Posted on Vendredi 15 juin 2012
La recomposition de la droite est l’occasion historique de réfléchir sur ses fondements idéologiques, de redécouvrir ses racines libérales et donc de donner toute sa place à un courant libéral s’appuyant sur des valeurs claires et fortes permettant d’évacuer tout rapprochement ou tentation d’alliance avec le Front National.
Par Jean-Louis Caccomo
La plupart des commentateurs et des observateurs de la vie politique française s’accordent à dire que la droite parlementaire est engagée dans un processus de « droitisation », amorcé par le président-candidat N. Sarkozy dans l’entre-deux tours des élections présidentielles, destiné à reconquérir le vote des électeurs du Front National. Cette évolution est illustrée notamment par l’appel du pied explicite de Nadine Morano aux électeurs frontistes ou le désistement du candidat UMP en faveur du candidat FN arrivé en tête dans certaines circonscriptions emblématiques.
Ces mouvements de tranchée conduisent à s’interroger sur la question de la proximité voire de la porosité des « valeurs ». D’autant plus que, dans le même temps, l’état-major parisien de l’UMP refuse toute idée et projet d’alliance avec le parti de Marine Le Pen tandis que près de 64% des militants UMP se disent quant à eux favorables à un tel rapprochement. Cette situation n’est guère tenable à terme et est sans doute le prélude à une recomposition de la droite que Marine Le Pen appelle de ses vœux à condition qu’elle se fasse autour de son parti. (Lire la suite…)


