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Un visionaire ou un suppot du FN ?

Posté le Lundi 16 juillet 2012 par michael

 Une fable inédite de Jean de La Fontaine
Description : http://www.vexilla-regis.com/textevr/IMAGES/chiengris.gif
 
S’il l’avait publiée de nos jours, nul doute qu’SOS Racisme et autres MRAP le traduiraient devant la justice pour incitation à la haine
 
                                Du coquin que l’on choie, il faut craindre les tours
Et ne point espérer de caresse en retour.
Pour l’avoir ignoré, maints nigauds en pâtirent.
C’est ce dont je désire, lecteur, t’entretenir.

Après dix ans et plus d’homériques batailles,
De méchants pugilats, d’incessantes chamailles,
Un chien estoit bien aise d’avoir signé la paix
Avecque son voisin, chacal fort éclopé
A l’allure fuyante, que l’on montroit du doigt,
Qui n’avoit plus qu’un oeil, chassieux de surcroît,
Et dont l’odeur, partout, de loin le précédoit.

Voulant sceller l’événement
Et le célébrer dignement,
Le chien se donna grande peine
Pour se montrer doux et amène.
Il pria le galeux chez lui,
Le fit entrer, referma l’huis,
L’assit dans un moelleux velours
Et lui tint ce pieux discours :
« Or donc, Seigneur Chacal, vous êtes ici chez vous !
Profitez, dégustez, sachez combien je voue
D’amour à la concorde nouvelle entre nous !
Hélas, que j’ai de torts envers vous et les vôtres,
Et comme je voudrois que le passé fût autre !
Reprenez de ce rôt, goûtez à tous les mets,
Ne laissez un iota de ce que vous aimez ! »

L’interpellé eut très à cour
D’obéir à tant de candeur.
La gueule entière à son affaire,
Il fit de chaque plat désert
Cependant que son hôte affable
Se bornoit à garnir la table.
Puis, tout d’humilité et la mine contrite,
En parfait comédien, en fieffée chattemite,
Il dit : « Mais, j’y songe, mon cher,
Nous voici faisant bonne chère
Quand je sais là, dehors, ma pauvrette famille :
Mes épouses, mes fils, mes neveux et mes filles,
Mes oncles et mes tantes que ronge la disette,
Toute ma parentèle tant nue que maigrelette.
Allons-nous les laisser jeûner jusqu’au matin ? »

« Certes non ! » répliqua, prodigue, le mâtin,
Qui se leva, ouvrit, et devant qui passèrent
Quarante et un chacals parmi les moins sincères.
Sans tarder cliquetèrent les prestes mandibules
Des grands et des menus, même des minuscules.
Ils avoient tant de crocs, de rage et d’appétit,
Ils mangèrent si bien que petit à petit
Les vivres s’étrécirent comme peau de chagrin
Jusqu’à ce qu’à la fin il n’en restât plus rien.

Ce que voyant, l’ingrat bondit :
« Ah ça, compère, je vous prédis
Que si point ne nous nourrissez
Et tout affamés nous laissez
Tandis que vous allez repu,
La trêve entre nous est rompue ! »

Ayant alors, quoi qu’il eût dit,
Retrouvé forces et furie,
Il se jeta sur son mécène,
Et en une attaque soudaine il lui récura la toison,
Aidé de toute sa maison.
Puis, le voyant à demi mort,
De chez lui il le bouta hors.
Et l’infortuné crie encore
«La peste soit de mon cœur d’or ! »

Retenez la leçon, peuples trop accueillants :
À la gent famélique, point ne devez promettre.
Ces êtres arriérés, assassins et pillards
Marchent en rangs serrés sous le vert étendard.
Vous en invitez un, l’emplissez d’ortolans,
Et c’est jusqu’à vos clefs qu’il vous faut lui remettre.

 
michael @ 12:31
Catégorie(s): Alerte Sharia! etBobologie et dhimmitude


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2 réponses à “Un visionaire ou un suppot du FN ?”

  • 2
    Vautrin:

    Fort bel et bon. Puis-je en retour vous soumettre ma version de la fable de la grenouille cuite ?

    Fable de la Grenouille cuite

    Ravie comme un bernard-l’hermite
    Dame Grenouille se baignait
    En rond dans l’eau d’une marmite :
    De rien au Ciel ne se plaignait.

    Survint un lutin facétieux
    Qui pour fâcher la sybarite
    Au récipient bouta le feu.
    C’était sa blague favorite.

    Le liquide allant tiédissant
    Le batracien applaudissait
    Trouvant les Dieux compatissants
    Pour le bain où s’esbaudissait.

    Un zéphyr souffla les charbons :
    Voilà les flammes vermillon
    Qui s’élancent de ces brandons
    Et font réchauffer le bouillon.

    Un peu surpris de l’aventure
    L’animal en délibéra
    Qu’après tout mieux valait chaud sûr
    Que frissonner comme un vieux rat.

    Mais le feu accrut ses tisons.
    L’eau maintenant faisait frisson,
    On en eût poché du poisson.
    Demeurer là n’est point raison :

    Palsambleu ! Se dit la pécore,
    Ce bain il faudrait abréger.
    J’en suis incommodée, d’accord,
    Mais trop fatiguée pour bouger !

    C’est ainsi que, mal inspirée,
    Faute d’avoir plus tôt eu peur,
    L’étourdie avait expiré
    Lorsque le jus devint vapeur.

    La triste fin du batracien
    Nous sera exemple certain :
    Faute d’y mettre le holà
    On se réveille en sales draps.

    Qui n’y verrait philosophie
    De ce qui se passe aujourd’hui ?

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