Posté le Dimanche 3 mars 2013 par sil
Par Nimrod Freimann…
Je vois çà et là des libéraux à l’attitude nonchalante qui se paient le luxe d’agir comme si le libéralisme était l’idéologie dominante aujourd’hui dans la France socialiste. Entre ceux qui pensent que « ça passera » et les prosélytes qui veulent convertir les bonnes âmes par la pédagogie, le monde des bisounours n’est pas très loin. Dans l’océan collectiviste qui nous encercle, nous serions bien avertis de prendre nos dispositions avant d’être pris, littéralement, à la gorge par la spoliation légale et la restriction des libertés fondamentales. Les plus avisés sont déjà partis ou préparent leur expatriation. Ceux qui ne peuvent partir ou qui souhaitent rester doivent se préparer à se battre.
Contrairement à ce que disent les idéalistes, il ne sert à rien de combattre le collectivisme socialiste par de grandes dissertations vagues, floues et abstraites sur la liberté. Les idées sont portées par des individus bien concrets qui les appliquent très concrètement par des mesures très concrètes. L’actualité, le quotidien des gens porte en soi la matière suffisante pour remettre en question les présupposés, les certitudes et les croyances. Hayek ou encore la dichotomie entre libéraux et libertariens n’est pas d’un très grand secours face au quidam. En revanche, parlez-lui de ses impôts, ou de la répression routière, et vous aurez une oreille attentive si ce n’est pas un idéologue. Il faut être concret car nos ennemis, qui se complaisent dans le populisme et le clientélisme le plus abject, ne le sont pas moins.
Aligner les opposants et leur tirer une balle dans la nuque étant trop voyant et contre-productif, le communisme light, à savoir le socialisme, se propose de tondre le citoyen par des mesures coercitives indirectes. Cela rapporte plus d’argent et l’absence de violence physique immédiate donne l’illusion de la liberté. Par exemple, si vous ne payez pas vos impôts, charges, cotisations, on viendra vous saisir à la source sans violence. Et si vous êtes insolvable, on enfoncera votre porte, on vous mettra à terre pour vous passer les menottes puis vous irez en prison. Plus besoin de braquer une arme sur la tempe des citoyens, l’obéissance servile à la bureaucratie entraîne le même effet. Ça c’est du concret.
Pour remporter la victoire, il faut combattre les individus porteurs d’idées coercitives, en l’occurrence les collectivistes qui vous mettent un stylo dans les mains à la naissance pour vous faire signer de force un contrat social dont vous ne connaissez pas les termes. Tant que la paix civile est garantie, le combat se joue sur le terrain intellectuel. En revanche, la situation économique étant ce qu’elle est, la minorité tondue qui s’en sort mieux que la moyenne risque de faire les frais de la hargne de la populace haineuse et galvanisée par les prêcheurs de haine socialisants. La jacquerie pourrait bien se terminer en pogrom. Nous serions bien inspirés de reconsidérer le second amendement de la constitution américaine.
Par ailleurs, je suis atterré de voir la complaisance avec laquelle certains libéraux traitent ceux qui veulent les réduire en esclavage, par le jeu de l’Etat-Providence ou de la lutte des classes. Au nom du respect et de la non-agression (directe), ces libéraux ne se rendent pas compte que tout collectiviste est un ennemi potentiel, de la même manière que tout citoyen non libéré dans Matrix peut devenir un Agent à tout instant. Beaucoup de collectivistes sont de bonne foi et croient vraiment aux bienfaits des mesures socialistes. Ils n’en sont pas moins les idiots utiles du système. Comme le rappelle l’ancien cadre de la propagande soviétique Yuri Bezmenov, seul le bruit des bottes (ou des chars entrant dans Prague comme ce fut le cas pour mes grands-parents) permet un réveil salutaire, même s’il se fait souvent trop tard. Le reste du temps, ces Agents du système sont dans le déni de la réalité le plus total. Impossible de convertir un fanatique avant que son idéologie l’ait envoyé dans le mur. Les libéraux perdent leur temps avec la pédagogie.
Ce qui marche, c’est la stratégie appliquée par les Etats-Unis pendant la Guerre froide : le containment (endiguement), et le roll back (refoulement) avec représailles massives. Aucun répit ne doit être accordé aux ennemis de la liberté. Aucune attaque ne doit rester sans réponse. Les positions libérales ont été trop souvent caricaturées impunément par les caricaturistes collectivistes, qui de Charybde en Scylla nous ont complexés en nous faisant passer pour des monstres (je vous renvoie à la série « clichés du socialisme » publiée par Contrepoints à ce sujet). Ainsi, l’attitude consistant à snober les inepties débitées par les colporteurs de prêt-à -penser collectiviste est un défaitisme qui ne dit pas son nom. Il faut aller les débusquer, chasser sur leurs terres, les faire sortir du bois et exposer leur vrai visage au grand jour. La meilleure défense, c’est l’attaque : le libéralisme n’a pas vocation à être une forteresse assiégée.
A l’instar de Gilles-William Goldnadel, je pense qu’il faut rendre coup par coup et « complexer les membres du clergé et de l’aristocratie de l’idéologie dominante. C’est ce que cette dernière aura fait sans nuance, pitié ou décence depuis 1968 et c’est ce qui doit lui être désormais retourné. ». Sur le plan de la méthode, certains libéraux pensent qu’on ne tue pas une mouche avec un canon et qu’il faut faire preuve de finesse et de pédagogie pour attirer le moucheron dans les « filets » de la liberté. Sauf que le combat est asymétrique : en face du canon du libéral se trouve un arsenal nucléaire socialiste. Il n’existe que deux parades seulement : disposer d’un meilleur arsenal afin d’instaurer un équilibre de la terreur, ou adopter les méthodes de la guérilla.
Beaucoup de libéraux hésitent à se salir les mains. Ils pincent le nez devant la crasse collectiviste. Pourtant le jour où ils seront dos au mur pour défendre leur propriété, leur liberté, et peut-être même leur vie et celle de leurs proches, il faudra bien passer à l’action. Faut-il attendre de tout perdre (et donc de ne plus rien avoir à perdre) pour prendre le maquis ? Les méthodes de résistance ne sont pas fair play en effet. Seul un David biblique peut vaincre frontalement Goliath. Entrer en résistance signifie attaquer l’ennemi de biais pour mieux l’atteindre au cœur. Les méthodes déloyales sont les meilleures car elles sont imprévisibles. Pourquoi s’épargner l’excès et l’outrance également quand nos ennemis ne s’en privent pas ? Qu’on se le dise, tous les moyens sont bons pour autant qu’ils respectent la propriété et la liberté des honnêtes gens. Pour les autres en revanche, aucune pitié. Il n’y a que les bovins qui vont à l’abattoir sans rechigner.
Aucun libéral ne devrait avoir à tendre la joue gauche après avoir reçu un coup de crosse sur la joue droite. Faudrait-il en plus dire merci ? Il est temps de vitrifier l’idéologie collectiviste socialiste et ses hordes de goules, quitte à passer pour les méchants. Mieux vaut être un méchant en vie qu’un méchant mort ou réduit en esclavage. Que ceux qui veulent partir n’attendent pas un nouvel appel du 18 juin avant de s’exiler, il sera trop tard. Que les autres se préparent, la lutte pour recouvrer nos libertés sera acharnée. Soyons des individus libres mais n’oublions pas que nous devons jouer en équipe contre une équipe adverse beaucoup mieux organisée et armée. Unissons-nous et recrutons intelligemment. Rien ne sert de libérer quelqu’un qui ne souhaite pas l’être. (source)
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4 réponses à “« Pour un libéralisme de combat »”
4 mar 13 à 08:57
La première chose c’est ciommencer par agor dans les écoles: il est inadmissible que des professeurs profitente de l’influence de leur mahistère (aussi bien par leur autorité que par le nombre de « victimes » comparées à celles des parents) pour former de futurs bien votants et ce avec nos impôts. C’est de la pédophilie politique.
2) L’Etat y compris sous les gouvernemnts de droite finace une myriade d’associations et de groupes de pression qui sont à 95% à gauche. Celà doit cesser. Il est grand temps de séparer l’Etat et le « tissu associatif ». La république ne reconnait ni en subventionne aucune association.
3) Boycotter les médias qui font de la propagande « sousmarine ». Pas simplement en cha,ngeant de chaine mais en écrivant aux directions voire aux annonceurs. Et je ne prale me pas quend il s’agit d’un média pmublic que l’animateur détourne. Oio, détourhe car IMHO c’est du détournement de fonds publics.
4 mar 13 à 06:38
Excellent !
3 mar 13 à 12:03
1931
3 mar 13 à 12:03
« Un rappel sans ambiguïté de la devise de nos nouveaux maîtres : « Nous voulons votre bien. Et nous l’aurons ». »
Aldous Huxley, Brave New World,





