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Islamophobie : rigolons un brin avec Recep Tayyip Erdogan

Posté le Lundi 1 octobre 2012 par sil

Sous couvert d’un parallèle aussi ridicule que dégueulasse avec « l’antisémitisme » (confondre la haine de personnes avec le rejet d’une idéologie c’est en effet aussi ridicule que dégueulasse) le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a estimé que « l’islamophobie doit être considérée comme un crime contre l’humanité« .

En effet, ErdoÄŸan a déclaré qu’il continuera à promouvoir l’adoption d’une législation internationale contre le dénigrement de la religion lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU [le 25 septembre].

« Je suis le Premier ministre d’une nation à majorité musulmane qui a déclaré que l’antisémitisme est un crime contre l’humanité. Or l’Occident ne traite pas l’islamophobie comme un crime contre l’humanité – au contraire, il l’encourage. … Dans la mesure où il est possible d’adopter une législation internationale, il devrait être possible de faire quelque chose en droit interne.» (source)

Alors, qu’y a-t-il d’aussi risible, me demanderez-vous ? Et bien, c’est simple. Si Erdogan compte faire de l’islamophobie un crime en Turquie, il va devoir trainer la dépouille de Mustafa Kemal Atatürk en dehors de son mausolée, la condamner et la brûler en place publique. Pourquoi ? Plus islamophobe que le père de la nation turque, tu meurs. Ah ! Ah ! Ah ! Voici quelques éléments à charge…

Mustafa Kemal Atatürk, Mustafa Rıza selon l’état civil, né à Salonique en mai 1880 ou 1881 et mort à Istanbul le 10 novembre 1938, est le fondateur et le premier président de la République turque. (source)

L’homme politique qui a besoin des secours de la religion pour gouverner n’est qu’un lâche ! [...] Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l’État.

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 13

Depuis plus de cinq cents ans, [...] les règles et les théories d’un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la Constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’Islam, cette théologie absurde d’un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 323

Vous venez me parler des avantages que nous a valu notre conversion à l’Islam, et moi je vous dis : regardez ce qu’elle nous a couté !

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 326

Il faut savoir choisir, [...], entre la révélation passée et la liberté future.

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 326

La République turque ne veut pas demeurer le pays des cheiks et des derviches, des confraternités et des couvents. Comme ordre, il n’y en a qu’un seul de vrai et de raisonnable – celui de la civilisation.

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 326

Le Califat n’est qu’un reliquat de l’Histoire. Rien ne justifie son existence.

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 328

N’est-ce pas pour le Calife, pour l’Islam, pour les prêtres et pour toute cette vermine que le paysan turc a été condamné à saigner et à mourir pendant des siècles sous toutes les latitudes et sous tous les climats ? Il est temps que la Turquie songe à elle-même, qu’elle ignore tous ces Hindous et Arabes qui l’ont menée à sa perte. Il est grand temps, je le répète, qu’elle secoue définitivement le joug de l’Islam ! Voilà des siècles que le califat se gorge de notre sang.

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 332

Mais pourquoi nos femmes s’affublent-elles encore d’un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elles à la vue d’un homme ? Cela est-il digne d’un peuple civilisé ? Camarades, nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu’elles montrent leur face sans crainte, et que leurs yeux n’aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple !

Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 373



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Une réponse à “Islamophobie : rigolons un brin avec Recep Tayyip Erdogan”

  • 1
    JFM:

    Et encore ce n’est rien. Procurez-vous ujne traduction du Nûtuk et lisez ce que Mustafa Kemal dit sur Mahomet.

    Ou lce qu’il dit sur la nécessité pour la Turquie de rejoindre le concert des nations « civilisées » d’où on en déduit que le monde isklamique dont faisait partie le Turquie ne l’était pas.




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