Posté le Lundi 27 août 2012 par jc durbant
Attention: un déclin peut en cacher un autre!
10 500 athlètes et 204 nations participantes (plus trois indépendants contre 241 athlètes et 14 nations en 1896 – manque plus que le Vatican!), accession – certes au prix de l’apparition du voile islamique – des femmes à tous les sports boxe comprise; logo censé dissimuler le mot Zion; refus de commémoration du 50e anniversaire du massacre de Munich; quasi-incident diplomatique pour confusion de drapeaux; exclusions ou retraits de médailles pour dopage, refus de jouer, manifestation nationaliste, propos racistes ou délit d’opinion par petit ami interposé!; demandes d’asile politique, “évasions” et autres “disparitions”; nouvelle et toujours aussi invraisemblable rafle jamaïcaine sur l’athlétisme (12 médailles dont 4 en or pour un pays de moins de 3 millions d’habitants!); jeune (Chinoise) de 16 ans nageant plus vite que les meilleurs hommes …
Au lendemain de la mort de celui qui, en marchant le premier sur la lune (exploit répété par onze de ses compatriotes et toujours inégalé depuis un demi-siècle), avait finalement démontré au monde il y a plus de 40 ans la supériorité technologique du modèle occidental …
Comme de la révélation du secret de polichinelle de l‘incroyable système de dopage et surtout de complicités au plus haut niveau qui avaient permis à l’ignoble homonyme du marcheur de lune de gagner dans la plus grande impunité la bagatelle de sept tours de France …
Les Jeux olympiques d’été de Londres n’ont pas manqué de motifs de satisfaction comme de polémiques.
Pourtant avec la suprématie retrouvée (avec prédiction à l’avance du WSJ, s’il vous plait, malgré un suspense qui dura jusqu’au bout!) de l’équipe olympique américaine et sa plus grande moisson de médailles (104 dont 46 d’or) depuis Saint Louis 1904 (242 dont 79 d’or – transformé, du fait notamment de la distance, en véritable championnat national américain du fait de la présence de seulement 12 nations ou, après le boycott de Moscou 1980 suite à l’invasion soviétique de l’Afghanistan, Los Angeles 1984 (effet-hôte + boycott soviétique) …
Ne faisant en fait que confirmer son incontestable domination pour le total des médailles (2 406 médailles dont 978 d’or) depuis la réinvention, après leur interdiction avec les infâmes jeux du cirque en 393-394 par l’empereur chrétien Théodose Ier, des jeux sacrés antiques en 1896 et ce même si ses grands rivaux ne se joignirent que bien plus tard à la compétition (1952 pour l’Union soviétique qui avec son satellite est-allemand trusta les 1ères places jusqu’en 1992 avant de laisser la place en 1996 à la Fédération russe, la Russie ayant précédemment fait deux petites apparitions en 1908 et 1912, et 1984 pour la Chine) …
Il est clair que ceux qui avaient un peu vite enterré les Etats-Unis depuis leur 2e place de Pékin (en médailles d’or – 51 contre 36 – et non en total de médailles – 110 contre 100) où effet-hôte oblige, la Chine avait pu un temps faire illusion (la Russie elle n’atteignant même pas le podium derrière une Grande-Bretagne bénéficiant à fond de l’effet-hôte!), en sont malgré leurs éventuelles dénégations ou jérémiades pour leur argent.
Mais surtout, comme le rappelait dans un brillant article du Monde d’il y a trois ans la récemment décédée et regrettée Thérèse Delpech, que la vraie supériorité du modèle occidental (notamment le si décrié “Consensus de Washington”) sur le “Consensus de Pékin” des bouchers toujours impunis du laogai et du goulag censé l’avoir détroné est justement sa formidable capacité d’autocritique …
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5 réponses à “Londres 2012: Vous avez dit déclin? (London finally vindicates America’s decentralized entrepreneurial approach and reveals inherent limitations of Beijing consensus)”
8 sept 12 à 23:21
Hadas Yaron
Noam Guershony
Attaque de missiles militaires sur le Sud d’ISrael
Nouvelles de Syrie: l’Armee syrienne attaque des camops de refugies palestiniens
Masi ca l’imMonde ne doit pas vous en informe –
Et le trou-du-cul-francouille-indigne se tait encore !
Selon l’ONU – 23000 personne la plupart des civils – ont ete assassines en Syrie depuis le debut du printemps arabo-islmaique….
Et le trou-du-cul-francouille-indigne se tait encore !
8 sept 12 à 23:14
Bonnes nouvelles d’ISrael:
1- Medaille d’Or aux Jeux PAralympique pour le tennis man Guershonny – pilote d’Apachie grievement blesse pendant la Guerre du LIban II en 2006!
2- Hadasse Yarone (22 ans) gagne le Prix de la Meilleure Actrice au Festival de Venise pour sa prestation ds le film israelien » Lemale ette akhalal » - »Remplir le vide » – une histoire qui se passe ds le monde juif orthodoxe – Hadasse est la fille d’amis personnels – c’est son deuxieme long metrage – Ds le premier, en 2005, elle jouait le second role alors que ds celui ci elle joue le premier role. Entre les deux films elle a passe son bac et fait son service a Tzahal.
Mauvaise nouvelle d’Israel:
Une maison touchee de plein fouet cette nuit par un missile « katioucha » a NEtivot tire du camp-de-concentration-a-ciel-ouvert Gaza (au fait le trou-du-cul-francouille comment explique t-il, lui qui a ete a Matahauzen, qu’il y a des missiles qui peuvent etre tires du camp-de-concentration-a-ciel-ouvert ???)
28 août 12 à 05:49
étrangement, il n’y a pas d’hommes dans tous les sports. Deux disciplines leur sont fermées : gymnastique rythmique et natation synchronisée…
Oui, merci, je me disais bien que j’oubliais quelque chose, même si ça semble être par manque de participants au niveau mondial (la boxe féminine se retrouvait quand même à 36 femmes contre 250 hommes et on pourrait aussi parler de l’encadrement et de l’arbitrage)…
Voir:
Les hommes ont fait appel après avoir été exclu des Jeux Olympiques d’été pour deux disciplines. Même s’il y a un nombre croissant de compétiteurs masculins, la natation synchronisée et la gymnastique rythmique, ne présenteront aucun homme en compétition. (…) Un groupe de nageurs synchronisés a écrit au CIO et à la FINA (Fédération Internationale de Natation, ndlr) au mois de juin dernier pour exprimer leur ressenti vis-à-vis de cette exclusion.
Je voulais aussi ajouter qu’une des théories que j’ai trouvée censée expliquer la nudité (sans doute empruntée aux Spartes) exigée aux jeux antiques (bien que les femmes semblent avoir aussi eu leurs jeux à un certain moment: jeux héréens?) aurait été justement de garantir une meilleurs exclusion des femmes …
28 août 12 à 02:42
des femmes à tous les sports boxe comprise
En effet alors qu’étrangement, il n’y a pas d’hommes dans tous les sports. Deux disciplines leur sont fermées : gymnastique rythmique et natation synchronisée. Sinon, vous avez raison de souligner la belle performance des athlètes américains. La troisième de leur histoire olympique pour le nombre des titres après LA’84 et St-Louis’04. Toutefois, la vraie surprise est ailleurs. Pour la première fois ce sont les filles qui dépassé les garçons : 27 titres contre 19… si mon compte est bon.
27 août 12 à 04:58
Morceaux choisis:
Être sujet hellène libre, ni esclave, ni métèque.
Serment olympique (1er point, 338 av. JC)
Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.
Paul (55-56?)
Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible.
Paul
Un des grands problèmes de la Russie – et plus encore de la Chine – est que, contrairement aux camps de concentration hitlériens, les leurs n’ont jamais été libérés et qu’il n’y a eu aucun tribunal de Nuremberg pour juger les crimes commis.
Thérèse Delpech
Le thème du déclin de l’Occident est utilisé de plus en plus fréquemment par ceux qui cultivent à son égard ressentiment, désir de revanche, ou franche hostilité : c’est le cas de la Russie, dont tous les Occidentaux cultivés intègrent pourtant le génie artistique dans le patrimoine occidental ; de la Chine, qui attend son moment historique avec une impatience qu’elle a du mal à dissimuler ; ou du régime de Téhéran, dépositaire autoproclamé d’une mission d’expansion de l’islam dans le monde. Quels que soient les arguments utilisés par ces pays, ils méritent qu’on leur fasse au moins une concession : ils disposent pour étayer leur thèse de solides appuis, et notamment de la répugnance croissante du monde occidental, Etats-Unis compris, à continuer d’être des sujets de l’histoire. En revanche, ces adversaires ignorent une chose aussi importante que ce qu’ils comprennent : le déclin est un des plus grands thèmes de la culture occidentale, depuis le récit d’Hésiode Les Travaux et les Jours à l’orée de la civilisation grecque, jusqu’à l’ouvrage, médiocre celui-ci mais beaucoup plus connu, d’Oswald Spengler au début du XXe siècle Le Déclin de l’Occident. (…) Il y a là une vraie supériorité des pays occidentaux, qui ont passé des décennies à tenter de comprendre l’abîme dans lequel ils ont plongé, sur la Chine et la Russie, qui auraient pourtant matière à réflexion. (…) La réflexion et le souvenir seuls peuvent donner la force de reconnaître dans la violence et la désorientation de l’époque le prélude potentiel de nouvelles catastrophes. Ils constituent même le premier pas pour tenter de les éviter. Si les massacres passés sont des sujets tabous, comment condamner ceux du présent ? Si les liens de Pékin avec le régime de Pol Pot sont censurés au moment du procès des Khmers rouges, si le nombre des victimes de la révolution culturelle ne fait l’objet d’aucun travail sérieux en Chine, si les archives du goulag ou de la guerre en Tchétchénie doivent être protégées des autorités russes, que penser de l’attitude de ces pays à l’égard de massacres à venir ?
Thérèse Delpech
Tout se passe comme si, à l’heure actuelle, s’effectuait une distribution des rôles entre ceux qui pratiquent le repentir et l’autocritique – les Européens, les Occidentaux – et ceux qui s’installent dans la dénonciation sans procéder eux-mêmes à un réexamen critique analogue de leur propre passé (..). Tout indique même que notre mauvaise conscience, bien loin de susciter l’émulation, renforce les autres dans leur bonne conscience.
Jacques Dewitte
Oui, on entend cela [que la Chine n'est pas faite pour la démocratie], et pas seulement en Chine, de la part d’occidentaux aussi. Que l’on arrête avec ces stupidités dégradantes pour notre peuple, pour moi, la démocratie, c’est tout simplement la justice et le parti unique conduit forcément aux injustices. Et quoi, la justice ne serait pas faite pour la Chine ? L’air, l’eau, le ciel ne conviennent pas à la Chine ? L’ordinateur ou le téléphone portable ne sont pas faits pour la Chine?
Bao Tong (Ancien bras droit de Zhao Ziyang, le patron du PC au moment de
Tiananmen)
Une théorie à la mode veut que le succès de la Chine ait donné naissance à un nouveau «consensus de Pékin», qui remettrait en cause l’importance de l’économie de marché et de la démocratie —les deux marques de fabrique du «consensus de Washington». Le consensus de Pékin proposerait ainsi un système économique pragmatique et une politique autoritariste prête à l’emploi.
Richard McGregor
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières.
Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Commencer le relais en Grèce et le terminer environ 2.400 kilomètres plus loin, à Berlin, renforçait l’idée d’un héritage aryen entre l’ancien et le nouveau pouvoir. Cela faisait également allusion à la conception d’Hitler d’une progression naturelle et civilisationnelle entre l’empire grec, romain et allemand.
Max Fisher
Des pays comme la Jamaïque n’ont pas de programme aléatoire, ce qui fait qu’il se passe parfois des mois sans que personne ne soit contrôlé. Je ne dis pas que leurs athlètes sont sous substance, mais tout le monde devrait être logé à la même enseigne.
Carl Lewis (2008)
60% des athlètes des JO sont dopés.
Victor Conte
Je trouve ça plutôt amusant que les Australiens s’en offusquent. Parce que dans l’eau, si vous regardez Brenton Rickard (nageur australien) dans la ligne d’eau à côté de moi, il fait exactement la même chose (…) Si vous ne faites pas ce geste, vous rétrogradez. Moralement, ce n’est pas la chose à faire mais je ne vais pas sacrifier ma performance et quatre années de travail alors que quelqu’un va utiliser ce geste et repartir avec la médaille. Chaque nageur le fait, au point que pour moi, ce mouvement est légal.
Cameron van der Burgh
Il n’y a pas de secret, il faut 10 ans et 10.000 heures de travail pour arriver au plus haut niveau.
Michel Gadal, Directeur technique national (DTN) de la Fédération française de tennis de table (FFTT)
China’s projected medal decline points to a common post-host hangover and a more fundamental weakness in its approach to athlete development: the decline of the sports school. Over the past decade, the number of sports schools in China has decreased by 40%, according to state-run newspaper Global Times, as the country’s booming economy has created more career options for rural youth whose families once viewed sports schools as a meal ticket or the only means of social mobility. Now families are more likely to turn down an invitation to a sports school because other options exist.(…) The potency of the U.S. system is its ability to spread money and opportunity to the broadest spectrum of athletes. “You’ve got this competitive system of clubs and coaches and schools all looking for talent,” says Chris Welton, chief executive of Helios Partners, a sports-consulting firm that works with Olympic organizations around the world. “If you’ve got athletic talent in this country, it’s so much harder to be missed.” The system largely leaves training up to the athletes, forcing them (and their parents) to be hungry and entrepreneurial in their search for the best coaching and money to fund their training.
The WSJ
Les préleveurs ont éprouvé des difficultés à effectuer des contrôles inopinés sans que Lance Armstrong puisse bénéficier d’un délai de vingt minutes. Il a été prévenu avant tous les contrôles. Je repense à un prélèvement inopiné alors qu’il s’entraînait dans le sud de la France lors de son retour sur le Tour en 2009. Son entourage avait accumulé prétextes et palabres pour obtenir ce fameux délai. En vingt minutes, beaucoup de manipulations sont possibles. Il effectuait des perfusions de sérum physiologique pour diluer son sang. Il remplaçait sa propre urine par une urine artificielle. Il s’administrait l’EPO par petites doses. La substance était indécelable. (…) Sur le Tour 1999, Lance Armstrong a été contrôlé positif aux corticoïdes mais l’affaire a été étouffée. (…) Ces appuis débordaient sur l’UCI et sur le Comité international olympique. Aussi, Lance Armstrong s’était entouré de scientifiques physiologistes, dont certains se sont défaussés par la suite. (…) On ne savait qu’à la dernière minute dans quel hôtel il s’était installé. D’où ces nombreux barrages. Ce fut un vrai parcours du combattant car il était prévenu sur ses lieux de résidence. Il avait des moyens considérables pour se protéger et mettre en place une logistique. La rumeur voulait qu’il eût fait acheminer du sang depuis les Etats-Unis dans son jet privé. (…) En octobre 2009, Armstrong est convié à un déjeuner à l’Elysée. Derrière cette visite, on sait qu’il souhaitait obtenir le départ du président de l’AFLD, Pierre Bordry. Lequel a démissionné un an plus tard. En mars 2010, Armstrong a offert un vélo au chef de l’Etat. Quelques mois plus tard, le président de la République a profité d’une étape du Tour pour ériger Lance Armstrong en modèle pour la jeunesse. (…) Le cas Armstrong (…) n’est pas un cas isolé. Son auréole a été consolidée au fil des années. Lance Armstrong est le produit d’un système, celui du pognon, de la gagne à tout prix, du retour sur investissement.
Michel Rieu (conseiller scientifique de l’Agence française de lutte contre le dopage)
Armstrong (…) se dope mieux que les autres, s’entoure des meilleurs médecins, comme le Dr Ferrari ; et, au sein de son équipe, les autres, à son service, se dopent pour lui”, relate Antoine Vayer. Il prend principalement de l’EPO, substance qui permet d’oxygéner le sang et d’augmenter le transfert d’oxygène, mais pas uniquement, “en 1999 et même avant, il prenait un vrai cocktail de substances : des corticoïdes, de l’hormone de croissance, de la testostérone”, poursuit le chroniqueur sportif. Ces substances dopantes lui permettent d’entrer “dans le trio majeur des recordmen de puissance. Sur les cols, il dépasse les 430 watts”, précise Antoine Vayer. (…) Comment échappe-t-il aux contrôles antidopage ? “Armstrong avait de très bonnes relations avec l’Union cycliste internationale (UCI) et son président de l’époque Hein Verbruggen”, raconte Antoine Vayer. Le champion était en effet l’un des principaux donateurs de l’UCI. (…) Armstrong, qui répète encore aujourd’hui qu’il n’a jamais été contrôlé positif de toute sa carrière, avait mis en place un protocole bien rôdé pour ne pas être pris par la patrouille. Michel Rieu évoque la “technique d’Armstrong” : “Il y avait toujours un délai de vingt minutes entre le moment où le médecin se présentait pour contrôler Armstrong et le moment où le champion se présentait, il postait notamment des vigies devant son immeuble pour augmenter ce délai”, explique-t-il. “Pendant ces vingt minutes, poursuit Michel Rieu, un protocole était mis en place par des scientifiques pour que le contrôle soit négatif : on évacuait son urine et on la remplaçait par de l’urine artificielle, on diluait son sang et on perfusait du sang physiologique. (…) Quand les tests détecteurs de l’EPO ont été introduits, en 2000, des protocoles de fond ont été mis en place par son équipe pour empêcher la détection du produit miracle dans son sang. “Il faisait des cures d’EPO dans des lieux inaccessibles, puis s’en injectait des toutes petites doses, indétectables, pour entretenir l’effet du produit”, relate Michel Rieu. Autre technique : “Le cumul de l’autotransfusion sanguine et d’EPO, qui permet de prolonger les effets de la substance”, poursuit le membre de l’AFLD. (…) Il y a toujours des coureurs au-delà des performances humainement possibles. Par exemple, Contador sur le Tour d’Espagne fait du 420 watts très fréquemment, ce n’est pas possible sans dopage”, note Antoine Vayer. Le spécialiste continue d’appliquer ses outils mathématiques pour mesurer la puissance des cyclistes et observe “des différences entre les résultats des tests et les performances sur le terrain en consommation maximum d’oxygène. Si l’on regarde les performances on sait donc qui triche, mais on laisse faire, comme pour Armstrong”, analyse-t-il.
Le Monde





