Très intéressant article pour les gauchistes, et les autres, qui pensent qu’une entreprise a tout intérêt à prendre ses salariés pour des kleenex…
(…) En 2013, pour la quatrième année consécutive, Google a été élue meilleure entreprise chez qui travailler par le magazine Fortune; Microsoft étant à la 75e place. Quant à Apple, Amazon ou Facebook, elles n’ont même pas été retenues dans le classement.
La générosité de Google peut à l’occasion sembler excessive –une noblesse funeste pour le tiroir-caisse. En août dernier, par exemple, Forbes révélait une de ces libéralités, inconnue jusqu’ici: lorsqu’un employé meurt, Google verse à son conjoint ou partenaire la moitié de son salaire pendant dix ans. Il serait toutefois erroné de penser que Google distribue les bienfaits dans le seul but d’être sympa. POPS surveille attentivement des quantités de statistiques relatives à la façon dont les employés réagissent aux avantages octroyés: apparemment, l’entreprise ne jette pas l’argent par les fenêtres.
Le congé maternité de cinq mois, par exemple, a permis à l’entreprise d’en gagner. Une fois mis en place, le taux de départs de Google chez les jeunes mères a rejoint la moyenne de l’entreprise. «Une baisse de 50 % –c’était énorme!» raconte Bock.
De plus, le bien-être –tel que le mesure Googlegeist, une enquête annuelle et très détaillée menée auprès des employés– a également augmenté. Surtout, la nouvelle politique de l’entreprise en matière de congés maternité lui permettait de faire des économies. Selon Bock, si l’on intègre les coûts de recrutement au calcul, accorder cinq mois de congé aux jeunes mères n’est pas plus coûteux pour l’entreprise. Cette évolution sur le sujet des congés maternité illustre la façon dont POPS a contribué à faire de Google le meilleur employeur du pays.
Avec Bock à sa tête, le département des ressources humaines de Google a des allures de laboratoire scientifique, loin de l’image traditionnelle des RH. POPS s’appuie sur un logiciel sophistiqué destiné au traitement des statistiques recueillies auprès des salariés. L’ambition ici est de dégager des certitudes empiriques sur chaque aspect de la vie des employés de Google –pas uniquement le niveau de salaire ou de prestations approprié mais également des détails d’apparence triviale, comme la taille ou la forme optimale des tables de la cafétéria, ou la longueur de la queue à l’heure du déjeuner.
(pour en savoir plus c’est chez Slate…)