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A degrading system…

Posté le lundi 3 novembre 2014 par Letel

The World Bank reported on Oct. 9 that the share of the world population living in extreme poverty had fallen to 15% in 2011 from 36% in 1990. Earlier this year, the International Labor Office reported that the number of workers in the world earning less than $1.25 a day has fallen to 375 million 2013 from 811 million in 1991.

Such stunning news seems to have escaped public notice, but it means something extraordinary: The past 25 years have witnessed the greatest reduction in global poverty in the history of the world.

To what should this be attributed? Official organizations noting the trend have tended to waffle, but let’s be blunt: The credit goes to the spread of capitalism. Over the past few decades, developing countries have embraced economic-policy reforms that have cleared the way for private enterprise.

China and India are leading examples. In 1978 China began allowing private agricultural plots, permitted private businesses, and ended the state monopoly on foreign trade. The result has been phenomenal economic growth, higher wages for workers—and a big decline in poverty. For the most part all the government had to do was get out of the way. State-owned enterprises are still a large part of China’s economy, but the much more dynamic and productive private sector has been the driving force for change.

In 1991 India started dismantling the “license raj”—the need for government approval to start a business, expand capacity or even purchase foreign goods like computers and spare parts. Such policies strangled the Indian economy for decades and kept millions in poverty. When the government stopped suffocating business, the Indian economy began to flourish, with faster growth, higher wages and reduced poverty.

The economic progress of China and India, which are home to more than 35% of the world’s population, explains much of the global poverty decline. But many other countries, from Colombia to Vietnam, have enacted their own reforms.

Even Africa is showing signs of improvement. In the 1970s and 1980s, Julius Nyerere and his brand of African socialism made Tanzania the darling of Western intellectuals. But the policies behind the slogans—agricultural collectives, nationalization and price controls, which were said to foster “self-reliance” and “equitable development”—left the economy in ruins. After a new government threw off the policy shackles in the mid-1980s, growth and poverty reduction have been remarkable.

The reduction in world poverty has attracted little attention because it runs against the narrative pushed by those hostile to capitalism. The Michael Moores of the world portray capitalism as a degrading system in which the rich get richer and the poor get poorer. Yet thanks to growth in the developing world, world-wide income inequality—measured across countries and individual people—is falling, not rising, as Branko Milanovic of City University of New York and other researchers have shown.

College students and other young Americans are often confronted with a picture of global capitalism as something that resembles the “dark satanic mills” invoked by William Blake in “Jerusalem,” not a potential escape from horrendous rural poverty. Young Americans ages 18-29 have a positive view of socialism and a negative view of capitalism, according to a 2011 Pew Research poll. About half of American millennials view socialism favorably, compared with 13% of Americans age 65 and older.

Capitalism’s bad rap grew out of a false analogy that linked the term with “exploitation.” Marxists thought the old economic system in which landlords exploited peasants (feudalism) was being replaced by a new economic system in which capital owners exploited industrial workers (capitalism). But Adam Smith had earlier provided a more accurate description of the economy: a “commercial society.” The poorest parts of the world are precisely those that are cut off from the world of markets and commerce, often because of government policies.

Some 260 years ago, Smith noted that: “Little else is requisite to carry a state to the highest degree of opulence from the lowest barbarism, but peace, easy taxes, and a tolerable administration of justice; all the rest being brought about by the natural course of things.” Very few countries fulfill these simple requirements, but the number has been growing. The result is a dramatic improvement in human well-being around the world, an outcome that is cause for celebration.

Mr. Irwin is a professor of economics and co-director of the Political Economy Project at Dartmouth College.

Letel @ 15:43
Catégorie(s): Politiques économiques etPosts in English


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61 réponses à “A degrading system…”

  • 11
    madimaxi:

    Clap clap, Marock !
    Ça devient littéraire ce salon. J’adore.

  • 10
    Marock:

    Et pourquoi pas la suite, Madimaxi ?
    Attention, second degré à tous les étages

    A mes nouveaux potes, une idée leur vient, comme ça : « Si on allait voir le Louis à son boulot ! »
    J’ espére qu’il bosse pas dans une fonderie, j’ aimerais pas trop retrouver cette ambiance .
    La grosse caisse américaine, d’époque, à trois sur la banquette avant, la caisse de bière sur la banquette arrière, quatre de leurs étranges cibiches sur le tableau de bord.
    Ça roule, ça descend, ça monte, montagnes russes, je m’ ouvre une bière.
    « Tu es pas fou ? Et la police ! »
    « Mais je conduis pas, moi. Et tes tiges, là, ils diront rien, les cops ? »
    « Ça, c’ est pas un problème », il me répond en allumant une.
    Ville surprenante.

    La où il bosse, le Louis, c’ est un bar. Servir des boissons fermentées au client, c’ est son taf.
    Etrange clientèle. De cuir vêtue, musculeux et poilus, chaînes et casquettes à visière assortie.
    Assemblée de néo nazis ? Je pourrais me fondre dans la masse, avec mon type aryen approximatif. Je me fais discret.
    Un m’ a repéré, doit me trouver mignon. Une armoire, du vrai Henri II ce mec, moi qui suis plutôt du genre guéridon à figurer dans le boudoir de Mme de Sévigné.
    Voici qu’ il me hisse sur le comptoir, commence à me papouiller de ses grosses pattes velues, tente de m’effleurer de sa pilosité sous nasale..
    Heureusement, le Louis se pointe, intervient.
    « Laisse tomber, un petit français, il est pas des nôtres »
    La brute qui se confond en excuses, à grand coup de tapes dans le dos, et renfort de bières à partager.
    Là, c’est un doute qui m’ effleure, sur les mœurs de mes récents copains.
    Ma vertu (ou peut être un autre endroit ) va t elle en pâtire ?
    On rentre at home. On est bien allumé.
    « Tu dors ici, ça te va ? Un bon divan. »
    Chacun part dans sa piaule, disons un dans la sienne et les deux autres dans leur même.
    Confortable, le plumard, mais je dors quand même que d’un cil. On sait jamais.
    Lendemain matin, réveil, intact. Deux sont partis au boulot.
    Le restant me sert un thé. J’aime pas le thé, mais je sais être poli, je grimace pas.
    Il me tend sa drôle de clop. Non, pas le matin.
    Il est bizarre, ce gars, très maigre, petite barbichette. Au vu de ses bras, il doit pas carburer qu’à l’ herbe. Son héroïne, c’est pas seulement la Belle Hélène, assurément.
    C’ est vrai, je constate, je l’ ai jamais entendu moufter. Je le pensais muet, dans son état.
    « Veux tu écouter de la musique ? » il me sort, en français parfait.
    Va trouver un vieux vinyle, peut être même un 78 tours.
    Edith Piaf. Ecouter ça à San Fransisco ! La vie est un miracle
    Me sort ses bouquins préférés. Rimbaud, Lautréamont.
    Il commence à lire, un bateau ivre, un grand océan.
    Et me voici à écouter un vieux pédé dans ses délires maladifs de déviant sexuel (enfin, selon certains).
    Les autres rappliquent le soir, avec la bouffe, hamburgers et coca.
    J’aime pas bien, ça fait un mois que ça constitue ma principale nourriture.
    « Dites, les potes, indiquez moi une épicerie, une boucherie charcuterie et un vendeur de pinard, et je m’ occupe de la cuisine, la votre est vraiment trop infecte. »
    Ils sont d’ accord, bien obligés de le reconnaître.
    C’ est pas trop loin, leur « Grocery » . Food and Beuverage. C’est écrit sur la lourde.
    Il y a un peu de tout. Sauf l’indispensable. On fera avec.
    .
    Et c’ est ainsi que je me suis retrouvé faire la cuisinière, pendant deux semaines chez un trio de drogués, homosexuels notoires, à soigner de toute urgence.
    Et chaque soir aller écouter un concert dans le quartier, avec mes « copines »

  • 9
    madimaxi:

    Marock, vous radotez ! Une autre comme celle du 51 ! Schnell bitte. Das ist ein befehl ! Et je te cause bien en français.

  • 8
    Letel:

    Où vous voulez !

  • 7
    Marock:

    Amérique, Afrique, Europe ?

  • 6
    Letel:

    Of course!

  • 5
    Marock:

    On commence ?
    Und in french ? 😉

  • 4
    Marock:

    On commence ?
    Et en français ? 😉

  • 3
    Letel:

    C’est bien parti pour un fil sur les anecdotes de voyages et de rencontres, allons-y gaiement, où que ce soit dans le vaste monde…

  • 2
    madimaxi:

    Eh bé voilà un joli texte. Simple et touchant à la fois. Merki Marock. Plaisir de lire.

  • 1
    Marock:

    San Francisco. Cinq mille bornes de N.Y.C et trois heures de décalage.
    En stop, ça passe mieux. Mais pas plus vite.
    J’ ai le pouce fatigué. Pas que le pouce. Je suis épuisé.
    Ashbury Street. C’ est tout mignon, des maisons en bois, toute colorées.
    Un banc me tend ses bras. Manière de parler, il a même pas de dossier. C’ est un arrêt de bus.
    Je pose mon sac, recompte mes dollars. J’ irai pas bien loin..
    Mais je suis pas inquiet, j’ ai un gardien angélique qui m’ a toujours veillé .
    Il va pas me lâcher maintenant, surtout si loin de chez moi.
    Un mec prend siége à coté, hirsute comme moi, fagoté pareil.
    En fouillant mes poches, je retrouve un vieux paquet de goldos, tout chiffonné. Je m’ en allume une, tend le paquet à l’ autre, le voisin de circonstance.
    Il commence par tousser sévère, pas habitué au tabac noir. Réussi malgré tout à articuler « French ? »
    Encore un perspicace, comment il a deviné ?
    On cause, en américain, ça fait qu’ un mois que je suis confronté à ce langage, mais ça vient vite. Obligé.
    Il se nomme, je comprends, « Laouisse Saiente Saouver. »
    Plus tard, j’ ai compris, en voyant son nom écrit « Louis Saint Sauveur », parents canadiens émigrés aux USA. Mais lui, il cause pas un mot de français, alors on parle américain, je traduis la suite.
    « Tu saurais pas où je pourrais crécher pas cher cette nuit ?»
    Il regarde sa montre.
    « Viens, mais vite, je dois aller bosser. »
    Il me mène dans une de ces ravissantes baraque en bois, en colombages et bow window.
    Me présente à deux mecs, ses colocataires.
    « Le frenchie, il est un peu paumé, il va dormir ici cette nuit. »
    « Pas de probléme, il reste tant qu’ il veut »
    Mon Sauveur, il se tire vite, le boulot attend pas.
    Les autres, ils ouvrent des bières, on cause, on fume. D’ étranges clops, parfumées, ça fait un drôle d’ effet …















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