Posté le Samedi 6 octobre 2012 par jc durbant
A quand une Million Muppet March pour une franchise de plusieurs millions de dollars, au salaire présidentiel à six chiffres et aux revenus de centaines de millions de dollars en jouets et produits dérivés?
A l’heure où, après la nouvelle raclée que vient de se prendre leur champion au premier débat de la présidentielle américaine mercredi dernier (sur la radio publique sponsorisée par… Exxon!), les soutiens de l’actuel et apparemment de plus en plus précaire locataire de la Maison Blanche, font feu de tout bois pour dénoncer celui qui a osé s’en prendre au Big Bird de Sesame street …
Et deux ans après qu’une franchise de plusieurs millions de dollars qui peut s’offrir des présidents à un million de dollars et produire des programmes pour enfants engrangeant dans 140 pays des centaines de millions de dollars en jouets et produits dérivés voyait son distributeur désigné pour des réductions de financement par une commission nommée par l’actuel président lui-même …
Retour, avec Michael C. Behrent, sur l’un des inspirateurs, modèle type du prophète incompris dans son propre pays, le publiciste libéral français Frédéric Bastiat …
Qui, dans ses célèbres et limpidissimes syllogismes avait si bien réussi à montrer les effets invisibles de l’impôt lorsqu’il devient spoliateur et finit par être la source de la sècheresse de la terre qu’il prétend féconder …
Autrement dit, comme l’a si superbement encore expliqué le futur président Romney dans son magistral débat d’il y a quelques jours, que le gouvernement ne dépense pas toujours et nécessairement l’argent mieux et de manière plus efficace que le secteur privé, que chaque dollar qu’il dépense doit venir de quelque part et que tout dollar dépensé par le gouvernement en est un que le secteur privé ne dépensera pas …
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3 réponses à “Présidentielle américaine/2012: Bastiat vs. Big Bird (Let us accustom ourselves to avoid judging of things by what is seen only)”
6 oct 12 à 06:41
Oui, il est effectivement comme d’habitude excellent:
Unlike Mitt, I loathe Sesame Street. It bears primary responsibility for what the Canadian blogger Binky calls the de-monsterization of childhood — the idea that there are no evil monsters out there at the edges of the map, just shaggy creatures who look a little funny and can sometimes be a bit grouchy about it because people prejudge them until they learn to celebrate diversity and help Cranky the Friendly Monster go recycling. That is not unrelated to the infantilization of our society. Marinate three generations of Americans in that pabulum and it’s no surprise you wind up with unprotected diplomats dragged to their deaths from their “safe house” in Benghazi. Or as J. Scott Gration, the president’s special envoy to Sudan, said in 2009, in the most explicit Sesamization of American foreign policy: “We’ve got to think about giving out cookies. Kids, countries — they react to gold stars, smiley faces, handshakes . . . ” The butchers of Darfur aren’t blood-drenched machete-wielding genocidal killers but just Cookie Monsters whom we haven’t given enough cookies. (…) The Corporation for Public Broadcasting receives nearly half a billion dollars a year from taxpayers, which it disburses to PBS stations, who in turn disburse it to Big Bird and Jim Lehrer. I don’t know what Big Bird gets, but, according to Senator Jim DeMint, the president of Sesame Workshop, Gary Knell, received in 2008 a salary of $956,513. In that sense, Big Bird and Senator Harry Reid embody the same mystifying phenomenon: They’ve been in “public service” their entire lives and have somehow wound up as multimillionaires. Mitt’s decision to strap Big Bird to the roof of his station wagon and drive him to Canada has prompted two counterarguments from Democrats: (1) Half a billion dollars is a mere rounding error in the great sucking maw of the federal budget, so why bother? (2) Everybody loves Sesame Street, so Mitt is making a catastrophic strategic error. On the latter point, whether or not everybody loves Sesame Street, everybody has seen it, and every American under 50 has been weaned on it. So far this century it’s sold nigh on a billion bucks’ worth of merchandising sales (that’s popular toys such as the Subsidize-Me-Elmo doll). If Sesame Street is not commercially viable, then nothing is, and we should just cut to the chase and bail out everything. Conversely, if this supposed “public” broadcasting brand is capable of standing on its own, then so should it. (…) If Americans can’t muster the will to make Big Bird leave the government nest, they certainly will never reform Medicare.
Mark Steyn
6 oct 12 à 05:13
Mark Steyn a un excellent (et tres drole) article sur le sujet aujourd’hui sur NRO :
6 oct 12 à 01:22
Morceaux choisis:
Quand un fonctionnaire dépense à son profit cent sous de plus, cela implique qu’un contribuable dépense à son profit cent sous de moins. Mais la dépense du fonctionnaire se voit, parce qu’elle se fait; tandis que celle du contribuable ne se voit pas, parce que, hélas! on l’empêche de se faire. Vous comparez la nation à une terre desséchée et l’impôt à une pluie féconde. Soit. Mais vous devriez vous demander aussi où sont les sources de cette pluie, et si ce n’est pas précisément l’impôt qui pompe l’humidité du sol et le dessèche. Vous devriez vous demander encore s’il est possible que le sol reçoive autant de cette eau précieuse par la pluie qu’il en perd par l’évaporation? Ce qu’il y a de très-positif, c’est que, quand Jacques Bonhomme compte cent sous au percepteur, il ne reçoit rien en retour. Quand, ensuite, un fonctionnaire dépensant ces cent sous, les rend à Jacques Bonhomme, c’est contre une valeur égale en blé ou en travail. Le résultat définitif est pour Jacques Bonhomme une perte de cinq francs. Il est très-vrai que souvent, le plus souvent si l’on veut, le fonctionnaire rend à Jacques Bonhomme un service équivalent. En ce cas, il n’y a pas perte de part ni d’autre, il n’y a qu’échange. Aussi, mon argumentation ne s’adresse-t-elle nullement aux fonctions utiles. Je dis ceci: si vous voulez une fonction, prouvez son utilité. Démontrez qu’elle vaut à Jacques Bonhomme, par les services qu’elle lui rend, l’équivalent de ce qu’elle lui coûte. Mais, abstraction faite de cette utilité intrinsèque, n’invoquez pas comme argument l’avantage qu’elle confère au fonctionnaire, à sa famille et à ses fournisseurs; n’alléguez pas qu’elle favorise le travail. Quand Jacques Bonhomme donne cent sous à un fonctionnaire contre un service réellement utile, c’est exactement comme quand il donne cent sous à un cordonnier contre une paire de souliers. Donnant donnant, partant quittes. Mais, quand Jacques Bonhomme livre cent sous à un fonctionnaire pour n’en recevoir aucun service ou même pour en recevoir des vexations, c’est comme s’il les livrait à un voleur. Il ne sert de rien de dire que le fonctionnaire dépensera ces cent sous au grand profit du travail national; autant en eût fait le voleur; autant en ferait Jacques Bonhomme s’il n’eût rencontré sur son chemin ni le parasite extra-légal ni le parasite légal. (…) Habituons-nous donc à ne pas juger des choses seulement par ce qu’on voit, mais encore par ce qu’on ne voit pas.
Frédéric Bastiat
L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. (…) Quant à nous, nous pensons que l’État, ce n’est ou ce ne devrait être autre chose que la force commune instituée, non pour être entre tous les citoyens un instrument d’oppression et de spoliation réciproque, mais, au contraire, pour garantir à chacun le sien, et faire régner la justice et la sécurité.
Frédéric Bastiat
On nous accuse, dans le parti démocratique et socialiste, d’être voués au culte des intérêts matériels et de tout ramener à des questions de richesses. J’avoue que lorsqu’il s’agit des masses, je n’ai pas ce dédain stoïque pour la richesse. Ce mot ne veut pas dire quelques écus de plus ; il signifie du pain pour ceux qui ont faim, des vêtements pour ceux qui ont froid, de l’éducation, de l’indépendance, de la dignité. — Mais, après tout, si le résultat du libre-échange devait être uniquement d’accroître la richesse publique, je ne m’en occuperais pas plus que de toute autre question agricole ou industrielle. Ce que je vois surtout dans notre agitation, c’est l’occasion de combattre quelques préjugés et de faire pénétrer dans le public quelques idées justes. C’est là un bien indirect cent fois supérieur aux avantages directs de la liberté commerciale.
Bastiat (Lettre à Cobden, le 20 avril 1847)
French free-market economist Frederic Bastiat pointed out in the 19th century that government actions always leave some production « unseen » that could potentially improve a country’s standard of living. Who knows how many media innovations are « unseen » because funding for public broadcasting has tilted the playing field for independent media?
Conservative Congress
Le plan de relance du président Obama a échoué parce qu’il a ignoré l’erreur de la vitre cassée, comme le font tous les projets gouvernementaux pour stimuler l’économie en dépensant. Est évidente dans le plan d’Obama l’idée que le gouvernement peut dépenser l’argent mieux et de manière plus efficace que le secteur privé. Ce qu’Obama et les liberals [au sens américain, c’est-à-dire « ceux de la gauche »] ne comprennent pas, c’est que chaque dollar qu’ils dépensent doit venir de quelque part […] En somme, tout dollar dépensé par le gouvernement en est un que le secteur privé ne dépensera pas.
John Stossel
L’impôt sur le revenu en Amérique est depuis longtemps un exemple de ce que l’économiste français Frédéric Bastiat surnommait la ‘spoliation légale.’ Selon Bastiat, la spoliation légale a lieu lorsque le gouvernement prend, par la force, ce qu’un citoyen a légitimement gagné pour le donner à un autre. Lorsqu’un simple citoyen pratique ce que décrit Bastiat, on appelle cela le vol. Quand c’est le gouvernement qui le fait, on l’appelle la redistribution des revenus.
Kelly Boggs
Au fur et à mesure que notre pays vieillit, l’État nous dépouille de nos droits au lieu de les garantir. Le gouvernement s’élargit, alors que l’individu se rétrécit. Alors que la loi était censée nous protéger contre la diminution de l’homme, elle est plutôt utilisée comme moyen de le spolier.
Site Big Government
Alors que Bastiat disait [dans l’introduction de ses Harmonies économiques ] ‘Tous les intérêts légitimes sont harmoniques,’ les démocrates américains contemporains disent que les intérêts de la communauté sont plus importants que les intérêts de l’individu. Ces deux approches s’opposent. L’un est purement américain, bien que proclamé par un Français, et l’autre est européen, ou du Vieux Monde, bien que proclamé par des Américains.
Clay Barham
Dans la rhétorique de Bastiat tout phénomène économique ou social reçoit son doublet moral, voire religieux : la marche du progrès est fatale mais l’homme est libre, la concurrence est un fait indestructible, mais elle n’existe qu’en ‘l’absence d’une autorité arbitraire comme juge des échanges’, etc. C’est le passage constant de l’objectif au subjectif, du descriptif au prescriptif qui fait l’originalité de Bastiat …
Lucien Jaume
Comment expliquer ce « retour à Bastiat » américain ? En premier lieu, il s’agit d’une sorte de contrecoup au « retour à Keynes » que l’on a vu à la suite de la crise financière de l’automne 2008, et dont une conséquence politique évidente est le plan de relance adopté peu après l’inauguration de Barack Obama. Pour certains conservateurs, la crise est vécue comme une menace à l’encontre du triomphe aussi bien politique qu’intellectuel du libéralisme et du libre-échangisme depuis les années 1980. Elle est vue comme une opportunité pour les partisans de l’intervention étatique de se réaffirmer. C’est surtout le plan de relance, que les démocrates se mettent à adopter aussitôt après l’inauguration d’Obama le 20 janvier 2009, qui attire la foudre des conservateurs et déclenche la mobilisation anti-gouvernementale qui deviendra le mouvement « Tea Party ». Dès le 22 janvier, l’Investor’s Business Daily (un journal national spécialisant dans les questions économiques, généralement tendant à droite) s’inquiète du fait que la célèbre prophétie de Bill Clinton selon laquelle « l’ère du big government est révolue » est en train de devenir désuète, en citant la définition que propose Bastiat de l’État : « c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » (passage que les amateurs américains de Bastiat citent avec une fréquence particulière). Ensuite, ce que Bastiat permet de dénoncer, ce n’est pas uniquement le principe même de l’intervention étatique, mais le « solipsisme économique » sur laquelle elle se repose. Pour Bastiat, l’étatisme est la conséquence d’un problème épistémologique, voire phénoménologique : la conviction que les seules conséquences importantes d’une action sont celles qui sont accessibles à la vue. C’est la grande idée de son essai sur Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Ainsi, le Pittsburgh Tribune Review (journal régional, plutôt conservateur), commentant le plan de relance, remarque que « l’administration d’Obama est en train d’offrir une leçon préventive de l’incompréhension de principe Bastien du visible et de l’invisible », citant l’exemple des « emplois verts » que le plan propose, mais dont les coûts, selon le journal, risquent à long terme d’être plus importants que les effets stimulateurs, tout en n’étant pas immédiatement perceptibles. Dans la même lignée, beaucoup évoquent l’analyse que fait Bastiat du solipsisme de la « vitre cassée » (qui parait aussi dans Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas). Bastiat raconte l’anecdote suivante : le « terrible fils » du « bon bourgeois Jacques Bonhomme » lui casse un carreau de vitre. Aussitôt, des assistants au drame le consolent ainsi : « À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres ? » Toutefois, ce constat se fonde uniquement sur ce qui est visible, soit l’argent que M. Bonhomme verse au vitrier. Ce que l’on ne voit pas, c’est que « s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque ». La force de cet argument réside avant tout dans la manière dont Bastiat l’applique : il se trouve que ce que l’on voit est décidément toujours de l’ordre de l’État ou de la puissance publique. L’erreur distinctive de toute politique économique ayant recours aux moyens de l’État est qu’elle privilégie les effets visibles (les dépenses, l’impôt) en négligeant les effets invisibles (le marché, l’initiative individuelle).
Michael C. Behrent
It is confusing. Whenever there’s a discussion over taxpayer money funding public television, they use us to make their argument. Republicans want to take money away from Elmo. Democrats want to send money to Elmo. But from a financial standpoint, Sesame is completely separate from PBS.
Sherrie Rollins Westin
Sesame Workshop may be financially independent from PBS, but the two organizations are dependent on one another in other ways. Sesame Workshop relies on PBS to distribute its programming to U.S. children, an, especially ones from lower-economic brackets, access to educational programming. (…) At the same time, PBS and Sesame oftentimes find themselves competing for the same public donations. Many parents mistakenly assume that when they give money to their local PBS station, they are supporting Sesame Street, especially because PBS prominently displays Sesame Street in its fundraising drives. While this attention helps to promote and raise awareness for Sesame Street, it also insinuates that the contribution will benefit the series, when it does not. (…) PBS also finds itself on the defensive when opponents point out that it doesn’t need taxpayer money because it receives millions from the licensing of popular Sesame characters. Sesame Workshop receives millions from its Elmo-branded toys, but PBS doesn’t a dime.
Larissa Faw
Revendiquant une approche bipartite des grands problèmes, Barack Obama avait créé, en 2010, une commission copilotée par le républicain Alan Simpson, ancien sénateur du Wyoming, et le démocrate Erskine Bowles, ancien secrétaire général du président Clinton, chargée de faire des propositions pour réduire sur le long terme l’endettement du pays. La commission, où siégeaient six représentants et six sénateurs, préconisa une sévère cure d’austérité destinée à ramener le déficit budgétaire à 2 % d’ici à 2015, et à dégager un excédent d’ici à 2037. Elle comprend un mélange de hausses d’impôts (notamment pour les hauts revenus) et de baisses des dépenses publiques. Selon la commission, un tiers des bases militaires à l’étranger devaient être fermées et 10 % des emplois fédéraux supprimés. Pour chaque dollar de recettes nouvelles, les dépenses auraient été diminuées de trois dollars. Les propositions de la commission n’ont pas été adoptées et ses travaux illustrèrent le refus de compromis des républicains, ces derniers accusant le président d’avoir fait capoter des négociations. Paul Ryan, le colistier de Mitt Romney pour la vice-présidence, a siégé à la commission Simpson-Bowles et a refusé d’en signer les conclusions. Les tentatives ultérieures destinées à trouver un compromis sur la réduction de la dette ont échoué jusqu’à présent.
Le Monde
Cut funding for the Corporation for Public Broadcasting.69 The Corporation for Public Broadcasting’s primary job is to fund NPR and its member stations (and other public radio stations) and PBS and its member stations. The current CPB funding level is the highest it has ever been. This option would eliminate funding for the Corporation for Public Broadcasting, saving just under $500 million in 2015. Additionally, Congress should end two duplicative public broadcasting programs on President Obama’s termination list: The Public Telecom Facilities Grant Program (PTFP) and USDA’s Public Broadcasting Grants program. In recent years, PTFP has primarily provided funding to help broadcasters transition to digital broadcasts. In FY2010, PTFP received $20 million in appropriations. The President has twice recommended terminating USDA’s Public Broadcast Grants program for the same reason. This program received $5 million in FY10 to provide funding to public broadcast companies to convert to digital transmission as well – an obsolete task.
Commission bipartite Simpsons-Bowles (proposition de réduction n° 32)
Je crois qu’il ne s’agit pas seulement d’une question qui touche à l’économie, c’est une question morale. Je crois qu’il n’est pas moral pour ma génération de continuer de dépenser sans compter, plus que nous avons, tout en sachant que le fardeau portera sur la prochaine génération et qu’elle devra payer intérêt et principal pour le restant de ses jours. La somme de dettes que nous ajoutons, mille milliards par an, n’est simplement pas morale Il y a mathématiquement trois moyens de réduire un déficit : augmenter les impôts, couper dans les dépenses et faire progresser l’économie parce que si plus de personnes travaillent dans une économie qui croît, ils payent des taxes. Le président préférerait augmenter les impôts. Le problème est que cela pèse sur la croissance et on ne pourra donc pas y arriver ainsi. Je veux simultanément baisser les dépenses et favoriser la croissance de l’économie. Qu’est-ce que je couperai ? Tout d’abord tous les programmes qui ne passeront pas le test suivant : est-ce que cela vaut la peine d’emprunter de l’argent à la Chine pour financer cela. Si la réponse est négative, je le supprimerai. Obamacare [le nom donné à la généralisation de l'assurance-maladie] est sur ma liste. Je suis désolé Jim, je stopperai aussi le financement de PBS [Public Broadcasting service.] Ensuite, je confierai aux Etats des programmes qui sont de bons programmes mais qui pourraient mieux gérer à ce niveau. Enfin, je rendrai le gouvernement plus efficace, je diminuerai le nombre d’employés et réaménagerai des agences et des départements. Mitt Romney
Si le gouvernement peut être aussi efficace que le secteur privé et offrir des primes qui sont aussi peu élevées que le secteur privé, les gens seront heureux d’obtenir l’assurance-maladie traditionnelle, ou ils seront en mesure d’obtenir un régime privé. Je sais que personnellement je préfère avoir un régime privé. Je préfererais tout simplement pas que le gouvernement me dise quel genre de soins de santé je dois obtenir. Je prefererais plutôt avoir une compagnie d’assurance. Si elle ne me plait pas, je peux se débarrasser d’elle et en trouver une autre. Mais les gens feront leur propre choix. (…) Et d’ailleurs, l’idée ne venait même pas de Paul Ryan ou du sénateur Wyden, qui est coauteur du projet de loi avec Paul Ryan au Sénat, mais aussi de Bill Clinton, de l’état-major de Bill Clinton. Il s’agit d’une idée qui existe depuis très longtemps, ce qui est dit, Hé, nous allons voir si nous ne pouvons pas introduire de la concurrence dans le monde de l’assurance-maladie afin que les gens puissent avoir le choix des différents plans à moindre coût, de meilleure qualité. Je crois à la concurrence. À mon avis, le gouvernement n’est pas efficace pour faire baisser le coût de presque n’importe quoi. En fait, des citoyens et des entreprises libres essayant de trouver des façons de faire les choses sont mieux en mesure d’être plus efficaces pour faire baisser les coûts que le gouvernement ne le sera jamais. Votre exemple de la clinique de Cleveland est mon cas d’espèce, ainsi que plusieurs autres que je pourrais décrire. Il s’agit du marché privé. Voici les petites — ce sont des entreprises en concurrence entre elles, apprenant à faire mieux et de meilleurs emplois. J’ai utilisé de consultation aux entreprises — Excusez-moi, aux hôpitaux et aux fournisseurs de soins de santé. J’ai été étonné de voir la créativité et l’innovation qui existe dans le peuple américain. Pour réduire le coût des soins de santé, nous n’avez pas besoin d’avoir un Conseil d’administration de 15 personnes qui nous disent quels types de traitements nous devrions avoir. Au lieu de cela, nous devons mettre les régimes d’assurance, de payer des prestataires, hôpitaux, médecins sur des objectifs tels qu’ils ont une incitatition, comme vous le dites, une paie à la performance, pour faire un excellent travail, pour maintenir les coûts bas, et c’est ce qui se passe. (…) Mais la bonne réponse n’est pas que le gouvernement fédéral prenne en charge les soins de santé et de commencer à rendre obligatoire pour les fournisseurs à travers l’Amérique, dire à un patient et à un médecin quel traitement ils peuvent avoir. C’est la mauvaise voie à suivre. Le marché privé et la responsabilité individuelle fonctionnent toujours mieux.
Mitt Romney





