Posted on Vendredi 1 mars 2013
Abdelhamid Abou Zeid, le principal chef d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) serait mort dans un bombardement de l’aviation française.
Des sources proches des dirigeants touaregs du MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad, ont confirmé au Figaro l’information donnée jeudi en milieu d’après-midi par la télévision privée algérienne Ennahar TV. Sous le titre «Mort de l’émir d’Aqmi Abou Zeid», le site en ligne de cette télévision privée écrit que «des sources sécuritaires ont découvert (les corps) de 40 terroristes dont celui d’Abou Zeid». Les djihadistes auraient été tués par les forces françaises dans le massif de Tigharghar, dans le nord du Mali où se concentrent les combats entre les forces spéciales françaises.
(…) Abou Zeid, de son vrai nom Mohammed Ghdiri, était apparu pour la première fois dans le casting djihadiste algérien en 2003 comme adjoint d’Abderazak el-Para, principal instigateur de l’enlèvement de touristes européens. Il était devenu au fil des ans l’émir des zones sud-sahariennes en se taillant une réputation de stratège froid et cruel. On lui attribue deux exécutions, celle d’Edwin Dyer, un Britannique abattu en 2009 car son pays refusait par principe de payer pour sa libération et celle en 2010 du Français Michel Germaneau, 78 ans, un vieil homme malade retenu prisonnier dans des conditions extrêmes jusqu’à ce que mort s’en suive. De son côté, le diplomate canadien Robert Fowler qui fut otage au Sahara, a raconté comment Abou Zeid a refusé de fournir des médicaments à deux otages souffrant de dysenterie, dont l’un avait été piqué par un scorpion.
Ce radicalisme a fait la fortune d’Abou Zeid. Le chef salafiste a encaissé des dizaines de millions d’euros grâce aux rançons versées par les États occidentaux pour l’élargissement de leurs compatriotes. Le pactole lui a permis de s’équiper en armes et en munitions, de recruter des volontaires et de corrompre des notables locaux pour s’attirer des complicités. (plus dans Le Figaro…)




