Posté le Mercredi 15 août 2012 par jc durbant
Attention: une religion peut en cacher une autre!
Etranges temps en effet que les nôtres …
Où contre la nouvelle religion et la nouvelle irrationalité du n’importe quoi …
Et des maitres démagogues qui s’en servent pour appâter le gogo …
Seuls osent encore s’élever une chaine de fast food au poulet …
Ou une église s’obstinant à défendre, en une fête d’un autre âge, des dogmes aussi peu non-bibliques que la prière des saints, la virginité éternelle ou l’élèvation au ciel de la mère du Christ dite “Mère de Dieu” …
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10 réponses à ““Mariage homosexuel”: Attention, une religion peut en cacher une autre! (Religion has no place in politics)”
20 août 12 à 15:07
« les mères porteuses remboursées par la sécu »
You make a very good point et cette derive ne saurait tarder car un tel principe existe deja chez vous, ca s’appelle… les Allocations Familiales !
AFG (Allocations Familiales pour Gays) ![]()
On pourrait meme inseminer les deux en meme temps (deux pour le prix d’un).. Ou trois pour le prix d’un (pour un ‘menage a trois’)
I’d better stop
19 août 12 à 23:04
En fait, je voulais juste souligner l’ (évidente et significative) évolution des temps et des mentalités (depuis 1795 et 1948) où les DEVOIRS ont vite été passés à la trappe (même s’ils restent bien sûr implicites (le décalogue juif a au moins gardé, quoiqu’on en pense (mais nos systèmes de pension ont-ils une autre origine?), un commandement « positif », le 5e) …
Quant aux droits sociaux des homos, à quand l’insémination artificielle ou les mères porteuses remboursées par la sécu?
19 août 12 à 20:17
JC : que les E.U. aient déclaré une « déclaration des droits et devoirs de l’homme » à Bogota en 1948 – est très intéressant. Elles sont sympatiques d’ailleurs. Tout comme « Hate Speech Law » adoptée par Obama aux N.U. en 2009 est très intéressant (bien que pas sympatique); Mais ni l’une ni l’autre n’ont force de loi aux U.S., car aucune loi ne peut être adoptée aux U.S. sans l’acquiescement du Congres (Thank God). Alors en fait c’est du vent qui permet aux politiciens de croire qu’ils servent à quelque chose.
@ JFM : aux U.S. (du moins) personne ne peut mettre la main dans votre portefeuille pour une union homosexuelle symbolique et civile. Si ça engendre une telle chose en France j’en suis ignorante, il y a longtemps que j’ai arrêté d’essayer de comprendre la France ! Bien sûr et pour les gays, des droits aux bénéfices sociaux identiques aux hétéros feront partie de leur prochaine bataille.
19 août 12 à 05:59
Annika. Union civile ou mariage, celà coute de l’argent à l’Etat sans qu’aucun bienfait collectif ne justifie cette dépense. Moi, je refuse qu’on mette la main dans mon portefeuille pour l’union homosexuelle sous quelque forme que ce soit. J’ajoute que je connais des homosexuels (rares il est vrai) qui sont du même avis que moi.
19 août 12 à 04:19
Qui en nos pays et temps d’ayant droits généralisés …
se souvient que les principales inspirations de la fameuse Déclaration universelle des droits de l’homme de décembre 1948, la française de 1795 ou l’américaine d’avril 1948, s’intitulaient Déclaration des droits ET DEVOIRS de l’homme?
Ou des neuf articles de devoirs qui suivaient les 22 articles de droits de notre propre Déclaration de 1795 comme des dix articles de devoirs qui suivaient les 28 articles de devoirs de la Déclaration américaine de 1948?
Echantillons:
Article 1. La Déclaration des droits contient les obligations des législateurs: le maintien de la société demande que ceux qui la composent connaissent et remplissent également leurs devoirs.
Article 2. Tous les devoirs de l’homme et du citoyen dérivent de ces deux principes, gravés par la nature dans tous les cœurs : – Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fît. – Faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir.
Article 3. Les obligations de chacun envers la société consistent à la défendre, à la servir, à vivre soumis aux lois, et à respecter ceux qui en sont les organes.
Article 4. Nul n’est bon citoyen, s’il n’est bon fils, bon père, bon frère, bon ami, bon époux.
Déclaration des droits et devoirs de l’homme et du citoyen (articles 1 à 4, 1795)
Voir aussi:
Article XXIX. Toute personne a le devoir d’entretenir avec ses semblables des relations permettant à chacun, comme à tous, de former et développer intégralement sa personnalité
Devoirs envers la société.
Article XXX. Toute personne a le devoir d’aider, de nourrir, d’éduquer et de protéger ses enfants mineurs, et les enfants ont le devoir de respecter à tout moment leurs parents et de les aider, de les nourrir et de les protéger en cas de nécessité.
Devoirs des enfants et des parents.
DECLARATION AMERICAINE DES DROITS ET DEVOIRS DE L’HOMME (articles 29 et 30, Bogota, avril 1948)
19 août 12 à 03:40
Pour Hannah Arendt, « le droit d’épouser qui l’on veut est un droit de l’homme élémentaire, auprès duquel (tous les autres) sont bien mineurs ».
Aux Etats-Unis le mariage n’est pas un ‘droit’, tout comme se brosser les dents n’est pas un ‘droit’. Par contre on a la loi DOMA, ca oui. Que les homosexuels aient une ‘union civile’, d’accord, mais le ‘mariage’ c’est entre un homme et une femme qui ne sont pas consanguins. Sinon on n’a pas fini de tout melanger et la derive pose un grand dileme (un homme + 3 femmes, un homme et une chevre, un frere et sa soeur, etc)
17 août 12 à 23:20
Bien d’accord.
Voir aussi à titre d’illustrations supplémentaires du genre de dérives auxquelles on aboutit de la part de gens qui, eux ou leurs prédécesseurs, n’avaient pas de mots assez durs il y a une quarantaine d’années pour fustiger la ringardise du « mariage bourgeois » et qui, à l’heure où plus personne n’en veut, n’ont plus que ce mot à la bouche.
A quand le mariage à l’heure à l’iranienne!
C’est le sens de l’histoire (…) Pour la première fois en Occident, des hommes et des femmes homosexuels prétendent se passer de l’acte sexuel pour fonder une famille. Ils transgressent un ordre procréatif qui a reposé, depuis 2000 ans, sur le principe de la différence sexuelle.
Pour Hannah Arendt, « le droit d’épouser qui l’on veut est un droit de l’homme élémentaire, auprès duquel (tous les autres) sont bien mineurs ». Dans ce texte de 1959, c’est à la question noire que pensait la philosophe. De fait, si la Cour suprême des Etats-Unis avait, dès 1954, engagé la déségrégation raciale, en partant des écoles, elle ne devait annuler les lois interdisant les mariages mixtes qu’en 1967 : les juges reconnaissaient alors que le mariage est bien l’ « un des droits civiques fondamentaux ». Après avoir prétendu, en réaction à l’abolition de l’esclavage, que les races pouvaient être « séparées mais égales », on se rendait finalement à l’évidence : la ségrégation est l’instrument privilégié de la discrimination, et tout particulièrement dans l’institution matrimoniale. Lorsqu’on parle d’homosexualité, et non plus de race, faut-il changer de logique ? Peut-on au contraire étendre l’argument, enchaîner d’une discrimination à l’autre et d’une minorité à l’autre ? A la différence des Etats-Unis, la société française a fait le choix, en 1985, de combattre par la loi la discrimination fondée sur la sexualité, et non pas seulement sur le sexe, la couleur ou la religion. La logique antidiscriminatoire devrait donc conduire à ouvrir le mariage aux couples homosexuels – sauf à admettre que l’hétérosexualité et l’homosexualité, toujours séparées par le mariage, n’en seraient pas moins égales.
Eric Fassin (ENS, 1998)
Comme le mariage n’a plus pour finalité la procréation, la défense d’une définition traditionnelle de cette institution est forcément tautologique. Il faudrait maintenir une définition traditionnelle du mariage tout simplement parce que la tradition l’exige. Qu’à cela ne tienne, si dénoncer et combattre le traitement différencié dont font l’objet les homosexuels à qui on nie le droit de se marier est nécessaire, la finalité doit cependant être pour les couples homosexuels la pleine jouissance des avantages dont s’accompagne le mariage. Et non pas chercher à obtenir de l’État une quelconque caution d’une union LGBT. Il ne faut pas oublier que ce l’on exige, c’est accéder à une institution sclérosée. Ce serait se piéger, en tant que communauté, que d’exiger du pouvoir qui opprime de la main gauche une bénédiction de la main droite. La légitimité des plaisirs sexuels et amoureux LGBT leur est intrinsèque chaque fois qu’ils naissent entre adultes consentants. Rechercher une reconnaissance-validation par l’État d’une union non hétérosexuelle (le « mariage homosexuel »), c’est renforcer l’exercice par l’État d’un pouvoir de jugement qui n’a pas lieu d’être : celui de dire quelles formes d’unions amoureuses et sexuelles (formées entre adultes consentant) ont droit de cité. C’est, hélas, un faux-pas que commettent souvent des militants LGBT les mieux intentionnés. (…) Pour être parfaitement conséquent, il faudra donc chercher à contrecarrer la discrimination des LGBT, relativement à la question du mariage, tout en reconnaissant qu’elle trouve sa source dans une conception rétrograde du genre, de la sexualité et de l’amour dont le mariage est un pur produit. Le combat se doit donc d’être mené sur ces deux fronts. Aussi faut-il se demander s’il ne faudra un jour abolir le mariage dans sa forme civile. L’abolir et lui substituer une forme d’union civile ouverte à n’importe quels deux individus, rapidement formée et dissolue; et permettant de jouir de tous les droits conférés auparavant par le mariage. Une sorte de PaCS auquel tous auraient un accès égalitaire. Et sur lequel ne pèserait le poids d’aucune tradition délétère. Ceux qui voudraient se marier n’auraient qu’à le faire à l’église. Là, l’idée de mariage prend véritablement toute sa portée (hétéronormative).
Mais c’est vrai qu’à coté de tant d’avant-gardisme, les quelques esprits de la raison qui restent paraissent bien plus ternes et prosaïques:
On a commencé avec la déconstruction du langage et on finit avec la déconstruction de l’être humain dans le laboratoire. (…) Elle est proposée par les mêmes qui d’un côté veulent prolonger la vie indéfiniment et nous disent de l’autre que le monde est surpeuplé.
René Girard
Les unions civiles devraient être considérées comme une institution d’avant-garde pour des jours nouveaux et l’institution vieux jeu et rétrograde du mariage traditionnel réservé aux coincés irrécupérables.
Victor Davis Hanson
Si les forêts tropicales méritent notre protection, l’homme (…) ne la mérite pas moins (…) Parler de la nature de l’être humain comme homme et femme et demander que cet ordre de la création soit respecté ne relève pas d’une métaphysique dépassée.
16 août 12 à 06:47
Distingons le « vivre ensemble » qui ne regarde que les personnes concernées et le mariage qui est un contrat à trois dans lequel la société accorde sa protection à un couple (pensions de veuvage entre autres) parce qu’elle y a intérêt. Cet intérêt c’est les enfants. Mais si bien je vois l’intérêt de payer des impots pour que les voisins ne renoncent pas (les couples en situation d’insécurité juridique sont statistiquement moins féconds) à avoir le médecin qui me soignera je ne vois pas pourquoi je devrais payer un centime (le mariage ça coute de l’argent à l’Etat) de mes impots pour un couple homosexuel. Le mariage homosexuel c’est tout simplement du vol à main armée. Deuxieme point: Dans le mariage la société/l’Etat imposent leurs conditions au couple qui veut bénéficier de cette protection. Par exemple l’Etat refuse de protéger l’union incestueuse ou la polygamie. Or étant donné qu’on ne se base pas sur des raisons religieuses et à partir du moment où on renonce au critère d’utilité alors au nom de quoi refuser qu’un frère et une soeur passent devant Mr le Maire ou un homme avec sa quatrième épouse?
15 août 12 à 18:14
Déclarer que l’enfant naît de l’union d’un homme et d’une femme et que l’affection de ses deux parents lui est nécessaire pour accroître ses chances de grandir le plus harmonieusement possible ! ! ! …… Non mais dans quel monde vit-on ? …… C’est on ne peut plus archaïque ! …… C’est totalement contraire à la doxa du XXIème siècle libéré, éclairé et affranchi de toutes ces stupidités que seule l’Église Catholique ose encore entretenir !
Ces « vieux prélats » n’ont décidément pas compris que …… ‘’le monde a évolué et qu’il faut évoluer avec lui !‘’ …… la morale doit s’adapter !
Et pis d’abord une, c’est de la politique, et l’Église n’a pas à se mêler de politique ! …… Non mais ! …… et pis quoi encore ? …… Faudrait voir à respecter la laïcité !
Étonnant de constater à quel point cette prière universelle a parfois ‘’libéré‘’ des réactions assez vives, alors qu’elle ne fait que rappeler des évidences élémentaires, voire banales !
En vérité, ce qui m’a frappé dans la prière universelle lue ce matin dans toutes les Églises de France c’est qu’elle en appelle à la conscience de gouvernants qui, …… s’ils en ont une, …… méritent alors d’être félicités pour leur discrétion, car ils font vraiment tout pour qu’on ne s’en aperçoive pas !
15 août 12 à 16:18
Morceaux choisis:
En l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste.
Pie XII (Constitution dogmatique Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950)
Nous soutenons la famille – la définition biblique de l’unité familiale.
Dan Cathy (PDG de Chick-fill-A)
Les valeurs de Chick-fil-A ne sont pas les valeurs de Chicago.
Rahm Imanuel
Pour celles et ceux qui on été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience (…) Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.
Cardinal André Vingt-Trois (président de la Conférence des évêques de France)
The irony of the gay marriage debate is that traditionalists are making arguments based on reason and nature, while secular culture is now largely irrational in spite of its trumpeting of reason, as the severing of faith and reason has led to a nihilism wherein the greatest good is the fulfillment of whatever desires among consenting adults. Is that all reason can really say, that anything one wants goes as long as no one else gets hurt?
Leroy Huizenza





