à l’inverse dictatures et pauvreté entraînent idées conspirationnistes. C’est un cercle vicieux, d’où on n’est pas prêts de sortir, et on en paye aussi les effets bien sûr.
    Ici ce sont des minorités, ceux qui croient à ces balivernes, chez les gens en moyenne plus éduqués il y en a peu, sauf des exceptions du genre ploucs du café du commerce sur internet à la Mercator, et aussi hélas dans les quartiers, qui reproduisent ce qui se passe dans les pays arabes, et là, si on se limite aux quartiers, c’est la majorité, et ces groupes gonflent malheureusement, sous l’effet démographique et l’ouverture des frontières.
    Je vais et viens entre la France et les Etats-Unis et le Canada, pour rentrer aux Etats-Unis ou au Canada, c’est pas évident, on a des installations très au point pour filtrer les gens à l’aéroport, queues garanties, tout est canalisé et filtré de façon minutieuse et bien organisée. Quand on arrive en France, c’est le contraire, laisser-aller et foutoir, pas de queues parce qu’on vérifie à peine, pas une batterie de guichets, mais quelques-uns, sans espace vraiment adapté, l’impression d’arriver dans le tiers-monde, l’impression d’une passoire.

  • 28
    madimaxi:

    « J’avais signalé un paradoxe du même ordre à un contributeur anti-américain des fdm qui prenait l’argument du « mensonge » des ADM pour envahir l’Irak. Si ce mensonge en avait été un, c’était pas très difficile à des gens assez cyniques et puissants pour provoquer les attentats du 11 septembre d’amener quelques bonbonnes d’Anthrax en Irak pour justifier ce mensonge. »
    (Cataloun)

    Mentir sciemment en fabriquant « des preuves » et s’averer incapable de placer en douce une bombinette contenant les-dites « preuves » sur le terrain entierement soumis ? En l’occurence, c’etait effectivement la meilleure question a poser contre ce genre de foutaises. Hormis l’usuel « Bush=cretin », aucune reponse recue.

    De memoire, la principale raison evoquee par les opposants a l’intervention americaine etait le carnage inevitable attendu. Des scenarios apocalyptiques se succedaient : Baghdad-Stalingrad, Scuds chimiques sur le champ de bataille et sur Israel, riposte, guerre nucleaire… Bref, tous le monde, y compris Hans Blix, etait persuade de l’existance de ces satanees ADM. Seules preuves manquaient. Faut dire aussi, comme il a par la suite admis, que Saddam lui-meme a tout fait pour entretenir le flou. Faire douter l’Iran etait son but.

  • 27
    Letel:

    Il semble que votre dernier lien ne marche pas, Madi. Vous pourriez vérifier, ça pourrait intéresser notre ami…

  • 26
    Letel:

    Mais c’est exactement votre cas, Mercator, vous dites n’importe quoi et vous croyez que c’est la vérité. Par bêtise et inculture. On ne peut rien pour vous, vous êtes un croyant, obsédé par ses fixettes. On vous a répondu cent fois, comme à tous les conspirationnistes, mais la logique et le raisonnement n’ont pas d’effets sur les gens comme vous, répondu sur le passeport, sur Clarke, sur les Bush, sur les Saoud, etc., et vous ne répondez à aucun argument. Par exemple sur le passeport que vous continuez à invoquer avec une stupidité rare : croyez-vous que les gens qui auraient monté le coup n’auraient pas trouvé un indice plus inattaquable, bref qu’ils soient assez bête pour laisser un truc de jeu de piste d’école primaire ?

  • 25
    madimaxi:

    Gerald Bronner essaie d’explorer quelques pistes du pourquoi et comment.
    Et moi, je reessaye mon lien :
    http://www.911myths.com/html/passport_recovered.html

  • 24
    madimaxi:

    Pour l’histoire de passeport.
    Plus generalement, la dispute conspirationniste a nettement baisse d’intensite ces derniers temps. Finies les balivernes a la Meyssan. Place aux subtilites scientifiques et techniques telles que la nanothermie et savants calculs de structure. Des domaines suffisamment sombres, vastes et inexploites pour accueillir bras ouverts tous les adeptes de la methode hypercritique ou chaque detail qualifie d’inexplique suffit a les conforter dans l’idee d’avoir eu raison de commencer par la conclusion.

  • 23
    MERCATOR:

    C’est du réchauffé, Mercator, ça fait des années qu’on nous sort ça. Si vous croyez un seul instant que les Bush, ou la CIA, ou le Pentagone, ou les industries d’armement, ont trempé dans l’attentat du onze septembre, vous êtes un con

    Alors on va renverser les charges de la preuve, quels sont les faits probants qui vous permettent de tenir ces propos , les bushs, le pentagone et autres industries vous ont personnellement contacté et ont juré sur la bible ne pas être impliqués, allons soyez honnête, dites plutôt c’est mon intime conviction mais je n’en ai aucune preuve et je suis dans la possibilité de ne pas avoir raison, en fait je n’en sais rien et les gens qui pensent le contraire ont peut être raison !

  • 22
    D.J:

    Mercator nous prouve que de tremper dans des écoutes téléphoniques est bien plus grave que de tremper dans l’assassinat de 3000 citoyens américains.

    J’attend toujours les démocrates sauter sur l’occasion à deux ans des présidentielles. C’est les plus concerné qui croient le moins à ces conneries de complots qui impliquent leurs adversaires politiques.

    D.J

  • 21
    Letel:

    Ah bon, je croyais que c’était obligatoire…

  • 20
    Sittingbull:

    Tu n’es pas obligé de lire, ni de répondre, à eXc la liberté règne, y compris celle de la non-expression et celui du non-droit de réponse 😀

  • 19
    Letel:

    Je répète ma supplique, Sil, j’ai l’impression que le beauf de service va nous saouler longtemps avec ses vieux trucs resucés à l’infini : c’est pas possible de regrouper tout ça sur le fil des pigeons du onze/neuf ?

  • 18
    Letel:

    C’est du réchauffé, Mercator, ça fait des années qu’on nous sort ça. Si vous croyez un seul instant que les Bush, ou la CIA, ou le Pentagone, ou les industries d’armement, ont trempé dans l’attentat du onze septembre, vous êtes un con, c’est tout, un gros naïf inculte qui gobe tous les raccourcis idiots qu’on trouve sur le net. Un genre de beauf de café du commerce, à la Cabu. Demandez-vous simplement si votre obsession pathologique, votre haine viscérale, des Etats-Unis en particulier et des Anglo-Saxons en général, vous permettent de voir clair, d’être neutre ou objectif, si elles ne jouent pas un rôle dans votre point de vue.

  • 17
    Letel:

    Encore un complot sioniste. Comme dit quelqu’un qui a posté ça : Avec eux on n’est jamais déçu (parlant des auteurs de l’article bien sûr).

  • 16
    MERCATOR:


    La Guerre des Bush : les secrets inavouables d’un conflit», Eric Laurent, Éditions Plon. Février 2003

    Dans son nouvel ouvrage, Eric Laurent, spécialiste du Moyen-Orient et grand reporter au Figaro, s’est intéressé à une véritable
    « dynastie guerrière »: celle des Bush. Il revient sur les parcours respectifs des  » n°41 et 43  » pour démontrer comment leur réussite dans le monde des affaires, sans doute décisive à leur entrée en politique, résulte de bien étranges alliances. Fruit d’une véritable enquête conduite au cœur des rapports industriels et politiques et des réseaux financiers tissés par les Bush, « La Guerre des Bush » révèle l’impensable. Si leur appartenance au monde des affaires, leurs amitiés, leurs complicités et leurs intérêts les ont souvent menés du côté de l’Iraq et de l’Arabie Saoudite, les Bush sont aussi étroitement liés à la famille Bin Laden et ce depuis plus de vingt ans. À la lumière des faits racontés, la lutte contre le terrorisme et la guerre en Iraq revêtent une autre dimension. Éclairage.

    « En Amérique, selon un adage, on accède au pouvoir politique par l’argent « , indique Eric Laurent dans les premières pages de son ouvrage. Les Bush n’ont ni dérogé à ce principe, ni à l’un des usages caractéristiques du monde des affaires capitalistes et parfois même de ses dirigeants, celui de « commercer avec des régimes qui leur sont totalement hostiles ». Le ton fut sans doute donné par Prescott Bush, grand père de l’actuel président, sénateur du parti républicain dans les années 50. Banquier à Wall Street pour qui un certain nombre d’affaires avec l’Allemagne nazie s’étaient révélées hautement profitables, l’homme a sans doute « transmis quelque chose ». Comme lui, en effet, George Bush et George W. Bush ont d’abord commencé par se tailler une solide réputation dans le monde des affaires avant d’entrer en politique (le père davantage que le fils, qui bénéficiera néanmoins de ses nombreux appuis). Et, comme lui,  » ils ont non seulement souvent dîné avec le diable, mais se sont souvent invités à sa table « . Fort de rappeler que « les événements réellement importants correspondent rarement aux chronologies officielles », Eric Laurent consacre la première partie de son ouvrage à démêler les liens existant entre les Bush, Jim Bath, ami de la famille et homme d’affaire de Houston, et un financier saoudien, Khalid Bin Mahfouz. C’est principalement à travers ces trois hommes que les Bush et les Bin Laden se trouvent étonnement liés depuis plus de vingt ans.

    À l’origine de ce  » secret inavouable  » se trouve une initiative prise en 1976 par George Bush, alors fraîchement nommé directeur de la CIA : la vente d’appareils de la flotte d’aviation de l’organisation, Air America. L’événement, qui semble secondaire, n’en est pas moins révélateur. Les appareils furent en effet achetés par Jim Bath qui administrait alors une compagnie de charters contrôlée par des intérêts saoudiens, domiciliée aux Caraïbes.  » Le principal actionnaire était Khalid Bin Mahfouz, directeur exécutif et principal propriétaire de la National Commercial Bank, le plus important établissement bancaire d’Arabie Saoudite, étroitement lié à la famille royale. Il avait également pris le contrôle de l’une des plus importantes banques de Houston « . Cet homme n’était autre que l’un des proches de Salem Bin Laden, gérant du puissant groupe de construction du même nom implanté à travers tout le Proche et Moyen-Orient, évalué à 5 milliards de dollars. Le tableau qui s’esquisse alors révèle « de bien étranges détails « . Peu après le rachat des avions de la CIA, Salem Bin Laden charge Jim Bath de sélectionner et faciliter d’éventuels investissements sur le sol américain. Comme Khalid Bin Mahfouz, qui deviendra dans les années 80 l’un des principaux actionnaires de la BCCI -La banque de Crédit et de Commerce International-, Jim Bath choisira d’investir…au Texas, le fief des Bush. L’une des premières opérations portera sur l’achat de l’aéroport de Houston Golf.  » Il est surprenant d’imaginer qu’un des plus importants aéroports du Texas, le fief des Bush, était la propriété de la famille du futur chef terroriste « , avance l’auteur. Il est tout aussi surprenant d’apprendre qu’au cours des années 70, 80 et 90, Jim Bath et Khalid Bin Mahfouz, qui n’étaient sans doute que des prête-noms, allaient directement contribuer à la fortune des Bush. En 1978, Bath investit dans la première société créée par George W. après sa défaite aux sénatoriales, Arbusto Energy. En 1987, lui et Mahfouz, qui misent en réalité sur Bush père, iront même jusqu’à le sauver de la faillite. Alors que la société de George W., devenue Harken, négocie une restructuration de sa dette, « quelques investisseurs bienveillants viennent se pencher à son chevet. Tous ont des liens avec la BCCI ». Chose plus surprenante encore : comme Arbusto, la société de Bush père, Harken, « mystérieuse et déroutante création de l’univers de l’exploration pétrolière », obtiendra dans les années 90 de la part de l’émirat de Bahreïn d’étranges concessions pour l’exploitation du pétrole off shore, domaine dans lequel la société était relativement peu expérimentée.

    Le fait dévoile clairement tous les enjeux d’intérêts croisés : le Premier Ministre de Bahreïn était un actionnaire de la BCCI et l’ambassadeur en poste dans l’émirat, un ancien collaborateur de George Bush à la CIA, l’associé d’un chiite libanais ayant effectué de nombreuses opérations pour la BCCI aux États-Unis. Ces  » faveurs  » firent grimper en flèche les actions de Harken. George W. réalisa une plus value de 850.000 dollars puis vendit la société, deux mois avant que l’Iraq n’attaque le Koweït…et quelques années avant que les liens entre Mahfouz, la BCCI et Al Quaeda ne soient établis. À la fin des années 90, la BCCI,  » conçue comme le premier établissement d’envergure crée dans un pays en développement, le Pakistan, pour favoriser la croissance des pays du Sud « , fut identifiée comme l’une « des plus stupéfiantes entreprises criminelles du XX siècle. Opérant dans 73 pays, contrôlant plus de 30 milliards de dollars et de dépôts, elle allait accueillir l’argent de la drogue et du terrorisme, violer les lois et soutenir les pires dictateurs « . Et la nébuleuse terroriste Al Quaeda. Eric Laurent rappelle qu’il fut établi en 1999 que la BCCI avait été utilisée par de riches saoudiens pour transférer de l’argent sur des comptes liés à Al Quaeda et Bin Laden.

    Révélation plus gênante encore : en octobre 2001, une enquête révéla que Mahfouz, alors banquier de la famille royale saoudienne et interlocuteur privilégié des Bush, avait généreusement financé un fond d’investissement qui servait de relais financier à Al Quaeda. L’une des sœurs de Mahfouz, qui vit aujourd’hui en résidence surveillée en Arabie Saoudite, serait même l’une des épouses d’Oussama Bin Laden. Les propres affaires des Bush se trouvent ainsi liées à des personnalités qui, en Arabie Saoudite, soutenaient le terrorisme. Face à cette mise en évidence, l’auteur souligne l’ambivalence de l’offensive lancée par George W. en octobre 2001 contre les réseaux financiers soutenant le terrorisme et ceux qui les appuient.  » Traquer l’argent de Bin Laden ramène à Midland, le quartier de Houston où George W. a grandi », ironise t-il, pour en venir plus loin à la relation entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite.

    Chargée de tensions depuis le 11 septembre, elle ne serait pas sans avoir pesé dans la décision d’une nouvelle guerre en Iraq, déjà en marche lorsque l’auteur achève l’écriture de son ouvrage, en décembre 2002. Pourquoi les États-Unis ne se sont-ils pas attaqués à l’Arabie Saoudite ? La raison en est sans doute une nouvelle fois celle des affaires. Encore aujourd’hui, les intérêts américains, ceux de la famille royale saoudienne et du groupe Bin Laden se fédéreraient au sein d’un même groupe, le groupe Carlyle. Au moins jusqu’en 2001, Carlyle, dont l’un des piliers n’était autre que George Bush père qui opérait comme conseiller financier du gouvernement saoudien, avait pour partenaire financier le groupe Bin Laden. En dépit des dires de Carlyle qui affirmait en 2001 que le groupe Bin Laden s’était retiré du fond d’investissement, le fait laissa les enquêteurs suspects. Et, si le groupe Bin Laden était toujours partenaire du groupe, il pourrait bénéficier de la guerre en Iraq. Eric Laurent explique que l’un des plus importants fabricants d’armes, United Industies, qui fabrique les chars et les missiles alors déjà stationnés dans le Golfe, appartient au groupe Carlyle. En plus d’un conflit d’intérêts évident (confusion entre les intérêts de groupe et ceux de l’administration américaine),  » si les États-Unis renforcent leur défense militaire pour tenter de stopper les actions terroristes de Bin Laden, leur initiative pourrait avoir un bénéficiaire inattendu : la famille Bin Laden « . Un véritable paradoxe ? Au-delà d’un déplacement du problème qui consiste à ne plus s’attaquer à des organisations terroristes et aux nations qui les abritent mais aux nations qui produisent des armes pouvant être vendues à des terroristes, le « choix  » de l’Iraq est peut-être également stratégique.

    Si l’administration américaine se trouve toujours très liée à l’Arabie Saoudite, le spécialiste rappelle que de nombreuses déceptions et incompréhensions caractérisent la relation entre les deux pays. Le poids prépondérant pris par les Saoudiens dans l’élaboration des attentats du 11 septembre, les divisions entre les deux pays quant à la résolution du conflit israélo-palestinien, les difficiles négociations liées, durant la dernière guerre, à l’utilisation des bases militaires en Arabie Saoudite, « ont entamé une crise profonde qu’officiellement tout le monde s’employait à masquer » . Bush aurait ainsi un plan: « la conquête du monde arabe par une idée : la démocratie. Et il n’y a rien de formidablement généreux, dans la mesure où ce qu’il en coûte à l’Amérique sera ridicule en comparaison des bienfaits qu’elle lui rapporterait ensuite, en termes de marchés, d’influences diplomatiques (…). Il lui faut une cible initiale. Il est décidé que ce sera l’Iraq. Dans l’esprit de George W. Bush, Saddam Hussein constitue une cible parfaite : un régime implanté au cœur du monde arabe. Une nation qui, en devenant un modèle diplomatique, pourra créer une sorte d’effet domino et inspirer d’autres changements parmi les régimes sclérosés de la région. Un pays modèle qui jouera alors un rôle de premier plan dans la résolution du conflit israélo-palestinien, en devenant un interlocuteur responsable pour toute proposition de paix. Enfin, une manne pétrolière qui, un jour prochain, pourra peut-être remplacer celle de l’Arabie Saoudite et de son double jeu permanent, de moins en moins bien toléré par Washington « . L’Arabie Saoudite serait alors convertie en ennemi, comme le fut Saddam Hussein. Il y a quelques mois, l’auteur rappelle que l’administration américaine cherchait -en vain- à établir des liens entre Al Quaeda et Bagdad. Mais qu’en est-il de ceux avec les Etats-Unis ?  » Comme Bin Laden lorsqu’il combat les Soviétiques en Afghanistan, Saddam Hussein n’a pu prospérer que par la volonté des Etats-Unis « .

    Dans la deuxième partie de son ouvrage, Eric Laurent éclaircit cet argument. Tout en retraçant les négociations qui se tenaient alors à l’ONU en vue de la nouvelle guerre, il revient sur la première guerre du Golfe et raconte comment George Bush père a armé, financé et soutenu Saddam Hussein avant que celui-ci ne devienne l’ennemi à abattre. Si l’Iraq a pu utiliser des armes de destruction massive contre l’Iran et contre les Kurdes en 1988, c’est que les États-Unis lui avaient fourni les moyens, les fonds nécessaires à s’en procurer.

    L’auteur démontre comment, à travers des transferts de fonds non autorisés et orchestrés par Bush père, l’Irak reçut dans les années 80 plus d’un milliard de dollars d’aides en provenance des États-Unis. Ces prêts, dont l’origine était le souhait de Saddam Hussein de construire un pipe-line qui allait permettre d’acheminer le pétrole iraquien vers les marchés mondiaux en toute quiétude, allaient tout d’abord être financés par l’Export Import Bank. Il est à noter que son directeur, très lié à la BCCI, était un proche de George Bush. Ils furent ensuite garantis par le Ministère de l’Agriculture au travers du programme américain de crédits aux exportations alimentaires.  » L’Iraq devient alors le plus gros bénéficiaire à travers le monde du programme de crédits aux exportations alimentaires « . Cet argent fut évidemment utilisé à acheter des armes, en partie aux États-Unis. Une enquête menée par le Sénat révéla en 1992 que des centaines de licences à l’exportation furent élaborées par le Ministère du Commerce pour des ventes portant sur 600 millions de dollars de technologie : agents biologiques, hélicoptères à « usage civil  » etc…que l’Iraq utilisera contre l’Iran et à l’attaque chimique menée contre le village de Halabaya en 1998.

    Eric Laurent ne manque pas d’indiquer que George W. faisait référence à cette attaque en octobre 2002, afin de justifier de la nécessité de renverser le régime de Saddam Hussein. Son père n’avait, à l’époque, fait aucun commentaire sur le sujet. Ni Donald Rumsfeld qui, émissaire spécial en l’Iraq, plaidait alors la cause du dictateur. La complaisance du père n’a d’égal que l’acharnement du fils. Un mois avant l’invasion du Koweït, George Bush octroyait encore à Saddam Hussein un prêt d’un milliard de dollars…Il avait pourtant été averti du danger. Un rapport, rédigé par les banquiers les plus influents du Moyen-Orient et transmis au gouvernement américain, prévenait alors que l’énorme dette accumulée, dont Bagdad ne pouvait pas payer les intérêts, allait conduire à une politique téméraire, dangereuse, d’emprunts à des taux effectifs excédents 30% l’an. « Saddam Hussein est maintenant tout à fait au courant de sa situation financière. Quelles sont les options qui s’offrent à lui en Iraq même? Elles sont peu nombreuses. Mais il y a toujours le Koweït, situé à quelques kilomètres de son armée oisive. L’Iraq a besoin d’un accès aux eaux ouvertes du Golfe « . Face à la menace, alors réelle, représentée par Saddam Hussein et ses armes de destruction massive, George Bush prêchait l’oubli.  » 12 ans plus tard, son fils développera le raisonnement inverse, alors que la plupart des rapports confirment que Bagdad n’est plus en mesure de produire, du moins sur grande échelle, des armes de destruction massive « .

    L’attitude du père n’allait changer qu’au moment de l’invasion, qu’il alla jusqu’à comparer à la montée du nazisme en Europe. Il comprit alors, et le dit à ses collaborateurs, que Dieu avait pour lui  » une mission « . Ses mots furent de nombreuses fois repris par son fils, dont la mission pourrait être celle de s’en aller en guerre contre tous ceux qui ont contribué à constituer la fortune de son père.

     » La Guerre des Bush  » est un passage de l’autre côté du miroir.  » Les Bush n’accrochent pas le regard, ne retiennent guère l’attention et suscitent peu la controverse. On les imagine lisses, l’image faite homme », dit Eric Laurent dans l’introduction. « À tort ». L’enquête est une mise en lumière de l’affairisme et de l’amoralité qui caractérisent leurs affaires. Les révélations y sont étonnantes et le tableau des relations à l’intérieur de l’administration de George W. éclairant. Si la structure de l’ouvrage qui s’articule autour de va et vient entre la présidence du père et celle du fils rend sa lecture quelque peu ardue, elle ne fait que refléter la complexité du fond, des réseaux tissés par les Bush et des étranges vérités qui en résultent.

    Par Karen Loquet – Juillet 2003

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  • 15
    Letel:

    http://www.nytimes.com/2015/02/05/us/claims-against-saudis-cast-new-light-on-secret-pages-of-9-11-report.html?emc=edit_th_20150205&nl=todaysheadlines&nlid=60560861&_r=0

  • 14
    Letel:

    > La seule différence est que Clinton et tous les membres du congres sont tenus par les couilles par la CIA et la NSA, ils ont tous des casseroles et vu le poids des lobby les congressmen ferment leurs gueules

    Ils sont tous au courant du complot, mais ils la ferment bien sûr… Quel con, ce Mercator. On le savait un peu, mais là ça dépasse tout, confirmation absolue. Crétinerie totale. Le gars vit dans un autre monde, avec son petit pois dans la cervelle, son inculture abyssale et ses fantasmagories.

  • 13
    l'amère Denis:

    Théorie du complot

    Saddam Hussein est retrouvé ….à la tête de la CGT !

    la preuve
    http://www.liberation.fr/politiques/2015/02/05/martinez-cgt-previent-que-le-vote-fn-n-est-pas-la-solution_1196092

  • 12
    michael:

    Mieux vaut lire ses elucubrations que d’etre afflige de strabisme divergent ! Quoique ….
    Visiblement de son journal il ne lit que le PMU et l’Horoscope ! D’autres bouquins , faut pas trop en demander …Pitoyable …

  • 11
    MERCATOR:

    Clinton, ancien président, ponte du parti démocrate, dispose de moins d’informations qu’un Mercator devant son ordi… Connerie sans limite.

    La seule différenceest que Clinton et tous les membres du congres sont tenus par les couilles par la CIA et la NSA, ils ont tous des casseroles et vu le poids des lobby les congres men ferment leurs gueules s’ils veulent être réélu et continuer à passer des vacances aux Bahamas avec des putes,mais ça c’est un peu duraille pour être intégré par les ex c boys .

  • 10
    Letel:

    Oui, mais justement, c’est de la science-fiction. Et les démocrates savent très bien ça. Voir la réaction de Clinton, à une conférence, quand est type s’est levé pour lancer la thèse du complot. Une vidéo qui a bien circulé à l’époque. Un imbécile comme Mercator va nous dire sans doute que Clinton était au courant, ou que c’est un naïf, qu’il s’est fait entuber par les Bush. Evidemment, Clinton, ancien président, ponte du parti démocrate, dispose de moins d’informations qu’un Mercator devant son ordi… Connerie sans limite.

  • 9
    D.J:

    Ce que les complotistes n’ont pas non plus compris est qui si il y avait un moindre doute avéré sur l’implication du gouvernement bush dans ces attentas; les démocrates et les médias à leur cause auraient tout fait pour mettre à jour ce scandale et de se garantir une confortable majorité au congrès et à la Maison blanche pour un sacré moment.

    D.J

  • 8
    Letel:

    Clarke accusant Cheney, Cheney accusant Clarke, etc. Toujours en 2009 :
    http://thinkprogress.org/security/2009/06/01/43295/cheney-blames-clarke/
    Au fait, Sil, y’a pas moyen de regrouper tous ces échanges sur le onze septembre sur le fil des pigeons, ce serait bien d’avoir tout ensemble, quand la vérité éclatera au grand jour, et que les conspirationnistes seront enfin, enfin, justifiés…

  • 7
    Letel:

    C’est marrant, ces débats sur Richard Clarke, ça fait des années qu’on en parle, comme le passeport, c’est une des tartes à la crème des gogos conspirationnistes comme Mercator, mais toujours rien de concluant. Je me souviens de ces débats il y a bientôt une décennie, on a l’impression de revenir en arrière, de rajeunir, et les gogos sont toujours là avec leurs idées fixes.
    En fait il s’agissait d’essayer de savoir qui a merdé, qui n’a pas vu les signaux, qui a laissé rentrer les terroristes, qui ne les a pas suivis, etc. Mais de là à mettre en cause les services américains dans l’organisation de l’attentat, ou de l’avoir laissé faire sciemment, il y a une marge, que Clarke n’a d’ailleurs jamais franchie, parce qu’évidemment ce n’était pas son propos. Sauf pour les pigeons à la Mercator.

  • 6
    Letel:

    Il a beau chercher, il a beau creuser, il trouve rien de bien probant, marrant. Mais pour le gogo, c’est sûrement la preuve que les Bush ont organisé l’attentat… Quelle bêtise, mon dieu !
    Et mettez le lien aussi, bon sang, Mercator, c’est trop difficile ? En plus, ils ont dû changer leur titre :
    « Changement de titre 29/08/2009 à 16h50, à la suite d’une ambiguïté pointée par les internautes. Précédent titre : “11 Septembre : la CIA savait, mais pourquoi n’a-t-elle rien fait ? » Pour : « Comment l’inconscience de la CIA a permis le 11 Septembre ». Sauf sur le lien, où il reste :
    http://rue89.nouvelobs.com/2011/08/28/11-septembre-la-cia-savait-mais-pourquoi-na-t-elle-rien-fait-219417
    Ça va sortir, ça va sortir, Mercator, allez courage, encore un effort !
    En outre l’article date de 2009, et après six ans, toujours rien.

  • 5
    MERCATOR:

    Après l’attentat, les doutes de Richard Clarke

    Richard Clarke en 2007 (Aude/Wikimedia Commons/CC)

    A l’époque, Richard Clarke, coordinateur national pour la Sécurité, supervisait toutes les opérations antiterroristes depuis la Maison Blanche. Il aurait dû être informé de l’arrivée aux Etats-Unis des deux Saoudiens :

    “La CIA savait qu’ils étaient aux Etats-Unis et ils ne m’ont pas prévenu. Ils n’ont pas prévenu le FBI. Après le 11 Septembre, quand j’ai appris ça, j’étais indigné, j’étais fou de rage. J’ai essayé de trouver des excuses, je me suis dit qu’ils allaient trouver une excuse.”

    Depuis, Richard Clarke a mené sa propre enquête.

    “ Maintenant, je sais que toutes les personnes responsables du contre-terrorisme de la CIA étaient au courant, à commencer par le directeur.

    Cinquante personnes étaient au courant ! Cinquante ! Et ils l’ont su pendant un an. Et pas une seule fois pendant cette année ils ne m’ont averti ou n’ont averti le directeur du FBI. Ces cinquante personnes se sont tues pendant plus d’un an. Ça, c’est un petit peu plus qu’une coïncidence.

    Je ne veux pas échafauder de théories conspirationistes. Mais j’aimerais trouver une explication. La Commission d’e,nquête sur le 11 septembre n’en a pas trouvé. Le directeur de la CIA m’appelait régulièrement pour me communiquer des informations banales. La CIA m’abreuvait d’information par écrit et par oral. ”

    George Tenet a démenti toute dissimulation

    Après les attaques du 11 Septembre, Clarke a essayé d’obtenir une réponse du directeur de la CIA, George Tenet. En vain. Il a demandé à Dale Watson qui s’occupait du contre-terrorisme au FBI comment aurait réagi le FBI s’il avait su que deux dangereux terroristes étaient arrivés aux Etats-Unis. Dale Watson lui répondu : “ On aurait mis leur photos partout, on les aurait fait circuler sur Internet. ”

    “Je lui ai alors demandé qu’elle aurait été la possibilité d’arrêter ces deux types”, explique Richard Clarke. “Il m’a dit : 100%” Et les attaques du 11 septembre n’auraient jamais eu lieu…

    Face aux accusations de Richard Clarke, le directeur de la CIA d’alors George Tenet et ses deux plus proches collaborateurs ont publié le 12 aout 2011 un démenti affirmant que la CIA n’a dissimulé aucune information et rejettent la faute sur des employés subalternes et sur… des agents du FBI.

    Le 26 août 2011 on apprenait que la CIA a fait censurer avant publication le livre de révélations à paraître d’un des plus brillant agents du FBI, Ali Soufan qui avait lui aussi tenté en vain d’obtenir des informations sur la réunion de Kuala Lumpur dès janvier 2001

    Des hypothèses sur les raisons d’un tel fiasco

    Que s’est-il passé ? Pourquoi la CIA a-t-elle tout fait pour empêcher le FBI de découvrir la présence aux États-Unis de Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi ?

    Tous les protagonistes de l’affaire que j’ai eu l’occasion d’interroger (principalement des agents du FBI) se posent des questions sur le seul grand mystère du 11 Septembre, et hasardent des hypothèses pour expliquer les manœuvres occultes de la CIA en 2001.

    • L’agence aurait-elle essayé de recruter certains des pirates de l’air ou leurs proches ?

    On sait avec certitude que la CIA a tenté des manœuvres d’approche à deux reprises (à Kula Lumpur et à Hambourg) auprès de comparses des djihadistes du 11 septembre.

    On sait que les 19 djihadistes se sentaient surveillés lors de leurs déplacement à l’intérieur des Etats-Unis avant le 11 septembre 2001.

    •Les silences de la CIA sont-ils destinés à protéger une source proche des assaillants ? Aurait-elle été victime d’un agent triple ? Ce ne serait pas la première fois.

    Les réponses à ces questions sont cruciales pour comprendre l’événement le plus considérable de ce début de siècle. La sommes des mystères de Kuala Lumpur ne fait pas une conspiration, mais en refusant de s’expliquer, les dirigeants de la CIA nourrissent les théories les plus folles

  • 4
    Letel:

    Exactement, c’est la multiplicité des centres de pouvoir, leur éclatement désastreux, et l’incapacité d’avoir un Etat centralisé qui puisse contrôler ça, qui rendent ce pays dangereux. Encore un effet négatif de la polygamie, quand on injecte en plus deux éléments : la richesse fabuleuse des pétrodollars déversée sur tous ces ploucs moyenâgeux, et le fanatisme religieux d’une version délirante de l’islam. Le problème est qu’ils sont au coeur du Moyen Orient, détenant les lieux saints, et qu’on a besoin d’eux pour nos économies, nous plus encore que les US qui s’en tirent bien mieux avec 1) leurs propres réserves de pétrole, et 2) les nouvelles sources comme le schiste.

  • 3
    michael:

    @Letel . Laissez tomber cet ignare ! Il ne comprend rien a tellement de choses et a l’Arabie Saoudite en particulier ou le(s) pouvoir(s) sont aux mains nombreuses de la famille royale ( environ 5000 princes , tous avec leurs petites cagnottes et qui en font exactement ce qu’ils veulent avec et pas toujours ( et même jamais) dans la  » ligne » officielle du Roi en exercice Le Prince Al Turki responsable des services secrets faisait exactement ce qu’il voulait sans même en référer au Palais Royal alors bien malin celui qui pourra définir une « ligne de force » conséquente dans les actions en provenance de l’Arabie Saoudite ( n’importe lequel de ses 5000 princes ). Alors que les complotistes a la noix commencent par défricher ce petit problème ….

  • 2
    Complotisme: Attention, un complot peut en cacher un autre (From al-Dura to Charlie hebdo: Guess who the conspiracy theorists’s usual suspects are ?) | jcdurbant:

    […] En ce qui nous concerne, nous autres Arabes, nous pouvons dire : « Bienvenue au club ! » Car les théories du complot sont presque une marque de fabrique de nos cultures nationales. Bienvenue dans un monde où à peu près tous les régimes et à peu près tous les acteurs politiques en ont usé pour assurer leur longévité. Ce qui a engendré la tyrannie. Le principal intérêt de cette façon de présenter le monde est que, finalement, personne n’est jamais responsable de ce qui arrive, si ce n’est une « cinquième colonne » ou les « mains du sionisme et de l’impérialisme » ou encore des « Croisés ». Bref, nous n’exportons pas seulement notre terrorisme mais aussi la théorie qui va avec ! Dala Al-Bizri […]

  • 1
    Letel:

    Ce que j’aime bien, c’est la naïveté : « la vérité va enfin se faire jour ». Il n’y a pas de vérité sur la famille Bush, le Pentagone et les industries militaires impliqués, cette « vérité » se trouve juste dans votre tête, et parce qu’elle est dans votre tête, parce que vous voudriez tellement la voir confirmée, vous avez la crédulité de penser que tout ça va enfin éclater. Mais c’est impossible, car c’est simplement idiot, ce que votre ignorance et vos obsessions vous empêchent de comprendre.
















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