Posté le Vendredi 11 mai 2012 par sil
Robert Ménard s’est amusé – exercice au fond assez masochiste – à ré-écouter les propos de nos « peoples » réunis pour faire la fête dimanche soir à la Bastille :
Je vous avoue que j’hésite : à qui attribuer la première place de ce hit parade de l’emphase, de la flagornerie et, disons-le, de la bêtise. Mais quand même, Clémentine Célarié est en pole position. Surexcitée, quasiment en transe, à deux doigts d’un orgasme politico- émotionnel, elle a hurlé, virevoltant : « On est enfin libres ! Je me sens libre ! » Et on la comprend, après des années de goulag, retranchée dans son boboland, notre comédienne a enfin pu respirer, revivre quoi !
Josiane Balasko, plus politique, nous explique que « de nouveau, le drapeau tricolore signifie quelque chose ».
Emboitant le pas d’Harlem Désir – vous vous souvenez, notre pote de SOS Racisme aujourd’hui plus guindé que plus le gris des apparatchiks – qui ose un « avec François Hollande, la République revient ». Vous me direz qu’après Jack Lang qui expliquait que le 10 mai 1981 était un jour historique où « la France est passée de l’ombre à la lumière », on joue forcément petit bras.
Il y a aussi les vrais intellectuels, le lourd si j’ose dire, comme Dan Franck, le confident de la famille DSK, qui évoque le bilan exécrable du président vaincu, soulignant le « désastre culturel » de son quinquennat. Lui dont, à ne pas douter, la production marquera de son empreinte le début de ce siècle. On passera sur le retour des momies, renouant avec leur jeunesse, revivant « un flashback de 1981 » comme l’a dit, l’œil humide, Guy Bedos, ou l’a susurré le très prolétarien Pierre Bergé, affublé d’un feutre mitterrandien.
Vint la faute de goût : le chouchou des Français, l’abonné au top 1 des personnalités, l’un des clients préférés du fisc, Yannick Noah. Enfin, nous a-t-il expliqué, il est « content d’être Français ».(source)
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14 réponses à “Le bêtisier des people de la Bastille…”
15 mai 12 à 02:46
je ne suis pas de votre avis sur la « reductio ad gatisme » des propos de Rocard.
Comme beaucoup, il ne fait que révéler, sous l’eefet de la moindre censure interne qu’engendre la sénescence, ce qu’il a toujours été au fond; un autoritaire collectiviste parano, masqué, comme très sosuvent, sous le masque de « grand bon responsable »;
Pour ceux qui s’en souviennet, pensez aux petits barbichus illuminés qui peuplaient les couloirs du PSU de leurs grandes eschatologies christiano marxistes
13 mai 12 à 04:43
13 mai 12 à 04:40
Oui, nous sommes globalement d’accord. Je parlais juste, en plus, des valeurs de merde que d’aucuns fourrent dans le crâne des gens, indépendamment ou concomitamment aux politiques qu’ils mènent, et qui finissent par produire des effets culturels délétères…
13 mai 12 à 03:03
L’âge, que voulez-vous… Je parlais de MR d’il y a vingt ans.
Le discours, oui, bon, mais entre le discours de campagne et la politique appliquée une fois au pouvoir…
13 mai 12 à 02:07
C’est pas faux, cependant pour un Rocard (de la belle époque parce que depuis c’est de plus en plus du grand n’importe quoi gaucho justement) combien de Montebourg, Hamon, Dray, Filipetti, Duflot et autres guignols hurlants, martelant sans cesse les « valeurs » de gauche ?
Remarquez le discours de campagne du candidat Hollande. Raisonnable ou pas ?
13 mai 12 à 01:41
Pas tellement, je trouve qu’il y a plus de similitudes entre Rocard et Fillon, qu’entre Rocard et Mélenchon (sans parler des hurluberlus comme Poutou et Artaud dont la principale caractéristique est la sottise), et qu’entre Fillon et les Le Pen.
Quand des gens comme Rocard ou Filon gouvernent, on ne voit trop pas la différence. C’est pourquoi la remarque du FN sur « l’UMPS » est juste. D’alleurs l’extrême gauche fait à peu près la même critique (« tout ça c’est le système »). Mais ce qui est pour eux une condamnation définitive est pour les gens raisonnables (auxquels je m’honore d’appartenir) un constat rassurant.
12 mai 12 à 16:02
OK mais ils s’opposent sur les valeurs qu’ils véhiculent à travers leurs camps respectifs.
12 mai 12 à 13:56
OK, mais voir mon post 3, les raisonnables se rejoignent sur tout ça.
12 mai 12 à 13:50
Plus généralement en fait : collectivisme vs responsabilité individuelle, haine de soi vs patriotisme, obscurantisme vs émancipation, planification vs esprit d’entreprise…
12 mai 12 à 13:42
Vous voulez dire sur l’islamisme ? Les drapeaux à la Bastille par exemple, le fait qu’un côté est plus inconscient, plus prêt à céder sur des points essentiels ?
12 mai 12 à 13:38
Parce qu’au-dela de politiques qui peuvent paraitre proches, il s’agit de porter, diffuser, défendre, des valeurs, qui elles peuvent être très distantes, et avoir, à long terme, des conséquences culturelles, sociétales et politiques, positives ou très négatives…
12 mai 12 à 12:49
La France est coupée en deux, chaque moitié est coupée en deux. A gauche, il y a les raisonnables et les excités, à droite pareil. En général les raisonnables gouvernent, les excités deviennent plus excités parce que leur programme est évidemment abandonné rapidement par ceux qui sont au pouvoir (programme complètement grotesque et inapplicable), ce qui fait que finalement la politique menée dans les deux cas est très proche, à peine distincte (par exemple Bérégovoy est un peu plus conservateur et libéral que Chirac). Alors pourquoi, pour en arriver là , à mener la même politique, pourquoi se diviser, pourquoi ce partage en deux visions irréductibles (genre Vessemont vs Vautrin), c’est assez incompréhensible, sauf le goût de la politique où on fait semblant de s’opposer. En fait non, on fait pas semblant on y croit vraiment, on croit vraiment être opposé, sans comprendre que ça va revenir au même en fin de compte.
12 mai 12 à 12:28
Ils en ont de la chance, les pipols : le ridicule ne tue pas. Quoique… Enfin, bonne nouvelle : Yannick à la noix va revenir en France et payer son tribut au fisc pour soutenir la politique sociale du Captain Wreck. Si !
12 mai 12 à 11:52
Des dizaines de milliers de personnes, en famille, avec leur joie, leur fierté et leurs drapeaux étaient à la Bastille ce soir là … Le tricolore était largement majoritaire parmi les fanions des partis de gauche et d’autres contrées particulières, à signaler des drapeaux bretons… les tricolore ne déparait pas et était majoritaire. Ce ne sont pas les quelques dizaines d’intrépides grimpés au pied de la colonne qui font la masse..






