eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Car c’est ainsi qu’Allah est grand…

Posted on Lundi 4 juin 2012

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Attention, images insoutenables…

L’animateur de talk show libéral Tawfiq Okacha a récemment montré à l’émission «L’Égypte aujourd’hui» une vidéo dans laquelle un musulman décapite (en Irak ou en Tunisie) un jeune homme coupable du crime d’apostasie : il s’était converti au christianisme et avait refusé d’abjurer sa foi. Voici un résumé de la vidéo (de 1:13 à 4:00) pour ceux qui préfèrent ne pas la visionner :

On voit un jeune homme plaqué au sol par des hommes masqués. Sa tête est tirée vers l’arrière, avec un couteau sur la gorge. Il ne résiste pas et semble résigné. S’exprimant en arabe en voix « off », le « narrateur » scande des prières et des suppliques musulmanes, la plupart d’entre elles condamnant le christianisme, qui, en raison de la Trinité, est désigné comme une religion polythéiste : « Qu’allah soit vengé sur l’apostat polythéiste » ; « allah accorde le pouvoir à votre religion, il lui accordera la victoire sur les polythéistes » ; allah accorde la victoire aux musulmans sur les infidèles » ; « il n’y a pas d’autre dieu qu’allah et Mahomet est son messager ».

Puis, aux cris de «Allahou Akbar! », ou « allah est grand », l’homme tenant le couteau commence à trancher la gorge de l’apostat, pendant que celui-ci semble murmurer calmement une prière. La décapitation s’étend sur près de deux minutes très explicites dans la vidéo, et la tête du chrétien est ensuite exhibée avec des cris islamiques et des slogans de victoire.

Visiblement ébranlé, l’animateur Tawfiq Okacha demande : « Est-ce cela l’islam ? L’islam exige-t-il cela ? L’islam a-t-il un lien avec cela ? … (Lire la suite…)

sil @ 15:16
Filed under: Islamisme et RATP/ROP andPrintemps arabe
Présidentielle 2012 : drôle de victoire

Posted on Lundi 4 juin 2012

Rarement résultat d’une élection présidentielle aura été aussi prévisible. Et pourtant le 6 mai, l’écart entre les deux candidats a été assez réduit : 51,6 % pour François Hollande, 48,4 % pour son adversaire. Ce resserrement conduit à s’interroger sur le mystère de cette élection : Nicolas Sarkozy a-t-il mené la bonne campagne, celle qui lui a permis de regagner du terrain mais qui au total l’a laissé vaincu, ou une autre campagne eût-elle pu le mener à la victoire ? Les données de sondages recueillies à l’occasion du vote du second tour, en particulier celles d’Ipsos et d’OpinionWay, que nous remercions d’avoir mises à notre disposition, permettent de mieux comprendre la signification du vote des Français.

Trois caractéristiques peuvent être associées à ce vote et, paradoxalement, compte tenu de sa victoire, aucune n’est favorable à la gauche. La première est que la présidentielle est marquée par la crise. Au moment de voter le 6 mai, il ne s’est trouvé qu’un Français sur quatre (26 % exactement) pour estimer que la situation du pays irait « en s’améliorant dans les années à venir » en cas de victoire de François Hollande et une proportion identique pour le penser en cas de réélection de Nicolas Sarkozy (25 %).

Le sentiment dominant est celui d’une dégradation accrue de la situation du pays quel que soit le vainqueur, avec une plus grande inquiétude en cas d’élection du socialiste pourtant vainqueur (46 % le craignent) qu’en cas de succès du leader de la droite (41 % le croient).

La deuxième caractéristique de l’élection est de traduire un vote de rejet et non un vote d’adhésion. Une courte majorité des électeurs s’étant exprimés lors du second tour (51 % exactement) l’a fait en mettant en avant sa volonté de barrer la route à l’adversaire, 49 % ont voté avant tout pour que leur candidat soit élu président. Chiffres serrés à l’image du scrutin et qui correspondent à sa logique profonde. A cette différence près qu’en 2007 dans le duel entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, 69 % des électeurs s’étant exprimés avaient émis un vote d’adhésion, 31 % seulement un vote de rejet. Hormis le calamiteux second tour de 2002, il faut sans doute remonter au match revanche qui opposait en 1981 François Mitterrand à Valéry Giscard d’Estaing pour retrouver l’expression d’un vote rejet majoritaire.

(…) La dernière caractéristique du vote du 6 mai est que les Français élisent un président de gauche, alors que beaucoup de leurs idées les ancrent à droite, voire très à droite. Dans le sondage du jour du vote conduit par OpinionWay, les thèmes de campagne sur lesquels M. Sarkozy a chauffé le pays à blanc (à petit blanc, serait-on tenté d’écrire) font un tabac.

Le sentiment qu’ »il y a en France trop d’immigrés », phrase-test des enquêtes d’opinion devenue sous l’égide du président sortant un argument électoral de l’entre-deux-tours, recueille 62 % d’adhésion, contre 48 % dans une enquête conduite lors de la présidentielle de 2007, une progression de 14 points. Dans la présidoscopie d’Ipsos, le mot « islam » recueille 81 % d’évocations négatives contre 63 % en 2007. La réponse « très négative » passe de 25 % à 45 % aujourd’hui, 20 points de plus en cinq ans.

Comment la gauche a-t-elle pu se frayer les chemins de la victoire dans un tel environnement idéologique ? Pour l’emporter, M. Hollande s’est appuyé sur ce que la science politique appelle « le vote de portefeuille » (la façon de voter dépend de son niveau de revenus), le soutien actif des électeurs politisés et le travail d’unification de son électorat potentiel. (pour en savoir plus…)

sil @ 15:06
Filed under: Présidentielle française 2012
Rose bio sur pelouse fraichement tondue

Posted on Lundi 4 juin 2012

Attention, ceci n’est pas un nain de jardin !

( c’est qu’il ne faudrait pas faire avec le nouveau, ce que ses amis ont fait avec l’ancien, ce ne serait pas très chrétien ;-) )

Autres photos non-officielle

La liberté pour antithèse des tyrannies

Posted on Lundi 4 juin 2012

« Les nouveaux sentiers de l’extrémisme » par Pierre-André Taguieff

Ce qu’on appelle « l’extrême droite », dans la nuit médiatique où toutes les vaches sont noires, n’est pas le produit d’une droitisation de la droite, ni d’une extrémisation de l’esprit droitier. Ladite « extrême droite » est aussi étrangère à la droite libérale qu’à la gauche socialiste réformiste. Elle n’est pas une super-droite ni une hyper-droite. Elle ne se situe pas « à droite de la droite », selon l’expression convenue, dont l’intention polémique est aussi claire que la vacuité sémantique. Elle n’est ni extrêmement de droite ni radicalement de droite. C’est pourquoi l’expression « droite radicale » ne change rien au problème de catégorisation: remplacer « extrême » par « radicale » n’est qu’une coquetterie verbale. Il en va de même avec la distinction illusoire entre « droite extrême » et « extrême droite ». Toutes ces expressions ne sont que des étiquetages polémiques sans contenu conceptuel, présupposant une vision essentialiste de « la droite », censée être plus elle-même ou plus qu’elle-même dans ladite « extrême droite ». En guise de conceptualisation de l’objet, on ne trouve là qu’une méthode de diabolisation, d’abord de « la droite », ensuite de ses supposées extrémisations ou radicalisations. Oublions ces vains jeux de mots qui continuent d’éblouir les débatteurs « de gauche » et de tenir lieu de pensée à une historiographie de militants néo-antifascistes, occupés à recycler les restes de l’idéologie soviétique.

(…) À l’analyse, on constate que « l’extrême droite » a pour antithèse la droite libérale, soit le pluralisme de principe et la visée du compromis à travers la discussion publique. Son noyau dur, c’est l’autoritarisme dans la sphère de l’idéologie (doctrine et programme) et le recours à la violence dans la sphère de l’action. Ce sont là des traits qui ne suffisent pas à la spécifier, puisqu’on les rencontre aussi dans les courants révolutionnaires de type blanquiste, léniniste ou maoïste. Autour de ce noyau dur (qu’elle partage donc avec les « extrêmes gauches » non libertaires), on trouve d’abord l’intransigeance dogmatique et le rêve d’un grand « nettoyage » révolutionnaire, puis la volonté d’instaurer un « ordre nouveau ». C’est à l’extrême gauche que l’extrême droite ressemble le plus, et ce, d’abord parce qu’elles forment l’une et l’autre les deux interprétations possibles du projet révolutionnaire, impliquant à la fois destruction du vieux système, « purification » de l’ordre social et construction d’un avenir radieux ou d’une communauté parfaite (voire la fabrication de « l’Homme nouveau »), ensuite parce qu’elles sont l’une comme l’autre des ennemis de la démocratie libérale. Notons au passage que ces traits ne s’appliquent pas aux nouvelles droites populistes européennes qui, quant à elles, sont bien des formes dérivées d’une droite conservatrice, et non pas des figures du néo-fascisme. Le parti de Geert Wilders, aux Pays-Bas, ne saurait ainsi être inclus dans le paysage de l’extrémisme, quels que soient les excès de langage de son leader. En vertu du principe de rivalité mimétique, chaque extrémisme perçoit l’autre comme son ennemi principal. Les frères ennemis se combattent d’autant plus qu’ils se ressemblent, chacun cherchant à se faire passer pour l’incarnation de l’esprit démocratique. Bolcheviks et nazis naguère, néo-communistes et néo-fascistes aujourd’hui, et, en France, Front de gauche contre Front national. (pour en savoir plus…)