Posté le Dimanche 4 novembre 2012 par jc durbant
Le blouson de pilote, ressorti pour l’ouragan Sandy, aura décidément été comme un gant au Commandant-en-chef Obama!
A l’heure où, après avoir en vain diabolisé un Mitt Romney en pleine remontée dans les sondages, nos médias nous bassinent de prétendues démonstrations pour prouver pourquoi est importante pour le monde la réélection du plus rapide prix Nobel de la paix de l’histoire et premier candidat à un milliard de dollars (pardon: le « Kennedy noir ») …
Nouvelle remise des pendules à l’heure avec la tribune d’un proche du sénateur McCain sur le vrai bilan de celui qui aura liquidé plus de monde avec ses drones que n’en aura incarcéré la prison de Guantanamo qu’il avait pourtant promis de fermer …
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5 réponses à “Bilan Obama: Les drones auront liquidé plus de monde que Guantanamo n’en aura incarcéré (More people have been killed in U.S. drone attacks than were ever incarcerated at Guantanamo Bay)”
4 mar 13 à 10:07
4 nov 12 à 21:50
Que ferions-nous sans Libé?
Son visage sérigraphié était devenu une icône, son slogan «Yes we can» l’énoncé d’une nouvelle Amérique. Candidat courageux, Barack Obama avait choisi de s’adresser à l’intelligence de ses électeurs, et non à leurs tripes. Jeune, noir, il était devenu le président de la jeunesse, des femmes et des minorités. Emportant en 2008, près de 53% des voix de ses concitoyens, un des meilleurs scores pour un démocrate. Quatre ans plus tard, Obama se bat le dos au mur dans des comtés perdus de l’Ohio qui pourraient faire la différence dans une élection serrée comme jamais. Son rival est pourtant une caricature de républicain milliardaire, blanc et conservateur, sans souffle, ni programme. Ce désamour peut apparaître injuste. Le New York Times de samedi, soutenant «avec enthousiasme un deuxième mandat pour Obama» dans son éditorial, dresse une longue liste des achèvements (sic) du président démocrate. Son plan de santé pour tous, le sauvetage du secteur automobile, la mort de Ben Laden, les droits des étrangers, des sans-papiers et des homosexuels. En face, Mitt Romney représente l’aile dure tendance taliban du Parti républicain, prête à faire régresser leur pays à l’âge de pierre. Mais, comme le montre notre voyage le long de l’Interstate 95, qui délinée l’Atlantique de la frontière canadienne à Miami, il ne faut pas désespérer de l’Amérique. Les Etats-Unis sont certes désunis et déprimés, mais les Américains sortent de leur dépression. Obama, pour son pays (mais aussi pour nous autres étrangers), demeure sa meilleure promesse.
4 nov 12 à 15:53
Pendant ce temps-là , la désinformation continue:
« la gauche américaine, née de la lutte contre l’esclavage au moment de la guerre de Sécession » … ???
4 nov 12 à 15:43
Voir aussi:
Nous vivons dans le pays qui détient le record d’«Obamania», selon une étude d’opinons mondiale faite par la BBC, où il ressort que le président américain sortant recueille l’adhésion de 2 Français sur 3, dont moins de 5% en faveur de Mitt Romney. Les Français, comme les autres Européens, ont raison: nous avons intérêt à la continuité, à la réélection de Barack Obama, et beaucoup à craindre de l’élection de Mitt Romney.
Les Européens n’ont plus les mêmes rêves qu’en 2008 dans cette élection américaine qui oppose Barack Obama à Mitt Romney mais s’ils pouvaient voter, c’est encore Obama qui remporterait le scrutin haut la main ! Selon une enquête menée par le German Marshall Fund, il écraserait son concurrent avec 75% des voix, contre seulement 8% à Mitt Romney. Un score qui frôle même les 90% en France et en Allemagne. Malgré une chute de 12 points entre 2009 et 2012, la cote du président américain reste à un niveau exceptionnellement élevé: 71% des Européens approuvent la façon dont il gère les affaires du monde. Publiquement, les dirigeants européens gardent un silence prudent. A l’exception de la France, qui a clairement affiché sa volonté d’une victoire de Barack Obama, notamment par la voix de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui la « souhaite totalement ».
A BBC World Service opinion poll has found sharply higher overseas approval ratings for US President Barack Obama than Republican challenger Mitt Romney.An average of 50% favoured Mr Obama, with 9% for Mr Romney, in the survey of 21,797 people in 21 countries. Only Pakistan’s respondents said they would prefer to see Mr Romney win November’s election.France was the most strongly pro-Obama (72%).
4 nov 12 à 11:16
Morceaux choisis:
En une semaine, il est passé de Jane Fonda à Docteur Folamour.
Mitt Romney
On September 30, 2011, a drone flying over Yemen set a new precedent. Without a trial or any public court proceeding, the United States government killed two American citizens, Anwar Al Awlaki and Samir Khan. The target of the attack was Awlaki, a New Mexico-born Yemeni-American whose charismatic preaching inspired terrorist attacks around the world, including the 2009 killing of 13 soldiers in Fort Hood, Texas. Civil liberties groups argued that a dangerous new threshold had been crossed. For the first time in American history, the United States had executed two of its citizens without trial. The Obama Administration cited a secret Justice Department memorandum as justification for the attack. Its authors contended that Awlaki’s killing was legal due to his role in attacks on the United States and his presence in an area where American forces could not easily capture him.
David Rohde
After the global outrage over Guantánamo, it’s remarkable that the rest of the world has looked the other way while the Obama administration has conducted hundreds of drone strikes in several different countries, including killing at least some civilians. (…) It is the politically advantageous thing to do — low cost, no U.S. casualties, gives the appearance of toughness. (…) It plays well domestically, and it is unpopular only in other countries. Any damage it does to the national interest only shows up over the long term.
Mr. Blair (ancien directeur du renseignement)
La popularité de ces aéronefs sans pilote n’est pas compliquée à comprendre. Ils ne sont pas chers, ils maintiennent les Américains hors des zones dangereuses et ils tuent ‘les méchants. Ils peuvent bien tuer des civils ou violer les lois, peu importe aux Américains. [Au contraire, cela] renforce son image d’homme (…) qui n’a pas peur d’utiliser la puissance américaine.
Michael A. Cohen (Foreign Policy)
Qu’est donc devenu cet artisan de paix récompensé par un prix Nobel, ce président favorable au désarmement nucléaire, cet homme qui s’était excusé aux yeux du monde des agissements honteux de ces Etats-Unis qui infligeaient des interrogatoires musclés à ces mêmes personnes qu’il n’hésite pas aujourd’hui à liquider ? Il ne s’agit pas de condamner les attaques de drones. Sur le principe, elles sont complètement justifiées. Il n’y a aucune pitié à avoir à l’égard de terroristes qui s’habillent en civils, se cachent parmi les civils et n’hésitent pas à entraîner la mort de civils. Non, le plus répugnant, c’est sans doute cette amnésie morale qui frappe tous ceux dont la délicate sensibilité était mise à mal par les méthodes de Bush et qui aujourd’hui se montrent des plus compréhensifs à l’égard de la campagne d’assassinats téléguidés d’Obama.
Charles Krauthammer
Les drones américains ont fait plus de victimes que le nombre total des prisonniers de Guantanamo. Pouvons nous être certains qu’il n’y avait parmi eux aucun cas d’erreurs sur la personne ou de morts innocentes ? Les détenus de Guantanamo avaient au moins une chance d’établir leur identité, d’être examinés par un Comité de surveillance et, dans la plupart des cas, d’être relâchés. Ceux qui restent à Guantanamo ont été contrôlés et, finalement, devront faire face à une forme quelconque de procédure judiciaire. Ceux qui ont été tués par des frappes de drones, quels qu’ils aient été, ont disparu. Un point c’est tout.
Kurt Volker





