Posté le Mercredi 6 mars 2013 par sil
1) « Le bilan désastreux du dictateur Hugo Chavez » à voir ci-après
2) « Hugo Chavez laisse une économie dévastée » Par Yves Bourdillon…
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a gaspillé les considérables ressources pétrolières du pays dans le clientélisme sans assurer les conditions d’un authentique développement.
Le bilan économique et social de Hugo Chavez, disparu après un règne de presque quinze ans à la tête d’un pays assis sur les principales réserves prouvées de pétrole de la planète (295 milliards de barils) s’avère désastreux, hormis une certaine réduction des inégalités. Le Venezuela venait de loin en la matière, et demeure d’ailleurs marqué par des disparités de revenus spectaculaires, au profit d’une nouvelle bourgeoisie issue de la révolution socialiste bolivarienne, les « boligarques ».
Pour le reste, le Venezuela peut passer pour un cas d’école du gaspillage clientéliste de la rente pétrolière, conformément, il est vrai, à une tradition locale antérieure à Hugo Chavez. PDVSA, le monopole public de pétrole, sert de tirelire au régime et même, personnellement à Hugo Chavez, qui disposait discrétionnairement, sans aucun contrôle parlementaire, d’une cassette de plusieurs dizaines de milliards de dollars, Fonden, pour récompenser régimes alliés et groupes sociaux méritants.
Certes, PDVSA était censé assurer à l’Etat les moyens de plans ambitieux de construction d’infrastructures. Mais, par planification incohérente ou suite aux bisbilles entre divers départements ministériels on ne compte plus les chantiers arrêtés ou bâclés. Le régime se vante ainsi d’avoir construit 13 hôpitaux depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998 mais personne n’a jamais réussi à se procurer l’adresse de plus de deux d’entre eux.
L’industrie compte deux fois moins d’entreprises qu’il y a quinze ans, en raison à la fois du poids d’une bureaucratie corrompue et de la concurrence d’importations fournissant 70 % de ce que consomme le pays. Les terres agricoles expropriés, pourtant très fertiles, sont ainsi laissées en friche. Le raffinage de pétrole est insignifiant, ce qui fait que tous les carburants sont importés… et lourdement subventionnés au point qu’un plein d’essence coûte un euro ! (plus dans Les Echos…)






