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Pourquoi Barack Obama ne peut pas gaffer

Posté le Jeudi 27 septembre 2012 par sil

Pourquoi, à l’inverse de Mitt Romney, Barack Obama ne saurait commettre de gaffes. Pour une très simple raison que nous révèle le journaliste John Podhoretz du New York Post. Parce que les mass-médias américains ont décidé que les démocrates étaient incapables d’en faire.

En effet, alors que Michael Kinsley avait défini en 1988 le concept de gaffe politique en déclarant qu’une « gaffe, c’est quand un homme politique dit une vérité évidente qu’il n’est pas censé dire », un quart de siècle plus tard, John Podhoretz propose une nouvelle définition : « une gaffe est une déclaration susceptible d’être produite par vilain homme politique républicain »

Une définition qui permet d’expliquer pourquoi les médias ne relèvent aucune des « gaffes » du président Obama et ce alors qu’il ne manque pas d’en faire ou dire.

Dimanche soir, par exemple, dans l’émission «60 Minutes», alors qu’il était interrogé sur les récents événements du Moyen-Orient, l’attaque de l’ambassade de Benghazi, et si tout cela l’avait amené à « repenser le printemps arabe », Barack Obama a déclaré :

« J’ai toujours été certain qu’il y aurait des bosses sur la route… je pense que sur le long terme, nous obtiendrons un Moyen-Orient et une Afrique du Nord plus pacifiques, plus prospères et plus en harmonie avec nos intérêts.  »

Imaginez si Mitt Romney avait qualifié l’horrible assassinat des diplomates américains de vulgaires « bosses sur la route. » Ou encore Paul Ryan, George W. Bush ou Sarah Palin. Allez-y, j’attends ? Non, rien !

Vous savez très bien ce qui se serait produit. Les sénateurs démocrates cracheraient du feu, exigeant des excuses. La plupart des réseaux d’information couvriraient une telle déclaration avec des mots tels que: « Le monde politique a été secoué aujourd’hui par les propos de [nom] au sujet de l’assassinat des quatre Américains par des terroristes à Benghazi ».

Or là, absolument rien, pas le moindre titre concernant cette magistrale gaffe d’Obama. Et encore, ce n’est pas la seule qu’il a dite au cours de l’émission.

Il a en effet fait savoir que son plus grand regret sera de ne pas être parvenu à changer l’ambiance et le « ton » à Washington, ajoutant qu’il « assumait la responsabilité de cela dans une certaine mesure »

Voilà une déclaration des plus étonnantes. Tout d’abord, sa plus grande déception concerne le ton à Washington, et non pas les dizaines de millions de chômeurs. Plus révélateur encore est cette forme de déni de responsabilité à travers la formule «dans une certaine mesure. »

Si cette phrase avait été prononcée par Bush, l’humoriste Jon Stewart n’aurait pas manqué de la moquer avec des plaisanteries du genre « je m’en charge –dans une certaine mesure » ou « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays – dans une certaine mesure ». Or là, rien de tout ça.

Mais il est vrai que le plus important est de jouer en boucle les gaffes de Mitt Romney et de passer à l’as celles de leur candidat favori, histoire de favoriser son élection…

(Traduction et adaptation par bibi pour nos lecteurs chéris)



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