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Election présidentielle américaine/2012: C’est Romney qui avait raison sur Benghazi (People died, Obama lied)

Posté le Mercredi 17 octobre 2012 par jc durbant

Au lendemain d’un deuxième débat présidentiel où, multipliant les attaques verbales gratuites et les contre-vérités, un président sortant en chute libre dans les sondages suite au désastre du premier semble avoir réussi à donner le change …

Et où, malgré quelques erreurs tactiques (notamment le pinaillage inutile sur le temps ou l’ordre de parole) et le manque de précision sur certaines de ses propositions, son adversaire républicain a largement tenu sa place et surtout réussi à pointer l’indéfendable bilan du locataire actuel de la Maison Blanche …

Pendant qu’au Pays autoproclamé des Droits de l’homme, les patrons de Jihad-TV et financiers tous azimuth du jihadisme de la Libye au Nord-Mali se voient remercier par une place au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie …

Retour, avec le site Factchecker, sur l’évidente opération de dissimulation, pour ne pas dire mensonge y compris pendant le débat, de l’Administration Obama sur l’attaque terroriste de Benghazi.

Opération de dissimulation qui commence dès la première déclaration présidentielle du Rose Garden du 12 septembre où son utilisation réelle du terme « acte de terrorisme », mais dans un sens purement général, vient juste après le rappel appuyé de la volonté des Etats-Unis de « respecter toutes les croyances » et de « rejeter tous les efforts visant à dénigrer les croyances religieuses d’autrui », référence on ne peut plus claire à la version « manifestation qui a dégénéré » et donc à la vidéo anti-islamiste censée avoir déclenché l’attaque.

Et qui, jouant sur la confusion avec les autres manifestations du Monde arabe qui ont suivi et balayant les critiques derrière le rideau de fumée de l’enquête en cours, sera de fait maintenue près de deux semaines quand, sans compter les revendications explicites d’Al Qaeda et le fait qu’il n’y eut même pas de manifestation à Benghazi au moment de l’attaque, les déclarations des responsables militaires et de renseignement américains auront démontré que la vidéo n’était qu’un prétexte pour une attaque délibérément terroriste …

Avec l’évidente volonté de préserver, en cette journée hautement symbolique de l’anniversaire du 11/9 et surtout en pleine campagne électorale (débat d’hier compris!) voyant la première mort d’un ambassadeur américain en service depuis Carter il y a 33 ans en Afghanistan, l’un des rares points forts supposés d’un bilan catastrophique …

A savoir celui d’avoir, grâce notamment aux dispositifs mis en place par son prédécesseur, tenu tête à Al Qaeda …

jc durbant @ 02:27
Catégorie(s): Présidentielle américaine 2012


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Une réponse à “Election présidentielle américaine/2012: C’est Romney qui avait raison sur Benghazi (People died, Obama lied)”

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus énergiques cette attaque scandaleuse et choquante. Nous travaillons en collaboration avec le gouvernement ibyen pour garantir la sécurité de nos diplomates. J’ai également demandé à mon administration d’accroître notre sécurité aux postes diplomatiques dans le monde entier. Et ne vous méprenez pas, nous allons travailler avec le gouvernement libyen pour traduire en justice les tueurs qui ont attaqué notre peuple. (…) Depuis notre fondation, les États-Unis ont été une nation qui respecte toutes les croyances. Nous rejetons tous les efforts visant à dénigrer les croyances religieuses d’autrui. Mais il n’y a absolument aucune justification à ce type de violence insensée. Aucune. Le monde doit être solidaire pour rejeter sans équivoque ces actes brutaux… Aucun acte de terreur ne saurait jamais ébranler la détermination de cette grande nation, modifier son caractère ou éclipser la lumière des valeurs que nous défendons.

    Président Obama (Rose Garden, 12 sept. 2012)

    QUESTION: “We have reports that the White House said today that the attacks in Libya were a terrorist attack. Do you have information indicating that it was Iran, or al-Qaeda was behind organizing the protests?”
    OBAMA: “Well, we’re still doing an investigation, and there are going to be different circumstances in different countries. And so I don’t want to speak to something until we have all the information. What we do know is that the natural protests that arose because of the outrage over the video were used as an excuse by extremists to see if they can also directly harm U.S. interests.”

    President Obama (Univision Town Hall, Sept. 20)

    QUESTION: “I heard Hillary Clinton say it was an act of terrorism. Is it? What do you say?”
    OBAMA: “We are still doing an investigation. There is no doubt that the kind of weapons that were used, the ongoing assault, that it wasn’t just a mob action. Now, we don’t have all the information yet so we are still gathering.”

    Obama (ABC, Sept. 25)

    We are still doing an investigation. There is no doubt that the kind of weapons that were used, the ongoing assault, that it wasn’t just a mob action. Now, we don’t have all the information yet so we are still gathering.

    Obama (Sept. 25)

    The State Department said Tuesday it never concluded that the consulate attack in Libya stemmed from protests over an American-made video ridiculing Islam, raising further questions about why President Barack Obama’s administration used that explanation for more than a week after assailants killed the U.S. ambassador and three other Americans. The revelation came as new documents suggested internal disagreement over appropriate levels of security before the attack, which occurred on the 11th anniversary of the Sept. 11 terror attacks on the U.S.

    The Associated Press (Oct. 10, 2012)

    For political reasons, it certainly was in the White House’s interests to not portray the attack as a terrorist incident, especially one that took place on the anniversary of the Sept. 11 attacks. Instead the administration kept the focus on what was ultimately a red herring — anger in the Arab world over anti-Muslim video posted on You Tube. With key phrases and message discipline, the administration was able to conflate an attack on the U.S. Embassy in Egypt — which apparently was prompted by the video — with the deadly assault in Benghazi. Officials were also able to dismiss pointed questions by referring to an ongoing investigation.

    Glenn Kessler




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