eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Le Libéralisme selon Macron

Posted on vendredi 17 octobre 2014

Macron-liberalisme

sil @ 15:12
Filed under: Concepts
« Vive la Macron-économie! »

Posted on vendredi 17 octobre 2014

FRA: Paris: Emmanuel MACRON and Segolene ROYAL at Paris Motor Show

Quand il combat la stupidité réglementaire, ne tirez pas sur le ministre. Par Luc Rosenzweig (source)

Pas besoin d’être prix Nobel pour se rendre compte que le transport ferroviaire, en France, est inaccessible aux petits budgets : il suffit de se rendre sur voyages-sncf.com pour constater qu’un aller-retour Lyon-Paris en TGV pour montrer la tour Eiffel à sa petite famille, papa, maman et les deux marmots pendant les vacances de la Toussaint reviendra exactement à la somme de 375 €, réductions famille comprises. En voiture personnelle, selon les calculs du site kelbillet.com, le prix de ce même voyage s’élève à 186,56 €. En autocar de la compagnie IDbus, filiale de la SNCF, il vous en coûtera 240 €. Le père de famille avisé, en accord avec son épouse, ayant pris en compte la fatigue du conducteur, les frais annexes (parking, ou éventuelles contraventions pour stationnement illicite) se dit que le bus, en dépit du temps de trajet (6 heures) est la solution la plus confortable et la plus économique.

Seulement voilà : pour avoir le droit de convoyer des voyageurs en France, sur de longues distances, l’étape de Paris d’une compagnie d’autocar doit faire partie d’un trajet dont le terminus est à l’étranger ! De plus, ce bus ne peut embarquer plus de 50% de clients limitant leur trajet au territoire national. On aboutit ainsi à des absurdités, comme le départ d’autocars à moitié vides, alors que des clients potentiels restent à quai, pour dépassement du quota de voyageurs non internationaux ! La solution bus est donc hautement aléatoire, car même une réservation ne garantit pas votre transport.

C’est cette stupidité réglementaire que le jeune Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, s’est mis en tête d’abolir, suivant en cela l’exemple de l’Allemagne et de la Grande Bretagne. Dans ces pays, un réseau performant de confortables autobus intercités a fait grimper le nombre des voyageurs, et accessoirement d’emplois liés à cette activité de transports de manière stratosphérique, de quelques centaines de milliers à plusieurs millions de personnes transportées par an. C’est est trop pour Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, qui s’insurge violemment contre ce « système de transports pour les pauvres », réincarnation de la 3ème classe de la SNCF !

Il veut quoi, ce M. Lepaon ? Que les gens modestes restent chez eux à regarder la télé ? Qu’ils s’entassent dans de vieilles guimbardes moteur diesel pour aller respirer l’air pur des bouchons au péage de Fleury-en-Bière ? Accroître le déficit de la SNCF en vendant les billets au-dessous de leur prix de revient, ce qui revient à faire peser sur tous le voyage de quelques-uns?

«Frappe les tiens pour que les autres aient peur» (proverbe russe)

Posted on vendredi 17 octobre 2014

« Nous sommes dans une Europe d’avant-guerre et nous ne le savons pas » par Mikhaïl Chichkine (source)

Mikhaïl Chichkine, écrivain russe basé à Zurich, porte un regard sans concession sur la nature du régime de Vladimir Poutine et de la guerre que celui-ci prépare à l’Europe (Traduit du russe par les Editions Noir sur Blanc © Mikhaïl Chichkine, 2014)

Je me souviens, enfant, avoir découvert l’existence des trous noirs dans un journal de vulgarisation scientifique pour adultes. J’ai eu peur. L’idée que notre univers allait se faire avaler par ces brèches qui le trouaient me poursuivit jusqu’au moment où je compris que ça se passait très loin de nous et ne nous atteignait pas.

Mais voilà qu’un trou noir a fait une brèche dans notre monde, tout près de nous. Et il a commencé à avaler les maisons, les routes, les voitures, les boeings, les gens et des pays entiers. La Russie et l’Ukraine ont déjà sombré dans ce trou noir. Il est en train d’attirer à lui l’Europe.

Ce trou dans notre univers, c’est l’âme d’un homme solitaire et vieillissant. Ce trou noir, c’est sa peur.

Les images télévisées transmettant la fin de Hussein, Moubarak ou Kadhafi étaient des petits bonjours que le destin lui envoyait de pays exotiques. Les manifestations de protestation d’une centaine de milliers de Moscovites, qui ont gâché à l’imposteur la joie de son investiture, furent le signal que le danger se rapprochait. A la fuite honteuse de Ianoukovitch, une sirène d’alarme s’est mise à hurler: en chassant la clique au pouvoir, les Ukrainiens donnaient un exemple contagieux à la nation sœur. L’instinct de conservation a immédiatement pris le dessus. La recette du salut pour une dictature est universelle: il faut créer un ennemi. Il faut une guerre. Un état de guerre est un élixir de vie pour le régime. La population, dans une extase patriotique, fusionne avec son «chef de la nation», et tous les mécontents peuvent être déclarés «traîtres à la nation».

En un clin d’œil, la télévision russe a troqué son rôle de divertissement et d’abrutissement des foules contre celui d’arme de destruction massive. Les journalistes sont devenus des troupes spéciales essentielles pour le pouvoir, peut-être plus importantes encore que les missiles stratégiques. La nation hypnotisée a intégré dans son cerveau déjà atteint la vision du monde requise: les «ukro-fascistes», poussés par l’Occident, mènent une guerre d’anéantissement contre le «Monde russe». (more…)

sil @ 14:58
Filed under: La Bande à Popov
« Comment Staline a mis au pas sa moitié d’Europe »

Posted on vendredi 17 octobre 2014

Par Brice Couturier (source)

Anne Applebaum, j’ai eu l’occasion de vous interviewer en duplex, pour notre radio, lors de la parution de votre livre Goulag, une histoire, qui vous a valu le Prix Pulitzer. Déjà, s’y manifestait votre extraordinaire capacité à synthétiser des informations éparses, tout en donnant vie à des réalités très peu connues de notre côté de l’ancien Rideau de fer, à travers des récits de vie, des témoigages vécus, des détails significatifs. C’est à la même méthode que vous avez recouru pour nous raconter une histoire tragique, mais plus méconnue encore chez nous – celle de la soviétisation de l’Europe de l’est à partir de 1945.

Pour nous, habitants de l’Europe heureuse, l’arrivée des soldats anglais et américains, sur nos rivages, fut le signal de la Libération. Nos pays ont recouvré leur indépendance nationale et des élections libres ont permis à nos peuples d’exprimer clairement leurs choix. Rares sont ceux qui avaient perdu leur domicile dans les bombardements. Malgré les privations et les rationnements, qui ont duré encore plusieurs, années, la vie a repris son cours et nous sommes entrés dans nos Trente Glorieuses.

De l’autre côté de l’Europe, la Libération a eu un goût amer. Dans son roman Cendres et Diamant, Andrzejewski, un écrivain pourtant rallié au régime communiste, décrit l’annonce, par hauts-parleurs, de la capitulation de l’Allemagne : les visages de la foule restent figés. « Aucun ne manifestait de la joie, vous avez remarqué ? », dit un personnage « C’est seulement le début du combat. Ne vous faites pas d’illusions », répond le leader communiste dans la version polonaise. Pour eux, la Libération de l’occupation hitlérienne est venue de l’est – et ce n’était pas le côté qu’on espérait.

Pour la grande majorité des Polonais, des Tchèques, des Baltes ou des Ukrainiens, la Libération a signifié une seconde occupation. « Piotr, mon petit, dis-moi ce que ça va donner. Le peuple les hait si terriblement. Nous avons prié pour la libération est la libération est venue – une nouvelle occupation… » Citation d’un roman de Czeslaw Milosz, La prise du pouvoir. Certains ont continué le combat, dans les forêts. Un combat désespéré, cette fois. (more…)

sil @ 14:49
Filed under: La Bande à Popov andUn peu d'histoire
Pourquoi les conservateurs musulmans sont-ils obsédés par le sexe ?

Posted on vendredi 17 octobre 2014

En Turquie, le rapport entre sexualité et islam occupe une place importante dans le discours des partis politiques, des religieux et des médias proches de la mouvance islamiste. C’est un débat qui séduit les jeunes et refaçonne l’ensemble de la société turque.

Par Pinar Tremblay

Al-Monitor (article original)

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Le 1er octobre, le récent directeur général de l’opéra et ballet national turc, Selma Ada, a publié un nouveau règlement intérieur, stipulant que « les tenues de sport, les shorts en coton moulants, les collants, les jeans en stretch, les sandales, les chaussons, les talons aiguilles, les robes de soirée… ne seront pas autorisés dans les locaux ». Cette directive a aussitôt accaparé la une des grands titres de presse – « Plus de collants à l’opéra ! » – et soulevé un tollé sur les réseaux sociaux.
Le casse-tête saoudien

Posted on vendredi 17 octobre 2014

Envoyer des Saoudiens combattre en Syrie aux côtés des rebelles islamistes peut avoir des conséquences fâcheuses sur la stabilité du royaume lors du retour de ces combattants.

Robert F. Worth

Publié le 7 janvier 2014 dans The New York Times

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Au cours du dernier voyage qu’il a effectué au mois d’août pour aller combattre aux côtés des rebelles syriens, Abu Khattab a vu quelque chose qui l’a perturbé : les corps ensanglantés de deux enfants étendus dans la rue d’un petit village. Il a immédiatement compris que c’était ses compagnons rebelles qui les avaient tués.

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James @ 09:25
Filed under: De la guerre et de la paix andGénéralités
Pourquoi le modèle allemand est fragile

Posted on vendredi 17 octobre 2014

A l’étranger, la République fédérale est prise comme modèle, ses fondamentaux paraissent solides. Mais, pour l’économiste et conseiller du gouvernement Marcel Fratzscher, le pays pourrait vaciller. Car il n’investit pas assez dans son avenir.

Par Alexander Jung

Der Spiegel (article original)

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Quand il donne une conférence, Marcel Fratzscher aime bien poser cette devinette à son auditoire : depuis le changement de millénaire, il existe un pays qui a connu une croissance plus faible que la moyenne de la zone euro, dont la productivité des entreprises n’a que peu augmenté et où deux salariés sur trois ont vu leurs revenus baisser, “de quel pays s’agit-il ?” “Le Portugal”, lance quelqu’un, “l’Italie”, propose un autre, “la France” crie un troisième. Fratzscher donne alors la bonne réponse avec un sourire triomphant : cet Etat, au bilan économique si médiocre, c’est l’Allemagne.

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James @ 00:32
Filed under: Généralités andPolitiques économiques

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