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Russie: Ce qui reste du communisme quand on a tout oublié (Last refuge of the scoundrel: For Putin’s new robber baron Russia, anti-Americanism is the name of the game)

Posté le mercredi 25 septembre 2013 par jc durbant

Quand la Russie redécouvre les vertus de ce qui reste du communisme quand on a tout oublié …

Corruption systématisée, violence institutionnalisée, pillage, indifférence morale généralisée …

A l’heure où, face au plus velléitaire des présidents américains et de la Syrie à l’Iran et à l’Affaire Snowden, la Russie de Poutine semble engranger les succès diplomatiques …

Pendant que, fidèle à son habitude, la France de l’Obama corrézien reprend à son compte avec les bonimenteurs de Téhéran la politique de « redémarrage » dont on a vu l’efficacité avec la Russie …

Remise des pendules à l’heure avec le politologue américain David Slatter sur une kleptocratie russe …

Réduite, face à une économie étouffée par la corruption, à attiser les flammes de l’instabilité au Moyen-Orient pour faire remonter les prix du pétrole qui ont fait sa fortune …

Et contrainte, face à son discrédit intérieur, à jouer la facile diversion de l’anti-américanisme



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7 réponses à “Russie: Ce qui reste du communisme quand on a tout oublié (Last refuge of the scoundrel: For Putin’s new robber baron Russia, anti-Americanism is the name of the game)”

  • 7
    Letel:

    http://www.slate.fr/story/143852/trump-melenchon-le-pen-fillon-comprendront-jamais-poutine

  • 6
    jc durbant:

    Cherchez l’erreur !

    Si elle n’a pas été approuvée par la Russie, la frappe par les Etats-Unis de la base aérienne syrienne d’al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs, a au moins bénéficié de son consentement tacite, estime Xavier Follebouckt, chercheur à l’UCL et spécialiste de la Russie.

    Ce n’est pas un hasard si le président américain s’est exprimé alors même que son homologue chinois Xi Jinping est en visite aux Etats-Unis, ajoute Xavier Follebouckt. « C’est sans doute également un message adressé à ce pays par rapport au dossier de la Corée du Nord », dans lequel de la mollesse est reprochée à la Chine face à la menace nucléaire nord-coréenne, explique-t-il.

    « La Syrie avait alors déclaré posséder 1.290 tonnes d’armes chimiques, dont 300 tonnes de gaz moutarde et du sarin, et disposer de 23 sites. La résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies (2118) entourant ce démantèlement prévoyait par ailleurs la possibilité pour cet organe de prononcer des sanctions si Damas ne respectait pas ses engagements. »

    « Cela peut cependant encourager d’autres à y avoir recours et à ensuite faire accuser le régime syrien », redoute le professeur en droit international à l’ULB.

    http://www.lalibre.be/actu/international/les-frappes-americaines-en-syrie-ont-beneficie-du-consentement-tacite-de-la-russie-disent-les-experts-58e7592acd70e80512b5432d

    « L’usage des armes chimiques est contraire au droit international. Ceux qui utilisent ces armes sont des criminels et ils doivent être sanctionnés comme tel. Les Etats-Unis ont décidé de riposter avant même que l’enquête sur qui est responsable de ce crime soit terminée. On comprend leur réaction devant l’horreur, mais en même temps il faut que nous ayons à coeur de faire en sorte que le monde ne soit pas entraîné vers une confrontation mondiale, vers l’affrontement entre différentes puissances militaires que sont les Etats-Unis, la Russie, l’Iran. Et c’est là que la France devrait se dresser. C’est là que la France doit à nouveau retrouver sa place, son rôle, son indépendance. La France devrait dire : ‘Je veux que le Conseil de sécurité fasse jusqu’au bout l’enquête sur qui a utilisé des armes chimiques et quelles armes chimiques.

    François Fillon

    http://www.lefigaro.fr/actualites/2017/04/07/01001-20170407LIVWWW00051-en-direct-syrie-bachar-el-assad-etats-unis-donald-trump-vladimir-poutine-russie-attaque-chimique-onu.php

    Je veux aller porter le témoignage de notre reconnaissance, éternelle, au combat des Russes lors de cette bataille. (…) Je pense que les Russes sont profondément européens. Ils appartiennent pour une très large part à la civilisation européenne, et c’est une raison suffisante pour mettre en œuvre tous les efforts nécessaires afin de faire progresser cette unité du continent européen. L’avenir commun de la Russie et de l’Europe est dans ce partenariat stratégique qui a été proposé.

    François Fillon

  • 5
    jc durbant:

    Eh oui, je le reconnais, j’ai voté moi aussi pour le poutinophile, le plaisir était trop fort de dégommer les derniers héritiers de la génération du ripou Chirac …

  • 4
    Galahad:

    Que Fillon soit en désaccord avec la position française sur la question syrienne, je peux le comprendre. J’ai beaucoup plus de mal avec sa poutinophilie galopante.
    Pour reconnaître à la Russie un rôle positif en quoi que ce soit en matière de relations internationales, faut quand même tenir une sacrée couche de jobardise — ou avoir une lecture particulièrement tordue des.événements de l’actualité internationale.

  • 3
    jc durbant:

    Oui, moi aussi, surtout que même notre Fillon national se sent obligé d’en rajouter dans la flagornerie …

    Je veux aller porter le témoignage de notre reconnaissance, éternelle, au combat des Russes lors de cette bataille. (…) Je pense que les Russes sont profondément européens. Ils appartiennent pour une très large part à la civilisation européenne, et c’est une raison suffisante pour mettre en œuvre tous les efforts nécessaires afin de faire progresser cette unité du continent européen. L’avenir commun de la Russie et de l’Europe est dans ce partenariat stratégique qui a été proposé.

    François Fillon

  • 2
    Sil:

    Merci JC pour cet excellent tir de barrage. C’est qu’il commence à me courir sur le haricot l’autre maquereau en chef de la Moskova…

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Un des grands problèmes de la Russie – et plus encore de la Chine – est que, contrairement aux camps de concentration hitlériens, les leurs n’ont jamais été libérés et qu’il n’y a eu aucun tribunal de Nuremberg pour juger les crimes commis.

    Thérèse Delpech

    La destruction de l’URSS fut la plus grande catastrophe géopolitique du siècle.

    Poutine (25.04. 05)

    Les dirigeants européens et américains espèrent que les tyrans et les autocrates du monde vont disparaître tout seuls. Mais les dinosaures comme Vladimir Poutine, Hugo Chávez et les ayatollahs iraniens ne vont pas s’effacer comme cela. Ils ne doivent leur survie qu’au manque de courage des chefs du Monde libre.

    Garry Kasparov

    La politique de « redémarrage » des relations russo-américaines proposée par le président Obama a été interprétée à Moscou comme l’indice de la prise de conscience par les Américains de leur faiblesse, et par conséquent comme une invitation à Moscou de pousser ses pions (…) Le contrat d’achat des Mistrals présente un triple avantage: d’abord, la Russie acquiert des armements de haute technologie sans avoir à faire l’effort de les développer elle-même ; deuxièmement, elle réduit à néant la solidarité atlantique et la solidarité européenne ; troisièmement, elle accélère la vassalisation du deuxième grand pays européen après l’Allemagne. Un expert russe a récemment comparé cette politique à celle de la Chine face aux Etats-Unis : selon lui, à Washington le lobby pro-chinois intéressé aux affaires avec la Chine est devenu si puissant que les Etats-Unis sont désormais incapables de s’opposer à Pékin; la même chose est déjà vraie pour l’Allemagne face à la Russie et elle le sera pour la France après la signature du contrat sur les Mistrals. (…) Aujourd’hui, Moscou (…) se pose en rempart de la civilisation « du Nord », ce qui ne manque pas de sel quand on se souvient avec quelle persévérance Moscou a défendu le programme nucléaire iranien, contribuant grandement à l’émergence de cette « menace » du Sud, et avec quel enthousiasme elle célébrait, il y a un an encore, le naufrage de la civilisation occidentale. (…) On l’a vu dans les années 1930, la présence d’un Etat revanchard sur le continent européen peut réduire à néant toutes les tentatives de fonder un ordre international sur le droit et l’arbitrage.

    Françoise Thom

    During the reform period, which witnessed a massive effort to remake Russian society and the Russian economy, Russia once again fell victim to a false idea. The victory over communism was a moral victory. Millions took to the streets not because of shortages but in protest over communism’s attempt to falsify history and change human nature. As a new state began to be built, however, all attention shifted to the building of capitalism and, in particular, to the creation of a group of wealthy private owners whose control over the means of production, it was assumed, would lead automatically to a free market economy and a law-based democracy. This approach, dubious under the best of conditions, could not but be disastrous in the case of Russia. It meant that, in a country with a need for moral values after more than seven decades of spiritual degradation under communism, the introduction of capitalism came to be seen as an end in itself. (…) The decision to transform the economy of a huge country without the benefit of the rule of law led not to a free market democracy but to a kleptocracy with several dangerous economic and psychological features. (…) Perhaps more important than these economic features, however, was the new system’s social psychology, which was characterized by mass moral indifference. If under communism, universal morality was denied in favor of the supposed “interests of the working class,” under the new reform government, people lost the ability to distinguish between legal and criminal activity. (…) The young reformers were lionized in the West, but, as the years passed and the promised rebirth of Russia did not materialize, arguments broke out in Russia over whether progress was being prevented by the resistance of the Duma, inadequate assistance from the West, or the inadequacies of the Russian people themselves. These arguments, however, had a surrealistic quality because they implicitly assumed that, with the right economic combination, it was possible to build a free market democracy without the rule of law. In fact, a market economy presupposes the rule of law because only the rule of law is able to assure the basis of a free market’s existence, which is equivalent exchange. Without law, prices are dictated not by the market but by monopolization and the use of force. The need for a framework of law was particularly pronounced in the case of Russia because socialism for ordinary Russians, in addition to being an economic system, was also a secular religion that lent a powerful, albeit false, sense of meaning to millions of lives. When the Soviet Union fell, it was necessary to replace not only the socialist economic structures but also the “class values” that gave that system its higher sanction. This could only be done by establishing the authority of transcendent, universal values, which, as a practical matter, could only be assured by establishing the rule of law.

    David Satter

    Russian anti-Americanism is likely to intensify. Unlike the Soviet Union, Russia has no universal ideology capable of inspiring loyalties that transcend national boundaries. Anti-Americanism is a kind of substitute. It allows Russia to carve out a prominent role for itself in world affairs that it could never have if it were concerned only with acting positively. At the same time, the regime is threatened by a deteriorating economy. In the second quarter of this year, growth fell to 1.2%. During the 2000s, the rate was 7.2%. Because of its immense corruption, Russia is critically dependent on high oil prices, and these are supported by Middle East instability. Under such circumstances, the U.S. is not only a helpful distraction but a convenient scapegoat. Mr. Putin is losing support in Moscow, but his defense of the Assad regime evokes nostalgia for the Soviet empire and strengthens his support among the conservative and provincial part of the population. As Mr. Putin’s political position weakens further, his antagonism toward the U.S. will almost certainly increase.(…) At the same time, and probably more important, anti-Americanism can be used to distract Russians from the corruption of the Putin regime and the pillaging of the country. Mr. Putin and his associates stand at the apex of a corrupt system and, according to some estimates, control 15% of the national wealth. During protest demonstrations last year over the falsification of elections, Mr. Putin was openly referred to as a « thief, » a serious development in a society where the charge is widely believed but usually not made publicly.

    David Satter
















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