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Impostures médiatiques: Dans combien d’autres pays un tel film aurait-il pu voir le jour? (Anyone for a Michael Moore hatchet job on the Israeli FBI ?)

Posté le Mercredi 6 mars 2013 par jc durbant

Les anciens responsables du FBI israélien sont-ils de vrais juifs utiles ou, devant l’inrefusable bonheur de jouer les McNamara dans leur « Fog of war » à eux, se sont-ils fait avoir par nos embrumeurs de guerre professionnels ?

Responsables (à la retraite) répondant à des questions que le spectateur ignore, lien entre ces monologues assuré par des morceaux d’archives (ou de films de fiction ?) qui conduisent l’argumentation, aucune discussion entre les « confessés » ou d’éventuels contradicteurs des questions qui font débat, citations tronquées et utilisées à contresens, partis pris, anachronismes, techniques du montage et du dossier exclusivement à charge à la Michael Moore …

Au lendemain de la diffusion sur Arte (visionnable toute la semaine sur leur site) du fameux documenteur du Michael Moore (ou Mordillat) israélien Dror Morey (« The Gatekeepers/Israel confidential) …

Et du procès en béatification du maitre imposteur français Stéphane Hessel …

Pendant que 60 ans après on attend toujours le Nuremberg du communisme et que coulent, avant celles des frères Castro, les larmes de crocodile pour l’autocrate d’opérette anitisémite de Caracas …

Comment ne pas se poser la question que comme souvent personne ne semble se poser …

Du choix de quelles paroles des « confessés » ont été retenues ou passées à l’as ? (Ou de quelles questions des « confesseurs » n’ont pas été posées ?)

Sur les quelque « douze à quinze heures d’entretien » de chacun d’eux ?

Notamment, pour ne prendre qu’un exemple, sur la notoire duplicité d’Arafat et de ses hommes de main ?



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8 réponses à “Impostures médiatiques: Dans combien d’autres pays un tel film aurait-il pu voir le jour? (Anyone for a Michael Moore hatchet job on the Israeli FBI ?)”

  • 8
    jc durbant:

    « Je crois que ce qui étonne Telerrama c’est qu’ils sont incapables (comparant avec leur propre situation) de comprendre cette liberte de parole (en hebreu , evidemment ) qui existe en Israel ! »

    « De toutes facons ce film sera utilise en Europe comme une mise en accusation d’Israel, resolument oppose a une paix offerte et tellement accessible grace a la « moderation » des Palestiniens. »

    « Le constat de non progression concerne tout autant le cote palestinien qui n’a toujours pas fait de choix clair sur ses intentions de paix et continue a louvoyer en caressant l’opinion internationale ignorante et inutile dans le sens du poil . Je n’ai pas vu le documentaire traduit mais en hebreu c’est tres clairement dit par la plupart des interesses » …

    Je pense que c’est pas seulement Télérama et je suis à peu près sûr de ne pas être le seul à penser qu’un tel déballage serait difficilement imaginable en France; quant au « constat de non-progressiion du côté palestinien », faudra que je le revoie, mais je ne l’ai pas du tout perçu en tout cas explicitement.

    Et justement, c’est ce qui m’étonne encore plus, c’est que des pros de la sécurité mais aussi, si j’en crois le peu d’échos que j’en ai eu de sa réception en interne, le reste du pays n’aient pas semblé ou ne semblent pas mesurer l’impact potentiellment catastrophique à l’international HORS Israël de ce genre de film qui, comme tu le dis toi-même, ne peut qu’ajouter à la diabolisation d’un pays qui n’en a peut-être pas exactement besoin au moment où la conjonction d’un Carter noir en dernier mandat à Washington et le début de reconnaissance onusienne du chef de gang palestinien par notamment les zozos actuels de l’Elysée ne peut que pousser lesdits gangsters à lancer de nouvelles intifadas massives qui pourraient cette fois-ci peut-être avoir plus de soutien à l’extérieur et rendre toute action israélienne bien plus compliquée à gérer …

    En fait, l’impression générale qu’on en retire pour moi (et j’ai même pas parlé du matraquage systématique – à la « fichier juif de Vichy », s’il vous plait !- avec les travellings sur les rayonnages des services secrets et la musique menaçante en arrière-plan ou leur équivalent électronique), c’est qu’au fond le plus gros danger et le principal obstacle à toute avancée dans le conflit israélo-palestinien à la fois depuis le début et pour plus tard, c’est exclusivement du côté israélien les fachos et les fanatiques de la droite et des religieux (jusqu’à faire sauter les mosquées-coucous du Mont du Temple et déclencher l’Apocalypse !) …

    Alors que moi, je pensais au contraire que la vraie catastrophe, étant donné l’évidente duplicité et impréparation de la mafia palestinienne à toute véritable acceptation de l’existence d’Israël (comme la suite l’a bien confirmé), c’aurait été que le saint laïque Rabin ait réussi à lâcher complètement la Cisjordanie, Israël se retrouvant alors pris en tenailles entre l’équivalent de 2 Gaza à la puissance 10 … ?

    Et ce probablement pour encore une génération ou deux ? …

  • 7
    doucefrance:

    intéressant pour un profane, on apprend des trucs

    Mais totalement à charge. Sur 70 heures d’entretien, ne sont retenus que les échecs, les doutes et et les trucs dont ils ne sont pas fiers.

    Avec un tel montage, on peut monter 10 fois pire de n’importe quel service secret occidental.

    En passant sous silence tous les succès, la retenue et l’éthique respectée dans 99% des situations, ce film n’est qu’un bel exemple de désinformation et de propagande.

  • 6
    michael:

    En Israel les reactions a ce film sont un interet relatif sur des themes largement debattus ouvertement : Le pouvoir politique mene les guerres et la politique ; les forces armees lui donne les moyens ou les conditions d’etre dans la meilleure position . C’est une constante . de plus les  » affaires » evoquees par les 6 « retraites » ne sont absolument pas un scoop pour la population ( meme l’Affaire du bus 300″ a ete largement discutee dans la presse a l’epoque ) Je crois que ce qui étonne Telerrama c’est qu’ils sont incapables ( comparant avec leur propre situation ) de comprendre cette liberte de parole ( en hebreu , evidemment ) qui existe en Israel ! Ils n’arrivent pas a le faire cadrer avec leurs schemas prejuges . De plus je suppose que chaque personne de ce rang a toujours la tentation de faire connaitre sa vision du monde apres des decennies d’actions et de silence mediatique . On n’interviewe jamais un responsable des services secrets . De toutes facons ce film sera utilise en Europe comme une mise en accusation d’Israel , resolument oppose a une paix offerte et tellement accessible grace a la « moderation » des Palestiniens . Encore un mirage bien – pensant ce qui fait que ce film n’aura aucune influence sur la realite ( Ce n’est pas  » Peter Pan  » ou les trois petits cochons » qui ont influence disons WWII ) Pour memoire en 73 , la division de Sharon aurait pu foncer sur le Caire : il n’y avait rien de serieux devant : il a prefere une progression vers le Nord difficilement pour essayer d’encercler la 2eme armee comme l’etait deja la 3eme . Un tel resultat etait bien plus important dans de futures negociations politiques que la prise d’une capitale de plusieurs millions d’habitants , tache impossible aux divisions de Tsahal dont le but est toujours de detruire les moyens et la motivation de combattre de ses ennemis .J’attends avec impatience sur Le Point du billet peremptoire de cette conne de Danielle Kriegel , la Enderlin -nana ! (  » a stinky little wind in the wind « )
    Le constat de non progression concerne tout autant le cote palestinien qui n’a toujours pas fait de choix clair sur ses intentions de paix et continue a louvoyer en caressant l’opinion internationale ignorante et inutile dans le sens du poil . Je n’ai pas vu le documentaire traduit mais en hebreu c’est tres clairement dit par la plupart des interesses .A Mazen et Cie croient recevoir un Etat gratos sur un plateau d’argent , entretenu ad aeternanm par des imbeciles de plus en plus fauches : Tant qu’ils ont cette attitude de somnambules , la situation s’aggravera sur le terrain ( de leur point de vue car une « Independance » octroyee serait le debut de Mega Nakba ou ils ne pourraient pas accuser Israel …fait largement compris par les gens de l’AP et qui explique leur obstination a faire trainer les choses : ils sont pres a toutes les concessions sans la moindre contrepartie mais comme on dit en Israel : » La saison des mandarines est terminee … »

  • 5
    Martin57:

    Un consTAT d’impuissance

  • 4
    Martin57:

    est un dossier largement à charge de la politique israélienne des 40 dernières années … Oui et non. Les gars sont des pros. Ils ont fait ce qu’ils considéraient de mieux pour protéger leur pays mais en même temps, j’ai l’impression qu’ils disent en faisant un constant un peu d’impuissance :
    « malgré tout nos efforts, on n’est pas plus avancé ».
    Et moi, j’en reviens à ma marotte qu’il faut régler politiquement le problème palestinien car on voit bien que la politique du gros baton quoique indispensable n’est pas suffisante.

  • 3
    jc durbant:

    Probablement et en tout cas, j’ai rien entendu de la sorte mais sur plus de 70 heures d’entretiens pour les 6 sur 3 ans, il est évident qu’il y a des choix qui ont été faits et, personnellement, je me sens jamais à l’aise quand on entend pas les questions et que tout est mis bout à bout comme ça avec un plan d’ensemble prévu à l’avance pour un résultat qui, il faut quand même le reconnaitre, est un dossier largement à charge de la politique israélienne des 40 dernières années …

  • 2
    Martin57:

    Les mecs racontent quand même des trucs intéressants : je ne crois pas trop que leurs dires ont été édités car ces interviewés auraient poussé une gu…ante non ?

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    La grande incertitude [liée au manque] d’informations en période de guerre est d’une difficulté particulière parce que toutes les actions doivent dans une certaine mesure être planifiées avec une légère zone d’ombre qui (…) comme l’effet d’un brouillard ou d’un clair de lune, donne aux choses des dimensions exagérées ou non naturelles.

    Carl von Clausewitz (Sur la guerre)

    Plus on est loin de la scène de l’horreur, plus c’est facile de parler.

    Paul Fussell

    Les documentalistes (…) n’ont choisi que des images authentiques, mais le montage de deux authenticités qui n’ont rien à voir – par exemple tel visage et tel nom propre – n’est que pur mensonge au regard de l’histoire.

    Georges Didi-Huberman

    Post-war filmmakers gave us the documentary, Rob Reiner gave us the mockumentary and Moore initiated a third genre, the crockumentary.

    Jean-Luc Godard

    The problem with “The Fog of War” isn’t one of balance. (…) But, as in his other films, Morris feels much more concerned with aesthetics than with moral or historical questions. The interviews with McNamara were filmed with the gizmo Morris calls the “Interrotron.” Morris places his subject in one room in front of a camera and conducts the questioning from another room. There is a small monitor above the camera lens on which the interviewee sees Morris asking the questions. The filmed result is the subject speaking directly to the camera, and in effect to the audience. Morris has said that he believes this results in true first-person cinema. Well, that’s nonsense. The interviewee is still presented as Morris wants him to be seen and through the footage Morris surrounds the interview clips with. The director remains free to take any attitude he wishes toward his subjects. Furthermore, if one of the aims of a good interviewer is to get the subject into a state where he or she is receptive to being questioned, you can’t expect that of a person sitting alone in a room talking to a camera. What seems so strange about Morris’ claim that his method results in more natural interviews is how much it fails to take into account. People engaged in the rhythms of an interview reveal themselves in ways that the audience can see (if Morris were dealing with fiction, the supposition of his method would be that a dialogue couldn’t possibly be as revealing as a monologue). And Morris doesn’t seem much interested in naturalism when he shoots McNamara from skewed camera angles, or layers Philip Glass’ noodling (which Morris praises in the production notes for its “existential dread”) on the soundtrack. (…) There’s nothing objectionable about documentarians who try to give their work aesthetic value. (…) The trouble comes when the aesthetics come first. Several times during “The Fog of War,” Morris includes montages of charts and documents relating to the period McNamara is discussing (the World War II firebombing of Tokyo under Gen. Curtis LeMay; various bombings in Vietnam). The montages increase in speed as they go on. The meaning of these sequences seems to be that the specifics of each mission are beside the point, that they are just facts and figures which can’t square with the attendant bloodshed. Perhaps this is not what Morris intends, but the questions Morris is debating in these sections about the morality and effectiveness of the bombings makes you want more information, not less — and this reduction of everything to a blur of documents comes across as a too easy point. And there’s something cheap about the repeated visual of dominoes falling across a map of Southeast Asia, one Morris returns to again and again and again, long after we’ve grasped its somewhat paltry import. If you can scrape off the movie’s aesthetic pretension and its portentous longueurs, there are hard questions being investigated here. (…) What may be so hard to accept here is that LeMay’s thinking is appropriate to war. Put in its crudest terms, it is the belief that the object of war is to kill more of the enemy than they kill of you. But as Paul Fussell observed in his essay “Thank God for the Atom Bomb,” “the farther from the scene of the horror, the easier the talk,” by which he means that it’s easy to condemn anyone’s actions from a distance. There is, as Fussell recognized, a moral cushiness to the sensibility that deplores the Tokyo bombing (and also, of course, the Hiroshima and Nagasaki bombs) that helped bring the war to a speedy conclusion, and would have accepted much higher casualties on both the American and Japanese sides in the planned land invasion of Japan. Unfortunately, that cushiness can be heard in Morris’ questioning during this section, a barely repressed incredulity at McNamara’s explication of LeMay’s insistence that his duty was to defeat the Japanese while saving as many American lives as he could. What comes through in that section is Morris’ distance from the experience he is describing, how easy it is for him to make a moral judgment in a situation with no clean alternatives. (…) Even the division of the movie into 11 “lessons” smacks of a design being imposed where no design really fits. It’s not that Errol Morris is intellectually incapable of delving into the unanswerable questions this movie poses. And no one could have held “The Fog of War” wanting if Morris had concluded that it’s impossible to get all the way to the bottom of Robert McNamara. But explicating an enigma is not the same thing as blurring it with artistic ambitions. The thickest fog in this documentary has been conjured not by McNamara, but by Errol Morris.

    Charles Taylor

    On ne fait pas la paix avec des méthodes militaires. La paix se construit sur la confiance. Moi qui connaît bien les Palestiniens, je pense que ça ne devrait pas être difficile d’instaurer avec eux une véritable relation de confiance.

    Avi Dichter (patron du Shin Bet de 2000 à 2005)

    Le futur est sombre. Noir est l’avenir. Le service militaire façonne la mentalité de toute la population. L’immense majorité de nos jeunes gens est incorporée dans l’armée. Ce qu’ils voient là-bas, c’est tout et son contraire. D’un côté, une armée qui se veut populaire comme l’étaient les unités du Nahal. Et de l’autre, une armée d’occupation cruelle, semblable à l’armée allemande pendant la Seconde guerre mondiale – semblable, pas identique. Et je ne parle pas de son comportement avec les juifs qui était tout à fait hors norme, avec ses spécificités. Je parle de sa façon de traiter les Polonais, les Belges, les Hollandais, les Tchèques.

    Avraham Shalom (91e minute)

    Du jamais vu. Un peu comme si en France les anciens responsables de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRI) dévoilaient les coulisses des affaires de sécurité intérieure auxquelles ils ont été confrontés depuis trois décennies. On en rêve. (…) Dans combien d’autres pays un tel film aurait-il pu voir le jour?

    Télérama

    Le réalisateur israélien ne cache pas s’être inspiré de The Fog of War (Brumes de guerre) remarquable documentaire de l’Américain Errol Morris, qui raconte l’histoire de l’Amérique vue par Robert S. McNamara, ancien secrétaire de la Défense américaine, un des personnages les plus controversés et les plus influents de la scène politique internationale de l’après-guerre. Au départ, la difficulté de The Gatekeepers consistait à faire parler des hommes plus habitués à faire parler les autres qu’à prendre eux-mêmes la parole. Après des semaines de siège, Dror Morey finit par obtenir un entretien avec Ami Ayalon, dirigeant du Shin Beth entre 1996 et 2000. Coïncidence ou non, l’homme était un admirateur de The Fog of war qui, selon lui, méritait d’être montré dans les académies militaires du monde entier. « Si votre objectif est de réaliser un film de ce type. J’en suis », lui déclare-t-il.

    Télérama




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