eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

« Ce qu’il faut retenir de la convention républicaine » par Pierre-Yves Dugua

Posté le Samedi 1 septembre 2012 par sil

(…) Les républicains ont fait appel aux sentiments et aux émotions pour éviter de parler des détails de leurs propositions politiques. Le seul discours légèrement substantiel en matière de « policy » est venu de Condoleeza Rice. L’ancienne Secrétaire d’État du Président Bush a dressé un tableau assez juste de l’échec cuisant des initiatives de politique étrangère de Barack Obama.

Le reste de la convention a été avant tout une orchestration savante et une mise en scène télévisuelle pour rappeller les grands principes républicains: l’État est la source du problème, pas la solution du problème de l’Amérique; l’entreprise privée est la seule créatrice d’emploi; pour créer des entreprises, il faut prendre des risques et espérer en tirer des récompenses; l’enrichissement par le travail est une vertu; la redistribution qui obsède les démocrates est une forme de confiscation; il faut réduire les dépenses publiques; il faut repenser les programmes sociaux qui précipitent le pays vers la faillite; il ne faut surtout pas que l’Amérique devienne un pays comme les autres.

(…) Mitt Romney est finalement un homme avec un coeur, une famille et pas simplement une ambition. Pour autant, au delà de son « look » de Président, il n’est pas assez spontanné. Ses solutions, dans leurs principes sont intéressantes. Son approche pragmatique dans le passé est rassurante. Mais est-il vraiment l’homme de la situation ? je n’en suis pas convaincu.

Sa meilleure phrase (mieux pensée que prononcée): « «Aujourd’hui, je veux poser une simple question : si vous étiez excités quand vous avez voté pour Obama, ne devriez-vous pas l’être maintenant qu’il est président ?».

Voilà enfin résumé le paradoxe de Barack Obama: un homme que tout le monde a imaginé comme providentiel, rassembleur, jeune et courageux. Trois ans et demi plus tard, on s’aperçoit qu’en dépit de sa grande intelligence, de la sympathie qu’il inspire, il n’a pas marché sur l’eau, n’a pas sorti l’Amérique de la crise, a manqué de courage et d’audace par excès de réflexion et par un penchant naturel à voir dans le capitalisme un mal à combattre. Il ne comprend pas le secteur privé.

Peut-on lui reprocher de ne pas avoir été à la hauteur de nos fantasmes ? Non. Peut-on lui reprocher de ne pas comprendre que l’État providence est en faillite et qu’il faut cesser de penser en social-démocrate pour revenir aux fondamentaux qui ont construit l’Amérique ? Je le crois. (pour en savoir plus…)

sil @ 16:15
Catégorie(s): Présidentielle américaine 2012


Laisser un commentaire


Une réponse à “« Ce qu’il faut retenir de la convention républicaine » par Pierre-Yves Dugua”

  • 1
    JFM:

    On trouvait des articles plus equilibrés dans la Pravda ou dans le Volkisher Beobechter




  • Your Ad Here