Posté le Mardi 8 mai 2012 par jc durbant
Même un Sarko ne pouvait retrouver en cinq semaines un peuple perdu depuis cinq ans!
Pour ceux qui, après les poses mitterrandiennes et les drapeaux tous sauf français de la Bastille, continuent à se frotter les yeux …
Pendant que de l’autre côté de l’Atlantique commence à percer l’imposture de l’inventeur lui-même du “hype and blame” (pardon: du “hope and change”) …
Alors qu’un hypocrite élu qui a, pendant toute la campagne et même depuis cinq ans, laissé déverser sur son rival les pires insanités nous joue aujourd’hui, avec la complicité intéressée d’un sortant semblant renier l’ensemble de ses récentes prises de position et avant la très prochaine chasse aux sorcières, les hommes d’Etat “exemplaires” …
Et contre les belles âmes de droite à la recherche d’un bouc émissaire pour leur défaite …
Comme celles de gauche qui veulent faire passer l’auto-sabordage de la droite pour la victoire de leur degré zéro de candidat (l’un des plus faibles écarts, avec 3% à peine, des élections de la 5e république) …
Et sans vouloir ajouter aux inqualifiables tombereaux de haine que l’on sait sur le président sortant …
Notre Zemmour national rappelle l’évidence: c’est Buisson qui avait raison!
Et ce dès le début …
Mais il ne pouvait tout simplement pas rattraper en quelques semaines …
(et pourtant il n’en était pas loin, plombé de surcroit, sans compter la pire des crises mondiales depuis 50 ans, par les appels complètement irresponsables d’une NKM ou d’un Guéant à voter socialiste aux législatives) …
Cinq années, bien encouragées il est vrai par les critiques incessantes tant de ses adversaires que de son propre camp …
(mais a-t-il jamais vraiment cru lui-même à ce peuple qu’il prétendait brusquement redécouvrir, comme d’ailleurs au libéralisme qu’on lui a tant reproché, autrement qu’en tant que stratégie électorale?) …
“De renoncements, d’incohérences, voire de trahisons” …
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45 réponses à “Présidentielles 2012: C’est Buisson qui avait raison, imbécile! (That’s the price you pay for betraying both your country and electorate)”
16 mai 12 à 06:16
Voir aussi sur Causeur:
Or, que s’est-il passé de significatif pendant la brève campagne, puis entre les deux tours ? Une seule chose, la droitisation marquée du discours de Sarkozy, les références à la nation, au territoire, aux frontières, bref, la mise en œuvre de la « stratégie Buisson », particulièrement nette à la Concorde, à Toulon ou au Trocadéro, une stratégie qui a permis de rallier in extremis une part significative des voix qui s’étaient portées au premier tour sur la candidate du Front National. Une part significative, mais pas suffisante : c’est que, suivant ses (mauvaises) habitudes, le candidat Sarkozy n’a pas brillé par sa cohérence en conservant NKM comme porte-parole, en remettant en scène la si constante Rama Yade, ou en laissant ses lieutenants évoquer l’arrivée de François Bayrou à Matignon. Lorsqu’il ajouta qu’il s’apprêtait à renouer avec l’ouverture une fois réélu, ce sont deux points des intentions de vote qui le quittèrent aussitôt pour grossir les rangs potentiels du Front National. Un contrepoint qui a suffi à brouiller les perspectives, et à convaincre quelques centaines de milliers d’électeurs du second tour de voter blanc, plutôt que de se rallier à un candidat qui ne pouvait plus apparaître comme celui de toutes les droites. Buisson n’est donc pas responsable d’une défaite qui, pour l’essentiel, résulte de ce que ses conseils n’ont pas été suivis à la lettre, et de ce que l’on a tenté, par tous les moyens, de contrer sa stratégie.
10 mai 12 à 15:47
Merci JFM pour le #37 et suivants
10 mai 12 à 06:12
Absolument, ce canard (Télérama) tombe des mains à force de PC. Il a d’ailleurs reçu le prix de « Journal le plus politiquement correct de toute la planète« , toutes catégories, tous pays confondus, décerné par le grand jury de l’ACDPC à Oslo. Seulement en France on avait des chances de gagner.
10 mai 12 à 05:24
Oui mais vaec Libération et Nouvel Obs il s’agit de publications qui annoncent la couleur: génaralistes y compris politique. Telerama se présente comme un ,journal télé. Qu’il ferlme sa g… ou cahnge de titre pour arborer ses couleurs.
J’ai deux andecdotes intéressantes sur Hubert Beuve Méry, le fondateur du Monde. Début 44 son sujet de réflexion c’est… les moyens pour préserver les français de la contagion américaine Vous savez? Le Coca, Gillette, Autant en emporte le vent et l’idée saugrenue de juger les élites d’après les résultats, Les résultats de 40. Voilà son sujet d’inquiétude alors que la France grouille de sympathiques touristes en feldgrau.
La deuxième c’est qu’à peu près à la même époque il formule que les élites doivent se préserver afin de pouvoir fournir à la Frrrraaaaance les cadres dont elle aura besoin dans l’après guerre. C’est beau et patriotique n’est ce pas? Je traduis en français pour ceux qui n’auraient pas compris: « cachons nous pendant que les prolos et les cul-terreux se font tuer puis reparaissons et renvoyons-les aux cuisines au moment du partage du butin ».
10 mai 12 à 04:48
Télérama c’est comme Le Monde, c’est le vieux fonds culturel catholique franchouillard antisémite, et antiaméricain, bien enfoui ou caché, mais toujours là, qui ressort à l’occasion. En plus, ce qui caractérise ces journaux c’est l’hypocrisie, surtout Le Monde. Télérama c’est plutôt la bêtise innocente et satisfaite. On peut lire Libération ou le Nouvel Obs, on sait à quoi on s’attend, la couleur est annoncée, ils ne sont pas hypocrites, mais Le Monde avec sa prétention d’objectivité, sa tour d’Ivoire de journal de référence, est d’une immonde hypocrisie, aussi bien dans la campagne récente pour Hollande et la descente de Sarkozy (les titres ! à vomir), que sur Israël depuis toujours.
10 mai 12 à 04:02
@Akanin. Non seulement pour des cons mais pour des lâches et je me souviens d’un (fort heureusement ex-)collègue qui pérorait gravement sur les affaires de grand-père Bush avec l’Allemagne d’avant 40 (si ma mémoire est bonne c »est avec Thyssen lequel a fait défection avant d’être remis aux nazis par Vichy). A part le fait que c’est une forme de racisme de reprocher ses ancêtres à quelqu’un j’ai failli lui rentrer dans le lard et lu demander ce que les siens ont fait en 40 ou sous l’Occupation.
Quand à Telerama le fait qu’un journal qui est censé être un journal télé fasse de la politique « sous le manteau » (avec un lecteur moins prévenu que quand il lit l’Express ou le Point) me semble tout à fait immoral. J’ajoute que je trouve ça curieux que les seuls sur lesquels ce magazine verse une larme ce sont ceux qui veulent finir le travail d’Hitler. Rien sur le Darfour, rien sur les Sahraouis, sur les Amazighs, sur les Tamouls, tous gens qui n’essaient pas eux, contrairement aux Palestiniens que Nazirama trouve si sympathiques, de faire sauter des maternités ni descendent dans la rue pour fêter l’égorgement d’un bébé.
10 mai 12 à 03:31
La gauche ici en France, et les gaullistes et souverainistes, ainsi que les catholiques de gauche style Télérama, c’est un peu la Pravda, la propagande et le mensonge permanents. Merci JFM pour ces précisions. Il faut absolument faire paraître les dirigeants de droite pour des imbéciles incultes, faute de voir perdre le magistère culturel qu’elle s’est auto-attribuée. Bien que les crétins ignares ne se comptent plus à gauche, comme Julien Dray et ses montres. Ainsi Bush et Sarkozy sont bien sûr des imbéciles incultes qui maltraitent la littérature et leur langue, c’est le credo, il faut le seriner, le marteler, le faire rentrer dans les crânes jusqu’à plus soif. Il est dommage que tant de grands écrivains francophones, comme Chateaubriand, Balzac ou Flaubert, Proust, Chardonne ou Bernanos, soient de droite, ça contredit un peu cette belle vision, mais bon, la gauche prend ça comme l’exception qui confirme la règle.
10 mai 12 à 03:07
Hollande a fait HEC, Science Po, ENA, Licence de Droit
Excusez-moi mais de mon temps on appelait celà un éternel étudiant. San,s compter que je cherche là dedans un diplome un tout petit peu scientifique et je n’en trouve pas. Qu’on me permette de ne pas avoir la même considération pour une licence en droit que pour une licence de maths. Bush n’était pas ingénieur mais entre l’aérodynamique, la navigation et autres un pilote de l’époque sur un appareil un peu pointu (aujourd’hui c’est plus simple) avait intérêt à a voir une tête bien faite s’il ne voulait pas être transformé en chaleur et lumière. J’ajoute que ce con de Bush lisait en moyenne près de deux livres par semaine et pas des polars. Que ceux qui en font autant lèvent le doigt. Personne à droite, personne à gauche? C’est bien que je pensais.
10 mai 12 à 02:50
Mercator
Tu répètes les ragots du PropagandaStaffel (la presse française). Bush se porte vontontaire pour lagarde nationale. Il est affecté a une unité qui doit partir au Vietnam. Pour autant que je sache il s’est porté volonatire pour cette unité qui je le repète est censée partir. D’accord, pilote c’est certainement plus confortable que GI dans les riizières. Moins dangereux c’est moins sûr car outre le risque d’être abattu l’unité vole sur un type d’avions assez délicat ç piloter notamment au moment du décollage où on peut facilement se retrouver sur le dos et s’écraser. Aucune chance de s’ejecter. Il est reçu et apparemment contrairement à ce que ditr Michael Moore (dont on a vu dans ses divers films son peu de souci de la vérité) est même jugé être un pilote au dessus de la moyenne.
Il se trouve cependant que les avions de l’unité ne sont pas des chasseurs comme les autres mais des intercepteurs: autrement dit des avions plutôt destinés à abatttre des bombardiers. Au cours de son entrainmente (c’est long l’entrainement d’un pilote) l’US Air Force décide que ce dont elle a besoin au Vietnam c’est d’ avions de supériorité aérienne (contre les chasseurs); soit d’avions d’appui au sol mais pas d’intercepteurs aussi décide-t-elle de ne pas y envoyer ni l’unité de Bush ni toute autre unité d’intercepteurs. J’ajoute que le pére de Bush est un sénateur qui en est à son premier mandat et que l’administration est démocrate autrement dit son influence est très faible et en aucun cas suffisante pour obtenir que l’unité de fils soit envoyée ou pas envoyée.
10 mai 12 à 01:27
Hors sujet, c’est évidemment un pistonné, un fils à papa, qui peut prétendre le contraire ? Et il a échappé au Vietnam, comme bien d’autres, ainsi Clinton par exemple. Ils faisaient tout à l’époque pour ne pas aller se faire tuer là-bas, les sans grades, les inconnus, les sans relations, partaient au Canada, les pistonnés ou les malins trouvaient une combine. Pas nouveau, cette guerre n’était pas populaire.
Mais comme d’habitude Mercator ne comprend rien au sujet, il s’agissait des capacités intellectuelles de Bush jr, qui sont sans rapport avec la question de se défiler ou pas pour la guerre du Vietnam.
9 mai 12 à 23:22
En 1968, George W. Bush réussit avec succès les tests d’aptitude de la US Air Force pour devenir pilote de chasse. Mais le jeune Bush déclare ne pas vouloir servir son pays outremer, c’est-à-dire au Viêtnam. Quelques mois plus tard, grâce à l’appui du président de la Chambre des représentants du Texas, George W. Bush est affecté comme pilote de F-102 à la Garde nationale ,ayant pour mission de protéger le sol US en cas de prise en tenaille par l’aviation viet.
9 mai 12 à 17:20
Hollande a fait HEC, Science Po, ENA, Licence de Droit… Je ne sais pas si cela correspond à la définition du « con fini » ou alors qu´est ce qu´il reste pour GW Bush ?
Yale, Harvard. Pilote de chasse, hispanophone contrairement à Obie qui ne parle aucune langue étrangère.
Ceci étant, je n’ai jamais considéré Flamby comme un con, bien au contraire.
9 mai 12 à 16:12
Oula qu´est ce qui se passe ? A propos d´ouverture, j´ai demandé des nouvelles de Nanard Kouchner et cela a disparu…????
9 mai 12 à 16:11
Hollande a fait HEC, Science Po, ENA, Licence de Droit… Je ne sais pas si cela correspond à la définition du « con fini » ou alors qu´est ce qu´il reste pour GW Bush ?
Le default aurait eu lieu avec ou sans De La Rua. Et je crois qu´ils ont moin voté pour lui qu´ils n´ont voté contre Menem, donc semblable à l´antisarkozisme des francais.
9 mai 12 à 15:53
Je parlais avec un ami ingénieur argentin. Je lui disais que j’en étais à me demander si les français n’avaient pas voté pour Pays-Bas justement parce qu’ils comprenaient bien qu’il était un con fini, un gars sans caractère. Pour pouvoir mieux en tirer avantage. Il me disait qu’en Argentine en 1999 les argentins avaient fait précisément ça. Ils avaient élu De la Rua, un homme-flan aussi. Peu de temps après il y avait le crash économique…
9 mai 12 à 15:01
Le soir du premier tour, Buisson grondait dans le téléphone : « Vous vous êtes trompés sur tout, vous, la médiacratie ! Bande de crétins, si on avait fait une autre campagne, si on avait adopté une autre stratégie, Sarkozy était à 22 %, Marine Le Pen à 23 %, et c’était un 21 avril à l’envers ! Il n’y a pas besoin d’être un expert en politologie pour comprendre cela. Comment voulez-vous que des électeurs qui hésitent entre Le Pen et Sarkozy le choisissent, lui, s’il ne fait pas campagne au peuple ? On a eu la bonne stratégie. On a bien senti ce qui se passait dans le pays. » Comment, alors, expliquer que Sarkozy arrive deuxième derrière Hollande ? « Ce sont les couillons qui ont parlé de nommer Bayrou Premier ministre. Vous savez bien : Juppé, Raffarin et Pécresse… » Buisson n’a pas attendu de connaître le résultat du premier tour pour s’indigner des déclarations publiques de ces trois « irresponsables », s’offusquait-il, qui ont commencé de faire des appels du pied à Bayrou dès la fin du mois de mars. Quand on lui fait remarquer que Sarkozy n’a pas fermement démenti, et que, surtout, il a annoncé sur France 2, le 12 avril, que « si c’était à refaire », il referait l’ouverture, Buisson soupire : « Le président a perdu du terrain quand il s’est mis à parler d’ouverture. Tout ça nous a fait perdre 2 points. » Il faut reconnaître à Buisson une vraie constante : il s’est toujours insurgé contre l’ouverture. Depuis 2007. « On ne peut pas se faire élire sur un programme de droite décomplexée et prétendre gouverner avec des socialistes », pestait-il à l’époque. Sarkozy n’a pas tenu compte de ses mises en garde.
9 mai 12 à 06:59
Hé oui, nous aussi, on revient à gauche, à gauche toute !
9 mai 12 à 06:57
Moi dans mon bled natal, le vrai bled, on a voté Hollande aussi, mais c’était juste un jeu, entre nous.
Pas chez nous. Hypothèse : les pauvres sont séduits par le FN (et son discours simpliste) et ils ont troqué le vote PCF contre un vote à faveur de Marine Le Pen. Mais quand celle-ci est éliminée au 1er tour, ils reviennent à gauche.
9 mai 12 à 06:51
Moi dans mon bled natal, le vrai bled, on a voté Hollande aussi, mais c’était juste un jeu, entre nous.
9 mai 12 à 06:49
On parle bien sûr ici des électeurs dits « d’extrême droite »
Bof, il y a bien des années, je bossais dans une boite du CAC 40 et ma supérieure était une bourgeoise sur le point de partir en retraite qui vivait dans le 16ème et avait une résidence dans un village de Sologne. Elle me disait (on était au début du phénomême Le Pen) « vous vous rendez compte, dans mon vaillage, il n’y a pas un seul immigré et le FN a fait au moins 100 votes : ces gens sont fous ».
Dans mon bled natal, de Franche Comté, ils ont voté FN au 1er tour mais c’est Hollande qui a gagné après.
9 mai 12 à 06:42
Les deux millions de (votes) blancs, c’est eux aussi ?
9 mai 12 à 06:41
« Même un Sarko ne pouvait retrouver en cinq semaines un peuple perdu depuis cinq ans! »
« Tiens donc… On ouvre les yeux ? »
On parle bien sûr ici des électeurs dits « d’extrême droite » que plus « discrètement » (ie. hypocritiquement) le nouveau Génie de Corrèze a bien été et continuera à être obligé lui aussi de prendre en compte dans ses stratégies …
9 mai 12 à 06:38
Jusque dans la chambre ?
9 mai 12 à 06:37
Le 15 mai, il va voler. Record de distance du lancer de nain.
9 mai 12 à 06:37
Dis, drorinot, tu crois qu’y va être disponible maintenant ?
Supersarko ? Oui, je pense. Je lui ai raccourci sa p’tite cape pour pas qu’il se prenne les pieds dedans:ça devrait aller.
9 mai 12 à 06:35
Dis, drorinot, tu crois qu’y va être disponible maintenant ?
9 mai 12 à 06:34
Supersarko, pardon, l’idole de mes nuits.
9 mai 12 à 06:34
Si, SupeSarko aurait pu, mais il aurait fallu qu’il s’adresse au peuple de gauche aussi, pour prendre les voix de Hollande, le peuple de droite, le peuple d’extrême droite, plus le peuple de gauche. Et du centre aussi en passant.
9 mai 12 à 06:31
Même un Sarko ne pouvait retrouver en cinq semaines un peuple perdu depuis cinq ans!
TIens donc… On ouvre les yeux ?
8 mai 12 à 17:17
Voilà pourquoi les socialos devraient se préparer à des lendemains qui déchantent…
Très juste !
8 mai 12 à 17:03
Très juste analyse de Guilluy.
Quelque chose est toutefois en place qui dépasse très largement les simples dynamiques de gauche ou de droite. C’est pourquoi l’évocation de mai 1981 à l’occasion de ce mois de mai 2012 me semble particulièrement hors sujet.
Voilà pourquoi les socialos devraient se préparer à des lendemains qui déchantent…
8 mai 12 à 16:42
Terra Nova/Buisson : pourquoi les stratégies électorales des candidats Hollande et Sarkozy étaient les bonnes malgré les nombreuses critiques
« Sans cette stratégie, Nicolas Sarkozy aurait fait 20% au premier tour et 42-43% au second. Et puis que pouvait-il faire ? Compte tenu de la situation sociale, il n’allait quand même pas faire une campagne sur son bilan ou le pouvoir d’achat ! Il n’allait pas non plus faire la même campagne que François Hollande ! On peut d’ailleurs noter que, malgré cette « droitisation », Sarkozy a capté tranquillement les voix de François Bayrou…
En fait, la « drôle de campagne » du 2e tour s’explique par le fait que les deux qualifiés étaient des représentants de la « France du Oui » une France encore plus minoritaire aujourd’hui qu’en 2005. [...] Dans ce contexte, les deux candidats, qui ne proposent aucune véritable alternative économique et sociale à une France populaire fragilisée n’avaient d’autre solution que de cliver sur des thématiques d’ordre « socio-culturelles ». Or, s’il est évident que le camp sarkozyste est allé dans cette direction, on ne voit pas qu’en réalité la gauche a aussi fait ce choix, plus discrètement. On ne voit pas à ce titre à quel point la stratégie « Buisson » fait écho, et a contrario, à celle du think-tank Terra-Nova. Dans les deux cas, il s’agit d’opter pour le « socio-culturel ».
A gauche, la stratégie Terra Nova centrée sur les bobos-minorités-grandes agglomérations a été très critiquée dans son propre camp. Même chose à droite avec Buisson. Mais si l’on fait l’analyse sociologique du vote, ces deux stratégies très contestées sont celles qui ont le mieux fonctionné dans les deux camps ! François Hollande fait le plein en banlieue, dans les dom-toms, dans les grandes villes, chez les catégories diplômées, etc. Inversement, Sarkozy réalise ses meilleurs résultats dans les espaces ruraux. »
Christophe Guilluy
8 mai 12 à 16:33
Le grand bal des hypocrites tourne à la râve-party : Attali choqué par « l’école Buissonière » lache Sarko et lèche Hollande…
8 mai 12 à 16:10
Les responsabilités de ce qui n’est pas une victoire de la gauche, mais une défaite des droites provoquée par leur désunion, est donc partagée entre la droite parlementaire et le Front national. Tant que la droite ne se sera pas débarrassée à la fois de la pusillanimité héritée du chiraquisme, et des rancœurs lepénistes, la gauche aura de beaux jours devant elle.
Très juste. Mais il y a désormais à droite une génération qui n’est certainement pas prête à refaire les mêmes erreurs que ses aînés.
Certes, ils mettront un peu d’eau dans le vin du sarkozysme, cependant ils n’entendent nullement devenir les porteurs d’eau idéologique de la gauche. On peut reconnaître à NS d’avoir décomplexé la droite et dans tous les sens du terme.
8 mai 12 à 15:53
Voir également sur Les 4 vérités;
La majorité des Français sont à droite et pourtant la gauche aura bientôt tous les pouvoirs dans notre pays – faute d’un accord bien improbable passé entre les droites avant les élections législatives. (…) Les responsabilités de ce qui n’est pas une victoire de la gauche, mais une défaite des droites provoquée par leur désunion, est donc partagée entre la droite parlementaire et le Front national. Tant que la droite ne se sera pas débarrassée à la fois de la pusillanimité héritée du chiraquisme, et des rancœurs lepénistes, la gauche aura de beaux jours devant elle.
Pierre Menou
8 mai 12 à 15:18
Marianne toujours :
Quels que soient les espoirs, ils doivent cependant éviter l’angélisme. Il se peut que ces drapeaux, solidement fixés par leurs supporters, et qui ont flotté sur toutes les images télévisées de la retransmission de la fête, aient déconcerté des citoyens. Pour eux, et d’ailleurs pour François Hollande dans ses engagement et ses déclarations, seul le drapeau français est à même d’envelopper et de guérir notre pays.
Mais ce premier soir, le surgissement de drapeaux autres nous rappelait à la fois les cicatrices de ceux qui les portaient et les cicatrices de ceux qu’ils choquaient. Cette image bariolée racontait évidemment une France bien différente de celle du 10 mai 1981.
8 mai 12 à 15:17
L’ultragaucho Terray sur la distinction « parti des devoirs »/parti des droits »:
Je suis convaincu que pour la gauche, l’égalité est une condition de la liberté. C’est une vieille doctrine grecque, celle qui est à l’origine de l’ostracisme. En revanche je ne vois pas du tout comment la liberté peut conduire à l’égalité. Parce que si l’inégalité est donnée dans les faits, alors la liberté entraîne le libre épanouissement des inégalités. L’équité est peut-être une valeur de droite, mais certainement pas l’égalité. Le paradoxe c’est que dans notre société où l’individualisme est considéré comme une valeur cardinale, on assiste en permanence au renforcement du contrôle social, au durcissement des lois pénales, etc. Autrement dit, la rançon de l’individualisme, c’est un pouvoir de plus en plus oppresseur et concentré, de manière à ce que la société puisse vivre.
l’égalité formelle est en réalité vidée de son contenu dès lors qu’il n’y a pas égalité réelle. Et l’exemple que vous prenez de l’égalité devant les diplômes est tout à fait clair : c’est vrai que les Français sont égaux face aux concours administratifs et universitaires, mais il se trouve que les enfants de cadres supérieurs ont dix fois plus de chance de les réussir. On retombe sur le problème de l’égalité réelle, de l’égalité culturelle devant l’éducation. C’est cette distinction-là qui paraît essentielle à la gauche.
De mon point de vue il est tout à fait clair que la notion de démocratie telle qu’elle est utilisée associe deux choses : d’une part les libertés fondamentales et d’autre part le régime parlementaire. Mais ce régime-là ce n’est pas la démocratie, c’est l’oligarchie élective. Cette appréciation n’est d’ailleurs pas le monopole des gens de gauche. Schumpeter (économiste autrichien, 1883-1950) aussi parle d’oligarchie élective. C’est une constatation que tout le monde peut faire.
Le caractère spécifique du sarkozysme est à mon sens, d’un côté un pragmatisme sans scrupule dans l’action, de l’autre un opportunisme sans rivage dans le discours. Dans les deux cas ce qui est recherché, c’est l’effet à cours terme et l’efficacité de la communication. Nous avons devant nous un homme qui se veut un magicien et qui n’est qu’un bateleur.
8 mai 12 à 15:00
« traumatisés par le quinquennat qui s’achève », eh? …
Voir aussi, sur les fameux drapeaux, le petit monument de bondieuseries dans Marianne:
Que signifiait cette floraison bigarrée ? Que voulait clamer, sur la colonne de 1830, la jeunesse qui brandissait les drapeaux des trois pays du Maghreb, serrée autour des portraits de François Hollande ?
Etait-ce une guérison après une déchirure ? Une affirmation des identités qui ne peuvent pas renoncer à elles-mêmes mais se rangent sous la protection du nouveau président, sous son humanisme chargé de « normaliser », là encore, là plus qu’ailleurs, les passions léguées en héritage à des millions de jeunes Français, traumatisés par le quinquennat qui s’achève ?
8 mai 12 à 14:27
En politique, il faut trahir ou son pays ou ses électeurs. Moi, je préfère trahir mes électeurs.
Charles de Gaulle
Mais qu’est-ce qu’on fait quand quelqu’un vous fait les deux!
8 mai 12 à 14:10
Je suis bien d’accord, comme pour Obama qui nous fait bien rire.
8 mai 12 à 13:57
ce sera marrant à observer, si vous aimez la politique, plus d’imprévus qu’avec un Sarkozy bis.
Je suis bien d’accord, comme pour Obama qui nous fait bien rire. Il y a juste que le merdier à eponger que ces guignols laisseront ne me fait pas rire…
8 mai 12 à 13:25
Voir aussi:
Nicolas Sarkozy a intérêt à soigner sa sortie (..) C’est l’épilogue logique d’une présidence ultra-personnalisée, jusqu’à l’égocentrisme – et François Hollande lui-même aura du mal à résister à la malédiction du présidentialisme. C’est aussi l’aboutissement d’un quinquennat où Nicolas Sarkozy a voulu décider de tout ; assumer seul son échec, c’est cohérent. Et puis la fin de campagne a été dure, il a dû aller très loin, trop loin sans doute, pour reconquérir une part des électeurs de Marine Le Pen – et ce faisant, il a heurté beaucoup de Français, y compris à droite. Par moments, il a frôlé l’indignité ; il se devait de retrouver de la dignité. Qu’il utilise ses derniers jours au pouvoir pour le faire, c’est heureux pour lui et c’est bon pour les Français.
et c’est en même temps renvoyer à plus tard le bilan critique sur sa stratégie de « droitisation ». Prendre la pose du vaincu honorable, c’est dissuader les partisans du « droit d’inventaire » de se mettre d’accord sur son dos. Il n’y a donc pas que de l’élégance dans tout cela ; c’est tactique, c’est intéressé, c’est égoïste. C’est la preuve que pour une petite semaine, Nicolas Sarkozy fait encore de la politique.
8 mai 12 à 12:45
Ne dramatisez pas, ce sera marrant à observer, si vous aimez la politique, plus d’imprévus qu’avec un Sarkozy bis.
8 mai 12 à 12:39
En fait, il a sans doute manqué quelques petites semaines de plus au timing. C’est rageant !
8 mai 12 à 12:27
Morceaux choisis:
Quand on m’a comparé à Franco, à Pétain, à Laval, et pourquoi pas Hitler, vous n’avez pas dit un mot (…). Quand Mme Aubry me traite de Madoff et que le leader de la famille ne dit rien, c’est qu’il cautionne.
Nicolas Sarkozy
7% des électeurs ont choisi de se déplacer au bureau de vote, mais sans glisser de bulletin Nicolas Sarkozy ou François Hollande dans l’urne, selon un sondage OpinionWay. Ainsi, deux millions de Français n’auraient reporté leur voix sur aucun des deux candidats qualifiés pour le second tour. C’est la première fois dans l’histoire de la 5e république que le nombre de bulletins blancs et nuls est aussi élevé. Au premier tour, il s’établissait à 1,92%.
Atlantico
Le Front national est un parti – on le dit souvent et je crois que l’expression est juste – qui apporte de mauvaises réponses à de bonnes questions. (…) C’est un parti démocratique, ça c’est tout-à-fait certain, mais c’est un parti qui ne s’inscrit pas dans la vision de la France et du monde qui est la mienne. Je ne veux pas d’une France qui se replie sur elle-même, qui se ferme au monde (…) C’est un parti qui ne correspond pas à ma conception de la République. (…) Je ne voterai pas pour le Front national.
Claude Guéant
Les dirigeants de l’UMP (…) entre les deux tours (…) pour un très grand nombre d’entre eux (…) ont appelé à voter socialiste aux législatives. (…) Alors (…) les Français ne comprennent pas pourquoi il faudrait voter socialiste aux législatives et faire élire des députés qui vont voter pour le droit de vote des étrangers, pour la régularisation des clandestins mais qu’il ne faudrait pas le faire aux élections présidentielles.
Marine Le Pen
Nicolas Sarkozy joue son va-tout sur la nation, les frontières, le travail – le vrai ou le faux, la famille – la vraie ou la fausse. Il lance contre la gauche la bataille qu’il n’a jamais menée en cinq ans. L’homme qui ne regrette pas d’avoir fait l’ouverture se rend compte, mais un peu tard, que la guerre politique est d’abord culturelle. Le président, qui se vantait d’avoir détruit le Front national, juge désormais anormal que les socialistes puissent traiter affectueusement l’extrême-gauche tandis que la droite est vouée aux gémonies si elle n’insulte pas l’extrême-droite. Sarkozy semble découvrir ingénument cette vieille exception française…
Zemmour
La mobilisation du peuple de droite voulue par Buisson, Guaino et Sarkozy a incontestablement payé. Longtemps scotché à 45% dans les sondages, Sarkozy finit à 48. Il pourra longtemps regretter de ne pas être parti plus tôt en campagne. Il pourra surtout regretter de ne pas avoir tenu les promesses faites en 2007, à l’électorat populaire qui avait misé sur lui. À l’époque aussi, il avait beaucoup parlé d’immigration, de laïcité, de patriotisme, de protection et de frontières. Il avait ainsi siphonné les voix du Front national en donnant à cet électorat populaire une porte de sortie gouvernementale, en leur apparaissant comme un Le Pen raisonnable, sans outrance verbale mais aussi sans faiblesse. Sarkozy n’a pas tenu ses promesses à cet électorat populaire, c’est la clef de sa défaite. La campagne Buisson ne pouvait pas rattraper complètement cinq ans de renoncements, d’incohérences, voire de trahisons. Pourtant, son discours de 2012 sur la frontière en a séduit plus d’un, si on en croit le résultat final.
Zemmour





